[Textes] Nuit du 22 juillet

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Modérateur : HPF - Équipe des Nuits

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dedellia
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Re: [Textes] Nuit du 22 juillet

Message par dedellia » 23 juil. 2017 - 00:41

Titre : Je n'ose pas
Thème (écrit ou URL de l'image) : Moqueries
Fandom :Harry Potter
Nombre de mots :499
Personnages : Peter et les autres maraudeurs
Rating :tout public
Les quatre Gryffondor profitaient du faible soleil du moi d’avril pour se promener sur le terrain de Poudlard. Sirius et James marchaient comme si le terrain leur appartenait et comme s’ils étaient admirés de tous. Bon, la dernière partie était plutôt vraie. Remus et Peter les suivaient d’un air un peu moins important, mais montraient qu’ils avaient tout autant leur place dans le petit groupe. Ils plaisantaient tous de leur dernier mauvais coup qui avait consisté à remplacer les pâtes par de petits vers à la table des Poufsouffle. Les cris étaient rapidement venus de la maison jaune, mais personne n’avait pu recueillir de preuves suffisantes de la culpabilité des quatre Gryffondor.

Parmi les quelques personnes qui se promenaient dans le parc, l’une d’elle leur jeta un regard noir. C’était une Poufsouffle en troisième année, soit l’année inférieure à la leur, qui avait eu la malchance de voir de près ces fameux vers. De trop près même. Et même si les professeurs n’avaient aucune preuve tous savaient très bien qui étaient les responsables.

— Alors Doyle, tu as aimé les nouvelles recettes au menu ? demanda James d’un ton quelque peu prétentieux.

— C’était complètement dégoutant, vous devriez avoir honte de faire des blagues aussi débiles.

— Voyons, ne dis pas de bêtise, Doyle, c’est de l’humour, tu dois bien comprendre l’humour non ? continua Sirius d’un ton arrogant.

— C’est débile, tout simplement.

— Mais c’est qu’on se répète, ma petite Doyle, commencerais-tu à perdre la mémoire ? renchérit James.

— Normalement, ce sont le vieux qui perdent la mémoire, n’est-ce pas James ?

— Évidement, mon cher Sirius, alors il semblerait que notre jeune amie ait un problème.

La jeune fille commença à se sentir mal à l’aise face aux garçons qui ne voulaient pas la laisser tranquille. Toute colère semblait l’avoir quittée et elle cherchait des yeux quelqu’un qui pourrait l’aider. Peter sentit une vague de pitié le traverser pour elle. Elle commença à reculer pour retourner au château, mais les deux amis le remarquèrent.

— On essaie de s’enfuir Doyle ? Ce n’est pas très courageux de ta part. Mais après tout, tu ne dois pas être à Poufsouffle pour rien. Pas assez courageuse, pas assez intelligente, au moins tu n’es pas une Serpentard manipulatrice, je te l’accorde. Mais il ne te reste que les Poufsouffle inutile.

La jeune fille semblait au bord des larmes. Peter aurait voulu intervenir. Dire à ses amis de la laisser tranquille, que leurs paroles étaient blessantes, mais il n’osa pas. Comment dire aux seuls amis que tu aies eu à Poudlard que leurs actions sont stupides ? Comment montrer son désaccord ? Comment oser leur faire face ?

Ses amis étaient tout ce qu’il avait. Et même s’ils étaient parfois de vraies brutes avec les autres, il se devait de les supporter. Alors Peter n’intervenait pas. Alors Peter riait, faisant semblant qu’il les appuyait, les soutenait et les admirait. Peut-être un jour aurait-il le courage de dire sa façon de penser. Mais pas aujourd’hui. Aujourd’hui, il riait.
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«Dede, je te sacre Idole de ma Vie, Reine du Voldemort/Nez»
— Roxane-James

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BellaCarlisle
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Re: [Textes] Nuit du 22 juillet

Message par BellaCarlisle » 23 juil. 2017 - 00:44

Titre : Juste des moqueries
Thème : Moquerie
Fandom : Original
Nombre de mots : /
Personnages : /
Rating : Tout public
Au début, ce n'est rien. Puis progressivement, le grain se change en un désert brûlant qui rase tout sous une couche dorée de malheurs.

