[Textes] Nuit du 13 mai

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Crystallina
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[Textes] Nuit du 13 mai

Message par Crystallina » 13 mai 2017 - 19:11

Voici le topic pour publier vos textes de la Nuit de ce soir.

Aucune question, remarque, commentaire ou post contenant autre chose qu'un texte n'est accepté.

Veuillez publier votre texte en remplissant préalablement ce formulaire :

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Lyssa7
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Re: [Textes] Nuit du 13 mai

Message par Lyssa7 » 13 mai 2017 - 19:30

Titre : Possession estivale
Thème (écrit ou URL de l'image) : Possession
Fandom : HP
Nombre de mots : 305 mots
Personnages : James Potter
Rating : Tout public
L’été venait à peine de commencer et James ne cessait de penser à Lily Evans. Il se demandait ce qu’elle faisait, ce qu’elle mangeait, si elle songeait de temps en temps à lui. Bien sûr, il était assez intelligent pour savoir que la réponse à sa dernière question était sans doute négative. Ou alors, c’était essentiellement pour se rappeler à quel point il l’agaçait. Pourtant, il ne pouvait s’empêcher de garder espoir, qu’un jour peut-être, elle voudrait bien de lui. La jolie rousse imprégnait la moindre de ses pensées et il poussa un profond soupir en croquant une pomme. Lily adorait les pommes. Les Golden plus précisément, celle qui avait un goût si sucré qu’elle fondait sur la langue.

Une fois de plus, le jeune homme secoua la tête et but une gorgée d’eau avant de reporter son regard sur l’immense jardin qui s’étendait devant le manoir des Potter. James était installé sur la terrasse du premier étage, savourant les rayons du soleil qui venaient s’écraser sur sa peau halée. C’était une belle matinée de juillet mais il n’arrivait pas à profiter pleinement de ce début d’été qui s’annonçait radieux.

Lily, Lily, Lily. C’était comme un refrain qui tournait en boucle dans sa tête. Lily et ses boucles rousses. Lily et ses yeux verts qui le faisaient fondre comme neige au soleil. Lily et sa taille fine, gracile. Lily. La belle Lily.

James secoua la tête. Par Merlin, arriverait-il à se débarrasser de cette obsession qu’il avait pour elle ? Sirius lui avait dit sur un ton mi-moqueur mi sérieux que la sorcière l’avait peut-être envoûté.

Possédé. Il était possédé.

A nouveau, James croqua un morceau de pomme et laissa son esprit vagabonder, retraçant les contours de la bouche de la jeune fille. Après tout, si c’était le cas, il n’y pouvait absolument rien.
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The Night Circus
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Re: [Textes] Nuit du 13 mai

Message par The Night Circus » 13 mai 2017 - 19:37

Titre : La mer d'oubli
Thème (écrit ou URL de l'image) : Possession
Fandom : HP
Nombre de mots : 351 mots
Personnages : Blaise Zabini
Rating : Tout public
Blaise tremblait sans pouvoir s'arrêter. La douleur irradiait son cerveau, chacune de ses veines, chacune de ses articulations, mais la voix avec laquelle il hurlait ne ressemblait pas à la sienne.

Et puis, soudain, plus rien.

Un néant salutaire et réconfortant. L'obscurité était douce, elle léchait ses blessures et apaisaient sa douleur. Il entendait un drôle de clapotis contre son oreille, comme si une mer ou un océan l'entourait.
Il se sentait bien, dans un oubli parfait. Presque parfait.

Il savait encore qui il était, Blaise Zabini.

Blaise Zabini.

Blaise Zabini, et personne d'autre.

Lui, uniquement lui.

Blaise et ses souvenirs, Blaise, ses goûts, ses couleurs, Blaise, ses amours et ses haines, Blaise, Blaise, Blaise.

Blaise et ses oublis.
Blaise et ses terribles trous de mémoire.
Blaise qui se réveillait parfois dans des endroits qu'il ne connaissait pas, entourés d'inconnu ou parfois seul, portant des vêtements qui ne lui appartenaient pas.

Le cœur de Blaise se serra, son ventre se contracta. Ce néant... était-il félicité ou mensonge ? Alors qu'il flottait dans cet mer sans mémoire, qui était en charge de son corps ? Que faisait-il, ou courait-il, qui embrassait-il, qui blessait-il ?

La panique lui permit de revenir à lui, de réintégrer son enveloppe charnelle.

Narcissa Malefoy, les joues couvertes de larmes, était dans ses bras, et sanglotait.

-Je ne peux pas, je ne peux pas faire ça à Lucius, je t'en supplie... Je n'ai plus la force de te résister.

Blaise, abasourdi et horrifié, la repoussa brusquement. Elle se laissa glisser sur le sol, les mains plaquées sur son propre visage, comme pour dissimuler sa honte, et Blaise prit la fuite. Jamais, jamais, jamais il n'aurait fait la cour à la mère de Draco.

Il n'était pas sous imperium, il le savait, le sortilège n'avait pas les même effets ; il n'était pas somnambule non plus. Il avait multiplié les test sanguin, les moyens de protection, et il était persuadé désormais que ses accidents, ses aventures étranges, ses trous de mémoire, étaient dus à quelque chose de plus sinistre que des sortilège ou même des maléfices.

Il était possédé.
Dernière modification par The Night Circus le 13 mai 2017 - 19:39, modifié 1 fois.
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She makes hungry where most she satisfies

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Seonne
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Re: [Textes] Nuit du 13 mai

Message par Seonne » 13 mai 2017 - 19:39

Titre : You'll be mine
Thème : Possession
Fandom : HP
Nombre de mots : 1006
Personnages : Ginny Weasley, Tom E. Jedusor
Rating : Tout public
Ce n'était qu'un petit carnet noir. Oh, elle ne l'avait pas payé. Pourtant, il était bien à elle. Et cela la rendait un peu plus heureuse chaque jour. Dans ses pages jaunies et lisses, elle écrivait chacune de ses pensées, chacun de ses maux. Quelle chance, d'avoir enfin un véritable ami à qui elle pouvait tout confier. Quelle chance, d'avoir enfin quelqu'un avec qui tout partager, quelqu'un qui la soutenait en toutes circonstances, quelqu'un qui se révélait chaque fois de bon conseil, quelqu'un qui la consolait, quelqu'un de gentil, quelqu'un sans à-priori. Un ami, certes. Mais Tom était même plus. Car il n'était rien qu'à elle.

***


Ce n'était qu'une gamine, mignonne mais passablement stupide. Oh, s'il avait pu choisir, il aurait de prime abord préféré tomber entre d'autres mains. Pourtant, finalement, elle se révélait bien plus utile qu'il ne l'aurait cru. Chaque jour, elle déversait tous ses problèmes. Mais de ces futilités étaient rapidement ressorti quelque chose de terriblement intéressant. Sa passion pour Harry Potter, le garçon qui avait survécu. Quelle chance de retrouver une utilité. Quelle chance qu'elle lui ait accordé si rapidement sa confiance, qu'elle soit toujours si prompte à l'écouter, qu'elle déverse autant de son âme en lui. Quelle chance, une propriétaire pareille, il n'aurait pu rêver mieux. Une propriétaire ? Officiellement, pour le moment. Mais bientôt, Ginny Wealsey serait à lui.

***


Ce n'étaient que des mots rouges et menaçants tracés sur un mur. Ce n'était que la chatte de Rusard, pétrifiée. Ce n'était qu'un incident, isolé. Ce n'était sûrement qu'une mauvaise blague de cet insupportable Malefoy et de ses stupides amis. Pourtant, quelque chose là-dedans la perturbait. Elle ne se souvenait de rien. Où avait-elle été ? Qu'avait-elle fait ? Elle n'en avait pas la moindre idée. Quelle chance, une fois de plus, d'avoir Tom à ses côtés. Il lui avait suggéré une explication qu'elle trouvait pertinente. D'après ses amis, elle n'avait pas été au dîner. Pourquoi ? C'était lui qui lui avait permis de le comprendre. Elle avait probablement dû passer par ce fameux couloir au moment où les délinquants peignaient leur graffiti, et ils avaient dû lui effacer la mémoire, éliminant le seul témoin. Ce que Tom pouvait être intelligent ! Il le lui avait dit : il avait été préfet. Et cela ne la surprenait pas le moins du monde.
Il lui avait conseillé de se taire, pour éviter de possibles représailles. S'ils avaient été capables de lui effacer la mémoire pour effacer les traces, elle ne voulait pas imaginer ce qu'ils lui feraient si elle racontait sa théorie au professeur McGonagall.

***


Ce n'était qu'un début. Une menace, efficace, d'après ce qu'elle lui avait raconté. Son pouvoir commençait à se réveiller, toujours aussi puissant. Elle n'en gardait pas le moindre souvenir. Une réussite parfaite. Potter avait même été accusé - quelle chance ! Le garçon se retrouvait impliqué plus rapidement même qu'il ne l'aurait soupçonné.
Mais quelque chose le chiffonnait. Au moment de pétrifier le chat, il avait senti une résistance. Elle n'était pas encore totalement à lui. Il avait encore un travail à réaliser avant qu'il ne la possède totalement. Il l'avait sous-estimé. Elle était étonnamment puissante pour une gamine de onze ans.

***


Ce n'était qu'une attaque. Qu'une personne de plus pétrifiée. Le professeur Chourave ramènerait les choses dans l'ordre avec les racines de Mandragore. Il fallait qu'elle réussisse à penser à autre chose. Mais elle n'y arrivait pas. Et chaque fois, la peur lui nouait les entrailles, lui donnait envie de pleurer. Quelle chance d'avoir Tom. Il était bien le seul à qui elle pouvait se confier. Comment expliquer aux autres qu'elle n'avait pas le moindre souvenir de ce qu'elle avait bien pu faire durant l'attaque ? Comment expliquer les plumes sur sa robe lorsque les coqs de Hagrid avaient été étranglés ?
Elle l'avait toujours dans sa poche. Et lui avait toujours les mots pour la calmer. Mais elle commençait à prendre peur. Elle commençait à avoir des doutes concernant ce petit carnet - son petit carnet. Il y avait quelque chose d'étrange...

***


Ce n'étaient que des doutes. Et il fallait qu'il les dissipe le plus rapidement possible. Il sentait bien qu'elle commençait à comprendre qu'il était peut-être impliqué dans tous ces événements qui la terrifiait. Elle recommençait à lui résister, car elle se confiait de moins en moins. Elle était en train de perdre sa confiance en lui - et il perdait par la même occasion son emprise sur elle. Il ne pouvait se le permettre. Quelle chance qu'il en sache autant sur elle, qu'elle lui ait confié tant dès le départ. Elle était attachée à lui, et ne se débarrasserait pas de lui trop facilement.
Il fallait qu'il change la donne avant qu'il ne soit trop tard.

***


Ce n'était qu'un carnet. Ce n'était pas grand chose de l'avoir perdu - du moins tentait-elle de se convaincre. Elle avait pris la bonne décision en s'en débarrassant, se répétait-elle. Toutes ces choses étranges, terrifiantes... Cela lui répugnait de l'admettre, mais elle commençait à se dire qu'elles avaient forcément un lien avec Tom.
Mais elle avait perdu un ami. Qui connaissait tous ses secrets. Et lorsqu'elle l’aperçut entre les mains de Harry, elle comprit qu'elle ne pouvait se débarrasser de lui. Il en savait trop, elle lui avait trop donné d'elle-même. Il fallait qu'elle le récupère au plus vite.
Quelle chance que les filles puissent avoir accès au dortoir des garçons.

***


Ce n'était qu'un souvenir. Suffisamment pour avoir gagné la confiance du garçon. Et éloigner les soupçons qui pesaient sur la petite. Il lui semblait qu'elle avait repris confiance en lui. Ou peut-être était-elle tout simplement trop désespérée pour se retenir d'écrire dans ses pages. Qu'elle avait bien trop besoin de se confier à quelqu'un. Bien sûr, la deuxième hypothèse était bien plus probable. Et cela lui était finalement bien égal.
Depuis qu'elle l'avait récupéré, il avait senti sa résistance céder. Et ce soir, son âme était sienne. Ce soir, elle était totalement en sa possession. Ce soir, il renaîtrait.
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R_Even
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Re: [Textes] Nuit du 13 mai

Message par R_Even » 13 mai 2017 - 19:45

Titre : Retour à la réalité
Thème (écrit ou URL de l'image) : Possession + image
Fandom : original
Nombre de mots : 390
Personnages : Maëline, la sorcière des mers, le gardien
Rating : - 12
Le retour est brutal.
La lumière tamisée me parait irréelle tout comme l’odeur de renfermé. Pourtant c’est la réalité. La vraie.
La pièce est telle que je m’en souviens. Sombre. Désordonnée. Effrayante. Les objets qui trainent ici et là me font peur. Qui sait quels sombres secrets ils renferment.
Assis sur une chaise, derrière une table encombrée, se trouve un vieil homme. Il lève la tête et ses lèvres bougent. Je suis trop fatiguée pour essayer de comprendre.
Il parle. Je tourne la tête.
Mon regard tombe sur le tableau. Dans la mer immobile, une sirène me fait signe. J’ignore si je l’aime ou si je la déteste.
Elle m’a sauvée. Elle a tué mes amis. Les uns après les autres.
Soudain, je sens une main m’attraper le bras. Le vieil homme me force à me retourner et à le regarder. Je n’entends pas ce qu’il dit. Il commence à s’énerver quand quelque chose derrière moi attire son attention.
Je le vois se pencher vers le tableau, la tête inclinée. Peut-être que le tableau lui parle. Ça ne me surprendrait pas.
Et moi je reste là.
Perdue.
C’est le mot qui résume le mieux ma situation à présent.
J’ai perdu mes amis et je me suis perdue.
Je n’arrive toujours pas à comprendre comment nous en sommes arrivés là. Peut-être que je vais me réveiller et que tout aura été un rêve.
Oui, c’est sûrement ça. Jonas, Andrea, Henk et Neha ne sont pas morts. Pas pour de vrai.
Je me tourne vers la porte et commence à marcher. Si je trouve un lit, j’en suis sûre, je pourrais m’allonger et me réveiller.
Et personne ne sera mort.
Soudain, l’homme est sur ma route. Il me tend à papier : on dirait qu’il a fini par comprendre que je suis sourde.
Je tente de l’esquiver. Il insiste. Il ne me laissera pas passer tant que je n’aurais pas lu. Alors je renonce à lutter et je regarde le message :
« La sorcière des mers vous remercie d’avoir sauvé sa fille. Attendez le matin pour sortir sans danger. N’emportez rien avec vous. Laissez vos possessions en offrande à la cabane, ne touchez à rien et les autres vous épargnerons. Puissiez-vous avoir une longue vie »
Je bute sur les derniers mots.
Puissiez-vous avoir une longue vie.
J’éclate de rire.
Il est important de vivre dans le moment présent. Sauf si c'est un mauvais moment. Au quel cas, il est important d'avoir des cookies.

