[Textes] Nuit du 9 septembre

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AlwaysLS
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Re: [Textes] Nuit du 9 septembre

Message par AlwaysLS » 09 sept. 2017 - 22:28

Titre : Rire
Thème (écrit ou image) : Rire
Fandom : HP
Nombre de mots : 196
Personnages : Sirius Black
Rating : tout public
Il n’avait opposé aucune résistance contre toute attente. Il avait gardé sa baguette dans sa main droite. Il ne l’avait pas lâchée mais ne l’avait pas utilisée. Il n’avait pas eu le courage de l’utiliser contre lui. Il l’avait laissé fuir comme le lâche qu’il était. A présent, il était entouré de douze cadavres de douze personnes innocentes qui avaient simplement la malchance d’être présents, dans cette rue, à ce moment précis. Il ne savait plus quoi faire. Tout son monde avait éclaté, brisé en mille morceaux. Des morceaux que même le plus puissant des sortilèges ne pourrait réparer. Lui savait ce qui s’était réellement passé. Son meilleur ami, le seul qui lui restait, ne le saurait jamais. Il penserait sûrement que tout était de sa faute et il aurait raison.Tout était de sa faute. C’était lui qui avait fait le mauvais choix, accordé sa confiance à la mauvaise personne. C’était la plus grande erreur qu’il n’avait jamais faite. Désormais, il était seul.
Il n’avait opposé aucune résistance. Il n’avait pas prononcé une seule syllabe. Il avait éclaté d’un rire franc et chaleureux. Un rire qui ressemblait étrangement à celui d’un chien.
" Bien sûr que ça se passe dans ta tête, Harry, mais pourquoi donc faudrait-il en conclure que ce n'est pas réel?"
Albus Dumbledore, HP 7


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Westyversionfrench
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Re: [Textes] Nuit du 9 septembre

Message par Westyversionfrench » 09 sept. 2017 - 22:41

Titre : Crowned
Thème (écrit ou image) : Image
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 352
Personnages : Ronald Weasley / Draco Malfoy
Rating : Tous Publics
Ron ouvrit les yeux avec difficulté. L'intérieur de la chambre était baigné d'une lumière pâle, entre le bleu et le gris, et le soleil matinal n'avait pas encore percé la couche des nuages qui couvait la ville. Un mouvement à sa droite lui fit tourner la tête. Celle-ci était inévitablement douloureuse, et il ne pouvait s'en prendre qu'à lui-même. Cependant, il n'avait pas été assez ivre pour perdre la mémoire et un vague sourire satisfait s'inscrivit sur ses lèvres à la pensée des ébats de la nuit passée. Il mit un peu de temps toutefois à se remémorer qui avait été son partenaire. Il posa le regard sur l'autre occupant du lit, qui ronflait un peu et se figea.

Deux sentiments le traversèrent simultanément : le choc et l'amusement. Le premier était dû à l'identité de son amant : Draco Malfoy. Il voulait bien croire que l'alcool altérait le jugement, mais de là à ramener chez lui son pire souvenir d'école, c'était un peu exagéré. Malgré cette découverte contrariante, l'image d'un Malfoy la bouche ouverte, un filet de bave coulant sur le menton et l'oreiller, qui ronflait, était indéniablement cocasse. Il détailla scrupuleusement son exploit de la nuit précédente.

Malfoy avait à peu près la même coupe de cheveux qu'à Poudlard, bien qu'il ne les enduise plus de gel. Il avait laissé une barbe inégale lui manger les joues et s'il était toujours très mince, des muscles moins ronds modelaient toutefois sa peau claire. Il distingua, juste sous son pectoral gauche, un tatouage de taille modeste en forme de couronne. Ce fait l'amusa. Qu'était-ce donc que cela ? Après avoir cligné plusieurs fois des yeux, Ron réalisa que ce n'était pas sa gueule de bois qui déformait le dessin sur la peau blafarde, mais bel et bien le motif qui se distendait. De couronne, le noir ornement se contorsionnait pour prendre l'aspect d'un grand W calligraphié. Ron ouvrit la bouche, choqué. Qu'est-ce que c'était que cette connerie ? Il secoua l'autre jeune homme avec force, bel et bien éveillé cette fois, prêt à obtenir des explications sur cet odieux choix de tatouage.
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BellaCarlisle
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Re: [Textes] Nuit du 9 septembre

Message par BellaCarlisle » 09 sept. 2017 - 22:52

Titre : Un dessin pour une pensée
Thème : Rire + image
Fandom : /
Nombre de mots : 100
Personnages : /
Rating : Tout public
La plume se délie doucement alors que les oiseaux s’envolent. Elle a gravé la liberté sur sa peau, pour ne jamais oublier ces années enfermées dans les prisons de l’état sous l’œil avide des scientifiques. Ils ont voulu marquer sa chair avec des nombres, elle a tatoué son épiderme pour prouver que son corps lui appartient.

Un rire s’échappe de sa gorge, il prend de l’ampleur, grandissant à chaque seconde. La mer a un goût de sel, le vent caresse sa peau et le murmure des vagues la berce.

