[Textes] Nuit du 26 août

Les Nuits d'HPF : un thème par heure, une nuit par mois, de l'écriture à volonté !

Modérateur : HPF - Équipe des Nuits

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Api
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[Textes] Nuit du 26 août

Message par Api » 26 août 2017 - 18:52

Voici le Topic destiné à la publication de vos textes de la Nuit!


Aucune question, remarque, commentaire ou post contenant autre chose qu'un texte n'est accepté.
Veuillez publier votre texte en remplissant préalablement ce formulaire :

Code : Tout sélectionner

Titre :
Thème (écrit ou URL de l'image) :
Fandom :
Nombre de mots :
Personnages :
Rating :
Si vous publiez ensuite vos textes, sachez qu'il existe une série dédiée aux Nuits.
- Sur le Héron, .
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PlumeEnVadrouille
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Re: [Textes]Nuit du 26 aout.

Message par PlumeEnVadrouille » 26 août 2017 - 19:17

Titre : La vérité
Thème (écrit ou URL de l'image) : mot « énigme »
Fandom : HP
Nombre de mots : 104
Personnages : Severus Rogue
Rating : aucun

Severus regardait attentivement Remus. Ce garçon est une énigme, pensait-il. Pourquoi disparaissait-il comme par hasard à chaque pleine lune pour retrouver un soi-disant parent malade. Tout le monde croyait cette excuse. Pas Severus. Il était sûr qu'il y avait autre chose. D'ailleurs, il avait remarqué que ses autres amis n'étaient pas non plus là quand Remus s'absentait. Doublement étrage. Mais Severus avait fait des recherches, et avait peut-être trouvé ce qui clochait. Lupin n'était peut-être pas humain. C'était peut-être, non, sans doute, un loup-garou, et ça, Severus en était quasiment certain. Pour en être sûr, il irait voir, cette nuit. Il découvrirait la vérité.
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Seonne
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Re: [Textes]Nuit du 26 aout.

Message par Seonne » 26 août 2017 - 19:24

Titre : Un véritable casse-tête
Thème (écrit ou URL de l'image) : Enigme
Fandom : HP
Nombre de mots : 576
Personnages : Olivier et Katie
Rating : TP

Assise au coin de la cheminée dans la salle commune de Gryffondor, écoutant d’une oreille distraite les conversations passablement futiles de ses amies, Katie regardait à l’autre bout de la salle Olivier, penché sur un parchemin, une plume entre les dents et les sourcils froncés. Il n’y avait pas vraiment besoin d’être un génie pour comprendre ce qu’il faisait – il travaillait sur la stratégie qu’ils devraient adopter durant leur prochain match.

— Tu nous écoutes, Katie ? demanda Ann, la tirant de sa rêverie.
— Hm, hm, répondit-elle vaguement.
— Tu vois bien qu’elle n’a pas envie de parler, rétorqua Leanne.

Katie hocha la tête et ses amies la laissèrent en paix. Parfois, elle ressentait simplement le besoin de s’enfermer dans sa bulle. Loin d’elles, loin de toutes les petites préoccupations qu’elles avaient et qui lui semblaient bien futiles – que Diggory était resté discuter après le cours de métamorphose avec Cho Chang, ou encore que Brown avait acheté la même robe qu’Ann. Elle aimait ses amies, mais parfois, elle ne supportait pas leurs préoccupations d’adolescentes – ce qu’elle était aussi, pourtant. La menace que l’héritier de Serpentard avait fait peser sur elle l’année précédente l’avait fait énormément mûrir. Et ce qu’elle avait ressenti, aucune d’entre elles ne pouvaient le comprendre. Elles avaient toutes au moins un parent sorcier.

Et son regard se porta à nouveau sur son capitaine. Elle se fit la remarque qu’il était plutôt mignon, avec son air concentré, son front plissé et ses gribouillis qui noircissaient tout un tas de parchemin devant lui. Malgré les ASPIC qu’il devrait passer en fin d’année, malgré les Détraqueurs qui rôdaient autour de l’école, il trouvait toujours du temps à consacrer au Quidditch. A leur consacrer à eux, son équipe. Il ne s’était même jamais autant investi. Cette année était la dernière durant laquelle il pourrait gagner la Coupe. Et il était bien déterminé à saisir cette dernière chance, tous le ressentaient.

Pourtant, il se montrait toujours aussi bienveillant à son égard. Il avait fait partie de ceux qui l’avaient rassurée l’année précédente. Cette année encore, il lui avait répété qu’elle n’hésite pas à lui demander de l’aide pour ses devoirs ou si elle avait une quelconque question. Soudain, elle remarqua qu’elle ne lui avait jamais été d’une grande aide, et cela lui fit l’effet d’un glaçon qui serait tombé dans son estomac.

Elle se leva et alla s’asseoir à ses côtés. Il ne leva pas la tête, si absorbé par son travail qu’il n’avait pas remarqué sa présence.

— Bonsoir, Olivier, commença-t-elle avec un large sourire.

Il sursauta et lui lança un regard ahuri, presque effrayé. Mais son air se radoucit presque immédiatement quand il reconnut son visage.

— Oh, bonsoir Katie. Comment vas-tu ?
— Je… Bien et toi ? Tu as l’air très occupé, dit-elle d’un ton légèrement moqueur en désignant du menton la pile de parchemins devant lui.
— Et bien, ce n’est pas facile de pallier toutes les éventualités. Et si… Enfin, si Harry est obligé de s’arrêter de jouer comme la dernière fois… C’est un véritable casse-tête !
— Et je peux t’aider à résoudre cette énigme ? demanda-t-elle en se penchant sur les feuilles.
— Je pense que je vais aller me coucher, déclina-t-il. Je m’y remettrai à tête reposée.

En effet, quelques minutes plus tard, il se leva et retourna dans son dortoir. Elle le regarda s’éloigner. Pour elle, la véritable énigme était de savoir comment il parvenait à s’occuper de tant de choses pendant cette année si chargée.
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Westyversionfrench
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Re: [Textes]Nuit du 26 aout.

Message par Westyversionfrench » 26 août 2017 - 19:26

Titre : Mummy Marmelade
Thème (écrit ou URL de l'image) : Image
Fandom : Downton Abbey
Nombre de mots : 233
Personnages : Lady Edith, Mrs Drew, Marigold
Rating : Tout public
Lady Edith was visiting the Drew and their young orphan, Marigold. The baby girl was on top of her chair, looking at everyone with a big smile, her mouth full of buttered bread. The young lady tried not to show her pride of having such a living daughter.
« You want som' marm'lade sweety ? » asked Mrs Drew to the little girl. The smile grew bigger as she put a pot full of red jelly on the table. Edith could'nt help saying :
« She's got such an appetite ! » Mrs Drew who managed to forget her for a few minutes gave her a sharp look.
« Yeah. She's stronge enough for her age. She needs to eat that much. That's how you do when you're with hungry brothers. » She turned her attention to her sons, older than Marigold, whom where engulfing toasts. Edith took one too and covered it with the marmelade. She began to show it to Marigold, saying :
« Look here dearie. Do you like strawberries ? » The little girl stopped smiling and hold out her arms to Mrs Drew. She couldn't talk properly yet but she manage to call with urge :
« Mum ! Mum ! ». Mrs Drew took her in her arms and kissed her cheek.
« Beautiful girl. » Still on her chair, Edith froze, her heart beating and hurting.
Serpentard de cœur, Serdaigle de répartition Pottermore, et sadiquement envoyé chez les Gryffys pour la Coupe des Quatre Maisons :lol:

Joignez-vous au nouveau projet sur Ginny : Paper Gin ! et écrivez un article pour le Numéro Spécial de la Gazette !

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PlumeEnVadrouille
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Re: [Textes]Nuit du 26 aout.

Message par PlumeEnVadrouille » 26 août 2017 - 19:30

Titre : Coccinelle
Thème (écrit ou URL de l'image) : mot « énigme » et l'image
Fandom : HP
Nombre de mots : 132
Personnages : OC
Rating : aucun

Les coccinelles sont une énigme, pensait la petite Abby. Comment faisaient-elles pour vivre en étant aussi petites ? Elles devaient dépoyer des trésors d'ingéniosité pour survivre dans la nature hostile !
Elle prit le petit insecte de couleur rouge sur son doigt. On lui avait dit que, si elle s'envolait sur le doigt, un vœu se réaliserait. « Je fais le vœu de pouvoir voler avec toi », souhaita la petite fille. En regardant la petite carapace de la coccinelle, elle pensa à une petite fraise, à une toute petite fraise. Abby l'aurait volontiers croquée, elle qui adorait le fruit. Mais bon, il ne fallait pas oublier que c'était un petit animal vivant !
La coccinelle s'envola. Soudain, Abby s'envola, en disant : « Je viens avec toi, petite coccinelle ! »
Dernière modification par PlumeEnVadrouille le 26 août 2017 - 19:51, modifié 1 fois.
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Api
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Re: [Textes]Nuit du 26 aout.

Message par Api » 26 août 2017 - 19:35

Titre : Enigme
Thème (écrit ou URL de l'image) : Enigme
Fandom : HP
Nombre de mots : 130
Personnages : Ron, Harry, Neville, Dean et Seamus
Rating : TP
- Moi je dirais…compliquée.
- Trop restrictif, fit Harry en hochant négativement la tête. Raisonnement ?
- Mouais. Réflexion aussi, ajouta Seamus qui ne semblait pas convaincu. Mais on pourrait rajouter devinette, secret, trésor…
- Mal de crâne ? se risqua à proposer Neville en sortant de la salle de bain, les cheveux encore humides.

Dean et Harry éclatèrent de rire et lui envoyèrent chacun un coussin en pleine figure.

- Ajoute surprenante aussi !
- Dangereuse !
- Incompréhensible !
- Tentatrice !
- Hé Ron, tu dors où quoi ?
- Quoi ?
- Quel synonyme pour Enigme ?

