[Textes] Nuit du 17 juin

Les Nuits d'HPF : un thème par heure, une nuit par mois, de l'écriture à volonté !

Modérateur : HPF - Équipe des Nuits

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Samantha Black
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Re: [Textes] Nuit du 17 juin

Message par Samantha Black » 17 juin 2017 - 21:54

Titre : Eprise
Thème : Image
Fandom : HP
Nombre de mots : 807
Personnages : Ismelda C. et James Nakamura
Rating : Tout public
— Anne m'a dit que vous l'aviez rencontrée durant l'une de ses rencontres littéraires, déclara James.

Les deux jeunes gens marchaient d'un pas volontairement lent, comme s'ils souhaitaient que la soirée ne se termine jamais.

— En effet.
— Êtes-vous étudiante en littérature ? Questionna-t-il.
— Non, j'écris des articles à ce sujet dans un magazine, répondit-elle en souriant.

Du coin de l’œil, elle vit James hocher légèrement la tête visiblement pensif.

— Elle en a dans la crâne, ma sœur, lâcha-t-il finalement. C'est une très belle opportunité pour elle d'aller à l'université.

Ismelda devina qu'il tentait très certainement de la remercier de manière détournée. Elle connaissait le frère de son amie depuis moins de quatre mois mais s'était rapidement rendu compte que sa fierté était parfois assez mal placée.

— Je le pense aussi. Anne m'a dit que vous étiez vous-même très bon à l'école.

James haussa les épaules. Suite au décès de leur père, le jeune homme avait dû se trouver un emploi pour subvenir aux besoin de sa mère et de sa sœur. Il n'avait jamais eu la chance de fréquenter les bancs de l'école après ses quatorze ans.

— Je sais lire, écrire, compter. C'est le principal, se contenta-t-il de répondre.

N'osant pas le regarder de peur de le gêner, la jeune femme reporta son attention sur les maisons du quartier dans lequel ses parents et elle vivaient. Sur le toit d'un très bel hôtel particulier se trouvait un groupe de pigeons dont les roucoulements, portés par le vent, lui vinrent aux oreilles.

— J'ai passé une très bonne soirée, déclara-t-il soudainement.

Sortant de ses pensées, Ismelda tourna son visage vers lui. James fixait un point droit devant lui et la jeune femme crut même voir que ses joues avaient pris une légère teinte rosée.

— Moi aussi, James, répondit-elle en souriant.

Enfin, le jeune homme reporta son attention sur elle. Ismelda sentit la course de son cœur s'accélérer lorsqu'il plongea ses yeux dans les siens. Lorsqu'elle avait accepté de se rendre à son premier rendez-vous galant avec lui, un mois plus tôt, la jeune femme s'était jurée de ne pas s'éprendre trop vite et pourtant... Elle se sentit rougir en songeant aux images de baisers passionnés qui se formaient de plus en plus souvent dans son imagination.

James se racla la gorge mettant fin à ce moment à la fois gênant et féerique. Elle le vit jeter un coup d’œil à sa montre et sut sans le moindre doute que la soirée n'allait pas tarder à toucher à sa fin.

— Nous devrions nous dépêcher. Il est presque vingt-deux heures, déclara-t-il en accélérant le pas.

Ismelda fit de même en silence. Ses parents ne lui avaient pas donné de couvre-feu mais la jeune femme savait qu'ils s'inquiéteraient si elle rentrait après vingt-deux heures. Après tout, elle leur avait simplement dit qu'elle allait se rendre au théâtre avec un ami. La sorcière se doutait que ses parents, en bons policiers, avaient très certainement compris qu'elle fréquentait quelqu'un mais ne lui avaient posé aucune question, préférant respecter son intimité.

Moins de cinq minutes plus tard, Ismelda et James s'arrêta devant une très belle maison dont le petite portillon en fer forgé n'avait pas été fermé à clef. Ismelda vit de la lumière dans le salon et crut apercevoir une ombre derrière le rideau mais n'y prêta pas attention. Elle tourna son visage vers James et lui offrit un doux sourire avant de lui assurer une nouvelle fois qu'elle avait passé une très bonne soirée.

— Merci de m'avoir raccompagnée, ajouta-t-elle.
— Ce... C'est tout à fait normal, rétorqua-t-il visiblement gêné.

Il avait retiré sa casquette et la serrait dans ses deux mains, la déformant quelque peu.

— Je... Quand comptez-vous passer à la maison ?
— Anne m'a invité à prendre le thé jeudi après-midi.

Ismelda ne put manquer la légère grimace qui apparut sur son visage l'espace de quelques secondes.

— Je... commença-t-il.

Il sembla hésiter quelques instants mais reprit finalement :

— Que pensez-vous que nous nous revoyons la semaine prochaine ? Un de mes amis m'a parlé du film Wings et.... et j'ai pensé que nous pourrions aller le voir ensemble.
— Je serais très heureuse de le voir avec vous, répondit-elle.

Un sourire étira les lèvres de James qui ne put masquer son soulagement.

— On dit vendredi soir ? Proposa-t-il.
— Vendredi soir. A dix-neuf heures trente devant le cinéma ?

James hocha la tête visiblement heureux et après l'avoir salué une dernière fois, Ismelda se dirigea vers l'entrée de la demeure familiale. Arrivée devant la porte, la jeune femme se retourna. James était appuyé contre l'un des arbres qui bordaient la route. Elle lui offrit un dernier sourire et lui fit un signe de la main avant de pénétrer chez elle. Le cœur battant, elle sut qu'elle n'avait pu garder la promesse qu'elle s'était faite.
Dernière édition par Samantha Black le 17 juin 2017 - 22:52, édité 1 fois.

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AliceJeanne
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Re: [Textes] Nuit du 17 juin

Message par AliceJeanne » 17 juin 2017 - 21:58

Titre : Quel drôle d'oiseau!
Thème : image (http://orig10.deviantart.net/78d5/f/200 ... simplu.jpg)
Fandom : Underworld
Nombre de mots : 588
Personnages : OCs (Helén, Olek)
Rating : Tous publics
Quel drôle d’oiseau !


Olek adorait sa femme, plus que tout et surtout plus que raison. Mais il devait tout de même admettre certaines fois, que la vie avec une semi-immortelle ayant la capacité de converser avec les animaux et de les influencer par la même occasion, n’était pas de tout repos. Pour son plus grand bonheur, et celui, avouons-le, de toute la communauté vampire, leurs enfants n’avaient visiblement pas hérité de ce trait caractéristique de la famille de leur grand-père. Le plus jeune, montrait, certaines fois, certes, une empathie quasi-mystique, mais cependant rien d’aussi alarmant que les incendies que pouvait provoquer sa cousine sur un coup de tête.

Parfois le jeune homme se demandait comment Viktor avait pu survivre à toutes ces femmes dotées de capacités hors normes. Selon lui, les longues phases d’hibernation de l’aîné devaient le préserver de la folie ambiante dès qu’un évènement un peu trop surnaturel se produisait. Grand bien lui en fasse, Helén, du haut de ses deux cent ans et quelques années, se contrôlait à présent à merveille. Cela n’avait malheureusement pas toujours été le cas.

Le cousin d’Ilona se souvenait encore de la première fois qu’il avait partagé le lit d’Helén, ne se doutant pas de ce qu’impliquait le fait de partager l’intimité de la jeune fille. La journée avait été plutôt courte et les deux amants n’étaient tombés dans les bras de Morphée que lorsque le soleil avait commencé à descendre dans le ciel. Olek s’était réveillé quelques heures plus tard, totalement désorienté après un cauchemar plutôt violent. Le jeune homme avait reprit calmement sa respiration, évitant ainsi de réveiller Helén, profondément endormie contre lui. Il s’était apprêté à se rendormir lorsqu’un grattement sur la fenêtre l’avait fait lever les yeux vers celle-ci.

Dans la semi-pénombre du crépuscule, Olek avait pu discerner avec précision pas moins d’une quinzaine de pigeons, disposés contre la fenêtre et sur les toits alentours. Le jeune vampire avait sursauté violemment à la vue des volatiles et de leur nombre, réveillant la jeune fille qui s’était frotté les yeux avant de se coller contre Olek, insouciante de la frayeur de son amant. Elle lui avait demandé somnolente ce qui avait pu le mettre dans un tel état tout en recommençant à sombrer dans les limbes des rêves.

Olek n’avait pas répondu, se contentant de se décoller d’Helén, achevant de la réveiller. L’hybride avait grommelé mécontente, ils n’avaient que trop peu dormi et sa condition de semi-humaine la contraignait à de plus longs temps de sommeil que ses homologues vampires de sang pur. Ses protestations avaient cependant été rapidement interrompues lorsque le jeune homme avait pris son menton dans sa main et l’avait orientée de telle façon à ce qu’elle voit les oiseaux derrière les épais vitraux.

Helén avait rougi, gênée, et ramené le drap sur son corps nu, avant d’expliquer qu’il y avait bon nombre de situations où elle perdait le contrôle de ses capacités. Elle avait ajouté avec embarras que, visiblement, partager son lit avec un homme en faisait partie. D’un petit geste de la main, elle avait ensuite chassé les volatiles avant d’embrasser Olek sur la joue et de l’inviter à se rallonger avec elle. Le cousin d’Ilona s’était exécuté mais n’avait cependant jamais réussi à trouver le sommeil.

Depuis ce jour, Olek tirait toujours les rideaux du lit conjugal avant de s’autoriser à poser sa tête sur son oreiller. Helén le trouvait ridicule, bien qu’elle-même, parfois, fût bien surprise de ce qui parvenait à grimper sur les toits du château de Markus.
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BellaCarlisle
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Re: [Textes] Nuit du 17 juin

Message par BellaCarlisle » 17 juin 2017 - 21:58

Titre : Secousses
Thème : Serrure et image
Fandom : Agents du Shield
Nombre de mots : 1003
Personnages : Skye/Fitz/Trip/Coulson/May
Rating : Tout public
L’édifice semble ancien, des pigeons se tiennent sur le toit, comme autant d’observateurs discrets qui épient chacun de leurs mouvements. Skye leur jette un coup d’œil avant de pousser la lourde porte qui bloque l’entrée de la maison, allumant aussitôt sa lampe-torche pour éclairer les lieux. Comme leur informateur l’a dit, les pièces sont à l’abandon, remplies de meubles poussiéreux, sans la moindre trace de présence humaine. Par précaution, elle prend également en main son pistolet, faisant sauter le cran de sécurité avant de s’aventurer plus loin.

Le rez-de-chaussée ne présente rien d’étrange alors elle appelle le reste de l’équipe, validant le fait que tout est vide. Sur son signal, Coulson et Trip entrent à leur tour, aux aguets malgré tout, par habitude. Ils gardent toutes les portes ouvertes et montent au premier étage, remarquant la même absence de vie. Le bruit sur le toit ne les surprend pas, ils savent que May a grimpé sur la toiture pour avoir une vue des alentours afin de les alerter en cas de problème.

- Fitz, tu aurais un aperçu du reste de la maison ? demande Skye à travers son oreillette.
- Le deuxième étage n’a rien d’anormal, il y a seulement deux chambres. Mais apparemment, il y a une cave, elle était cachée sur les plans officiels et on vient de la retrouver sur ceux de l’informateur.

L’orpheline lance un regard interrogatif à son supérieur qui hoche la tête positivement. Trip décide de rejoindre l’étage supérieur pendant que les deux autres agents se rendent à la cave. Un détail leur saute immédiatement aux yeux, se démarquant des murs vieillis de la demeure.

- Je doute que ce soit d’époque, remarque Skye.
- Fitz, nous avons un imprévu, déclare Coulson en plissant les paupières.