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Josy57
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Re: [Textes] Nuit du 13 mai

Message par Josy57 » 13 mai 2017 - 19:48

Titre : Possédé
Thème : Possession
Fandom : HP
Nombre de mots : 319 mots
Personnages : Lord Voldemort et Bellatrix Lestrange Quelle surprise !
Rating : Tout public ?
Elle l’avait vu faire tant de fois. Il se tenait au-dessus d’eux, serein, presque amusé. Eux, ils criaient toujours les mêmes phrases. Qu’ils n’avaient pas peur, qu’ils ne diraient rien, ou qu’ils n’avaient aucune information à fournir. Il ne les écoutait pas. Il s’avançait calmement. Là, là, du calme. Il parlait d’une voix douce, froide, désincarné, comme à des enfants impétueux.
Puis, il levait sa baguette. Les corps se raidissaient, certains agités de tremblements, mais la lutte ne durait jamais longtemps. Bellatrix sentait toujours le moment où leur résistance se brisait. L’instant d’avant, ils se débattaient, futiles et désespérés et soudain, comme dans un soupir, ils se relâchaient, abandonnés à lui. Il s’infiltrait dans leurs esprits, s’insinuait partout, dans chaque recoin, chaque souvenir, chaque crainte. Rien ne lui échappait. Leurs regards troubles se tournaient aveuglement vers elle et toujours, au fond de leurs pupilles, c’était lui qu’elle apercevait. Léger comme un nuage et furtif comme une ombre, plus insidieux que leur pire cauchemar. Ils n’étaient plus des hommes. Simples coquilles vides. Il ne leur restait rien d’intime ou de secret. On était entré en eux. Tout voir et tout toucher. Déplacer et défaire le décor familier. Prendre et peut-être laisser quelque chose. Infectés. Profanés. Possédés.

Quand il se redressait, il se tournait vers elle comme si le corps à ses pieds n’existait déjà plus. La tête penchée sur le côté, il souriait presque. Il semblait immense alors, invulnérable, animé de quelque chose de nouveau. Son regard, ardent et carnassier, s’attardait sur elle, une flamme qu’on alimente et qui devient brasier. Nourri de ce qu’il avait vu, de ce qu’il avait volé, il jouissait de son pouvoir et du respect fasciné de sa jeune disciple.

- Maître, faut-il…

Shhhh, de cette même voix qui susurre. Alors, docile et subjuguée, elle se taisait. Et, longtemps après son départ, ce silence, ce regard, toujours tout autour d’elle, la suivait. Hantée. Consumée. Possédée.
How much can you change and get away with it,
before you turn into someone else,
before it's some kind of murder ?

- Richard Siken

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Katherine 100
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Re: [Textes] Nuit du 13 mai

Message par Katherine 100 » 13 mai 2017 - 19:55

Titre : Rupture
Thème : Possession
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 325
Personnages : Lavande Brown
Rating : Tout public
Une légère brise vient soulever ses longs cheveux bruns, alors qu’une larme solitaire venait lécher sa joue droite. Assise sur un des banc du parc, Lavande, perdue dans ses pensées, pleurait doucement. Cela faisait deux mois qu’elle et Ron avaient rompus d’une manière assez brutale, enfin pour elle du moins.

Au début, elle avait eu envie de hurler, de crier. De lui faire savoir qu’elle, elle l’aimait, qu’elle était la seule à avoir des sentiments aussi fort. Que Granger ne l’aimait pas, elle. Cette colère aussi forte que destructrice l’avait possédée pendant à peu près deux semaines. A chaque fois qu’elle les croisait dans les couloirs, en cours ou dans la salle commune, la rage prenait le dessus sur tout son être. Ils étaient toujours fourraient ensemble. Et Lavande était seule maintenant.

Puis c’est le chagrin qui, à son tour, l’a dominé. Elle était prise dans une tornade grisâtre du matin jusqu’au soir. Du levé au couché. Sans arrêt. Elle était à bout de souffle, allant dans les toilettes se cacher pour pleurer tout son soul à l’abri du regard moqueur des autres à chaque fois qu’elle le pouvait. Et la nuit, dissimulée sous ses couvertures, elle pleurait, encore.

Elle en venait à se demander ce qu’elle avait bien pu faire de si mal pour que cette relation s’arrête aussi brusquement. Elle lui avait toujours montré de l’affection. Elle l’avait encouragé. Elle avait tout fait. Et si justement, elle en avait trop fait ? Elle le voyait plus clairement maintenant. C’était la réponse au pourquoi. Les garçons n’aiment pas les filles trop collante dit-on.

Et maintenant le regret l’envahissait. Ils seraient peut être toujours ensemble aujourd’hui si elle lui avait laissé plus de liberté. Un peu de temps avec son meilleur ami par exemple.

Mais malgré ces différents stades de post-rupture, la seule vérité qui s’imposait véritablement à Lavande, était qu’elle avait aimé Ron, de toute son âme. Et elle avait agis en véritable possédé.

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WarmSmile
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Re: [Textes] Nuit du 13 mai

Message par WarmSmile » 13 mai 2017 - 19:59

Titre : La plus précieuse des possessions
Thème : possession
Fandom : HP
Nombre de mots : 164
Personnages : Gabrielle et Louis
Rating :

Gabrielle se tenait devant la fenêtre du salon de la maison familiale tout en berçant son neveu. Le bébé posa sa main sur le cou de la jeune femme avant de saisir le collier de sa tante. Cette dernière posa sa main sur celle de Louis.

- Tu es impatient ? Tes parents sont partis acheter le tien Louis. Nous commandons chez le même bijoutier depuis des générations. Alors il sera parfaitement trouver le plus sublime des bijoux pour toi. C'était juste un peu plus compliqué.

Gabrielle s'étonnait encore comme les autres membres de la famille du fait que le troisième enfant de Fleur soit un garçon. Mais il était parfait tel qu'il était. Cela demandait juste un peu adaptation, et dans ce cas-ci également. La plus précieuse des possessions de chaque personne appartenant à la famille Delacour allait être juste légèrement différente pour le nouveau membre de la famille. Le collier allait être modifié pour convenir à l'homme que Louis serait un jour.

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Eejil9
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Re: [Textes] Nuit du 13 mai

Message par Eejil9 » 13 mai 2017 - 20:00

Titre : Soubresaut de l'âme
Thème : Possession
Fandom : Original
Nombre de mots : 1116
Personnages : Original
Rating : -12

Un soubresaut. Brusquement sa poitrine remonte comme si elle voulait toucher les étoiles de cette nuit sans lune. Un râle rauque et continu s’échappe de sa gorge, mais elle ne le remarque pas.
A vrai dire, elle ne remarque plus rien, elle est perdue dans un monde vide et plein, un monde sans ordre, un monde infernal qui lui inspire une terreur diffuse et étouffante.
Que voit-elle finalement ?
Dans ses yeux révulsés on ne lit qu’une panique sans nom.
Ses mains se tordent et se tendent, ses pieds s’enfoncent dans l’herbe grasse, son dos est arqué dans une position inhumaine, comme si elle était sur le point de se briser.
Autour d’elle, la clairière est éclairée par les astres. Si paisible...
Son corps est là, agité de soubresauts toujours plus violents, mais où est son esprit après tout ? A côté d’elle, Gaspar aimerait tant partager cette terreur, prendre sur lui un peu de ce poids, un peu de cette force qui l’entraîne... Mais il n’est que le témoin impuissant d’une monstruosité qui va du corps jusqu’à l’esprit.
Il préférerait cette souffrance-là à son impuissance.

***

Je le vois qui me fixe. Je devine son angoisse : on lit dans son regard comme dans un livre ouvert. J’aimerais tellement tendre la main vers lui, le rassurer. Il n’y a rien de plus douloureux que de voir la souffrance d’un être qu’on aime sans rien pouvoir faire...
Mais je suis comme étrangère à mon corps. Je ne le sens pas se crisper, je ne le sens pas se tordre. Je suis le témoin impuissant de la scène qui se déroule sous mes yeux, et c’est mon corps qui se donne en spectacle.
Mais que m’arrive-t-il ?
Doucement, mon esprit sombre dans l’inconscience.
Un soubresaut. Un soubresaut de l’âme qui s’endort.

***

Son corps se crispe et se tend, les soubresauts sont toujours plus proches et toujours plus violents. Elle convulse véritablement désormais, et Gaspar, impuissant, fait les cent pas autour d’elle.
Il n’a aucune formation pour lutter contre ça. Ce n’est pas une crise d’épilepsie, mais qu’est-ce en vérité ? Ses yeux sont tellement révulsés maintenant qu’on n’en voit plus que le blanc. Les râles sont si forts désormais qu’ils ressemblent presque aux cris inhumains d’un monstre issu d’un autre monde. Une veine bleuie bat follement dans son cou, sa salive commence à mousser.
Alors Gaspar tente de l’approcher, pour la mettre sur le côté, pour qu’elle ne s’étouffe pas dans sa propre détresse. Du bout des doigts il la touche.
Soubresaut.
Décharge.
C’est comme une électrocution, une puissante charge électrique qui lui traverse le bras et lui fend l’âme. Il recule d’un pas et frotte de son autre main son épaule engourdie. Il n’a pas pu la retourner.
Il sait désormais.
Quelque chose de surnaturel se joue ici.

***

A vrai dire, mon âme ne s’est pas réellement endormie, mais elle est comme lointaine... Le mot est étrange, j’en ai conscience, mais je n’en trouve pas de plus approprié. Avant, j’étais spectatrice de la détresse de mon corps dont je ne ressentais plus l’étendue. Désormais, je suis comme détachée, éloignée. Spectatrice, oui, mais loin, si loin. J’ai comme sommeil... Comment peut-on être fatigué de l’âme ?
Je dois me concentrer et rassembler toutes mes forces pour garder mon attention sur Gaspar. Je lutte, je lutte, comme si quelque chose voulait prendre la place. J’ai tellement envie d’abandonner...
Je suis trop fatiguée pour lutter...

***

Et soudain, le silence. Plus de râles, plus de soubresauts, plus d’herbe froissée sur le sol de la clairière. Gaspar a sursauté tellement le changement était abrupt.
Il la fixe avec anxiété. Il ne sait si ce calme est de bon ou mauvais augure. Elle a l’air apaisée, désormais, certes... Mais une telle crise peut-elle avoir une fin heureuse ?
Respire-t-elle seulement ? Il n’ose pas s’approcher pour aller vérifier, trop conscient des risques qu’il court.
Soudain, les paumes levées vers le ciel, elle entrouvre les lèvres et une vaste bouffée d’air s’engouffre dans ses poumons meurtris.
Les ouvre les yeux, ensuite, et Gaspard se précipite.
Il interrompt bien vite sa course. Dans les orbites, pas de prunelles... Les yeux sont toujours révulsés.
Dans un mouvement inhumain de souplesse, elle se lève sans bouger les paumes.

***

Je vois mon corps qui bouge, je sais que je devrais...
Devrais faire l’effort...
Reprendre...
Le contrôle...
Gaspar...
Mais la fatigue...


***

Tétanisé, Gaspar recule d’un pas. Il n’ose plus lever les yeux vers le visage de la femme qu’il aime. Ses traits sont si détendus qu’ils en sont effrayants. Et dans son regard, ce vide... Il n’y a plus de veine qui palpite, sa respiration est si profonde qu’elle en est imperceptible.
Quelque chose de surnaturel se joue ici et l’impuissance de Gaspar le frappe une nouvelle fois de plein fouet.
Il ne peut rien pour elle, mais désormais, c’est aussi pour lui qu’il a peur.
Parce qu’en face de lui, de la femme qu’il aime, il ne reste que le corps.