Allongé sur son lit, Ron fixa le plafond sans rien dire. Plutôt mourir que de leur avouer que pour lui, le seul mot à la hauteur d’Enigme, c’était Hermione.
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Carminny
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Re: [Textes]Nuit du 26 aout.

Message par Carminny » 26 août 2017 - 19:37

Titre : Le heurtoir
Thème (écrit ou URL de l'image) : Enigme
Fandom : HP
Nombre de mots : 243
Personnages : Les élèves de Poudlard dans leur totalité
Rating : Tout Public
Il était murmuré dans les couloirs que l'entrée de la salle commune des Serdaigle était protégée par une énigme. Laquelle ? Personne ne le savait. Les rumeurs allaient bon train chez les élèves.
Certains, convaincus par les bonnes notes de la plupart des aigles, pensaient qu'il ne s'agissait que d'une simple question de cours. D'autres, plus cultivés et méfiants, n'osaient plus s'approcher de la porte par peur du sphinx qui devait se cacher derrière, prêt à les dévorer tout entier si jamais ils ne parvenaient pas à répondre assez rapidement "l'homme". Une grande majorité de Gryffondor pariaient sur des blagues débiles, et quelques Serpentard suspectaient qu'il n'y en avait même pas. Quelques rares élèves estimaient qu'ils n'avaient pas besoin de savoir.
Les Serdaigle gardaient le silence. Toutes ces théories plus ou moins fantasques les amusaient au plus haut point. Et tant que l'énigme sur l'énigme n'était pas résolue, ils devaient en profiter. C'est ainsi qu'ils avaient créé un système d'indices et d'énigmes qu'ils donnaient aux élèves des autres maisons en échange de faveurs ou d'autres avantages. Des Serpentard leur prêtaient des livres de famille ou se vengeaient sur un quelconque élève, des Poufsouffle leur rapportaient des pâtisseries de la cuisine ou les couvraient pendant un cours, des Gryffondor leur ramenaient des ingrédients de la forêt interdite ou essayaient les nouvelles inventions qui explosaient souvent.
En tout cas elle leur amenait quelques avantages, leur énigme. Et aucun d'entre eux ne voudrait jamais s'en séparer...
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popobo
Bureaucrate au Département de l'Artisanat Moldu
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Re: [Textes]Nuit du 26 aout.

Message par popobo » 26 août 2017 - 19:39

Titre : relique
Thème (écrit ou URL de l'image) : énigme
Fandom : HP
Nombre de mots : 300
Personnages : OC Eileen Glasser
Rating : aucun
Sous mon toit, tout sera à toi
Si en moi et pour moi, tu crois

Depuis dix jours maintenant, Eileen se répétait inlassablement ces mots. Elle les connaissait par coeur désormais. Elle n’arrivait toujours pas à donner un sens à ces deux phrases énigmatiques qu’elle avait entendues dans le bureau de la directrice.

Après avoir furieusement quitté le cours du professeur Trelawney, Eileen avait immédiatement été convoquée. Elle avait d’abord écouté le sermon du professeur Fairsilver qui avait été assez clémente. La jeune fille de septième année avait écopé de cinquante points en moins et d’une obligation d’apporter des cours de soutien aux élèves de première année.

Et alors que la directrice allait libérer son élève, les deux femmes avaient été surprises par un sifflement perçant réveillant également tous les célèbres portraits du bureau.

Installée depuis des siècles sur la plus haute des étagères en verre, une relique s’était soudainement éveillée. Eilleen s’était alors sentie attirée par cette théière argentée et ensorcelée.

Guidée par son instinct, la jeune fille s’était emparée de l’artefact et dès son contact une voix rauque et forte emplit la pièce pour énoncer ces mots :

Sous mon toit, tout sera à toi
Si en moi et pour moi, tu crois


La prophétie avait aussitôt suscité le questionnement et les conversations entre les portraits des anciens directeurs de l’école de magie. Perturbée par l’événement autant que par les remarques des différents tableaux, Eileen était sortie du bureau de la directrice, fatiguée et perdue.

Le professeur Fairsilver lui avait confié que la relique appartenait aux Fondateurs comme toute la série des objets d’argents présents dans les vitrines. Cette théière restait l’une des dernières à ne pas avoir encore dévoilé son mystère.
Maintenant, Eileen se sentait à la fois investie d’une mission mais restait encore énigmatique sur ce que tout cela signifiait.
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Elayan
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Re: [Textes]Nuit du 26 aout.

Message par Elayan » 26 août 2017 - 19:47

Titre : Chez Grand-Mère
Thème (écrit ou URL de l'image) : Image
Fandom : -
Nombre de mots : 500
Personnages : "je"
Rating : TP
J'ai toujours aimé venir passer l'été chez Grand-Mère.

Il y fait toujours beau durant l'été. Oh, il pleut bien quelques fois, une ou deux par mois, à tout casser, mais ce n'est jamais qu'une petite pluie fine et légère qui ne m'empêche pas d'aller me promener. Au contraire, je pourrais marcher des heures sous ces averses rafraîchissantes. J'ai l'impression de pouvoir aller plus loin et de voir les arbres et les fleurs s'épanouir sous de nouvelles teintes.

Aujourd'hui, il ne pleut pas. Il fait un beau soleil, tout rond et tout chaud. Une belle galette blanche dans un ciel bleu sans tâche. J'aime ce soleil. Je m'allonge dans le jardin, dans un coin d'herbe parfumée, et j'oublie que septembre est bientôt là.

Des pointes douces et fraîches, brins végétaux, chatouillent mes orteils. J'entends le vent qui fait bruisser les feuilles, un criquet qui crisse non loin, un rongeur qui se faufile entre les buissons. Les fragrances mélangées des bosquets de lavande et de romarin m'emplissent les narines et je souris… Je souhaite, cet année encore, que l'été ne finisse pas.

Grand-Mère crie : elle appelle sa troupe à table. Je me redresse, cligne des yeux, réfléchis… J'ai dû m'assoupir. Il me semble avoir quitté la table du déjeuner à l'instant, il ne peut pas être déjà l'heure du dîner ! Je lève le regard vers le ciel, mon ciel bleu et mon soleil blanc. Non, il est trop tôt, ça ne peut pas être ça.

Au loin, d'autres enfants qui partagent mon séjour sont déjà sur le pas de la maison. Grand-Mère a dressé la table sur la terrasse. Je marche lentement. Je ne suis pas pressée, j'aime beaucoup trop la sensation de l'herbe qui crisse sous mes pieds nus. Et puis, je préfère quand je peux ignorer la présence des autres enfants…

Grand-Mère agite la main dans ma direction. Elle m'invite à me dépêcher. Je fais semblant de ne pas comprendre : je n'accélère pas, je lui rend simplement son signe de la main avec un sourire innocent. Les autres ont l'air enthousiastes. Ils s'agitent et crient et sautillent.

Lorsque j'arrive enfin, Grand-Mère me tend une tartine. Un simple bout de pain, même pas bien tranché, une couche rougeâtre d'une matière gélatineuse étalée dessus. Je le prend du bout des doigts avec perplexité. Grand-Mère sourit comme elle fait toujours : avec tendresse et gentillesse. Comment résister à Grand-Mère ?

Je mords du bout des dents dans ce petit goûter improvisé. Aussitôt, mes papilles sont envahies de saveurs incroyables : c'est sucré, acidulé, doux, aigrelet… tout ça en même temps, par-dessus le goût familier du pain frais. J'écarquille les yeux et reprend une bouchée, cette fois franche et directe.

De la confiture de fraises ! La meilleure que j'ai jamais goûté. Un nouveau parfum incroyable et c'était encore chez Grand-Mère que je le découvrais. Un enfant me regarde et me sourit en désignant ma tartine. Je lui réponds par un hochement de tête.

J'aimerais ne jamais partir de chez Grand-Mère.
Dernière modification par Elayan le 26 août 2017 - 19:50, modifié 1 fois.
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BellaCarlisle
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Re: [Textes]Nuit du 26 aout.

Message par BellaCarlisle » 26 août 2017 - 19:48

Titre : Énergie
Thème : Énigme
Fandom : Agents du Shield
Nombre de mots : 1032
Personnages : Jemma, Leo
Rating : Tout public
Avec une expression de concentration que rien ne vient troubler, Jemma prélève le sang contenu dans un tube à essais à l’aide d’une pipette. Elle dépose l’échantillon sur une lame de microscope avant de le recouvrir d’une lamelle et de le mettre sous l’objectif. La scientifique règle l’appareil avant de s’intéresser à ce qu’elle a sous les yeux. À côté d’elle, sur l’écran de l’ordinateur, les anciens résultats sont visibles, pour qu’elle puisse comparer ses observations du jour avec les tests précédents. Elle sait très bien qu’il y a eu du changement, c’est une évidence, mais Coulson veut savoir précisément ce qu’il s’est passé.

Jemma a remarqué la tension éprouvée par son supérieur depuis qu’il est revenu de la dernière mission. Elle a appris par Trip qu’une partie du bâtiment s’est effondré sur l’Agent et sur Skye suite à l’utilisation des pouvoirs de cette dernière. Ils ont trouvé un objet inconnu et, au lieu de le laisser dans sa boîte et de le ramener tranquillement au BUS pour qu’il soit étudié, la hackeuse l’a pris en main. D’après Coulson, elle a été touchée de près par cet objet, un nouvel obélisque différent de ceux qu’ils ont déjà vus. Et comme les anciens ont activé quelque chose dans le sang de Skye, il craint à nouveau une modification dans l’ADN de la jeune femme.

Pour l’instant, il n’y a rien de très visible. Il faut dire aussi que le sang de la hackeuse est une véritable énigme pour la scientifique. C’est une chose nouvelle qui a remis en cause de nombreuses années de recherches, ce qui est un défi pour elle. Fitz lui reproche d’être trop focalisée sur la génétique des humains, lui rappelant que la santé de leur amie est plus importante que le reste. Mais même si elle tient beaucoup à Skye, Jemma est avant tout une scientifique qui veut des réponses et qui travaille pour le Shield. Coulson lui a donné un ordre alors elle le respecte, tant pis si Leo n’est pas entièrement d’accord avec elle.

