[Textes] Nuit Insolite du 7 octobre

Les Nuits d'HPF : un thème par heure, une nuit par mois, de l'écriture à volonté !

Modérateur : HPF - Équipe des Nuits

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Catie
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[Textes] Nuit Insolite du 7 octobre

Message par Catie » 07 oct. 2017 - 18:54

Voici le Topic destiné à la publication de vos textes de la Nuit!


Aucune question, remarque, commentaire ou post contenant autre chose qu'un texte n'est accepté.
Veuillez publier votre texte en remplissant préalablement ce formulaire :

Code : Tout sélectionner

Titre :
Défi Scénaristique ou Stylistique :
Fandom :
Nombre de mots :
Personnages :
Rating :
Si vous publiez ensuite vos textes, sachez qu'il existe une série dédiée aux Nuits.
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Bibi2
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 7 octobre

Message par Bibi2 » 07 oct. 2017 - 19:26

Titre : La fuite
Défi Stylistique : Écrire un texte sous forme épistolaire
ET
Défi Scénaristique : L'action doit se dérouler au sein d'un magasin
Fandom : HP
Nombre de mots : 402
Personnages : Hermione, Ron
Rating : Tout public

Cher Ron,

Tu peux être fier de toi ! Cette inauguration est un véritable succès et te le doit. Ne rougit pas, personne n’ignore combien tu t’es investi pour redonner à la devanture violette son clinquant d’antan. Même ton frère a les yeux qui brillent à regarder la joie sur les visages de tous les badauds qui se pressent chez les fameux frères Weasley.

J’entends de la réserve les larmes de joie de ta mère et les cris hystériques du petit Teddy. À peine un an et demi, et le voilà converti aux farces et attrapes ! Je ne sais pas qui des rires ou des exclamations horrifiées va l’emporter ce soir… La fête bat son plein pourtant mon cœur n’y est pas. Je sais que tu te doutes de quelque chose depuis que tu m’as vue me tapir dans l’ombre des cartons pour t’écrire cette lettre que tu trouveras bien après que je me sois échappée à travers la foule. Je suis une Gryffondor pourtant cette nuit, je fuis. Je quitte notre cocon rassurant pour des eaux plus tumultueuses. Tu es maintenant un homme et nos routes ont fini leurs voies parallèles. L’heure d’assumer mes choix est venue et j’en suis désolée.

On m’a proposé un poste à l’étranger, un de ceux que l’on ne peut refuser. Je vois déjà la colère sous tes taches de rousseur pour te l’avoir caché, pour avoir été plus lâche que le pire des Serpentard. Je n’ai pas d’excuse valable à présenter hormis la panique qui me sert les entrailles depuis que j’ai apposé ma signature en bas du contrat.

Tu sais que le travail a toujours été ma colonne vertébrale et ma raison de vivre. On m’offre un poste en or : ambassadrice en France ! Tu n’imagines pas le nombre de tes réactions que j'ai inventées. Un coup tu me prenais dans tes bras, l’autre tu me suppliais à genou de rester. Aucune certitude, voilà ce qui me fait peur.

Je t’aime Ron mais je dois reconnaître que tu avais raison, je suis mariée à mon travail et ne suis pas prête à te faire entrer dans ma vie.
Perchée sur une pile de bombes luminescentes, je pense à cette inauguration qui bat son plein juste derrière le rideau et j’espère que tu comprendras. Je vais t’embrasser une dernière fois, ce sera un baiser d’adieu.

A toi à jamais,
Hermione
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icequeen38
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 7 octobre

Message par icequeen38 » 07 oct. 2017 - 19:37

Titre : Sauvetage
Défi Scénaristique : L'action doit se dérouler dans un magasin
Et Stylistique : écrire un texte sous forme épistolaire
Fandom : Aucun
Nombre de mots : 249 mots
Personnages : Marion, Estelle
Rating : K+

Chère Marion,

Considère-moi comme l’héroïne de la journée. En effet, comme tout les samedi, je suis allée faire mes courses dans la grande surface du quartier, comme d’habitude, c’était bruyant, plein de monde et je m’en suis tirée avec plus de sous a payer que prévu et je n’ai rien pris de ce que j’avais prévu dans ma tête, car je ne fais jamais de liste. C’est tout pourri, les listes.

Je suis passée dans le rayon des légumes pour prendre des tomates et j’ai repéré un petit garçon d’environ trois ans qui pleurait toutes les larmes de son corps. Le pauvre m’expliqua qu’il avait perdu ses parents et son doudou, en plus de cela. Moi qui n’aime pas franchement les enfants, je fus attendrie par cette scène et je me suis sentie obligée de l’aider.

Du coup on a ensemble parcouru les rayons et il s’est calmé petit à petit, on a repéré une femme blonde accompagnée d’un mari qui avait l’air d’être en surpoids. On est passé aux rayons jouets et je lui ai généreusement payé un jouet car à malheureusement pas retrouvé son doudou. Sauf que le petit coquin, il l’avait planqué dans sa poche. Sur le parking, j’ai au revoir aux parents avec lesquels j’ai sympathisé, puis on s’est quittés, moi, je suis rentrée chez moi a pied, car mon appartement n’est pas très loin.

Une fois ma journée finie, je me suis endormie, ravie d’avoir pu rendre service à quelqu’un.

Bises,
Ta Estelle.

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ninipraline
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 7 octobre

Message par ninipraline » 07 oct. 2017 - 19:54

Titre : Naufragée
Défi Scénaristique : L'action doit se dérouler au sein d'un magasin
ET
Défi Stylistique : Écrire un texte sous forme épistolaire
Fandom : Original
Nombre de mots : 576 mots
Personnages : Pétrolette Bisbille
Rating : tous publics

Mardi 10 octobre 2017,

Monsieur le directeur du centre commercial Parc City,

C’est de l’éléphant mécanique jaune (celui dans l’échoppe dédiée au jeu d’argent qui se trouve au pied du grand escalator de votre centre commercial) que je vous fais part de mon désagrément quant à l’agencement de votre galerie.

Entrée samedi 7 octobre pour les promotions exceptionnelles faites à l’occasion de votre ouverture, j’ai pu pleinement profiter des différents commerces et y ai fait de très agréables et bonnes affaires. Je dois d’ailleurs vous féliciter pour la mise à disposition de chariots bas et électrique, très pratiques pour transporter un grand nombre d’achats.
Mais ce n’est pas de félicitation, dont il est question aujourd’hui. Comme vous avez pu le constater plus haut, je suis entrée dans votre centre samedi 7 octobre et comme cela n’a pas pu vous échapper ma missive est datée du mardi 10 octobre.
Pourquoi ce délai vous demandez-vous très sûrement ? Et plus encore, quel est l’objet de ma requête ?

Et bien sachez cher monsieur, qu’après mes achats forts intéressants, j’ai cherché en vain la sortie de votre centre commercial. Galeries marchandes, passages commerçants et autres places de marché couvert tous me faisaient après mille détour revenir à mon point de départ.
Et malgré toutes mes tentatives pour comprendre vos plans et l’agencement de vos balcons, escalators et autres ascenseur, je revenais, et c’est exaspérant, à la place centrale où se trouvent les boutiques de jeux et jouets mécaniques et notamment le manège sur lequel je suis installée pour vous écrire.

Après plusieurs heures de vaines recherches, la vue des grilles fermée m’ont quelque peu découragée, et particulièrement inquiétée je dois vous l’avouer avec une certaine honte, et c’est à contrecœur que je me suis résolue à me dépanner pour la nuit, en louant un des bed-box que vous avez eu la bonne idée d’intégrer à la galerie.
Bien que je n’ai pas bien compris l’utilité d’un hôtel (aussi modeste soit-il que vos boites qui tiennent plus du placard ou du lit breton que de la chambre il faut bien l’avouer) dans un centre commercial, j’ai trouvé fort plaisant de découvrir un lieu fermé, chauffé et confortable pour y trouver un repos mérité.

Le lendemain, dimanche, mes explorations n’ont pas été plus fructueuses, malgré l’aide empressée et chaleureuse des clients qui profitaient de votre ouverture dominicale. J’ai donc passé une deuxième nuit dans votre structure.
Je vous passe le détail de mes vaines démarches les jours suivants, car oui, depuis trois jours je me trouve contrainte à vivre des services de restauration, des sanitaires publics (fort bien agencés, il faut l’avouer) et des spa et centre de beauté pour mener tant bien que mal ma vie de naufragée dans ce qui est le plus grand centre commerciale d’Europe certes, mais également le plus mal balisé.

Je poste cette lettre dans la boîte à suggestion, en espérant qu’elle vous parviendra et que vous aurez à cœur de m’envoyer des secours afin de m’orienter, enfin, vers la sortie.

Je me trouve le plus souvent dans les restaurants et espaces au pied du grand escalator. Je loue généralement la bed-box 13 (c’est mon chiffre porte-bonheur). Vous pouvez également me joindre par le biais de la consigne 77 dans laquelle j’ai laissé mes achats en attendant de pouvoir retourner dans mes logis.

J’espère avoir très prochainement de vos nouvelles, dans l’attente je vous prie d’agréer, monsieur, l’expression de mes salutations distinguées.

Pétrolette Bisbille.

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GinnyWeasley
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 7 octobre

Message par GinnyWeasley » 07 oct. 2017 - 19:55

Titre : /
Défi Scénaristique : L'action doit se dérouler dans un magasin
Fandom : Aucun
Nombre de mots : 419
Personnages : Mélina, Sara
Rating : Tout public

L'entêtant parfum de la boutique emplit les narines de Mélina dès qu'elle passa le pas de la porte. Et devant elle s'étalaient sur les présentoirs des dizaines et des dizaines de produits. Rouge à lèvres, blush, fond de teint, vernis, mascara... Et puis des produits qui n'avaient pas grand chose à faire là, et dont la jeune femme ne parvenait pas à comprendre l'utilité. Elle se laissa guider par ses pas, observant un à un chacun des produits, écarquillant les yeux en en voyant les prix, s'éloignant par instinct des présentoirs Dior ou Chanel, devant lesquels elle aurait certainement fait une crise cardiaque en remarquant ce minuscule gloss qui coûtait « seulement » trente-cinq euros. Après au moins deux ou trois tours complets du magasin, Mélina vérifia le contenu de son sac, réfléchit un instant et prit la décision presque douloureuse de passer en caisse. Elle savait qu'une fois sortie, elle regretterait son choix et, repensant à tel fond de teint ou parfum, se dirait que cela aurait beaucoup plus plu à Laurine que ce simple vernis qu'elle avait choisi. La vendeuse, la voyant arriver, sourit et leva la tête. Puis elle perdit son sourire en la reconnaissant. Mélina pâlit. Ces cheveux bruns coupés au carré, ces yeux bleus et ce teint de porcelaine, elle les reconnaitrait entre mille. Et puis, c'était écrit sur son badge.

« Oh, Mélina, ça faisait longtemps, n'est-ce pas ! » s'exclama Sara avec un enthousiasme feint, et un rire tout aussi faux.

Et elle reprit son boulot de vendeuse, lui adressant la parole uniquement pour savoir si elle avait la carte de fidélité ou si elle voulait un emballage cadeau. C'était de cette manière que se manifestait la gêne, chez Sara. C'était comme ça que se manifestait n'importe quel sentiment. Mais ce que qu'aucune des deux n'oubliait, c'est qu'elles avaient été plus qu'une simple vendeuse et sa cliente. Les souvenirs ressurgirent, et Mélina comprit soudain ses pleurs incontrôlables lorsqu'elle avait malencontreusement lâché un verre sur le sol de la cuisine, et son inhabituelle sensibilité, ces dernières semaines. Elle se souvenait de ce bras sur son épaule, de cette main qu'elle serrait, de cette bouche contre la sienne. Et de la rupture, aussi. Ce fut d'une main tremblante qu'elle attrapa son sac, d'une voix faible qu'elle salua Sara et les jambes flageolantes qu'elle quitta le magasin sans un regard en arrière. Ses yeux baignés de larmes ne faisait que prouver ce qu'elle craignait le plus. Malgré tous ses efforts, elle ne l'avait pas oubliée.
Dernière édition par GinnyWeasley le 07 oct. 2017 - 19:57, édité 2 fois.
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Labige
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 7 octobre

Message par Labige » 07 oct. 2017 - 19:56

Titre : Peur
Défi Scénaristique ou Stylistique : Stylistique (épistolaire)
Fandom : /
Nombre de mots : 484 mots
Personnages : Elisa
Rating : /
Maman,

Ils m’ont dit que demain j’aurais seize ans. Onze longues années se sont donc écoulées depuis que je suis partie de la maison et les doutes sont toujours là. Les doutes sur les raisons, les vraies raisons de notre séparation.