Une porte en métal leur bloque le passage, dans un acier qui n’a rien d’ancien, impression renforcée par la serrure qui ne s’accorde pas non plus avec l’âge de la maison. Skye sort son téléphone pour prendre en photo ce qu’ils ont devant eux, l’envoyant au génie qui s’anime aussitôt derrière son écran d’ordinateur.

- C’est une serrure à empreinte biométrique, elle a été calibrée sur le réseau veineux de quelqu’un.
- Le réseau veineux ? répète Skye. Fitz, tu es sûr de ce que tu dis ?
- C’est qui le génie ici ? réplique le concerné avec une pointe d’ironie. Le Shield a essayé une fois d’utiliser ce style d’empreinte mais on a fini par laisser tomber.
- Trop instable ? tente la hackeuse.
- Trop compliqué. On a toujours utilisé les scanners rétiniens ou les empreintes digitales, ce qui est bien plus pratique.
- Comment pouvons-nous passer la sécurité ? intervient Coulson. Aucun de nos outils ne nous permettra de forcer cette serrure.

Il n’y a aucune réponse dans leurs oreillettes mais les agents savent que Fitz est en train de faire des recherches pour leur venir en aide. Son activité est perceptible en fond sonore mais l’anxiété grimpe peu à peu chez la plus jeune du duo. Aucun d’eux n’avait prévu qu’une serrure à empreinte biométrique se dresserait sur leur chemin, tout aurait dû être rapide, ils devraient déjà être dehors.

- Monsieur, si vous me l’autorisez, je peux …
- Non, Skye. Nous avons un accord, vous pouviez venir avec nous mais sans utiliser vos pouvoirs. Simmons n’a pas encore terminé de trouver de quoi vous soigner et le bus est trop loin pour arriver assez rapidement.
- Ça ne me prendra que quelques secondes ! Si on attend que Fitz récupère les informations, on y sera encore demain et nous n’avons pas que ça à faire. Imaginez si Hydra a aussi localisé l’emplacement de ce que nous cherchons ?

Coulson a une hésitation, ne souhaitant pas mettre en danger la vie de la jeune femme. Il tient à son équipe, plus que tout, mais il doit admettre qu’elle a entièrement raison. Inspirant un grand coup, il tente de joindre Fitz, par conscience professionnel.

- Vous avez quelque chose de neuf, Fitz.
- Je crois oui, monsieur. Mais je ne suis pas certain que ça va vous plaire, le dossier que j’ai déniché risque de vous surprendre.

Skye et Coulson échangent un regard alors que la jeune femme lit le message que l’ingénieur vient d’envoyer sur son téléphone. La gorge sèche, elle le montre à son supérieur qui esquisse une grimace, comprenant pourquoi Fitz est un peu contre l’idée d’aller plus loin.

- Comment Ward a-t-il pu mettre une serrure biométrique ici ? souffle la hackeuse.
- Sans doute que ses contacts d’Hydra l’ont bien aidé, répond Phil avec amertume.

La jeune femme baisse les yeux un instant, se souvenant du fait que Coulson n’a toujours pas digéré la trahison de Ward.

- Gardons le contact, on entre, ordonne le chef de l’équipe.

Sa voix tranchante est un signal pour Skye qui tend une main devant elle. Se concentrant sur l’énergie qui circule en elle, elle réussit à faire sauter à la fois la serrure et la porte, créant une secousse un peu trop violente. Alors que le plafond menace de leur tomber dessus, Coulson pousse la jeune femme en avant, passant derrière elle au moment où des pierres referment le passage derrière eux. La hackeuse se retourne, le cœur battant à tout rompre, serrant les poings en espérant ne pas avoir fait de dégâts supplémentaires, songeant particulièrement à Trip qui se trouve au deuxième étage et à May qui surveille sur le toit.

- Fitz, tu nous entends toujours ? demande-t-elle en maîtrisant la panique qui gronde dans son corps. Fitz ?
- Trip ? May ? essaye Coulson à son tour.

Aucune réponse ne survient dans leurs oreillettes, les plongeant dans un silence angoissant.

- Je suis désolée monsieur, je crois que j’ai vu un peu gros, s’excuse Skye.
- Au moins, nous avons atteint notre but, remarque Coulson. La serrure ne posera plus aucun problème.
- Mais nous ne sommes pas sûrs de ressortir, dit-elle sombrement. J’ai quand même créé un éboulement.
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Samantha Black
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Re: [Textes] Nuit du 17 juin

Message par Samantha Black » 17 juin 2017 - 22:31

Titre : Réel (oui c'est très original, je sais :mrgreen: :arrow: )
Thème : Réel
Fandom : HP
Nombre de mots : 387
Personnages : James Nakamura
Rating : Tout public
James savait qu'il n'aurait jamais dû en parler à ses amis. Aucun d'eux ne comprenait ce qu'il ressentait et voilà qu'ils étaient tous en train d'essayer de le persuader que tout cela était une mauvaise idée. Comme s'il ne le savait pas déjà ! James avait beau n'être qu'un simple ouvrier, le jeune homme était loin d'être stupide. Bien entendu qu'il savait que ce qui se passait entre eux était loin d'être une bonne idée et pourtant... Et pourtant, James savait au fond de lui qu'il s'agissait très certainement d'une des meilleures choses qui ne lui soit jamais arrivée.

— Arrête de rêvasser ! Mange ! s'exclama Henry en Japonais.
— Laisse-le ! Il pense encore à sa Canadienne, intervint Isamu moqueur.

James préféra ne pas répondre et reporta son attention sur sa gamelle. Il savait qu'il n'aurait jamais dû leur en parler mais il était certain aussi que même sans qu'il leur ait dit ses amis auraient fini par le savoir. Le quartier était petit, tout le monde connaissait tout le monde et les nouvelles faisaient vite le tour.

— Eh ! James ! le héla l'un d'entre eux. C'est vrai ce qu'on dit ?
— Quoi donc ? demanda-t-il essayant de ne pas paraître trop agacé.
— Que son père est policier, inspecteur qui plus est.

James entendit les murmures autour d'eux et devina que quelques-uns n'étaient pas encore au courant de cela.

— En effet, c'est vrai.
— Et il te laisse fréquenter sa fille ?

James hocha la tête.

— Tu l'as rencontré alors ?

Il secoua la tête négativement et entendit des exclamations surprises de part et d'autres. Cela l'avait lui aussi étonné que le père d'Ismelda ne demande pas à le rencontrer mais il avait fini par conclure que les Canadiens et les Japonais n'avaient tout simplement pas la même culture et que leurs femmes étaient plus indépendantes.

— Tu l'as pas rencontré ? s'étonna Isamu goguenard. T'es sûr au moins que votre relation est aussi sérieuse que tu sembles le penser ? Que c'est réel ?
— Je vais le rencontrer dimanche midi, déclara-t-il le regard fixé sur la mer.

Isamu cessa de rire presque immédiatement et James ne put empêcher un petit sourire satisfait d'étirer ses lèvres. Personne ne lui ferait croire que ce qu'Ismelda et lui avait, n'était pas réel.
Dernière édition par Samantha Black le 17 juin 2017 - 22:51, édité 1 fois.

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Westyversionfrench
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Re: [Textes] Nuit du 17 juin

Message par Westyversionfrench » 17 juin 2017 - 22:34

Titre : Quai des Flambeaux
Thème : Image
Fandom : Original
Nombre de Mots : 385
Personnages : Désiré (OC) et Renaud (OC)
Rating : T
Désiré observa l'alignement de lanternes de toutes tailles et de toutes couleurs. Elles prenaient place sur l'étagère courant sur l'un des murs de la chambre de son amant. Plus jeune, lorsque les rides n'avaient pas encore imprimé son âge au coin de ses yeux, il était resté des heures à les contempler. Il cherchait alors à déterminer laquelle perdrait son souffle en premier, et se lançait des objectifs idiots. Si la bleue est la dernière, je rachète un cheval. Si c'est la petite ronde qui flanche d'abord, je plaque Renaud. Peut être que si la chinoise tient le coup, je pourrais devenir jockey. Peu à peu, des mal-êtres enfouis avaient succédé à ses espoirs d'adolescent.

Longtemps, il avait cru que Renaud avait peur du noir, et que c'était pour cette raison qu'il ne pouvait s'empêcher d'approcher chaque soir une allumette des seize mèches immobiles. Mais il avait compris, après plusieurs étreintes passionnées, que son ami appréciait les ombres qui se tordaient sur le crépis ancien. Alors, il avait rougi en veillant à se mouvoir davantage pour que sa silhouette enflamme les parois fraîches, et s'imprime sur les pupilles dilatées de l'autre garçon. Dans ces moments là, les mains de Renaud couraient sur son corps, dévalant les courbes abruptes de son squelette.

Maintenant qu'ils étaient deux grands-pères assagis par deux vies bien remplies, c'était Dez qui avait besoin des lueurs. Depuis qu'il s'était réfugié sur le domaine des Renard, il sautait sur ses pieds quand l'obscurité naissait. Puis, il grognait en cherchant le briquet que Renaud avait égaré en allant fumer en cachette. Après, à plat ventre sur le lit, il tendait le bras vers le haut, tentant de donner vie à chacun de ces phares miniatures. Il restait ensuite un bon quart d'heure à comparer les feux, à déterminer qui éclairait le plus, qui embaumait le moins, et attendait que son compagnon le rejoigne. Là, il se lançait dans des commentaires absurdes concernant la facture des réceptacles lumineux. Une fois, Renaud avait répondu qu'il aimait la musique de ces éclats, et que c'était pour entendre leur mélodie, qu'il avait autant de fanaux. Désiré avait eu un sourire narquois, mais le sommeil l'avait saisi, une étrange harmonie tintant à ses oreilles.

Peut être que tout simplement, Renaud savait depuis toujours que Désiré avait peur du noir.
Serpentard de cœur, Serdaigle de répartition Pottermore, et sadiquement envoyé chez les Gryffys pour la Coupe des Quatre Maisons :lol:

Joignez-vous au nouveau projet sur Ginny : Paper Gin ! et écrivez un article pour le Numéro Spécial de la Gazette !

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Alhüin
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Re: [Textes] Nuit du 17 juin

Message par Alhüin » 17 juin 2017 - 22:49

Titre : Le monde est stone
Thème : Réel
Fandom : HP
Nombre de Mots : 470
Personnages : Théodore Nott
Rating : Tout Public
La réalité était loin à ce moment là. Mais Théodore ne s’en rendait pas vraiment compte. Il était bien trop occupé par son imaginaire pour réussir à s’apercevoir qu’il était perdu. Au milieu de nulle part. Et certainement pas dans la réalité. Qu’est-ce qui s’était passé ? Comment en était-il arrivé là ? Théodore ne savait plus vraiment. Tout était vague et flou. Il se souvenait difficilement que c’était exactement ce qu’il avait cherché à ressentir. Mais tout lui semblait réel. Tout lui semblait réel et il avait du mal à envisager qu’il ait pu réussir à créer une réalité aussi distordue. Ca n’avait pas de sens. Un flash. Un flash de la réalité le percuta violemment. Il vacilla un instant. Il réussit à se repositionner sur ses jambes. Et puis il essaya d’oublier la sensation de la terre qui tournait sous ses pieds. Difficilement, il se laissa tomber sur le canapé le plus proche. Peut-être qu’assis, la Terre arrêterait son cinéma. Ou peut-être que c’était lui qui faisait son cinéma. Il ne savait plus trop. La réalité lui semblait à la fois si lointaine et si tangible. C’était difficile à décrire. Comme s’il était coincé entre le monde de l’imagination et la réalité. Il avait beau essayer de reprendre pieds, il avait beau essayer de calmer les martèlements dans sa tête, rien ne lui obéissait véritablement. Il avait du mal à interagir avec le monde. Tout semblait à portée de main et pourtant tout était parfaitement inaccessible. Un nouveau flash. Il avait pris de la drogue. Tout s’éclaira un instant dans son cerveau. Tout s’expliqua. Cette nausée au coin des lèvres s’expliquait miraculeusement. Et puis à nouveau, un flou effrayant. Un flou duquel il était sorti. C’était une certitude mais qu’il ne savait plus comment le vaincre. Comment avait-il fait pour réussir à dissiper cette vague sensation de mal-être. L’avait-il seulement fait ? Avait-il envie de recommencer ? En fait, peut-être pas. Ca avait quelque chose de beau ce doute, ce questionnement. C’est la Terre qui tourne si vite ? D’où vient ce bruit sonore ? Est-ce que c’est mon cerveau qui palpite contre mes tempes, se demanda Théodore. Ou alors peut-être que c’est seulement mon sang ? Songea-t-il. Et après tout, est-ce que c’est si grave. A partir du moment où la nausée est passée, il ne reste plus aucun mal. Plus rien qui nécessite qu’on cherche à vouloir s’en débarrasser. Les très vagues souvenirs qu’il conservait de la réalité ne lui donnaient pas tellement envie de s’y replonger. Au contraire. Il était bien là. Il y avait même une petite lumière qui semblait l’inviter à rester. Qui semblait lui demander de rester à sa place. L’empêchait de dévisser ses fesses du canapé dans lequel il avait plongé. Oui, vu de l’extérieur, depuis la réalité, Théodore semblait particulièrement stone.
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And what? You'll win her over with your rainbow kisses and unicorn stickers?