Assis au premier rang de la classe, il écoute attentivement les paroles de son professeur, buvant ses mots avec la même ferveur que celle qu'il déploie pour vider son bol de lait le matin. Son regard intéressé oscille entre le maître d'école et le tableau noir où la craie a laissé son empreinte sous la forme d'opérations à résoudre.

L'enfant, avec cette étincelle propre à ceux qui ont soif de connaissances, écrit les calculs sur son cahier. Il s'applique à suivre la consigne du professeur, veillant à être le plus précis possible. À cet instant, la première remarque fuse. Pour le jeune garçon, il n'y a pas à en faire une histoire, c'est un commentaire isolé. Il est loin de se douter que c'est le premier d'une longue série.

Les années filent, l'enfant est au début de son adolescence. Il est mal dans sa peau, se sent trop différent de ses camarades. Certains murmurent sur son passage mais il ne dit rien, restant de marbre. Ce ne sont que les pensées d'ados qui ont peur de ce qui n'est pas comme eux.

Le lycée est une épreuve plus compliquée. Les langues se délient rapidement et les rumeurs passent à la vitesse supérieure. Le jeune homme est un peu plus touché, il tente de briser ce cercle négatif qui l'entoure pour s'ouvrir un peu plus aux autres. Aucun effort n'est fait de l'autre côté et il retrouve sa chère amie la solitude. Après tout, les surveillants ont décrété qu'il n'y avait là que des moqueries idiotes, pas de quoi en faire un drame.

Lui qui essaye d'évoluer se heurte à un mur de méchanceté. La compréhension n'est pas au rendez-vous, personne ne l'accepte comme il est. Ce ne sont que des moqueries d'ados immatures soutiennent les professeurs. Juste des moqueries à ne pas prendre au sérieux.

Mais à force de remplir un vase, il finit par déborder. La solitude est l'amie du quotidien et elle amène avec elle des larmes amères.

L'enfant a bien grandi mais son univers est toujours aussi froid. Le jeune adulte a assez supporté les remarques, il veut s'échapper définitivement de cette vie trop lourde pour lui.

Un rien peut entraîner la mort. Il avance d'un pas, délaissant ces inconnus qui l'observent avec l'intérêt morbide de ceux qui cherchent à être au courant du moindre événement tragique.

Son corps n'est plus qu'un pantin que l'on pose dans sa boîte. Un couple pleure, inconsolable. La terre fraîchement retournée leur rappelle leur condition mortelle. Ils ont perdu leur unique lumière.

Sur la plaque funéraire, avec l'ironie de celle qui pointe du doigt l'inaction des autres, une jeune femme aura fait graver quelques mots.

"Ce n'étaient que des moqueries".
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Carminny
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Re: [Textes] Nuit du 22 juillet

Message par Carminny » 23 juil. 2017 - 00:46

Titre : Fleurs et sourires
Thème : l'image
Fandom : aucun
Nombre de mots : 230
Personnages : Lisa, Mary
Rating : Tout Public
Elle piquait souvent des fleurs dans ses cheveux, Lisa. Elle aimait sentir leur parfum quand elle tournait la tête. Elle aimait voir que ça la rendait plus belle. Elle aimait voir les pétales qui tombaient après une journée dans ses cheveux. Ca la rendait triste, Lisa. Mais elle aimait être un peu triste, un peu mélancolique.
Elle souriait toujours, Mary. Elle aimait remonter les coins de sa bouche. Elle aimait regarder les passants avec son grand sourire sincère et les voir sourire à leur tour. Elle aimait être heureuse. Sourire lui permettait de communiquer sans mots. Et sourire la rendait un peu plus heureuse.
Elle piquait souvent des fleurs dans ses cheveux, Lisa. J'aimais voir les couleurs dans ses cheveux roux. J'aimais la voir se sentir belle. J'aimais la voir plonger dans ses pensées. Elle ne les partageait jamais. Mais je me dis que c'était tant mieux. Je n'aimais pas la tristesse.
Elle souriait toujours, Mary. J'aimais voir son sourire s'étaler sur son visage. J'aimais voir ses yeux pétiller lorsqu'elle était de bonne humeur. J'aimais la voir se forcer pour conserver son sourire. Elle ne me disait jamais pourquoi elle souriait tant. Mais je me dis que c'est tant mieux. Je n'aimais pas le bonheur.
Elle piquait souvent des fleurs dans ses cheveux, Lisa.
Elle souriait toujours, Mary.
Où sont passées les deux jeunes filles que nous avons été ?
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selket
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Re: [Textes] Nuit du 22 juillet