Un dessin pour une pensée.
Elle ne sera plus leur cobaye.
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Chiron
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Re: [Textes] Nuit du 9 septembre

Message par Chiron » 09 sept. 2017 - 22:55

Titre : L'homme qui ne riait plus
Thème (écrit ou image) : Rire
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 466
Personnages : George Weasley
Rating : tous publics
George tituba, et se raccrocha au mur de justesse. Il resta immobile un moment. Il avait envie de vomir, et en même temps, il ne voulait vraiment pas se laisser tomber si bas. Si Fred le voyait ! Il se serait payé sa tête, c'est sûr ! Voilà qu'il repensait à Fred. Il n'avait donc pas encore assez bu. Mais Tom, le tenancier du Chaudron Baveur l'avait mis dehors, et il n'avait plus le temps de se trouver un autre bar. Chez les moldus, peut être ? Juste un verre de plus, et il ne penserait plus à Fred. Juste un verre poour oublier son rire.
Il était assis sur le bitume, les pieds dépassant du trottoir. Il restait là, à regarder la nuit, et à penser à ce verre bienfaiteur que Tom lui avait refusé. Un groupe de jeunes gens passèrent devant lui. Ils ne le voyaient pas. Ils riaient.
Ils riaient mal, pensa George. Ils ne savaient pas rire. Il aurait pu leur expliquer, lui, s'il avait eu la force de se lever. Le rire, c'était toute sa vie. C'était toute leur vie. La sienne et celle de Fr... Maudit Tom ! Il n'avait besoin que d'un verre de miséricorde pour l'oublier, et ce barman infernal l'avait jeté dehors. Sans compassion.
Les jeunes gens avaient commencé à chanter. Certains d'entre eux, en tout cas. Les autres les regardaient, hilare. Leur rire était laid, songea George. Il sonnait mal. Il avait envie de leur montrer comment on riait. Il essaya de tendre ses joues. Ses zygomatiques, comme disaient les guérisseurs. Il n'y arrivait plus. Il était pourtant doué, pour cela.
George se leva difficilement. Il se traina lourdement jusqu'à une rangée de voiture. Il n'y voyait pas bien, mais un lampadaire lui prmettait de regarder son visage dans le noir. Il essaya encore. Tirer le coin des lèvres vers l'oreille. Sourire. Puis rire. Il n'y arrivait plus. C'était comme si les muscles de son visage ne savaient plus comment faire. Il essaya de tirer avec ses doigts, pour voir. C'était ridicule. Il croyait se souvenir qu'il y avait un petit muscle à l'intérieur de sa bouche qui l'aidait, autrefois. Le muscle du rire. Il n'avait jamais pensé qu'il y avait un muscle du rire. C'était tout simplement naturel. Il riait. Fred riait avec lui. Ils riaient ensemble, et ils faisaient rire tous ceux qui les entouraient. Mais plus maintenant. Maintenant, son visage était flasque et froid, et il ne répondait plus à l'ordre que lui envoyait George. L'ordre de rire. Il en était devenu incapable.
George s'effondra sur le sol. Il lutta contre le sommeil. Il ne voulait pas dormir. Fred l'attendait dans ses rêves. Pas son Fred, mais un Fred mort, terrifiant. Un Fred qui était devenu comme lui, et qui ne riait plus.

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Lyssa7
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Re: [Textes] Nuit du 9 septembre

Message par Lyssa7 » 09 sept. 2017 - 22:56

Titre : Rires endormis.
Thème : Rire
Fandom : HP
Nombre de mots : Environ 200 mots
Personnages : Michael Corner/ Mandy Brocklehurst.
Rating : Tout public
Son rire. Il y a si longtemps qu’il ne l’a pas entendu. Il se demande parfois s’il ne l’a pas rêvé, imaginé.

Les rires. Il y a bien longtemps qu’ils se sont endormis. Leurs yeux ne reflètent plus la candeur de l’innocence, les joies de l’adolescence.

Elle sourit douloureusement. Ce n’est plus qu’un rictus, une grimace d’angoisse.

- Tu n’arrives pas à dormir ?

Ce n’est pas une question. Il sait qu’elle non plus ne dort plus beaucoup. Les cernes lui mangent la moitié du visage et elle est de plus en plus pâle chaque jour qui passe. Michael inspire profondément et ses doigts s’enfoncent dans le tissu de l’accoudoir. Il détourne le regard.

- J’avais besoin de réfléchir.
Elle ne répond pas. Avant, Mandy aurait ri, se serait moquée de son mensonge. Les temps ont changés.
Elle discerne parfaitement la lueur hantée qui habite ses prunelles noires. Elle pose une main sur son épaule.

- Tu devrais te reposer, Corner.
- Demain ne sera pas meilleur qu’hier. Ils seront toujours là.
- Je sais.
- J’aurais voulu faire quelque chose. J’aurai voulu…
- Je sais.
- Il n’avait que onze ans.