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Seonne
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Re: [Textes] Nuit du 17 juin

Message par Seonne » 17 juin 2017 - 22:50

Titre : Un rêve bien réel
Thème : Réel
Fandom : Original
Nombre de mots : 288
Personnages : Canda, ses parents
Rating : Tout public
Un soleil de plomb tapait au-dessus de Castel-en-Beroise. Canda, tannée par la chaleur, se tenait assise au bord d’une des hautes falaises qui bordaient la Mer Tricare. De son promontoire improvisé, elle apercevait les autres enfants, en bas, qui jouaient dans les vagues. Se baigner lui aurait fait du bien, songea-t-elle. Mais finalement, l’ombre de ce grand olivier était tout de même agréable. Et elle aimait l’atmosphère calme qui régnait au sommet des falaises.

Elle entendit un bruit de pas derrière elle et se retourna, effrayée. Une haute silhouette, un pas un peu traînant, et une dégaine qu’elle connaissait bien. Elle sourit alors que son père la rejoignait, s’asseyant à ses côtés.

— J’ai bien travaillé, aujourd’hui, papa, dit-elle de sa voix chantante. Mastria a dit que je progressais beaucoup, même plus vite que les autres, mais ça, c’est un secret.
— Je suis fier de toi, déclara-t-il de sa voix grave et rassurante en la serrant contre lui. Je suis très fier de toi, et le serait toujours. Tu es ma fille, et je t’aime plus que tout. Ne l’oublie jamais.

Quand les lueurs de l’aube percèrent à travers les rideaux, le réveil mit fin au rêve de la petite Canda. Elle ressentit un vif pincement au cœur. Cela faisait deux ans que son père était décédé. Et il lui manquait toujours autant. Son rêve lui avait semblé si réel…
Elle se leva et raconta ses songes à sa mère.

— Tu crois que ça pourrait être réel ? demanda-t-elle innocemment. Ou est-ce que ça c’est juste passé dans ma tête ?
— Bien sûr que ça c’est passé dans ta tête, répondit sa maman avec un sourire mystérieux. Mais pourquoi cela devrait-il vouloir dire que ce n’est pas réel ?
Image Image
Qui flatte le crocodile
Peut se baigner tranquille

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MoonyShka
Elève de troisième année
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Re: [Textes] Nuit du 17 juin

Message par MoonyShka » 17 juin 2017 - 22:53

Titre : Helena
Thème (écrit ou URL de l'image) : Image
Fandom : La Saga de Väé (mon mien)
Nombre de mots : 651
Personnages : Lysa, Ariane, James, Guillaume, Helena
Rating : Tous publics
Lysa se réveilla en sursaut. Elle tourna la tête et constata qu'Ariane dormait comme un bébé, et comme à son habitude avait fait pousser de la mousse sur son oreiller par inadvertance. Pourtant quelque chose clochait dans la pièce, elle en aurait juré. La jeune femme se leva et grimaça quand le parquet grinça sous son poids. Et elle compris ce qui n'allait pas.

La bougie ne s'était pas éteinte. Alors que c'était le milieu de la nuit. Elle pris la coupe de ladite bougie et la posa sur son lit pour l'inspecter. Sentant que ce n'était pas vraiment de son ressort, elle se leva pour aller chercher Guillaume, qui en saurait davantage en vue de son élément. Au moment de sortir de la pièce, la blonde arrêta son geste net en voyant que la bougie lançait des éclairs de lumière. Bouche bée, elle s'approcha du phénomène, totalement stupéfaite. Une voix s'échappait de ces éclairs... Une voix qu'elle connaissait trop bien. Elle murmura sans trop y croire << Helena ?

- Lysa ! Quel bonheur de pouvoir entendre ta voix ! chuinta un jais de lumière

- Tu es vivante ? Mais comment est-ce possible ? Et où es-tu ? demanda la jeune femme, totalement paniquée

- C'est une longue histoire malheureusement, accorda une autre flèche lumineuse. Je suis morte au sens strict, disons que les dieux m'ont révélé des choses qui font que je ne pouvais pas partir immédiatement, reprit un troisième arc. J'ai peu de temps, conclut la source de lumière. Il faut que vous rendiez mon corps à mon père. La citadelle de Kratos, tout au nord de l'empire de Bellumia.

- Quoi ? Mais Hemare ne nous conduisait pas du tout là-bas ! s'énerva Lysa, ce qui eut pour effet de réveiller Ariane.

Cette dernière eu un moment de surprise, mais avec son flegme naturel se leva et s'étira en baillant.

- Qu'est ce que c'est que cette histoire, tu parles avec Helena ? fit la jeune femme entre deux bâillements avec son bel accent rocailleux.

- Helena est vivante ? demanda une voix masculine derrière la porte, qui s'ouvrit sur James et Guillaume.

- Les Libérateurs sont au complet, c'est pour le mieux, reprit la voix de leur amie. Je ne sais pas où vous emmène mon frère mais vous devez me ramener à mon père, il saura quoi faire.

- Nous sommes en route pour Emikon, la renseigna James en s'arrachant une plume d'un ton calme. Le roi a demandé une audience avec nous et les enfants de la prophétie.

La lumière s'était tue. Ils se consultèrent du regard, et Lysa reprit :

- Helena, nous feront au mieux, mais il faut que tu nous dises en quoi ramener ta dépouille à ta famille va jouer en quoi que ce soit.

- C'est assez simple en fait, la voix commençait à se faire plus lointaine. J'ai besoin de récupérer mon enveloppe corporelle, et il me faut pour cela une pierre de transfert élémentaire suffisamment grande. Mon père est le seul à en posséder une sur tout le continent.

- Mais... Comment c'est possible que tu sois en mesure de revenir à la vie ? s'étonne Guillaume, pas certain de comprendre.

- J'ai appris dans les sphères supérieures que je n'étais pas totalement De La Caluzia, lança tristement un rai de lumière, de plus en plus flou. Ma mère est une autre femme. Et elle a besoin que je revienne pour mener à bien le conflit qui s’annonce.

- Ta... Mère.. ? hésita James, confus. Mais ce n'est pas Astrea ta mère ?

Un silence se fit. Et la voix lança finalement :

- Ma mère est Harmonie. Et elle m'a désignée comme Lumière des Aeternams.
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BellaCarlisle
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Re: [Textes] Nuit du 17 juin

Message par BellaCarlisle » 17 juin 2017 - 22:54

Titre : Le passé
Thème : Réel
Fandom : Underworld
Nombre de mots : 1089
Personnages : Elvira/Viktor
Rating : Tout public
Les yeux rendus sensibles à la lumière électrique de la pièce dans laquelle elle se trouve, Elvira se lève du lit où elle est allongée. Elle ne reconnaît pas la chambre, rien dans les draps ou dans la disposition des meubles ne lui permet de savoir exactement où elle est. Elle ne sait même pas comment elle a changé d’endroit, elle se souvient vaguement d’une rue éclairée par des néons colorés et du goût étrange de l’alcool. Elle a dû en boire un peu trop, ce qui lui a fait tourner la tête malgré sa condition de Vampire. Elle se rappelle également des rires d’humains un peu trop éméchés et de l’intervention d’un homme dont le visage a disparu de ses pensées.

L’odeur de la viande en train de cuire lui parvient et elle pousse doucement la porte, se dirigeant jusqu’à la cuisine. De ce qu’elle peut voir, elle est dans un appartement, encore inconnu à ses yeux, et elle n’est pas seule. Portant la main à sa ceinture, elle constate l’absence de sa dague ou d’une arme quelconque, pestant contre son inconscience. Elle continue pourtant à avancer, guidée par les saveurs qu’elle imagine, entrant dans une pièce carrelée où une légère fumée se dégage d’une poêle, cachant la personne qui est là, n’en montrant qu’une silhouette un peu sombre.

Sa vision acérée aide Elvira à deviner qui est à quelques pas d’elle et elle recule sous le choc, incapable de croire ce qu’elle voit. Elle a beau avoir passé du temps à courir après des morts, à cause d’un livre qui promettait une seconde vie aux Vampires, elle n’ose pas avoir confiance en ses sens. Comme s’il avait entendu son approche, l’homme se retourne, offrant à la femme un regard gris-bleu bien humain et une apparence si familière qu’elle en a les larmes aux yeux.

- Viktor ?

L’homme hoche la tête froidement, avec une grande hésitation dans ses yeux, un peu perdu. Elvira rompt l’espace entre eux, tendant une main vers lui pour s’assurer qu’il est réel. Elle sent bien sa chaleur au bout de ses doigts, plongeant ensuite son regard dans le sien. Si elle est là, c’est grâce à lui, elle en est maintenant certaine, mais de nombreuses questions se bousculent dans sa tête, désordonnées. L’ancien Aîné lui fait signe de s’asseoir et elle obéit par automatisme, remarquant enfin que la table de la cuisine est couverte par deux assiettes. Son estomac crie famine et elle inspire longuement l’odeur de la viande.

- Vous cuisinez depuis longtemps ? demande-t-elle en s’essayant à l’humour.
- Êtes-vous Elvira ?

Viktor répond par une question, légèrement suspicieux. La femme Vampire fronce les sourcils, surprise, se rappelant tout ce qu’elle a lu. Les quelques Vampires qui ont perdu la vie et qui ont eu droit à leur seconde chance ne se souvenaient pas de leur passé avant d’être mordus par l’un des leurs. Pourquoi est-ce que ça lui semble différent pour le vieux Vampire ?

- Je suis bien Elvira. Vous me cherchiez ?
- Vous êtes dans mes souvenirs, dit-il en prenant place. Il y a peu de visages mais le vôtre revient régulièrement. Qui sommes-nous l’un pour l’autre ?

Elvira ignore ce qu’elle peut avouer ou non à cet homme qui n’a rien de celui qu’elle a connu. Leur histoire est basée sur le respect, le mépris, la haine, le deuil et l’amour. Elle aurait préféré que ce soit Sonja à sa place, pour raconter à l’Aîné tout ce qu’il a besoin de savoir sans se sentir coupable de trop de choses. La femme détourne les yeux un instant, inspectant la cuisine comme si elle n’avait pas déjà enregistré visuellement toutes les informations qui s’offrent à elle.