Message par selket » 23 juil. 2017 - 00:48

Titre : Fleur jaune
Thème (écrit ou URL de l'image) : http://orig02.deviantart.net/caf3/f/201 ... usiowa.jpg
Fandom : HP
Nombre de mots : 429 mots
Personnages : Lavande Brown
Rating : TP
Elle se regardait dans la glace avec appréhension. Elle se trouvait si laide, si faible. Elle laissait ses doigts courir sur ces cicatrices en tentant de réfréner la panique qui montait en elle. Inspirer. Expirer. Voilà doucement. Inspirer. Expirer. Une main sur son ventre pour tenter de se calmer en faisait ses exercices de respirations, l’autre posée sur ses cicatrices elle tente d’apprivoiser son reflet. Doucement. Un pas après l’autre. Quand la douleur devient trop grande elle ferme les yeux. Se met à compter doucement dans sa tête en poussant sa main avec son ventre qui se gonfle et dégonfle tout doucement.
Cela faisait des jours et des nuits qu’elle tentait de s’approcher de cette glace sans avoir mal au coeur.
Petit à petit elle arrive à voir l’ancien reflet affleurer sous le nouveau. Là dans sa chambre minuscule elle fixe le reflet qui lui renvoie un pale sourire. Ses doigts on laissés les cicatrices pour jouer avec ses cheveux blonds. Elle les enroules du bout des doigts. Elle torsade tous les cheveux qu’elle a ressemblait avant de les laisser tomber sur ses épaules. Soudain elle ne sait pas pourquoi la grosse fleur jaune qui traine sur sa commode attire son regard. Cet attrait soudain la laisse perplexe. Cela fait longtemps qu’elle ne se coiffe plus les cheveux, qu’elle ne se met plus de fleurs ou autre accessoire dans les cheveux. Mais cette fleur en tissu de couleur jaune elle à soudain envie de la voir dans ses cheveux. Elle la prend délicatement dans le creux de sa main avant de revenir vers le miroir. Elle approche la grosse fleur de son visage avec précaution. Elle ne sera pas belle avec ça maintenant alors à quoi bon la mettre dans ses cheveux ? Mais rien n’y fait son corps semble doué de sa propre volonté et de ses doigts devenus gourd elle fixe la barrette sur une mèche.
Elle reste là les bras ballants le long du corps ses yeux fixés sur cette fleur jaune dans ses cheveux blonds. Et soudain c’est comme si ses cicatrices paraissaient moins horribles, comme si ses tatouages devenaient encore plus beaux. Elle porte les mains à ses lèvres dans une tentatives désespérés de cacher l’émotion qui s’empare d’elle. Ses yeux s’illuminent tout doucement pendant qu’ils contemplent toujours ce bout de tissu accroché à ses cheveux. Les larmes coulent doucement le long de ses joues pendant que ses yeux se plissent sous le sourire qui se dessinent derrière ses mains.
Elle est belle Lavande avec sa fleur jaune dans les cheveux et son sourire retrouvé.
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Anwa
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Re: [Textes] Nuit du 22 juillet

Message par Anwa » 23 juil. 2017 - 00:53

Titre : Pour Seonne :mrgreen:
Thème (écrit ou URL de l'image) : Moqueries
Fandom : SW
Nombre de mots : 151
Personnages : Ahsoka Tano, A. Skywalker
Rating : -
Les deux clones discutaient en enlevant leurs casques. Ahsoka les entendait parfaitement de là où elle était.
La mission ne s'était pas très bien passée. Elle avait campé sur ses positions, tentant désespérément de se faire obéir de son unité, comme il convenait à un Padawan. Quand enfin ils avaient consenti à obéir, le résultat avait été catastrophique. La mission n'avait dû son succès qu'à l'instinct exceptionnel de Rex, qui avait une fois de plus sauvé la situation.
Et à présent, ils se moquaient d'elle. Oh, pas méchamment, bien sûr, mais avec l'air de penser que d'avoir une jeune Togruta de 13 ans comme supérieure hiérarchique n'était qu'une bonne plaisanterie.