Oui, j’en suis intimement convaincue : tu ne m’as pas abandonnée et papa non plus. Je me le répète tous les soirs et j’espère tellement que tu es quelque part à m’attendre. Après toutes ces années j’aimerais découvrir ton visage, ton odeur et la douceur de tes bras. Je me souviens aussi quand tu me grondais mais tout ça, ce n’est rien à côté des heures avec les vaches ou dans les champs.

Maman, tu n’es plus qu’une silhouette quelque part dans mon esprit et dans mes rêves. Tu me ressembles un peu mais ton visage est plus fin. Il est toujours souriant. Est-ce que tu souries encore ? Et papa ?
J’aimerais te dire toutes les choses que je vis. Les autres filles. Ce qui m’attend à partir de demain. Mais je ne peux pas et peut-être que je ne pourrais jamais. Je ne sais même pas où se trouve notre ferme… Est-ce que si je sors d’ici je pourrais te retrouver quelque part ? Est-ce que tu m’attends ?

Emilie m’a dit que ce serait difficile à vivre la première fois. Elle me conseille de fermer les yeux et d’imaginer que les mains qui touchent mon corps sont les mains d’un ange. Est-ce que papa était un ange pour toi ? Est-ce que tu l’aimes encore ? Est-ce que j’ai un petit frère ou une petite sœur ? Est-ce que le mot « famille » existe vraiment ?

Je ne crois pas ce qu’ils nous racontent. Tu ne peux pas m’avoir vendue pour quelques sacs de grains… Je n’arrive pas à me souvenir de ce jour-là ; je dessine parfois des épouvantails. Ils hantent mes cauchemars. Est-ce que tu sais pourquoi ? Est-ce que la prochaine fois que mes pleurs me réveillent tu pourras me bercer et me rassurer ? Emilie essaye de le faire mais elle ne peut pas ravaler ses larmes et essuyer les miennes…

Emilie va quitter la structure dans un an. Quand elle aura vingt ans. Comme les autres filles avant elle et les autres qui nous suivront. Deux nouvelles sont arrivées hier ; elles n’auront pas connu le champ et la terre comme moi. Elles ne connaitront que la suite. Celle que moi je ne connais pas encore.

Maman, j’ai peur. Est-ce que tu as eu peur parfois ? Est-ce que tout va bien se passer ?
J’entends des voix au rez-de-chaussée, je sais que la vielle Berta vient pour moi. Me préparer. J’en ai vues d’autres avant moi et je les ai toujours trouvées différentes après.
J’ai peur.

Maman. Je t’aime. Quelque part. Même si cette lettre ne t’arrivera jamais.
Je t’aime.
Ta fille
Elisa
Dernière édition par Labige le 07 oct. 2017 - 19:56, édité 1 fois.
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Lyssa7
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 7 octobre

Message par Lyssa7 » 07 oct. 2017 - 19:56

Titre : Matt la menace
Défi Scénaristique ou Stylistique : Defi Scénaristique et stylistique
Fandom : HP
Nombre de mots : 389
Personnages : 0C
Rating : Tous Publics
Gabriel,

Je t’écris cette lettre dans la réserve de Honeydukes alors que je viens d’entamer ma première demi-journée de travail.

Je te vois sourire d’ici en lisant la mention « travail » tout en dégustant le colis que tu as trouvé à l'intérieur. Pour toi, vendeur de sucreries sorcières n’est qu’un loisir, un passe-temps, une sorte d’entre-deux avant de passer à un véritable métier, « aux choses sérieuses » comme tu me le répètes souvent.

Eh bien, tu vois, il n’est pas question que je passe ma vie à trier des vieux dossiers en attendant patiemment de grimper les échelons. Et si vous pensez tous comme toi, ça m’est bien égal. Tu sais pourquoi ? Pour moi, l’odeur des chocogrenouilles est cent fois plus attrayante que les congratulations, que le sourire des enfants quand ils entrent dans cette boutique vaut deux ou trois augmentations dispensées par le Ministère et que Mrs Flume ne s’embarrasse pas de préambules ronflants si on tire au flanc. Je préfère courir d’un bout à l’autre du magasin en quête de gommes de limaces plutôt que de chercher le dernier feuillet sur les nouvelles lois magiques en vigueur ; je me plais à tester les saveurs des nouveaux produits ; et s’il m’arrive parfois de me retrouver submergé par des marmots en folie ou des cartons regorgeant de Bulles Baveuses, je ne peux m’empêcher de croire que je suis là où je devais être depuis le début.

Je n’ai pas ta classe – personne ne l’a en costume rouge à rayures blanches – ni ta culture. Je ne serai sûrement jamais l’un des membres du congrès mais je peux me vanter d’en connaître un rayon sur les sucreries que je vends. Savais-tu seulement que les crèmes canari sont les plus vendues cette saison juste avant les fizwizbiz et les suçacides ? Les gnomes au poivre, les nids de cafards et les pâtes à la menthe ne sont pas très loin derrière. Crois-moi mon cher frère, Il y a un lien évident avec le 1er avril… Tu te demandes ce que tu vas bien pouvoir faire de cette information inutile alors que tu as encore des notes à rédiger ? Réfléchis, Gabriel. Je ne suis pas sérieux. Je suis vendeur de confiseries.

P. S : Les nids de cafards ressemblent étrangement à des cacahuètes.

Ton petit frère,
Matt.
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Eejil9
Reporter à la Gazette du Sorcier
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Inscription : 13 mai 2016 - 17:45

Re: [Textes] Nuit Insolite du 7 octobre

Message par Eejil9 » 07 oct. 2017 - 20:00

Titre : Trois jours d'attente
Défi Scénaristique ou Stylistique : stylistique
Fandom : /
Nombre de mots : 678
Personnages : Madame de Sévigné, Madame de Grignan, Catherine de Rambouillet, Jacques, la duchesse de Longueville
Rating : Tous Public
Voilà trois jours, ma bonne, que je cherche le temps de vous écrire. Cette absence de nouvelles a dû vous surprendre, peut-être même vous étonner, tant elle est inhabituelle. Cependant, la vie ressemble parfois à un tourbillon dans lequel on se laisse entraîner, tant et si bien que l’esprit perd peu à peu la conscience du temps qui passe.
Ne croyez toutefois pas que votre souvenir quitte ma mémoire ! Il n’est pas un jour sans que je ne pense à vous, quoique je me prive parfois du plaisir de vous écrire pour ne vous point importuner de récits ennuyeux et monotones. Toutefois, j’avais ces derniers jours matière à récit, et l’esprit tout occupé de vous les faire parvenir, et je n’ai malheureusement pas eu l’occasion de prendre la plume.
Comme je vous l’ai dit dans ma dernière lettre, qui remonte déjà à la semaine passée, j’ai accompagné cette chère Catherine à une partie de campagne où se trouvaient parmi les gens du monde les plus distingués. J’ai passé des journées absolument charmantes, et la seule chose que je regrette est de ne vous avoir pas eue à mes côtés. La marquise de Rambouillet possède un charmant petit pavillon dans la région de Chartres, et nous y avons passé d’excellentes journées à visiter la campagne, à deviser et à jouer aux cartes. Monsieur Voiture est venu le dimanche, et nous éblouis d’impromptus rimés à la perfection, comme toujours.
Mais il est surtout un épisode que je souhaitais vous conter, car j’ai cru discerner dans votre précédente lettre une langueur étonnante de votre part, et je cherche absolument à vous délasser de ce chagrin que vos mots trahissent.
Nous avions quitté le pavillon pour visiter la bonne ville de Chartres, utilisant pour cela la charmante voiture de la marquise de Rambouillet. Le cocher est un vieil homme fidèle à sa maison depuis trente ans au moins, et sa discrétion exemplaire compense les dégâts que l’âge a causés à sa figure. Nous n’étions pas bien loin de Chartres, sur un beau chemin dégagé comme il y en a de nombreux dans la région, quand nous avons perçu un bruit étrange. C’était une sorte de cri angoissé et plaintif, qui provenait sans nul doute de derrière un bosquet. Nous avons cru à une personne en détresse, souffrant peut-être encore les coups de son agresseur ! Catherine, la duchesse de Longueville et moi-même étions bien effrayées, mais nous craignions également de laisser là quelqu’un qui aurait nécessité notre secours. Nous avons donc envoyé Jacques, le cocher, tandis que nous restions bien à l’abri dans la voiture.
Vous ne devinerez jamais ce qui avait poussé le cri qui nous avait tant étonnées ; alors que nous nous attendions à une personne blessée, tant la plainte nous avait semblé humaine, voilà que Jacques ramenait, dans ses vieux bras tordus, un petit chaton esseulé.
- C’est un signe, déclara-t-il alors. Il a arrêté votre course pour que vous le sauviez.
Catherine a accepté de recueillir la pauvre bête, et, pour pouvoir la mieux nourrir, nous sommes tantôt rentrées au pavillon. Nous n’avons finalement pas visité la ville de Chartres !

J’espère que ce charmant épisode a égayé votre journée, et que vos chagrins seront de courte durée. Voilà trois jours que j’attends de pouvoir enfin prendre la plume pour vous le raconter, mais la suite de notre partie, quoiqu’elle n’ait pas été palpitante au point d’être racontée, m’en a empêchée.

Pour madame la comtesse de Grignan.


Marie pose sa plume et relit la lettre attentivement, en particulier le dernier épisode. Comme souvent quand elle écrit à sa fille, elle en a inventé une bonne partie. Comment garder l’attention de cette chère Françoise, sans le secours de l’invention ? Elle sent déjà qu’elle la perd, elle l’a perdue depuis qu’elle a quitté Paris pour la Drôme où elle s’enterre auprès de son mari.
Marie pousse un soupir, essuie du bout de son mouchoir une larme qui perle à son œil. Elle souhaiterait tant ne pas avoir à mentir à sa fille pour qu’elle ne l’oublie pas…
Dernière édition par Eejil9 le 07 oct. 2017 - 20:05, édité 1 fois.

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Caroliloonette
Première Moldue à Poudlard
Messages : 3369
Inscription : 14 sept. 2009 - 19:52

Re: [Textes] Nuit Insolite du 7 octobre

Message par Caroliloonette » 07 oct. 2017 - 20:02

Titre : Retrouvailles espérées
Défi Scénaristique ou Stylistique : stylistique
Fandom : HPF
Nombre de mots : 212 mots
Personnages : Pansy Parkinson/Blaise Zabini
Rating : Tout public
Londres, le 7 octobre 2017

Cher Blaise,

Tu seras sûrement surpris de recevoir cette lettre de ma part. J’ai longuement hésitée avant de te la faire parvenir. Drago m’a dit qu’il t’avait aperçu sur la voie 9 ¾ le 1er septembre. Je suppose donc que tu as un enfant en âge d’être à Poudlard. Lorsqu’il est venu me trouver, Drago semblait surpris par ton retour. Moi j’étais simplement bouleversée. J’ai longtemps cru que je ne te reverrai jamais. J’ai mis du temps à faire le deuil de notre amitié.
Milles questions embourbent mon esprit depuis que j’ai appris ton retour. Où étais-tu passé durant toutes ces années ? Pourquoi n’as-tu jamais donné de nouvelles ? Depuis quand, es-tu de retour en Angleterre ? Et surtout, pourquoi n’as-tu pas prévenu de ton retour ?
Sache que je serais ravie que l’on puisse se retrouver autour d’une tasse de thé. Pour discuter de tout et de rien. J’espère simplement que nous aurons encore des choses à nous dire, malgré ces longues années durant lesquelles nous ne nous sommes pas vus. Peut-être qu’un jour, tu pourras répondre à toutes ces questions qui me hantent. Je ne t’oblige à rien, je serais juste heureuse de pouvoir de revoir au moins une fois.