- Vous êtes mon beau-frère, commence-t-elle. Vous avez épousé ma sœur il y a bien longtemps.
- Comment s’appelait-elle ?
- Ilona. Vous l’aimiez, énormément.

Elle use de précisions pour éviter une autre question sur les sentiments qu’il aurait pu avoir.

- Pourquoi ai-je oublié son nom et pas le vôtre ?
- Elle est morte à la naissance de Sonja, votre fille. Elle a été tuée.

Viktor regarde dans le vague, comme s’il ne la voyait pas, et Elvira se sent triste pour lui. L’amnésie peut être une bonne chose quand ils ont eu une vie comme la leur mais les souvenirs sont violents quand ils reviennent. Elle se lève et vient poser une main sur son épaule, le forçant à la regarder droit dans les yeux. Elle se replonge dans le rituel qu’elle a l’habitude de faire lorsqu’elle retrouve un ancien Vampire. D’une voix sérieuse, elle répète les mots tant de fois prononcés.

- Vous avez été Vampire dans le passé, vous êtes mort mais vous avez le droit de revenir parmi nous. Voulez-vous être mordu ?
- Elvira, si tel est votre nom, qu’est-ce qui m’oblige à vous croire ? Rien de ce que vous m’avez dit ne me paraît réel.
- Si vous avez encore des souvenirs, vous savez que nous avons été proches.

Peu à peu, Elvira croit comprendre ce qu’il se passe. Viktor était un Aîné, il a sans doute gardé des séquelles de sa capacité à maîtriser la mémoire du sang, lui permettant de ne pas perdre son identité de Vampire. Elle ne réagit pas quand il se met debout, l’observant faire les cent pas. Son visage ne reflète plus rien de perceptible pour la femme qui se contente de le surveiller, craignant une crise de panique. Au lieu de se mettre dans tous ses états, son beau-frère revient vers elle et caresse sa joue du bout des doigts.

- Je sais que je vous connais, déclare-t-il, mais mes pensées se mélangent. Il y a tant de visages, des alliées et des ennemis, des trahisons et du sang. Comment puis-je faire la différence entre la réalité et les rêves ?
- Vous ne pouvez pas, pas tant que vous resterez humain. Acceptez mon offre et vous redeviendrez celui que vous étiez.
- Et si je refuse ? L’avenir qui s’ouvre devant moi sera bref, je ne vivrai plus très longtemps. Ce passé est si grand, si douloureux.

Elvira prend la main de l’ancien Aîné dans la sienne, la serrant avec force, émue par ce chagrin qui transparaît dans ses paroles alors qu’il a presque tout oublié. Il a raison, elle ne peut pas prouver qu’il se souvient de ce qui est réel ou non, il n’a plus la véritable mémoire du sang mais elle n’a pas envie de l’abandonner à une vie humaine.
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Eejil9
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Re: [Textes] Nuit du 17 juin

Message par Eejil9 » 17 juin 2017 - 22:55

Titre : La toile de mes angoisses
Thème : réel
Fandom : /
Nombre de mots : 384
Personnages : /
Rating : Tout public
De quoi l’étoffe du réel est-elle faite ? Pourquoi les souvenirs tournent-ils toujours dans ma tête ainsi ? Atroces réminiscences qui reviennent en boucle plus vite que ne tourne l’aiguille sur l’horloge.
Trotteuse de la mémoire qui devient folle, là, entre mes deux oreilles.

Plus je ressasse et plus ils me paraissent lointains, les souvenirs, plus ils reviennent et moins les faits me paraissent clairs. Derrière l’écran des réminiscences la vie vécue s’efface progressivement tandis que je sombre dans un délire que je peine à décrire.
J’ai une bonne mémoire mais tout ce que je dis se transforme toujours en un infâme dédale où l’araignée du désespoir tisse sa toile. Une toile qui n’attend que moi pour démontrer son efficacité. Un piège que je me tends à moi-même pour mieux m’effondrer.
Et plus les jours passent, plus je me perds.
Quelle pitié.

Dans ma tête il n’y a plus rien de vrai, il n’y a plus que des mensonges et des faux-semblants qui s’étiolent les uns au contact des autres. La sincérité s’évanouit, même la mienne, même la leur. Ce que j’ai dit sonne clair et faux dans mon esprit dérangé, et cette fausseté provoque la haine de mon cœur.
Je me hais, voilà la seule certitude qui reste dans ces moments-là.

Dès que la solitude s’invite l’araignée en profite pour prendre toute la place.
Elle sait que je ressasse, et quand je ressasse je tisse moi-même la toile de souvenirs dans laquelle elle niche. Elle n’a rien d’autre à faire que d’attendre.
Dès que la solitude s’invite je pense. Je pense donc je disparais, tel est le dur combat que je mène. Je suis Sisyphe et je mène mon fardeau au sommet d’une montagne qui n’existe que dans ma tête.

Et quand la tempête des souvenances est passée, que le réel a disparu au profit d’un désespoir latent qui surgit de partout, je me sens comme une folle en cage. Crise de paranoïa, voyage dans mon absurde inconscient, je m’effraie moi-même.

De quoi l’étoffe du réel est-elle faite ? Existe-t-il seulement quelque chose en dehors de mes hallucinations mémorielles ?
Nouvelle crise. Nouvelle angoisse.

Et dans mon esprit l’araignée, doucement, tisse sa toile.
"Dire. Dire ce qu'on meurt d'envie de dire. Dire ce qu'on a besoin de dire. Besoin vital. Terrifiant. Dire ce qu'on ignore avoir envie ou besoin de dire. Dire pour comprendre, nettoyer, guérir, avancer. Mais est ce que dire suffit ? Tout à l'heure je l'ai cru."

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Caroliloonette
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Re: [Textes] Nuit du 17 juin

Message par Caroliloonette » 17 juin 2017 - 22:56

Titre : Le sourire
Thème (écrit ou URL de l'image) : Réel
Fandom : HPF
Nombre de mots : 211 mots
Personnages : Albus Rose Scorpius
Rating : Tout public

Albus et Scorpius franchirent la porte principale de Poudlard et se dirigèrent vers le parc. Ce dernier avait été pris d’assaut par les étudiants qui profitaient de ces premières belles journées printanières pour profiter du soleil. En chemin, ils croisèrent Rose. Elle salua son cousin avant de se tourner vers son ami.

« Bonjour Scorpius, ajouta-t-elle en esquissant un sourire.
-Bon…bon…bonjour, bégaya le Serpentard rougissant à l’adresse de la jeune Weasley qui rejoignait le château. »

Les deux amis continuèrent leur chemin et s’installèrent près du lac.

« Tu as vu ça Albus, elle m’a souri, Rose m’a souri !
- T’enflamme pas non plus !
- Non mais tu l’as vu comme moi, il était bien réel ce sourire ?
- Ouais bah c’était p’t’être une grimace, j’t’ai déjà dit que ma cousine n’est pas intéressée par toi. Elle te dit bonjour parce qu’elle est polie. Ne t’emballe pas en t’imaginant qu’elle t’apprécie désormais ! »

Ce dernier conseil mit un terme définitif à leur conversation. Albus s’en voulait d’avoir été aussi dur avec Scorpius, mais il ne voulait pas que ce dernier nourrisse de faux espoir. En apercevant le visage fermé de son ami qui laissait voguer son regard au loin, il comprit que sa déception était bien réelle.
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Westyversionfrench
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Re: [Textes] Nuit du 17 juin

Message par Westyversionfrench » 17 juin 2017 - 23:19

Titre : Les Merveilleux Apprentissages du Professeur Ronald
Thème : « Nouveau » (texte)
Fandom : Harry Potter
Nombre de Mots : 275
Personnages : Ronald Weasley, Harry Potter
Rating : K+
Ron et Harry s'écartèrent brusquement l'un de l'autre, les oreilles écarlates pour l'un, les joues incandescentes pour l'autre.
« C'était comment ?! » beugla Ron, qui avait la sale manie de hurler dès qu'il ressentait la moindre gêne. Le brun sursauta et le bâillonna de ses deux mains, pour empêcher que le rouquin ne réveille tout leur dortoir. Ils étaient tous les deux assis en tailleur sur le lit du plus jeune des deux. Le cadet des Weasley hocha vivement la tête pour signifier qu'il avait compris, et murmura, à un volume toujours très élevé.
« Alors, est-ce que ça t'a aidé ?
-Je ne suis pas sûr... » chuchota son vis-à-vis, se tordant les mains.

Ron grimaça et voulut prendre à nouveau la parole, mais il faisait décidément trop de bruit alors les mains de son meilleur ami se portèrent à nouveau à ses lèvres. Soudain inspiré, le plus expérimenté des deux déposa quelques baisers sur les paumes tièdes. Le résultat fut sans appel, Harry émit un couinement surpris et ramena vivement ses membres égarés contre son torse. Il fixa son camarade d'un air curieux. Celui-ci n'osait pas le regarder. Parvenant enfin à retenir la leçon, il souffla, imperceptiblement :
« Et qu'est-ce que tu as pensé de ça ? » Harry avala sa salive et soupira, tout bas :
« C'est nouveau. » Puis, il sembla décider que la nouveauté, comme toutes les merveilles que Ron lui avait fait découvrir depuis qu'il l'avait rencontré, était une bonne chose. Il se saisit des grandes mains de Ron et les baisa lentement, ne pouvant plus rien faire pour atténuer les sons produits par son amoureux.
Serpentard de cœur, Serdaigle de répartition Pottermore, et sadiquement envoyé chez les Gryffys pour la Coupe des Quatre Maisons :lol:

Joignez-vous au nouveau projet sur Ginny : Paper Gin ! et écrivez un article pour le Numéro Spécial de la Gazette !

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MoonyShka
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Re: [Textes] Nuit du 17 juin

Message par MoonyShka » 17 juin 2017 - 23:29

Titre : Crépuscule
Thème (écrit ou URL de l'image) : Image
Fandom : La Saga de Väé (mon mien)
Nombre de mots : 307
Personnages : Fay
Rating : Tous publics
Fay était allongée dans l'herbe, lasse. Les nuages étaient roses, cela allait être le crépuscule. Tout semblait tourner autour d'elle, et la jeune femme ferma les yeux. Ce monde était irréel, quoiqu'elle puisse en dire. Le dieu Noz l'y avait amenée pour qu'elle échappe au quotidien de la prison dans laquelle elle était enfermée. Sa vie avait été plus remplie que dix vies, elle aurait pu s'y laisser mourir en paix.

Rejetée par sa famille car fille illégitime de la femme du gouverneur Akinardeil, elle avait parcouru le monde en quête de gloire pour revenir avec les honneurs. Le moins qu'on puisse dire c'est qu'elle avait été exaucée. Après avoir découvert son statut d'élémentaire partielle de l'air, et que ses ailes soient nées dans la douleur en vue de leur spécificité, Fay était partie à la cour du roi, où elle fit la rencontre de Luke Sylvess, qui reconnut en elle la dernière élue de la prophétie. Après maintes épopées et péripéties, elle donna une fille à Luke, prince d'Elementae. Leur groupe fut trahis par Eleazar, et Fay enfermée en prison par Eréis. C'est là que le dieu fit son apparition. Séduit par la jeune femme, il l'emmena dans un monde hors du temps et de l'espace qu'il avait créé pour elle, pour l'éloigner de sa prison. Elle lui donna deux fils, James et Jayen, qu'il sépara car leurs destins étaient différents.

