[Textes] Nuit du 22 avril

Les Nuits d'HPF : un thème par heure, une nuit par mois, de l'écriture à volonté !

Modérateur : Équipe des Nuits d'HPF

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Catie
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[Textes] Nuit du 22 avril

Message par Catie » 22 avr. 2017 - 19:07

Voici le topic pour publier vos textes de la Nuit de ce soir.

Aucune question, remarque, commentaire ou post contenant autre chose qu'un texte n'est accepté.

Veuillez publier votre texte en remplissant préalablement ce formulaire :

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Titre :
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Personnages :
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Lyssa7
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Re: [Textes] Nuit du 22 avril

Message par Lyssa7 » 22 avr. 2017 - 19:34

Titre : Apparences trompeuses
Thème (écrit ou URL de l'image) : Mensonges + image
Fandom : Original
Nombre de mots : 271 mots
Personnages : Original
Rating : Tout public
Les apparences ne sont que le reflet de ce que l’on aimerait être.

Nous portons tous des masques, des reflets indistincts de ce que nous sommes vraiment. Ce n’est qu’un leurre, une utopie. Regardez-les rire, observez les sourire. Ce ne sont que des rires faussement sincères, des sourires craquelés, brisés. A force de vivre dans le mensonge, nous nous sommes convaincus de cette réalité fictive, de ces ébauches qui sont cent fois mieux que les vraies. C’est ce que nous pensons pour éviter de nous confronter à nous-mêmes. Il est plus facile de se complaire dans un personnage que de s’assumer. Levons nos verres mes amis, prenons une bouffée de nicotine et buvons à la santé de cette vie qui part en fumée.

Vous ne verrez rien sur mes lèvres qui se crispent, vous ne remarquerez pas la lueur de lassitude dans mes yeux. Comme d’habitude, vous serez trop centrés sur votre petite personne, vos mensonges, pour prendre conscience des miens. Ne croyez pas que ça me dérange, je constate simplement la ferveur de votre égoïsme, de votre narcissisme. En voyant les vôtres, je perçois la vision déformée de ma vie et je retiens une brusque envie de rire. Je ne le ferais pas, évidemment. Je me contenterais d’étirer ma bouche dans votre direction, de boire une gorgée de whisky, de faire une grimace de circonstance. Ce rôle me colle à la peau et il a fini par m’enlever la plus infime parcelle de mon âme, me cantonnant à cette mise en scène, ces effets de manche d’actrice imparable.

Vous ne saurez rien, mes amis.
Levons nos verres.
Aux apparences trompeuses.
A nos mensonges éhontés.
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The Night Circus
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Re: [Textes] Nuit du 22 avril

Message par The Night Circus » 22 avr. 2017 - 19:36

Titre : le Carnaval (dédicace à Catie !)
Thème (écrit ou URL de l'image) : thème du Mensonge + image : http://img11.deviantart.net/6978/i/2010 ... 2zmwle.jpg
Fandom : HP
Nombre de mots : 450
Personnages : Les soeurs blacks
Rating : aucun
La première fois que Belatrix s'était vêtue de cuir, c'était à l'occasion d'un carnaval.
La première fois que Narcissa s'était parée d'une robe blanche brodée de perles de nacres et de fils de soie, c'était à l'occasion d'un carnaval.
La première fois qu'Andromeda avait enfilé une paire de jeans, c'était à l'occasion d'un carnaval.

Quel étrange fête, le Carnaval.
Le monde se mettait la tête à l'envers ; les pauvres jouaient aux riches, les riches jouaient aux pauvres ; les femmes se grimaient en hommes, les hommes en femmes, les humains en animaux, et les animaux continuaient leur vie sans rien remarquer d'étrange ou de différent.
Tout était permis, les farces les plus grossières étaient célébrées, ainsi que des bêtises sans nom. Le monde n'avait plus ni queue ni tête. Ou plutôt, puisqu'on parle de queues et de têtes, les Carnavaliers n'avaient en fait plus que les queues en têtes, au sens le plus vulgaire du terme.
On fêtait l'arrivée du printemps, la fin de l'hiver, l'éveil de la nature et de sa fertilité ; tout devenait phallique, on frappait la terre avec des bâtons de sourciers pour faire jaillir l'eau féconde, on volait des baisers, les mains se promenaient sur les parties les plus charnues des anatomies des femmes, et parfois même des hommes ; oh, le Carnaval, le vrai, le plus pur est aussi le plus vil, le plus dangereux pour vos filles et vos garçons ! Rentrez vite les coucher à la nuit tombée, avant qu'ils ne perdent pied !

Et pourtant, sous tout cette folie, cette débauche, n'est-ce pas alors qu'on saisit un fil épars de Vérité, plus solide que n'importe quel autre jour de l'année, lorsque les visages sont pourtant nus ?

Mettez vos masques, enfants et jeunes gens, virevoltez et dansez au son des violons, des fifres ; des tambours et des cornes de brume ; plus rien ne pourra alors dissimuler ce que vous êtes vraiment !

La première fois que Belatrix s'était vêtue de cuir, c'était à l'occasion d'un carnaval.

Couvrez vos traits avec du carton, de la soie ou du papiers mâchés, faites un peu tomber les masques !

La première fois que Narcissa s'était parée d'une robe blanche brodée de perles de nacres et de fils de soie, c'était à l'occasion d'un carnaval.

Jeunes femmes aux manières impeccables, serrez vos tailles fines dans de sulfureux corsets, faites pendre à vos hanches des chiffons colorés !

La première fois qu'Andromeda avait enfilé une paire de jeans, c'était à l'occasion d'un carnaval.

Et dansez surtout, dansez, sans vous arrêter, sans reprendre votre souffle ; lorsque la fête sera terminée, le mensonge reprendra, votre liberté ne survivra pas aux ernières flammes du Carnaval...
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She makes hungry where most she satisfies

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Sarah_Valentin
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Re: [Textes] Nuit du 22 avril

Message par Sarah_Valentin » 22 avr. 2017 - 19:45

Titre : un royaume d'illusions
Thème (écrit ou URL de l'image) : mensonge
Fandom :/
Nombre de mots : 771
Personnages :/
Rating :/
<i> Respire Leah…ils ne peuvent rien te faire de plus que ce que tu n’as déjà. </i>
J’avais beau me répéter ce petit mantra en boucle, je n’arrivais pas à rassembler le courage nécessaire pour entrer dans la salle de réception. J’étais comme pétrifiée sur place, totalement incapable de bouger…une véritable statue de sel et de terreur, avec un peu de trouillardise pour épicer le tout. Et, même en essayant de réguler ma respiration avec ces crocodiles vieux comme le monde, je sentais que j’étais au bord de l’hyperventilation ; mes mains étaient parcourues de picotements et je me sentais trembler comme une feuille.
<i> Un crocodile…
Deux Crocodiles,
Trois crocodiles,
Expire, maintenant ! </i>
D’un geste mal assuré, je réajustai le masque sur mon nez, tout en plissant légèrement les yeux. Je n’étais pas habituée aux lentilles de contact, et ma vision me semblait encore plus floue que quand je portais mes grosses lunettes de rat de bibliothèque… J’allais me vautrer pitoyablement, je le sentais.
Que dis-je ? Je le voyais !
Il me suffisait de fermer les yeux pour voir la scène se dérouler comme au ralenti : j’entrerai de mon pas mal assuré, et après seulement quelques centimètres, je renverserai l’un des serveurs qui porterait à coup sûr les potages…et ma robe serait enduite de liquide visqueux d’une couleur indéterminée.
Je préférais encore fuir tant que j’en avais encore le temps.
Sauf que je ne pouvais pas…
<i> Allez, Leah, un peu de courage ! Ça ne va pas te tuer, enfin ! </i>
Oui, oui ! Allez ! Je pouvais y arriver !
Qu’est-ce qui me retenait, franchement ?
Oh seigneur…j’avais l’impression d’être un boxeur prêt à rentrer sur son ring. Pour peu, en plus de ma respiration haletante, je me serais bien mise à sautiller dans tous les sens comme pour m’échauffer et…
<i> Sois sérieuse enfin !</i>
Je finis donc par poser une main tremblante sur la clinche de la grande porte à double battant, et ce fut dans un grand soupir que je la poussai pour entrer…dans le septième cercle de l’enfer. Un univers chatoyant, où les vices et la chaleur coulaient à flot. Tout comme les mensonges que ma famille prenait grand soin d’entretenir. Cette pièce n’était qu’une immense illusion entretenue par des centaines de petites mains que mes parents employaient pour des bouchées de pain.
En réalité, il n’y avait pas de tentures opalines qui croulaient du ciel, ni de cierges qui rappelaient à s’y méprendre une galaxie, et encore moins toute cette richesse. La réalité était bien plus triste : toutes ces personnes en tenues de soirée ne dégustaient pas du champagne mais une simple eau colorée et il n’était pas dans le plus beau lieu de l’univers, mais dans une vieille usine désaffectée.
Le quartier tout autour n’était même pas propre ; ce n’était qu’un autre de ces coupes gorges, perdus quelque part dans l’ancienne Angleterre.
Tous ces invités n’étaient que des drogués…ils payaient des sommes folles pour entretenir, le temps d’un soir, d’une après-midi, l’illusion que tout allait bien dans notre monde.
Que la guerre contre les Als n’avait pas totalement appauvris notre pays.
Que nous n’étions pas des fugitifs en sursit, des êtres que nos ennemis supportaient à peine.
- Jolie sauterie, tu ne trouves pas ?
William, mon cousin au huitième ou neuvième degré (je ne me souvenais plus bien), s’était glissé à mes côtés, un sourire ravi aux lèvres. Lui aussi faisait partie de cette bande d’obsédés de la mascarade ; pourtant, il se distinguait des autres par son besoin viscérale d’oublier totalement la réalité qui l’entourait. Et tout était bon pour ça : illusion, drogues légères, infusions hallucinogènes,…
Les autres ne partaient pas dans de tels extrêmes.
- Merveilleuse, Will, répondis-je avec mon sourire le plus hypocrite, « Il n’y a que toi qui pouvait imaginer un tel décor ! »
- Je sais…ton père n’était pas très sûr pour la voie lactée, mais il s’est finalement rangé à mon avis.
Je dus me retenir de toutes mes forces pour ne pas pousser un long soupir excédé devant ses pérorages d’enfant gâté jusqu’à la moelle ; bien entendu qu’on le laissait peu à peu gérer les nouvelles “partys“ puisqu’il était le seul descendant mâle des Eladon… Une fille n’aurait jamais pu prendre sa place, voyons !
- Il m’a d’ailleurs dit qu’il pressentait que les augures seraient à ma faveur pour devenir son héritier…
Pardon ?!
- Pardon ?!
Mon cher cousin me regarda d’un air choqué et je réalisai un peu tard que j’avais parlé à haute voix, ou plutôt que j’avais (presque) crié.
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selket
Comptable chez Gringotts
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Re: [Textes] Nuit du 22 avril