Mais dans l’esprit... Il lit dans la blancheur mate de ses globes oculaires sans iris une noirceur qu’il n’arrive pas réellement à appréhender.
Quelque chose a pris le contrôle, il le sait.
Partagé, il ne sait s’il doit rester, et essayer de la sauver.
Ou si, vaincu d’avance dans un combat qu’il ne sait comment mener, il ne ferait pas mieux de prendre ses jambes à son cou.

***

Gaspar, cours...
Cours pour ta vie, je ne peux plus lutter.
Dans un dernier soubresaut de l’âme j’essaie de reprendre le contrôle mais la chose qui maîtrise mon âme et bâillonne mon esprit est plus forte, elle prend toute la place.
Je dois déjà lutter pour ouvrir les fenêtres de mon âme et voir, voir encore...
Alors que mon corps tend ses bras vers Gaspar, toujours immobile, je me demande si je ne ferai pas mieux de m’endormir pour de bon.
Je ne peux rien y faire.
Mes mains sur sa gorge, et un rire sorti de nulle part. Il convulse, comme si le seul contact de ma peau le faisait souffrir.
Et je ne suis plus sûre de vraiment vouloir voir.
La terreur dans ses yeux. Et la douleur.
Mes mains qui serrent, des mots s’échappent de ma bouche et je ne les comprends pas.
La terreur dans mon âme.
Il tente de lutter pour la première fois, de me repousser, mais je n’ose plus espérer. C’est trop tard je le sais.
La terreur quitte mon âme.
Mon âme me quitte à vrai dire.
Un dernier souffle s’échappe de la bouche de Gaspar.
Si mon âme avait des poumons, elle aussi rendrait son dernier soupir...
Si mon âme avait un cœur...
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BellaCarlisle
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Re: [Textes] Nuit du 13 mai

Message par BellaCarlisle » 13 mai 2017 - 20:00

Titre : A lui
Thème : Possession
Fandom : Underworld
Nombre de mots : 566 mots
Personnages : Sylya (OC)/Markus
Rating : T par sûreté.
Les mains appuyées sur le rebord de la fenêtre, Sylya observe la lune, haute et pleine dans le ciel. Son corps frissonne, le drap dans lequel elle est enroulée ne lui permet pas d’obtenir assez de chaleur. Elle retourne s’allonger sur son lit, fermant les yeux en essayant de sombrer dans un sommeil qui ne veut pas venir à elle. Elle est enfin seule, Markus est parti rejoindre les membres du Conseil, pour une réunion importante. Les Lycans sont à leur porte, si proches, et il suffirait d’un rien pour qu’ils les attaquent. Elle devrait être avec l’Aîné, pour assister à ce qui va être dit, mais elle n’a pas la force de soutenir les regards des autres et encore moins celui du premier des Vampires. Dans un soupir, elle finit par prendre place sur l’unique fauteuil de la pièce, s’installant face au paysage qui s’étend derrière l’enceinte du château.

Au bout d’un moment qui lui paraît bien long, la porte de sa chambre s’ouvre sur Markus qui arbore une expression grave. Elle se lève alors qu’il s’approche d’elle à grands pas, sentant son rythme cardiaque augmenter dangereusement. L’Aîné l’embrasse rudement, forçant le barrage de ses lèvres en la serrant contre lui. Sylya ne le repousse pas, elle sait que résister serait une grave erreur de sa part, d’autant plus que l’homme qui lui fait face est loin d’être le plus patient. Il recule alors son visage, plongeant son regard dans le sien, avant de reprendre possession de ses lèvres et de la débarrasser du drap qui la couvre. L’informatrice retient la honte qui la transperce, se souvenant de toutes les mises en garde de Sonja qui avait fait de son mieux pour la préserver de l’intérêt malsain du premier des Vampires.

- Tu es à moi, souffle Markus en caressant sa joue.
- Je ne suis pas un objet, tente de protester la blonde. Je ne suis à personne et encore moins à vous.
- Je crois pourtant que tu m’attendais, ironise l’Aîné. Tu es mienne, Sylya, et tu ne peux pas le nier.

Elle ne dit rien de plus, la force qu’il exerce sur elle est bien trop grande. Elle n’a effectivement aucun moyen de le contredire, il la possède, dans tous les sens du terme. Il a eu son esprit et son corps, il s’est servi de sa tristesse suite à la mort de Sonja pour la posséder physiquement. Elle a encore la sensation de sa peau contre la sienne, de ses murmures qui lui semblent lointains. Elle ne souhaite pourtant pas devenir sa marionnette, elle n’est pas la faible femme qui tombe dans les bras d’un homme qui ne lui apportera rien de bon.

- Je t’ai promis que tu ne seras plus seule.
- Et je préfère encore ma solitude à votre présence.

Un rictus agacé étire les lèvres de Markus alors qu’il serre fortement les poignets de la femme dans ses mains. Elle pousse un gémissement de douleur, parce que la puissance du premier des Vampires est supérieure à la sienne et qu’elle a l’horrible impression de sentir ses os craquer. Il relâche la pression avant de l’attirer encore une fois contre lui, explorant son corps sans tenir compte de ses larmes qui coulent enfin sur son visage. Ce qu’il désire, il l’obtient et ce qu’il veut, c’est la posséder encore et encore, jusqu’à ce qu’elle devienne un pantin malléable.
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Carminny
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Re: [Textes] Nuit du 13 mai

Message par Carminny » 13 mai 2017 - 20:01

Titre : aucun
Thème (écrit ou URL de l'image) : Possession et http://orig02.deviantart.net/9f56/f/201 ... apvn3o.jpg
Fandom : HP (même si ça ne se remarque pas encore)
Nombre de mots : 593
Personnages : Lady et Lord Snow
Rating : TP
Lady Snow avait arrêté de se souvenir où elle avait rangé ses affaires depuis que Lord Snow avait fait irruption dans sa vie. Ce n'était pas qu'il était bordélique mais il ne réfléchissait jamais aux endroits où il posait les choses qu'il avait en main. Il perdait tellement régulièrement les importants dossiers qu'il devait lire pour la gestion de leurs terres que Lady Snow était passée maîtresse dans l'art de retrouver des affaires perdues. Surtout qu'un sortilège d'accio n'était pas concevable dans leur manoir chaotique.
- Il n'est pas chaotique, il s'agit d'un désordre ordonné, se plaisait-elle à répéter à qui voulait bien l'écouter. Cela a un certain charme, ne trouvez-vous pas ?
Mais honnêtement elle rêvait de pouvoir ordonner à son elfe de maison de faire le ménage sans avoir à craindre que la poussière ainsi soulevée nuise à l'une des lampes magiques qui alors explosaient, clignotaient dans des couleurs criardes ou récitaient les tables de multiplication. Non, Lady Snow adorait son manoir, elle adorait son mari, elle adorait ses possessions, mais cela lui était impossible de continuer de vivre dans ce manoir ! Elle devait sortir !
C'est pourquoi elle se tenait maintenant dans la porte du bureau de son mari, à l'observer et à ce demander comment lui annoncer la nouvelle. Il était là, assis à sa table, où s'empilait les notes qu'il avait prises, une coupe de thé fumant (quelle idée de boire du thé d'une coupe mais il n'avait pas dû trouver de tasse) devant lui, et réfléchissait à un problème quelconque qui l'occupait de manière intensive. Il n'avait pas l'air si vieux qu'on aurait pu le croire avec ses cheveux et sa barbe d'un blanc immaculé.
Elle l'avait aimé depuis qu'ils s'étaient rencontrés la première fois, durant un bal organisé par la famille Black lorsqu'elle venait à peine de sortir de Poudlard avec trop d'ASPICs pour qu'un homme puisse s'intéresser à elle. Sa famille avait cherché à lui trouver un mari et puis elle avait rencontré Clarence Snow, l'héritier de sa maison qui venait de rentrer de son voyage autour du monde et que tout le monde croyait fou. Ils s'étaient mariés avec l'accord de leurs parents, heureux d'avoir enfin pu caser ces deux extravagants dont on n'attendait plus rien.
Oui, elle l'avait toujours aimé, comment pouvait-elle lui dire qu'elle avait besoin de partir, loin si possible, d'échapper à ce manoir dont les murs l'enfermaient et dont la poussière l'étouffait ?
Mais il allait comprendre, lui aussi avait toujours aimé partir. Seul, avec des scientifiques, des poètes, des philosophes, en famille, ou et surtout avec elle. Juste eux deux à découvrir le monde et à chercher d'en percer les secrets. Oui, il allait comprendre, et avec un peu de chance, comprendre qu'elle devait partir seule.
- Ma chérie ? Qu'est-ce que vous attendez pour me faire part de vos pensées ?
La voix de Lord Snow l'arrachait de ses pensées et tout lui paraissait simple. Il ne fallait que lui dire, et elle serait libre. Il allait comprendre.
- Clarence, mon cher, je voulais te dire que je dois partir pour un moment. Je ne sais pas quand je reviens, ni où je vais, mais je dois partir.
Lord Snow la regardait de son regard couleur prairie.
- Pars, ma chérie, pars si c'est ce que tu dois faire. Mais pense à moi parfois, oui ?
Lady Snow lui offrit un de ses sourires et se tourna pour retourner à ses préparatifs, lorsque la douce voix de son mari retentit encore une fois.
- Dorothy, je t'aime.
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AliceJeanne
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Re: [Textes] Nuit du 13 mai

Message par AliceJeanne » 13 mai 2017 - 20:06

Titre : Tout ce qu'il possède
Thème : Possession
Fandom : Underworld UA
Nombre de mots : 1013
Personnages : OC (Manuel)
Rating : Tout public
Tout ce qu’il possède

Manuel observa son sac vide avec circonspection, le seigneur Viktor lui avait demandé d’emballer ses affaires au plus vite afin de partir rapidement avec le seigneur Olek, mais le vampire n’avait certainement pas réalisé que le lycan ne possédait rien, absolument rien de plus que ce qu’il ne portait actuellement : une tunique crasseuse et partiellement déchirée, un pantalon de toile rêche élimé de toute part et une paire de chausses qui avaient déjà vu passer trop d’hivers. Il y avait bien entendu la médaille qu’il avait dissimulé dans le mur de l’atelier de Lucian avec quelques dessins faits avec Alicia, mais cela comptait-il vraiment comme des effets personnels ? L’adolescent soupira et se dirigea vers sa cachette en traînant des pieds, il aurait aimé qu’Alicia soit avec lui pour faire cela, il aurait aimé être en sa compagnie jusqu’au dernier moment, mais pour des raisons évidentes, la cadette de Viktor était consignée dans sa chambre. La pierre froide pivota sous la pression de ses doigts et le fils de William vida le contenu des quelques centimètres carrés dans le sac en toile de jute qu’Olek lui avait fait parvenir par l’intermédiaire de Lucian. Il sentit son cœur se serrer dans sa poitrine alors qu’il remettait en place, certainement pour la dernière fois de sa vie, la brique humide et glaciale. Sa cachette était à présent vide et ce vide dans le mur de l’atelier de Lucian le renvoyait à sa propre nudité face au monde qui l’entourait. Manuel n’avait rien, strictement rien, ni père, ni mère, ni vêtements décents, ni livres. La seule chose qu’il possédait réellement et qu’on ne lui ôterait certainement jamais était le collier lunaire qu’il portait autour du coup comme tous les membres de son espèce. D’une certaine façon, c’était plutôt rassurant, il possédait au moins cela, même si ce n’était qu’un bout de métal dur et froid qui l’entravait, personne ne lui enlèverait, c’était le principal. D’un geste las il attrapa sa médaille, brillante au fond de son sac, il ne pouvait pas l’emmener, il craignait trop qu’elle ne soit perdue durant le trajet ou même qu’on lui interdise finalement d’emmener quoique ce soit avec lui, alors il referma son poing sur le petit pendentif et d’un pas résolu se dirigea vers Liam, son cousin, occupé à répertorier tout un capharnaüm d’outils destinés à être utilisés pour la construction d’une nouvelle aile du château. Le lycan était concentré sur sa tâche et ne vit pas tout de suite l’adolescent s’approcher de lui. Ce fut uniquement lorsque Manuel l’apostropha qu’il tourna la tête vers lui.

_ Peux-tu t’assurer que ceci reste entre de bonnes mains ? Demanda le garçon en tendant le médaillon au jeune homme.

Liam acquiesça sans rien dire et pris délicatement le bijou dans sa main pour l’observer un peu plus, il avait pourtant le même, mais à chaque fois qu’il voyait passer l’un des symboles d’Alexander Corvinus, le fils de Markus ne pouvait s’empêcher de l’admirer, après tout, c’était leur héritage à tout deux. Le jeune homme releva le regard vers son cousin et constata sans surprise que celui-ci semblait lutter contre les larmes qui menaçaient de couler sur ses joues d’un instant à l’autre. Il ne voulait pas partir, et ce même si Olek était infiniment bon, il ne voulait pas quitter ce qu’il avait réussi à posséder en venant dans le château de Markus, une famille. Elle était certes composée d’une guerrière bornée dans le rôle de la mère et d’un lycan ambitieux en tant que père mais c’était la sienne. Et plus important encore, Alicia en faisait partie.

Le lycan cherchait ses mots, il ne savait que dire pour réconforter le jeune garçon, il ne pouvait que comprendre ce que cela impliquait de se séparer de tout ce qu’on avait. Il s’apprêtait à finalement étreindre son cousin lorsque quelque chose attira son attention dans l’ombre des échafaudages. Un sourire se dessina sur son visage, il avait trouvé bien mieux que quelques mots sans saveurs et une étreinte fraternelle. Avec amusement il rendit le pendentif à Manuel qui lui jeta un regard interloqué.