D’un geste répété des centaines de fois, Jemma bouge les objectifs, augmentant le grossissement. Elle fronce les sourcils en repérant des détails inconnus et stupéfiants. Ce qu’elle aperçoit dans l’échantillon sanguin n’est pas du tout normal, encore moins que tout ce qu’elle a pu voir dans le sang de son amie jusqu’à ce jour. Les éléments qui sont apparus depuis la dernière fois n’ont aucune raison d’être dans les veines d’une personne, qu’elle soit humaine ou non.

Pour être certaine de ne pas commettre de bêtise, même si elle se croit capable de savoir si elle a un minimum raison ou non, Simmons reprend un nouvel échantillon qu’elle dépose dans une machine. Les appareils du Shield seront plus précis qu’un simple microscope optique et les résultats pourront s’afficher sur l’ordinateur pour être directement comparés aux autres. Elle appuie sur un bouton pour mettre la machine en marche et quitte le laboratoire pour partir à la recherche de Fitz.

Retrouver son binôme n’est pas une mince affaire. Depuis quelques semaines, Leo se promène un peu partout dans le BUS, sans prendre le temps de s’arrêter dans une pièce en particulier. Il est si persuadé qu’il est inutile qu’il a besoin de se rassurer en proposant son aide à n’importe qui, aussi bien à May dans sa cabine de pilotage qu’à Skye pour hacker quelques dossiers. Sauf que Jemma n’a pas la patience de courir à droite et à gauche, pas alors qu’elle a quelque chose d’étrange à partager avec son ami.

Passant la tête derrière la porte de l’infirmerie du BUS, la scientifique entend tout de suite que Fitz est là, en pleine discussion avec Skye. Simmons se racle la gorge pour manifester sa présence, essayant de sourire à son amie lorsque le regard de la hackeuse se porte sur elle.

- Je peux t’emprunter Fitz ? demande Jemma.
- Il est tout à toi, répond Skye avec amusement. Du neuf ?
- Plus ou moins.

La scientifique est vague dans ses explications mais la hackeuse ne dit rien, sachant bien qu’elle n’obtiendra pas plus d’informations de sa part. Leo se lève de sa chaise et suit son binôme après avoir adressé un signe de la main à Skye. Les deux jeunes génies retournent dans le laboratoire alors que Jemma cherche de quelle manière lui exposer sa découverte récente. Au lieu de se lancer dans un discours long et ennuyeux, Simmons mène directement Fitz à son poste de travail, lui montrant les derniers résultats. Le silence s’installe, le temps pour Leo de déchiffrer ce qu’il a sous les yeux.

- Est-ce que je rêve ou Skye est devenue une bombe à retardement ? Littéralement ?
- Je ne parlerais pas de bombe mais si elle ne maîtrise pas ce nouveau pouvoir, on va droit dans les ennuis.
- J’ai du mal à y croire, avoue Fitz en jetant un coup d’œil à Jemma. Elle a de l’énergie pure dans les veines, c’est si improbable.
- Depuis qu’elle est arrivée dans le BUS, Skye est une énigme pour tout le monde. Mais là, ça dépasse l’imagination, j’ai l’impression d’être revenue à l’époque où on se demandait comment Fury avait fait revivre Coulson.

Leo approuve, retournant aux résultats de l’échantillon. Les liaisons énergétiques le fascinent, il a l’équivalent d’une pile devant lui, mais une pile si instable qu’elle pourrait exploser à un moment ou à un autre. Le fait qu’ils soient tous les airs n’aide pas, c’est dangereux pour eux tous, mais la soif de connaissance du jeune homme est plus forte que la pensée d’un avion qui s’écrase.

- Tu as prévenu Coulson ? s’enquiert finalement Fitz.
- Pas encore, je voulais ton avis en premier.
- On ne doit pas lui cacher ce qu’il y a dans le sang de Skye mais là …
- Il lui fera confiance, comme d’habitude, réplique Jemma. Et il fera en sorte de l’isoler jusqu’à ce qu’on trouve à nouveau quelque chose pour lui venir en aide.

Les deux scientifiques échangent un regard entendu. Non seulement le nouvel obélisque est une énigme à résoudre au plus vite mais voilà que le sang de Skye leur ajoute des inconnues.
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PlumeEnVadrouille
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Re: [Textes]Nuit du 26 aout.

Message par PlumeEnVadrouille » 26 août 2017 - 19:50

Titre : Tu as soif ?
Thème (écrit ou URL de l'image) : image
Fandom : HP
Nombre de mots : 143
Personnages : James Potter
Rating : aucun
James regardait d'un air dubitativement perplexe le liquide de couleur rose dans la fiole de verre. Un philtre d'amour, concocté expressément par Sirius. Il comptait gagner le cœur de Lily avec ce moyen pas très loyal. Pas loyal du tout, même, mais James était prêt à tout pour conquérir le cœur de celle qu'il aimait, quitte à utiliser les coups bas mis à sa disposition. Il avait tout essayé auparavant : il l'avait invitée à Pré-au-Lard, invitée au bal, il avait même arrêté d'embêter Severus (d'ailleurs, voyant que cela produisait l'effet inverse, il avait changé d'avis illico) ! Mais toutes ces techniques infructueuses allaient être remplacées par LA technique infaillible qu'était le filtre d'amour.
Alors, le soir même, il s'assit à côté de Lily, versa subrepticement le liquide rosé dans le verre de la jeune fille.
« Evans, tu as soif ? »
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Mikoshiba
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Re: [Textes]Nuit du 26 aout.

Message par Mikoshiba » 26 août 2017 - 19:51

Titre : Le mystère de la confiture
Thème : Énigme et image
Fandom : HP
Nombre de mots : 538
Personnages : OC
Rating : -
Juillet 1986
Le mystère de la confiture


En revenant de leur cabane, les enfants sont rentrés avec un pot de confiture entamé à la main. J’en ai déduit qu’ils avaient encore été fouiner dans le garde-manger de Margaret, car le pot ne venait pas de mes placards. Ils ont monté les escaliers en toute discrétion (non) pour ensuite retourner la chambre de Megan (si je me fie au bruit). Puis, de leur pas léger (toujours pas), ils sont redescendus jouer dans le jardin, me laissant à peine le temps de leur signifier que l’heure du bain s’approchait. J’ai préféré aller vérifier si tous les meubles étaient encore debout, et j’ai trouvé le pot de confiture dans l’escalier, deux marches plus bas que la théière de la dinette de Sean.
Elle avait une belle couleur, une sorte de rose foncé tirant un peu vers le rouge rubis, une belle texture lisse, qui donnait vraiment envie de la gouter, et un beau bouchon en liège.
Un bouchon en liège ? Margaret ne mettrait jamais un bouchon en liège sur ses précieuses confitures, elle met de beaux couvercles en métal.
Je suis allée dans la cuisine pour observer le pot avec plus de lumière. Ça ressemblait bien à de la confiture… Un doute m’a soudain titillée. J’ai sorti ma baguette, et j’ai ouvert le flacon. Avant de mener l’enquête, je voulais être sûre qu’il ne s’agisse pas d’un flacon de l’une de mes potions. La porte de la pièce est sécurisée, mais on ne sait jamais avec ces deux-là…
J’ai rapidement été rassurée, il n’y avait rien de magique là-dedans. Je suis donc allée voir Margaret pour lui ramener le larcin des enfants.
Cependant, ce pot-là ne venait effectivement pas de chez elle : elle n’avait pas encore commencé à faire de confiture de fraises, c’était son programme du lendemain. Voilà autre chose : les enfants ne se contentent plus de nous piquer des biscuits, ils volent de la confiture aux voisins maintenant. Il va falloir qu’on parle.
Bon. On avait donc là une preuve qu’un crime plus grave avait été commis. Nous avions déjà les coupables. Restait à trouver le lieu du crime, ainsi que la victime. Une sorte de Cluedo à l’envers…

J’ai donc fait le tour de notre jardin. Il y avait un endroit dans la haie où les arbres semblaient un peu… froissés. En y jetant un œil, j’ai pu observer la même chose dans la haie suivante. Mauvais pressentiment. Je suis alors sortie dans la rue, en essayant de zieuter les haies de tous les voisins. Au bout de cinq maisons, il n’y avait plus de haies, plus de moyen donc de savoir jusqu’où les enfants avaient pu pousser leur expédition. En tous cas, je trouvais que j’étais déjà assez loin de chez nous… Il va falloir qu’on parle, vraiment. J’allais rentrer quand j’ai entendu un hurlement chez le couple hargneux du bas de la rue, ceux qui ont une clôture en bois autour de chez eux.

« Ces chats ! Ils ont fait tomber le plateau de confiture ! Je hais ces bestioles ! Les voisins vont m’entendre, moi je te le dis ! »

Tant qu’elle ne s’aperçoit pas qu’il lui manque un pot…
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PlumeEnVadrouille
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Re: [Textes]Nuit du 26 aout.

Message par PlumeEnVadrouille » 26 août 2017 - 20:18

Titre : Chaud ou froid ?
Thème (écrit ou URL de l'image) : mot « hiver »
Fandom : aucun
Nombre de mots : 122
Personnages : monologue
Rating : aucun
J'ai toujours adoré l'hiver. Regarder par la fenêtre la neige tomber, comme maintenant. Batifoler dans la neige comme au temps de mes cinq ans. Se réchauffer avec un chocolat chaud en regardant pensivement le feu dans la cheminée. Les écharpes en lalines tricotées maisons. Et puis le froid glacial, vivifiant, qui vous met comme une gifle au réveil. Et ça, rien ni personne ne peut remplacer cette sensation de froid extrême, une valeur sûre qui vous remet les idées en place. Voilà.
L'été c'est chaud, l'hiver est froid. CQFD. A vous de choisir, maintentant.
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Westyversionfrench
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Re: [Textes]Nuit du 26 aout.