Message par selket » 22 avr. 2017 - 19:49

Titre : Masque d’argent
Thème (écrit ou URL de l'image) : http://img11.deviantart.net/6978/i/2010 ... 2zmwle.jpg
Fandom : HP
Nombre de mots : 386
Personnages : Harfang Londubat, Callidora Black
Rating : TP
Il pouvait décrire chaque courbe de son visage, chaque veine qui ressortait sur sa peau blanche presque translucide à la lumière des chandeliers. Il aurait put parler pendant des heures de ses yeux noirs ourlaient de longs cils qui lui faisait des yeux de biches. Il pourrait décrire avec précision la robe rouge qu’elle portait, les fleurs elles aussi rouges dans ses cheveux noires et le masque argenté qui cachait son si beau visage. Il pouvait décrire avec précision la jeune apparition qui avait volé son coeur le temps d’une nuit mais il ne pouvait dire son nom.
Ce n’était qu’un mystère qui rendait cette apparition presque surréaliste. Peut être avait il rêvé cette apparition, ce n’était peut être qu’un songe éveillé surgit des vapeurs de l’alcool.
Portant ses mains à ses lèvres il revécu le doux baiser qu’elle lui avait donné au détour d’un couloir. Un frôlement léger de ses lèvres closes contre les siennes entrouvertes. Puis elle avait tourné au détour d’un couloir et c’était évanouit dans le manoir Black avec comme seule trace de son passage son parfum qui flottait dans l’air.
Il avait cherché à retrouver cette femme en dépit de sa fiancée qui devait l’attendre sagement dans un salon qu’elle lui soit présentée. Dépité il avait suivit le chemin emprunté mais n’avait put rattraper sa trace. Las il était retourné dans la salle de réception où ses parents devaient sans doute l’attendre afin de lui présenter sa futur fiancée. La fête masqué organisée par ses futurs beaux-parents n’avait comme seul but de présenter le futur couple aux yeux de la société sang-pur.
Assise dans un salon avec dans ses cheveux noirs des fleurs bleues et une robe elle aussi bleue une jeune femme l’attendait. Elle n’était pas belle mais un certains charme se dégageaient d’elle et sous ses magnifiques yeux noirs qui le transperçait il se sentait fébrile. Elle était d’une beauté fragile avec sa petite taille ses longs cheveux ébène et sa peau tellement blanche qu’il voyait chaque veine ressortir. Non les gens ne disait pas d’elle qu’elle était une beauté mais sans son masque argent elle lui paraissait magnifique. Et surtout il savait enfin le nom de cette sublime apparition qui lui avait volé son coeur et un baiser au détour d’un couloir.
Elle s’appelait Callidora Black.
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BellaCarlisle
Vigile à baguette du Ministère
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Re: [Textes] Nuit du 22 avril

Message par BellaCarlisle » 22 avr. 2017 - 19:57

Titre : Le retour d’un mage noir
Thème : Mensonge
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 1002 mots
Personnages : Daisy Scrimgeour (OC)/ Faith (OC)
Rating : K+
Assise devant la cheminée de la salle commune de Serdaigle, Daisy fixait les flammes. La chaleur ne l’atteignait pas, elle ne parvenait pas à mettre de côté son angoisse. Les rumeurs parlaient du fait qu’il y avait eu un combat au sein même du Ministère de la Magie, entre des élèves de Poudlard et des Mangemorts. L’identité des adolescents ne faisait pas de doute, Harry Potter était sûrement parmi eux, avec ses deux amis indéfectibles. L’adolescente se moquait bien de savoir qui avait pu s’y rendre, elle ne se mêlait pas des combats qui ne la concernaient pas. Ce qui l’inquiétait, c’était ce silence total, cette absence d’informations réelles.

- Qu’est-ce que tu fais là, Daisy ?

La brune releva la tête vers Faith, remarquant que son amie semblait encore endormie.

- J’attends. J’ai demandé au professeur Flitwick s’il avait eu des nouvelles du Ministère mais il n’y a rien.
- Tu sais, je ne pense pas qu’il y ait quelque chose à craindre. S’il y a des Mangemorts, ils agissent pour eux seuls.
- Tu connais mon point de vue sur ce sujet, Faith. Harry n’aurait pas eu de raison de mentir sur ce qui est arrivé à Cédric. On ne joue pas sur une telle vérité.
- Si Tu-Sais-Qui était revenu à la vie, comme il le prétend, il se serait déjà montré à toute la communauté.

Daisy soupira, ne préférant pas continuer leur discussion stérile. À chaque fois qu’elles commençaient à évoquer ce qu’Harry Potter avait déclaré lors de sa victoire pendant le Tournoi des Trois Sorciers, elles se disputaient. Faith était persuadée qu’il n’avait fait que de prononcer des mensonges, pour effrayer tout le monde, pour faire son intéressant. Mais la brune n’était pas de cet avis, la douleur dans les yeux du Survivant n’était pas feinte, elle avait bien vu qu’il ne se cachait pas sous un masque de souffrance. Et elle croyait Dumbledore, elle n’imaginait pas que le directeur de Poudlard s’amuserait à terrifier ses élèves de cette manière.

Alors que Faith s’apprêtait à reprendre la parole, un bruit sur la fenêtre de la salle de commune attira leur attention. Se levant d’un bond, Daisy alla ouvrir à la chouette qui toquait sur les vitres, récupérant fébrilement la lettre qui était attachée à sa patte. L’animal s’envola aussitôt, laissant l’adolescente face à un morceau de parchemin qui lui était adressé. Elle reconnut l’écriture et déplia la feuille, lisant les quelques mots de son père. Il avait voulu la rassurer en lui disant que tout était sous le contrôle du Ministère mais il n’y avait aucune information supplémentaire. Au moins, elle savait qu’il était encore en vie et qu’elle le reverrait à la fin de l’année.

- Alors ? demanda Faith.

Il y avait une pointe de défi dans sa voix, ce que Daisy perçut. Elle ne répondit pas, son regard restait rivé sur les mots employés par son père. Il n’était pas idiot, il ne prendrait pas le risque de lui révéler certains choses par une simple lettre. En relisant les phrases, brèves et bien précises, elle sut qu’il avait employé un code. S’éloignant de la fenêtre, elle s’approcha de la table la plus proche, remarquant des parchemins vierges et quelques plumes. Elle mit la main sur un encrier puis s’installa, gardant sa lettre d’un côté et une feuille de l’autre. En utilisant ses connaissances sur les codes, elle réussit à voir ce que son père tenait réellement à lui avouer.

- Il est de retour, souffla-t-elle en passant une main dans ses cheveux. Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom est de nouveau vivant.

L’incrédulité se peignit sur le visage de Faith alors qu’elle secouait la tête négativement, refusant d’écouter les paroles de son amie. Daisy plongea son regard dans le sien, avec une détermination trop grande, comme si une rébellion prenait place dans son esprit.

- Potter n’a pas menti, Tu-Sais-Qui est en vie.
- C’est un mensonge ! rétorqua vivement la blonde. Il a été vaincu, nous sommes en paix !
- Arrête un peu de croire que tout va bien, réagit Daisy sur le même ton. Mon père ne me ment pas, il l’a vu de ses propres yeux ! C’est pour ça que des Mangemorts étaient au Ministère de la Magie, parce que leur maître est de retour et qu’il doit chercher quelque chose.

Contrairement à la plupart de ses camarades, Daisy avait une bonne connaissance du Ministère de la Magie. Quand elle était enfant, elle demandait à son père de lui raconter des anecdotes sur son travail et il lui avait souvent parlé des différents départements. L’un d’eux l’intriguait plus que les autres, parce qu’il se nommait « Département des Mystères » et qu’un nom pareil dissimulait forcément des objets ou des sortilèges puissants.

- Tout est faux, déclara Faith avec conviction. Potter et Dumbledore ont menti à tout le monde, ton père te ment aussi.

Renversant sa chaise dans son mouvement brusque, Daisy fit quelques pas vers son amie. L’obstination de cette dernière l’agaçait, parce qu’elle suivait les idées de Fudge et était sûre que La Gazette du Sorcier ne pouvait pas écrire le moindre mensonge. La brune n’avait jamais apprécié le Ministre de la Magie, il lui apparaissait comme étant quelqu’un de faible, incapable de prendre les bonnes décisions, se cachant sous son chapeau tel un enfant fautif. Malheureusement, la plupart des sorciers suivaient Fudge et ses fausses promesses, comme Faith et sa famille.

- Ce n’est pas une plaisanterie, lâcha Daisy avec amertume. Tu-Sais-Qui est de retour et nous n’avons rien vu, personne n’a lutté. Il a eu le temps de monter une armée en un an.
- Tu ne vas quand même pas me faire le même discours de Dumbledore ? Tu es quelqu’un de raisonnable, Daisy.
- C’était ce que je pensais aussi à ton sujet, Faith. Mais je me suis trompée, parce que tu n’acceptes pas ce qui est évident. Les seuls mensonges que je vois sont ceux de Fudge.

Les deux amis s’observaient, comme des statues, comme deux étrangères.
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Awena
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Re: [Textes] Nuit du 22 avril

Message par Awena » 22 avr. 2017 - 19:58

Titre : Libre
Thème (écrit ou URL de l'image) :les deux
Fandom :hp
Nombre de mots :301
Personnages :victoire
Rating :
Elle avait longtemps porté des masques. Ah elle était jolie Victoire, qu’elle était gracieuse, comme sa mère, oui vraiment, une charmante demoiselle.
La première fois elle devait être toute petite, c’était surement un de ces masques en papier fabriqué pour halloween avec Fleur.
Il y avait eu les masques amusants, ceux qui font peur et ceux derrière lesquels on se cache, littéralement.
Il y en avait un qu’elle pensait avoir enlevé, celui de Victoire qui veut être Fleur mais qui s’était collé à sa peau, un qui avait étouffé son souffle, muselé la lueur de ses yeux un temps.
Certains avaient été splendide, Victoire se souvient de celui de Venise que Luna lui avait rapporté, tout en dorures et en plumes colorées ou de celui en dentelle noire qui, comme un filet n’avait laissé lors de cette soirée déguiser que les choses positives arriver jusqu’à elle.
Il y avait celui de la fille modèle ou de l’enfant rancunière.
Finalement Victoire avait toujours trouvé les masques étouffants, elle avait toujours détesté sentir sa peau rougir derrière, et n’avait jamais compris comment ce simple objet pouvait perturber la vision de ses deux yeux bleus sur le monde.