Cette fois, les mots sont superflus. Et les rires ne sont plus qu’une légende.
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Eejil9
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Re: [Textes] Nuit du 9 septembre

Message par Eejil9 » 09 sept. 2017 - 22:56

Titre : Fausse note
Thème : Rire
Fandom : HP
Nombre de mots : 516
Personnages : Les Weasley
Rating : Tout public
Molly adorait l’été. La chaleur, la douceur, cette saison lui avait toujours parlé. Mais elle comptait d’autant plus depuis que les enfants étaient à Poudlard. Parce que c’était le moment où ils rentraient, c’était le moment où la famille était enfin réunie, ou presque. Mais ce qu’elle préférait avant toute chose, c’était d’entendre leurs rires résonner dans le Terrier et se propager, atténués par la moiteur de l’été. A Noël, le froid et les portes fermées étouffaient ces éclats qui emplissait son cœur de joie.
Chacun de ses enfants avait un rire différent. Celui de Ginny était un trille, hardi et musical. Celui de Percy était bref et un peu suranné. Celui de Charlie était discret et doux. Celui de Ron était fort et incontrôlé. Celui de Bill était affirmé et grave, depuis l’enfance. Même les jumeaux avaient un rire différent : ils avaient beau se faire passer l’un pour l’autre, Molly savait qu’elle les confondait bien moins qu’ils ne voulaient bien l’admettre.
Le rire de Fred éclatait toujours d’abord, haut et clair. Celui de George arrivait ensuite, un peu plus bas, un peu moins fort, un demi-ton en dessous.
Molly aimait les rires de ses enfants, elle aimait la symphonie qu’ils formaient lorsqu’ils étaient liés. Lorsqu’ils résonnaient tous ensemble, le morceau n’en était que plus beau. Mais Bill avait quitté la maison, puis Charlie. Harry était venu de plus en plus, avec son rire de souris, comme s’il s’excusait constamment d’être là… Molly aimait particulièrement quand il oubliait de se retenir, et que l’éclat s’affirmait à en faire trembler les murs. Percy était parti, et même si ne plus l’entendre emplissait le cœur de sa mère d’une insupportable mélancolie, elle savait qu’il riait, ailleurs, quelque part, et cela lui suffisait.
Ces modifications avaient altérée la pièce, mais la musique était restée magique.

Jusqu’au jour où… Molly n’arrivait toujours pas à le formuler. Elle n’arrivait même pas à y penser.
Et pourtant, quelque chose, en cet été 1999, clochait irrémédiablement. Oh, cela avait déjà cloché l’été précédent, mais cela avait été, étonnamment, plus acceptable. L’été précédent, personne n’avait réellement eu envie de rire.
En cet été 1999, la symphonie des rires des enfants Weasley était devenue dissonante. Molly l’avait remarqué lorsque George avait éclaté de rire. Cela avait été sincère, et pourtant, dans la touffeur de l’air d’été, cela avait sonné faux.
Molly avait eu plus d’un an pour pleurer, elle avait compris, faute de pouvoir l’accepter, le caractère définitif de la perte. Et pourtant… Il avait fallu cette matérialité-là, cette altération de la musique si caractéristique de l’été au Terrier, pour comprendre vraiment.
Sans le rire de Fred, rien n’était plus pareil.

Molly posa sa baguette, les pommes qui s’épluchaient toutes seules tombèrent sur la table en un bruit sourd. D’un pas lent, elle partit s’isoler du côté du poulailler.
Elle ne voulait pas que les enfants la voient pleurer. Aucun d’eux n’était plus en enfant, mais cela ne changeait rien.
Ils avaient le droit de rire. Même si le morceau qu’ils jouaient était désormais devenu, aux oreilles de Molly, la plus insupportable des dissonances.
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Api
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Re: [Textes] Nuit du 9 septembre

Message par Api » 09 sept. 2017 - 23:01

Titre : /
Thème (écrit ou image) : Rire
Fandom : HP
Nombre de mots : 314
Personnages : Seamus, Lavande
Rating : TP
Une légère brise, un soleil timide. Seamus s’arrêta un instant pour contempler le bleu presque gris de l’océan qui lui faisait face. Un endroit unique au monde, ce petit bout d’Irlande où il avait l’impression d’être encore innocent. Avec des rochers détenteurs de secrets et des phoques qui venaient parfois se prélasser sur le sable. Un endroit magique.

Le jeune homme dévala la petite dune, savourant le contact du sable entre ses doigts de pieds. Il inspira à plein poumons et se gorgea de la pureté de l’air et de l’odeur iodée qui envahissait ses narines. Un monde de paix.

Il avait mis longtemps à revenir. Comme si le nouveau Seamus, aux épaules striées des cicatrices de la guerre ne pouvaient pas venir polluer la plage enchanteresse de sa jeunesse. Comme si les souvenirs douloureux risquaient de fâner les fleurs. Et surtout, il y avait cette certitude qu’il n’avait plus les mains vierges. Entachées. Des mains incapables de sauver Lavande de ses tourments, incapables de rassurer ses amis.
Oui, il avait mis longtemps à revenir. Il passa la langue sur ses lèvres et retrouva un goût de sel. Remua les lèvres.

- Tu viens ?

Il se retourna vers Lavande qui s’était immobilisée, légèrement en arrière. Le foulard qui lui entourait le cou flottait paresseusement, une longue flamme verte dans le ciel bleu. Fragile, autant que lui.

- Ca me donne le vertige, murmura-t-elle, droite comme une baguette.

Elle parlait de l’immensité, il le savait. Après les murs de l’hôpital, puis ceux de sa chambres, Lavande avait oublié que le monde était vaste.
Seamus agita discrètement sa baguette et une gerbe d’eau salée éclaboussa la jeune fille. Trempée, elle resta silencieuse pendant quelques secondes qui semblèrent à Seamus aussi longues que toute une vie. Avant de rire.