Fay, toujours connectée avec sa cellule, entendit des voix qui la sortirent de sa méditation. Noz apparut, et lui signifia qu'il était temps pour elle.
La jeune femme aux cheveux de neige acquiesça et réintégra sa prison. Sa surprise fut telle, quand elle vit son fils devant ses barreaux, qu'elle resta bouche bée.
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Eejil9
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Re: [Textes] Nuit du 17 juin

Message par Eejil9 » 17 juin 2017 - 23:50

Titre : Les fleurs qui touchent le ciel
Thème : Image
Fandom : HP
Nombre de mots : 619
Personnages : Lily Potter
Rating : Tout public
C’est incroyable comme un changement de perspective peut tout changer.
C’était la fin du printemps, ou le début de l’été, cette saison où l’herbe est encore verte et tendre mais le soleil déjà assez chaud pour que les champs se couvrent de fleurs.
C’était le moment que Lily préférait. Enfant, elle aimait quitter la maison sur la pointe des pieds, persuadée que sa mère, pourtant complice, ne savait rien de ses petites escapades. A l’époque, elle s’entendait encore avec sa sœur, mais se gardait bien de la prévenir. Jamais Tunie n’aurait compris l’intérêt de ce jeu-là. Et puis, c’était une petite habitude qu’elle préférait garder pour elle seule.
Elle aimait s’éloigner de la ville et gagner les champs.
Là, elle mettait de longues minutes à chercher l’endroit parfait, toujours différent, où elle pourrait s’installer sans bousculer les fleurs, où elle pourrait regarder le ciel sans que l’horizon ne soit brouillé par les frondaisons d’un arbre de passage. Elle se couchait dans l’herbe tendre, se moquant de l’humidité qui tachait ses vêtements. Et depuis le sol, elle admirait le monde.

C’est incroyable comme un changement de perspective peut tout changer.
Depuis le sol, Lily se sentait insecte et se sentait fleur. Elle voyait le ciel se décliner en roses et en violets, elle voyait les nuages s’ébattre sur la toile bleue qu’on avait tendue pour abriter leurs jeux. Elle faisait corps avec la terre et les fleurs qui la surplombaient lui semblaient monter assez haut pour toucher le ciel.
Elle avait l’impression d’être comme Jacques, dans le conte... Il suffisait qu’elle grimpe le long d’une de ces tiges pour atteindre un palais de nuages.
Quand elle avait grandi, elle avait cessé de croire aux contes de fées. Découvrir la magie l’avait paradoxalement rendue très rationnelle, et elle savait que regarder d’en bas ne faisait pas grandir les fleurs. Pourtant, où qu’elle fût, elle avait pris l’habitude de trouver un pré couvert de fleurs, à la fin du printemps ou au début de l’été, et de s’y allonger pour admirer le monde.
A Poudlard, le rude climat d’Ecosse de l’en avait pas empêchée. La guerre ensuite ne l’avait pas privée de ce rare plaisir saisonnier.

C’est incroyable comme un changement de perspective peut tout changer.
Désormais, elle regardait la fin du printemps, ou le début de l’été, depuis sa fenêtre. Enfermée comme une lionne en cage, elle prenait son mal en patience. A tout autre moment de l’année, la raison aurait pris le pas sur le reste.
Mais en cette saison un peu particulière, elle redevenait enfant. Pour la première fois, elle était condamnée à abandonner son petit rituel.
Cela la faisait souffrir plus qu’elle ne voulait bien l’avouer.
Elle jeta un regard derrière elle. L’heure de la sieste, Harry et James étaient plongés dans un profond sommeil.
Mais elle ne pouvait pas sortir, trop dangereux.
Que deviendrait Harry sans une mère ?

Lily soupira. Trop dangereux, pas raisonnable. Idiot, même.
Sur la pointe des pieds, elle poussa la porte de leur maison de Godric’s Hollow et se faufila dehors.
Quelques mètres plus les champs et les fleurs.
Sans attendre cette fois-ci, sans soin, sans réfléchir, elle s’allongea et regarda le ciel. Comme toujours, il semblait se rapprocher au fur-et-à-mesure que les fleurs grandissaient. Elle se sentait petite comme Poucette dans conte de fée.
Mais elle avait l’impression qu’en levant les bras, elle pourrait toucher le ciel.

C’est incroyable comme un changement de perspective peut tout changer.
Le jour déclinait. James devait être réveillé, il devait s’inquiéter.
Il fallait rentrer.
Mais Lily n’avait pas de regrets. C’était la guerre, elle n’aurait peut-être plus jamais l’occasion de sortir ainsi.

Au moins elle avait vu une dernière fois les fleurs toucher le ciel.
"Dire. Dire ce qu'on meurt d'envie de dire. Dire ce qu'on a besoin de dire. Besoin vital. Terrifiant. Dire ce qu'on ignore avoir envie ou besoin de dire. Dire pour comprendre, nettoyer, guérir, avancer. Mais est ce que dire suffit ? Tout à l'heure je l'ai cru."

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BellaCarlisle
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Re: [Textes] Nuit du 17 juin

Message par BellaCarlisle » 17 juin 2017 - 23:56

Titre : Nouveauté
Thème : Nouveau et image
Fandom : Underworld
Nombre de mots : 1026
Personnages : Férj/Anya (OCs)
Rating : Tout public
Le vent se lève, faisant s’envoler les pétales des fleurs autour d’Anya qui admire les couleurs du ciel. Tout est si différent des derniers jours, elle se sent libre, loin de la pression exercée par Elissa. Près d’elle, Férj lui sourit, entrelaçant leurs doigts, lui redonnant la force perdue dans leur fuite. La jeune femme n’a plus d’ordre à recevoir, elle peut tracer son propre chemin, oublier les créatures dangereuses qui rongent son existence depuis sa naissance. Peu importe si elle doit partir encore plus loin, si elle doit parcourir des kilomètres à pied pour s’assurer un avenir de sécurité auprès de l’homme qu’elle aime. Le plus important pour elle est de briser ce qui la relie à Elissa, pour aller de l’avant.

Férj se penche pour cueillir une fleur qu’il met dans les cheveux d’Anya, comme un signe pour lui prouver qu’il est là et qu’il tient à elle. Ils savent tous les deux qu’ils n’ont pas beaucoup de temps si jamais Elissa a envoyé certains de ses hommes à leur poursuite. Elle n’a pas que des Vampires qui lui obéissent, les quelques humains qui vivent dans son repaire donneraient tout pour avoir ses faveurs, même s’ils doivent tuer des gens avec qui ils ont passé du temps et se sont liés d’amitié. Le jeune couple ne peut pas se permettre d’attendre trop longtemps, ils reprennent leur route, main dans la main, chacun portant sa légère besace.

- Je suis désolé pour Rhodes, déclare Férj pour briser le silence entre eux.
- Tu n’y es pour rien, Elissa ne l’appréciait pas et elle n’allait pas le laisser faire la loi chez elle. J’espère seulement que mon oncle a trouvé un refuge, je n’ai pas envie de le perdre alors qu’il ne me reste que lui.

Le jeune homme ressent la peine de sa compagne mais il ne dit rien, portant seulement leurs mains liées à ses lèvres pour embrasser la peau d’Anya. Il est dans le même état qu’elle, ils ont cru qu’une vie ensemble serait possible dans le domaine d’Elissa mais ils ont eu tort. La femme Vampire ne voit pas d’un bon œil la relation qu’ils construisent peu à peu et elle est persuadée d’avoir le dessus sur leurs avenirs. Anya a refusé de se soumettre à sa volonté, parce qu’elle en a eu assez d’entendre des hurlements de douleur chaque jour et d’avoir peur de se faire mordre par un Vampire.

- Férj, je dois te parler de quelque chose.

Le ton sérieux d’Anya trouble le jeune homme qui plante son regard dans le sien, l’encourageant à continuer sur sa lancée.

- Je sais que ça peut te paraître étrange mais j’ai la certitude que ma mère est vivante. J’en ai discuté avec mon oncle et il n’a jamais nié. Crois-tu que ce soit possible ?
- Te souviens-tu de tout ce qu’on a vu ? Tu descends d’une famille spéciale où chaque branche a un secret alors pourquoi pas un de plus ?

La jeune femme est heureuse de constater qu’il ne la prend pas pour une folle. Cette certitude sur la survie de sa mère ne la quitte pas depuis qu’elle est partie de son village avec Rhodes et elle se raccroche à cet espoir. Elle a aperçu un château dans ses rêves mais elle n’a rien de plus pour savoir exactement où est celle qui compte pour elle. Elle n’ignore pas qu’elle doit chercher du côté des membres de sa famille, auprès de son arrière-grand-père qui est vivant mais bien caché. Alexander est un savant qui a toujours été un symbole de sagesse à ses yeux d’enfant. Elle a entraîné Férj dans cette aventure sans même lui demander son avis, terrifiée à l’idée de le perdre lui-aussi. Ils ne sont que deux humains dans un monde qu’ils ne peuvent pas entièrement comprendre.

Les deux amants observent la lumière qui diminue peu à peu, leur montrant que la nuit sera bientôt là. Et avec elle, les Vampires ne tarderont pas à se mettre en chasse. Ils sont entre les guerriers d’Elissa et ceux du château de Markus, sans pouvoir compter sur les uns ou sur les autres. Il n’y a qu’en se mêlant à la foule qu’ils passeront inaperçus mais ils ne sauront pas se cacher éternellement des sens aiguisés des créatures de la nuit. Anya a vu les Vampires à l’œuvre, elle connaît les méthodes de ceux qui sont au service d’Elissa et elle les craint. Mais plus encore, il y a les Loups-Garous, ceux qui ont attaqué son village, ceux à cause desquels elle a perdu sa mère pour être confiée à une femme incapable de se comporter en protectrice malgré le vœu de Rhodes.

La fatigue se fait ressentir au bout d’un long moment de marche et c’est Anya qui impose la première un arrêt, épuisée. Ses jambes tremblent sous l’effort qu’elle a fourni et son cœur est comme un oiseau qui essaye de s’échapper hors de sa cage. Férj l’aide à s’asseoir sur le tronc d’un arbre, la soutenant pour ne pas qu’elle s’effondre. Il dégage de sa vue une mèche de ses cheveux et l’embrasse sur le front en l’encourageant, lui murmurant qu’ils réussiront à sortir de la forêt. Mais la jeune femme a l’impression que plus ils avancent et plus les arbres se resserrent autour d’eux, comme s’ils cherchaient à les garder prisonniers. Il n’y a rien qui leur prouve qu’ils sont au bon endroit, qu’ils prennent la bonne direction, les sentiers sont multiples et se ressemblent tous.

- Anya, regarde-moi, on va réussir à fuir.

La blonde pince les lèvres, retenant des sanglots qu’elle se refuse à montrer à son compagnon. Tout est si nouveau pour eux, ils s’aventuraient dans la forêt avec des Vampires, le plus souvent. Et quand ils n’étaient que tous les deux, ils n’allaient pas loin, pour éviter de se perdre. Elle se dit que la tombée de la nuit a sans doute un effet sur son moral, la plongeant dans de sombres pensées. Anya laisse Férj l’enlacer, fermant les paupières en respirant son odeur, à l’aise dans ses bras qui la protègent de la froideur de la forêt.
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Caroliloonette
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Re: [Textes] Nuit du 17 juin

Message par Caroliloonette » 17 juin 2017 - 23:59

Titre : Etudes françaises
Thème (écrit ou URL de l'image) : Nouveau
Fandom : HPF
Nombre de mots : 607 mots
Personnages : les Granger-Weasley
Rating : Tout public

Cela faisait déjà une bonne demi-heure que Rose faisait les cent pas dans sa chambre. Elle était décidée. C’était le moment où jamais pour leur parler de son projet.
« Rose, à table ! hurla son père depuis la cuisine. »

Elle dévala l’escalier et s’installa face à sa mère, sa place habituelle. Hugo était assis à sa droite, le nez plongé dans un livre.
« Hugo, je t’ai déjà dit que ce n’était pas poli d’apporter un livre au moment du repas, souffla Hermione. Pose-le sur le buffet, tu le récupéreras à la fin du repas.
- A se demander de qui il tient cette manie cet enfant, rigola Ron en déposant le gratin de pâtes sur la table.
- C’est bon Ron, tu ne vas pas recommencer, s’agaça Hermione. Apporte plutôt le sel et le poivre au lieu de raconter n’importe quoi ! »

Rose invoqua Merlin pour que son père n’envenime pas les choses. Ce n’était pas le moment pour que ses parents se disputent. Elle attendit que ce dernier s’installe à table et qu’ils soient tous servis pour leur parler. Elle s’était déjà joué cette scène dans sa tête plusieurs fois. Elle avait bien réfléchi aux arguments qu’elle avancerait face aux différentes protestations de ses parents.