_ Je pense qu’il y a bien meilleur gardien pour ceci. Annonça-t-il tranquillement en lui désignant la jeune fille qui se tenait sous une voûte un peu plus loin, vérifiant consciencieusement que personne ne l’avait suivie.

Surpris Manuel se détacha de Liam et avança d’abord lentement puis de plus en plus rapidement vers Alicia qui l’encouragea d’un sourire à la rejoindre. Le jeune lycan n’eut pas le temps de demander à son amie ce qu’elle faisait là, ni comment elle avait pu échapper à la vigilance de son père pour venir lui faire ses adieux, car cette dernière l’attira avec elle dans une des pièces en chantier, à l’abri des regards. Une fois certaine que personne ne pouvait les voir, Alicia passa ses bras autour du cou de Manuel et se lova contre lui en chuchotant qu’il allait lui manquer. Elle rajouta avec malice en se détachant un peu de lui, qu’il était inutile qu’il se fasse du soucis, elle ne l’oublierait jamais.

_ Sois certain que tu posséderas toujours mon amitié. Murmura-t-elle en l’embrassant sur la joue.

Manuel sentit son cœur se soulever, comment avait-il pu douter d’elle ? Alicia était ce qu’il avait de plus précieux, ses sentiments à son égard valaient bien toutes les possessions du monde, si ce n’était plus.

_ Uniquement ton amitié ? Lui demanda-t-il d’un air taquin.

Alicia rougit, et, avec une pointe d’hésitation, se hissa sur la pointe des pieds afin de déposer un léger baiser sur les lèvres du garçon. Puis avant qu’il ne puisse dire quoique ce soit d’autre elle s’empara du médaillon, toujours dans sa main et partit en courant, rejoignant l’ombre, protectrice de ceux de son espèce.

Je garderai cela pour toi, jusqu’à notre prochaine rencontre. Entendit Manuel dans on esprit alors qu’il se dirigeait vers les grandes portes. L’adolescent sourit, peut importait qu’il ne posséda rien de matériel, s’il n’avait que l’amour d’Alicia pour toute une vie alors celle-ci se promettait providentielle.
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Seonne
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Re: [Textes] Nuit du 13 mai

Message par Seonne » 13 mai 2017 - 20:22

Titre : Libellule
Thème : Image
Fandom : Original
Nombre de mots : 327
Personnages : Une jeune fille (la libellule)
Rating : Tout public
Elle avait été belle. Majestueuse. Un sourire plein de joie, des yeux bleus comme le ciel, des joues roses comme l'aube, des cheveux blonds comme les blés, des tâches de son brunes comme l'écorce du châtaigner. Haute en couleur, voilà ce que l'on avait toujours dit d'elle. Elle marquait les esprits. Par sa beauté, par son esprit. Sa joie de vivre. Le bonheur qui se dégageait d'elle. Comme un rayon de soleil. Une libellule, lui avait-il dit un jour. Elle était comme une libellule. Belle, mais pas seulement ; il y avait quelque chose chez elle d'hypnotisant, qui captivait tous les regards. Ensorcelante. On ne se lassait jamais d'elle, on la suivait jusqu'à ce qu'elle disparaisse de votre champ de vision, qu'elle sorte de votre vie. Et chaque fois qu'elle revenait, ne serait-ce qu'un instant, le temps s'arrêtait pour qu'on contemple sa présence.

Elle avait été une libellule. Belle, mais fragile. Voilà ce qu'ils avaient tous toujours oublié. Ce qu'elle avait, elle-aussi, oublié. D'une fragilité risible, ridicule, terrible. Dangereuse fragilité. Mortelle fragilité. Un instant d’inattention suffit à la chétive libellule pour être happé par l'oiseau qui fera de lui son repas. Un instant d’inattention pour que sa vie s'arrête.

Un simple instant. Et sa vie s'était arrêtée. L'oiseau n'avait fait qu'une bouchée d'elle. Plus grand, plus visible qu'elle. Aux couleurs plus vives, plus remarquables. Un coup de bec, et elle l'avait écrasée. Les regards avaient migré, il ne lui était resté plus rien que sa triste agonie, sa solitude. Il avait délaissé sa libellule pour l'oiseau. Oubliée, balayée. Et c'était comme si jamais elle n'avait existé.

Mais elle avait été une libellule. Et, abîmées, froissées, douloureuses, ses ailes étaient toujours là. Un jour, elle s'envolerait à nouveau. Rescapée du bec cruel de l'oiseau, elle n'avait pas péri. Elle s'en sortirait. Elle trouverait, un jour, une nouvelle fleur où se poser. Car la libellule ne s'apprivoise pas. Elle ne se possède pas. Translucide, mais pas invisible. Elle renaîtrait.
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Katherine 100
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Re: [Textes] Nuit du 13 mai

Message par Katherine 100 » 13 mai 2017 - 20:24

Titre : saleté de réveil
Thème : Chaussure
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 100
Personnages : Pansy Parkinson
Rating : Tout public
Pansy était en retard ce matin là. Son réveil n’avait pas sonné et ses camarades de chambre étaient partis sans la réveiller. Elles allaient lui payer cet affront ! Elle enfila précipitamment sa robe et attrapa ses chaussures dans un même mouvement. Rogue allait la tuer. Elle poussa la porte du dortoir mais loupa la première marche et dévala le reste des escaliers sur son arrière train. Elle était foutue. Son sac était renversé par terre. Elle avait mal. Ses chaussures avaient volés à l’autre bout de la salle commune. Neuf heure cinq. Oh mais qu’allait-elle trouver comme excuse ?

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Flying Madder
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Re: [Textes] Nuit du 13 mai

Message par Flying Madder » 13 mai 2017 - 20:30

Titre : amour de chaussure
Thème : Chaussure
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 161
Personnages : Madame Guipure
Rating : Tout public

Si l'on sait de Madame Guipure, la meilleur sorcière du prêt à porté magique, qu'elle aime la haute couture et les vêtements chics et bien fait, ce que l'on ignore, c'est sa passion pour les chaussures, toutes sorte de chaussures. Une fois quand elle était plus jeunes, elle était allé dans le Londres des mlodus, elle avait sauté le pas et avait rencontré un monde coloré, lumineux et emplis de rubans, de paillettes et de contraste.
C'était devant une paire rouge et bleu pétant qu'elle était tombé amoureuse de la haute couture et des escarpins. L'une était rouge, avec des dessins tribale bleu et l'autre et l'exact opposé.
Depuis ce jours là, la sorcière créatrice de vêtement était devenue créatrice que chaussure unique. Une paire vous permettez de rentrer chez vous plus rapidement, l'autre avait le don de faire danser en rythme le sorcier ayant le moins l'oreille musical.
Mais ces chaussure, elle les gardait pour elle, secrètement, comme un refuge.
Dernière modification par Flying Madder le 13 mai 2017 - 20:42, modifié 1 fois.
Luke, tu verras que beaucoup de vérités auxquels nous tenons dépendent avant tout de notre propre point de vu.
-Ben Kenobi

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Re: [Textes] Nuit du 13 mai

Message par Lyssa7 » 13 mai 2017 - 20:39

Titre : Question existentielle
Thème : Chaussure + image
Fandom : Original
Nombre de mots : 548 mots
Personnages : Elena
Rating : Tout public
Accroupie près de son placard à chaussures, Elena se demandait quelle paire elle allait pouvoir mettre pour sortir ce soir. Laquelle pourrait convenir à sa tenue ? Laquelle serait la mieux adaptée pour séduire Victor ? Questions anodines. Questions existentielles. Questions ô combien importantes pour une jeune femme amoureuse.

Chaque détail se devait d’être parfait. Enfilerait-elle ses grandes bottes noires aux talons vertigineux ou préférerait-elle ses ballerines porte-bonheur au liseré argenté ? Elena posa un doigt sur sa bouche, imaginant tous les scénarios possibles. Où Victor déciderait-il de l’emmener ? Préférerait-il l’ambiance feutrée des cinémas ou celle plus élégante des restaurants hauts de gamme ?

A vrai dire, elle n’en avait aucune idée. Elle ne le connaissait que par un ami commun qui les avait présentés lors d’une soirée. L’attirance avait été immédiate, intense. Elena s’était figée. Victor avait planté ses yeux dans les siens. Elle avait souri. Il lui avait répondu par un clin d’œil. Ils étaient allés s’asseoir à l’écart et il avait engagé la conversation. Elena n’avait pas vu l’heure passer et elle s’était sentie vaguement déçue lorsqu’ils s’étaient séparés en bas de l’immeuble. Elle sentait encore la trace de son baiser sur sa joue, l’effleurement de sa barbe contre sa peau. Son regard bleu qui l'avait transpercée. Elle avait rougi quand il lui avait demandé son numéro mais elle avait accepté et lui avait tendu l’une de ses cartes de visite.

Victor l’avait appelée quelques jours plus tôt. Il lui avait demandé si elle était libre ce vendredi pour vingt heures. Dans un souffle, elle avait murmuré qu’elle serait prête. Et pourtant, elle n’arrivait pas à se décider sur cette paire de chaussures. Cette foutue paire de chaussures qui prenait soudainement une importance capitale dans sa vie.

Elena jeta un coup d’œil à l’horloge qui trônait dans son entrée. Celle-ci affichait dix-neuf heures quarante cinq. Le cœur de la jeune femme rata un battement en se rendant compte qu’elle allait bientôt le revoir. Et si elle était totalement à côté de la plaque ? Si elle n’arrivait pas à aligner deux mots, qu’elle bafouillait. Elle passa une main sur son front, repoussant quelques mèches brunes qui collaient à son front.

Elena prit une profonde inspiration et se releva, décidant que boire une tasse de café avant de choisir ces satanées chaussures l’aideraient peut-être à y voir plus clair. La jeune femme poussa la porte de sa cuisine et s’apprêtait à se diriger vers la cafetière posée sur le plan de travail quand son regard fut tout à coup attiré par un oiseau sur le rebord de la fenêtre entrouverte.

Elle se stoppa au milieu de la pièce, admirant le minuscule petit-être tenir en son bec ce qui ressemblait à une mouche. Ses ailes, éclairées par les différentes teintes orangées du soleil qui se couchait, battaient frénétiquement tandis qu’il dégustait son repas sans lui accorder la moindre attention. Un sourire se dessina sur les lèvres d’Elena alors que l’oiseau reprenait son envol.

D’un pas décidé, elle s’approcha de son meuble et attrapa sa paire de ballerines. Elle n’avait pas besoin d’en faire des tonnes pour plaire à Victor. Elle les portait lorsqu’ils s’étaient rencontrés. Elle lui avait plu pour ce qu’elle était. Peu importait donc la paire de chaussures qu’elle mettrait ce soir.
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The Night Circus
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Re: [Textes] Nuit du 13 mai

Message par The Night Circus » 13 mai 2017 - 20:44

Thème : Chaussure
Fandom : Aucun
Titre : Pour Sun, Chouette, et mes amis chaussonées.
Mes amies avaient de jolis chaussons roses, avec des rubans en soie assortis qui se croisaient autour de leurs chevilles ; les miens étaient noirs et ternes, et les rubans, des simples lacets de serge.

Elles s'élançaient, s'envolaient, virevoltaient ; moi, je frappais du pied, rapide et technique mais sans jamais vraiment décoller.

Elles étaient belles, fines, élégantes, elles se ressemblaient un peu toutes ; dans mon groupe on trouvait des grandes, des petites, des maigrichonnes, des rondes, des voluptueuses.

Elles portaient toutes des tutus identiques, sauf la danseuse étoile, qui avait peut-être un peu plus de paillettes, un peu plus de noir ou un peu plus de blanc. Nous, on se paraît d'une multitude de couleurs, plus vives les unes que les autres. Nos coiffes en dentelles et nos mitaines ouvragées étaient blanches, mais le reste était un arc en ciel chamarré.

Elles avaient deux garçons, parce que, traditionnellement, les garçons préfèraient les chaussures à crampons aux demi-pointes, nous, on avait autant de garçons que de filles, parce qu'on les appâtaient avec de gros apéros et de grands délires, et qu'ils adoraient ça.

Drôle de fossé entre elles et moi, elles et nous.

L'équipe des chaussons noirs contre l'équipe des chaussons roses. Les amoureux de la vie et des éclats de rire contre les amoureux de la beauté et de l'harmonie.

Je ne comprenais pas leurs douleurs et leurs obsessions, perdre un poids qui n'existait pas, tordre ses membres dans des angles contre-nature ; elles ne comprenaient pas mes danses paysannes et sans élégance.

Et puis, on a grandi, les pointures de nos chaussons aussi, et petit à petit, ils sont devenus trop petits.

Step up, step up.

J'ai rajouté des talons de plus en plus hauts sous mes chaussures, j'ai quitté les jupons, les corsets et les cotillons pour des robes à paillettes et à franges, j'ai appris à jouer de mes hanches ; elles ont troqué leurs pointes pour de souples chaussures de Jazz, découvert d'autres sonorités, d'autres rythmes.

On grandissait, on dansait, de plus en plus, tout autour du monde, et on comprenait mieux comme on se trompait étant enfant.

Les chaussons roses n'ont pas à se battre contre les chaussons noirs.