Il y avait ces masque invisibles qui parfois en recouvrait d’autres et ne laissait paraître qu’une image artificielle, bien trop colorée, bien trop lisse. Finalement elle avait aussi des masques qu’elle se plaisait à utiliser, comme pour jouer un peu .
Mais, qu’il soit bien dit que Victoire préférait encore lorsqu’elle allait courir à travers bois et champ, routes et chemins, montagnes et vallées
Alors seulement le vent arrachait couche après couche les différentes épaisseurs sur son épiderme, alors enfin elle ouvrait grand les yeux et embrassait le monde, respirait un air frais et pouvait hurler ce qu’elle voulait.
Elle était libre, visage à nu, sans mensonges.
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NeviLee
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Re: [Textes] Nuit du 22 avril

Message par NeviLee » 22 avr. 2017 - 19:58

Titre : Le paraître avant tout
Thème : Mensonge + image
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 707
Personnages : Narcissa Malefoy, Lucius Malefoy
Rating : Tous publics
Ses yeux bleus scrutaient l’horizon paisible du Wiltshire. Silencieuse devant la fenêtre de sa luxueuse demeure, elle se tenait bien droit, l’air digne et assuré, comme devait l’être toute jeune fille de bonne naissance. Son regard se perdit quelques instants sur le jardin où ses sœurs et elle avaient l’habitude de jouer quand elles étaient enfants. Puis, avec un élan de nostalgie, la jeune sorcière se détourna en direction du lac où elles s’étaient si souvent baignées, en faisant mine de ne pas remarquer que les garçons du coin les épiaient.
A cette pensée cocasse, la benjamine des Black fronça quelque peu les sourcils. Au départ, lorsque tout cela avait commencé, elles riaient toutes les trois ensemble, pleurant presque en voyant la tête de ces idiots une fois que Bella s’était occupée de leur cas. Elles avaient toujours été soudées, inséparables, comme si un maléfice de Glu Perpétuelle les avaient liées entre elles. Pourtant, l’enchantement n’avait pas duré…
Pourquoi Andromeda avait-elle succombé au charme de ce gros balourd de Tonks ? Celui-là même qui se plaisait à les observer, elle et ses sœurs, lorsqu’elles prenaient leurs bains d’été. Il était arriéré, stupide, et manquait cruellement de savoir-vivre. Qu’avait-elle pu bien lui trouver ? A cause de lui, la deuxième sœur du trio Black s’était peu à peu désintéressée de ce jeu qui consistait à laisser les voyeurs s’approcher, leur laisser espérer qu’ils pourraient voir quelque chose, leur jeter un sort de furonculose au dernier moment, pour ensuite effacer leur mémoire et reprendre cette routine le jour suivant. Jusqu’au jour où elle avait été jusqu’à se rebeller contre Bella et, à présent, les deux sœurs de Narcissa ne se parlaient plus du tout.
La jeune sorcière de sang-pur avait bien évidemment pris le parti de Bellatrix. Comment aurait-elle pu faire le contraire ? Comment aurait-elle pu se ranger aux côtés des né-m… des sang-de-bourbe ? Elle n’avait pas eu le choix, il était hors de question qu’elle devienne une paria comme Dromeda. Elle tenait à sa réputation, à son rang, à son avenir en compagnie de ce fiancé qu’elle avait eu la chance de choisir. Elle ne pouvait pas abandonner tout cela, elle devait tourner le dos à Dromeda, même si elle savait pertinemment que cette dernière l’avait toujours bien plus respectée que son autre sœur.
Lorsque l’on frappa à la porte, Narcissa se rendit compte que cela faisait plusieurs heures qu’elle était ainsi perdue dans ses pensées. Si on ne l’avait pas rappelée au dernier moment, elle aurait probablement manqué le jour le plus important de sa vie.
- Tu es prête Cissy ? Le grand patriarche s’impatiente.
Malgré ses intonations douces et enjouées, la voix aiguë de son aînée claqua comme un coup de batte sur un cognard aux oreilles de la jeune Narcissa. Elle l’avait choisie comme témoin, elle n’avait pas eu le choix ; Andromeda avait été rayée des invités au moment-même où elle était entrée dans cette église moldue lors de la cérémonie absurde qui l’avait liée pour la vie à ce crétin de Tonks. Alors Cissy avait choisi Bella comme témoin, prétextant que cela avait toujours été son choix. Elle avait également éviter de prévenir Dromeda de la tenue de son mariage avec Lucius, en prenant bien soin de garder un masque d’indifférence lorsque que l’épineux sujet de la trahison de sa sœur était abordé en comité.
Aujourd’hui, comme hier et demain, Narcissa entretiendrait ce mensonge qui la confortait. Andromeda n’était plus rien pour elle, tout comme elle soutenait de tout son cœur les opinions de sa sœur. Au bout de plusieurs années, elle avait fini par se persuader du bienfondé de la Doctrine Black. Le masque d’amabilité qu’elle portait en permanence lui avait permis de cacher ses larmes et son désarroi lorsqu’elle s’était rendue compte à quelle extrémité leur Maître était prêt à aller pour faire accepter sa doctrine au monde magique.
Mais à présent il était trop tard pour faire volte face. Dans quelques minutes, elle épouserait Lucius, elle vivrait heureuse jusqu’à la fin de ses jours et plus jamais le fantôme d’Andromeda ne viendrait hanter ses rêves. C’était ce qu’elle se répétait inlassablement pour s’endormir chaque nuit. Et chaque matin, elle espérait que le mensonge fonctionnerait, la prochaine fois.
"Ce n'est pas la Maison qui nous façonne, mais bien nous qui façonnons notre maison."

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Tys
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Re: [Textes] Nuit du 22 avril

Message par Tys » 22 avr. 2017 - 20:01

Titre : Triste naissance
Thème : Mensonge
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 818
Personnages : Molly et Arthur Weasley
Rating : tout public

Ce serait une fille. Cette fois, ce serait une fille. Et quelle fille ! se disait Arthur devant le visage congestionné de son épouse. Le bébé se faisait attendre. Après six enfants, on aurait pu s’attendre à ce que l’enfant naisse rapidement. Malheureusement pour sa pauvre mère, tout ne se passait pas exactement comme cela l’aurait dû.
- Tout va bien Molynette, tenta de rassurer le papa en épongeant le front de sa compagne.
- Cesse tes platitudes et fait le sortir !!! hurla-t-elle en retour.
- La, corrigea-t-il avec un grand sourire anticipée.
- La ou le, je m’en fiche comme d’un manche à balais tant qu’il SORT !
Arthur pâli un peu devant lorsque son épouse s’affaissa contre lui, en nage et visiblement à bout de force. Il mouilla une nouvelle fois le linge pour le poser sur le front de Molly, tout en jetant un coup d’œil inquiet à l’accoucheuse de cette-dernière.
- C’est presque fini, rassura-t-elle en poussant un discret soupir de soulagement.
Par professionnalisme, elle savait quand le bébé s’apprêtait véritablement à sortir. Il fallut cependant encore trop de minute à la maman épuisée pour être enfin libéré de cette douloureuse tache.
- C’est une fille, s’enthousiasma Arthur, fatigué lui aussi mais comblé. C’est une fille, répéta-t-il en montrant le bébé à son épouse.

Molly dormait paisiblement lorsqu’Arthur appris la nouvelle. Le petite Ginerva s’agita dans son sommeil et ouvrit les yeux quelques instants, avant de replonger dans les bras de Morphée. Le sorcier regarda sa petite dernière avec tristesse. Autour d’elle, les deux aînés de ses fils comprirent qu’il venait de se produire quelque chose de grave. Leur père les tira à l’écart de ce groupe de grands frères passionnés par le nouveau né.
- Vous avez compris qu’il s’était passé quelque chose d’important, commença Arthur avant de s’arrêter pour ravaler un sanglot.
- Et de triste, en profita pour compléter Bill, inquiet.
- Il ne faut surtout rien dire à votre maman, elle est trop fatiguée pour entendre de pareilles nouvelles, les mis en garde leur papa.
Molly, suite à son long accouchement, avait besoin d’un environnement calme et serein. Il fallait qu’elle se repose le plus possible et toute charge d’émotion un peu trop forte lui était déconseillé. Tous ses fils semblaient l’avoir déjà compris, y compris les turbulents jumeaux. Du moins, le calme plat qui régnait dans la maison depuis plusieurs heures semblaient en témoigner et devait se prolonger à tout prix.
- Que se passe-t-il papa ? demanda Charlie, les sourcils froncés d’inquiétude.
- Nous ne dirons rien, promis son frère avec beaucoup de sérieux.
Arthur regarda ses fils avec un mélange de fierté et de tristesse. Ces deux enfants n’avaient que trop entendu de mauvaises nouvelles depuis leur naissance. La guerre les avait privé d’une enfance insouciante, et voilà que maintenant leur père s’apprêtait à les mettre dans une terrible confidence. Pourtant ce poids, ce secret qu’ils devraient conserver pendant encore quelques jours, il avait besoin de le partager avec eux.
- Vos oncles Gideon et Fabian sont…
- Morts, complétèrent les deux garçons dans un même chuchotement, alors qu’Arthur n’avait pas pu aller au bout de sa phrase.
Des larmes menaçaient de lui couler le long des joues mais il réussi à les retenir encore un peu. Si ses autres fils le voyait pleurer, Molly apprendrait trop vite que quelque chose n’allait pas. Et il serait alors impossible de lui cacher le décès de ses deux frères.
- Percy, Fred et George, prenez Ron, nous allons jouer dehors, annonça Bill en se retournant vers ses cadets. Papa veut qu’on laisse dormir Ginny.
Arthur laissa libre court à son chagrin lorsque tous les garçons furent sortis. Il se laissa tomber dans son fauteuil et posa un regard bienveillant sur sa toute petite fille. Il remercia Merlin que la nouvelle du décès de ses oncles soient parvenu plusieurs jours après le drame, au moins n’aurait-elle pas à porter toute sa vie une date d’anniversaire synonyme à la fois de joie et de profonde tristesse.
Lorsque Ginny pleura quelques minutes plus tard pour réclamer à boire, son père avait réussi à se maîtriser. Il s’assura que son visage ne portait aucune trace visible de pleurs et se concentra sur sa joie d’être de nouveau père – et qui plus est d’une fille – avant d’aller rejoindre Molly.
- J’ai entendu les garçons dehors, tout se passe bien ? s’enquit cette dernière quand Arthur lui déposa le bébé dans les bras.
- Bill et Charlie se chargent d’occuper les plus petits pour que tu puisses te reposer, lui répondit son mari sans même avoir besoin de mentir.
- Bill va me manquer lorsqu’il sera à Poudlard, sourit Molly en installant sa fille pour le repas.
Arthur se crispa légèrement. Heureusement, Bill était né en novembre et resterait encore un an à la maison. Cela éviterait une séparation douloureuse d’avec une mère endeuillée.