A bientôt j’espère,
Pansy
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Hortensea
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Inscription : 14 nov. 2014 - 21:14

Re: [Textes] Nuit Insolite du 7 octobre

Message par Hortensea » 07 oct. 2017 - 20:03

Titre : 1er septembre 1971
Défi Scénaristique ou Stylistique : Stylistique (épisolaire).
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 919 selon le compteur Word.
Personnages : Andromeda Black, Alphard Black, Ted Tonks, Mary-Ann Bones (OC).
Rating : /
1er septembre 1971,Cardiff,

Cher Oncle Alphard,

Je vous écris du petit appartement où Ted et moi séjournerons à partir de maintenant. Cette petite entorse épistolaire m’octroiera une pause dans mon labeur de la journée, j’y reviendrai en détail plus tard.

Je tenais à vous remercier une nouvelle fois pour l’excellent week-end que vous et tante Mary-Ann nous avons fait passer. Ted avait grand besoin de s’oxygéner et de sortir la tête des ouvrages de médecine moldue… leurs lectures et apprentissages l’accaparent alors que ses cours n’ont même pas encore commencé.

Puisque le sujet de la rentrée scolaire est évoqué, avez-vous pu accompagner Sirius à la voie 9 ¾ comme vous espériez pouvoir le faire ? Je l’imagine fort enthousiaste à l’idée de passer sa première année à Poudlard ! Il me plait à deviner dans quelle maison il pourrait être réparti. Loyal comme il l’est, du moins envers ceux qu’il aime, je le verrai bien à Pouffsouffle. Mais connaissant son tempérament enflammé et prompt à l’opposition envers ses parents, il me semble que Griffondor serait la maison toute désignée pour susciter la désapprobation familiale. Quoi qu’il en soit, je ne l’imagine guère à Serdaigle qui exigerai trop d’efforts de sa part, et vous savez combien il peut être fainéant ! Il ne sert nullement de mentionner Serpentard, à mon avis. Quelle que soit la maison vers laquelle il évoluera durant sa scolarité, nous en serons tous deux rapidement informés, ne pensez-vous pas ?
A présent qu’il est hors du Square Grimmaurd où Tante Walbugra filtre le courrier, j’ai la vive intention de lui écrire régulièrement pour prendre de ses nouvelles et ne pas couper contact avec lui.

La chose ne me sera malheureusement pas permise avec la petite Evelyn… Cet été, mon billet pour son anniversaire a été intercepté par le cousin Evan. Ses menaces à mon encontre, mais surtout à celle des parents de Ted, ont été des plus limpides. A présent que nous ne sommes plus à Stamford Hill pour les protéger en cas de besoin, je ne peux pas me permettre de leurs faire prendre le moindre risque. De plus, si nous sommes honnêtes, je ne pense pas que ma présence manque grandement à Evelyn : elle nous a toujours préféré Cissy à Bella et moi-même. En ce qui concerne sa répartition, soucieuse de suivre l’exemple de son frère et de Cissy, mais plus encore de ne pas provoquer la colère l’oncle Ethan, je pense qu’elle finira à Serpentard.

Personne n’est encore au courant, mais j’ai une grande nouvelle à vous annoncer ! J’ai décroché un poste au Ministère de la Magie, plus précisément au Département des accidents et catastrophes magiques. Je commencerai à travailler au Comité des inventions d’excuses à l’usage des Moldus dès la semaine prochaine… J’espère pouvoir m’y faire une place rapidement. Une fois que ce sera le cas, et que j’aurais pu démontrer mes compétences, je compte monter graduellement les échelons pour atteindre le Bureau de Désinformation qui est en lien avec le Premier Ministre Moldu, ou bien envisager une carrière d’Oubliator. Je vous raconterai ma première journée, car je sais que vous serez intéressé d’en apprendre plus et que tante Mary-Ann brûlera de savoir si je m’en sors… Je ne doute d’ailleurs pas qu’après ma lettre, elle demandera à sa sœur Amélia de discrètement se renseigner à mon sujet.

Je devine déjà votre questionnement à propos de cette orientation. J’ai toujours voulu travailler dans le domaine des Runes anciennes, notamment dans celui de la recherche ou de l’enseignement… Cependant, la vie n’est pas un rêve éveillé et il faut parfois se montrer pragmatiques. Ted sera étudiant encore durant plusieurs années, j’ai eu beau batailler : il n’a pas changé d’avis quant à son projet, et nous ne pouvons décemment pas vivre aux crochets de ses parents. J’ai donc décidé de travailler, en mettant à profit les connaissances moldues que j’ai pu acquérir en vivant chez les Tonks, afin de pouvoir assurer notre subsistance.

Cela me permettra aussi de sortir d’ici où je me sens déjà étouffer. Comme vous l’avez sûrement deviné, je vais en venir à notre nouveau logis. Nous l’avons trouvé il y a à peine cinq jours. Il s’agit d’un petit appartement constitué d’une étroite cuisine, d’une chambre où il n’y a de place que pour un seul lit, d’une minuscule salle de bain et d’un salon exigu. Il y a peu de fenêtre et peu de lumière naturelle, aucun espace vert à proximité non plus. Tout respire la petitesse et j’ai comme l’impression de me découvrir ce que les moldus appelle la « claustrintraphobie », une peur des espace clos.

J’en ai effectué le ménage complet ce matin, cet après-midi fut consacré à installer des sortilèges d’extension pour nos vêtements dans la chambre, nos ouvrages dans le salon et nos denrées dans la cuisine. Ted est d’ailleurs parti faire des courses, ravie de me laisser seule ici à trimer comme une elfe de maison.

Ne voyez aucun mécontentement dans ma dernière confession, c’est l’épuisement qui parle. Je suis certaine que cette nouvelle aventure sera très instructive. Et j’avoue que la perspective de n’être qu’avec Ted m’enchante. Nous n’avions pas autant de liberté que nous le voulions chez ses parents, notamment en ce qui concerne le domaine de l’intimité.

Il me faut vous laisser, mais je me languis déjà de votre réponse. Si vous pouviez me donner davantage de nouvelles de Papa, je vous en serais très reconnaissante.

Embrasser Tante Mary-Ann pour moi.

Votre Andromeda
Dernière édition par Hortensea le 07 oct. 2017 - 20:08, édité 1 fois.

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Ella C.
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 7 octobre

Message par Ella C. » 07 oct. 2017 - 20:04

Titre : Se réconforter
Défi Scénaristique ou Stylistique : Défit stylistique : écrire sous forme épistolaire
Fandom : HP
Nombre de mots : 511
Personnages : Lavande
Rating : Tous
Maman, papa,

J’espère que vous allez bien. Ne vous inquiétez pas pour moi, tout se passe bien au château. Je sais que certains bruits courent à propos d’Ombrage, surtout depuis qu’elle a instauré sa brigade inquisitoriale – un groupe d’élèves censés faire régner l’ordre, mais plus puissants et insupportables que les préfets - et que le Ministère lui a donné le droit de contrôler les autres cours. Mc Gonagall s’est faite une joie de la remettre à sa place d’ailleurs quand elle s’est incrustée en Métamorphoses, c’était très drôle à voir. Trewlaney était au bord de la crise de nerfs, ou de larmes, par contre. Nous sommes allées la voir après avec Lavande pour la réconforter, elle fait partie des meilleures profs de Poudlard, elle n’a pas à se sentir menacée. En fait, elle est aussi imbuvable que vous l’entendez et semble considérer que l’école lui est due juste parce qu’elle a été envoyée par Fudge – ce qui est particulièrement stupide de sa part s’il veut vraiment allier Dumbledore à sa politique, ça ne fait qu’énerver le directeur. Son estime d’elle-même est honnêtement impressionnante, d’autant plus que ses cours sont plus creux que ceux de Binns. Sérieusement, elle nous fait recopier des pages du manuel de Défense, je ne comprends pas comment on pourrait apprendre à bien réagir avec ça. Harry Potter nous a donné un cours une fois, et nous appris plus de chose en deux heures qu’elle depuis le début de l’année. Certes, il est celui-qui-a-survécu, mais je pensais qu’une adulte diplômée aurait plus de connaissances qu’un élève de Cinquième Année. Parvati et moi voudrions y retourner, même si ça risque d’être compliqué étant donné qu’elle a interdit les réunions de plus de trois élèves – à ce point, si ce n’est pas de la paranoïa. Mais ne vous inquiétez pas. Je ne risque rien, les autres professeurs veillent et Dumbledore n’est pas près de perdre le contrôle de son propre établissement. En fait, tout lui indique qu’elle n’a pas sa place ici, elle perd son temps.

Le véritable problème cependant, est qu’elle semble vouloir nous cacher la situation au-dehors. Hannah me parlait l’autre jour de meurtres suspects de nés Moldus, du racisme qui montait – c’est vrai que même ici, les gens semblent moins choqués par les insultes qu’en première année. J’espère vraiment que ça ne concerne pas la famille, que tout le monde va bien. Je ne peux pas m’empêcher de penser à ce qu’Harry disait l’année dernière, et qu’il répétait un peu au début, même s’il semble avoir arrêté d’essayer d’attirer l’attention… Je sais bien que c’est invraisemblable, mais Dumbledore le croit et j’ai l’impression que quelque chose se trame avec Mc Gonagall (je crois qu’elle parlait de résistance dans un couloir hier, mais je n’entendais pas bien). Et puis, pourquoi Harry mentirait sur ce point, alors qu’il sait que personne ne veut le croire, qu’il manque des preuves ? J’ai du mal à comprendre.

Quoi qu’il en soit, les sorties à Près-au-lard ne sont pas annulées et nous y allons la semaine prochaine.

Prenez soin de vous,

Lavande.
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icequeen38
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 7 octobre

Message par icequeen38 » 07 oct. 2017 - 20:15

Titre : Ecriture
Défi Stylistique : Inclure trois descriptions détaillées différentes dans votre texte (descriptions d'objets, de lieux, de personnes... laissez parler votre imagination !)
Fandom : Aucun
Nombre de mots : 104
Personnages : Aucun
Rating : K+
Je regardais ma plume, celle-ci est dorée. J’ignore de quel magasin elle proviens.
Je crois que c’est une plume de marque. Je gratte ma feuille de papier. Je regarde la fenêtre juste en face de mon bureau. Je vois un grand parc dans lequel sont disposés des toboggans, des balançoires, et même un bac a sable ou jouent plusieurs enfants. À ma gauche, est posé un vase d’hortensias qui sont mes fleurs préférées. Je hume leur odeur avant de me remettre à écrire.

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Bibi2
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 7 octobre

Message par Bibi2 » 07 oct. 2017 - 20:34

Titre : Le Père-Noël a disparu
Défi Scénaristique : Votre personnage est perdu, physiquement, mentalement, que sais-je, à vous de choisir !
Fandom : Original
Nombre de mots : 267
Personnages : Nicolas
Rating : Tout public
Cette fois, c’était fichu ! Il était véritablement perdu. La rue était déserte, les lampadaires dessinaient des ombres inquiétantes sur les murs crasseux et un chat à qui il manquait un bout de moustache ne cessait de lui tourner autour tout en lui jetant des coups d’œil mauvais.

Nicolas déglutit avec difficulté. Son menton tremblotait légèrement en agitant l’épaisse barbe blanche qu’il entretenait avec soin. Quelques gouttes de sueurs dégoulinaient une à une le long de sa tempe pour se perdre dans le col en hermine et tacher son costume rouge vif.

Il jeta un regard inquiet vers la plaque indiquant le nom de la rue : impasse des écoutilles. Tout un programme ! Il se jeta sur la banquette en acajou ciré et se contorsionna pour agripper la poignée de la caissette de survie. Pas une seule carte, c’était bien sa veine ! Il appuya à nouveau désespérément sur les boutons du GPS mais ne réussit qu’à obtenir un couinement d’agonie lui faisant comprendre que la batterie était définitivement en panne.

Nicolas se frappa fort son front ridé avec le plat de la main. Il n’était qu’un imbécile. Comment allait-il faire sa livraison maintenant ? Il fallait qu’il trouve une solution, et vite !