Vie, rire, beauté et harmonie vont ensembles.
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Re: [Textes] Nuit du 13 mai

Message par R_Even » 13 mai 2017 - 20:45

Titre : Le bruit des bottes
Thème : Chaussure
Fandom : HP
Nombre de mots : 392 mots
Personnages : Lucius, Bellatrix, Narcissa
Rating : Tout public
C’est un son étrange. Un tac tac qui ne donne pas l’heure ni n’annonce la grâce. C’est un son lourd, qui précède la mort.
Du temps où j’étais encore à Poudlard, j’avais entendu une de mes camarades parler du bruit des bottes avec peur. Je n’avais pas compris. Je m’étais moqué d’elle.
Pauvre fille que j’étais.
Aujourd’hui je porte les bottes. J’entends leur mélodie. C’est un chant de mort, fait pour s’accorder au son des tambours.
Quand on parle de la guerre, on pense souvent à des visions d’horreurs. Parfois à l’odeur des cadavres. On dit que la peur étreint les cœurs, que les poils se hérissent. On évoque le goût du sang.
Mais ce qui est le plus horrible, à mon sens, ce sont les sons. On a rarement l’occasion de sentir la mort. C’est rare de se mordre la langue. On ne croise pas de cadavre à tous les coins de rue. Il faut vraiment manquer de pulls pour avoir la chair de poule au quotidien. Mais les sons…
Les sons sont pernicieux. Car les sons de la guerre sont ceux du quotidien. Des voix, du métal frotté, des baguettes qui fendent l’air, des capes qui virevoltent. Des bruits de pas et des souffles qui s’essoufflent. Des souffles qui se taisent
Et, en particulier, il y a ce bruit. Si caractéristique. Le bruit des bottes. Le son si particulier des bottes martelant le sol à l’unisson. Comme un mini roulement de tambours.
Annonciateur de mort.
Malgré mon changement de corps, j’ai toujours gardé ma fascination pour les chaussures et un amour tout particulier pour les bottes. Jusqu’à ce qu’un jour j’entende ce bruit chez moi.
Narcissa était rentrée avec sa sœur. Elles avaient toutes les deux des bottes. De jolies bottines qui frappaient le sol à l’unisson. Un son doux et gracieux. Un son féminin, si loin des horreurs de la guerre. Un son que mes bottes à moi ne produisaient jamais.
C’est ce jour-là que j’ai compris à quel point j’avais basculé.
C’est ce jour-là que j’ai renoncé à mettre des bottes ailleurs qu’en mission.
J’aime toujours les bottines. J’adore voir ma femme en porter. J’aime leur claquement si doux et séducteur.
Mais je ne peux pas en mettre. Pas dans ma vie publique.
Le timbre mâle qu’elles ont, pour ceux qui le connaissent, fait bien trop mauvais genre.
Il est important de vivre dans le moment présent. Sauf si c'est un mauvais moment. Au quel cas, il est important d'avoir des cookies.

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Carminny
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Re: [Textes] Nuit du 13 mai

Message par Carminny » 13 mai 2017 - 20:48

Titre : toujours aucun
Thème (écrit ou URL de l'image) : http://pre15.deviantart.net/4d98/th/pre ... a9efc5.jpg
Fandom : HP
Nombre de mots : 487
Personnages : Lady Snow, un oiseau
Rating : TP
Ce cours d'eau semblait s'étirer à l'infini à travers les champs du sud de la France. Ici et là des arbres offraient quelque protection du soleil qui commençait à briller fort. Le ciel était d'un bleu parfait, sans un seul nuage en vue. Les oiseaux chantaient de part et d'autre du ruisseau, mais aucun ne se montrait.
Lady Dorothy Snow marchait au bord du cours d'eau et par moment dût escalader quelques grandes pierres qui lui bloquaient le passage. Ses parents devaient se retourner dans leurs tombes s'ils venaient à apprendre que leur fille gambadait dans la campagne sans une quelconque compagnie et surtout en ayant abandonné son mari à son sort en Grande-Bretagne. Heureusement que Lord Snow était d'une excentricité rare dans leur classe sociale et comprenait que trop bien les envies d'aventure et de voyage de son épouse. Il l'avait laissé partir sans s'occuper du qu'en-dira-t-on (de toute façon, ils étaient vus comme complètement fous) ou de son confort personnel.
Mais Lady Snow dût constater qu'elle avait vieilli depuis sa dernière expédition de ce type e qu'elle avait besoin d'une pause avant de pouvoir continuer son chemin. Elle s'installa au bord du ruisseau près d'un buisson qui poussait là.
Au bout d'un moment elle vit une libellule voleter près de la surface de l'eau. C'était une belle libellule orange ou jaune, ses ailes reflétaient la lumière du soleil et la rendant scintillante. Les branches du buisson craquaient. L'eau miroitait sous le soleil. L'air se réchauffait. Lady Snow commençait à somnoler en suivant la libellule des yeux.
Une forme brune jaillit du buisson, faisant sursauter la vieille dame. L'oiseau attrapa la libellule d'un mouvement fluide puis revint vers son buisson, de libellule plein son bec. Il se posa près de la sorcière et se mit à manger d'un air joyeux.
Lady Snow l'identifia rapidement comme un guêpier d'Europe et s'éloigna doucement pour ne pas l'effrayer. Mais c'était sans compter l'avis de l'oiseau car il la suivit du regard et se rapprocha d'elle en sautillant.
- Qu'est-ce que tu veux ? demanda Lady Snow, curieuse. Tu n'es pas censé vouloir t'approcher plus que ça des hommes.
Elle eut la vague impression que l'oiseau eut une expression blasée.
- Et qu'est-ce que t'en sais ?
Lady Snow haussa les sourcils en une expression extrêmement dubitative. Un oiseau qui parlait ?
- Eh oui, pas besoin de regarder comme ça, les oiseaux aussi ça parle.
- Evidemment, renifla Lady Snow. Vous étiez un sorcier ?
- Et bien sûr, soupira l'oiseau. Il fallait que je tombe sur une sorcière intelligente qui comprend tout directement. Mais vous avez raison. Gotthold Vögler, pour vous servir, Madame.
- Lady Dorothy Snow, enchantée, Monsieur, se présenta la sorcière.
- Bon, vous me plaisez et vous n'avez pas l'air d'être complètement stupide, je vous accompagne. Vous faites quoi en fait ?
Et voici comment Lady Snow fit la connaissance de son compagnon de voyage.
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Eejil9
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Re: [Textes] Nuit du 13 mai

Message par Eejil9 » 13 mai 2017 - 20:54

Titre : De mes souliers blessés
Thème : Chaussure
Fandom : Original
Nombre de mots : 738 mots
Personnages : Original
Rating : Tout public

Crédit : la citation du début est de Rimbaud, et y a pas mal de références dans le texte aussi

Comme des lyres, je tirais les élastiques
De mes souliers blessés, un pied près de mon coeur !

Ni pied, ni cœur, il ne me reste plus que mes souliers blessés, et les vers de Rimbaud...

Oh, ne vous en faites pas, des pieds, il m’en reste encore deux, mon destin est déjà bien assez pathétique ainsi. Je n’ai été amputé que de mon âme, pas de mes membres.
Je ne sais pas, à vrai dire, lequel des deux je préfère.
Mais mes souliers sont blessés, ils sont usés, rouillés, troués, percés jusqu’à l’absence de corde et je marche.
Je marche parce que je n’en peux plus de rester assis.

Oh, je ne fais pas la manche, ça non. Car quand on mendie, on récolte parfois de l’argent, mais toujours de la pitié. Votre pitié, vous pouvez vous la garder, même si pour ça, vous êtes bien obligés de garder votre argent avec.
De toute manière vous faites toujours semblant d’en avoir plus besoin que moi. Vous et vos airs pressés, vous et vos vêtements qui vous donnent l’air bien propre sur vous. Eh bien non, je n’ai pas l’air propre sur moi, non : mes souliers sont blessés, mes poches sont aussi crevées que moi et je n’ai même pas de paletot, tout idéal qu’il soit. Est-ce que ça me rend moins important ? Ma vie en vaut bien une autre, ma vie vaut bien la vôtre...
Bandes d’hypocrites. Avec vous, je peux toujours courir, sauf que je n’en ai plus la force. Je ne sais même pas où je trouve la force de marcher.

Oh, je vous déteste tellement, si vous saviez... Je ne sais même pas pourquoi je vous parle. Cela fait des années que je me convaincs que je suis mieux seul que mal accompagné, cela fait des années que je ne parle gère qu’à moi-même. Et voilà que je vous adresse une diatribe bancale et tangente, une réclamation d’une forme tout aussi mauvaise qu’indue.
Je ne vous demande rien, ni votre argent, ni votre pitié, et pourtant je vous parle. Je ne sais même pas ce que j’attends, ni ce que je cherche.
J’étais pourtant persuadé que je n’attendais plus rien des pâles imitations d’humains que sont mes semblables...

Oh, je n’ai pas toujours détesté les gens, non. J’ai eu des amis, j’ai eu des amours. J’ai vécu une vie, et si maintenant je suis vieux, c’est parce que j’ai beaucoup rêvé. Si j’ai des souliers blessés, c’est parce qu’un jour, j’avais de quoi les acheter. Parce qu’un jour, j’avais un endroit où aller, une destination pour marcher.
Mais je suis trop épuisé pour rêver, désormais.
Alors je marche, avec les vers de Rimbaud pour seul repère. Mon auberge n’est pas à la Grande Ourse, non, mon auberge n’existe pas. La nature ne m’accueille pas comme elle accueillait le gamin aux semelles de vent, et s’il n’y a plus que du vent en dessous de mes chaussures, cela ne fait de moi ni un génie, ni un poète. La nature ne m’accueille pas, non, c’est à peine si elle me nourrit. Et la vie ne m’a donné aucun autre don que celui de pouvoir rôder même quand mon ventre est vide.

Oh, je ne me plains pas vraiment, vous savez, même si cette logorrhée ressemble fort à une complainte je vous le concède. Je ne me plains pas parce qu’il me reste encore des jambes pour marcher, et des poumons pour respirer. Mes yeux ne voient plus si clair, la Grande Ourse, je ne sais plus où elle est. Cela fait longtemps que, pour mon regard usé, les étoiles ont disparu.
Il me reste des jambes et des poumons, mais j’ignore s’il me reste un cœur. Parce que vous savez, ça sonne creux au milieu de ma poitrine flétrie.
Mais je ne me plains pas, c’est trop épuisant. Marcher suffit à remplir ce qui me reste de vie.

Certains jours, j’aimerais juste que tout s’arrête. J’aimerais que mes souliers blessés cessent de me faire souffrir encore plus que mes pieds. J’aimerais que mon âme ne soit pas prise des douleurs fantômes dont souffrent les amputés. J’aimerais cesser de marcher, cesser de chercher la Grande Ourse qui, depuis longtemps, m’a abandonné.
J’aimerais sans doute aussi, que plutôt que de sonner creux dans cette grosse vielle poitrine flétrie, ça ne sonne plus du tout.

Ça reposerait mes oreilles, vous savez.
Et ça reposerait mes souliers.
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Noxybam
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Re: [Textes] Nuit du 13 mai

Message par Noxybam » 13 mai 2017 - 20:59

Titre : cache cache
Thème (écrit ou URL de l'image) : Chaussure
Fandom : HP
Nombre de mots : 1044
Personnages : Luna
Rating : Tout public
L’année touchait à sa fin et Luna désespérait de devoir une fois devoir parcourir les couloirs de Poudlard afin de remettre la main sur ses six paires de chaussures. Le pire, s’était qu’elle ne comprenait pas pourquoi ses camarades s’acharnaient à lui voler ses souliers sachant qu’elle était maintenant en quatrième année. Peut-être que les joncheruines avaient encore fait des leurs, mais elle savait qu’il n’y en avait pas suffisamment au sein de Poudlard pour infecter tout le monde.

La jeune fille soupira avant de quitter son lit. Elle savait bien que la journée serait longue, car il était hors de question pour elle de monter dans le train sans chaussures aux pieds. Lorsqu’elle arriva dans la salle commune aux couleurs de Serdaigle, Luna affichait un large sourire, car le château regorgeait de surprise en tous genres et sans ces parties de cache-cache annuelles, elle n’en connaîtrait sans doute pas autant sur son école.

Avant de quitter la pièce, Luna décida de faire le tour de la salle commune, car il fallait bien débuter la chasse quelque part. L’endroit était rempli et les rires qu’elle entendit sur son passage la rendaient triste et pourtant, elle ne se dépareilla pas de sa bonne humeur qui lui servait de masque. Par instants, elle se demandait comment elle faisait pour ne pas s’emporter, mais sa mère lui avait dit un jour que s’emporter contre quelqu’un faisait plus de mal que de bien alors elle s’abstenait de ce genre de chose.

Luna finit par trouver une première paire de souliers dans le conduit de la cheminée. Un feu brûlait dans l’âtre, mais la jeune fille savait comment figer les flammes ce qui lui permit de les atteindre dans se brûler. Bon, elle aurait pu aller voir l’infirmière pour se faire soigner et continuer ses recherches là-bas, mais elle doutait que les Serdaigle aient fait preuve d’une faible imagination concernant les cachettes choisies et de plus, Madame Pomfresh savait que Luna finissait par chercher ses souliers. Elle l’aurait donc contactée pour l’informer de sa découverte.