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The Night Circus
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Re: [Textes] Nuit du 22 avril

Message par The Night Circus » 22 avr. 2017 - 20:26

Titre : Les blés d'or
Thème (écrit ou URL de l'image) : Champ
Fandom : aucun
Nombre de mots : 281
Personnages : aucun
Rating : aucune
Le mistral battait les champs de blés de lourdes rafales, sous un ciel d'un bleu presque blanc tant le soleil brûlant de l'été brillait fort,
Vagues après vagues, les blés ondulaient, dorés, brillants au soleil, leurs extrémités gonflées par les graines gorgées de sève et prêtes à tomber. Ici et là, quelques tâches de rouges perturbaient cette mer d'or fondu, et de loin on aurait pu croire à des coquelicots, leurs pétales de soies froissées frissonnant sous les assauts du vent, mais en s'approchant un peu plus, on distinguait alors des gouttes de sang frais maculer des épis couchés, brisés par les pas d'un homme blessé qu'on ne voyait nulle part.
Peut-être que la terre s'était ouverte pour l'avaler, peut être que ses os s'étaient transformés en cailloux, peut-être que c'étaient les blés eux-même qui saignaient en souvenir de lui.
Ils étaient beaucoup trop lourds, ces fiers épis, ils auraient du être moissonnés depuis longtemps, leur tête penchait et commençait à moisir.
Où étaient passés les paysans en lourds sabots de bois qui les taillaient à la serpe et les passaient au tamis ? Où étaient les jupons rayés des femmes, qui s'accrochaient au blés ? Où étaient les bouteilles de verre, pleines d'eau, qu'ils coinçaient dans les pierres du ruisseau tout proche pour les garder fraîches ? Dans quel néant s'étaient évanouis leurs voix, leurs chants, leurs plaintes, leurs mots d'esprits ? Et les rires d'enfants qui jouaient à l'ombre du bosquet, attendant de devenir laboureurs à leurs tours ?
Quelle guerre les avalait avalés, quelle épidémie les avait emportés ?
Il ne restait plus que les champs de blés, mer d'or liquide ondulant au soleil, et pourrissant sur pied.
Image
She makes hungry where most she satisfies

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Sarah_Valentin
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Re: [Textes] Nuit du 22 avril

Message par Sarah_Valentin » 22 avr. 2017 - 20:28

Titre : une biche perdue parmi les fauves
Thème (écrit ou URL de l'image) : http://pre07.deviantart.net/7d43/th/pre ... 4qov17.jpg
Fandom :/
Nombre de mots : 500
Personnages :/
Rating :/
Vous ai-je dit que j’avais le vertige ?
Non ? Eh bien, j’aimerais réparer cette erreur au plus vite : je souffre d’un vertige monstre, c’est à peine si je peux monter sur une chaise sans immédiatement tourner de l’œil. Ce qui rend la plupart des actions que je pourrais entreprendre un peu compliquées : étant minuscule de nature, je ne peux atteindre les objets placés en hauteur. Je buvais donc la plupart du temps les mains en coupe, je me restreignais sur la question des sardines à l’huile, et ne parlez même pas de la confiture !
Bref, là n’est même pas la question !
J’étais là, assise entre deux étages d’un vieil immeuble délabré, sur un escalier en fer qui ne devait tenir à la façade que par sympathie et je m’imaginais assez bien m’envoler durant quelques secondes pour m’aplatir ensuite sur l’asphalte.
<i> Tu dramatise toujours…</i>
Dans tous les cas, j’étais bloquée et je ne savais même pas ce que je cherchais faire.
<i> Récapitule dans ce cas !</i>
Ok, bonne idée ! Après avoir donc piqué une crise devant une petite trentaine de personnes, je m’étais violement disputée avec ma mère qui avait achevé son argumentation de coups de bâtons dans le dos, et je m’étais enfuie de chez moi. J’avais cru que je pourrais subvenir à mes besoins toute seule, que je pourrais survivre sans avoir besoin d’aide.
Quelle idiote je faisais !
Je n’avais même pas su résister à Camden et aux vagabonds qui y vivaient ; ils n’étaient pas réputés pour leur violence et, pourtant, après à peine quelques pas dans l’avenue, je m’étais faite accostée par un petit attroupement que j’avais cherché à fuir.
Et j’étais donc là où j’étais…épuisée, transie de froid et passablement perturbée par la tournure qu’avait pris ma vie en quelques heures.
Oh seigneur…mais qu’allai-je faire ?
Sans aucune douceur, je laissai ma tête retomber entre mes mains avant de laisser les larmes couler. Ce n’était pas vraiment de la tristesse, plutôt la manifestation d’une profonde fatigue, accompagnée d’une bonne dose de lassitude et désenchantement.
Si c’était ça, la liberté, eh bien je n’en voulais plus !
- Hého ! Là-haut !
Sans le vouloir, je fis un bond de stupeur qui ébranla légèrement la structure de l’escalier qui se mit à tanguer sous mes fesses. Je regardai autour de moi, incertaine, cherchant la source de cette voix que j’avais cru entendre.
A moins que ce ne soit une hallucination due à la fatigue ?
- Dites, pourriez-vous bouger de là pour que les honnêtes gens puissent rentrer chez eux ?!
Cette fois-ci, je trouvai sans problème l’origine qui se situait deux mètre plus bas. C’était un homme, visiblement furieux et tout aussi fatigué que moi, dont le visage se situait à peu près au niveau de mes hanches. Il me lançait par en dessous de se casquette un regard furibond qui m’annonçait très clairement la couleur : soit je bougeais fissa, soit il me bougeait.
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NeviLee
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Re: [Textes] Nuit du 22 avril

Message par NeviLee » 22 avr. 2017 - 20:32

Titre : Tout avait bien commencé…
Thème : Champ + image
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 403
Personnages : Hermione, Ron
Rating : Tous publics
Toutes les conditions étaient réunies pour que cette matinée se passe à merveille. Le soleil, déjà haut dans le ciel malgré l’heure précoce, baignait de ses rayons les alentours du Terrier. Douce comme une caresse de soie pure, une petite brise de mai faisait onduler les jeunes pousses de blés qui s’étendaient à perte de vue sur tout le côté Est de la propriété. Un sourire béat aux lèvres, Ron Weasley observait la scène merveilleuse qui se déroulait sous ses yeux.

Après tant de douleur, de peine et de chagrin, la simple vision de ses enfants chéris qui s’amusaient à jouer au Fléreur dans les champs de blé suffisait à combler leur père en cette heure matinale. Non loin d’eux, sa douce Hermione les surveillait avec un sourire ému qu’il reconnaîtrait entre mille. Jamais sa femme n’était aussi belle qu’au lever du soleil, ni aussi attendrissante, ni aussi désirable… Il fallait bien reconnaitre qu’après dix heures passées, elle devenait tout de suite plus assommante à leur réciter tous les nouveaux décrets qu’elle comptait mettre en place.

Pris tout à coup d’une soudaine envie d’aller saluer sa jolie épouse, Ronald mit sa robe de chambre et franchit la porte arrière de sa chambre, laquelle donnait sur un escalier qui s’échouait directement sur le champ de blé. Les yeux pétillants, le sourire aux lèvres, il entreprit de descendre les marches quatre à quatre pour aller étreindre au plus vite cette merveilleuse créature qu’était son épouse. Mais c’était sans compter un troisième protagoniste…

- Mrrrraaoooow ! Fffffrrrrrt !
- Qu’est-ce qu… Pattenr… Oh non ! Par la barbe de M…

Mais il était trop tard. Invoquer Merlin ne servait plus à rien. À peine Ron avait-il baissé les yeux vers la source ce dangereux son – annonciateur des pires catastrophes – ses pieds rencontrèrent la fourrure foisonnante du plus impitoyables des félins de Grande Bretagne. Et si ce dernier s’était sorti de cette mauvaise situation en se cambrant quelque peu et en crachotant toute la salive de son corps orange, Ronald, en revanche, n’avait pas pu empêcher son corps endormi de basculer en avant et de dégringoler sur les marches inégales de l’escalier Est du Terrier.

Oui, toutes les conditions étaient réunies ce matin-là pour que Ronald Weasley fût au comble du bonheur. Et pourtant, à cause de ce satané chat de malheur, il se retrouvait confiné au service des commotions cérébrales de l’Hôpital de Sante Mangouste !
"Ce n'est pas la Maison qui nous façonne, mais bien nous qui façonnons notre maison."

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Tys
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Re: [Textes] Nuit du 22 avril

Message par Tys » 22 avr. 2017 - 20:34

Titre : Après la bataille
Thème : Champ
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 414
Personnages : Rusard
Rating : tout public

L’air était parsemer de petites taches claires, comme des flocons de neiges un peu sales. Seulement, ce n’était en rien l’hiver et il faisait bien trop chaud pour que la neige tombe. Debout au sommet des marches du château, Argus regardait la cour autrefois paver de l’école.
Sous une pluie de cendres, le vieux cracmol se tenait courbé, le regard morne. Devant lui s’étalait un amas de blocs brisés et de cadavres. Il ne savait pas ce qui était le pire, entre la vue et l’odeur. Il n’avait jamais trouvé le sang répugnant et avait tant souhaiter infliger des punitions corporelles aux élèves, que des corps démembrés ne lui faisait ni chaud ni froid.
Ce qui le peinait, c’était l’état lamentable dans laquelle se trouvait la cour. Il n’y avait plus aucun pavé en place, ou alors dissimulé sous un corps quelconque. Tous les sorciers, vivants comme morts, avaient été rapatrié quelques heures plus tôt dans différentes salles du château. Les médicomages étaient déjà venu chercher les blessés transportables et quelques familles avaient commencé à rapatrier les corps de leurs défunts.
Du haut de ses marches, le concierge laissa couler une larme. C’était sa maison qui pleurait des cendres. Elle n’était qu’ébranler, mais la bataille semblait encore résonner entre ses murs. Des cris de détresse continuaient sporadiquement de rompre le calme qui avait suivi la tempête, extériorisant la douleur qu’Argus ressentait face au désastre qui s’offrait à sa vue.
L’acariâtre concierge avait un cœur, et il l’avait dévoué plus que tout à deux êtres chéris : sa chatte, Miss Teigne, et le château de Poudlard, dans lequel il n’avait jamais pu étudier mais qui lui avait permis d’être lui-même. Aujourd’hui, si son chat était quelque part dans le parc à charogner quelque petite bête victime de la bataille, le château ne s’en était pas aussi bien tirer.
Ce n’était plus qu’un champ de ruines qu’il faudrait reconstruire et chérir à nouveau. Cela prendrait du temps avant que ses murs se remettent du drame qui venait de s’y jouer. Peut-être même qu’il y aurait désormais de nouveaux fantômes pour graver dans les mémoires cette terrible bataille qui avait vu les défenses de Poudlard faiblir. Néanmoins, Argus était bien décider à ne pas abandonner sa maison au malheur. Et pour cela, il ne fallait pas tarder à la remettre en état.
Le concierge redressa sa silhouette voutée, inspira l’air vicié à plein poumons et saisi son balais. Le long travail de déblayage ne faisait que commencer.

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Lyssa7
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Re: [Textes] Nuit du 22 avril

Message par Lyssa7 » 22 avr. 2017 - 20:44

Titre : Le meurtrier romantique
Thème : Champ
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 662 mots
Personnages : Colin Devon (OC)
Rating : -16 ans
Le corps avait été trouvé au milieu d’un champ de tournesols. Devon secoua la tête, un pli se formant sur son front. La jeune fille était positionnée comme si elle dormait, les mains posées sur sa poitrine, un tournesol dans la main gauche. Ses lèvres, ses joues et ses cils étaient maquillés joliment, donnant une atmosphère paisible à la scène. On aurait presque pu croire à la thèse du sommeil si son t-shirt n’était pas maculé de sang pourpre.

Shirley McAllister avait reçu un sortilège de sectusempra et était la deuxième victime que Colin Devon, jeune auror de vingt-six ans, trouvait dans les mêmes circonstances. La seule différence résidait dans le fait que la précédente victime était allongée dans un champ de roses. Devon secoua la tête pour la seconde fois et fit un geste dans la direction de son coéquipier, Brian Larson. Celui-ci, fraîchement arrivé dans la brigade des aurors d’Amérique du Nord, était d’une timidité maladive et la rudesse de Devon n’arrangeait vraisemblablement pas les choses.