Soudain, il se raidit. Des pas lents crissaient dans la neige sale. Il se tassa comme il put dans le traineau dans l’espoir illusoire de passer inaperçu. Une forme noire se découpa dans la pénombre et Nicolas eu à peine le temps de lancer un cri étouffé, qu’on se jetait sur lui. L’écho ricocha longtemps dans le froid de ce vingt-quatre décembre.
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ninipraline
Elève de sixième année
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 7 octobre

Message par ninipraline » 07 oct. 2017 - 20:55

Titre : Journée shopping
Défi Stylistique : Inclure trois descriptions détaillées différentes dans votre texte (descriptions d'objets, de lieux, de personnes... laissez parler votre imagination !)
Et
Défi Scénaristique : Votre personnage est perdu, physiquement, mentalement, que sais-je, à vous de choisir !
Fandom : original
Nombre de mots : 592
Personnages : Pétrolette Bisbille
Rating : tous public
Il y avait tout dans ce centre commercial.
Tout ce qu’on pouvait désirer et même tout ce qu’on ne savait pas encore avoir envie de posséder.
Pétrolette était venue tôt, armée des nombreux bons de réductions que le centre avait généreusement déversés dans sa boîte aux lettres. Le shopping était une de ses passions et faire des affaires, sa vocation.
La journée l’avait comblée. Elle avait accumulé dans le grand chariot à fond plat tout ce qu’elle avait soigneusement repéré dans les nombreux prospectus soigneusement compulsés pour préparer sa descente dans ce nouveau temple de la consommation.
Elle avait apprécié le papier glacé et les parfums délicats qui se dégageaient des pages aux couleurs vives. Les photographies de qualité présentaient les différents articles en promotion, les mettant en scène de façon artistique et précieuse. Des petites languettes autocollantes avaient été ajouté aux pages réservées aux parfumeries et centres esthétiques. En les détachant, Pétrolette avait pu découvrir et essayer parfum et eaux de parfum. C’est ses espaces libérées qui embaumaient désormais l’air lorsqu’elle feuilletait encore et encore l’imposant document publicitaire.
Elle avait trouvé très délicat de la part d’un centre grand public d’avoir choisi un format qui faisait plus penser à une revue qu’à un simple dépliant.
Cette enseigne ne faisait décidément pas les choses comme les autres. Tous les espaces et services de la future grande place de commerce avaient été présentés. Toutes les boutiques, centre de soins, hall de jeux, cinéma, restaurant avaient eu droit à leur article et à leurs pages dédiées. C’était une ville qu’on installait dans la ville.
Et cette ville était énorme. Elle l’avait contemplée dès le pont des cotonniers. Au loin, ce grand immeuble de verre et de béton était plus qu’une forteresse. C’était une citadelle, à la fois aérienne par ses transparence et massive par ses imposants murs de bétons et de fer qui soutenaient l’édifice cubique. De loin, Pétrolette avait d’abord pensé à une grande serre. Mais plus, le tramway avançait, plus la démesure du bâtiment se faisait sentir. Et arrivée devant les portes, Pétrolette ne pouvait plus ignorer les 7 étages, très surélevés, de la bâtisse.
À l’intérieur, elle avait découvert les habituelles boutiques et autres espaces de services et de loisir propre à un centre de ce type. Pétrolette n’était pas du genre à se laisser impressionner par la taille de l’ultra grande surface, ni même la diversité des commerces.
Mais le dédale des galeries, passages, la multitude d’escalators qu’il fallait monter ou descendre pour accéder à l’un ou l’autre des commerces, les marchés couverts et autres halles commerçante qui se multipliaient, avaient eut raison de son sens de l’orientation et de son plan qui pendait entre ses doigts ; lambeaux de papiers colorés et désormais inutile.
Elle avait beau tourné, retourné, vérifié les plans présents sur toute les petites places de ce géant. Elle était bel et bien perdue. Et autour d’elle, les grilles qui fermaient les commerces se faisaient de plus en plus nombreuses.
Au détour d’un corridor carrelé, elle stoppa nette. Elle en avait vue des choses dans sa vie mais là, à la vue de l’empilement de pavés, tous fermés par un grand volet, qui lui faisaient penser à une superposition de théâtres de guignol, elle était restée sans voix. « Bed-Box » avait-elle lu sur l’un des tableaux de la façade. Le tableau en question était constitué d’un écran, d’un clavier et de l’indispensable fente où glisser sa carte de crédit. Un hôtel dans sa plus simple expression, avait-elle songé les yeux aussi béants que sa bouche.

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Clo32
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 7 octobre

Message par Clo32 » 07 oct. 2017 - 20:57

Titre : /
Défi Stylistique : Inclure trois descriptions détaillées différentes dans votre texte
Fandom : Original
Nombre de mots : 578
Personnages : Zoé
Rating : Tout public
Il pleuvait bien sûr. Une petite pluie perfide, celle qui vous faisait croire que c'était que de la bruine, alors qu'il suffisait de traverser la route pour être trempé. Des petites gouttes qui n'empêchaient pas de sortir se promener, mais qui tombaient de façon régulière, trop rapide pour qu'on puisse passer entre les gouttes. Zoé pouvait en témoigner, ses cheveux dégoulinaient, elle devait s'arrêter tous les trois pas pour essuyer ses lunettes, l'écran de son portable ne répondait plus à cause de la pluie et elle sentait l'eau s'infiltrer dans ses chaussures, collant ses chaussettes à ses orteils, causant le petit bruit de succion à chaque pas. En plus de tout ça, son sac n'était pas imperméable et ses papiers allait très certainement être illisible. Qu'est-ce qu'elle était venue faire dans le nord, bon dieu ?

Elle arriva enfin devant la mairie, un grand bâtiment imposant, ancien mais qu'elle n'aurait pas pu dater - c'était son frère en architecture, pas elle. Elle nota que tous les volets étaient verts sauf ceux du second étage qui étaient gris. Les couleurs de la ville ? Plutôt un petit trou dans le budget, non ? Les fenêtres du haut étaient aussi délabrées. Des travaux entamés juste avec les élections, un nouveau maire et la remise à neuf est abandonnée, décida la jeune fille.

Elle poussa la porte d'entrée et enleva rapidement sa veste en jean, trempe. Elle s'avança vers la réception et sourit à la dame qui était au téléphone derrière le bureau. Cette dernière la regarda de haut en bas, visiblement peu impressionnée. Elle lui murmura un "Deux minutes" et retourna son attention vers le combiné. Zoé la dévisagea discrètement. La cinquantaine, des cheveux blancs qu'elle teignait en noir, des yeux bleus maquillés avec un peu trop de paillettes, du vernis blanc sur les ongles - manucure maison et elle était gauchère parce que si sa main droite était parfaite, il y avait des légers ratés sur la gauche. Zoé nota les boucles d'oreilles discrètes assorties au collier et le pull noir élégant. Mango certainement. La secrétaire - appelons la Marguerite - était célibataire, sans enfant, et avait un rendez-vous galant ce soir.

Zoé se mordit la lèvre. Non. Sans enfant, c'était sûr puisque pas de photos sur le bureau, mais elle était peut-être divorcée. Oui, Marguerite s'était faite avoir par son mari, elle avait divorcé il y a longtemps - d'où l'absence de marque de bronzage d'une éventuelle alliance - et c'était son premier rendez-vous avec un homme autre que son mari. Zoé sourit, cette histoire lui plaisait plus.

"Bonjour Mademoiselle, en quoi puis-je vous aider ?, demanda la secrétaire, reposant le téléphone sur sa base.

- Bonjour, j'aimerais savoir s'il est possible d'accéder aux archives. C'est pour un projet étudiant."

Zoé s'arrêta quelques secondes pour savoir s'il fallait qu'elle déballe toute son argumentation bateau pour convaincre Marguerite en face d'elle. Cette dernière reprit le téléphone, tapa rapidement quelques chiffres et attendit que son interlocuteur décroche.

"Oui, Georges, c'est Iris. J'ai ici une demoiselle qui a besoin d'accéder aux registres, tu peux venir la chercher s'il te plaît ?"

Marguerite lui allait mieux, pensa Zoé. Mais du moment qu'elle la laissait fouiner sur le passé de sa famille, Iris était un joli prénom aussi.

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I'm sorry, I didn't know there were specific sorority sanctioned rules on where you can and cannot drink after murder
Sweet Vicious


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BellaCarlisle
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 7 octobre

Message par BellaCarlisle » 07 oct. 2017 - 20:57

Titre : Entre deux états
Défi Scénaristique : Votre personnage est perdu, physiquement, mentalement
Fandom : Underworld
Nombre de mots : 395
Personnages : Elvira (OC)
Rating : Tout public
La porte de la cellule se referme derrière elle, le bruit familier d’une clef dans la serrure se fait entendre. Elvira regarde Tanis droit dans les yeux, cherchant une quelconque culpabilité dans son expression alors qu’il détourne la tête. L’historien repart trop rapidement, la sœur d’Ilona n’a pas le temps de lui parler, de s’expliquer avec lui. De toute manière, son esprit est encore trop choqué par ce qu’il y a eu lors du Conseil pour aligner deux pensées cohérentes. Mais elle, à l’inverse de tous ces autres hommes et femmes, sait qu’elle est l’implication du scribe dans les événements survenus au château. Sauf qu’aucun Conseiller ne lui fait confiance, hormis Katherine, et cette dernière n’est malheureusement pas là pour la soutenir.

S’éloignant des barreaux de la geôle, Elvira va s’asseoir contre le mur opposé. Son cœur est serré par la sentence prononcée par son beau-frère, elle n’arrive pas à accepter ces quelques mots qui changent tout. Cette condamnation n’est pas seulement synonyme de bouleversement au sein de la société des Vampires, c’est aussi le signe qu’une page se tourne pour sa propre famille. La perte d’Ilona a été une épreuve dure à surmonter, elle n’est même pas certaine d’avoir fait le deuil de son aînée, et voilà que c’est Sonja qui est marquée par la Mort. Imaginer sa nièce attachée à un poteau, face à l’ouverture qui a réduit le cadavre de sa mère en cendres, est une douleur insupportable.

Fermant les yeux, elle tente de s’isoler des bruits qu’elle perçoit. Elle ne parvient pas à croire que tout est réel, elle se sent perdue dans un monde qui n’est pas le sien, comme un cauchemar qui a pris forme afin de mieux la faire souffrir. Ce « oui » prononcé par Viktor ne cesse de revenir dans sa tête, elle a envie d’hurler pour ne plus l’entendre, pour ne pas revoir cette détresse dans les pupilles de l’Aîné. Son beau-frère a croisé son regard quelques secondes avant de ciller et de rendre son jugement, sachant pertinemment qu’il n’avait pas le choix. Mais même en ayant conscience de cette obligation, Elvira est incapable de taire le dégoût qui grandit peu à peu en elle.

Un premier sanglot monte dans sa gorge, la déstabilisant. Entre son esprit et son corps, il y a un fossé. L’un refuse ce que l’autre a compris depuis le début.
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Eejil9
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Messages : 1620
Inscription : 13 mai 2016 - 17:45

Re: [Textes] Nuit Insolite du 7 octobre

Message par Eejil9 » 07 oct. 2017 - 20:59

Titre : Morts les enfants
Défi Scénaristique : Votre personnage est perdu, physiquement, mentalement
Fandom : /
Nombre de mots : 1172
Personnages : Jean et Bernadette
Rating : -12
- Jean, tu pourras aller chercher les enfants à l’école ce soir ? J’ai promis à Claudette d’aller au bridge avec elle.
Jean se contenta de hocher la tête.
- C’est bien que Claudette t’emmène au bridge, ça te sort un peu.
- Tu n’oublieras pas de faire faire ses devoirs à Adam ? Et tu vérifieras que Sarah n’a pas encore déchiré une robe ?
Jean soupira et changea une nouvelle fois de sujet :
- Il est où, le club de bridge ?
- Près du boulevard de Port-Royal. Mais pour les enfants, tu le feras, n’est-ce pas ?
Jean soupira une nouvelle fois, mais répondit. Pour qu’elle parte. Pour qu’elle parte enfin.
Rassurée, Bernadette quitta l’appartement d’un pas guilleret, laissant derrière elle un Jean plus décontenancé que jamais. Désespéré aurait été un mot plus juste. Il ne savait plus quoi faire pour faire revenir son épouse à la raison. Il avait tenté de l’emmener chez le médecin, mais cela avait provoqué une crise telle qu’il n’en avait jamais vue, et pourtant, elle faisait des crises tous les jours désormais.
Tous les soirs, plutôt, à seize heures, à l’heure où les enfants devaient rentrer de l’école… Le bridge était une libération, mais ce n’était qu’une libération temporaire. Parce que Bernadette finirait bien par rentrer et s’apercevoir, une nouvelle fois, qu’elle bâtissait son existence sur un mensonge.
Tout cela avait commencé des années plus tôt…

La guerre était finie, et la France avait perdu. Le Maréchal avait signé l’armistice et laissé les Allemands entrer dans Paris et tâcher de leurs immondes drapeaux les monuments séculaires.
Jean aussi était revenu à la maison, sain et sauf. Le soulagement du soldat et de sa femme avait tempéré l’indignation, pour un temps.
Et puis, Jonas les avait amenés… Ils étaient deux, ils étaient perdus, et si frêles… Jean et Bernadette n’avaient pas hésité bien longtemps, car leur humanité était plus forte que tout. Leurs âmes n’étaient pas maculées des préjugés qui souillaient celles de nombre de leurs compatriotes. Quand leur ami Jonas leur avait amené Adam et Sarah, ils n’avaient vu que deux jeunes orphelins, perdus.
- Et leurs parents ? avait demandé Jean.
- Déportés, avait répondu Jonas, laconique.
Bernadette avait poussé un cri, et Jean s’était contenté de frissonner. Jonas leur avait confié de faux papiers pour les enfants. Ils devaient à tout prix les appeler Henri et Élise, et prétendre qu’il s’agissait de leurs neveux. Leurs parents étaient morts à la guerre.
Bernadette et Jean avaient accepté sans un mot, et les enfants avaient emménagé dans leur petit appartement.