Et, dans ce rire qu’il avait tant espéré, Seamus rêva d’un monde qui pourrait devenir le leur.
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Westyversionfrench
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Re: [Textes] Nuit du 9 septembre

Message par Westyversionfrench » 09 sept. 2017 - 23:25

Titre : Great Quality
Thème (écrit ou image) : « Bienséance »
Fandom : Downton Abbey
Nombre de mots : 246
Personnages : Tom Branson / Sybil Crawley
Rating : Tous Publics
Tom Branson was a good man and a person of great quality. Sybil always believed that manners were what mattered in her society and had waited for some kind of modern prince to pick her up in his castle. But, all the earls and dukes she met were just some pet bloke who seemed unable to have their own opinions. They were following the king, the ministers or their parents like they had some holy knowledge. Sybil perspectives changed when she started to work. Having to take care of real men, those who suffered at war, those who missed their families, those who talked to her with their heart make her realize that she no longer belonged to the court. She had more feelings in common with a son of a farmer than with her own sisters. She made new friends despise the gap between their birth. Thomas, which was one of her former servants helped her to take care of a blind soldier and Branson, the chauffeur, could listen to her talking politics without a smirk of condescend. Actually, he even seemed to agree with some points. Soon, she only saw his qualities and thought his rude way of speaking and his strong opinions were not that offending. Once, she even wanted to kiss him on the cheek. At the time, she never imagined she would marry him once. But, she did and that day, she realized her life was never a matter of bienseance.
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Api
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Re: [Textes] Nuit du 9 septembre

Message par Api » 09 sept. 2017 - 23:32

Titre : Révolution.
Thème (écrit ou image) : Bienséance
Fandom : Original
Nombre de mots : 100
Personnages : /
Rating : TP
Envoyer valser.

Les salutations d’usage, les questions vides à sens unique. L’heure du thé, les hommes qui fument et les femmes qui cuisinent. Les corsets qui oppriment, l’obsession de la pâleur du teint et les obligations.

L’interdiction d’avoir son propre compte en banque, l’impossibilité d’être mère célibataire sans être honnie. L’assujettissement, les traditions immuables. D’être des ombres de passage, mères pour exister. Les insultes pour avoir aimé, une, un ou plusieurs. Ou pour oser penser, réfléchir, avoir raison.

Envoyer valser ce qui m’empêche d’être vivante, femme, libre.

Envoyer se faire foutre la bienséance si elle m’empêche d’être écoutée. Entendue, considérée.
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BellaCarlisle
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Re: [Textes] Nuit du 9 septembre

Message par BellaCarlisle » 09 sept. 2017 - 23:36

Titre : Bienséance
Thème : Bienséance
Fandom : Game of thrones
Nombre de mots : 368
Personnages : Arya
Rating : Tout public
Sa tunique est sale, ses cheveux retombent de manière désordonnée devant ses yeux alors qu’elle court. Elle entend déjà les remarques désapprobatrices sur son comportement, ces réflexions qui ne changeront jamais mais qui n’ont aucun impact sur sa façon d’être.

Une demoiselle respectable de son rang ne doit pas courir.

Sauf qu’Arya se moque bien de toutes les formes de respect qu’on cherche à lui imposer. Pourquoi, sous le prétexte d’une bienséance ridicule, une femme n’aurait-elle pas le droit de faire ce qu’elle veut ? Souvent, la plus jeune fille des Stark envie ses frères, parce qu’ils ont plus de libertés et qu’ils ne sont pas soumis aux mêmes règles. Une femme n’est qu’un cadeau politique qui sert à consolider des alliances diverses.

Tout ce que la jeune fille souhaite, c’est pouvoir devenir un homme. Monter à cheval à la manière des hommes, porter une épée et s’en servir pour garantir sa propre sécurité. S’habiller comme un homme avec des tuniques et des pantalons plus légers que les lourdes robes de la Cour. Elle laisse les chiffons à Sansa, sa sœur admire le travail des femmes tout en rêvant de princes charmants aux cheveux blonds comme le soleil, tel Joffrey, l’héritier de la couronne.

Arya préfère le monde extérieur, les récits d’aventures qui impliquent des combats au corps à corps plutôt que les rumeurs amoureuses dont elle se fiche royalement. Que telle fille se pâme d’amour pour un garçon quelconque est d’un ennui pour elle, elle ne comprend pas l’enthousiasme de son aînée. Ni celui de toutes ces filles bien élevées qui échangent tant de remarques sur leurs pairs.

Une demoiselle respectable doit savoir s’appliquer dans l’art de la couture.

Ce n’est pas une mauvaise volonté, pas entièrement en tout cas. La cadette de la famille Stark empoigne son aiguille comme une épée, ce qui a le don d’exaspérer sa sœur. Sansa excelle dans la couture, elle reçoit les appréciations élogieuses pendant que sa petite-sœur s’en va courir dans les rues. Arya refuse de devenir une autre Cersei, prenant plutôt exemple sur sa mère.