- Où en sont les médico-légals ? Interrogea Colin en désignant les agents qui prélevaient des échantillons autour d’eux.
- Pareil que la dernière fois, répondit Brian sans croiser le regard de son collègue. Ça se présente mal.
- On dirait que cet enfoiré s’acharne sur elle, les regarde se vider de leur sang et les place ainsi ensuite…
- Vous croyez qu’il a des remords ? Demanda Larson à voix tellement basse que Devon lui lança un coup d’œil irrité.
- Peut-être… fit Devon en haussant les épaules. Ou peut-être aussi qu’il reproduit une sorte de fantasme macabre.
- Vous croyez qu’on l’aura ?

Colin ne prit pas la peine de répondre. Si son équipier pensait qu’il n’était pas assez doué pour réussir à choper cette saloperie, c’était son problème. Devon savait ce qu’il valait. Il avait beaucoup appris auprès de Mike Porter, son mentor et ancien collègue, qui était à présent à la retraite. Brian Larson n’avait pas la moitié de la trempe du vieux Porter et Devon devait bien s’avouer que s’il ne lui facilitait pas la vie, c’était parce qu’il ne se faisait pas encore à sa collaboration avec le petit bonhomme de vingt-trois balais qui le regardait avec de grands yeux effarouchés. Passant une main dans ses cheveux bruns coupés court, l’auror considéra encore une fois le corps de Shirley. Dans quelques minutes, le cadavre serait enlevé pour des analyses complètes et Devon savait que des preuves pouvaient être effacés pendant le voyage. L’homme se pencha au-dessus du corps, lança un sortilège qui s’apparentait aux rayons ultra-violets des moldus et eut un mince sourire de satisfaction en constatant un peu de cendre dans le pli de la jupe de la jeune fille. Brian regarda au-dessus de lui en haussant un sourcil.

- Le meurtrier fume ?
- Il ne l’a pas tué ici, répliqua Devon en faisant un signe aux agents médico-légals. C’est de la poudre de cheminette.

De sa baguette, il prit un peu de cendre qu’il fit glisser dans l’un des dix petits compartiments en verre que lui présentait l’un des scientifiques sorciers. Brian ouvrit la bouche, visiblement stupéfait.

- Je ne comprends pas. Le réseau est surveillé par le Ministère de la Magie des États-Unis. Ils seraient au courant si un cadavre était transporté par ce biais ! Déclara-t-il en se tordant les doigts.
- En effet. Et on va devoir découvrir comment ce type est passé à travers les mailles du filet, mais surtout, il va falloir qu’on se fasse discret, dit Devon en baissant la voix. Si le Ministère n’a rien remarqué, il y a forcément une raison et l’une d’elles pourrait ne pas être à notre avantage…
- Qu’est-ce que tu veux dire ?

Brian Larson n’était pas spécialement rassuré, et ce n’était pas la lueur de détermination qui régnait dans les prunelles de Colin Devon qui allait le mettre à l’aise. Cette affaire sentait le roussis, il en était persuadé.
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KLCS
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Re: [Textes] Nuit du 22 avril

Message par KLCS » 22 avr. 2017 - 20:48

Titre : Fleur de Lune
Thème (écrit ou URL de l'image) : Crédits : spiralamiou sur DA
Fandom : HP
Nombre de mots : 614
Personnages : Harry Neville
Rating : tout public

Harry était inquiet. Son ami Neville l'avait convoqué dans son bureau. Il faut savoir qu'à 60 ans Neville était devenu le directeur de la prestigieuse école de magie de Poudlard. C'est donc légèrement inquiet que Potter entama son ascension.

Il se demandait pourquoi Neville l'avait appelé en urgence sans lui donner d'indice. Il se demandait aussi pourquoi Longdubat n'avait pas installé de monte-charge, ou d'élévateur pour atteindre l'antre du botaniste.

Ce dernier avait fait construire une énième tour au château, plus haute que toutes les autres, pour se rapprocher du ciel. En effet, en prenant son poste, une très chère amie, dénommée Luna, lui avait offert une fleur de Lune, qui ne fleurissait qu'en très haute altitude à l'éclat de la lune. Et pour ce faire, il avait décidé de lui dédier une Tour. Ce n'était pas par ambition ou par snobisme, uniquement par amour de cette plante.

Arrivé au premier palier, Harry fit une pause. Que lui voulait-il ? Un accident, ou un ami en difficulté ? Il soupira en levant les yeux. Il lui restait tant de marches à gravir.

Il reprit son ascension. Chaque marche lui amenait une interrogation. Fallait-il reformer l'AD ?
Qui pouvait bien être en danger ? Il passait en revue tous les gens qu'ils avaient pu côtoyer. Ou pire, peut-être un mort ! Ou plusieurs ?

Arrivé au septième palier, Il s'assit au bas du mur pour souffler et reprendre de l’Énergie. Il avait une envie folle de mander son patronus à Neville, mais bien évidement, le directeur de l'école insistait pour qu'il vienne en chair et en os.

Avec difficulté, il se relava et de nouveau, posa inlassablement un pied après l'autre sur les marches de fer blanc. Il commençait déjà à le maudire quand une image lui heurta l'esprit. Et si c'était un piège ? Et si Vold.... celui-cont-on-ne-doit-pas-prononce-le-nom avait réussi à renaître de l’Au-delà ? Après tout, on le croyais bel et bien mort lorsque des années auparavant, il avait occis ses parents !

Cette pensée le stoppa net entre le neuvième et le dixième palier. Il s'aperçut avec effroi qu'il avait cesser de respirer un instant et il se força à reprendre avec calme un rythme respiratoire correct.

Encore quelques paliers et s'en serait fini.

Au douzième palier, il commença à entendre une valse fredonnée. IL frémit, se remémorant Neville danser avec l'impressionnante Minerva McGonagall. Puis il en sourit. Qu'ils étaient insouciants en ce temps...

Au troisième palier, il eut confirmation de l'état extatique de son ami qui fredonnait toujours. Ses questionnements se firent moins glauques, moins sombres. Il se mit à penser que Neville avait une plante merveilleusement merveilleuse à lui présenter et accéléra la cadence du mieux qu'il put.

Le Quinzième palier le délivra de la montée infernale qu'il venait de faire. Haletant, il poussa la porte et observât un instant Neville qui dansait et fredonait comme des années auparavant. Il sourit et toussota.

Le fredonnement cessa et Neville se tourna.

« Oh, Harry, je ne t'avais pas entendu monter ! J'ai une grande nouvelle! »
« Neville, qu'y a t'il de si important pour que tu me fasse grimper deux-cent-vingt-cinq marches au pas de course ? »
« Je me marie Harry, et tu seras mon témoin ! »

Harry prit une grande inspiration et s'évanouit. Sur la tablette centrale, ronde et bleuté, une fleur de Lune éclosait enfin, son cœur de crystal illuminant Neville qui se remis à fredonner pendant qu'un elfe de maison dispensait des soins au Survivant évanouit.
"De toute façon, dès qu'on parle de centaure, Kara rapplique"
"Vous avez dit Centaure?"
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BellaCarlisle
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Re: [Textes] Nuit du 22 avril

Message par BellaCarlisle » 22 avr. 2017 - 20:51

Titre : Recherches dans un champ
Thème : Champ
Fandom : Les animaux fantastiques
Nombre de mots : 586 mots
Personnages : Cathy (OC)
Rating : K+
Debout face à un champ immense, Cathy ignore par quelle partie commencer. Plusieurs témoins ont déclaré avoir vu Grindelwald s’échapper parmi les brins de blés, sans utiliser la moindre magie. La jeune femme ne comprend pas pourquoi le MACUSA a décidé de s’impliquer dans la recherche, parce qu’il est improbable que le Mage Noir soit encore là, à attendre que les Aurors le rattrapent. Mais elle ne peut pas désobéir à un ordre directeur de la Présidente et elle a pris la tête de l’équipe. Ses collègues patientent, le temps pour elle de réfléchir à la meilleure manière de coincer leur ennemi, s’il est encore présent.

Distribuant ses directives, la rousse ne manque pas de leur rappeler le code habituel, les couleurs des étincelles en cas de danger ou s’ils sont sur une bonne piste. Chacun acquiesce puis les groupes ainsi formés s’éloignent, laissant seule la jeune femme qui serre ses doigts sur sa baguette. Elle s’enfonce dans le champ, pestant contre tous les épis qui bloquent sa route. Se servir d’un sortilège pour couper le blé serait une bonne idée pour avancer mais elle respecte le travail des agriculteurs.

Des coups d’œil réguliers sur le sol ne lui montrent pas de traces de pas. Si Grindelwald est passé dans ce champ, il n’a pas suivi le même chemin qu’elle et elle espère que ses collègues auront plus de succès dans leurs recherches. Le blé lui-même est bien droit, sans aucune marque d’une présence humaine. Cathy songe qu’elle est en train de perdre son temps à poursuivre une chimère, une vision inventée par des hommes et des femmes qui ont peur pour leur avenir. Ce ne serait pas la première fois, elle s’est déjà retrouvée à courir derrière des hommes qui n’étaient pas Grindelwald.

Des étincelles la sortent de ses pensées et elle rejoint rapidement Mark, le sorcier qui a lancé le signal. Ce n’est pas la couleur du danger ou de la réussite, seulement une façon de communiquer pour dire qu’il y a une découverte. La jeune femme détaille le corps sans vie que son collègue lui désigne d’un mouvement de tête. Le visage est déformé par une peur intense, les yeux sont ouverts, l’une des mains tient une faucille. Cathy n’a pas besoin de plus pour savoir que c’est le résultat d’un Avada Kedavra, elle a vu assez de cadavres pour reconnaître l’effet du sortilège.

- Ce n’est pas Grindelwald, remarque Mark.
- Je suppose que c’est l’agriculteur, souffle la jeune femme. Comment l’as-tu trouvé ?
- Il y avait des empreintes des pas sur le sol, j’ai simplement suivi le trajet. Il n’y en a pas d’autres, je pense qu’il a transplané.

La rousse est parvenue à la même réflexion, c’est la seule solution possible. Au final, l’information n’était pas fausse, Grindelwald est bien passé par là, laissant une victime sur son chemin. Cathy envoie des étincelles à son tour, pour rassembler tous ses collègues autour d’elle. L’un d’eux, sur ses ordres, transplane au MACUSA, prévenir leurs supérieurs. Les autres attendant, regardant parfois le cadavre, jetant d’autres coups d’œil vers le ciel, comme si leur adversaire pouvait apparaître. Ce n’est pas le Mage Noir qui atterrit parmi eux mais Séraphine Picquery, leur Présidente, ainsi que Percival Graves, son bras droit et directeur de la Sécurité Magique.

- Des choses étranges poussent dans les champs des non-Maj’, déclare Séraphine avec une pointe d’humour.