Message par Westyversionfrench » 26 août 2017 - 20:22

Titre : Winter Tear
Thème (écrit ou URL de l'image) : Hiver
Fandom : Downton Abbey
Nombre de mots : 312 mots
Personnages : Mrs Crawley
Rating : Tout public
It was as if winter lasted for years. Mrs Crawley, was an old woman and despite what people think, she felt so tired. Matthew's death, her only child, had been a real hardship. The worst since he stopped to live was to get up every morning. Thinking on being alone in front of the cup of tea and not smelling his stong coffee int he air could make her cry. She had noticed that her cook tried several cakes and marmelades to cheer her up. But nothing could put her back in her fights. Even the Dowager Countess, was the closest friend she had, had tried to involve her in honorable causes. But something, in her soul, died with her son. Sometimes, she thought the only thing that keep her alive was baby George, her grand-son. She saw him a few, and she knew Mary was distant to him too.

One day, her snowy life met a sunny sky and wind, rain, and flowers rose up again. It was nothing first, only helping an old man to find some work. Then, there had been the refugiees. Thinking of worst situations than hers was soothing in a twisted way. She felt ashamed most of the time. That shame disappeared with the arrival of Dicky Merton, Mary's Godfather, a sweet honorable man. Dicky, despite his hight ascendence, was found of medecine and life had not always been kind to him. If she felt he was just a friend for a very long time, things, changed, when she realised he couldn't die without taking her in the grave. That day, all the bad feelings vanished and a hunger of living seized her with great violence. She had to be happy, it was a need, and it was more important than grief and guilt. With her last tear, she watered the flower of her last youth.
Serpentard de cœur, Serdaigle de répartition Pottermore, et sadiquement envoyé chez les Gryffys pour la Coupe des Quatre Maisons :lol:

Joignez-vous au nouveau projet sur Ginny : Paper Gin ! et écrivez un article pour le Numéro Spécial de la Gazette !

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PlumeEnVadrouille
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Re: [Textes]Nuit du 26 aout.

Message par PlumeEnVadrouille » 26 août 2017 - 20:26

Titre : Monde de crayon
Thème (écrit ou URL de l'image) : image
Fandom : aucun
Nombre de mots : 102
Personnages : aucun
Rating : aucun
Elle regardait pensivement ses crayons. Elle a toujours été fascinée par les crayons. D'ailleurs, elle les collectionnait. Elle en avait collés au mur, suspendus au plafond, elle avait des photos de ses crayons parfaitement taillés, ordonnés. Sur ses escaliers, elle avait même peint ses crayons adorés.
Pour elle, les crayons étaient l'image même de la perfection. Et quand ils n'étaient plus parfait, elle les brisait. Rien ne devait changer dans cet objet ordonné.
Et elle était dans son monde, son monde de crayons.
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Seonne
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Re: [Textes]Nuit du 26 aout.

Message par Seonne » 26 août 2017 - 20:27

Titre : Instant d'hiver
Thème : Hiver
Fandom : HP
Nombre de mots : 656
Personnages : Olivier Dubois, Katie Bell
Rating : TP
Ses bottes noires laissant de larges traces dans la neige fraîche, Katie se rendait aux Trois Balais, accompagnée de ses amies. Il s’agissait de la dernière sortie à Pré-au-Lard avant les vacances de Noël – le Poudlard Express repartait le lendemain. Elle et Olivier devaient se retrouver dans leur pub favori. Arrivée face à la devanture avenante, elle salua ses amies qui lui jetèrent un regard moqueur en s’éloignant. Elle leva les yeux au ciel, exaspérée. N’avait-elle pas le droit de passer un peu de temps avec l’un de ses amies sans que les autres jasent ?

Elle poussa la lourde porte de chêne. Il l’attendait accoudé au bar, son regard tourné vers l’entrée. Elle surprit un petit air angoissé sur sa figure et eut envie de rire. Olivier angoissait absolument toujours, peut importait le sujet. Avait-il peur qu’elle ait oublié, qu’elle ne vienne pas ? Elle le salua d’un signe de la main et se fraya un chemin entre les autres clients. Le visage du capitaine s’éclaira quand il l’aperçut.

— Pas trop difficile de venir jusqu’ici ? demanda-t-il avec un sourire.
— Et bien, j’avoue qu’entre la neige dehors et les chaises à l’intérieur, je me suis donnée beaucoup de mal pour toi ! s’exclama-t-elle dans un rire.

Il commanda un Rhum groseille tandis que Katie demanda un verre d’Hydromel aux épices, espérant que cela la réchaufferait. Noël arrivait à grands pas, et l’hiver était maintenant bien installé. Ils entamèrent la conversation, parlant comme toujours de Quidditch. Quand le sujet de leur Attrapeur fut abordé, Katie vit les traits d’Olivier se tirer. Il n’y avait aucun moyen de s’assurer qu’il reste en place sur son balai au prochain match.

— Tu ne veux pas qu’on sorte ? cria presque Katie pour couvrir le bruit ambiant. On ne s’entend pas ici !

Il acquiesça d’un signe de tête et ils se dirigèrent péniblement vers la sortie. Une fois la porte refermée derrière eux, ils eurent tous deux l’impression qu’un silence étrange venait de tomber sur le monde. Katie en avait presque les oreilles qui bourdonnaient.

— Où veux-tu aller ?
— Je ne sais pas, répondit Katie en haussant les épaules.
— Le bord du cours d’eau, derrière la Cabane Hurlante, ça t’irait ? Ce sera calme là-bas, et on pourra se poser tranquillement.
— Super !

Ils avancèrent en silence, la neige crissant sous leurs pas. Katie ne savait pas trop quoi dire. Ce long silence n’avait, au fond, rien de gênant. Ils ne ressentaient pas le besoin de meubler la conversation de choses inutiles. Et c’était cela qu’elle appréciait chez Olivier. Il savait apprécier les choses. Savourer les mots, et aussi leur absence. Il ne se forçait jamais à faire semblant. Et elle se sentait juste bien, en sa compagnie. Elle pouvait être simplement elle-même.

Ils s’assirent dans les paquets de poudreuse, sur leurs capes protégées par des sortilèges imperméabilisant pour ne pas se mouiller les fesses. Le froid était bien là, les mordant à travers les épaisses couches de tissus dont ils étaient entourés. Ils ne se tenaient qu’à quelques centimètres l’un de l’autre. Cela leur permettait de se réchauffer, songea Katie.

— Tu rentres chez tes parents, pour les vacances ?

Sujet de conversation banale. Elle s’en voulait presque. Mais après tout le temps passé avec les filles de son dortoir qui étaient de vraies pipelettes, elle se sentait parfois obligée de parler. La réponse fut courte, et le silence retomba rapidement. Cette fois-ci, Katie se tut.

Après quelques minutes, les flocons recommencèrent à tomber. Ils s’allongèrent, l’un à côté de l’autre, contemplant les nuages blancs qui s’amoncelaient dans le ciel comme de grosses barbes-à-papa. Un sourire étira les lèvres de Katie. Il n’y avait qu’avec Olivier qu’elle ressentait ce sentiment de plénitude. Cette sérénité.

— Je suis bien, avec toi, lâcha-t-elle finalement presque s’en rendre compte.
— Moi aussi, Katie. Je suis si bien avec toi…

Inconsciemment, ils avaient rapproché leurs mains. Leurs doigts s’entrelacèrent, recouverts d’une fine pellicule de neige.
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Qui flatte le crocodile
Peut se baigner tranquille

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Elayan
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Re: [Textes]Nuit du 26 aout.

Message par Elayan » 26 août 2017 - 20:29

Titre : Marche dans l'hiver
Thème : Hiver
Fandom : -
Nombre de mots : 277
Personnages : Conrad de Gascoigne
Rating : TP
Conrad de Gascoigne resserra la fourrure épaisse qui l'enveloppait. Il haletait légèrement, soufflant autant de petits nuages blancs. Enfoncé dans la neige jusqu'aux genoux, il grelottait, transi de froid. Seuls son nez et ses joues étaient exposés au vent cruel, mais c'était suffisant pour qu'ils soient rouges, mordus par l'hiver.

Il venait enfin de sortir de la forêt. La nuit était déjà bien avancée mais la pleine lune se reflétait sur la neige qui recouvrait tout. C'était à la fois une bénédiction, puisque Conrad pouvait ainsi se repérer aussi bien qu'en journée, mais aussi une malédiction, car le ciel clair et dégagé aidait à faire baisser encore la température.

Le chevalier s'ébroua. Il ne fallait pas qu'il s'arrête. S'il s'arrêtait trop longtemps, il prenait le risque que le froid le tétanise complètement. Il tomberait alors, et s'endormirait dans la neige pour ne jamais se réveiller. Il devait bouger.

Il espérait que les formes irrégulières qui déchiquetaient l'horizon étaient les reliefs d'une ville endormi. Dans son dos cliquetait ses pièces d'armure, rassemblées dans un morceau de toile, qu'il avait dû retirer afin d'éviter les engelures. Chaque minute de plus à supporter la lanière de tissu qui lui sciait l'épaule lui donnait l'envie de simplement les abandonner là, au pied d'un arbre.

Un loup hurla. Conrad sursauta et se retourna, sans rien trouver. Un autre hurlement retentit. Celui-ci semblait plus éloigné. Le chevalier se rengorgea. Il réajusta son sac et ses peaux, se retourna et accéléra l'allure – ou du moins essaya-t-il. Quel mort cela serait, pensait-il, s'il venait à perdre la vie bêtement, sur un si petit trajet alors que sa seule mission était de porter une lettre ?
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popobo
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Re: [Textes]Nuit du 26 aout.

Message par popobo » 26 août 2017 - 20:32

Titre : Saison
Thème (écrit ou URL de l'image) : Hiver
Fandom : original
Nombre de mots : 97
Personnages : -
Rating : -
Décembre et son solstice
La nuit longue et douce sera
bientôt les enfants seront au supplice
attendant présents et chocolats.