Bernadette et Jean n’avaient jamais pu avoir enfant, et pourtant ce n’était pas faute d’avoir essayé. Adam et Sarah avaient rempli leur demeure de vie et de joie, et ils avaient passé une année merveilleuse à croire qu’ils pourraient rester ainsi pour toujours. Une famille.
Ils l’avaient vraiment cru. Bernadette avait adopté ces enfants, pas seulement dans sa maison, mais aussi dans sa chair. Elle était devenue leur mère, autant que Jean était devenu leur père. Ils avaient appris à se connaître, puis ils s’étaient aimés avec la force du désespoir et du danger qui, chaque jour, leur offrait bon nombre de sueurs froides et de frayeurs. Car chaque Allemand croisé apparaissait comme le pire des dangers. S’ils apprenaient…
Les jours avaient passé. La peur, peu à peu, s’était élimée comme un vêtement que l’on porte trop souvent. Le bonheur était trop fort, il remplissait tout.
Ce bonheur qui brillait dans les yeux des enfants lorsqu’ils rentraient de l’école et que Bernadette leur avait préparé des tartines malgré le rationnement. Ce bonheur qui brillait dans les yeux de Bernadette dès qu’elle posait les yeux sur eux. Ce bonheur qui brillait dans le cœur de Jean, chaque jour, si fort qu’il lui donnait l’impression qu’il allait exploser.

Jusqu’au jour où les enfants n’étaient pas rentrés de l’école. Jean et Bernadette y étaient allés, ils avaient questionné l’instituteur et l’institutrice, ils avaient tempêté, argumenté… Les Allemands étaient venus chercher les enfants. Ils avaient été dénoncés comme juifs. Ils étaient confinés au Vélodrome d’Hiver en attendant d’être déplacés.
Jean et Bernadette avaient retourné ciel et terre, ils avaient contacté les autorités, clamés que les enfants étaient ceux du frère de Jean, ils s’étaient battus…
Mais lorsque les Juifs parqués comme des bestiaux au Vélodrome d’Hiver avaient été envoyés à Auschwitz, la vie du couple s’était effondrée.
Leurs efforts avaient été vain.

Ils n’avaient plus personne à chercher à l’école. Plus personne à dorloter. Ils étaient à nouveau confinés dans leur atroce solitude, et leurs vies avaient été vidées de leur sens.
La guerre avait passé. Les Alliés avaient libéré Paris et la France, puis l’Allemagne et les prisonniers des camps. Mais Adam et Sarah n’étaient pas de ceux qui étaient revenus, maigres et l’horreur au fond du regard.
L’atrocité d’Auschwitz et des autres camps avait été découverte aux yeux du monde. Jean avait fait de son mieux pour épargner à Bernadette les images et les récits. Depuis le départ des enfants elle était… fragile.
Mais elle avait fini par découvrir. Et sa réaction avait dépassé tout ce qu’il avait pu imaginer.

Dans ses yeux une étrange folie s’était mise à briller. Tous les soirs, elle allait chercher les enfants à l’école, et tous les soirs se terminaient en cris et en larmes lorsqu’elle remarquait qu’il n’y avait plus personne à chercher. Tous les soirs, Jean devait lui rappeler que les enfants étaient morts, assassinés dans une atrocité sans nom.
Bernadette en était même venue à inventer des journées de joie qui n’avaient jamais eu lieu, un dimanche à la mer et un jeudi à la campagne. Elle se construisait des rêves et des histoires pour ne pas avoir à faire face à l’abandon qu’elle vivait.
À travers ses mots, on aurait pu croire que les enfants avaient toujours été là.

Et les nerfs de Jean, doucement, s’usaient. Il n’en pouvait plus de l’entendre parler d’eux au présent, il n’en pouvait plus de ne pouvoir faire son deuil à trop devoir supporter la folie de sa femme. Il était à bout.
Alors, quand elle rentra du bridge et chercha Adam et Sarah, il n’y tint plus.
- Ils sont morts, Bernadette, est-ce que tu comprends ça ? Ils ont été gazés par les Allemands après avoir été envoyés à l’autre bout de l’Europe dans des trains à bestiaux, est-ce qu’un jour tu vas t’en rappeler ? En l’oubliant tu trahis leur souffrance et leur mémoire et en l’oubliant tu me fais souffrir moi ! Ils sont morts, Bernadette !
La crise ne se fit pas attendre. Jean vit son épouse s’effondrer. Mais cette fois-ci, elle ne pleura pas. Elle se contenta de sangloter en silence, prostrée sur le sol.
Puis, elle se mit à marmonner une litanie qu’elle seule comprenait, et dont les seuls mots qui parvenaient à Jean étaient :
- Morts, les enfants, morts, les enfants…
Jean s’agenouilla sur le sol et prit son épouse dans ses bras.
Oui, ils étaient morts, les enfants…

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Lyssa7
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 7 octobre

Message par Lyssa7 » 07 oct. 2017 - 20:59

Titre : Grincements
Défi Stylistique : Inclure trois descriptions détaillées différentes dans votre texte
Fandom : HP
Nombre de mots : 400
Personnages : Mandy Brocklehurst
Rating : - 12
Mandy descendit les marches qui menaient à la salle commune des Serdaigle. Tout était calme. Trop calme. La jeune fille retint un instant son souffle, ses doigts s’agrippant à un pan du mur, raclant la peinture blanchâtre qui s’écaillait sous ses ongles. Aucun bruit ne transperçait le silence à part le léger grincement qu’elle produisait à chaque pas qu’elle faisait. Elle prit une profonde inspiration, tentant de ralentir les battements de son cœur, ses yeux parcourant l’obscurité à la recherche d’un indice. Elle n’entrevoyait que la forme des fauteuils, la silhouette des tables rondes, les ombres des nombreux livres qui ornaient l’immense bibliothèque et les plumes déposées sur les parchemins. Elle était pourtant sûre d’avoir entendu quelqu’un et Merlin savait à quel point elle avait le sommeil léger ces derniers-temps.

A vrai dire, c’était à peine si Mandy dormait, ayant peur chaque soir de revivre les scènes cauchemardesques de sa journée. Parfois, Lisa et Padma restaient avec elle et elles se serraient toutes les trois dans son lit à baldaquin, rabattant les couvertures moelleuses sur leurs corps endoloris, les prunelles rivées sur l’étrange plafond parsemé d’étoiles. D’un coup de baguette, le ciel s’animait et les constellations se formaient. Les trois amies ne parlaient pas, se contentant d’observer et de se laisser aller à ce moment, de ne penser à rien d’autre. De ne surtout pas en parler. Oublier. Pour une seconde, une minute, une heure.

C’était devenu de plus en plus difficile et, plus les jours passaient, plus l’épuisement, la colère et l’abattement se faisait sentir. Padma s’était couchée juste après qu’elles soient remontées de la grande salle après le dîner ; Lisa n’avait pas tardé à suivre en lui adressant un sourire désolé. Les cauchemars n’étaient plus rien comparés à la réalité. Pourtant, Mandy préférait savourer cet instant, malgré la fatigue, malgré ses paupières qui luttaient pour ne pas se fermer. Avant que l’aurore n’amène avec elle les cendres d’une nouvelle journée, les hurlements des enfants et les rires gras des bourreaux. Dormir revenait à abdiquer et elle n’était pas prête à cesser de lutter.

La jeune fille resserra ses bras maigres autour de son corps frêle, frissonnante de froid. Un élève avait laissé la fenêtre ouverte et le vent s’engouffrait par les hautes fenêtres de la tour. Alors qu’elle contournait l’un des fauteuils en bois de chêne, une main se posa sur son épaule et la terreur l’envahit.
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Labige
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 7 octobre

Message par Labige » 07 oct. 2017 - 21:00

Titre : ?
Défi Scénaristique : Votre personnage est perdu
Fandom : HP
Nombre de mots : 1108
Personnages : Lily, Harry, Sirius
Rating :
Lily Potter ouvre les yeux brusquement, surprise de s’être endormie. Elle se souvient seulement des premiers bâillements et d’avoir attendu le retour de James. Puis avoir fermé les yeux pour se reposer, quelques secondes à peine. Elle se retourne vivement vers le mur, s’attendant à voir Harry endormi, lui aussi. Mais l’enfant n’est plus à côté d’elle.
La jeune femme se redresse sur le lit, les yeux clos pour apaiser le vertige qui suit souvent les sommes impromptus. La bouche pâteuse la dégoûte un peu, mais rien ne la presse plus que savoir ce qu’il est advenu de son fils. Alors tant bien que mal, elle se lève, s’aidant du mur qui tangue un peu, lui aussi. Elle ouvre la porte et l’air frais de l’escalier s’engouffre dans la petite chambre.
A cet instant, Lily est perdue. Elle n’arrive pas à retrouver ces repères. Elle sait qu’elle a déjà dormi ici mais ils changent sans cesse d’endroits et son esprit n’arrive pas à enregistrer chaque configuration ; il la ramène sans cesse vers leur maison. Celle dont James a hérité.

James, où est-il d’ailleurs ? Et Harry ? Lily parcourt hâtivement les différentes pièces de l’appartement. Aussi miteux qu’on peut l’imaginer, Dumbledore ne leur a pas trouvé mieux pour cette dernière planque. Normalement. Si tout va bien. Si James revient.
En passant la porte du salon, elle entend un rire si doux qui la rassure immédiatement. Elle s’adosse au chambrant, se frotte les yeux puis pose son regard sur le couple que parrain et filleul forment. Sirius lui sourit et secoue la main droite d’Harry pour simuler un bonjour vers sa maman.

« Combien de temps ai-je dormi ? » s’inquiète Lily tandis qu’elle se dirige vers son fils. Elle lui caresse la joue et ajoute : « Est-ce que tu as des nouvelles de James ?
- Une question à la fois ! répond Sirius en installant Harry entre eux deux. Il est repassé y a une heure environ. Tu dormais si profondément qu’il n’a pas voulu te réveiller ; il m’a redescendu Harry à ce moment-là.
- Qu’a-t-il dit ? s’impatiente son amie, se tordant douloureusement les mains.
- La maison sera protégée cette nuit et vous emménagerez demain ! dit Sirius, un sourire en coin. »

Lily sent qu’il est faux, comme si Sirius se retenait de lui avouer ses pensées. Il continue de regarder Harry, ignorant le reste de la pièce et ne posant surtout pas son regard sur elle. Il est perdu lui aussi. Ils sont tous perdus.
Lily pose une main qui se veut rassurante sur la cuisse de Sirius.

« James ne t’oublie pas tu sais. Il aurait préféré que ce soit toi, que vous soyez frères jusqu’au bout. Tu le sais…
- Oui mais je ne vous verrai plus. Je ne saurai même pas si Harry se souvient de ma tête. Imagine s’il oublie mes blagues vaseuses ! »

Ils partagent un rire. Si court instant au milieu de l’atmosphère tendue qui règne dans l’Ordre ces derniers mois. Un instant magique avant qu’ils ne se séparent.