« Maman, Papa, j’dois vous annoncer quelque chose, annonça-t-elle.
- T’es enceinte ? s’inquiéta sa mère. »

Hugo en recrachant la cuillerée qu’il venait de mettre dans sa bouche. Rose lui lança un regard noir avant de se tourner de nouveau vers sa mère.

« J’suis pas enceinte maman, j’voulais vous parler de mes études, reprit-elle.
- Ah ça va, j’suis rassuré, lâcha Ron. J’me voyais mal devenir grand-père à mon âge. Si tu as eu une mauvaise note ma chérie, tu peux nous le dire, ne t’inquiète pas. Je sais que ta mère peut paraître sévère avec tout ça, mais elle comprendra j’en suis sûre.
- Ron ! s’impatienta Hermione. Je crois que ce serait plus simple si tu la laissais parler !
- Merci maman, déclara Rose reconnaissante. A la rentrée prochaine, j’aimerais aller à Beauxbâtons. Je me suis renseignée et j’ai le dossier d’inscription avec moi.
- Le Beauxbâtons de la France ? interrogea son père.
- Bah oui, tu en connais d’autres toi, rétorqua Rose dans un haussement d’épaules.

Sa mère resta silencieuse, de sa fourchette elle jouait avec les pâtes dans son assiette. Ron attendait la réaction de sa femme, tandis qu’Hugo se servait une nouvelle portion de pâtes, comme si de rien n’était.
« J’aime bien Poudlard, se sentit-elle obligée de poursuivre. Mais ce n’est pas facile tous les jours là-bas. Je sais que pour vous c’est difficile à entendre parce que vous y avez passé les meilleures années de votre vie, mais moi parfois je m’ennuie là-bas et je sens que j’ai besoin de voir autre chose, quelque chose de nouveau. Ce serait vraiment une super opportunité pour moi et je ne veux pas passer à côté d’une telle occasion.
- Ecoute Rose, commença sa mère. Il faudra qu’on en discute ton père, mais ton projet semble mûrement réfléchi et il mérite qu’on y porte toute notre attention.
- C’est vrai, s’exclama Rose. Vous allez vraiment y réfléchir ?
- De toute façon, quand on vous laisse le 1er septembre, que vous partiez pour Poudlard ou Beauxbâtons on sait qu’on ne vous reverra pas avant les vacances de Noël, donc ça ne changera pas grand-chose, lâcha Ron. »

Rose entendit sa mère reprendre son père. Elle n’écoutait plus vraiment. Son rêve se rapprochait un peu plus. Avec un peu de chance, elle effectuerait sa prochaine rentrée dans une nouvelle école. Rose souriait. Elle se sentait soulagée d'avoir enfin parlé à ses parents et ne comprenait plus trop pourquoi elle appréhendait ce moment.
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Ocee
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Re: [Textes] Nuit du 17 juin

Message par Ocee » 18 juin 2017 - 00:02

Titre : Qui es-tu ?
Thème : Nouveau (00h-01h)
Fandom : Thor
Nombre de mots : 367
Personnages : Loki & Darcy
Rating : tout public
-------------------------------------------------------------------------------------------
Son cœur s’emballa d’un coup et il ouvrit brutalement les yeux.
Il lui fallut quelques secondes pour s’adapter. Pour comprendre.
Que venait-il de se passer ?
Son rythme cardiaque encore effréné faisait vibrer sa cage thoracique.
Il avait chaud. Il faisait nuit. Il était…
Il tourna vivement la tête sur sa droite et se figea.
Il était dans une chambre qu’il ne connaissait pas et, plus étonnant encore, il était dans le lit d’une humaine. Une terrienne. À ses côtés.

Que… ? Ça n’avait aucun sens ! Que faisait-il là ? L’instant d’avant il était… Où était-il déjà ? À peine essayait-il de se raccrocher à son dernier souvenir que celui-ci semblait filer au fond de son cerveau comme pour mieux se cacher.

À présent assis dans ce lit qui lui était étranger, il regarda ses mains en proie à une confusion qu’il n’avait jamais rencontrée jusqu’alors. Il était perdu. Il…

— Loki ? murmura une voix ensommeillée à côté de lui.

Les draps se froissèrent et la terrienne se frotta la joue avant de dégager une mèche de cheveux qui barrait son champ de vision. Mais à l’instant où elle posa son regard sur lui, son air groggy s’éclipsa pour faire place à de l’inquiétude :

— Tout va bien, chéri ?

Est-ce ses yeux écarquillés ou ses mâchoires crispées qui l’alertèrent ? La réponse était clairement non et elle se redressa sans se soucier un instant de sa nudité découverte par le drap qui glissa sur ses hanches.

— Hey, qu’est-ce qui t’arrive ? demanda-t-elle en posant tendrement une main sur sa joue.

Interdit, il la fixa intensément. Alors que sa caresse aurait dû l’importuner au plus haut point, il réalisa qu’elle lui procurait une chaleur apaisante. Rassurante. Un sentiment nouveau le parcourut tel un frisson, accentuant son désarroi.

— Parle-moi, chéri. C’était encore un de ces cauchemars bizarres ?

Partagé entre l’envie de comprendre et celle de fuir cette situation ubuesque, il se décida finalement à demander :

— Qui es-tu ?

Et ce fut au tour de Darcy d’être sous le choc.

Qui elle était ? L’absence de passé, de famille. Les cauchemars tourmentés. Elle commençait à s’y faire. Mais qu’il oublie qui elle était… c’était nouveau, ça…
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Westyversionfrench
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Re: [Textes] Nuit du 17 juin

Message par Westyversionfrench » 18 juin 2017 - 00:35

Titre : Que corps dansent
Thème : « Confiance" (Texte) ET Image
Fandom : Harry Potter
Nombre de Mots : 304
Personnages : Harry Potter, Hermione Granger, Ronald Weasley
Rating : Tous Publics
Le monde magique n'était pas pour Harry qu'un refuge providentiel qui lui était apparu à l'aube de ses onze ans. Il ne faisait pas seulement suite à des années de réclusion chez les Dursley. Il n'aimait pas Poudlard et le Chemin de Traverse par opposition à son dégoût et sa haine du 4, Privet Drive. Sa fascination était essentiellement due à la polymorphie de l'univers merveilleux auquel il appartenait. Il lui arrivait souvent de passer d'un lieu à l'autre, en compagnie de Ron ou d'Hermione, en quelques pas, avec l'impression de passer d'un continent à un océan.

Le château où il étudiait était particulièrement représentatif de cette impression. Pour sûr, entre la Bibliothèque et La Forêt Interdite, il y n'y avait que quelques kilomètres, mais tous deux cohabitaient au sein du prestigieux domaine. Et pourtant, c'était comme passer des temps primitifs où l'homme découvrait le feu, au summum de la civilisation éclairée. Sous les cimes feuillues, les instincts primaires de Harry se réveillaient, et dans l'antre de Mme Pince, c'étaient les neurones hyperactives de Hermione qui prenaient le relais. Entre les deux, Ron, incarnation même de ce complexe intemporel, jonglait entre spontanéité naïve et stratégie militaire. A eux trois, ils étaient comme un tout, le noyau de cet intersidéral abysse.

Harry regarda Hermione, qui avançait, une dizaine de mètres devant lui, une haute pile de livres sur les bras. Derrière lui, presque aussi loin, Ron tentait de marcher en recopiant en devoir qu'il avait dû emprunter à l'un de leurs camarades. Le couloir était long et Harry s'arrêta. Ses deux amis s'immobilisèrent au même moment. Ils se regardèrent tous trois, et se sourirent. Quelque chose fendait l'air, comme une toile invisible qui reliait leurs cœurs isolés. Ils comprirent à cet instant que chacun avait acquis des deux autres un même sentiment : la confiance.
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Eejil9
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Re: [Textes] Nuit du 17 juin

Message par Eejil9 » 18 juin 2017 - 00:43

Titre : Des yeux pour pleurer
Thème : Confiance
Fandom : Harry Potter
Nombre de Mots : 382
Personnages : Remus Lupin
Rating : Tout public
Au milieu de nulle part, Remus sent son corps se tordre sous le poids de la culpabilité. Sa gorge est si serrée et sa poitrine si comprimée qu’il a l’impression de ne plus être capable de respirer. Il n’est plus capable de pleurer non plus.
Il a échoué.
Il est seul.
La douleur dans son cœur gagne son corps, et prostré sur le sol meuble de la forêt dans laquelle il est allé se cacher, il laisse le désespoir emplir son âme. C’est la moindre des choses. Après tout, il a failli.
Il aurait dû, il aurait dû...
Il aurait dû trouver une solution, faire autrement.

Du jour au lendemain il avait tout perdu. Quatre amis, partis en fumée. Il n’en avait pas d’autres, personne d’autre qu’eux n’aurait pu accepter ce qu’il était.

Il aurait dû trouver une solution plus tôt.
Pour ne pas les perdre.
Il devrait s’occuper de Harry mais peut-il le condamner à vivre avec le poids qu’un tel tuteur représente ? De toute manière Dumbledore ne lui a pas laissé le choix. Il a envoyé l’enfant il ne savait où, sans lui en parler. Lui non plus ne lui faisait pas confiance.

Il est seul, sans guerre à mener, sans cause, sans famille, et même pas le droit de désespérer. Parce que la guerre est finie et qu’il faut se réjouir.
Mais Remus n’a aucune envie de se réjouir, pour un fou atomisé, quatre amis disparus. Un traître et trois innocents...
S’il avait su.
Il n’arrive même pas à y croire, en réalité. Sirius, traître ? Lui, seul ?

Il aurait dû trouver une solution plus tôt. Mais comment faire pour convaincre d’autres qu’on est celui qui mérite la confiance ?
Tellement de doutes et de fragilité dans ce mot. Confiance. Tellement de hasard sur fond d’atrocités.
Parce qu’en réalité, on est toujours seul. On ne peut jamais être sûr.
Pas une seconde, Remus n’aurait douté de Sirius, et voilà où ils en étaient.
James et Lily, en revanche, avaient douté de lui. Et voilà où ils en étaient.

Morts.

Et lui, Remus, n’a plus personne à qui accorder sa confiance.
Un dernier soubresaut, et il se recroqueville plus encore sur la terre de la forêt.
Il ne peut même plus faire confiance à ses yeux pour pleurer.
"Dire. Dire ce qu'on meurt d'envie de dire. Dire ce qu'on a besoin de dire. Besoin vital. Terrifiant. Dire ce qu'on ignore avoir envie ou besoin de dire. Dire pour comprendre, nettoyer, guérir, avancer. Mais est ce que dire suffit ? Tout à l'heure je l'ai cru."