Janvier se refroidit, les écureuils sont cachés
Le loir est endormi, le sapin est rangé
De bonnes résolutions accompagnent la nouvelle année
Que les bons vœux vous apportent bonheur et santé

Février est enneigé , les skis sont chaussés
Echarpes et bonnets contre le vent
les luges vont glisser, enfilons nos gants
les paysages blancs se verront écraser

Mars arrive tranquillement
encore quelques feux de cheminée
et de bons petits plats partagés
en attendant le joli printemps
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Caroliloonette
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Re: [Textes]Nuit du 26 aout.

Message par Caroliloonette » 26 août 2017 - 20:40

Titre : Passion hivernale
Thème (écrit ou URL de l'image) : Hiver
Fandom : HPF
Nombre de mots : 263 mots
Personnages : Daphné Greengrass
Rating : Tout public


Le parc de Poudlard est désert en ce milieu d’après-midi. Seule, Daphné danse parmi les flocons de neige qui affluent par millier. Le sol se couvre peu à peu d’une fine couche blanche. Daphné tournoie, rit aux éclats, tend les bras vers le ciel pour tenter d’attraper de précieux flocons. Elle est heureuse, tout simplement. Ses camarades de Serpentard ne comprennent pas son enchantement pour la froide saison. Même Blaise ! Elle a été très déçue lorsqu’il a refusé de l’accompagner pour cette escapade. Mais cela n’a pas anéanti ses projets. Elle se fiche pas mal qu’ils la prennent tous pour une folle.

Au bout d’une heure, elle rentre, le bout du nez gelé. Elle apprécie la chaleur réconfortante du château qui l’enveloppe dés qu’elle passe le seuil de la porte d’entrée. En rejoignant sa salle commune, ses pensées vont vers sa jeune sœur Asteria, qui la rejoindra à Poudlard l’année suivante. Elle espère qu’elle sera répartie comme elle à Serpentard. Ce serait vraiment chouette.

Asteria lui manque, depuis son entrée à Poudlard. Et même si elles s’écrivent très souvent pour se raconter tout et n’importe quoi. Surtout n’importe quoi. Daphné ressent le besoin de voir plus sa sœur. Partager ses fous rires, ses délires, ses peines aussi. Sans oublier leur passion commune pour l’hiver et la neige.

Peu importe que personne ne la comprenne dans ce château. L’année prochaine elle partagera ces moments de bonheur avec Asteria. Cette pensée réchauffe le cœur de Daphné qui entre dans la Salle Commune le sourire aux lèvres, sous les yeux étonnés de Blaise et Pansy.
Dernière modification par Caroliloonette le 26 août 2017 - 20:42, modifié 1 fois.
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Roxane-James1
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Re: [Textes]Nuit du 26 aout.

Message par Roxane-James1 » 26 août 2017 - 20:40

Titre : Flocons dans la nuit
Thème (écrit ou URL de l'image) : hiver
Fandom :HP
Nombre de mots :613
Personnages : Audrey/Percy Weasley
Rating :tout public

NUIT DU 26
Hiver

Audrey regardait la neige tomber en silence derrière la fenêtre de son bureau, le nez collé contre la vitre. Chaque fois qu’elle inspirait ou expirait, de la buée apparaissait sur le verre et elle s’amusait à faire des petits dessins avec le bout de ses doigts gelés. Il régnait un froid polaire dans son nouveau bureau ou plutôt dans son cagibi. Audrey jeta un regard agacé à la minuscule pièce où Percy Weasley l’avait reléguée, elle, sa secrétaire, la semaine précédente. Les cartons s’entassaient encore aux quatre coins de son bureau et il y avait un bazar monstre sur sa table d’appoint. Ce crétin de Percy Weasley ne savait vraiment plus quoi inventer pour la faire sortir de ses gonds… Dire qu’il se plaignait qu’elle répliquait ! Elle mourait pratiquement de froid dans la salle exigüe qu’il lui avait attribuée (et elle était vêtue de sa parka la plus coriace) et était censée se taire et approuver comme une nonne chaque chose qu’il lui disait ? Merci mais non merci ! Audrey avait un caractère flamboyant et ne se laissait pas marcher sur les pieds, foi d’ancienne Serpentard, elle se vengerait !

Audrey lança un coup d’œil à sa montre sorcière, glissa sa baguette magique posée sur sa bouilloire – achetée pour survivre dans un milieu hostile - toute neuve dans la boucle de sa ceinture et remonta ses chaussettes sur son pantalon de travail. Il lui restait très exactement deux heures avant d’être libérée de ses obligations mais elle n’en pouvait plus et avait décidé de s’octroyer une pause.

Elle sortit donc en catimini, évitant avec aisance la porte ouverte de Percy Weasley (son chef avait le nez plongé dans ses papiers barbants) et se précipita dans le couloir en se maudissant d’avoir absolument voulu enfiler ses escarpins les plus inconfortables avant d’aller travailler. Elle se tordit la cheville au bout d’une dizaine de pas et poussa un cri de douleur qui rameuta son chef.

- Audrey ! Merlin mais que faites-vous ?! fit-il d’une voix exaspérée.

Tiens donc, j’ai trouvé la méthode pour le rendre furax ! pensa Audrey avec un sourire satisfait.

- Je sortais prendre l’air ! répondit Audrey d’un air moqueur.
- Vous n’irez nulle part maintenant ! répliqua sèchement Percy.

Contre toute attente, Audrey se releva vivement, décidée à ne pas se laisser faire, et se dirigea en courant difficilement vers la sortie du Ministère de la Magie. L’avantage d’être au rez-de-chaussée était qu’on accédait facilement au monde extérieur. Audrey s’en félicitait.
Elle se posta en plein milieu de la rue déserte qui faisait face au Ministère de la Magie et regarda les flocons blancs recouvrir complètement le sol. C’était un spectacle merveilleux. Mais Percy Weasley eut tôt fait de l’interrompre.

- Audrey ! Il fait froid dehors, revenez à l’intérieur.
- Vous n’avez qu’à me prêter votre manteau.
- Vous êtes insupportable.
- Pas plus que vous…

Le rouquin la rejoignit sous la neige en arborant une expression agacée. Audrey ferma les yeux et attrapa la main de son chef en souriant.

- Mais que faites-vous…
- Chut !

Le silence de l’hiver les enveloppa tous les deux, deux silhouettes fragiles dans la nuit noire et glaciale.

- C’est parfait, chuchota Audrey.
- Quoi donc ?
- Vous, moi et la neige.

Elle tourna la tête vers Weasley et lui sourit.

- C’est bien quand on ne se dispute pas, dit-elle.
- Très calme, plaisanta Percy.
- Alors on n’a qu’à rester là en silence…

Et à son plus grand étonnement, le rouquin accepta et serra plus fort sa main. L’hiver s’était définitivement installé dans Londres calmement, comme on s’endort. Et c’était magnifique.
La passe-miroir, tome 1 : Les fiancés de l'hiver de Christelle Dabos
- J'observe mon existence sous un angle différent, déclara-t-il gravement.
- Voyez-vous cela ! Et qu'en déduisez-vous ?
- Qu'à l'endroit ou à l'envers, elle est absolument vide de sens.

La passe-miroir, tome 2 : Les disparus du Clairdelune de Christelle Dabos
Imprévisible, anticonformiste et entreprenante. Prenez garde, un de ces jours je pourrais finir par tomber amoureux de vous.
:coeur: Dixit Archibald :coeur:

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PlumeEnVadrouille
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Re: [Textes]Nuit du 26 aout.

Message par PlumeEnVadrouille » 26 août 2017 - 20:44

Titre : la prunelle de mes yeux
Thème (écrit ou URL de l'image) : mot « hiver » et l'image
Fandom : aucun
Nombre de mots : 213
Personnages : une mère et ses filles
Rating : aucun

Emitoufflée dans sa doudoune, une mère regardait avec attendrissement ses deux toutes jeunes filles jouer sur les escaliers devant leur immeuble. Un artiste de passage avait peint des crayons de toutes les couleurs sur les marches. La couleur joyeuse des crayonsn contrastait avec le gris morne, morose de ce jour d'hiver sans neige, mais avec tout de même le froid. Les deux petites s'amusaient en pépiant, comme des oiseaux insouciants.
Soudain, une moto passa. Quand elle fut partie, les deux enfants n'étaient plus là.
La mère en lâcha son sac de surprise. Soupçonneuse, elle promena son regard tout autour, et ne les voyant pas, la panique monta. Elle appela ses filles doucement, d'une voix tremblottante. Elle ne vinrent pas, et la mère cria leurs noms plus fort. Il fallait s'y résoudre, elles avaient diparu.
En pensant à tout ce qui pourrait leur arriver, elle hurla, d'une voix non plus de femme, mais de mère, elle poussa un cri déchirant en maudissant le ciel qui lui avait enlevé ce qu'elle avait de plus cher à ses yeux.
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Re: [Textes]Nuit du 26 aout.

Message par Elayan » 26 août 2017 - 20:46

Titre : Les crayons de Sophie
Thème : Image
Fandom : -
Nombre de mots : 474
Personnages : Sophie
Rating : TP
Deux ans. Une petite boite contenant trois gros crayons. Un bleu comme la voiture de papa, un rouge comme les lèvres de maman, un jaune comme la robe qu'elle porte aujourd'hui. Une feuille de papier, gigantesque, qui recouvre presque toute la table. Pendant des heures, Sophie gribouille des boucles et des traits, jusqu'à ce que le blanc ne soit plus que bleu, rouge et jaune.

Sept ans. Une trousse, pleine à craquer, débordant de crayons de toutes les couleurs et de toutes les tailles. Zoé, la cousine de Sophie, a rangé sa chambre et trouvé des centaines de ces bâtons colorés. Elle a tout rassemblé et les a donnés à cette petite fille, de cinq ans sa cadette, qui aime tant dessiner. Mais pour l'instant, ses portraits et ses paysages ne font que ressembler vaguement à ce qu'elle essaye de représenter.