« Et si on n’y arrivait pas ? Et si Voldemort me tuait avant que ça ne soit fini ? Vous allez aussi m’oublier… »

Lily ne sait pas s’il pense vraiment ce qu’il dit. Sirius a toujours tenu ce genre de discours : à la fois absurde et si puissant. Elle pense qu'il a vraiment peur que l’amitié qu’ils ont construite ensemble ne tienne pas.

« Alors on se retrouvera ailleurs, avance-t-elle.
- Je n’y crois pas, tu le sais bien… Mais est-ce que je pourrais vous écrire au moins ?
- Je ne sais pas du tout quelle portée ont les sorts qu’ils sont en train d’installer. On pourra toujours demander à Dumbledore ! Et puis on viendra aux réunions, tu sais !
- Vraiment ? demande Sirius, dubitatif. Ce n’est pas ce que m’a dit James. A cause d’Harry. »

Lily regarde son fils qui est allongé sur le dos, sur ce canapé rapiécé qu’elle ne peut plus voir en peinture. Il babille tout en poussant ses minuscules pieds sur les cuisses de Sirius. Elle a deviné depuis longtemps que James n’a pas été honnête avec elle sur tous les points. Comme elle devine qu’il savait qu’elle serait sa réaction sinon. Entre eux deux, c’est elle qui ne voulait pas de cette protection. Elle a toujours voulu aller au bout de ses engagements et l’Ordre est le plus important de tous ceux qu’elle a pris.
Mais il y a Harry. Un petit bout d’chou qui fait pencher la balance d’un côté qu’elle repoussait. La prudence est requise dorénavant ; elle ne peut plus aller à Sainte Mangouste seule, elle ne peut plus laisser son enfant aux mains d’autres. Et s’ils mourraient, James et elle ? Laisseraient-ils un orphelin élevé par leurs amis ? Ou cela précipiterait-il la prophétie dont Dumbledore leur a parlé ? Jusqu’où aller pour ses convictions et où se retenir pour sa famille ?

Lily aimerait se retenir comme Sirius le fait. Lui si proche de James qui a pourtant renoncé à être le Gardien de leur secret pour ne pas les compromettre davantage. Tous savent à quel point la haine est vorace entre lui et sa cousine Lestrange et qu’ils ne s’épargneront aucun coup.
Lui a fait son choix : se battre. Il se battra pour trois. Mais Sirius a raison : que se passera-t-il si la situation s’éternise ? A quel moment Dumbledore décidera-t-il que Voldemort est passé à autre chose et qu’ils peuvent reprendre leur vie de sorciers ?

Les heures passent et Lily s’est laissé convaincre à subir Sirius aux échecs sorciers. Las de gagner avec des tactiques qu’elle trouve frauduleuses, il a ensuite joué avec Harry jusqu’à ce que Lily sente de la fatigue venir de son fils. Elle l’a recouché sur le canapé, allongé sur une couverture, tandis qu’elle attend. Comme Sirius. Chacun perdu dans leurs pensées ; quel futur auront-ils ?

Le mois d’août est frais cette année, trouve-t-elle. Alors que l’horloge sonne quatre heures, elle a besoin de retourner dans la chambre qu’elle occupait avec James depuis une semaine pour y prendre un pull. Elle s’attarde un moment devant le peu d’affaires qu’ils arrivent à transporter d’un endroit à un autre depuis que Dumbledore leur a intimé de se cacher le temps de trouver les sortilèges pour les protéger. Et d’assurer la confiance en leur gardien.
Elle regrettait d’avoir si peu de souvenirs matériels avec eux mais elle sent que dans la maison des parents de James, ils pourront enfin construire un avenir solide. Un endroit qui serait chez eux.
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Haru Nonaka
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 7 octobre

Message par Haru Nonaka » 07 oct. 2017 - 21:01

Titre : ......
Défi Scénaristique : Votre personnage est perdu, physiquement, mentalement
Défi Stylistique: 3 descriptions détaillées
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 700
Personnages : OC
Rating : - 12
Mon souffle chaud réchauffe un peu mes mains, j’ai beau ne pas m’arrêter souvent, le froid me rattrape lorsque je reprend mon souffle quelques instants. Je lève la tète, la lune émerge au milieu du feuillage, je la contemple un instant, avant de reprendre ma route, toujours tous droit. L’astre froid est presque plein, je ne sais pas si on est un jour ou elle croît ou décroit. Ca fait longtemps que je n’ai plus contemplée, j’avais oublié à quoi elle ressemble ma vielle amie. Mais cette nuit elle est mon seul repère, ma seule compagne au milieu de cette forêt qui n’en finit pas, dont les branches semblent se resserrer de plus en plus sur la petite piste de sanglier que j’ai suivit.

L’astre lunaire est une luciole monstrueuse et pourtant elle me guide à travers les bois, rappelant à ma pupille qu’il y a un extérieur, autre chose que l’obscurité. J’aurais pu inventer le contact de la terre sous mes pieds nus, l’air frais qui entre dans mes poumons, me faisant un peu tourner la tète, les branches griffant mon corps, les crampes de on corps aussi auraient pus être imaginé, allongé sur le sol froid de la cellule. Mais les sons, et la lune, je sais que c’est réel, je n’aurais pas pus imaginer le chants de ces oiseaux là, le grondement sourd de la forêt, ni la lune, si intense, la haut au dessus de moi.

Je ne sait pas depuis combien de temps je marche, je continue car j’arriverais bien quelque part, tout sera mieux qu’ici. Enfin, non, pas tout. Je me rappelle les mur trop larges manoir, en pierre claire, assombrie par endroit par des taches dont il ne fallait pas tacher de se rappeler l’origine, car on aurais pu connaitre son nom. Il y avais les sanglots de l’homme dans le coins nord, et puis la fille qui n’arrêtait pas de parler, de l’autre coté de la cellule. La fille à la voie douce et claire, qui continuait d’espérer, d’imaginer, de chercher des choses à nous raconter. Elle n’était pas la depuis longtemps, alors dés fois elle ferait des poses, espérant que quelqu’un lui réponde, lui explique de quoi demain serait fait, d’ou l’on venait, mais l’on avait pas le coeur à briser le sien. La fille n’était pas vielle, du moins il me semble, je ne connait pas vraiment les standards humains, je suis toujours incapable de vraiment saisir leur façon de comptabiliser le temps, elle n’était pas beaucoup plus âgée qu’une enfant, peut être quelque part dans sa 20ième année. Elle avait des cheveux long, je n’ai pas pu voir leur couleur, mais ils n’étais pas blonds, ils auraient scintillé plus sous la faible lumière qui entrait par les meurtrière. Elle avait des mains fines qui s’agitaient devant les meurtrières, jouant avec la poussière, dansant pour illustrer des histoires, son profil pointu se tendant vers la lumière. Je ne me souvient plus de quoi parlait les histoires, je ne comprenais pas vraiment bien la langue, mais je me souvient du débit de sa voie, de la douceur des mots.

Ses histoires nous ont fait tenir jusqu’a ce que quelqu’un l’emmène hors de la cellule et que le silence reprenne ses droit. Et puis plus tard, sont venu les sorciers qui nous ont libérés, l’homme en noir, très maigre ce qui le faisait paraitre plus grand qu’en réalité, au regard de fou, au visage aussi plat qu’un masque mortuaire à ouvert la porte dans un grincement, à illuminé la cellule d’une lueur qui nous m’a brulé les yeux, puis a brisé nos chaines, avant de tourner les talons et à disparu dans l’escalier après avoir déclaré d’une étrange voie grave et profonde

« Vous êtes libres, faite ce que vous voulez, rester si vous avez besoin d’aide, partez, battez vous… a vous de voir… je reviendrait plus tard, une fois les comptes réglés. »

Alors je n’ai pas attendu, je suis sorti, j’ai courut jusqu’a une sortie, ne prenant pas attention aux humains et à leur combat et suis sorti dehors, je ne voulait pas me retourner, peut importe si je ne savait pas ou aller, je n’avais qu’un mots en tête : Liberté.
Maintenant je me demande si j'aurais du rester.
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Hortensea
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 7 octobre

Message par Hortensea » 07 oct. 2017 - 21:06

Titre :
Défi Scénaristique ou Stylistique : Stylistique (inclure trois descriptions dans le texte)
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 1167 selon Word.
Personnages : Lily Evans, Evelyn Rosier (OC), les Maraudeurs, des Serpentards.
Rating : /
Lily Evans soupira, tentant de garder contenance.

Potter était toujours des plus agaçant, mais en ce jour de Saint Valentin, il s’était montré terriblement acharné. Parvenue à le débouter de ses attentions en début de journée, elle avait été surprise de ne pas le voir revenir à la charge plus tard. Etrangement, lui et sa clique avaient disparu dans l’après-midi sans que personne ne sache où ils étaient passés. Ils avaient cependant fait une entrée des plus remarquée dans la Grande Salle pour le dîner ; d’après ce qu’elle avait compris : il était question d’une dispute entre Black et Lupin. Depuis, le brun à lunettes ne cessait d'essayer de converser avec elle, elle qui trouvait bien plus intéressant le contenu de son assiette.

La nouvelle professeure de Défense contre les Forces du Mal, Estrella Pickman, célibataire d’après ce qu’elle avait affirmé en cours le matin même, avait voulu célébrer cette fête par procuration. Aussi avait-elle eu convaincu, par Lily ne savait quelle malédiction, l’intégralité du corps enseignant à participer à cette farce.

Elle posa un regard consterné sur la Grande Salle. Cette dernière était effroyablement décorée de rose sur les tables et les mets présentés dans les assiettes pour le dessert avaient les mêmes teintes. Il ne fallait pas non plus oublier les cœurs de fumées qui flottaient dans les airs, dégageant des odeurs diverses en fonction de qui les sentait. Ce n’était pas sans rappeler l’Amortensia, songea-t-elle, mais ce n’était pas étonnant compte tenu du fait que c’était le professeur Slughorn qui s’était chargé de cet enchantement. Lily n’avait senti aucune senteur particulière, cependant.

Soudainement, un objet volant non-identifié attira son attention alors qu’il pénétrait dans la grande salle et volait à toute vitesse vers la table de Serpentard. A y regarder de plus près, il s’agissait d’un petit Cupidon. Sa peau semblait être couverte d’or, et alors qu’il battait des ailes frénétiquement : des paillettes semblaient en tomber pour recouvrir le groupe qu’il survolait à savoir Severus, Mulciber, Avery et Rosier. L’angelot souffla dans sa trompette magique, et instinctivement, toutes conversations de la pièce cessèrent. Aujourd’hui étaient le jour des grandes déclarations, Frack Longdubat avait d’ailleurs demander en mariage Alice Selwyn le matin même, au plus grand contentement de sa romantique petite amie. Le Cupidon métamorphosa l’instrument en cuivre en une lyre et se raclant la gorge, il déclara :

« Ode à Evelyn Rosier, de la part de Sirius Black ! »

Lily observa l’air suspicieux de la jeune fille. A juste titre, pensa-t-elle. Le garçon n’avait eu de cesse de la poursuivre pour obtenir son attention, et la blonde – comme à son habitude – s’était contentée de l’ignorer et de vaquer à ses occupations. Lily pouvait de nouveau entendre des chuchotements réprobateurs de Lupin, demandant à Black d’annuler le sortilège, mais le messager enchanté entamait déjà sa chanson :

Ô toi, Aphrodite, issue du Rosier,
Que la nature a tant gâtée :
Ton port de tête si altier,
Tes cheveux ondulés, dorées
Et enfin tes yeux où se noyer.

Ta bouche douce, fine et rosée,
Si encline à me rabrouer,
Qu’il me plait à embrasser,
Dont les baisers toujours volés
Ne cessent de m’obséder.


Et on ne pouvait le dénier, Rosier était d’une beauté envoutante, qui n’avait cesser de se développer durant leurs croissances. Actuellement en cinquième année, elle irradiait. Ne semblant pas impressionnée par les premiers louanges du poème, elle demeurait muette et bien qu'avec un léger sourire aux lèvres. Sourire qui disparut progressivement au fur et à mesure de l’avancée des vers.