Cathy s’interroge intérieurement, parce qu’il n’est pas normal que la Présidente se déplace en personne, surtout pour le meurtre d’un non-Maj’.
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Josy57
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Re: [Textes] Nuit du 22 avril

Message par Josy57 » 22 avr. 2017 - 21:12

Titre : Maudites Habitudes
Thème : Habitude
Fandom : HP
Nombre de mots : 182 mots
Personnages : Molly Weasley
Rating : Tout Public

Machinale, elle répétait les mêmes gestes, les mêmes rituelles. Elle ouvrait le placard, elle sortait les assiettes, les verres et les fourchettes et ils s’envolaient un à un, se disposer bien sagement sur la table. Chaque couvert à sa place. Mais toujours un de trop. Certaines choses ne changent jamais.
Molly serrait les serviettes dans ses mains. Chacune portait l’initiale brodée d’un de ses enfants. Elle en avait fait aussi pour Fleur et pour Hermione quand elles étaient entrées dans la famille. Quand il n’en restait plus qu’une, chiffonnée tout au creux de sa paume, elle se tenait, comme en suspens devant cette assiette vide et elle ne pouvait se résoudre à desserrer les doigts. Elle savait que la serviette serait inutile. Personne ne mangerait à cette place. Personne ne mettrait des miettes partout juste pour le plaisir de se faire gronder. Alors, comme à chaque fois, il lui faudrait ranger un à un, la serviette, le verre, l’assiette et la fourchette. Et chaque fois cette espace vide lui trouerait le cœur. Mais elle recommençait toujours ce même manège absurde. Maudites habitudes.
How much can you change and get away with it,
before you turn into someone else,
before it's some kind of murder ?

- Richard Siken

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KLCS
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Re: [Textes] Nuit du 22 avril

Message par KLCS » 22 avr. 2017 - 21:23

Titre : La dame en rose
Thème (écrit ou URL de l'image) :
Fandom : HP
Nombre de mots : 292
Personnages : Harry, Dolores
Rating : tout public

Avec un sourire satisfait, elle embrassa la pièce du regard. Tout était à sa place. Chaque décoration murale était parfaitement verticale, chaque bibelot, exactement à sa place. Chacun des chatons

Sur son bureau, le sous-main attendait sagement, positionné à un centimètre et six millimètres du rebord. Devant lui, ou derrière lui, selon le point de vue, il résidait un pot à crayons, tous taillées en une pointe aiguisé, tous de la même taille.

Son inspection faite, elle émit un petit gloussement. Puis son visage se ferma, se métamorphosa en un masque hideux de fureur à grand peine contenue. Elle se dirigea d'un pas martial vers le bureau et réajusta une plume sur le sous-main, elle n'était pas parallèle à ses consœurs !

Ceci fait, elle se radoucit, du mieux qu'elle put et fit les cents-pas, constatant la parfaite harmonie de son antre, appréciant la symétrie parfaite des décorations.

Un petit bruit sourd étira ses lèvres molles dans un rictus de folie mêlée de plaisir. Elle cria un « Entrez » et courut s'asseoir à son bureau.

Harry entra et prit place dans un des fauteuils roses qui trottinaient vers lui.*

« hum hum, alors monsieur Potter... prenez cette plume et écrivez – Je ne dois pas souhaiter l'anniversaire de Josy57 en lançant des deux d'artifices dans la salle de classe. »

Soudain, la lumière se fit, elle s'éveilla en sueur. Elle porta son regard sur la pièce .Un tel désordre régnait qu'elle se sentit mal. Rapidement, elle remit de l'ordre dans tout ce qu'elle trouvait. Et ce comme tous les jours de la semaine, du mois, des années qui passaient.

Même lorsqu'une mésange bleue vint se poser à sa fenêtre, elle la teinta en rose. Que faire contre les habitudes !
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Re: [Textes] Nuit du 22 avril

Message par Tys » 22 avr. 2017 - 21:24

Titre : Changement de décors
Thème : Habitude
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 300
Personnages : Ombrage
Rating : tout public


La cérémonie du thé, il n’y avait rien de plus important. Avec les chats, bien sûr. Chaque thé devait être préparé avec soin. L’eau se devait d’être à la température idéal pour que le breuvage soit un délice. Il était donc indispensable de garder un œil sur la bouilloire, pour ne pas louper les premiers frétillements de l’eau. Il n’aurait pas fallut, en effet, que le thé infuse dans de l’eau bouillante. Cela en aurait détruit l’arôme. Quelle horreur !
Une fois l’eau à la température idéale, la petite femme au visage de crapaud pris bien soin de verser délicatement l’eau dans la théière. Il fallait que le liquide chaud caresse les feuilles de thé avant de les engloutir totalement pour que le parfum s’imprègne parfaitement. Elle attendit ensuite quelques minutes que l’infusion prenne, avant de se saisir de l’anse de la théière. Elle pencha celle-ci avec précision, de manière à ne perdre aucune goûte. Débordé aurait été un véritable gâchis.
Elle porta la tasse, posé sur sa coupelle, à son nez et huma le fin arôme qui s’en dégageait. Cette cérémonie était son unique moment de bienêtre de la journée, aussi en profitait-elle au mieux. Elle n’alla pas jusqu’à sourire, mais cette seule fumer odorante lui redonnait un peu de joie, si tant est qu’elle fut capable d’en ressentir désormais. Au moins se sentait-elle apaisée.
Du fond de sa cellule à Azkaban, Dolores Ombrage se délectait un jour de plus d’un thé à la bergamote. Si le changement de traitement des prisonniers lui aurait fait grincer des dents si elle n’avait pas été directement concerné – quelle idée de traiter des criminels, ce qu’elle n’était pas, comme des individus respectables –, l’ancienne employée du ministère de la magie était reconnaissante qu’on lui ait permis de conserver son rituel du thé.

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Lyssa7
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Re: [Textes] Nuit du 22 avril

Message par Lyssa7 » 22 avr. 2017 - 21:30

Titre : La caféine
Thème : Habitude
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 417
Personnages : Colin Devon (OC)
Rating : tout public (pour cette partie)
Les deux aurors avaient transplané pour rejoindre les bureaux de la brigade. Colin pénétra dans le sien, une petite pièce remplie de dossiers et d’affaires éparpillés un peu partout, seulement constitué de deux chaises et d’un bureau en bois. Le strict minimum quand on avait besoin de réfléchir à une affaire en cours. Son équipier resta sur le pas de la porte et Devon le somma de lui apporter un café.

C’était une habitude qu’il n’avait pas perdu depuis qu’il avait rencontré Mike Porter. La caféine lui permettait de mieux réfléchir, d’assembler les éléments à tête reposée et de se faire une idée du type de meurtrier qu’il devrait attraper. Mike disait toujours que le café était la base lorsqu’on faisait de longues journées et qu’on bossait sur des affaires aussi sanglantes et tordues que les leurs. Devon se souvenait des heures interminables d’interrogatoire quand ils avaient interrogé Matt Price. La dernière affaire sur laquelle ils avaient travaillé ensemble. Le gamin, comme son collègue le surnommait, était le survivant d’une tuerie où quatre de ses amis avaient perdu la vie. Leur suspect s’était finalement révélé être un sociopathe mêlé à deux autres affaires non élucidées.

La porte de son bureau s’entrouvrit, dévoilant le visage pâle de Larson, qui tenait un gobelet de café dans sa main droite. Devon passa une main sur son front humide et autorisa son collègue à entrer. L’agacement le saisit quand il remarqua que, comme habituellement, Brian s’était pris un verre d’eau. S’il continuait ainsi, aucun doute que le bleu ne durerait pas longtemps dans le métier. La première fois qu’il l’avait emmené sur le terrain, Brian Larson avait dégluti son déjeuner sur ses chaussures. Faisant fi de l’irritation qui le rongeait chaque fois qu’il voyait son équipier, Devon l’invita à s’asseoir sur la chaise en face de lui et posa le dossier sur le bureau. Il n’était pas question de tirer au flanc s’ils ne voulaient pas que le tueur des champs leur file entre les doigts. Portant le liquide brun à ses lèvres d’une main, l’auror posa sa main sur l’épais feuillet recouvert d’un carton.

- Relis-moi ce qu’on a sur cette enquête, Larson, dit-il d’un ton qui n’admettait pas le refus.

Brian s’exécuta en prenant une profonde inspiration tandis que Devon s’apaisait en sentant le breuvage couler dans sa gorge, le rassérénant un peu. Porter avait raison. Rien ne valait un bon café pour se plonger dans une affaire telle que celle-ci. Cette habitude, il ne comptait pas la perdre.
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BellaCarlisle
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Re: [Textes] Nuit du 22 avril

Message par BellaCarlisle » 22 avr. 2017 - 21:43

Titre : Habitudes
Thème : Habitude
Fandom : Les animaux fantastiques
Nombre de mots : 422 mots
Personnages : Cathy (OC)
Rating : K+
Les locaux du MACUSA résonnent de voix empressées, les sorciers et sorcières marchent à pas rapides, sans prendre le temps de vivre chaque seconde. Au milieu de cette ambiance vive, Cathy ne bouge pas, pétrifiée par ses souvenirs. Chaque regard ranime en elle des fragments de son passé, la blessant profondément, lui donnant l'horrible sensation d'être prisonnière de son esprit. Le moindre mouvement évoque un instant en compagnie de Percival, quand ils se retrouvaient dans le grand hall pour repartir ensemble. Elle a gravé ces habitudes dans son corps et elles ressurgissent dans une douleur intense.

- Bon retour parmi nous !

La jeune femme entend son collègue mais ne le voit pas, ne parvenant pas à mettre un nom sur son visage. Tout paraît si flou autour d’elle, comme si elle était plongée dans un rêve indistinct. Ce sont ses larmes qui brouillent sa vision, des perles traîtresses qu’elle essuie avec la manche de son pull. C’est la première fois qu’elle revient au MACUSA depuis la terrible Nouvelle.

« Percival est mort. »

La rousse porte une main à sa bouche, pour dissimuler ses sanglots. La voix perfide qu’elle pensait partie est à nouveau là dans sa tête, la brisant de l’intérieur. Sans tenir compte des expressions curieuses ou inquiètes des personnes qu’elle croise, Cathy se précipite jusqu’à son bureau, fermant la porte derrière elle. Elle se laisse glisser au sol avant d’enfouir sa tête entre ses bras.

« Personne ne viendra te proposer de boire quelque chose, il était le seul à le faire. »

Elle se souvient de tous ces matins où Percival entrait après avoir toqué, un léger sourire aux lèvres. Il lui posait du thé ou du café sur son bureau et restait avec elle, le temps pour eux de boire tranquillement. C’était devenu un rituel, une habitude qui construisait leurs journées sur des regards amusés.

« Oseras-tu passer par son bureau ? Tu le faisais chaque midi, quand il était là. »

L’intensité de ses sanglots augmente, la voix empire la situation. Cathy ne peut pas ignorer ses paroles, parce qu’elle se remémore ses journées au MACUSA. L’ancien bureau de Percival n’est pas loin du sien, il lui suffirait de se lever et d’y aller. Mais elle sait que plusieurs semaines se sont écoulées depuis la triste vérité et elle redoute de voir une pièce qui appartient à quelqu’un d’autre.

