[Textes] Nuit du 25 mars

Les Nuits d'HPF : un thème par heure, une nuit par mois, de l'écriture à volonté !

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R_Even
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Re: [Textes] Nuit du 25 mars

Message par R_Even » 26 mars 2017 - 00:36

Titre : La corde au cou
Thème (écrit ou URL de l'image) : Douleur + image
Fandom : HP
Nombre de mots : 310
Personnages : Narcissa Black, Lucius Malefoy, Lorena Malefoy
Rating : Tout Public

De ses mains délicates, Narcissa, versa le thé.
C’est drôle comme les gestes les plus simples peuvent réveiller la douleur. Comme un petit mouvement peut vous ramener à ce que vous êtes…ou n’êtes pas.
C’est dans ce genre de moment que je me sentais le moins homme.
C’est bête, n’est-ce pas ? Etre effrayé par une théière.
Mais soyons honnête, ce n’est pas la théière qui me faisait mal. Seulement la main qui en tenait l’anse. Cette main qui n’était pas la mienne.
Je me souviens que le thé était bon. Narcissa a toujours su préparer le thé. A moins qu’elle n’ait toujours su choisir des elfes capables de préparer un bon thé. J’avoue ne pas savoir.
Mais le problème n’est pas le thé.
Le problème c’est que c’est à la maitresse de maison de servir le thé. Où à la douce jeune fille, dans le cadre d’un rendez-vous entre jeunes fiancés.
Narcissa n’aurait pas dû faire cela pour lui.
Lorena aurait dû tenir la théière. Lorena aurait dû regarder un beau jeune homme dans le fond des yeux et lui tendre sa tasse en baissant les yeux.
Mais Lorena n’existait plus.
Et ce mariage, qui scellait à jamais l’union de Lucius Malefoy et Narcissa Black était une nouvelle pierre posée sur la tombe de Lorena.
Narcissa m’a tendu la tasse et, je m’en souviens comme si c’était hier, je n’arrivais pas à détacher mon regard de nos mains et de cette différence de taille entre les deux. Les siennes étaient si fines, si douces, si féminines. Les miennes étaient masculines.
Aujourd’hui encore, il m’arrive parfois de les regarder sans comprendre. De regarder mon reflet sans comprendre.
Le mariage a fait de moi un homme que je ne suis pas. Et toute la douleur de ce non-sens est contenu dans une tasse de thé, échangée il y a des années.
Il est important de vivre dans le moment présent. Sauf si c'est un mauvais moment. Au quel cas, il est important d'avoir des cookies.

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Re: [Textes] Nuit du 25 mars

Message par WarmSmile » 26 mars 2017 - 00:37

Titre : Accident
Thème : douleur
Fandom : HP
Nombre de mots : 100
Personnages : Gabrielle et Fleur
Rating :

Concentrée sur la dégustation de sa glace, Gabrielle ignorait totalement son environnement. Lorsqu'un ballon la percuta en plein visage, elle lâcha sa glace par la surprise. La douleur se diffusa le long de son côté droit.

Sa sœur se pencha vers elle afin de vérifier que ce n'était rien. Deux enfants vinrent présenter des excuses. Gabrielle les rassura et ne laissa pas cet accident gâcher sa bonne humeur.

Après quelques heures passer à bavarder, les deux sorcières prirent le chemin du retour.

C'était une journée bien ordinaire. Mais cela avait la même valeur que des gallions pour les deux sœurs.
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Josy57
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Re: [Textes] Nuit du 25 mars