Et elle ne pouvait même pas les détromper, pensa-t-elle avec amertume.

Voyant son apprentie aussi dépitée, Anakin qui l'observait non loin n'intervint pourtant pas, un léger sourire aux lèvres.
Elle leur montrerait, à tous.
Il n'en doutait pas un seul instant.
Now these points of data make a beautiful line, and we're out of beta ; we're releasing on time

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Carminny
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Re: [Textes] Nuit du 22 juillet

Message par Carminny » 23 juil. 2017 - 01:16

Titre : Leur jardin des roses
Thème : image
Fandom : original
Nombre de mots : 137
Personnages : un couple
Rating : Tout public
Ils se baladaient toujours dans le jardin des roses, tous les deux. Seuls. Main dans la main. Tous les jours entre onze heures et midi.
Ce jardin des roses avait vu leur relation évoluer. Les timides débuts lors desquels ils parlaient plus botanique que d'eux. Leur premier baiser sous l'arc aux roses rouges. Leurs longues promenades en amoureux en été dans la mer des rosiers ou en hiver les joues rougies par le vent. Leurs fiançailles à côté su rosier rose et au parfum si doux. Leur mariage sous le toit des roses blanches. Leur bonheur de retrouver leur jardin après le voyage de noce. Leur fierté lorsque les roses étaient belles.
Ils se baladaient toujours dans le jardin des roses, tous les deux. Seuls. Main dans la main. Tous les jours entre onze heures et midi.
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PlumeEnVadrouille
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Re: [Textes] Nuit du 22 juillet

Message par PlumeEnVadrouille » 23 juil. 2017 - 01:18

Titre : Elle chantait
Thème : Chanson
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 121
Personnages : Luna Lovegood
Rating : Tout public

Luna aimait bien chanter. La chanson, ça, elle connaissait. Elle avait même un sacré répertoire. De chansons Moldues à chansons sorcières, elle en chantait plein. Et elle était plutôt douée. La chanson permettait à Luna de s'échapper. De rêver. De ne pas penser à ce monde bien trop cruel, trop terre à terre pour l'esprit lunaire de Luna. Elle chantait partout. Dans la Grande Salle, dans le dortoir, dans la Forêt, ou elle berçait les petits Sombrals. Parfois, souvent même, elle chantait, ou fredonnait, -mais pour elle c'est pareil- seule. Alors les gens la prennaient pour folle. Pas ses amis, qui savaient apprécier cette musique pour ce qu'elle était et pour ses allées et venues.Mais Luna s'en fichait. Parce qu'elle chantait.
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Westyversionfrench
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Re: [Textes] Nuit du 22 juillet

Message par Westyversionfrench » 23 juil. 2017 - 01:28

Titre : Sale Piaf
Thème (écrit ou URL de l'image) : Image (url = http://pre07.deviantart.net/5da5/th/pre ... 3i74kc.jpg )
Fandom : Fiction Originale
Nombre de mots : 726
Personnages : Désiré / Renaud / Lucie
Rating : Tout public.
Renaud entra dans la verrière en sifflotant. En temps normal, c'est à dire si Désiré avait hanté les lieux, il aurait marché sur la pointe des pieds, sans oser hausser la voix plus haut qu'un murmure. Mais il n'y avait que Lucie qui profitait du soleil matinal pour travailler avec une jolie vue et le caquètement des oiseaux du vieil homme. Le grand-père d'Esmerald la salua, et demanda :
« Dez n'est pas encore levé ? » Elle fit comme si elle ne savait pas qu'il avait quitté le susnommé quelques instants plus tôt et répondit :
« J'imagine. C'est assez étonnant de sa part ceci dit. Il est toujours debout aux aurores. Il est bien fatigué en ce moment. Je me suis demande bien ce qui peut l'épuiser autant. » Renaud prit la mine la plus innocente du monde, ce qui, sur son visage rond de grand-père, était très cocasse.
« Oh, il travaille sur son projet Top Secret... Des nouvelles à ce sujet ?
-Toujours pas. » grimaça la jeune femme. Le seigneur de Koadruz avait demandé, une semaine plus tôt, à Esmerald d'abattre tous les arbres d'une parcelle éloignée du domaine, tâche achevée depuis la veille. Mais le jeune lad n'avait pu tirer aucune information au retraité qui ne parlait désormais plus que par phrases inachevées, l'air ailleurs.