« Tu ne pourras pas te départir de tes habitudes. »
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selket
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Re: [Textes] Nuit du 22 avril

Message par selket » 22 avr. 2017 - 21:46

Titre : La balançoire au fond du jardin
Thème (écrit ou URL de l'image) : http://orig00.deviantart.net/e718/f/201 ... nheine.jpg
Fandom : HP
Nombre de mots : 411
Personnages : Dominique Weasley et Lucy Weasley
Rating : TP
S’était une vieille balançoire. Une buche deux bout de ficelle et un grand arbre au fond du jardin. Dis moi Lucy tu t’en souviens de cette balançoire ?
On adorait y aller les jours où on était au Terrier. C’était notre petit coin à nous, la balançoire qu’avait fabriquait grand-père Arthur sous notre chêne loin de celle où les grands riaient en se poussant. Ici on était dans notre bulle à tout les deux. Notre endroit loin du monde s’était une buche sur laquelle se balançait sous un immense chêne aux branches tombantes. On s’y sentait si bien, on était loin des rires et des cris. Le calme régnait loin de notre famille si grande, si enthousiaste, si fatigante aussi et carrément envahissante. Là-bas on pouvait être ce qu’on voulait. Tu regardait le monde assise sur la buche immobile alors que moi je me balançais à m’envoler vers les nuages.
Sur notre vieille balançoire on rêvait. Je rêvait de voyages et d’aventures alors que toi tu contemplait le monde. Il y avait personne pour nous juger, personne pour nous faire des remontrances à peine voilé. Dans cet endroit coupé du monde je pouvais rêver du jour où je partirai enfin parcourir le monde et toi tu pouvais contempler le monde de tes beaux yeux gris avant de le raconter dans tes livres. On n’était pas comme les autres Weasley, on était pas chahuteur et plein de vies comme nos frères, soeurs, cousins. Non on était de doux rêveur et on voulait découvrir, raconter le monde en devenant ethnologue-explorateur ou écrivaine-voyageuse.
Dis tu t’en souviens de cette buche Lucy, cette balançoire qui avait bercé notre enfance avant qu’on puisse enfin quitter le nid familial ?
C’était il y a si longtemps Lucy, si longtemps et pourtant je m’en souviens comme si c’était hier. C’était avant que tu deviennes écrivaine, avant que tu partes t’installer dans les Monts d’Arrée là-bas si loin de l’autre côté de la Manche. C’était avant que je devienne ethnologue et que je parcoure le monde à la recherche d’un civilisation sorcière vivant retirée du monde. Tu me manque Lucy tu sais. Je suis revenue au terrier voir la famille lors d’un bref retour au pays, mais sans toi les réunions familiales n’ont pas la même saveur. J’aurai dut te dire avant que tu étais ma cousine préférée, que tu étais la seule qui me comprenait avec tes yeux gris trop grand pour ton petit visage.
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Catie
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Re: [Textes] Nuit du 22 avril

Message par Catie » 22 avr. 2017 - 21:47

Titre : /
Thème (écrit ou URL de l'image) : Image
Fandom : HP
Nombre de mots : 580
Personnages : Narcissa
Rating : /
Le parc était noyé sous une épaisse vague de brume. De là où elle se trouvait, debout à côté du petit lac recouvert de nénuphars, Narcissa apercevait à peine le manoir. Elle pressentait seulement sa présence vaguement menaçante. Et sa peau la picotait, comme si les fenêtres aveugles qu’elle ne voyait presque pas l’observaient, silencieuses mais inquiétantes.

Elle tourna le dos à la bâtisse vide, abandonnée depuis longtemps, et contourna le lac pour s’enfoncer dans le parc silencieux. L’herbe mouillée trempait le bas de sa robe blanche, mais elle ne prit pas la peine de la relever. L’humidité finit par s’infiltrer dans ses souliers vernis, imbibant ses chaussettes et produisant un bruit spongieux à chaque pas. Elle ne s’arrêta pas, pourtant.

Lorsqu’elle arriva sous le couvert des arbres, elle ôta lentement son chapeau noir. Ses cheveux coulèrent en vagues douces dans son dos, jusqu’à sa taille dont la finesse était marquée par une coupe ingénieuse. Elle serpenta entre les troncs, ses doigts effleurant l’écorce rugueuse, évitant agilement les racines. Ses pieds semblaient se rappeler où aller. Malgré toutes ces années, elle n’avait pas oublié.

Une dizaine de mètres supplémentaires et elle sortait du petit bois silencieux. Elle déposa son chapeau au pied d’un arbre et s’approcha de l’énorme chêne qui avait poussé à l’écart des autres. Des doigts de brume s’enroulaient autour de son tronc, jusqu’à son feuillage touffu et à sa cime invisible.

Et accrochée à une de ses branches, une balançoire de fortune, pendue là des années auparavant.

Narcissa s’approcha, le souffle court. Elle leva une main pâle et effleura les cordes usées qui maintenaient la planche de bois. Elle avait l’impression que si elle les empoignait franchement, tout tomberait en poussière entre ses doigts.

La balançoire bougeait encore faiblement. Comme si l’une d’elles venaient tout juste de l’utiliser et s’était sauvée en riant à l’approche d’un de leurs parents.
Ses sœurs et elle adoraient venir ici lorsqu’elles étaient plus jeunes. Elles étaient suffisamment loin pour être hors de vue du manoir et rire sans être entendue. C’était leur sanctuaire, leur lieu d’évasion, leur endroit à elles.

Mais elles n’étaient plus venues ici depuis des années. Aucune d’elles. Poudlard avait initié leur éloignement, le départ d’Andy et la marque de Bella les avaient brisées. Elles n’étaient plus trois sœurs unies lors de la guerre, juste trois âmes esseulées et solitaires.

Et à présent, Narcissa était seule. Bella était morte. Andy refusait de la voir ou de lui parler. Leurs parents étaient partis des années auparavant. Elle-même était à présent considérée comme une paria, malgré tous les efforts de Potter pour faire en sorte du contraire. Son existence s’était effritée sous ses doigts sans qu’elle ne puisse rien y faire. Elle avait pensé que venir ici lui ferait du bien. Mais c’était plutôt l’inverse. Cet endroit lui rappelait ses sœurs et la renvoyait à sa propre solitude.

Elle ferma les yeux, un goût d’amertume dans la bouche, et ses joues se couvrirent de larmes salées. La corde rêche qu’elle serrait dans sa main droite était le seul élément qui le maintenait debout. Elle sentait ses jambes faiblir, sa volonté et sa force flancher. Elle ne savait pas si elle pouvait traverser tout ça sans ses sœurs.

Si elle se concentrait un peu, elle arrivait à percevoir les bruits du passé. Des enfants qui riaient, des cris de joie ravis.

Des fantômes qui accrochèrent un pâle sourire sur son visage. Et lui donnèrent l’illusion, pendant un bref instant, qu’elle allait bien.
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Berserkr
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Re: [Textes] Nuit du 22 avril

Message par Berserkr » 22 avr. 2017 - 22:35

Titre : /
Thème (écrit ou URL de l'image) : Regard
Fandom : HP
Nombre de mots : 560
Personnages : Jesse McLyre ( OC)
Rating : /
Le train siffla trois fois. Le wagon destiné à accueillir les marchandises lourdes était plongé dans la pénombre. Deux hommes s’y réchauffaient en dégustant une bonne bouteille. Jesse aurait bien pris un siège confortable parmi les autres voyageurs mais sa bourse vide ne lui permettait évidemment pas d’obtenir la moindre place. Pas même dans le dernier wagon, qui était souvent destiné aux petites bourses. Il avait perdu ses derniers deniers, à la suite d’une drôle d’affaire. Affaire qui avait également failli le mener à la corde.

À vrai dire, il ne connaissait pas les voleurs, qui avait braqué le train qu’il avait précédemment utilisé, cette fois-là légalement . Il avait même commencé à les stopper avant l’arrivée des autorités. Seulement le sheriff n’avait fait aucun effort d’investigation et avait arrêté Jesse dans la foulée. Il ne devait sa libération qu’aux témoignages des passagers qui attestaient de ses bonnes actions. Le problème, c’est que le sheriff, rancunier, s’était allégrement servi dans la bourse de Jesse. Ce dernier l’avait tout de suite compris, mais n’avait pas fait d’esclandre. Même si c’était sa spécialité et que de simples moldus ne pouvait l’arrêter comme ça. Il fallait parfois faire preuve de bon sens. Surtout quand on était un bon sorcier.

Enfin en théorie.

Parce que, ne sachant transplaner et ne disposant d’aucun moyen de transport personnel, Jesse n’avait guère eu d’autres choix que de se désillusionner et d’infiltrer le wagon des bagages . La bonté avait ses limites quand vous deviez survivre dans ce mortel monde qu’était l’Ouest sauvage.

Au moins, son compagnon de voyage n’était pas très dérangeant. Jesse avait tenté de demander son prénom, mais Boose semblait un patronyme bien étrange pour un homme. En tout cas le vieil homme avait un humour manquant d’un soupçon de finesse mais l’ambiance était bonne enfant. L’alcool y était probablement pour quelque chose.

Boose tourna la tête et conseilla alors à Jesse de se préparer à courir. Le jeune homme secoua la tête . La porte du wagon s’ouvrit et Boose s’y précipita, bousculant les agents du quai, chargés de descendre les marchandises. Un tir puis un cri d’agonie indiqua à Jesse qu’on l’avait attrapé . Un second coup de feu vint mettre fin à la vie du vagabond. Ce qui, en soi était une forme de justice plutôt expéditive.

Loin d’être stupide, Jesse s’était désillusionné sitôt Boose partit. Il lança un sort à ses affaires qui disparurent et se leva silencieusement. La gare était bondée alors il devait faire attention, à ne pas écraser de pieds ou bousculer d’autres voyageurs. Il quitta toutefois la gare sans encombre, sans oublier de dérober un porte-feuille, au passage. Le porte-feuille était assez fourni et il devait y avoir de quoi se payer une chambre et des repas pour une ou deux nuits.

Il attendit d’être dans un lieu calme pour redevenir visible. Mais très vite, il sentit une présence derrière lui. Il se retourna et fit alors face à un homme habillé en révérend. Il avait le regard de quelqu’un qui savait très bien ce qu’il voulait. Et c’était clairement quelque chose qui avait à voir avec Jesse. Sa mort comprit ce dernier en pointant sa baguette sur le tueur le plus vite possible.

Surtout que le Révérend était l’un des plus célèbres tueurs de Wellington. Et les colts de Jesse ne seraient d’aucune utilité cette fois.
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Josy57
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Re: [Textes] Nuit du 22 avril

Message par Josy57 » 22 avr. 2017 - 22:35

Titre : Les yeux de Luna
Thème : Regard
Fandom : HP
Nombre de mots : 365
Personnages : Dean Thomas et Luna Lovegood
Rating : tout public
En un regard, elle l’avait réduit au silence. Dean se sentait stupide avec tous ces mots qu’il essayait de lui tendre ou de lui jeter de très loin, à défaut de pouvoir l’atteindre. Qu’est-ce que ses mots auraient bien pu changer ? Il voulait l’envelopper de paroles, la garder au chaud, la protéger du grand silence qui était tombé sur les ruines de la cour. Mais elle n’en avait pas besoin. Elle était à l’écart, elle voulait sans doute être tranquille. Pourquoi est-ce qu’il venait la déranger comme ça ? Elle balayait cette désolation du regard, calme et solennelle. C’était leur école, leur sanctuaire. Ces murs effondrés, ces tas de gravats, c’était tout ce qu’il leur restait. Luna parcourait chaque pierre, chaque poutre et montaient loin là-haut jusqu’aux tours, toujours debout, toujours fières. Les yeux de Luna sont si purs, songea-t-il, eux seuls pourraient laver toute cette noirceur.
Elle avait les cheveux en bataille, pleins de cendres et de poussière. Mais, l’air absent, elle glissait simplement quelques mèches aux pointes roussies derrière son oreille et restait là, à regarder tout autour d’elle. Dean se sentait de trop. Les bras ballants, les jambes tremblantes, il ne savait pas où aller. Puisqu’il n’y avait rien à dire, que restait-il à faire ? Il s’apprêtait à s’éloigner quand, sans se retourner, Luna tapota du bout des doigts la poutre couchée sur laquelle elle était assise.