Message par Josy57 » 26 mars 2017 - 00:39

Titre : Douleur
Thème (écrit ou URL de l'image) : Douleur
Fandom : HP
Nombre de mots : 235
Personnages : Bellatrix Lestrange, Lord Voldemort
Rating : -12 ?
J’ai mal. J’ai mal et ce n’est pas la première fois. Père, Mère, j’ai été ignorée, contrôlée, punie. Blessée dans mon orgueil, tant de fois par vous. C’était pour m’apprendre et j’ai appris.
J’ai été bafoué, j’ai été trahie. J’ai perdu tant de choses auxquelles je croyais. Des choses qu’on m’a prises, Andromeda. Des choses qu’on m’a volées, Rodolphus. Que l’on m’abandonne ou qu’on m’enchaîne, c’était toujours cette même douleur qui revenait. Je la connais si bien.
Maintenant, si vous saviez comme elle glisse sur moi, la douleur, comme elle me nimbe de son halo sans me pénétrer. Il n’y a plus de place, chaque fibre en est déjà imprégnée. Du mal on m’en a fait, je rendrai la faveur. Si je ne peux pas tout avoir, je saurai tout briser. Si je ne courbe plus l’échine, je n’ai jamais cessé de hurler.
On m’a menti et tourmentée, on m’a dérobé tous mes rêves, on a voulu me priver de liberté. Mais je ne reçois d’ordres de personne, personne à part lui. Il sait tout de mes ombres. Il les a parcourues de ses mains habiles et impitoyables. Il connait mes blessures, il les a caressées, écorchées de son sourire carnassier. Lui me voit telle que je suis, lui peut me blesser. Et de toutes les souffrances, avec celle-ci, aucune ne peut rivaliser. De toutes les douleurs, la plus cruelle est celle que j’ai choisie.
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Re: [Textes] Nuit du 25 mars

Message par Seonne » 26 mars 2017 - 00:40

Titre : L'heure du thé
Thème : Douleur, image
Fandom : HP
Nombre de mots : 1188
Personnages : Narcissa Malefoy, Bellatrix & Andromeda
Rating : Tout Public
L'heure du thé. Narcissa l'avait autant chérie que haïe, au cours de sa vie. Mais désormais, elle faisait simplement partie d'elle. Seule ou avec quelqu'un d'autre, on la trouvait toujours, aux alentours de cinq heures, assise sur la grande terrasse. Sous le parasol les jours où le soleil tapait trop fort, à l'abri sous une véranda dépliable les jours de pluie, emmitouflée en plein hiver. Jamais elle n'y dérogeait. Comme une tradition, l'heure du thé était ancrée en elle. Inscrite en elle même, une véritable partie de sa vie.

Ce jour-là, elle était seule. Assise, sa tasse fleurie en main. Le service faisait vieilli - elle l'avait hérité de sa mère. Et bien qu'elle apporte usuellement beaucoup d'importance à ses objets, à paraître bien, elle affectionnait ce service, et savait que jamais elle ne s'en séparerait. Trop de souvenirs y étaient rattachés, bon comme mauvais. Et chaque fois que l'Elfe l'utilisait, elle se sentait emprise d'un sentiment de nostalgie. Quelle ironie qu'il l'ait utilisé, ce jour-là.

Des gouttes tombaient sur la tasse de porcelaine, manquant d'altérer le thé. Était-ce la pluie ? Ou simplement les larmes qui coulaient de ses yeux sans qu'elle ne les contrôle, sans même qu'elle ne s'en rendre réellement compte ? Elle n'aurait su le dire. Elle n'y prêtait, de toute façon, pas la moindre attention. Ses pensées étaient bien loin de la vaisselle vieillie et élégante, du plateau d'argent orné de serpents, du thé brûlant et de la terrasse de pierre blanche. Elle ne sentait pas la pluie qui mouillait en de grosses gouttes son manteau noir, ni les pleurs qui inondaient ses joues roses. Son esprit était perdu, entre souvenirs et réalités, noyé dans sa peine. Il n'y avait que les ombres du passé, et la douleur du présent.

Une tape sur sa main. "Tiens-toi plus droite, Narcissa !", assène une voix aiguë, mécontente et hautaine. La petite fille se redresse dans sa robe blanche, et baisse les yeux vers ses cuisses, honteuse. Elle déteste se faire réprimander. Sa lèvre inférieure tremblote, et elle repose la tasse à fleurs de peur que ses mains ne s'y mettent aussi. Maman râlerait encore plus fort si jamais elle tâchait sa robe. Et elle ne veut pas que Maman râle. Pas contre elle. Elle lui fait peur.

Une main se pose discrètement sur son genou, passant sous la table pour que Maman ne l’aperçoive pas. Narcissa relève la tête et pose son regard qui commence à s'emplir de larmes sur Andromeda, qui lui sourit. Comme pour lui dire que tout va bien, que ce n'est rien. Sa grande sœur la rassure. Alors elle ravale ses pleurs et se redresse encore un peu plus. Maman n'est pas méchante. Elle veut juste que ses filles honorent leur rang. Et elle a raison. Narcissa sourit à son tour. Le soleil brûle sa peau de porcelaine, mais elle est heureuse.