Bien plus belle que dotée
D’une véritable personnalité,
Il n’y a donc pas grand à trouver
Pour peu qu’on cherche à discerner.
Si peu de qualités, ta beauté exceptée.


Comme il me tarde de t’épouser !
Bien que je ne puisse déterminer
Si c’est par hâte de te déflorer,
Ou par joie de pouvoir t’exciser
De ton nid de serpents dégénérés.


Alors que Rosier pâlissait à vue d’œil, sans bouger d’un iota comme si elle avait été victime d’un sortilège d’immobilisation, Avery se tourna violemment vers la table des Gryffondor. Il lança un regard noir à Potter et sa clique et fit un doigt d’honneur à Black, qui lui répondit par un clin d’œil amusé.

Après nos noces dument célébrées
Viendra le moment de consommer.
L’idée même d’enfin te posséder
Enivre ma virilité déjà tant excitée.
Ah ! Comme il me plait de deviner…


On entendit un grincement de chaise et des pas claquer contre le sol de pierre de la pièce. Lorsque Lily leva les yeux, elle eut tout loisir de se rendre compte qu’il s’agissait du professeur McGonagall qui se précipitait vers l’objet, la baguette à la main pour faire cesser ce piètre spectacle. Le professeur Dumbledore n'était pas présent ce soir-là, mais sans nul doute aurait-il pu arrêter ce cirque d'un claquement de doigt, lui.

Tes courbes à se damner,
Juste sous moi à se tortiller,
En de lascifs soupirs me nimber,
Pendant qu’en toi je labourerais,
A t’engrosser d’un héritier.


Elle eut beau lancer autant de sorts que possibles, l’angelot poursuivait son Ode d’humiliation. Elle demanda l’assistance de du professeur Slughorn qui semblait totalement pétrifié par ce qu’il entendait. Il ne cessait d’observer les deux tables pleines d’inimitié, comme absolument perdu. Ce fut le professeur Flitwick qui la rejoignit, bien qu'il ne rencontra pas plus de succès à stopper cette débâcle.

Si nos débuts seront enflammés,
Mon entrain finira par péricliter.
Auprès de naïades irai-je me consoler
Et d’allègres bâtards seront engendrés.
D’être cocufiée tu ne pourras échapper.


A ce moment-là, Lily entendit glousser Mary à leurs tables. La rousse lui lança un regard noir, que sa camarade occulta, trop contente d’avoir du grain à moudre sur la fille de Serpentard qu’elle n’appréciait pas le moins du monde. La réciproque était vraie, mais Lily ne pensait pas que Rosier serait aller jusqu’à se réjouir publiquement d’un tel affront, quoi qu’elle pouvait penser à propos de Mary.

Tous les attraits dont la nature t’a gratifié,
Le temps finira assurément par les lui restituer.
Alors que ta grâce se flétrira pour ensuite se faner,
Ne te restera plus que tes splendeurs passées.
Ô toi, issue du Rosier, à devenir une Héra bouffie d’épines tu es destinée.


Dès que l’angelot eut fini, il claqua des doigts et des pétales de roses tombèrent sur la demoiselle qui resta droite, immobile et silencieuse durant quelques instants. Il régnait un silence de mort.

Evelyn Rosier se leva de son banc, avec autant de dignité qu’elle pouvait avoir en cet instant, et sorti sans un mot de la Grande Salle. Elle n’eut à aucun moment un regard pour la table de Griffondor, où Sirius Black riait alors que Lupin le fixait avec désapprobation, ni pour sa propre maison où des chuchotements réprobateurs planèrent. Lily eut furtivement envie de la suivre, même si elles n’étaient pas amie, il n’existait pas d’antagonisme entre les deux filles ; surtout que la première la protégeait toujours des insultes d’Avery et Mulciber. Puis Lily se dit que si elle avait été humiliée de la sorte – par son fiancé, de surcroît – elle aurait voulu s’isoler pour pleurer de tout son soul.

Si Lily avait eu quelques étincelles d’estime pour Sirius Black, ces dernières venaient de disparaître. C’est pour cette raison qu’elle n’intervint pas lorsque Regulus Black se leva comme un diable et fonça sur son frère pour le frapper, soutenu par Avery et Mulciber. Elle se décala même légèrement pour leurs laisser davantage de leste.
Dernière édition par Hortensea le 08 oct. 2017 - 01:16, édité 5 fois.

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Ella C.
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 7 octobre

Message par Ella C. » 07 oct. 2017 - 21:11

Titre : Représentation
Défi Scénaristique : Votre personnage est perdu, physiquement, mentalement
Défi Stylistique: 3 descriptions détaillées
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 491
Personnages : Lavande
Rating : /
Le silence s’étendait, épais, entre les lits du dortoir. L’obscurité avait effacé les couleurs de Gryffondor, laissant le camaïeu de nuit s’emparer d’un monde où seuls quelques timides raies rouges, dévoilées par les rayons de lune, dénotaient. Les rideaux de velours rabattus formaient autant de cocon de douceur autour des Cinquièmes Années endormies, étouffant les faibles souffles du sommeil comme les lueurs des yeux bien ouverts de Lavande, qui avait depuis longtemps renoncé à dormir.

La sorcière passa une main sur son visage mais ne parvint pas en détendre les muscles soucieux. Elle avait bien tenté de compter les accrocs du mur, reliquats de ses tentatives ratées d’y accrocher un poster en Première Année, ou de dessiner des constellations dans l’horizon d’étoiles enchantées au plafond avec l’aide de Parvati, bien plus douée en Sortilèges. Mais ses pensées ne voulaient se satisfaire de ces leurres, et revenaient au point précis qu’elle voulait oublier.

De guerre lasse, la Sang-Mêlé se leva et se glissa à pas de loup dans la salle de bains mitoyenne, dont elle verrouilla la porte d’une formule. Une autre alluma une étincelle sur sa baguette qui, lorsqu’elle la leva à hauteur de visage, projeta des ombres biscornues sur ses traits. Sa peau noire semblait briller dans les zones les plus éclairées, ou se fondait avec le décor pour les coins plus éloignés. Son nez dessinait un rectangle sur sa joue. Ses cernes n’en paraissaient que plus visibles et les plis de son front que plus creusés.

Elle se regarda et tenta de s’interroger. S’interroger profondément, sans penser aux conséquences de la réponse, aux préjugés, à ses présupposés bousculés ou à la multitude d’autres petites piques qui palpitaient sur ses neurones. Elle ne voulait pas se concentrer sur les insinuations qui découlaient de sa question, qu’elle qu’en serait l’embouchure. Parce que la bouffée de réconfort avait été bien réelle, cet après-midi-là, quand elle s’était plongée dans cette bande-dessinée moldue prêtée par Hannah ; parce qu’elle y avait reconnu au moins une moitié d’elle, mais que l’autre clochait toujours. Parce qu’elle ne pouvait pas aimer regarder les garçons et tomber amoureuse de sa meilleure amie en même temps. Ce n’était pas logique. Mais elle ne pouvait pas ressentir ces fourmillements, si elle n’était pas amoureuse. Elle avait l’impression de mentir à Parvati de surcroît, en lui cachant ses doutes alors qu’elle lui avait toujours tout partagé.

Elle ouvrit le robinet et passa son visage sous l’eau froide. Le contraste piquant sa peau la réveilla, sans l’éclairer. Les filets liquides tournoyaient dans le lavabo, rendus irisés par l’éclat de sa baguette. Des paillettes microscopiques de bleu, de vert et de jaune s’écoulant dans les canalisations, apparaissant, disparaissant en quelques secondes. Il était tellement plus facile de se laisser hypnotiser par leur ballet que de poursuivre l’examen mental. C’était sans doute lâche, se mentir à soi-même, mais elle se sentait trop démunie pour s’y contraindre quand ses seuls renseignements tenaient en livre inachevé.
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icequeen38
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 7 octobre

Message par icequeen38 » 07 oct. 2017 - 21:17

Titre : Rêveries
Défi Scénaristique : Votre personnage est sur le point d'accomplir un de ses rêves : à vous de décider s'il réussit ou pas
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 111 mots
Personnages : Sirius BlackxOC
Rating : K+
Je suis une élève de Poudlard. Depuis ma première année, je ne rêve que d’être proche de Sirius. Ça s’est fait petit à petit. Je l’ai accompagné et je l’ai aidé alors qu’il se mettait dans une situation disons catastrophique. Heureusement que j’étais là pour l’aider à s’en tirer. Depuis, je n’ai de cesse de me rapprocher de lui. Il y a des regards échangés, des croisements dans les couloirs « sans le faire exprès. » Des livres échangés. Quelques rendez-vous à pré au lard nous ont rapprochés.

Je suis sur le point de l’embrasser. Enfin.

Malheureusement, le réveil de ma copine me tire de ma rêverie. Fait chier.

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Labige
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 7 octobre

Message par Labige » 07 oct. 2017 - 21:30

Titre : ?
Défi Scénaristique ou Stylistique : Stylistique (lipogramme : pas de w et de k (oui ok je triche :ange: ))
Fandom : HP
Nombre de mots : 584
Personnages : Harry, Lily, James, Peter, Sirius
Rating :
Soudain, elle entend une voix grave, familière, qui lui donne un frisson qui remonte le long de son dos.

Elle revient dans le couloir et court vers James, pull à la main. Lily l’enlace comme si leur vie en dépendait alors qu’il n’est parti que quelques heures. Une soirée en bonne compagnie pourtant – elle apprécie toujours les longues conversations et chamailleries avec Sirius – mais l’ambiance morose a pris le pas sur tout, cette nuit-là. Sur le rire de Sirius, sur les lectures de Lily et ils se sont à peine parlé.
L’attente était pire que tout. Parce que James revient avec l’espoir d’un lendemain meilleur. Plus à l’abri.

« Tu penses que tu peux rassembler nos affaires ? On peut s’installer dans la maison, tout est prêt, dit James avant de l’embrasser sur le front. »

Lily voit Peter derrière James et elle lui sourit. Elle ressent tellement de sympathie pour lui alors que les derniers mois, leurs missions respectives, l’enfant, son couple, tout les a séparés davantage qu’avant. Elle ne sait pas grand-chose de cet homme qui tient leur destin entre leurs mains ; elle n’a que les souvenirs de leur adolescence et la confiance de James en lui. Leur amitié, malgré tout.

Elle se précipite dans les différentes pièces, ramasse tout ce qu’elle trouve ; refait un deuxième tour pour être certaine de ne pas oublier un petit bout d’eux dans cet endroit qu’elle ne supporte plus. Elle veut redécouvrir cette maison qu’elle a vue plusieurs fois ; elle veut emménager dans un endroit avec les deux hommes de sa vie et s’y sentir en sécurité.
Lily sent aussi cette impatiente dans les gestes et les mots de James. Elle entend vaguement sa discussion avec Sirius et Peter au salon. Ils se disent surement au revoir, une dernière fois. Elle n’écoute pas ; ce moment est intime. Ils se connaissent et s’apprécient depuis si longtemps, surtout Sirius. Le lien fraternel qui le lie à James est si fort qu’elle en est souvent jalouse. Aujourd’hui elle passe outre.
Cette maison devient la leur. Vraiment, cette fois. Pas seulement sur le papier. James ne voulait pas y habiter avant parce qu’ils devinaient que cet endroit serait le premier où les Mangemorts les chercheraient. Jamais avait ainsi sacrifié son héritage pour leur famille. A présent, il pouvait fusionner les deux.

La jeune femme pose le sac devant la porte d’entrée, puis elle se glisse dans le salon où la conversation s’interrompt un instant. Les mots sont suspendus. James tient Harry endormi dans ses bras qui grommelle des mots sans s’en rendre compte. Sirius leur dit qu’il l’a entendu dire son prénom mais Lily et James haussent un sourcil avant de rire de la conviction de leur ami.

Ils s’embrassent une dernière fois, ils remercient encore Peter. La chaleur qui irradie de cet instant ancre dans leurs mémoires cette séparation. Lily touche doucement Sirius sur le bras puis elle lui murmure que dans deux jours, six mois ou un an, tout sera pareil. Elle lui promet.