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Caroliloonette
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Re: [Textes] Nuit du 17 juin

Message par Caroliloonette » 18 juin 2017 - 01:01

Titre : Le faux
Thème (écrit ou URL de l'image) : Confiance
Fandom : HPF
Nombre de mots : 696 mots
Personnages : Roger Davies Pénélope Deauclaire
Rating : Tout public

Assis à son bureau du département des jeux et sports magiques, Roger Davies réfléchissait. Il ouvrit une nouvelle fois le tiroir qui contenait la preuve de la falsification d’un rapport de la part de son collègue. Et comme bien souvent lorsqu’il se trouvait face à une impasse, Roger tapota nerveusement sur le bureau en bois. Il était perdu dans ses pensées lorsque Pénélope Deauclaire, sa deuxième collègue, fit irruption dans son bureau. Sans se donner la peine de frapper avant d’entrer, comme elle en avait la fâcheuse habitude. Elle s’installa sur la chaise face à lui et posa ses pieds sur le bureau.
« Fais comme chez toi, ne te gêne surtout pas pour moi, se moqua-t-il. Non mais c’est vrai, c’est pas comme si on était dans mon bureau.
- Ca va Davies, ton bureau, mon bureau, c’est quasi pareil, franchement y’a la même tapisserie douteuse au mur, les mêmes rideaux qui viennent tout droit du siècle dernier et le mobilier est identique.
- Alors peut-être qu’en apparence ils se ressemblent, sauf que je travaille dans l’un et toi dans l’autre, et que dans le mien je ne tolère pas que l’on pose ses pieds sur la table, ajouta-t-il en poussant les pieds de sa collègue hors de son bureau.

- Escarpins, ça s’appelle des escarpins Davies !
- Ne joue pas sur les mots Deauclaire, j’suis pas d’humeur ! Et si tu pouvais me dire l’objet de ta visite pour qu’on en finisse au plus vite, ça m’arrangerait.
- Oh, c’est bon, j’ai compris, je vais éviter de faire perdre trop de temps à Monsieur ! Je venais te voir à propos de cette note, ajouta-t-elle en montrant une missive encore non décachetée posée près de son encrier.
- Je n’ai pas encore eu le temps d’ouvrir mon courrier… s’expliqua-t-il.
- Et après tu oses dire que je te fais perdre ton temps. Visiblement tu te débrouilles très bien tout seul. »

Il se demandait s’il devait lui parler du rapport falsifié par leur collègue qu’il avait trouvé la veille. Lui faisait-il assez confiance pour lui en parler ? Il avait du mal avec ses manières un peu sans-gêne mais il devait reconnaître que d’un point de vue professionnel il n’avait rien à lui reprocher. Elle était sérieuse et appliquée dans ce qu’elle faisait.
Quelques minutes plus tôt il était perdu et ne savait pas quoi faire de ce rapport mais là étrangement, il était certain qu’il devait lui en parler.
« Qu’est-ce que tu penses de Keating ? Professionnellement parlant, ajouta-t-il en voyant ses yeux s’agrandir devant l’étrangeté de sa question.
- Pourquoi tu me demandes ça ?
- Je sais pas, j’ai l’impression qu’il n’est pas toujours très sérieux dans son travail, dans les rapports qu’il rédige…
- Je ne lui fais pas vraiment confiance. Tu vois il est sympa comme ça, il aime bien faire la fête, il est drôle, il a de l’humour, moi franchement ça me plait. Et en plus, il n’est pas désagréable à regarder, donc pour tout ça je ne vais pas me plaindre mais question travail c’est mort. J’préfère travailler avec toi-même si t’es saoulant avec tes principes à la noix et que t’es pas toujours très fun comme mec et que…
- Oui bon bah c’est bon Deauclaire on a compris, tu me trouves rasoir comme mec…
- Je te corrige, mon cher Davies, c’est pas que je te trouve rasoir, tu l’es tout simplement !
- Et cette nuance devrait me rassurer ? ironisa-t-il.
- Mais toi, je te fais confiance.
- Pourquoi le ministère le garde-t-il, s’il est si mauvais que ça dans son travail ?
- Pour la simple et bonne raison qu’ils n’ont jamais eu de preuves concrètes.
- Moi j’en ai une, annonça-t-il en sortant le document de son tiroir. »

Pénélope Deauclaire se saisit du document, ses yeux s’écarquillèrent à mesure qu’elle parcourait la feuille.
Ils iraient trouver leur supérieur dés qu’il rentrera de son rendez-vous en début d’après-midi. Finalement, Roger ne regrettait pas de lui avoir parlé. Il avait appris qu’elle lui faisait confiance. Professionnellement parlant, ça il l’avait bien compris, mais c’était déjà largement suffisant pour lui.
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BellaCarlisle
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Re: [Textes] Nuit du 17 juin

Message par BellaCarlisle » 18 juin 2017 - 01:03

Titre : L’obélisque bleu
Thème : Confiance
Fandom : Agents du Shield
Nombre de mots : 1030
Personnages : Skye, Coulson
Rating : Tout public
Encore sous le choc de l'éboulement dont elle est à l'origine, Skye regarde l'étrange pièce dans laquelle elle et son supérieur se retrouvent. À première vue, elle pourrait la qualifier d'ancien bureau, réaménagé pour servir de dépôt provisoire, trop petit pour conserver des objets très longtemps. Elle a beau savoir que Ward est propriétaire de cette maison à l'abandon, elle ne reconnait rien qui lui rappelle son ancien collègue, tout est dépersonnalisé. Au centre trône une table sur laquelle repose un coffre ancien qui ranime en elle des souvenirs de chasse au trésor dans la cours de l’orphelinat. À la différence que les responsables des orphelins n’étaient pas liés à une organisation visant à contrôler le monde pour mieux le détruire de l’intérieur et en éliminant n’importe qui.

Prête à découvrir ce qu’il y a dans le coffre, la hackeuse tend une main vers lui mais Coulson l’empêche de bouger en attrapant son poignet, lui lançant un regard chargé d’avertissements. Il n’est pas certain que l’objet soit inoffensif et l’absence de protection autre que la serrure à empreinte biométrique le perturbe. Ward n’est pas le genre d’homme à laisser un objet d’une grande importance sans surveillance et il préfère redoubler d’attention plutôt que de perdre encore une fois des agents sur le terrain. Il contourne la table pour inspecter le reste de la pièce, remarquant tout de suite les symboles gravés sur le bas de l’un des murs. L’ayant vu se stopper, Skye le rejoint pour l’éclairer un peu plus, se figeant face aux gravures, curieuse mais à inquiète à la fois.

- Monsieur, est-ce que c’est ce que je pense ?
- Je le crains, oui. Il faut croire que l’obélisque et la magie du peuple Kree ne sont pas que de lointains souvenirs.

Il effleure les formes du bout des doigts, songeur. La trahison de Ward n’est pas la seule épreuve dont il ne se remet pas complètement, ses visions d’un univers inconnu sont encore bien fraîches dans son esprit, trop à son goût. Il a vu l’agent Garrett sombrer dans une folie étrange suite à l’administration d’un sérum tiré du sang d’un alien, un sérum qu’il a eu lui-même dans ses veines quand Fury a décidé de le ramener à la vie. Pour éviter de se perdre dans ses souvenirs peu agréables, Coulson s’intéresse au coffre, interrogeant d’un regard la jeune femme qui n’a pas plus d’idées de lui concernant ce qu’il peut contenir.

Le coffre est d’une extrême simplicité, en bois sombre avec quelques dorures. Un seul cadenas le protège des tentatives d’intrusion, comme s’il n’avait aucune valeur. En regardant bien, Skye distingue une petite lueur sous le cadenas, provenant de la serrure. Avec de nombreuses précautions, elle le prend en main, sentant sois ses doigts qu’il n’y a aucune aspérité métallique mais plutôt une surface légèrement creusée et lisse.

- Je crois que c’est encore un cadenas à empreinte biométrique, suppose-t-elle. Un mécanisme à empreintes digitales.
- Première bonne nouvelle, Skye. Nous ne pouvions rien pour le réseau veineux mais Fitz et Simmons ont eu l’excellente idée d’enregistrer les empreintes digitales des agents.

Alors qu’il sort un petit appareil de sa poche, la hackeuse le regarde avec de gros yeux.

- Vous voulez dire qu’ils ont un fichier avec nos empreintes ?
- Un problème avec ça ? demande Coulson en haussant les sourcils.
- Si quelqu’un de mal intentionné pirate nos serveurs et s’emparent de nos données, ils pourront commettre des crimes en notre nom !
- Le commun des mortels n’a pas nos appareils, rétorque calmement Phil. Et n’ayez crainte, j’ai confiance en eux et vous devriez suivre mon exemple.
- J’ai déjà confiance en Fitz et Simmons, monsieur. Mais là, on parle quand même de nos empreintes digitales.
- Je pensais que rien ne pouvait plus vous surprendre, remarque Coulson avant de s’interrompre. Ah enfin, j’ai cru que ce cadenas ne céderait jamais.

Il retire délicatement le cadenas puis s’arrête. Aucun des deux agents ne peut prévoir ce qu’il y a l’intérieur du coffre et son niveau de dangerosité. Comme leurs oreillettes n’émettent plus le moindre signal, ils sont seuls face à un choix important. Coulson ouvre délicatement le couvercle, révélant un objet qui leur est à la fois inconnu et familier. Il semble être comme l’obélisque aux capacités extraordinaires mais sa teinte d’un bleu océan les surprend.

- Si seulement nous avions du réseau ! se plaint la jeune femme.

Même son téléphone portable ne lui est d’aucune utilité, prendre l’objet en photo ne lui servirait à rien si elle ne peut pas communiquer avec Fitz. Elle détaille à nouveau l’obélisque bleu, notant l’absence des symboles et remarquant plutôt que sa surface est entièrement lisse.

- Je dois le prendre en main, murmure-t-elle.
- C’est objet est sans doute dangereux, objecte Coulson. Souvenez-vous du premier obélisque.
- Si je ne le prends pas, nous ne pourrons pas remonter le coffre. Je sens que c’est ce que je dois faire pour nous sortir d’ici, j’en ai la certitude.
- Skye …
- Faites-moi confiance, monsieur. Je suis peut-être notre unique chance, on ne peut pas être enfermés ici éternellement.

Il aimerait lui dire que ce n’est pas uniquement une question de confiance, qu’il a simplement peur de la perdre parce qu’elle compte beaucoup pour lui mais les mots se bloquent dans sa gorge. Il lui fait comprendre que si elle pense que c’est la meilleure solution alors ils feraient mieux de la tenter. La jeune femme inspire longuement puis tend sa main vers l’objet, le touchant d’abord du bout des doigts. La surface s’anime à son contact, se couvrant de caractères qui n’ont aucun lien avec les symboles des autres obélisques. Encouragée par l’absence de douleur, Skye saisit l’objet inconnu à pleine main, sentant alors une étrange décharge parcourir son corps, si forte qu’elle ne peut retenir un hurlement de douleur qui résonne dans la pièce.

Coulson assiste impuissant à la douleur de la hackeuse, se reprochant cet acte insensé. Parce qu’il a voulu lui montrer qu’elle a toute sa confiance, il la voit souffrir sans pouvoir intervenir.
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Westyversionfrench
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Re: [Textes] Nuit du 17 juin

Message par Westyversionfrench » 18 juin 2017 - 01:42

Titre : Et la Lumière fut
Thème : « Éclat(s) » (Texte)
Fandom : Harry Potter
Nombre de Mots : 305
Personnages : Albus Dumbledore, Gellert Grindelwald
Rating : Tous publics
A Poudlard, des yeux reconnaissables, il y en avait quelques uns. Du chocolat des prunelles d'Hermione, à la pureté de l'océan de ceux de Ron, de la fraîcheur du vert d'Harry à la tempête du gris de Draco. Toutes sortes de sentiments ou de volontés s'y reflétaient et des personnes aussi différentes que semblables pouvaient être touchées. On pourrait évoquer les petits feux d'ébène que Snape jetait sur quiconque le contrariait, ou les billes monumentales qui éclairaient les dons surnaturels de Sybille Trelawney. Restait aussi gravé sur nos rétines, le faisceau rougeoyant des orbes de Tom Riddle lorsque son âme, sanglante, choisit pour nom Voldemort.