Comme Renaud faisait les cent pas dans la pièce, soulevant et déplaçant les épais volumes qu'elle était en train de recenser, elle lui demanda :
« Vous cherchez quelque chose?
-Ah oh... rien... ma vieille montre.
-Comment est-elle votre montre ?
-C'est une montre à gousset.
-Oh.
-J'y tiens beaucoup, c'est un cadeau.
-Je me disais aussi, pas vraiment votre style les vieux bibelots. Ce serait plutôt du genre de Désiré, ces accessoires de dandy ! » plaisanta-t-elle en se replongeant dans son inventaire. Tandis que des bruits de pas résonnaient dans l'escalier, le vieil homme la laissa, prétextant devoir rentrer chez lui chercher s'il ne l'avait tout simplement pas oubliée avant de venir la veille. A peine avait-il atteint la cour que Désiré apparaissait, un peu échevelé, et d'humeur maussade. Il détestait se lever tard, estimant qu'il perdait son temps. Lucie le salua sans excès, consciente des périls d'un réveil si contrariant.

« Je vous ai entendu parler.
-Renaud est descendu quelques minutes avant vous. » Le mutisme dont il fit preuve confirma ses soupçons : Renaud n'avait pas dormi dans la chambre d'amis. Elle peina à ravaler sa satisfaction. Essy lui devait dix euros. Sur le ton de la conversation, elle lui apprit :
« Ne vous inquiétez pas, il est repassé chez lui. Il avait oublié un truc. » Le bruit du moteur de la vieille voiture de leur invité se fit entendre, comme pour confirmer ses dires. Désiré changea de pièce, probablement pour suivre le véhicule du regard. Lucie se leva brusquement pour aller ouvrir la cage d'un des volatiles de Désiré. L'oiseau bleu ne cessait de s'amuser avec l'un des ustensiles mis à sa disposition, faisant tinter une petite chaîne contre les barreaux en métal de sa cage, ce qui provoquait un boucan d'enfer. Elle était bien décidé à lui retirer son jouet. Elle décrocha l'objet et referma la cage, ramenant son butin avec elle. Puis, plissant les yeux, elle soupira. Elle se leva et entra dans le salon précédent la véranda illuminée. Elle s'approcha du téléphone et composa le numéro de Renaud.

Désiré revint alors, et l'observa, en quête d'une proie à martyriser. Il l'écouta laisser un message alors qu'elle lui tournait le dos :
« Renaud, c'est Lucie. Je viens de trouver votre montre à gousset dans la cage de l'insupportable piaf turquoise. Je ne sais pas comment il fait pour se barrer et récupérer des choses comme ça dans la maison. Enfin, tout ça pour vous dire que vous êtes rentré pour rien. A tout à l'heure. Je suis certaine que Désiré ne verra pas d'inconvénient à ce que vous déjeuniez ici à nouveau. » Elle sursauta en découvrant son hôte.
« Vous m'avez fait peur...
-Ne parlez pas de ce splendide perroquet de la sorte.
-Promis. » marmonna-t-elle en s'installant à nouveau dans la verrière. Désiré rôda alentours. Puis, d'autorité, il se saisit de la montre ancienne que Lucie avait laissée sur le guéridon, la retournant plusieurs fois dans ses mains, fébrile. Ainsi Renaud l'avait gardée...
Serpentard de cœur, Serdaigle de répartition Pottermore, et sadiquement envoyé chez les Gryffys pour la Coupe des Quatre Maisons :lol:

Joignez-vous au nouveau projet sur Ginny : Paper Gin ! et écrivez un article pour le Numéro Spécial de la Gazette !