Douze ans. Une petite boite de crayons un peu spéciaux, un petit verre d'eau et un pinceau. Sophie découvre l'aquarelle pour son anniversaire. Elle pose des couleurs sur l'esquisse d'une colline fleurie. Un coup de pinceau et tout se mélange, se fane, se gâche. Sophie pleure de rage.

Dix-sept ans. Sophie n'a plus dessiné depuis des années. Sans doute avait-elle mieux à faire. Les amies, les devoirs… toujours de bonnes excuses pour ne pas s'y remettre. La vérité, c'est qu'elle n'aime pas suffisamment ses crayons de couleurs. Le résultat n'est jamais assez bien pour lui plaire, il manque toujours un petit quelque chose et, puisqu'elle est incapable de trouver quoi, ça la frustre et l'agace. Alors elle préfère ne plus essayer.

Vingt-deux ans. En déménageant sa chambre dans sa nouvelle résidence étudiante, Sophie retrouve une grosse trousse de crayons et une boite d'aquarelles. Elle sourit. Elle se dit que, finalement, elle a un peu de temps. Elle tire une feuille blanche, commence à tracer des traits et, petit à petit, raconte une histoire.

Vingt-sept ans. Elle a bien grandi, Sophie, dans son corps, dans sa tête et dans son art. Elle a pris quelques cours, a pratiqué sans relâche, a expérimenté diverses techniques. Maintenant, quand elle commence un dessin, elle sait où elle veut aller et comment y aller. Petit à petit, elle se fait un nom.

Trente-deux ans. Premier vernissage dans une galerie qui expose les œuvres des artistes du quartier. Sophie a le trac, mais ses aquarelles font sensation. Certains personnes en achètent, même. Elle n'en revient pas. Ce n'est qu'un hobby, pour elle.

Trente-sept ans. Sophie a laissé tomber son travail qu'elle n'aimait plus. Elle a choisi de faire du dessin sa vie, et le dessin le lui rend bien. Une à une, elle a monté les marches vers la renommée et vendre ses productions lui permet de gagner suffisamment pour vivre confortablement dans son petit appartement. Ce n'est pas la grande vie, mais ça lui suffit. Elle est heureuse.
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BellaCarlisle
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Re: [Textes]Nuit du 26 aout.

Message par BellaCarlisle » 26 août 2017 - 20:50

Titre : Premières neiges
Thème : Hiver
Fandom : Underworld
Nombre de mots : 503
Personnages : Esely (OC)
Rating : Tout public
Les premiers flocons de la saison se mettent à tomber, recouvrant le sol d'une fine couche de neige. Au chaud, derrière une vitre teintée qui la protège de l'extérieur, Esely observe ce phénomène enchanteur. L'hiver est là, il n'y a plus aucune raison de croire que le temps sera plus clément. La main posée sur la surface froide de la fenêtre, elle songe au repaire de l'Assemblée Nouvelle et à toutes ces créatures qui préparent sans doute le prochain assaut. Pour sa part, elle est seule, dans l'une des nombreuses cachettes éparpillées à travers le monde. Personne n'est là pour contempler avec elle ce paysage qui se charge de blanc et de glace, lui offrant une solitude pesante en cette saison de fin d'année.

La première fille d’Elvira soupire avant de se détourner, rejoignant le petit coin cuisine. Des poches de sang l’attendent dans le frigo mais elle n’y prête pas attention, ouvrant plutôt un placard où de la vaisselle est entreposée sans aucune logique. Elle s’empare d’un bol qu’elle pose sur la table avant d’y placer un sachet de thé et de lancer la bouilloire. Le bruit de la mise en marche de l’appareil résonne dans le vide de la pièce, si fortement qu’elle grince des dents, maudissant ses sens beaucoup trop développés. Elle est soulagée lorsque le silence reprend sa place, versant l’eau chaude avant de s’installer tranquillement dans un canapé.

Ses pensées vont vers sa famille, loin d’elle. Markus a insisté sur le fait qu’elle ne puisse pas sortir, même en pleine nuit. D’après lui, elle risque sa vie près des autres, ils n’acceptent pas son ascendance. Elvira n’a pas contredit son mari, préférant protéger sa fille de la haine des siens et des Lycans. Esely a bataillé pour rester avec eux mais l’avis du premier des Vampires a un poids plus gros que tout ce qu’elle peut vouloir. Et même s’il prétend faire ça pour elle avec tout l’amour paternel qui le caractérise, elle se demande s’il ne l’éloigne pas pour lui-même.

Dans sa bouche, le liquide a un goût amer et ce n’est pas uniquement à cause du thé. Les paroles de Lucian lui reviennent en mémoire, aussi froides que la neige au-dehors. Elle a toujours apprécié le chef des Lycans, ses idéaux et sa gentillesse. Et voilà qu’en quelques mots, il a gelé son existence, annonçant une vérité dure à entendre. Le ton qu’il a employé est gravé dans sa mémoire, avec un fond de voix qui lui rappelle qu’il est une bête malgré tout et qu’il déteste encore certains instants de son propre passé. Un passé avec lequel elle a un lien du sang sans en faire vraiment partie. Parce qu’il a osé prononcer cette phrase décisive, elle est coincée là depuis plusieurs mois.

Finissant sa tasse, Esely retient difficilement ses larmes. Les appels récurrents d’Eve et Ilana sont de brefs instants qu’elle savoure mais elle veut les voir. Sa demi-sœur lui manque, elle aimerait retrouver la complicité qui les lie, pour oublier tous les mensonges.
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Ella C.
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Re: [Textes]Nuit du 26 aout.

Message par Ella C. » 26 août 2017 - 20:54

Titre : -
Thème (écrit ou URL de l'image) : Hiver
Fandom : HP
Nombre de mots : 396
Personnages : Lavande Brown
Rating : Aucun
La table des Gryffondors piaillait de rumeurs ce matin-là, de mines rêveuses et d’autres renfrognées. Lavande dégustait avec une Parvati survoltée le souvenir de cette sortie de la veille – c’était la troisième fois mais l’enjouement de faiblissait pas. Le tableau se brossait et se rebrossait sans cesse devant les prunelles pétillantes des Cinquième Année. Les flocons qui mouchetaient sa cape. Le parc vaporeux. Les décorations de Noël qui paraient les arbres et les contours du lac, éclairant le chemin des amies dans leur ballade hivernale. Le descriptif des cadeaux qui valsait de l’une à l’autre des camarades de dortoir. Et puis le flocon doré qui avait fusé de nulle part, voletant dans l’espace confiné et se déposant, après une arabesque, dans les mains de la châtaine. Une lettre en réalité, taillée finement dans un papier blanc-crème. La destinataire l’avait délicatement dépliée, parcouru d’un air ravi les courbes d’encre qui s’y étaient glissées. Elle avait gloussé. « Ce mot te semblera sans doute étrange Lavande, mais je ne sais comment t’aborder. Je t’ai vue au bal hier, mais n’ai pas osé t’inviter à danser. » Un descriptif lyrique des qualités de la Gryffondor, une note sur la timidité de la plume, et une initiale : M au bas de la page découpée, discrète, comme si cette seule marque d’identité était déjà traitresse.
- Redis-moi comment tu dois répondre ! jubila Parvati.
- Je dois déposer un mot dans la main de la statue de l’angelot, près de la volière, s’exécuta avec grâce la concernée.
- Celui avec la couronne de glace ? s’enquit la troisième de leur dortoir. Mais il n’est là que pour Noël !
- Je sais, fit Lavande. Ça veut dire qu’après, M. devra trouver un autre moyen de communiquer. Et comme j’ai déposé le mot hier dès qu’on est rentrée, le suivant ne devrait pas tarder.
Elle gloussa de hâte et de ravissement à cette idée. Puis les alcôves de la Grande Salle s’ouvrirent, laissant échapper des rapaces de toutes tailles. L’un d’eux, l’œil sympathique, se déposa devant le verre de Lavande. Un paquet rouge et vert tranchait avec le gris de son plumage, que l’étudiante s’empressa d’attraper et de découvrir. Un carnet bleu nuit, sobrement décoré d’un flocon doré.
- Des carnets jumeaux ! s’exclama-t-elle, lisant la carte qui l’accompagnait. C’était signé M. sans plus d’indice, et s’achevait sur un Joyeux Noël.

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Fleur d'épine
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Re: [Textes]Nuit du 26 aout.

Message par Fleur d'épine » 26 août 2017 - 20:55

Titre : Un espoir dans la peur
Thème : Image
Fandom : Original
Nombre de mots : 392
Personnages : Lui, Lydia, Guillaume, Santiago, Ben, Manu, Jojo et Marine.
Rating : TP

— PUTAIN.
— Qu’est-ce qui t’arrive ?


Tous s’étaient tourné vers lui, interrogeant son air effrayé. PUTAIN, avait-il répété, incapable de développer.

— Mais quoi « PUTAIN » ?
— Ça va ?
— Raconte, mec. Qu’est-ce qui se passe ?

PUTAIN, avait-il répété une troisième fois, le teint désormais livide et les mains tremblantes. 

Le monde s’écroulait, le monde n’était plus monde d’ailleurs, mais une réalité parallèle, que pouvait-il dire ?

Ils n’étaient pas encore au courant, ils vivaient dans ce même monde d’hier, plein d’inconscience et de légèreté, un monde qui alors faisait sens mais qui n’existait plus.
Il serait l’annonceur, celui qui briserait leur joie, qui casserait leur cœur. C’était déchirant de porter ce rôle, déchirant d’avoir à gâcher ce beau repas, cette belle journée, ces beaux projets des jours à venir, maintenant désuets.
PUTAIN. Il y avait Lydia introvertie et sensible, qui ne méritait pas ça, qui ne méritait pas que son humeur instable soit menacée par quelque chose d’aussi horrible. Il y avait Guillaume et Santiago, ces deux gros idiots qui se marraient une minute auparavant pour une stupidité et qui ne méritaient pas non plus de subir une aussi grande raclée. Il y avait Ben, Manu, Jojo, eux non plus ne méritaient pas, et Marine, encore moins Marine, certainement pas Marine. Il fallait les protéger, mais ce n’était plus concevable, le monde entier en parlerait, et c’était fini, le monde entier s’écroulait et ils le sauraient, et ils porteraient ce poids toute leur vie. PUTAIN.