Les chaussures découvertes étaient couvertes de suies, mais elle était tiède lorsque Luna les enfila. Elle se dirigea vers la sortie pour aller voir ailleurs, mais en franchissant l’ouverture, un élève de seconde année prit la parole pour s’adresser à elle avec une voix forte et assurée.

- Tu n’as pas un creux Luna.

La jeune femme commença un mouvement négatif de la tête avant de comprendre que cela était sans doute un indice. Par contre, Luna ne savait pas trop s’il faisait cela pour l’aider ou tout simplement pour se moquer d’elle. Pourtant, elle s’en moquait éperdument et reprit sa route pour sortir de la salle commune.

Luna était convaincue qu’une des cinq paires toujours cachées se trouvait dans les cuisines en compagnie des elfes de maison, mais étant dans les étages, elle se demandait si descendre jusqu’aux cuisines était une bonne chose ou non. Elle eut soudainement une idée alors son sourire devint de plus en plus lumineuse avant qu’elle prenne la parole :

- Riel !

Un bruit ressemblant à une explosion se fit entendre à quelques pas de l’entrée de la salle commune. La jeune fille se dirigea vers le son pour tomber nez à nez avec un elfe de maison assez épais et aux oreilles tombantes. Il regarda la jeune fille droit dans les yeux avant de détourner le regard et de prendre à son tour la parole :

- Mademoiselle m’a appelé ?

- En effet, mes amis ont déposé une de mes paires de chaussure dans les cuisines et je me demandais si tu pouvais aller les chercher pour moi ?

L’elfe de maison ne resta pas longtemps dans les parages et un nouveau bruit de pétard mouillé se fit entendre au moment même où la créature disparue. Au fond de sa petite tête, l’elfe se demandait comment la jeune fille faisait pour considérer les personnes s’en prenant de manière gratuite à elle à longueur d’année, mais il n’était personne pour juger.

Pendant ce temps, Luna se rendit du côté du quatrième étage de l’école pour faire un tour dans la salle des trophées. Luna aimait beaucoup cet endroit, car la demoiselle appréciait le fait qu’une trace des actes importants ayant eu lieu au sein de l’école soit gardée précieusement.

Luna trouva une seconde paire de souliers autour du cou d’une des deux armures qui en gardait l’entrée. Elle savait que cela ne servait à rien d’entrer dans l’immense pièce et pourtant elle avait envie d’y faire un tour. La jeune Lovegood regarda les récompenses se trouvant dans les vitrines et elle se stoppa rapidement en voyant le nom d'Harry et de Ron en dessous de deux d’entre elles pour avoir trouvé la chambre des secrets et tuer le basilic s’y trouvant trois ans plus tôt.

Elle resta ainsi quelques secondes en se demandant si elle allait en recevoir une après ce qui s’était passé au ministère, mais elle revint rapidement au moment présent en entendant le retour de Riel avec sa paire de chaussures entre ses mains.

- Merci Riel ! Dit tu peux m’aider à trouver les autres paires éparpillées à travers le château ? Je n’ai pas encore terminé ma malle et je ne peux pas me permettre de perdre trop de temps.

L’elfe accepta comme il le devait puisqu’il était au service de l’école et que Dumbledore lui avait explicitement demandé d’obéir aux étudiants. Il disparu et Luna se mit de nouveau en mouvement. Maintenant, elle avait l’intention de se rendre au troisième étage. Elle y rencontra Harry avec qui elle s’entendait plutôt bien. Il lui demanda si elle avait besoin d’aide, mais cela n’était plus utile surtout qu’elle venait de trouver une quatrième paire suspendue au plafond. Riel se chargerait des deux restantes si cela n’était pas déjà fait.

Il était maintenant temps pour Luna de retourner à Serdaigle pour terminer ses bagages en prévision du retour à la maison.
Dernière modification par Noxybam le 13 mai 2017 - 21:54, modifié 1 fois.

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BellaCarlisle
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Re: [Textes] Nuit du 13 mai

Message par BellaCarlisle » 13 mai 2017 - 21:00

Titre : Cris douloureux ou cris émerveillés
Thème : L’image (http://pre15.deviantart.net/4d98/th/pre ... a9efc5.jpg) de WildGepard
Fandom : Underworld
Nombre de mots : 716 mots
Personnages : Anya (OC), Férj (OC)
Rating : Tout public
S’éloignant de la demeure d’Elissa, Anya s’enfonce dans la forêt, jetant des coups d’œil derrière elle pour vérifier qu’elle n’est pas suivie. L’absence de Rhodes pèse dans son esprit, elle s’inquiète pour son oncle qu’elle n’a pas revu depuis plusieurs mois. Il est sa dernière famille depuis qu’elle a été séparée de sa mère et elle refuse de perdre encore quelqu’un. Elle déteste cet endroit où elle attend, se sentant prisonnière au milieu de créatures qui lui font froid dans le dos. Rhodes lui a affirmé à plusieurs reprises qu’elle ne craint rien, que les Vampires qui habitent-là ne sont pas des monstres, qu’ils ont juste besoin de se séparer des leurs, de ceux qui vivent sous l’emprise des Aînés et d’un Conseil inutile. Anya n’a pas compris toutes les explications de son oncle, elle est encore trop jeune pour en saisir toutes les implications mais elle a saisi l’essentiel.

La nature environnante l’étouffe mais elle ne recule pas, évitant les racines qui piègent sa route. Les hurlements de la veille résonnent encore à ses oreilles, s’opposant aux paroles bienveillantes de son oncle. Peut-être en effet que les Vampires ne lui feront aucun mal mais ils n’ont pas hésité à torturer l’homme qui a franchi l’enceinte de leur demeure par accident. Anya perçoit encore ses cris de douleur et les ravissements de tous ceux qui étaient là à savourer la souffrance d’un humain. La fillette a été effrayée par cette violence gratuite qui a réveillé en elle le souvenir de son départ précipité de son village. À la différence que les Loups-Garous de ses cauchemars ont été remplacés par des Vampires aux crocs impressionnants et à la soif de sang intarissable.

Plongée dans l’obscurité qui ronge son cœur depuis son arrivée chez Elissa, l’enfant aux yeux gris est surprise par un chant, non loin d’elle. Elle lève la tête vers les branches des arbres puis s’enfonce un peu plus dans la forêt, guidée par ce son mélodieux. Elle distingue alors un magnifique oiseau au plumage bleu et brun, à la gorge jaune et au chant enchanteur. Il brise ses sombres pensées et elle se surprend à sourire quand elle le voit attraper une libellule avant de la manger. Il se remet ensuite à pousser des petits cris qui n’ont rien de communs avec les hurlements de l’humain. Anya fait un pas en avant pour mieux observer l’oiseau mais il tourne sa tête vers elle puis étend ses ailes avant de s’envoler. La fillette perd sa joie fugace, replongeant dans la solitude, celle qui la dévore jour après jour.

- C’était un guêpier, remarque une voix derrière elle.

Anya se retourne en plissant les paupières, reconnaissant Férj qui lui sourit timidement. Le jeune garçon franchit la distance entre eux et lui montre un nid, un peu plus haut dans les arbres.

- Ils sont en sécurité là-bas. Du moins, ils le seront jusqu’à la prochaine attaque.

La fillette sent bien qu’il s’est assombri en prononçant sa dernière phrase mais elle ne rétorque rien. Rhodes lui a fait de nombreuses mises en garde sur des possibles attaques de la part des Loups-Garous et elle regrette qu’il ne soit pas là pour la rassurer un peu plus. Férj se mord les lèvres avant d’attirer son attention, baissant brièvement les yeux, comme s’il était coupable de quelque chose.

- Elissa m’envoie te chercher, elle voudrait te rappeler que nous ne devons pas quitter seuls sa demeure.
- Pourquoi personne ne t’accompagne, alors ? déclare Anya avec une pointe de provocation.
- Je vis ici depuis que je sais marcher, répond le jeune garçon en gardant une expression courtoise.

La fille aux cheveux blonds se détourne de lui, parce qu’elle est gênée d’être aussi maladroite dans ses questions. Férj est aussi humain qu’elle, elle devrait plutôt essayer de bien s’entendre avec lui au lieu de repousser ses tentatives de discussions.

- Alors comme ça, cet oiseau était un guêpier ? dit-elle d’une petite voix. Comment le sais-tu ?
- J’ai appris à voir les différences, pour passer le temps, sourit Férj. Tu finiras par réussir aussi, tu verras.

Anya aimerait dire quelque chose mais elle ne tient pas à exprimer son véritable ressenti. Elissa lui fait si peur qu’elle veut s’enfuir, trouver un endroit quelconque où grandir sans Vampires ni Loups-Garous.
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AliceJeanne
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Re: [Textes] Nuit du 13 mai

Message par AliceJeanne » 13 mai 2017 - 21:04

Titre : Matricule LV233699
Thème : Chaussure
Fandom : Underworld UA
Nombre de mots : 919
Personnages : OC (Naomi), Lucian
Rating : Tout public
Matricule LV233699


Le cœur de Naomi battait à tout rompre, elle y était, Lucian avait tenu parole, il l’avait emmenée là où ses parents adoptifs avaient toujours refusé de retourner, elle se trouvait devant les portes du camp de concentration duquel celle qui allait devenir sa mère l’avait sortie. Tout était tel que dans son souvenir, la crasse sur la grille à l’entrée, les rails maudites que les trains, convoyant les pauvres âmes conduites à la perdition, déversaient par centaines chaque semaine, le tapis de cendres sur le sol provenant du crématorium de l’aile ouest. L’adolescente ne pouvait plus reculer, elle s’était enfuie pour venir jusqu’ici, il fallait à présent qu’elle rentre, qu’elle se confronte à nouveau à l’horreur qu’elle avait vécue entre ces murs de béton et de barbelés. Son cœur fit un bond dans sa poitrine lorsque la main de Lucian se posa sur son épaule.

_ Tu n’es pas obligée d’entrer. Dit-il avec sérieux. Tu n’es pas obligée de faire cela. Personne ne t’en voudra si tu décide maintenant de faire demi-tour.

Naomi hocha négativement la tête. Elle voulait entrer dans ce lieu, faire la paix avec son passé, pouvoir regarder chaque jour le matricule imprimé sur son bras sans frémir, sans être hantée par de trop nombreux souvenirs.

_ Il est hors de question que je recule. Répondit-elle catégorique. Sais-tu ce qu’ils faisaient aux gens comme moi là-dedans ? Le questionna l’hybride.

Lucian ne dit rien, il avait envoyé l’équipe chargée d’exfiltrer Alicia et son agent sur le terrain, seule la jeune femme avait été retrouvée en vie. Le lycan n’avait pas eu besoin de voir plus que ce que la fille de Viktor, tremblante et bouleversée, lui avait montré, pour saisir toute l’horreur de ce qu’avait fait les vampires profitant de la folie des hommes du Führer. Transformer quelques déportés en monstres à mis chemin entre les deux espèces d’immortels prédominantes, enlever des enfants à leurs mères pour les disséquer, forcer de pauvres filles à engendrer des hybrides, cela n’était qu’un échantillon de ce que quelques illuminés soutenus par une nation menée par la terreur, étaient parvenus à faire. Bien entendu, il y avait eu depuis des procès, les criminels avaient été jugés, et condamnés aux peines les plus lourdes, mais cela était-il suffisant ? Cela suffisait-il à effacer l’ardoise de toutes ces insultes à l’humanité ?

_ Je dois y aller. Dit Naomi avec résolution. Je leur dois bien cela, personne ne doit oublier.

Lucian acquiesça et suivit la jeune fille en frissonnant.Naomi n’avait jamais été une fillette normale, mais pouvait-on l’être lorsque l’on était née, comme elle, dans un camp ? Pouvait-on avoir la même vie que les autres enfants lorsque l’on était simplement le fruit d’une expérience menée par des fous ? Même avec tout l’amour que lui avait donné Alicia et Manuel, l’enfant n’avait jamais réussi à être en paix avec ses origines, trop consciente du fait qu’elle ne devrait pas exister.

En silence, ils traversèrent les allées entre les baraquement, s’étonnant de ne voir personne surveiller le site. Tout était trop frais, les gens ne voulaient pas encore ouvrir les yeux sur ce qui avait eu lieu à quelques mètres de leur porte. Seuls quelques bénévoles guettaient les éventuels individus malintentionnés qui auraient pu pénétrer dans l’enceinte par jeu. Mais peu nombreux étaient ceux qui s’y aventuraient réellement, c’était un lieu d’horreur, un lieu de mémoire qui n’inspirait que le respect.

Lucian se perdait dans la contemplation de la folie de quelques hommes, ne pouvant s’empêcher de penser que quoique les humains et les vampires pensent de lui, jamais il ne se serait abaissé à de telles choses. Comme quoi les monstres n’étaient pas ceux qui avaient l’aspect le plus effrayant. Un cri le sortit de sa contemplation silencieuse et il courut vers Naomi entrée quelques secondes auparavant dans un bâtiment.

L’adolescente était à genoux, sanglotante, serrant quelque chose contre sa poitrine menue. Le lycan s’approcha d’elle, inquiet. Au fond de lui une intuition lui disait qu’ils n’auraient jamais du venir. Après tout, si Alicia avait estimé que Naomi était trop jeune pour revenir sur le lieu de ses supplices, elle devait certainement avoir raison, après tout elle l’avait adoptée, elle en était responsable.