Mais s'il existait une paire de mirettes qui jugeait, aimait et consolait plus fort que les autres, c'était bien celle de Dumbledore. Déjà enfant, il apaisait les craintes nocturnes d'Abel. A l'aube de sa puberté, il séduisait la jeune Ariana et son cœur de sœur . Puis, curieuse et bienveillante, cette lumière topaze s'était finalement tournée vers ceux que la magie avait délaissés. Mais le véritable éclat que tant de sorciers observèrent dans le regard du vieux directeur, y puisant réconfort et courage, naquit pour la première fois face à un autre œil percutant.

Le fracas se produisit, sombre contre clair, un avare face à un prêteur, un sauvage assaillant le plus courtois des princes. Le puissant et autoritaire regard de Gellert Grindelwald provoqua comme une fissure dans ces phares salvateurs. Aucun occulus reparum n'aurait pu ramener la fiévreuse vision d'Albus à son état d'origine. Aux derniers temps du célèbre enseignant, si la flamme s'amoindrit, elle n'en fut pas moins ardente et susceptible de détruire celui, qui engendrant ses plus farouches ennemis, sut fasciner le plus grand des sorciers. C'est cet éclat unique, empreint d'une vie épique, a inspiré les parents puis leurs enfants, sur bien plus de cent ans.
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Caroliloonette
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Re: [Textes] Nuit du 17 juin

Message par Caroliloonette » 18 juin 2017 - 01:48

Titre : L'attraction rigolote
Thème (écrit ou URL de l'image) : Eclat(s) et http://www.deviantart.com/art/London-142900805
Fandom : HPF
Nombre de mots : 525 mots
Personnages : Drago et Scorpius Malefoy
Rating : Tout public

Des éclats de rire ! Cela faisait très longtemps que Scorpius n’avait plus entendu le son du rire de son père. Depuis le décès de sa mère, son père avait perdu sa joie de vivre. Il paraissait triste tous les jours, comme si rien ni personne ne pouvait le consoler. Au départ Scorpius pensait qu’il fallait lui laisser du temps. Alors il s’était montré patient et lui en avait laissé. Un peu…trop peut-être. Des mois étaient passés, puis une année, puis deux mais Drago Malefoy paraissait toujours aussi triste.

Mais cet été-là, lorsque Scorpius rentra pour les vacances après sa quatrième année, il était déterminé à faire évoluer les choses. Pour cela il avait prévu de passer une journée dans le Londres moldu en compagnie de son père. Il savait pertinemment que ce n’était pas gagné d’avance mais il savait également que son père ne pouvait pas lui refuser grand-chose. Pour une fois, il avait décidé d’abuser de ce pouvoir qu’il avait sur son paternel. Albus, l’avait renseigné sur les différents endroits incontournables de la capitale à ne pas louper. Son meilleur ami avait visité la partie moldue de la ville en compagnie de sa tante Hermione, la mère de Rose. Grâce à elle, par l’intermédiaire d’Albus, toute sa journée était planifiée. Il lui avait donné des Gallions et elle s’était chargée de les échanger en Livres Sterling pour acheter les tickets d’entrée.

La journée s’était bien passée jusqu’ici, même si son père restait bien trop sérieux à son goût et ne semblait pas totalement détendu. Ils marchaient tous les deux le long de la Tamise, se dirigeant vers le London Eye.

« Dis-moi, Scorpius ? T’as pas l’intention de me faire grimper dans ce truc ? questionna son père en montrant la gigantesque roue qui s’élevait dans le ciel londonien.
- Mais si, tu vas voir, il paraît que la vue est très belle d’en haut, répliqua le jeune Malefoy en entrainant son père par la main vers l’entrée de l’attraction. »

L’adolescent donna les deux tickets à la jeune femme qui surveillait l’accès à la roue. Puis elle leur désigna une cabine en forme d’œufs dans laquelle ils pénétrèrent. Comme il y avait peu de visiteurs pour le dernier tour de la roue ce soir-là, les employés les répartirent dans les 32 cabines. Scorpius et son père se trouvaient seuls dans leur œuf lorsque la roue démarra son tour. Ils prenaient peu à peu de la hauteur et avaient une vue imprenable sur la Tamise et les différents monuments de la ville. Lorsqu’ils furent au sommet, son père fut pris d’un fou rire incontrôlable. Cela faisait tellement longtemps que Scorpius n’avait pas vu son père dans un tel état qu’il en avait presque les larmes aux yeux.

« Ils sont… sont f…fous…ces mol… moldus, peina-t-il à articuler entre deux rires. Ils sa… savent… plus quoi…inventer. »

Son rire était communicatif et Scorpius finit par rire à son tour. Il faudra qu’il pense à envoyer un hibou à Albus et à la mère de Rose pour les remercier. Il ne regrettait pas une seule seconde d’avoir trainé son père dans le Londres moldu aujourd’hui.
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BellaCarlisle
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Re: [Textes] Nuit du 17 juin

Message par BellaCarlisle » 18 juin 2017 - 01:55

Titre : Les éclats de verre
Thème : Éclats
Fandom : Underworld
Nombre de mots : 1120
Personnages : Sylya (OC)/Markus
Rating : Tout public
Un bip régulier oblige Sylya à ouvrir les paupières, la faisant cligner des yeux plusieurs fois. La lumière vive du plafond combinée à la peinture blanche des murs l’aveugle et elle met de longues minutes à s’y habituer. Allongée sur un lit qui n’a rien de confortable, elle sent ses membres engourdis, remuant ses bras et ses jambes pour s’assurer qu’ils lui répondent encore. Au-dessus de sa main gauche, une perfusion a été posée, elle est reliée à une poche où un liquide transparent goutte doucement, sans qu’elle sache exactement ce que c’est. Les personnes qui se sont occupées d’elle ont pris la peine de la vêtir d’une blouse d’hôpital bien fermée dans le dos et de lui enlever ses armes qu’elle cherche du regard alors qu’elle se redresse.

- Ne bougez pas trop violemment.

Sylya tourne la tête vers l’entrée de la pièce où un homme en blouse blanche l’observe avec attention. Il tient un dossier dans une main et un stylo dans l’autre, comme s’il attendait un événement quelconque de sa part. La femme blonde passe sa main libre à l’arrière de sa tête, distinguant un peu de sang sur ses doigts alors qu’elle la ramène devant lui. Le médecin la rassure en lui disant que sa plaie est déjà presque entièrement cicatrisée et que le sang n’est qu’un dépôt encore bien présent sur son cuir chevelu. Sylya hoche la tête à ses paroles, même si elle a du mal à comprendre tout ce qu’il lui dit. Elle est encore un peu désorientée et n’arrive pas à se souvenir de la raison de sa présence dans une chambre d’hôpital, d’autant plus que sa nature particulière la protège des blessures, la faisant se régénérer très rapidement.

- Savez-vous pourquoi je suis ici ?
- D’après nos informations, vous avez traversé plusieurs vitres d’un immeuble avant de vous écraser au sol. Vous ne vous en souvenez pas ?
- Je me rappelle que je parlais avec quelqu’un puis c’est le trou noir complet.
- Il y a une personne qui pourra vous en dire plus. Je suis juste en mesure de vous annoncer que nous vous avons retiré de nombreux éclats de verre et que vous pouvez dire merci à notre nature non-humaine.

L’homme en blouse blanche la quitte et s’éloigne dans le couloir alors qu’elle se laisse retomber contre son oreiller. Sylya n’a pas été totalement franche avec le médecin, elle a des flashs bien précis de ce qui est arrivé avant sa chute, même si elle ignore ce qu’il y a eu après. Ce n’est pas la première fois qu’elle tombe d’un niveau élevé et la régénération cellulaire n’a pratiquement jamais eu de souci pour la remettre en état. Le médecin a évoqué de nombreux éclats de verre, elle le croit, mais elle n’explique pas pourquoi son sang n’a pas agi sur le champ afin d’éviter que les morceaux ne la blessent profondément. Les quelques fois où la régénération ne se faisaient pas, la pleine lune était là, ayant un effet sur la partie lycanthrope de son sang. Sauf que cette fois-ci, c’est une nouvelle lune qui brille dans le ciel, ce qui la plonge dans la perplexité.

Des pas dans le couloir lui rappellent qu’elle va avoir de la compagnie et elle bouge à nouveau malgré l’avertissement qu’elle a eu un peu plus tôt de la part du médecin. Elle se positionne de manière à être assise, les jambes dans le vide, les pieds à quelques centimètres du sol. Elle est en train de démêler les fils de sa perfusion lorsque le nouveau venu entre dans la chambre. Sylya se fige aussitôt, ses poings se serrent et une violente envie de se lever la prend. Comme les sédatifs font encore effet, elle ne se risque pas à se jeter sur l’homme qui lui fait face mais la rage est bien là.

- Markus, dit-elle sèchement.
- Je suis heureux de te voir vivante, Sylya. Mes hommes ont vu le combat, ils ont cru que tu étais morte, hérissée d’éclats de verre, ton sang s’écoulant sur le béton.
- L’instant n’est pas à la poésie. Où suis-je exactement ?
- Tu te trouves dans les locaux de l’Assemblée Nouvelle. Tu n’as pas besoin de feindre l’étonnement, je sais que tu es au courant de certaines choses qui se sont déroulées ici grâce à tes entrevues avec ma femme.
- Je devais me renseigner sur plusieurs sujets et Elvira méritait d’avoir une oreille attentive pour parler d’Esely.

Un rictus agacé étire les lèvres du vieux Vampire à la mention du nom de la première fille de sa femme. La révélation sur l’identité de son vrai père a fait le tour de l’Assemblée en un temps record, obligeant Elvira et Markus à transférer Esely dans une autre base pour lui éviter d’être la cible de la haine de ceux qui portent au fond d’eux une haine viscérale à l’encontre de Viktor.

- Je suis cette oreille attentive, rétorque Markus. J’ai élevé cette enfant comme si elle était ma propre fille et je ne comprends pas la volonté d’Elvira te concernant. Vous n’avez jamais été proches, au contraire, et voilà qu’elle use de son autorité pour garantir ta survie.
- Sans doute parce qu’elle sait des choses que vous ignorez, réplique Sylya. Je ne suis pas dans la tête de vos hommes, je ne sais pas ce qu’ils vous ont dit mais ce combat que j’ai mené a été dur. Je n’ai pas traversé les vitres uniquement parce que je suis tombée, certains éclats de verre se sont fichés dans mon corps avant ma chute.

Au fur et à mesure qu’elle parle, le souvenir se déroule dans son esprit, bien réel. Il y a eu le hurlement, l’énergie dégagée à une puissance inouïe et l’éclatement des vitres autour d’elle. Elle a eu pour but de vérifier ce que ses sources lui ont appris mais elle n’a pas supposé une seule seconde que ce serait aussi dangereux pour elle. Sylya croise le regard de Markus et le soutient, ne cédant pas à ces iris qui ont su la déstabiliser tant de fois.

- Ces éclats de verre ont été créés à cause d’une onde de choc. Et c’est votre fille, Ilana, qui en est à l’origine.
- C’est impossible, murmure Markus en reculant d’un pas.

Son visage reflète alors une douleur immense, comme si c’était lui qui s’était retrouvé avec du verre planté un peu partout sur son corps. Imaginer que sa fille soit capable du pire le touche profondément, il a toujours veillé à ce qu’elle soit la fierté de sa famille, celle qui a tracé sa voie sans être aussi monstrueuse que les autres.
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Verrouillé

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