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PlumeEnVadrouille
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Re: [Textes] Nuit du 22 juillet

Message par PlumeEnVadrouille » 23 juil. 2017 - 01:34

Titre : Petit coeur de fer
Thème : image
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 144
Personnages : Hermione Granger
Rating : Tout public

Hermione regardait son Retourneur de Temps. En y pensant, elle avait toujours eu un pendentif avec l'heure marquée.
Quand elle était toute petite, en maternelle, elle avait eu un « nammoureux ». Il lui avait offert un collier, un très joli pendentif en forme de cœur, de couleur rose, avec l'heure indiquée. Hermione le gardait tout le temps sur elle. Un petit cœur de fer toujours présent. La nuit, elle s'endormait en étant bercée par la petite trotteuse. Même une fois à Poudlard, elle l'a gardé précieusement, en souvenir de ce petit garçon. Car elle ne l'a jamais revu ; il était sans doute mort, maintenant, car il était atteint d'une maladie très grave. Alors, l'enlever pour sa troisième année, le remplaçant par le Retourneur de Temps, était pour elle un véritable arrachement. Mais elle l'avais remis. Et depuis, elle ne le quittait plus.
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BellaCarlisle
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Re: [Textes] Nuit du 22 juillet

Message par BellaCarlisle » 23 juil. 2017 - 01:41

Titre : Cadeau
Thème : L'image
Fandom : Pirates des Caraïbes
Nombre de mots : /
Personnages : Calypso/Davy Jones
Rating : Tout public
En fermant les yeux, elle entend le tic-tac familier et rassurant de la montre à gousset qui repose sur son oreiller. Ce cadeau vaut tout l'or du monde à ses yeux, symbole d'un amour immortel qui traverse les siècles. Le cœur ouvragé est un rappel explicite de ce qu'ils ont partagé tous les deux, il y a de cela des dizaines d'années.

Délicatement, Calypso saisit la montre. Ses pensées se perdent dans un passé lointain, lorsqu'elle était une déesse d'une grande beauté, emprisonnée dans le corps d'une femme qui n'avait rien pour charmer les hommes. À cette époque, Davy Jones était le plus redoutable des pirates et son affreuse apparence effrayait les marins. Il était devenu ce monstre sanguinaire par sa faute, parce qu'elle avait joué avec son cœur.

Heureusement, ce temps est révolu. Calypso est fière d'avoir retrouvé cet homme qui signifie tout pour elle et elle refuse de le perdre à nouveau. Elle sait qu'elle en souffrirait plus que jamais.

La porte de sa chambre s'ouvre sur Davy qui l'admire comme si elle était encore cette déesse d'autrefois. Cette fois encore, elle se demandé s'il a compris qu'elle est toujours la même. On ne se débarrasse pas d'une femme divine aussi facilement.

- Calypso, murmure-t-il.

Elle lui sourit alors qu'il s'avance vers elle. Elle passe la chaîne de la montre à gousset autour de son cou avant de l'inviter à la rejoindre. Davy est charmé de la voir ainsi, nue, ne portant que cet objet qui compte à leurs yeux. Il ne se laisse pas attendre, se glissant dans leurs draps avant de faire courir ses doigts sur l'épaule de Calypso. Cette dernière frissonne d'anticipation quelques secondes puis elle scelle leurs lèvres dans un baiser passionné.

L'ancien capitaine du Hollandais Volant savoure ce moment avant de briser leur étreinte. Ses yeux sont attirés par la montre à gousset, par ce coeur mécanique qui contraste sur la peau hâlée de sa compagne. Il est si obnubilé par l'objet qu'il ne prête pas attention aux mains féminines qui se glissent sous sa chemise pour caresser son torse.

- Davy, s'amuse Calypso.

Il reprend pied dans l'instant présent et enlève les couches de vêtements qui l'empêchent d'être au même niveau que la femme qui partage son lit. Leurs corps se retrouvent dans une danse lente et amoureuse, leurs gestes sont tendres.