Alors tremblant, encore, il tendit son portable.

Quelques secondes, des « quoi ? », des « PUTAIN » plus forts que le sien, des cris, et des pleurs.

Il avait provoqué le déluge.

C’était le 7 janvier 2015.

Alors, tout fut silence. Parler était devenu inutile. Presque insupportable. Ils marchaient. Spontanément, comme des milliers d’autres, ils marchaient en silence, jusqu’à la place de la République. Ils pleuraient, ils criaient, « Je suis etc. ». Lydia, Guillaume, Santiago, Ben, Mano, Jojo et Marine. Toute une jeunesse déchirée. Et tant d’autres, plus âgés, des passionnés, des révoltés.



Il faisait nuit à présent. On ne parlait que de ça, l’ambiance lourde, les gueules qui n’en croyaient pas leurs oreilles. Un brin d’humanité au milieu du drame, il fallait bien ça.


Un jour le monde s’est réveillé en pleurs, en sang, en noir et blanc, et partout quelqu’un avait coloré ces crayons de couleurs comme un espoir dans la peur.
LIMK, plus puissante qu'un dragon chinois, plus mythique qu'un tanuki !
La coupe des quatre sorciers sera japonaise ou ne sera pas !
Tremblez autres écoles, notre entraînement a commencé.
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(Et comme le dirait notre directrice : Apprends la sagesse dans la sottise des autres. :mrgreen: )

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Mikoshiba
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Re: [Textes]Nuit du 26 aout.

Message par Mikoshiba » 26 août 2017 - 20:57

Titre : -
Thème (écrit ou URL de l'image) : Hiver
Fandom : HP
Nombre de mots : 436 mots
Personnages : OC
Rating : -
Le magasin était bien chauffé, ce qui était particulièrement agréable. Ma cape en fourrure toujours sur le dos, je regardais la rue à travers la vitre de la porte de la boutique. La fin de l’après-midi approchant, l’obscurité commençait à gagner le ciel. Pour contrer cela, des sphères lumineuses naissaient doucement le long des maisons. Je remarquai alors qu’elles étaient moins nombreuses que sur l’Acropole, et leur lumière légèrement plus crue. Un petit cercle de buée se formait sur la vitre à chacune de mes respirations.
Je finis par me détourner de ma contemplation lorsque l’artisan revint de son arrière-boutique et me montra un prototype de ce que je lui avais demandé, pour que je me fasse une idée du travail qu’il pouvait accomplir. Je validai alors ma commande sans plus réfléchir. La température actuelle était celle que je prédisais pour le jour de mon mariage : le service qu’il me proposait réchauffait l’atmosphère, tout en étant en adéquation totale avec l’ambiance hivernale.
Lorsque nous sortîmes de la boutique, la nuit s’installait plus sûrement, et quelques flocons commençaient à tomber. Ils se prenaient dans les poils de la fourrure de ma cape et disparaissaient doucement. La rue était silencieuse, de ce genre de silence que l’on ne peut ressentir que lorsque la neige tapisse le sol. Les flocons jouaient avec la lumière des sphères qui éclairaient la nuit, et une légère brise les faisait danser doucement. Nous avançâmes sur les pavés, nos pas laissant des empreintes dans le blanc immaculé. Je saluai et remerciai l’Humain qui m’avait menée là avant de transplaner devant la villa familiale.
La brise y était légèrement plus forte, le froid un peu plus vif, mais cela ne m’empêcha pas d’apprécier la première neige. Je levai mon visage vers le ciel, laissant les flocons se poser et fondre sur mon visage. C’est l’une des rares sensations que je trouve aussi forte sous ma forme humaine. Les écailles de ma peau de Dragon m’empêchent de ressentir des choses aussi fines, aussi légères. En cet instant, je suis pleinement consciente de la vulnérabilité des Humains, de la finesse et de la fragilité de cette peau.
Le froid me gagnant peu à peu, je finis par me diriger vers la porte principale de la villa, qui s’ouvrit à mon approche. Je délaissai ma cape et mes bottines, puis transplanai à nouveau, dans ma grotte cette fois-ci. La température y était bien plus basse, et je me dépêchais de me transformer pour être moins sensible à la fraicheur ambiante. Je crachai également un jet de flammes, et quand le feu brula haut, je me roulai en boule pour passer la nuit.
Image
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Bloo
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Re: [Textes]Nuit du 26 aout.

Message par Bloo » 26 août 2017 - 20:58

Titre : La couleur de nos sourires
Thème (écrit ou URL de l'image) : image
Fandom : HP
Nombre de mots : 895
Personnages : Marlène McKinnon & Sirius Black
Rating : tout public
Marlène n’avait jamais vraiment aimé Londres. C’était grand, déjà, grand comme ses rêves d’enfant fanés, et c’était gris, aussi, gris comme les souris qui se coursaient dans le grenier de la vieille maison de ses parents.
Elle avait toujours détesté les rongeurs, au moins autant qu’elle avait de rêves.
C’était même drôle, ô combien elle était grisée étant enfant ! Grisée par sa passion des hiboux, grisée par les pluies d’Ecosse frappant les volets bleues de sa jolie chambre, grisée par les regards intéressés que lui jetaient ses condisciples à Poudlard, grisée d’envie et d’énergie, prête à mettre le monde entier à ses pieds. Elle serait duelliste, la meilleure d’entre tous, exploratrice, le sac à dos offert par Lily toujours sur l’épaule gauche –ça portait bonheur selon Pandora-, autrice, couchant sur le papier ses mille et une aventures, et puis quand cette triple vie deviendrait trop encombrante, et elle-même moins exubérante mais selon un tout petit peu moins, elle serait actrice. De celles adulées par la planète entière et dont le charme en noir et blanc l’avait bouleversée à jamais la première fois que Lily l’avait emmenée au cinéma.
Et puis c’était sa vie qui s’était grisé, sa vie qui n’avait plus rien de ses grands rêves.
C’était la guerre qui l’avait rattrapée, la noble cause à laquelle elle s’était dédiée toute entière au point d’y laisser sa triple vie. Elle n’en avait plus qu’une seule et qui était tellement fragile qu’elle ne savait même pas l’apprécier réellement, comme si elle lui échappait déjà par toutes les parties de son corps bien trop abîmées par son jeune âge, de ses mains calcinées depuis une attaque contre son ancien appartement à ses yeux devenus presque rouges d’avoir trop pleuré.
Elle n’avait jamais vraiment aimé Londres. C’était les grands espaces qui nourrissaient tous ses rêves et habillaient ses journées d’espoir.
Depuis la guerre, elle haïssait carrément cette ville dont les façades et le ciel lui rappelaient si cruellement comme sa vie était déjà presque finie. Et rien, pas même les sorties à Notting Hill et sur le marché de Camden en compagnie de Sirius et Lily ne la feraient changer d’avis –c’était apparemment ce qu’elle avait clamé la dernière fois qu’elle avait trop bu à l’une de leurs soirées.
Alors Sirius l’avait prise par la main un énième matin qu’elle se réveillait dans son lit, et elle avait serré très fort cette main tendue qu’elle aurait suivi jusqu’au bout du monde, cette main qui seule parvenait parfois à colorer un peu ses mornes journées, cette main qui l’avait emmenée au pied d’une rampe d’escaliers un peu lugubre et surtout très peu fréquentée.
- Je sais que tu as toujours aimé avoir le dernier mot, lança-t-elle en lâchant la main de son drôle d’amant. Mais si tu en es à m’emmener à seulement deux rues de chez tes parents, alors c’est carrément pathologique.
- Range tes sarcasmes Marlène, nous sommes là pour nous amuser.
- Comme tu peux le constater, je suis absolument hilare, répliqua-t-elle en enfonçant son menton dans sa lourde écharpe jaune.
- Tu adorais le vert avant, non ?
Elle ne parvint pas à lui répondre cette fois-là. Elle n’avait aucune idée de la façon dont il pouvait bien savoir ça à lui dont elle n’avait presque jamais parlé de son enfance. A vrai dire, ils ne parlaient d’ailleurs pas tant que ça. Ils se satisfaisaient chacun de la présence de l’autre et entre eux deux, il n’y avait jamais eu besoin de mots : c’était.
- Vert, alors ! lança Sirius en dégainant sa baguette.
Et d’un geste souple du poignet, il coloria la première marche de l’escalier avant de s’emparer une nouvelle fois de la main de Marlène et de la serrer fort, si fort, comme s’il ne devait plus jamais la lâcher.
- C’est ton tour, lui dit-il en les faisant descendre sur la marche verte.
Elle choisit le rouge. Quand il lui demanda pourquoi, elle lui répondit que ce serait bientôt la couleur de sa joue s’il continuait à l’énerver.
La suivante fut bleue, parce qu’il avait toujours maintenu qu’elle aurait eu sa place à Serdaigle et que c’était en se disputant à ce propos qu’elle l’avait embrassé pour la première fois –uniquement dans le but de la faire taire, bien sûr. Alors Marlène coloria à nouveau une marche en vert en lui assenant qu’il aurait très bien pu finir à Serpentard. Pour la peine, Sirius teignit une bonne dizaine de marches en rouge. Ils s’accordèrent pour que les suivantes soient jaunes parce que les Poufsouffle étaient de l’avis de tous les meilleurs camarades et que c’était une qualité reconnue à sa très juste valeur par Marlène comme par Sirius. Puis ce dernier fit s’esquisser un arc-en-ciel et ils bondirent de marche en marche, bientôt Marlène sur le dos de Sirius les mains serrées contre son cœur et la bouche embrassant distraitement ses épais cheveux noirs entre deux éclats de rire.
Et le temps d’une matinée Sirius coloria et même illumina si bien la ville de Londres qu’elle fut forcée de lui donner raison une fois encore, même si elle jurait qu’on ne l’y reprendrait jamais plus jusqu’à la prochaine fois.
Ce que lui n’admettrait en revanche jamais, c’était que Londres et même toutes les villes du monde plus Londres ne vaudraient jamais à ses yeux le sourire ravivé de Marlène.
Dernière modification par Bloo le 26 août 2017 - 21:03, modifié 1 fois.
grl pwr ♥


Les zibelines triompheront bien : chapitre 2 en ligne ♥

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Carminny
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Re: [Textes]Nuit du 26 aout.