Lucian tourna autour de la jeune fille, cherchant à comprendre la soudaineté de son malaise, ce fut uniquement lorsqu’il regarda ce à quoi Naomi faisait face qu’il compris. Une montagne chaussures, une immense montagne de chaussures. Un frisson le parcourut, une des seules choses qu’il restait des malheureux qui avaient péri entre ces murs était des chaussures.

_ Allons-nous en. Murmura-t-il en relevant doucement Naomi.

Mais la jeune fille résista, révélant alors ce qu’elle tenait dans ses mains crispées : une chaussure minuscule, celle d’un très jeune enfant à ne pas en douter. Une vague de nausée força Lucian à fermer les yeux. Il avait toujours été horrifié à l’idée que l’on puisse s’en prendre aux enfants, ces êtres sans défense qui ne demandaient qu’à vivre. Il voulait partir, fuir ce lieu au plus vite et ramener Naomi à ses parents, c’était la seule chose à faire, quitter cet endroit de mort sans tarder.

_ Pourquoi ? Demanda Naomi en sanglotant. Pourquoi ? Cria-t-elle en tendant la chaussure ridicule vers Lucian. Pourquoi… Personne ne mériterait d’être réduit à cela. La seule chose qu’il reste de ces gens ne devrait pas être un bout de cuir. Ils méritent tellement mieux… Pleura-t-elle avant de s’effondrer dans les bras du lycan, qui impuissant, laissa enfin s’échapper ses larmes.
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Katherine 100
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Re: [Textes] Nuit du 13 mai

Message par Katherine 100 » 13 mai 2017 - 21:40

Titre : Terreur
Thème : Interpréter
Fandom : HP
Nombre de mots : 100
Personnages : OC
Rating : Tout public
Je cours. J’ai peur. J’ai perdu mon frère dans le mouvement de foule. Tout mes membres tremblent. Les moldus volent au dessus du camping. La terreur est une langue universelle. Les bois ne sont plus très loin. Maman a dit courez. Alors je cours, le plus vite possible en évitant les coups des autres. La peinture coule sur mon visage poisseux. Qui sont ces personnes encagoulées ? Pourquoi font-elles cela ? Enfin les arbres. Mais il ne faut pas s’arrêter. On avait gagné la coupe. Il fait sombre et j’ai peur, toujours. Une racine, le choc et tout devient noir.

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Noxybam
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Re: [Textes] Nuit du 13 mai

Message par Noxybam » 13 mai 2017 - 21:43

Titre : Liberté
Thème (écrit ou URL de l'image) : Interprétation http://img11.deviantart.net/6a9d/i/2010 ... ucky13.jpg
Fandom : HP
Nombre de mots : 863
Personnages : Drago
Rating : Tout public
La peur était mon quotidien depuis bien trop longtemps et l’idée que j’avais de fuir tout cela pour ne plus devoir y faire face était sans doute l’idée la plus logique sachant que je faisais partie du mauvais côté. Le vieux fou avait essayé de m’aider lorsque je lui faisais face au sommet de la tour d’astronomie, mais j’étais trop stupide pour l’écouter tout ça simplement parce que je voulais rendre la dignité à ma famille. Les mains enfoncées dans les jeans moldus que j’avais trouvés dans les affaires de la maison dans laquelle je venais de transplaner, je traversais la rue sans vraiment prendre garde à ce qui se trouvait autour de moi.

Une musique assez forte torturait mes oreilles et pourtant, j’étais intrigué par ce qui se trouvait devant mon regard apeuré. Des cris finirent par se mêler à la mélodie sonore sans que je comprenne réellement ce qui se passait. Mes pieds me poussèrent à aller voir cela de plus près et ce fut ainsi que je me trouvais entouré par une multitude de Moldu.

Je me demandais s’ils s’en prendraient à ma personne s’ils avaient connaissance de la marque ignoble qui me martelait le bras. Moi qui ne savais pas s’ils en connaissaient la signification exacte. Peut-être prendraient ils la marquent des ténèbres comme un vulgaire tatouage . Je ne pouvais être sûr de rien alors autant ne pas prendre le risque, même si j’étais convaincu que je mériterais la mort pour tout ce que j’ai fait depuis le retour du seigneur des ténèbres. Il est vrai que je n’avais tué personne, mais est-ce que le fait de torturer des personnes avec le sortilège Doloris n’était pas pire encore ?

Je revois sans cesse le regard suppliant d’Ollivander alors que je lui lançais le sortilège interdit sous le regard de ma tante ou de mon maître. Je sais que je suis un monstre, mais j’aimerais tellement trouver un moyen pour contre-balancer le mal qui coule dans mes veines. Je continuais à avancer tout en me demandant comment je pouvais interpréter ce que je ressentais depuis plusieurs semaines. La première fois que je me suis interrogé là-dessus, ce fut lorsque les rafleurs se sont ramenés au manoir avec Potter et sa clique, mais le pire fut lorsque ma tante s’en prenait à la sang de bourbe.

Je sais bien, je ne suis pas mieux qu’elle sur ce point, mais je ne pense pas qu’elle prenait réellement conscience de tout le mal que nous étions en train de faire simplement pour que le seigneur des ténèbres nous pardonne. Nous ne méritions pas d’être pardonné et pourtant, je laissais faire comme si fermer les yeux pouvait me rendre innocent de tout ce qui se passait autour de ma petite personne.

Un soupir franchit mes lèvres pâles tandis que je parvins à me concentrer sur ce qui se trouvait devant moi. Un manège composé de chaise se tenait là. Je ne connaissais rien du tout concernant ce genre de chose, mais sans que j’y prenne garde, je me suis placé en plein cœur de la file d’attente.

Je voulais faire demi-tour pour reprendre le fil de ma réflexion pour tenter d’interpréter mentalement tout ce qui m’avait conduit dans ce lieu incompréhensible, mais cela était tout simplement impossible. La foule qui se trouvait derrière moi était tellement dense que je ne pouvais pas du tout avancer dans cette direction.

Un homme me sommait d’avancer pour m’installer dans l’une des chaises qui formaient un cercle parfait. Je considérais l’invitation l’espace de quelques secondes avant de me décider à essayer. Après tout, cela était complètement inconnu pour moi et j’avais envie de changement alors la nouveauté ne pouvait pas faire de mal.

Il se passa peu de temps entre le moment où je posais mon postérieur sur la chaise et le moment où celle-ci s’éleva dans les airs. La vitesse produite par l’attraction me fouettait le visage avec tellement de force que cela me fit du bien. J’avais besoin d’une claque comme celle-ci pour me rendre compte que l’interprétation que je devais sortir de mes sentiments était de la culpabilité et rien d’autre.

Moi, Drago Malefoy, je me sentais coupable du mal qui existait autour de moi et maintenant que je savais cela, il allait falloir que je trouve un moyen de me sentir mieux. Devais-je dénoncer les Mangemorts qui n’avait pas été arrêté ? Moi compris ? Ou alors agir pour venger directement ceux qui avaient souffert ? Dans les deux cas, je savais qu’il faudrait que je m’en prenne aussi à ma propre personne. La guerre était terminée, le seigneur des ténèbres n’était plus et pourtant, la douleur, la peur et la colère faisaient toujours partie de mon univers.

Une fois descendu de l’attraction, je me rendis dans un coin de la foire attractive où je me mis à pleurer tout en disparaissant en transplanant de nouveau.

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R_Even
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Re: [Textes] Nuit du 13 mai

Message par R_Even » 13 mai 2017 - 21:44

Titre : Remord
Thème : Interpréter + image
Nombre de mots : 519
Fandom : HP
Persos : Lorena, Hermione, Lucius
Rating : tout public
La tête entre les mains, Hermione se sentait mal. Elle ne comprenait pas. Ou plutôt, elle ne voulait pas comprendre.

La situation lui avait toujours paru si simple, si limpide. Elle ne l’avait jamais été.
On s’était joué d’elle. Et elle avait cru à ce qu’on lui avait dit. Parce que, quand on lui avait présenté le cas, elle l’avait interprété de la manière qui lui semblait la plus naturelle. Au lieu de se baser sur les faits et de vérifier tous les éléments de l’enquête, elle avait fait confiance à ses proches et à ceux qui semblaient partager sa vision des choses.

Elle avait… elle avait émis un jugement sur la base de préjugés.

Et maintenant, elle était là, avec cette pile de lettre sur son bureau. Cette pile qui croissait chaque jour.
Elle avait interdit à son secrétaire de jeter les lettres. Elle tenait à les garder. Elle s’occuperait du cas. Oh oui, elle le ferait. Juste après les élections, quand la pression médiatique seraient retombée et qu’elle aurait plus de marge de manœuvre, elle agirait.

Il ne restait que quelques semaines.
Elle avait envoyé de l’argent à la famille en charge de l’enfant.
Tout irait bien.

Et quand tout ce cirque serait fini, elle pourrait réparer ses torts.

Hermione releva la tête et son regard accrocha la dernière lettre que lui avait envoyée sa victime. On y voyait une gamine poser à côté d’un vieil homme. Leurs cheveux étaient d’un blond si pâle qu’on les aurait crus blanc. En arrière-plan, un manège de parc d’attraction.
Hermione aurait aimé dire qu’elle connaissait au moins une des personnes sur la photo mais c’était faux. Elle connaissait peut-être Lucius Malefoy – elle l’avait suffisamment croisé dans les couloirs du ministère pour ça – mais elle ne connaissait pas Papy Lulu, cet homme improbable que sa petite-fille décrivait à longueur de lettre.

Elle ne savait rien de cet homme, plus complexe que l’animal politique qu’elle avait cru connaitre.

Elle connaissait Scorpius, l’ami de sa fille. Elle connaissait Asteria et Drago, qui faisaient leur devoir de mémoire chaque année en allant raconter les années de la terreur aux élèves de cinquièmes années. Elle connaissait Narcissa et ses œuvres de charité. Elle connaissait Lucius qui malgré les années n’avait pas abandonné ses idées sur la supériorité des sorciers et qui ne faisait des courbettes que pour dissimuler le couteau qu’il se préparait à planter dans le dos des gens.

Et pourtant…

Hermione tendit la main et saisit la dernière lettre qu’elle avait reçue. Ses eux balayèrent machinalement le corps de la lettre, qui parlait de partie d’échec et de discussion au coin du feu.
L’enfant y parlait des leçons que son grand-père lui avait données. De ce qu’elle avait retenu, de ce qui la faisait rire.
Et au milieu des histoires d’une fille et de son grand-père, une phrase, enseignée par Lucius à sa petite-fille, semblait vouloir agresser la lectrice.
Une phrase toute simple, qui criait à Hermione son échec. Qui lui rappelait sa faute. Un simple enseignement qui avait fait d’elle le bourreau d’une enfant :

On ne connait jamais assez les gens.
Il est important de vivre dans le moment présent. Sauf si c'est un mauvais moment. Au quel cas, il est important d'avoir des cookies.

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Eejil9
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Re: [Textes] Nuit du 13 mai

Message par Eejil9 » 13 mai 2017 - 21:46

Titre : Etrange tourbillon
Thème : http://img11.deviantart.net/6a9d/i/2010 ... ucky13.jpg
Fandom : Original
Nombre de mots : 777
Personnages : /
Rating : Tout public

Et ça tourne, ça virevolte et pirouette dans un étrange tourbillon.

Une simple balançoire, une drôle de structure ronde sous laquelle on a fixé des chaises et des chaînes. Bras arachnéens, amplitude métallique, personne ne remarque que la silhouette de la balançoire est étrange.

Et ça tourne, ça virevolte et pirouette dans un étrange tourbillon.

Sous le soleil qui se lève, les passagers ne sont que des enfants. Hébétés d’abord, ils fixent le monde avec une étrange curiosité. Quelques sanglots leur échappent, mais pas tant à cause du mouvement que du monde effrayant qui les entoure.
Car ce qui est neuf fait toujours peur, et la lumière neuve brûle les yeux plus encore que celle qui s’éteint.
Car l’astre éclaire à peine ce monde qui à l’ouest est encore paré d’ombre. Les enfants sont humains avant tout, et craignent ce qu’ils ne distinguent pas. Mais doucement, la curiosité prend le pas...

Et ça tourne, ça virevolte et pirouette dans un étrange tourbillon.

Mais bientôt le soleil monte et l’ombre cesse de dissimuler pour devenir propice. Dans la douce lumière du matin, les enfants ont grandi et rient. Ils portent toujours sur le monde leurs regards curieux, mais ce sont surtout leurs semblables qui les attirent.
A chaque rotation, ils tendent les bras et se touchent du bout des doigts, tantôt riant, tantôt pleurant. Parfois, le contact se fait caresse, et parfois, il se mue en violence. Il y a dans ces liens quelque chose d’inexplicable qui les fait rire aux éclats.

Et ça tourne, ça virevolte et pirouette dans un étrange tourbillon.

Le soleil continue de monter et les enfants de la balançoire ont encore grandi. Ils sont à l’entre deux, comme l’astre qui hésite au sommet de son ciel. Adolescents, aveuglés par la lumière, ils découvrent désormais ce que l’ombre rassurante cachait. Le monde est grand et le monde est menaçant, il n’est plus fait de forêts et de clairières, mais de sècheresses et de déserts. Harassés par la chaleur, ils tremblent, et commencent à s’interroger sur la direction de leur trajectoire.
Quand la lumière est si forte, c’est à peine si l’on voit. On ne remarque pas alors, que chacun tournoie. Ils croient tous désormais marcher leur propre rythme, sans savoir en réalité, qu’ils ne font que suivre les autres, et que chacun, à l’arrivée, retourne sur ses pas.
Les rétines brûlées par le soleil, le cœur rendu lourd par l’immensité du monde, ils se fourvoient.