La plus jeune fille d’Eddard continue ses fuites récurrentes. Au diable la bienséance quand ceux qui cherche à l’imposer sont les premiers à l’enfreindre.
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AlwaysLS
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Re: [Textes] Nuit du 9 septembre

Message par AlwaysLS » 09 sept. 2017 - 23:38

Titre : Nuit passionnée
Thème (écrit ou image) : Bienséance
Fandom : HP
Nombre de mots : 330
Personnages : James Potter/Lily Evans
Rating : - 12 ans

James ouvrit un œil puis l’autre. Il était bien, au chaud, sous les couvertures, leurs jambes entremêlées. Il vit Lily à ses côtés. La couverture la camouflait presque entièrement, seul le haut de son visage, son petit nez, ses yeux encore clos et ses cheveux, était visible. Elle s’était blottie contre lui durant leur courte nuit et son parfum lui chatouillait les narines.
Il se dégagea avec douceur, s’arrachant de l’étreinte de l’être qui tourmentait son cœur depuis quatre ans. Il attrapa ses lunettes, et il y vit immédiatement plus clair. Il devait être huit heures. James se posta à la fenêtre. Il regardait le soleil se lever paresseusement au-dessus du Lac Noir. Le temps s’annonçait magnifique. Son regard se perdit dans montagnes lointaines encore embrumées. Il pensait à sa mère, elle qui adorait les paysages romantiques. Sa mère qui avait tenu à lui inculquer une éducation presque aristocratique, dans les règles de la bienséance. Elle avait tenu à ce qu’il soit poli, respectueux, attentif. Il eut un sourire moqueur en se retournant et constatant que la couverture s’était retroussée et dévoilée la moitié des jambes de sa Lily.
La bienséance que sa mère affectionnait tant aurait voulu que la veille, il ne l'embrassât pas aussi fougueusement, aussi passionnément. La bienséance aurait voulu qu’il la raccompagnât sagement dans son dortoir au lieu de l’emmener dans la Salle sur Demande. La bienséance aurait voulu qu’il ne la déshabillât pas avec envie. La bienséance aurait voulu qu’il ne l’allongeât pas sur le lit. La bienséance aurait voulu qu’il ne cajolât pas ses seins avec autant d’attention. La bienséance aurait voulu qu’il ne la regardât pas avec des yeux noirs de désir. La bienséance aurait voulu qu’il ne la fasse pas gémir ainsi.
- James… chuchota-t-elle, émergeant des bras de Morphée.
James Potter décida, sans regret, que la bienséance pouvait aller se faire voir, avant de retourner vers sa Lily pour l’embrasser de nouveau et de poser une main sur ses jambes nues.
" Bien sûr que ça se passe dans ta tête, Harry, mais pourquoi donc faudrait-il en conclure que ce n'est pas réel?"
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Chiron
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Re: [Textes] Nuit du 9 septembre

Message par Chiron » 09 sept. 2017 - 23:47

Titre : Loin de l'Angleterre
Thème (écrit ou image) : Image ned-rogers sur DA
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 406
Personnages : Seamus Finnigan
Rating : tous publics
– Quand tu m'as dit que tu te retirais dans un coin à l'écart, je dois die que je m'attendais à autre chose, Dean, dit Seamus en s'installant sur le confortable canapé du salon de son ami.
– Et à à quoi, par exemple ?
– Je ne sais pas, moi, à une campagne reculée. Peut-être une chapelle, ou une tour médiévale. Pas une âme vivante à des kilomètres à la ronde.
Dean rit. Cela faisait plaisir de l'entendre à nouveau rire.
– Tu te fais une drôle d'idée de mon métier. Et qu'est-ce que je ferais donc, au milieu de ce désert, s'il te plaît ?
– Peindre des paysages, et des formes abstraites. Maudire l'humanité ingrate qui ne comprend pas ton art. Ce genre de choses.
– Si j'allais m'enterrer au milieu de nulle part, je n vois pas qui je pourrais traiter d'ingrat. J'ai besoin de sentir de la vie autour de moi autant que n'importe qui, Seamus. Simplement, je voulais que ce soient des vies d'inconnus. Des problèmes qui ne me concernent pas.
– Et comment ça se passe ?
– Affreusement, tu t'en doute bien. Je ne suis là que depuis trois semaines, et je crois bien que je commence déjà à les aimer, ces gens. Je connaît la vieille dame du second par son prénom – elle s'appelle Wafaa – et tu vas voir que d'ici la semaine prochaine, je l'aurais invitée à boire le thé. Elle m'a raconté en détail la scolarité de son petit fils, et elle va me donner envie de l'aider, tu vas voir ça.
Seamus l'écoutait en souriant, se gardant bien de l'interrompre.
– Tu penses que je devrais laisser faire, n'est-ce pas ?
– Je n'ai rien dit, fit remarquer Seamus.
– Non, tu n'as rien dit, mais tu penses que je n'aurais aucune chance d'arriver à être un jour seul au milieu de la foule, comme je le voudrais.
Seamus le pensait, en effet, mais il n'en dit rien. La nouvelle vie que Dean commençait à se construire dans cette toute petite ville était exactement ce dont il avait besoin. Il ne serait jamais celui qu'on ne voit pas lorsqu'on passe devant lui, il restera à jamais Dean, le généreux Dean, le cœur sur la main, et dont le visage crie « bienvenue » à tous ceux qui prennent la peine de le regarder, mais ce sera tout de même une nouvelle vie.