Davy ne veut pas que ce moment devienne celui d'un douloureux aveu et il se fait violence pour ne pas livrer ce qu'il cache. Calypso ne doit pas apprendre aussi tôt que ce cœur est un présent d'adieu.
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dedellia
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Re: [Textes] Nuit du 22 juillet

Message par dedellia » 23 juil. 2017 - 01:57

Titre : Confidences à la bibliothèque
Thème (écrit ou URL de l'image) : Chansons
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 558
Personnages : Remus, Lily, OC en background
Rating : tous
Remus et Lily était assis dans un coin de la bibliothèque. Ils regardaient un groupe de filles de leur année assises un peu plus loin. Du moins l’une d’elle en particulier.

— Je t’ai déjà dit que j’associais des chansons aux gens quand je les rencontre ? demanda soudainement Remus. Ou du moins dans les premières fois.

— Tu m’en as déjà glissé un mot, sans t’épancher d’avantage, répondit-elle pour ne pas qu’il se sente brusqué.

Il regardait à nouveau la jeune fille avant de s’en détacher et regarder son amie.

— C’est une sorte d’automatisme chez moi, je crois que ça me vient de ma mère. Ça m’aide à saisir les gens je crois.

Lily acquiesça ne voulant l’interrompre. Il se perdit à nouveau dans ses pensées pendant un moment que Lily utilisa pour écrire quelques lignes pour son devoir de métamorphose. Il reprit la parole :

— Tu sais, la première fois que je l’ai vue elle m’a fait penser à la chanson de Jarred Peyton.

— Laquelle ?

— Petite Porcelaine.

— Une chanson d’amour ? le taquina-t-elle.

— J’avais onze ans, protesta Remus, personne ne tombe amoureux à cet âge.

Il remarqua soudain son air taquin et se détendit.

— Par son apparence, dit-il soudain pour répondre à ses propres pensées. Elle avait l’air d’une poupée. Un teint si pâle, des joues roses, de grands yeux gris si doux et des cheveux brillants. Et pas une mèche ne dépassait de sa coiffure. Elle me faisait penser à une poupée qui se serait brisée si on l’échappait au sol. Pourtant, une force se dégageait d’elle c’était troublant.

— Parfois j’oublie à quel point tu analyse les gens lorsque tu les rencontres… commenta Lily avant de revenir au sujet. Et aujourd’hui ?

— Elle a toujours cet air de poupée de porcelaine, même si je la vois mal se fracasser au sol.

Lily rit à la remarque de son ami.

— C’est vrai qu’elle est forte, mais ne te laisse pas berner par les apparences, elle est plus fragile que tu le crois.

Il y eut un moment de silence durant lequel Remus médita ses paroles. Il avait envie de la protéger, de l’empêcher de tomber ou de courir pour la rattraper si elle tombait quitte à lui-même se fracasser. Tout pour empêcher qu’elle se brise. Il secoua la tête Qu’est-ce qui lui prenait ? Lily sembla comprendre son cheminement,

— La chanson prendrait-elle un peu plus de place que prévu ?

Il mit un temps à comprendre où elle voulait en venir, puis il se rappela la taquinerie qu’elle lui avait faite. Se pouvait-il que… qu’il… Que la jeune fille prenait une place beaucoup plus importante qu’il le pensait ? Il n’osait pas prononcer ce mot, ni même le penser. Ça chamboulerait tout. Lily le regarda.

— Tu dois lui parler.

Il se passa une main dans les cheveux. Réalisa son geste. S’arrêta. Voilà qu’il se mettait à prendre des habitudes de James. Il détestait être dans cet état.

— Et à quelle chanson je t’ai fait penser ?

Remus lui jeta un regard confus. Puis il comprit. Elle l’empêchait de se torturer pour l’instant, il avait encore du temps. Pour comprendre et accepter. Il la regarda avant de répondre :

— Indomptable exceptionnelle.

Lily éclata de rire.

— De Glory Warwick ?

Remus hocha la tête.

— Je crois que tu ne pouvais pas trouver mieux.

— Je ne crois pas non plus
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— Roxane-James

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