Message par Carminny » 26 août 2017 - 20:59

Titre : Passer dans les couloirs
Thème (écrit ou URL de l'image) : Hiver
Fandom : HP (attention UA)
Nombre de mots : 416
Personnages : Severus Rogue
Rating : Tout public
Severus Rogue traversa le hall d'entrée du château dans un grand claquement de cape. Albus voulait le voir, et ce par un temps qui incitait les plus ennuyeux des cornichons qui lui servaient d'élèves de sortir dans le parc pour revenir tremper. Non, par un temps comme celui-ci, sa présence n'était pas superflue pour calmer les têtes de choux. En plus il avait lancé le concours du plus de points retirés en une journée et il menait devant Ann et Minerva. S'il devait perdre à cause du vieux directeur, il allait devoir empoisonner ces bonbons au citron qu'Albus affectionnait tant.
Passant à travers les couloirs quasiment vides, Severus enleva quelques points à une Serdaigle embrassant son petit-ami, et à l'insupportable trio de Potter par principe. Ann avait beau lui répété qu'il ne pensait pas comme son père, la ressemblance était là. Mais elle ne pouvait pas savoir. Fréquenter Bones avait redressé quelques neurones dans la tête du jeune Elu mais l'énième Weasley les lui faisait perdre pendant chaque nuit. Peut-être qu'on pouvait bien faire quelque chose de Potter. En lui dressant l'image peu glorieuse mais bien réelle de son père et en faisant l'éloge du meilleur ami de sa mère. Lui en l'occurrence. Ann s'en occuperait certainement. En fait, non. Elle ne ferait rien. Il n'avait qu'à s'inviter chez elle durant les vacances. Potter serait ravi de le voir. Et le manoir était bien assez grand pour qu'il ne croise pas son père. Et il pouvait continuer à enseigner les potions à Wisteria. Elle promettait de devenir aussi douée que sa mère. Si seulement cette famille ne se concentrait pas sur la magie de l'esprit ! L'occlumancie s'était très bien face aux fous tels que Vous-Savez-Qui et Dumby et il était reconnaissant qu'Ann l'y ait initié, mais il fallait quelque chose de plus concret dans la vie de tous les jours ! Les potions par exemple. Pourquoi Wisteria ne se consacrerait-elle pas aux potions ? Elle avait le bon parrain pour cela. Pourquoi réfléchissait-il à cela maintenant ? Ah, oui. Potter. Cet imbécile.
Plongé dans ses pensées, il renversa Quirell. Encore un de ces idiots. Vouloir faire croire qu'il n'avait pas Vous-Savez-Qui derrière sa tête, et puis quoi encore ? Il faut dire que sans Ann il l'aurait presque cru. Ann l'avait perçu dès le premier instant. Et voilà, il était encore revenu à Ann.
Pourquoi sa vie tournait-elle toujours autour de quelqu'un, hein ? Et pourquoi Albus le convoquait toujours au milieu d'amusement hivernal ?
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GoneGirl
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Messages : 80
Inscription : 09 juil. 2017 - 20:55

Re: [Textes]Nuit du 26 aout.

Message par GoneGirl » 26 août 2017 - 21:05

Titre : Mauvais rêve
Thème : L'image
Fandom : HP
Nombre de mots : 424
Personnages : Neville
Rating : Tout public


Neville se réveilla en sursaut, encore ce mauvais rêve, cette horrible sensation qu’un poids compressait son cœur. Hannah l’interrogea, inquiète comme toujours mais il botta en touche, comme toujours.

Neville aimait sa femme et c’était bien pour ça qu’il évitait de s’étendre sur ses angoisses, le jeune homme tenait particulièrement à la fraicheur qu’elle avait conservé malgré la guerre et il refusait d’être celui qui assombrirait ses yeux de nouveaux soucis.

Le professeur de potions l’embrassa rapidement, lui intimant gentiment de se rendormir et décida que quatre heures du matin était une heure parfaitement normale pour aller voir l’état de ses mandragores.

Midi et la fin des cours pour lui arrivèrent bien trop vite à son goût, Neville sourit tristement en croisant quelques élèves se plaignant de l’après-midi de cours qui les attendaient.
Il enviait l’innocence de ses enfants qui n’avaient connu Voldemort et ses horreurs qu’à travers les livres d’histoire. Celui qui avait en partie contribué à la chute du seigneur des ténèbres soupira, lui aurait accueilli une après-midi à donner des cours avec joie mais on était vendredi et il devait le faire.

Alors Neville retourna dans son appartement de fonction, savourant encore quelques secondes le silence bienfaisant puis il prit de la poudre de cheminette et indiqua sa destination.
« Hôpital St-Mangouste » marmonna quasiment l’homme les traits maintenant marqués par les années mais qui semblait redevenir ce petit garçon marqué par le manque à chaque fois qu’il disait ces quelques mots.

Tout de suite Neville se sentit oppressé par l’atmosphère comme constamment dans l’urgence de l’hôpital, il ne s’y était jamais habitué et il quitta le plus rapidement possible l’accueil.
Le professeur savait malheureusement parfaitement où il devait se rendre et malgré cette énième et inutile tentative de presser le pas il les vit et se figea.

Ces maudits escaliers, quarante-cinq fichues marches qu’un imbécile heureux, c’était en tout cas l’opinion que s’en faisait Neville, avait tenté de rendre joyeuses en les affublant de couleurs plus criardes les unes que les autres.
Comme si quelques touches rose, jaune ou encore bleu allait faire oublier aux malheureux qui les grimpaient que pour la plupart ils ne venaient voir que des coquilles vides.

Neville frissonna en posant son pied sur la première marche, c’était complètement idiot, cet escalier aussi horrible soit-il n’allait pas l’avaler, tout ça, c’était juste des reminiscences de ses cauchemars infernaux.
Pourtant comme toujours la peur et la culpabilité ne le quittait pas, peur de de venir comme eux, culpabilité de ne pas vouloir voir ce qu’étaient ses parents.

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Seonne
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Re: [Textes]Nuit du 26 aout.

Message par Seonne » 26 août 2017 - 21:24

Titre : La deuxième bataille
Thème : Bataille
Fandom : HP
Nombre de mots : 509
Personnages : Katie Bell, Olivier Dubois
Rating : TP
Epuisée, Katie fonçait à toute vitesse, le Souaffle dans les mains. Ce match était une véritable bataille, sans pitié. Ils ne pouvaient pas se permettre de perdre – et ils devaient gagner avec une avance considérable pour rattraper le désastre de leur match précédent. Tant de pression reposait sur elle… Elle sentait le regard d’Olivier, à l’autre bout du terrain, posé sur elle. Elle n’avait pas besoin de se retourner pour le voir. Tant de pression reposait sur les trois Poursuiveuses… Et Katie avait la chance d’être une très bonne buteuse. Slalomant entre ses adversaires, elle fonçait droit vers les buts. Elle leva haut sa main au-dessus de sa tête, et lança de toutes ses forces la balle en direction des anneaux. La gardienne n’avait pas eu le temps de réagir. Dix points de plus pour Gryffondor.

Le Souaffle fut remis en jeu, et la bataille continua. Elle ne s’était jamais tant démenée. Elle portait sur ses épaules les espoirs de toute une équipe, les espoirs désespérés d’Olivier de leur faire enfin gagner la Coupe. Et, davantage que tous les autres joueurs, elle n’aurait supporter de le décevoir.

Soudain, une haute silhouette encapuchonnée entra sur le terrain. Désespérée, Katie se dit qu’il s’agissait de la fin. Pourtant, Harry sortit de sa robe sa baguette, lança un éclair argenté vers la créature et reporta son attention sur le match. Il n’était pas tombé. Ils avaient une chance. Katie reporta son regard sur le Souaffle, après qu’il se soit un instant attardé sur Olivier. Il avait le front plissé, les sourcils froncés, son visage éclairé par le soleil. Même ainsi elle le trouvait adorable.

Elle sortit cependant cette idée de ses pensées. Seule la balle rougeoyante comptait. Jusqu’au coup de sifflet qui sonnerait la fin du match, elle ne vivait que pour le Souaffle.

Elle entendit les cris des spectateurs et se douta de ce qui se passait. Le coup de sifflet arriva, et Lee annonça la victoire de Gryffondor. Victorieux, ils se posèrent, les bras levés en un signe de victoire, n’y croyant presque pas. Plus heureuse que jamais, Katie se précipita vers Olivier et lui sauta dans les bras.

— On a ga-gné ! On a ga-gné ! clamait Katie en effectuant une sorte de danse de la joie étrange, pendue au coup d’Olivier.
— Mais pas encore la coupe, bougonnait-il. Il reste encore le match contre Serpentard.
— Espèce de rabat-joie ! s’indigna-t-elle. Tu ne pourrais pas faire la fête comme tout le monde un peu ?

Il resta silencieux, les sourcils froncés. Il semblait perplexe, à demi-convaincu.

— Pour me faire plaisir ? demanda-t-elle en lui lançant un regard suppliant, les yeux brillants.
— D’accord, d’accord, céda-t-il en riant face à son expression ridicule.

A son tour, elle explosa de rire, puis déposa un baiser sur la joue d’Olivier avant de recommencer à se trémousser dans tous les sens. Ses yeux fermés, elle ne vit pas les joues de son capitaine rougir quand ses lèvres les touchèrent.

Sans s’en rendre compte, elle avait aussi gagné une autre bataille, songea-t-il. Elle conquit son cœur.
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