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Eanna
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Re: [Textes] Nuit du 9 septembre

Message par Eanna » 10 sept. 2017 - 00:03

Titre : L'aveu
Thème (écrit ou image) : Bienséance
Fandom : HP
Nombre de mots : 1164
Personnages : Narcissa Black, OC
Rating : Tout public
Narcissa baissa les yeux. La main d’Andrew dans la sienne était tellement douce, et pourtant elle était loin d’être aussi apaisée qu’elle aurait dû l’être. C’était mal, toute sa vie on le lui avait répété. Andrew était un né-Moldu, elle ne devait pas, si jamais quelqu’un les voyait…

Depuis son entrée à Poudlard, elle entendait parler de son futur mariage, des noms de Sang-Pur étaient évoqués, qu’elle balayait aussitôt de son esprit. A douze ans, tout cela lui semblait si lointain. Et à présent, âgée de dix-neuf ans, elle n’avait jamais autant eu le sentiment d’être prise au piège. Prisonnière d’un étau qui lui serrait la gorge, le cœur, l’enchaînant chaque jour un peu plus aux traditions de sa famille.

— Ça va ? demanda doucement Andrew, cherchant son regard tandis qu’elle gardait obstinément les yeux rivés sur ses genoux.

Ils étaient assis dans un petit parc londonien bien connu d’Andrew, qui lui avait assuré qu’il n’était fréquenté que par les Moldus et que personne de leur connaissance ne les verrait là.

— Tu avais quelque chose à me dire… insista-t-il, pressant sa main délicate dans la sienne. Ta lettre était… différente des autres.

Narcissa hocha la tête, la gorge serrée. Les mots se bousculaient dans sa tête, pourtant elle se sentait incapable de formuler une seule parole sensée. Elle sentit la main d’Andrew contre sa joue, avant qu’il ne l’oblige à lever le visage vers lui et à croiser son regard.

— Narcissa, ne me prends pas pour un idiot, je vois bien que ça ne va pas, dit-il doucement. Ta famille sait pour nous, c’est ça ?

Elle secoua la tête, trop bouleversée, revivant la scène du matin-même, lorsque sa mère était venue la réveiller, agitant triomphalement une lettre tout juste arrivée. Le mot « mariage » avait sonné comme un glas aux oreilles de Narcissa, qui s’était dressée d’un bond dans son lit, priant pour que ce soit un cauchemar dont elle se réveillerait bientôt… Un bourdonnement sourd l’avait brutalement envahie, et les paroles de sa mère lui avaient paru si lointaines…

— Non, murmura-t-elle, se faisant violence pour rester calme. Non, ils ne savent pas Andrew. Sirius a toute ma confiance, il ne dira jamais rien.
C’est autre chose…

Elle avait toute la peine du monde à le regarder dans les yeux, à soutenir ce regard plein d’inquiétude, de tendresse, d’amour, presque d’adoration. Son cœur battait si vite, si fort…

— Je vais… souffla-t-elle. Je vais me marier.

La pression de la main d’Andrew se fit brusquement si forte qu’elle ne put retenir une exclamation de douleur.

— Pardon, pardon ! s’exclama-t-il en desserrant aussitôt son étreinte, et caressant de ses pouces la main rougie. Je suis désolé, Narcissa, je…

L’horreur qu’elle lut dans son regard lui rappela celle qui l’avait envahie quelques heures plus tôt, lorsque sa mère lui avait annoncé la nouvelle.

— Qui ? parvint-il à articuler.

— Lucius Malefoy. Un… un parti intéressant, c’est une très vieille famille aristocratique, son nom est…

Mais Narcissa ne put finir sa phrase, elle fondit en larmes, poussant un cri déchirant qui attira le regard des rares passants qu’Andrew rassura d’un geste de la main avant de la prendre aussitôt dans ses bras.

— Andrew je ne veux pas ! Ils n’ont pas le droit, je ne veux pas, je ne veux pas…

Les sanglots hachaient ses mots, elle s’accrochait au manteau d’Andrew de toutes ses forces, le souffle court, le corps secoué de pleurs tandis qu’il la serrait contre lui, si fort qu’il aurait pu la briser.

— Ça devait arriver… murmura-t-il contre ses cheveux. On savait que ça arriverait…

— Mais pas si tôt ! Pas… pas maintenant… Je… je n’ai même pas vingt ans…

Cet argument était irrecevable, elle le savait. Bellatrix avait été mariée à dix-neuf ans à Rodolphus Lestrange, et si Andromeda ne s’était pas enfuie pour épouser Ted Tonks deux ans auparavant, alors âgée de dix-neuf ans également, elle aurait été mariée depuis longtemps à un bon parti. Dix-neuf ans, âge maudit…

— Je me souviens de lui, de ce Malefoy, dit Andrew. Il avait un an de plus que nous c’est ça ? C’est un…

— Ne dis pas ce mot ! Pitié, ne le dis pas, je ne veux pas l’entendre, je ne veux pas…

Elle plongea son visage dans le cou d’Andrew, inspirant son parfum comme si c’était la seule chose qui pouvait l’empêcher de s’effondrer. Ça et les bras d’Andrew autour d’elle, la serrant pour qu’elle ne s’éloigne pas, jamais…

— Qu’est-ce que tu vas faire ?

Narcissa se força à prendre une grande inspiration, rendue difficile par les sanglots qu’elle ne parvenait pas à tarir.

— Je ne l’épouserai pas, murmura-t-elle. Ils ne peuvent pas me forcer.

— Tu sais que si, répondit Andrew en caressant ses longs cheveux blonds. Et c’est bien ce qui me fait peur.

Narcissa s’écarta de lui, se libérant de son étreinte, et plongea son regard dans le sien.