Sirius hoche la tête avant de détourner un regard que son amie devine embué. Elle salue Peter et se retourne. Enfin. Ils sortent de l’appartement et transplanent. Lily découvre la joie de James de rentrer enfin chez lui pour bâtir à trois leurs vies. Si tout se passe bien, ils fêteront dans quatre mois Noël tandis que Voldemort les cherchera en vain.

Ils se croient en sécurité, c’est si puissant que rien ne peut à cet instant ébranler leur confiance.
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Bibi2
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 7 octobre

Message par Bibi2 » 07 oct. 2017 - 21:37

Titre : Le père-noël a disparu
Défi Stylistique : Vous devez employer un lipogramme dans votre texte, d'une lettre de votre choix (lettre Z)
ET
Défi Scénaristique : Votre personnage est sur le point d'accomplir un de ses rêves : à vous de décider s'il réussit ou pas
Fandom : Original
Nombre de mots : 349
Personnages : Gérard, Jack
Rating : Tout public
L’atelier grouillait de rubans et de papiers cadeaux multicolores. Les machines étaient silencieuses depuis le matin et les lutins s’étaient tous précipités sur le grand canapé pour surveiller la course du patron.

Gérard, tapi seul dans son coin, soupirait. Voir défiler un point rouge lumineux sur une carte interactive lui donnait le bourdon. Comment pouvait-on connaître l’aventure en restant ad vitam aeternam dans cet atelier ? Pourquoi ne pouvait-il pas lui aussi sauter de cheminée en cheminée aux quatre coins de la planète ? En cette nuit de Noël, Gérard s’apitoyait. Il n’était pas un lutin ordinaire. Constamment perdu dans ses livres ou ses pensées, personne ne l’avait vraiment compris.

Soudain, un cri catastrophé s’éleva bientôt suivi par une cacophonie qui tira le lutin de sa torpeur. Agacé, il sauta sur ses jambes gringalettes et marcha en grognant vers ses collègues.

« Il a disparu ! s’affolait Jack, le contremaître.
— Quoi donc ? soupira Gérard.
— Le point lumineux ! Il n’émet plus ! »

Gérard n’était pas sûr de comprendre mais Jack s’empressa de lui confirmer leur pire crainte :

« Le père-noël a disparu ! »
— Disparu ? En pleine tournée annuelle ?
— La dernière fois, il était au-dessus de Paris. Puis, pfiou, plus rien ! Envolé !
— C’est peut-être simplement la batterie, résonna Gérard. Il suffit que le transistor ait chauffé un peu, que le court-circuit ait endommagé le conduit et…
— Écoute Gérard, coupa Jack énervé, tu sais tous ce qu’on pense de tes petits discours moralisateurs ? Alors, je t’en prie, mets-la en veilleuse ! Je crois que tu n’as pas bien compris le problème, le patron a disparu. Avec ses jouets. Et il n’a pas donné de signe de vie depuis. Alors, sauf si tu as une merveilleuse idée qui nous le ramènerait, tais-toi. »

Gérard fit volte-face. Les yeux humides, le rouge aux joues, il sortit précipitamment de l’atelier.

La lune était ronde, jetant ses reflets argentés sur la poudreuse scintillante. Un faisceau de lumière filait vers le hangar lui donnant une idée complètement folle : il sauverait le père-noël, foi de Gérard !
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Clo32
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 7 octobre

Message par Clo32 » 07 oct. 2017 - 21:55

Titre : 400m
Défi Stylistique : Vous devez employer un lipogramme dans votre texte, d'une lettre de votre choix (lettre W et Z :mrgreen: )
ET
Défi Scénaristique : Votre personnage est sur le point d'accomplir un de ses rêves : à vous de décider s'il réussit ou pas
Fandom : Original
Nombre de mots : 523
Personnages : Sacha
Rating : Tout public
Sacha prit une longue inspiration. Et expira profondément, vidant complètement ses poumons. Il recommença l'exercice deux fois et fit rouler sa tête de façon à s'étirer les muscles du cou. Il s'étira également les poignets et les chevilles avant de sautiller sur place pour se motiver. C'était la grande finale, la toute dernière course de l'année. Les recruteurs étaient là, il ne pouvait pas se permettre de se louper. Bien sûr, vu ses adversaires (Hugo Chaponnet était déjà sélectionné en équipe de France, c'était le meilleur de la région), Sacha n'avait que peu de chance de finir en tête. Non, ce qu'il lui fallait, ce que Manu lui avait bien répété, c'était le podium. Les recruteurs étaient au courant de sa blessure, qu'il avait passé l'année de seconde en rééducation à cause des croisés, qu'il avait juste repris la compétition le mois dernier. Ses résultats étaient plutôt bons pour l'instant et s'il arrivait à finir dans le trio de tête sur cette finale, il montrait non seulement qu'il avait le mental pour courir après une blessure mais surtout qu'il était revenu à son niveau d'avant.

Le garçon prit position sur le starting block et posa ses doigts contre la ligne de départ. Il était à la corde, il détestait ça. Non, il ne fallait pas qu'il pense à ça. Vide ton esprit, souffle, concentre-toi.

Le coup de feu retentit. Sacha jaillit du block en même temps que ses concurrents. Il allongea ses foulées, se redressa petit à petit. Légèrement penché vers l'intérieur de la piste, il amorça le premier virage, rattrapant son voisin de droite. Il entama la ligne droite relâché, prenant un peu d'avance. Il était à sa vitesse maximale, c'était la partie la plus importante de la course. Le deuxième virage apparut plus vite qu'il l'avait imaginé et Sacha poussa fort sur ses appuis pour compenser la perte de vitesse. La dernière ligne droite était là, c'était le moment de tout donner. La partie la plus difficile, où tout son corps était fatigué, où il sentait la tension dans son genou droit. Il avait l'impression de courir contre un mur.

Puisant dans ses dernières forces, Sacha allongea sa foulée et franchit la ligne d'arrivée. Il se força à ralentir le rythme jusqu'à être capable de s'arrêter. Il posa les mains sur ses genoux pour reprendre son souffle et ferma les yeux. Il était pas premier, c'était sûr. Chaponnet était devant tout le monde, il avait tracé et était en dessous des 50s.

Sacha sentit qu'on le secouait et il ouvrit les yeux pour voir Manu, son entraîneur, rayonnant de bonheur.

"Tu l'as fait bordel ! Tu l'as fait !"

Sacha tourna la tête vers le grand écran du stade. Il était deuxième. Putain. Il était deuxième. 50 secondes et 36 dixièmes. Il avait même battu son record d'avant-blessure.

"Sacha, t'es un génie mec !"

Manu le serra dans ses bras et Sacha éclata de rire. C'était bon.

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I'm sorry, I didn't know there were specific sorority sanctioned rules on where you can and cannot drink after murder
Sweet Vicious


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Ella C.
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 7 octobre

Message par Ella C. » 07 oct. 2017 - 21:56

Titre : Pouvoir
Défi Scénaristique ou Stylistique : Stylistique (lipogramme : pas de n)
Fandom : /
Nombre de mots : 80
Personnages : /
Rating : /
Les pieds sur les pavés, bras levés, le cri de voix multiples
Qui rage au cœur, qui assuré, exhibe ses lettres de feutre
Désireux de protester pour la même fierté
Celui qui trouve l’écho parmi la masse des autres.

Les immeubles de Paris observateurs immobiles
Calmes sous les coups du tambour qui rythme le pas pluriel
Détrompez-vous, ils sont calmes, pacifiques les marcheurs
Pas assez rêveurs pour croire à l’impact immédiat
Mais résolus pour après, pouvoir faire valoir leur combat.
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BellaCarlisle
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Re: [Textes] Nuit Insolite du 7 octobre

Message par BellaCarlisle » 07 oct. 2017 - 21:58

Titre : Sombrer
Défi Scénaristique : Votre personnage est sur le point d'accomplir un de ses rêves : à vous de décider s'il réussit ou pas
Fandom : Avengers
Nombre de mots : 348
Personnages : Phil Coulson
Rating : Tout public
Phil aurait dû savoir que rien ne se passerait correctement.

Les ennuis avaient débuté dès l’instant où les futurs membres du groupe qui portait désormais le nom d’Avengers s’étaient réunis au bord de l’héliporter. Les tensions ne cessaient de les agiter, les coups bas fusaient et aucun d’entre eux ne parvenait à trouver une solution pour arrêter Loki et les armées ennemies qui s’étaient alliées à lui.

L’Agent s’était dit qu’avec un peu de chance, il trouverait du temps pour faire signer ses cartes à Captain America, son idole depuis son enfance. Après tout, il suffisait de quelques courtes minutes et d’un stylo pour assurer le rêve qu’il voulait réaliser depuis qu’il avait appris que le soldat américain était vivant.

Bien entendu, il y avait eu quelques complications. Premièrement, Clint Barton était passé à l’ennemi, ce qui signifiait que les troupes adverses avaient un léger avantage puisque l’espion était extrêmement doué. Deuxièmement, l’équipe n’était pas assez soudée pour faire face à un dieu manipulateur qui percevait chacune de leurs faiblesses. Et troisièmement, ils étaient presque tous humains et donc mortels.

Lorsque le premier réacteur de l’héliporter avait été endommagé, Phil croyait qu’un coup de main de la part de Tony serait suffisant. Mais il y avait eu l’arrivée d’agents sous le contrôle de Loki, les combats, la transformation de Hulk. Tant d’éléments qui obligeaient l’agent Coulson à agir le plus rapidement possible.

On lui avait demandé plusieurs fois s’il serait prêt à donner sa vie pour sa patrie. Quand il était entré au Shield, il l’avait juré. Et il y pensait encore lorsque le sceptre du dieu du mensonge transperça son cœur, le surprenant tant le coup avait été inattendu.

Il voyait de moins en moins et le visage de Fury lui parut flou. Ainsi, c’était si étrange de mourir. Il n’avait plus beaucoup de forces mais il fit comprendre à son supérieur qu’il fallait une bonne raison pour réunir les Avengers.

Alors que son cœur s’arrêtait de battre, il songea à ses cartes, dans son casier, et à ce rêve d’enfance qui ne verrait jamais le jour.
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dedellia
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Inscription : 21 oct. 2012 - 19:13

Re: [Textes] Nuit Insolite du 7 octobre

Message par dedellia » 07 oct. 2017 - 22:01

Titre : Tu aurais pu rester
Défi Scénaristique ou Stylistique : Écrire sans R
Fandom : aucun
Nombre de mots : 70
Personnages : aucun
Rating : tout public
J'ai été oubliée
Ou bien délaissée
Tu as tout jeté
Tout abandonné
Amitié
Était-ce si difficile ?
Connaissance ?
Bien plus facile
Mais non!
Inconnue, ça a été
Effacée, je suis
Effacées toutes ses années
J'ai imaginé, halluciné ?
Je t'en veux, oui, je t'en veux
Tu as tout démoli
Tout ce que nous avons vécu
M'as-tu seulement aimée?
Je doute
Voilà ce que tu m'as fait :
Je doute de toutes ces années
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Haru Nonaka
Elève de septième année
Messages : 202
Inscription : 10 déc. 2010 - 06:07

Re: [Textes] Nuit Insolite du 7 octobre

Message par Haru Nonaka » 07 oct. 2017 - 22:04

Titre :
Défi Scénaristique ou Stylistique : Écrire sans E
Fandom : HP
Nombre de mots : 133
Personnages : Charlie Weasley
Rating : tout public
"Un matin normal dans la plaine.
Il connaissait la chanson, ça allait toujours ainsi: un dragon s’agrippait au mur trop haut, sautait dans un jardin voisin. A partir d'un instant, tout implosait, l’organisation s’affolait. Il passait un dur instant, Marta criait, il subissait, rougissait aussi. Mais il avait choisi tout ça, voulu ça tout garçon, alors il aspirait l’air, soufflait, puis courrait.

La bataille avait pour opposant, non pas un magyar puissant, mais son frisson a lui, un froid dans son corps. parfois ça allait, parfois non. Tantôt tout partait au galop, savoir, subir, dans un instant il y avait tant qui pouvait … parfois la raison n’aidait pas, agir oui, mouvoir son corps, ouvrir aux instincts un couloir, suivant l’intuition.
Pour voir l’aube d'un jour normal dans la cour aux dragon . "
Dernière édition par Haru Nonaka le 08 oct. 2017 - 01:18, édité 2 fois.
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