Et ça tourne, ça virevolte et pirouette dans un étrange tourbillon.

Puis le soleil redescend, et leurs regards, doucement, s’accoutument à la cruauté du monde. Si la chaleur ne cesse de brûler, eux, en revanche, cessent de s’en plaindre.
Tour après tour les passagers de la balançoire entrent dans l’âge adulte. Les rotations s’accélèrent et s’allongent et, concentrés sur des détails triviaux, ils ne les voient plus passer. Chacun essaie de prouver à son voisin qu’il a mieux compris la nature de leur trajet. Plus les mots sont longs, plus ils sont prisés.
Certains n’ont de cesse de converser avec la personne la plus éloignée, celle qui, à l’autre bout de la structure, ne peut ni les voir ni les entendre. D’autres se persuadent qu’ils peuvent régler leur avancée selon leur volonté, et y dépensent une énergie folle, sans remarquer que tous avancent du même pas et que personne ne maîtrisent le rythme de cette intrigante balançoire.
D’autres encore ont vu que leurs sièges étaient fixés sur des chaînes. Et maintenant qu’ils le savent, ils ne voient plus que cela, et sont aveugles au monde qui, aussi désertique qu’il soit, garde ses beautés. Il n’y a plus dans leur champ de vision que la certitude d’être prisonnier d’un destin auquel ils ne comprennent rien.

Et ça tourne, ça virevolte et pirouette dans un étrange tourbillon.

Déjà, le soleil descend et diminue, tandis certains tombent de leurs sièges. Les chaînes n’ont pas pu les rattraper. Ceux qui restent commencent à remarquer que le tourbillon n’est pas un jeu, et qu’à chaque tour, certains d’entre eux s’en vont.
Et la nuit commence à tomber, et le monde devient plein de terreur. Les rires ne résonnent plus, ni les discussions aux vocables complexes. Il n’y a plus que les cris et les râles. Certains se sentent glisser, ils ne tiennent plus sur la balançoire. Ils s’accrochent et leur peine emplit le cœur de leurs voisins de crainte. Ils savent, désormais, qu’ils suivaient tous la même trajectoire, et qu’ils auront, après maints tourbillons, le même destin.

Et ça tourne, ça virevolte et pirouette dans un étrange tourbillon.

Autour de la balançoire, il fait nuit. Et sur les sièges, il n’y a plus personne.
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BellaCarlisle
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Re: [Textes] Nuit du 13 mai

Message par BellaCarlisle » 13 mai 2017 - 21:58

Titre : Interprétation
Thème : Interpréter
Fandom : Les Animaux Fantastiques
Nombre de mots : 1007 mots
Personnages : Cathy (OC)/Percival Graves
Rating : Tout public
Cathy a le cœur au bord des lèvres, fuyant du regard l’horreur qu’elle a sous les yeux. Les cadavres s’empilent les uns sur les autres, regroupés dans un coin de la pièce, alors que le sang macule le sol. Des traces montrent où devait se situer le bureau du bourreau, laissant peu de propreté dans la salle au spectacle macabre. Malgré ce qu’elle a déjà pu voir dans ses différentes missions, l’Auror est perturbée, parce qu’il y a autant d’hommes que de femmes et d’enfants. Grindelwald marque son passage de corps torturés, il essaye sa magie à un niveau de puissance et de cruauté qui dépasse ce que le MACUSA a pu recenser jusqu’à présent. Sa recherche de pouvoir n’est pas sans conséquence pour la communauté magique et la rousse ne peut qu’observer avec impuissance l’accumulation de ses victimes.

Elle s’apprête à sortir au moment où Percival entre, lui bloquant le chemin. Face à la pâleur de sa collègue, il hausse les sourcils, comprenant les émotions qui l’animent. Sans lui laisser le temps de réagir, il l’attrape par un bras et la retourne vers la pièce, vers les corps sans vie qui n’ont plus aucune lueur dans les yeux. Cathy tente de se soustraire à la poigne de son collègue mais il resserre son emprise sur elle, l’obligeant à accepter l’inévitable. La femme aux cheveux roux sent son estomac se tordre et les larmes s’écoulent quand elle songe à tous ceux qu’ils auraient pu sauver depuis que le Mage Noir parcourt le monde en tuant ceux qui osent croiser son chemin.

- Lâchez-moi, ordonna Cathy d’une voix tremblante.
- Vous devez apprendre à supporter tout ceci, rétorque Percival sur un ton dur. C’est notre quotidien, nous aurons droit à cette horreur tant que nous ne mettrons pas la main sur Grindelwald.
- Vous aviez dit qu’il y avait quelques corps, pas que je serais confrontée à ce macabre spectacle !
- Tout dépend de la manière dont vous interprétez ça, ce sont bien des corps, aux dernières nouvelles.

La rousse secoue la tête négativement, perturbée par l’enfant mort qui fixe l’endroit où ils se trouvent. Elle recule précipitamment pour quitter les lieux, remarquant que son collègue lui a rendu sa liberté de mouvement. Elle ne parle pas à tous ceux qu’elle rencontre, à tous les Aurors rassemblés pour l’occasion. L’air froid agresse ses poumons mais elle s’en moque, inspirant longuement pour se défaire de l’odeur de putréfaction, fermant les yeux en voulant chasser la vision des morts. Elle ne comprend pas sa réaction, ce n’est pas la première fois qu’elle a l’occasion d’apercevoir des cadavres, pourtant.

- Je suis désolé, Cathy, murmure Percival en la rejoignant. Séraphine pense que les Aurors doivent s’endurcir si nous souhaitons enfin capturer Grindelwald.
- C’est à moi de m’excuser, réplique la jeune femme sur le même ton. Je n’en suis pas à ma première mission, mais ce sont tous des innocents. Comment Grindelwald peut-il assassiner aussi froidement des enfants ?
- Nous affrontons un Mage Noir, pas un simple criminel. Aucune vie ne semble avoir de valeur à ses yeux, il aime juste la puissance. Sa puissance.

Cathy plonge son regard dans les iris noirs de son collègue, lisant dans ses yeux une douleur aussi grande que la sienne. Eux-aussi sont humains, ils perçoivent le désespoir des autres et ils ne peuvent pas être dépourvus de sentiments.

- Une erreur d’interprétation, souffle la rousse en reprenant les termes de son collègue.
- J’aurais dû être franc avec vous, remarque Percival comme s’il regrettait sa décision.
- Vous seriez bien le premier à l’être, ironise Cathy. Même si nous appartenons au MACUSA, les mensonges sont toujours là.

Percival tend une main vers elle et remet en place une mèche de ses cheveux. Derrière un air supérieur, sa collègue cache une fragilité qui risque de la mettre en danger dans les moments difficiles. Il a validé son dossier pour son entrée chez les Aurors mais avec l’obligation qu’elle soit suivie par quelqu’un. Il s’est lui-même dévoué pour lui permettre d’être acceptée au plus vite sans songer un seul instant que la jeune femme présenterait autant de paradoxes.

- Quand nous retrouverons Grindelwald, il devra payer, annonce amèrement Cathy. Cet homme est un monstre, il ne mérite aucun jugement, juste une condamnation directe.
- Ce qui serait illégal, réplique Percival avec un léger sourire.
- Ne me dites pas que vous seriez d’accord pour lui accorder un jugement en bonne et due forme ?
- Je respecte nos lois, et vous devriez faire la même chose.
- Je suis aussi respectueuse que vous, mais ce serait une exception. Avez-vous vu le nombre de cadavres ? Nous n’avons pas le choix que de nous débarrasser de lui. À vous d’interpréter ça comme vous l’entendez.

La jeune femme soutient l’expression amusée de son collègue. Percival saisit sa main dans la sienne et entrelace leurs doigts, se perdant dans le regard de Cathy.

- Souvenez-vous de ce que je vous ai déjà dit. Nous trouverons Grindelwald et nous le combattrons ensemble. La communauté magique a besoin de nous, nous ne pouvons pas flancher, pas maintenant.
- Je ne flanche pas, j’ai simplement peur de ce que l’avenir réserve aux sorciers. Cet homme a commis tant d’atrocités, sans jamais être arrêté. Pourquoi serions-nous différents de tous ceux qui l’ont poursuivi ?
- Nous avons un peu d’avance sur lui, Séraphine songe à l’appâter avec l’un de nos Aurors. S’il mord à l’hameçon, il tombera dans nos filets.
- Sauf s’il comprend ce que nous avons l’intention de faire.

Sa voix n’est qu’un murmure mais Percival a perçu le sens de ses paroles. Il serre ses doigts contre les siens, pour lui donner cet espoir qu’elle a perdu depuis plusieurs semaines. Il ne lui avoue pas qu’il a les mêmes doutes qu’elle car cela reviendrait à admettre qu’il n’a pas confiance dans le plan de sa supérieur hiérarchique. Et s’il commence à douter des idées de la directrice du MACUSA, il ne pourra plus rien faire pour rassurer Cathy.
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Josy57
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Re: [Textes] Nuit du 13 mai

Message par Josy57 » 13 mai 2017 - 22:23

Titre : Redoutable
Thème : Contrarié
Fandom : HP
Nombre de mots : 239 mots
Personnages : Ginny, Fred, George et Molly Weasley
Rating : Tout public
- Ginerva Molly Weasley ! Descends ici tout de suite !

Les yeux de tous ses frères se tournèrent vers elle. D’habitude, c’était plutôt l’un d’entre eux qui était ainsi appelé et tous savaient ce que ce ton signifiait. Des ennuis. De gros ennuis.

- Et ben, vas-y, Ginerva, glissa Fred alors que sa petite sœur se levait doucement.

- Si j’étais toi, je ne la ferai pas trop attendre, ajouta George.

- Plus longtemps elle reste sur le feu, plus ça bouillonne !

Ginny leur jeta un regard furieux mais se détourna et avança résolument en direction de l’escalier menant au rez-de-chaussée.

- Tic

- Tac

- Tic

- Tac

Les jumeaux entonnaient leur petit refrain de plus en plus fort, jusqu’à ce que Ginny se retourne en pivotant sur ses talons d’un coup sec.

- Oh, ça va, vous deux ! On ne vous a pas sonné ! Si vous tenez tellement à jouer les horloges, on peut arranger ça.

Le rouge aux joues, elle pointait son index en direction de ses frères. S’il s’était à la place agit de sa baguette, ils auraient sans doute fait un peu moins les malins. Elle n’avait que treize ans mais elle était déjà redoutable. Une vraie furie. Elle pivota à nouveau et disparut en bas des marches. Que cela lui plaise ou non, il fallait bien admettre que lorsqu’elle était contrariée, Ginny était presque aussi effrayante que sa mère.
How much can you change and get away with it,
before you turn into someone else,
before it's some kind of murder ?

- Richard Siken

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Noxybam
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Re: [Textes] Nuit du 13 mai

Message par Noxybam » 13 mai 2017 - 22:31

Titre : Tendre promesse
Thème : Contrarié
Fandom : HP
Nombre de mots : 400
Personnages : Andromeda Tonks
Rating : Tout public
Les yeux levés vers le ciel, Andromeda était en colère contre son fils et son gendre. Comment avaient il put se rendre à Poudlard prendre part au combat sachant qu’à la maison Teddy les attendait ? Il n’avait pas un an et il avait déjà perdu la chose la plus importante qui soit pour un enfant. Cette chose était l’amour d’un père et d’une mère.

Au fond elle, elle était surtout contrariée de ne pas avoir été écouté lorsqu’elle leur avait demandé de rester en disant que c’était le mieux qu’il avait à faire pour le bien de leur petit garçon, mais Remus avait dit qu’il voulait donner un avenir à cet enfant et que pour y parvenir, il devait prendre part à la bataille.

Elle pouvait comprendre cela, mais Nymphodora . Pourquoi avait elle suivit cet homme ? Déjà qu’elle ne comprenait pas comment elle avait pu épouser un loup-garou, alors le fait qu’elle l’ait suivi jusque dans la mort lui échappait totalement. Maintenant, elle avait le poids de l’éducation de Teddy sur les épaules et elle ne se sentait plus vraiment à la hauteur de la tâche qui l’attendait.

Harry était venue la voir pour lui dire qu’il serait là pour elle et pour son filleul, mais cela serait-il suffisant ? Rien n’était moi certain et elle s’en voulait de se sentir ainsi tirailler entre la contrariété, la colère et l’amour qu’elle ressentait pour son petit-fils.

Andromèda allait avoir besoin de temps pour se faire à l’idée que malgré tous les mots qu’elle aurait pu dire, malgré tous les gestes qu’elle aurait pu avoir à leur égard, ils ne seraient pas restés avec eux attendant de savoir qui avait perdu la vie durant le combat.

La vieille femme baissa la tête pour poser son regard sur le petit garçon aux cheveux jaunes qu’elle tenait fermement contre sa poitrine. Elle se fit la promesse interne de veiller sur lui avec tout l’amour d’une mère et avec la fermeté d’un père jusqu’à ce qu’il soit en âge de voler de ses propres ailes dans le monde terrible qui s’ouvrait à lui.

Pour clôturer son pacte, elle déposa un baisser sur le front de l’enfant avant de lever de nouveau les yeux.

Verrouillé

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