- Viens, Dean.

Et il s’était approché, jusqu’à sentir la tiédeur de sa peau là où son bras frôlait le sien.

- Tu as froid, remarqua-t-elle doucement.

Elle avait raison. Il ne s’en était pas rendu compte avant de la toucher, mais maintenant, il en aurait grelotté. C’était comme si la moelle de ses os était glacée. Sans attendre de réponse, elle prit sa main dans la sienne et referma l’autre par-dessus.

- Ne t’inquiètes pas, ça finit toujours par passer.

Et elle tourna vers lui ce regard pâle et lumineux qu’elle portait sur toute chose. Elle pencha la tête et esquissa un petit sourire pensif, avant de se tourner à nouveau vers le ciel. Les yeux de Luna sont si purs, eux seuls pourraient laver toute cette noirceur, se dit-il à nouveau.
How much can you change and get away with it,
before you turn into someone else,
before it's some kind of murder ?

- Richard Siken

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Re: [Textes] Nuit du 22 avril

Message par princesse » 22 avr. 2017 - 22:41

Titre : Pour un regard
Thème (écrit ou URL de l'image) : Regard
Fandom : HP
Nombre de mots : 397 mots
Personnages : James Potter, Lily Evans
Rating : Tous public
Assis à une des vieilles tables de la bibliothèque, James Potter n’arrivait plus à étudier. Ses livres, ouverts depuis déjà vingt minutes devant lui, subissaient plus les rafales de son souffle régulier plutôt que la ténacité de son regard, celui-ci n’étant destiné qu’à la jolie rousse assise non loin de lui.

A quelques mètres de lui, Lily était happée par son livre. Ses longs cheveux roux balayaient les pages cornées et son regard émeraude, rivé sur son manuscrit, ne vacillait jamais de cette longue écriture calligraphique, oubliant alors tout ce qui se passait autour d’elle.

Si le premier n’avait d’yeux que pour elle, la jeune fille semblait ne pas se rendre compte.

James attrapa sa plume pour la mordiller inconsciemment. Ses gestes étaient lents, un peu hasardeux, et ses grands yeux chocolat ne cessaient d’observer minutieusement son homologue féminin. Lily était belle. Pas une beauté fatal de la nature comme on pouvait le voir sur les magasine, mais elle avait, selon James, clairement son petit charme. Ses grands yeux en amande, son sourire bienveillant, son nez constellé de tâche de rousseur, sa taille fine et sa crinière de feu. Oui, Lily était belle. Tellement belle que le jeune homme n’arrivait pas à détacher son regard d’elle. Il la voyait s’étirer, ses bras s’étendant au-dessus de sa tête, il pouvait lire sur ses lèvres remuantes, et surtout, il la voyait rayonnante. Malgré son sérieux, il savait que la jeune fille interagissait avec ceux qui se trouvaient dans la bibliothèque. Elle ignorait les plaintes de Mary, souriait aux idioties de Cassiopée, riait aux plaisanteries douteuses de Marlène, et soupirait face à l’inefficacité d’Alice. Elle arrivait à se rendre disponible pour toutes les personnes qui le désiraient. Toutes les personnes, sauf lui… Lily Evans s’obstinait à garder le regard baissé sur ses livres alors que James, dans le fond, ne désirait qu’une seule chose, se noyer dans l’océan émeraude de ses yeux.

Mais James Potter n’était pas de ceux qui abandonnaient facilement. Il resta près d’une heure à la regarder. Amoureusement, tendrement, curieusement… avec irritation même. Peu lui importait la façon qu’il avait de la regarder, le plus important c’était qu’elle ressente sa présence. Il voulait qu’elle le remarque. Elle devait voir qu’il la regardait. Mais la jeune fille ne releva pas ses yeux. Seul un petit sourire innocent se dessinant sur sa bouche répondit à l’entêtement de James Potter…
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Re: [Textes] Nuit du 22 avril

Message par BellaCarlisle » 22 avr. 2017 - 22:47

Titre : Des yeux noirs
Thème : Regard
Fandom : Les animaux fantastiques
Nombre de mots : 100 mots
Personnages : Cathy
Rating : K+
À l’écoute de la Présidente qui explique la situation dans laquelle la communauté magique se trouve, Cathy sent peser sur elle un regard étranger. Elle écoute attentivement les recommandations concernant les combats contre Grindelwald, hochant la tête avec sérieux en comprenant que la réalité est pire que tout ce qu’elle a pu entendre. Lorsque la conversation se termine, la jeune femme se retourne et croise alors des yeux noirs, aussi sombres que de l’onyx. L’homme qui lui fait face dégage une aura de puissance qui l’impressionne.

- Je vous présente mon bras droit, Percival Graves. Il est votre supérieur direct.
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Re: [Textes] Nuit du 22 avril

Message par selket » 22 avr. 2017 - 22:49

Titre : Un puit de lumière
Thème (écrit ou URL de l'image) : Regard et http://img15.deviantart.net/3446/i/2010 ... 2kavr7.jpg
Fandom : HP
Nombre de mots : 138
Personnages : Lucy Weasley
Rating : TP
C’était un puit, un puit lumineux qui renforçait l’aspect étrange de la maison. Dans cette maison qu’elle avait à reconstruite elle avait aménagé un puit, une sorte de cheminée qui s’élevait vers le ciel en se terminant par une fenêtre qui lui permettait de contempler le monde.
Elle avait reconstruit sa maison à moitié sous terre et n’avait gardé de l’ancienne bâtisse que sa vieille passerelle qui donnait sur la lande et ce puit asséché qui donnait maintenant sur sa chambre. Chaque matin de son lit elle pouvait regarder le puit encore mousseux et observer le ciel à travers la vitre avant de se lever et d’allé prendre un café sur la passerelle pour continuer à regarder son petit domaine qui s’étendait sur les monts d’Arrée. Son bout du monde comme elle l’appelait affectueusement, son Finistère à elle.
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Re: [Textes] Nuit du 22 avril

Message par SunonHogwarts » 22 avr. 2017 - 22:55

Titre : L'aube sera belle (extrait)
Thème (écrit ou URL de l'image) : Image
Fandom : /
Nombre de mots : 219
Personnages : OC's
Rating : /
La lumière de la vieille ampoule clignote un instant avant de se stabiliser. Elle est blanche, plus très forte, un peu sale. Eloane lève les yeux. L'ampoule est pleine de poussière. A ses côtés, Antalya balaye la pièce du regard.

« C'est plus grand que ce à quoi je m'attendais.
- C'est la pièce principale, lui répond Alva. Les autres sont plus petites.
- C'est amplement suffisant », renchérit Anatole.

Un petit silence s'installe. Eloane laisse ses yeux s'arrêter sur les dalles humides du sol, sur la mousse qui recouvre les murs. Sur la vieille table en bois poussée dans un coin et les deux chaises empilées l'une sur l'autre. Un rayon de soleil tombe sur le vieux fauteuil défoncé. Eloane lève les yeux.

Dans le plafond, légèrement enfoncée, une lucarne laisse apercevoir un ciel bleu. Les nuages se découpent entre les quatre carreaux et leur ombre danse sur le sol.

« Ce n'est pas dangereux ? La fenêtre, demande Alaula.
- Personne ne peut la voir, répond Eos. Elle donne sur une cour désaffectée.
- On la recouvrira, propose Anatole. Par précaution. »

Eos acquiesce. Eloane est un peu déçue. Elle se voyait déjà assise sur le fauteuil abîmé, sa guitare sur les genoux, son appareil photo posé sur une petite table, à regarder l'aube se lever doucement.
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Re: [Textes] Nuit du 22 avril

Message par Tys » 22 avr. 2017 - 22:58

Titre : Espoir brisé
Thème : Regard
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 489
Personnages : Andromeda et Narcissa
Rating : tout public

Le temps avait passé, les larmes avaient coulé et les blessures étaient restées grandes ouvertes. Deux guerres avaient encore plus profondément séparé les sœurs. Pourtant, un lointain souvenir, celui d’une enfance heureuse, pouvait encore s’infiltrer dans leurs cœurs et mettre du baume sur certaines erreurs.
Les discours pompeux s’étaient enchaînés devant une foule comme jamais le parc de l’école n’en avait vu, avant de faire place à un buffet commémoratif. Cela faisait un an que la bataille de Poudlard avait mis fin au Seigneur des Ténèbres.
Consciente du rôle qu’avait joué son mari dans le conflit, Narcissa se tenait en retrait de la foule. Elle observait les sorcières et sorciers avec un masque d’indifférence, comme si elle ne souffrait pas de subir l’humiliation des perdants. Elle avait soutenu son mari, protégé son fils et en payait désormais le prix. Elle ne regrettait pourtant pas d’avoir été fidèle à sa famille.
Elle repéra bientôt celle qu’elle était venue voir. Elle avait appris pour sa nièce et le mari de celle-ci. Deux êtres qui n’auraient jamais été accepté chez les Black et les Malefoy, mais qui étaient morts en héros. Narcissa avait senti son cœur se serrer en entendant leurs noms lors de la cérémonie, en pensant à celle que cette perte blessait le plus. Elle avait même ressenti de la peine, deux ans auparavant, en apprenant que le responsable du départ d’Andromeda avait été tué.
Narcissa n’avait jamais compris l’intérêt de sa sœur pour ce né-moldu qui n’avait aucune tenue. Il n’avait même pas un physique attirant. Pourtant, il lui avait pris sa sœur et détruit sa famille.
Aujourd’hui, la benjamine des sœurs Black espérait renoué le contact. En dehors de son fils et d’un mari en prison, Andromeda était la seule famille qui lui restait. Elle était son seul véritable regret pendant toutes ces années où elle avait fait le choix de suivre les idées familiales.
Quand elle la repéra enfin parmi la foule, elle portait un petit garçon dans ses bras. Narcissa l’observa plusieurs minutes discuter avec le jeune Harry Potter, avant de faire un premier pas dans sa direction. Elle avançait lentement, comme incertaine de son objectif. A chaque pas, son cœur se serrait un peu plus d’angoisse.
Alors qu’elle n’était plus séparé que par quelques mètres d’Andromeda, cette dernière se retourna dans sa direction. Lorsque leurs yeux se rencontrèrent, Narcissa stoppa net son avancé. Elle compris, d’un simple regard, que sa sœur ne lui pardonnerait jamais. Il était trop tard pour faire machine arrière. Trop tard pour espérer un pardon, ni même un espoir de réconciliation.
Dans les yeux de la jeune grand-mère, elle compris que ce n’était pas le temps passé loin l’une de l’autre qui les séparait, mais ces êtres aimés que l’une avait perdu sans que l’autre ne bouge.
Andromeda se détourna comme si elle n’avait pas vu sa sœur, tandis que Narcissa rebroussait chemin. Il était temps de rentrer panser ses blessures.

Verrouillé

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