— Andromeda s’est enfuie avec Ted Tonks, elle m’aidera. Nous ferons comme eux. Avec un Fidelitas on se cachera quelque part, jusqu’à ce que…

Elle se tut. Jusqu’à ce que quoi ? Que tous les membres de sa famille susceptibles de la forcer à quoique ce soit soient morts ? Jusqu’à ce que la guerre soit finie ? Finirait-elle seulement un jour ?...

— Je ne peux pas l’épouser, Andrew, c’est au-dessus de mes forces. Je ne peux pas épouser un homme qui… qui pense que tu es un être inférieur, que tu devrais le servir, et ne pas exercer la magie…

Andrew eut un petit sourire et prit son visage en coupe, effaçant les larmes de ses pouces, caressant ses pommettes rougies.

— Ça me tuera si tu l’épouses, Narcissa, je ne m’en relèverai jamais. Mais… je ne veux pas d’une vie de fuite pour toi, d’une vie de dangers, loin de ta famille, de tes sœurs, de tes cousins… Ce serait tellement égoïste…

— Mais c’est moi qui le veux ! s’exclama-t-elle. C’est moi qui te le demande, Andrew. Partir tous les deux…

— Non, Narcissa, pas maintenant. Tu parles sous le coup du choc, de la peur. Ta sœur a pris le temps de préparer cette fuite, et crois-moi que tes parents seront très vigilants maintenant qu’une de leurs filles leur a déjà échappé. On ne peut pas faire ça… maintenant.

— Mais un jour… Je ferai traîner les choses, le plus longtemps possible, je jouerai les capricieuses, je me ferai désirer, le temps qu’il faudra, je peux le faire Andrew ! Je ne l’épouserai pas, jamais. Je me fiche des règles, de ce que ma famille exige. C’est toi que je veux, jamais un autre.

Elle vit les yeux d’Andrew s’embuer mais n’eut pas le temps de s’y attarder, déjà il posé ses lèvres sur les siennes dans un baiser brûlant qu’elle lui rendit aussitôt, glissant ses mains dans ses cheveux, le cœur battant la chamade, soudain gonflé d’espoir. Un jour, ils s’enfuiraient tous les deux, ils partiraient. Au diable les codes, au diable la bienséance, elle épouserait Andrew Byron, et personne d’autre.
Nombreux sont les vivants qui mériteraient la mort, et les morts qui mériteraient la vie, pouvez-vous la leur rendre, Frodon ? Alors ne soyez pas trop prompt à dispenser morts et jugements. Même les grands sages ne peuvent connaître toutes les fins.
Gandalf
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Chiron
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Re: [Textes] Nuit du 9 septembre

Message par Chiron » 10 sept. 2017 - 00:17

Titre : Fausse liberté
Thème (écrit ou image) : Debauche
Fandom : /
Nombre de mots : 212
Personnages :
Rating : tous publics
L'heure de la débauche. Depuis le matin, nous l'attendons. Geste répétitif après geste répétitif, dans la chaleur étouffante l'été, dans le froid glacial sous nos blousons l'hiver, nous l'attendons.
Ceux qui ont encore des montres ne les regardent pas. Elles ne font que donne l'impression que le temps passe plus lentement. Ces fichues aiguilles ne bougent que quand on regarde ailleurs. Pour que l'heure arrive, le secret, c'est de se concentrer sur ses mouvements. Un carton de la chaîne sur la palette. Puis une deuxième. Puis un autre. On compte jusqu'à arriver à dix, et là, on recommence avec une autre palette pendant qu'un manut emmène celle qu'on vient de terminer. Compter jusqu'à dix et recommencer. C'est le secret. C'est tout simple. Au bout d'un moment, je crois que le temps s'arrête. Il n'y a plus que la chaîne, les cartons et la palette. Et puis, par magie, l'heure de débaucher arrive.
On va au vestiaire. On enlève le chaussures de sécurité qui nous bousillent les pieds, et le T-shirt qui sent le carton et la poussière, et on rentre à la maison.
Là-bas nous plus, il ne faut pas regarder la montre. Parce que si on le fait, une autre heure se rapproche, de plus en plus vite. Celle de l'embauche.

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Westyversionfrench
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Re: [Textes] Nuit du 9 septembre

Message par Westyversionfrench » 10 sept. 2017 - 00:26

Titre : No Nappe
Thème (écrit ou image) : Image
Fandom : Aucun
Nombre de mots : 244
Personnages : Désiré de Koadruz / Ivanna la cuisinière
Rating : Tous Publics
« Petit Dez ! » L'adolescent adressa un regard surpris à Ivanna, la vieille cuisinière du Manoir. Elle avait cessé de l'appeler ainsi depuis ses dix ans, mais il fallait croire que la reprise du diminutif de son prénom par Renaud Renard lui avait remis le pied à l'étrier. Elle trottina jusqu'à lui et encore une fois, malgré son épaisseur, il s'étonna qu'elle ne se cogne jamais aux murs du couloir des combles. Après un regard circulaire pour s'assurer qu'ils étaient seuls, elle lui fourra maladroitement un petit pot au contenu sombre dans les mains, et sortit un panier en osier de derrière son dos.

Elle lui donna le panier fébrilement et révéla :
« C'est pour votre goûter. C'est de la confiture de myrtilles et il y a du pain. Je sais que vous raffolez de ces tartines et que le petit Renard sera content de manger le fromage et les fruits que j'ai rajoutés. » Elle le poussa vers les escaliers de la vieille tour en fredonnant d'une voix rauque :
« Et pas un mot à monsieur votre père bien sûr ! Mademoiselle sa sœur serait en difficultés. » Désiré ignorait en quoi sa tante était mêlée à ce goûter clandestin mais accepta la pitance avec un sourire reconnaissant. Il se pencha même pour déposer un baiser sonore sur la joue de la vieille servante qui rougit vivement. Elle le chassa à coup de torchons en bredouillant des insultes en breton.
Image avec L'arc du guerrier Od, en Mongolie sorcière ! Image

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BellaCarlisle
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Re: [Textes] Nuit du 9 septembre

Message par BellaCarlisle » 10 sept. 2017 - 00:36

Titre : Débauche
Thème : Débauche
Fandom : Lucifer
Nombre de mots : 310
Personnages : Lucifer
Rating : - 18
Les corps se touchent, s’effleurent, s’éloignent pour mieux revenir. Les souffles sont saccadés, les bouches laissent passer des gémissements obscènes, presque surréalistes. Hommes et femmes se confondent, il n’y a plus de place pour la délicatesse et la timidité, toute idée de bienséance a disparu des mémoires au profit de caresses intimes, parfois envahissantes.

Au milieu de cette débauche infernale, Lucifer est lassé. Après des siècles à supporter sans cesse le même spectacle, il en est blasé, presque dégoûté. Même la femme assise sur ses genoux ne l’attire pas malgré toutes ses tentatives pour attirer son attention. Elle use de prouesses, glissant le long de son corps offert, essayant d’avoir au moins un regard mais il en faut plus pour combler le diable en personne.

La bouche féminine se pose sur son torse, traçant un chemin délicat le long de son ventre pour finir sur une partie plus sensible de son anatomie. Lucifer ferme les yeux, pour imaginer des mains plus fines posées sur ses cuisses et des lèvres plus douces autour de son sexe. Il en grogne presque, le plaisir qui inonde ses veines est violent, si fort qu’il grince des dents. Ses doigts se perdent dans la chevelure de la démone, il caresse presque sa tête, gardant les paupières closes.

- Chloé, gémit-il.

C’est à elle qu’il songe alors qu’une autre femme est à genoux entre ses cuisses. Il voudrait la dominer, l’emmener dans ces endroits de débauche pour lui faire crier son nom jusqu’à l’épuisement. Il n’est pas le diable pour rien, il se complait dans ces moments de luxure. Lorsque la jouissance est là, c’est toujours le visage de l’inspectrice qui le hante.

Lucifer ne veut pas devenir dépendant de cette femme. Alors il accepte les femmes qui viennent s’asseoir près de lui, nues, en une invitation à la débauche. Et il cède, parce qu’il est fidèle à lui-même.
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WarmSmile
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Re: [Textes] Nuit du 9 septembre

Message par WarmSmile » 10 sept. 2017 - 00:58

Titre : Chasse au trésor
Thème : image
Fandom : HP
Nombre de mots : 200
Personnages : Fleur et Gabrielle
Rating :

Le jardin de la résidence Delacour était un parfait terrain d'amusements pour les enfants de la famille. Tandis que les parents profitaient de la terrasse pour terminer leur dessert, Gabrielle et Fleur étaient déjà sorties de table depuis bien longtemps, leurs glaces avalées depuis un certain temps.

Gabrielle se tenait devant sa sœur avec un air de conspiratrice.

- Quel trésor allons-nous ramener aujourd'hui ?

- Oh ! Je sais ! Nous n'avons pas encore regardé du côté des buissons !

Les deux petites filles se précipitèrent vers la partie du jardin qui contenait le verger. Après plusieurs minutes de recherche derrière tous les buissons et au pied des arbres, Gabrielle commença à s'inquiéter de ne pas trouver des trésors dignes de ce nom à ramener à la maison. Et elle s'éloigna de sa sœur pour se tourner vers le potager qui était éloigné du verger.

La petite fille était en pleine inspection de son environnement lorsque la voix de Fleur résonna.

- J'ai trouvé !

Gabrielle se retourna rapidement et vit que sa sœur lui tendait une poignée de baies. Un sourire illumina le visage de la benjamine, sa sœur avait sauvé la chasse au trésor du jour !

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BellaCarlisle
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Re: [Textes] Nuit du 9 septembre

Message par BellaCarlisle » 10 sept. 2017 - 01:41

Titre : Un goût de sel
Thème : Sel
Fandom : Hannibal
Nombre de mots : 112
Personnages : Will, Hannibal
Rating : - 10 par précaution
Au début, il n’y prête pas attention puis la sensation se fait de plus en plus forte contre ses lèvres. Will rompt le baiser, jetant un coup d’œil plein de questions à Hannibal. Le psy sourit mystérieusement avant de l’entraîner dans un nouveau baiser. Le brun ne résiste pas, savourant le goût du sel sur la bouche de son amant. Will peut supposer de nombreuses choses suite à cette découverte spéciale, y compris le fait qu’Hannibal a pu leur mettre de côté de la viande à saler. Et dans ce cas, le brun préfère encore penser au sel de la mer plutôt qu’à des cadavres supplémentaires.
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