Il pleut. L'ambiance, comme le ciel chargé de nuages d'orage, est lourde et pesante. Narcissa boit lentement, et le thé lui brûle la gorge. Elle n'ose pas dire le moindre mot, et se concentre pour empêcher sa main de trembler. Elle ne doit pas paraître faible. Elle ne doit pas montrer que cela l'affecte. Après tout, ce n'est pas de sa faute, si sa sœur se comporte comme une imbécile. Répondre ainsi à ses parents, sortir ainsi en claquant la porte... Son comportement est indécent. Andromeda lui fait peur. Elle ne comprend pas ce qui met sa sœur dans un état pareil. Et elle a l'impression que, chaque jour, un fossé un peu plus profond les sépare. Et cela l'effraie.

Mais elle est rentrée. Elle rentre toujours. A l'heure du thé. Et, toutes les trois face à Maman, elles boivent paisiblement leur thé. Narcissa tente de rester neutre, d'ignorer les regards noir que Bellatrix lance à Andromeda alors que Maman les toise de son regard méprisant. Elle aimerait revenir en arrière. Elle a peur de se qui se passe, et elle commence à peine à en comprendre l'ampleur. Et quand Meda repose sa tasse aux fleurs colorés sur la soucoupe, le bruit sec et froid la fait sursauter. Comme si elle sentait quelque chose se casser en elle même. Car Narcissa le sait, les crises de colère de son aînée ne sont pas anodines. Et quelque chose est en train de se briser entre elles.

L'orage gronde et cette fois, Narcissa laisse couler en silence ses larmes. Maman et Bella ne font pas de remarques. Elles l'ignorent. Le silence est froid et chargé de peine, et de colère. Elle retient ses sanglots - il ne faudrait pas exagérer, tout de même. Ses poings sont crispés sur ses genoux. Elle n'a pas touché un seul instant à sa tasse, et elle attend avec appréhension le moment où Maman la grondera, car son thé va refroidir si elle ne boit pas. Mais elle n'a pas soif. Elle n'a pas faim. Elle n'a envie de rien. Et, de toutes façons, ses mains tremblent trop pour qu'elle arrive à soulever la tasse au décor craquelé sans en renverser partout sur sa robe.

Narcissa a mal. Elle souffre comme elle n'a jamais souffert. Andromeda est partie. Et, cette fois-ci, elle sait qu'elle ne reviendra pas. Et cela la blesse, la fait souffrir plus qu'elle ne l'aurait imaginé. Elle tente de ravaler ses larmes, mais elle ne peut stopper le torrent qui ruine son visage. Alors elle abandonne le combat et se laisse aller à ses pleurs. Maman la réprimandera peut-être, mais cela lui est égal. De toute manière, sa peine est si grande qu'elle ne pense pas pouvoir en pâtir davantage.

Et d'autres souvenirs se succédèrent. Son premier thé avec Lucius, le premier en couleur, le premier thé heureux après le départ d'Andromeda. Le dernier en compagnie de Bellatrix avant qu'elle ne quitte la maison. Le premier sur cette terrasse, le premier pendant lequel Drago se trouvait sur ses genoux.

Le dernier en compagnie de sa mère. Elle qui, toute sa vie, les avait forcé à célébrer cette tradition. Cela faisait cinq ans, le jour-même, qu'elle était décédée. Narcissa se dit qu'elle était probablement la seule, désormais, à toujours honorer ce rituel. La demi-heure sonna, la ramenant tristement dans la réalité. Bellatrix ne prenait sûrement pas de thé, en ce moment même, enfermée entre les quatre murs gris d'une cellule atroce. Et Andromeda avait très probablement délaissé la coutume lorsqu'elle avait quitté la maison. Pourtant, elle, ne pouvait pas s'en empêcher. Comme l'écho du lointain passé durant lequel elle avait été, parfois, heureuse. Abandonner l'heure du thé, c'était abandonner les moments de bonheur. C'était abandonner la complicité de trois sœurs qui s'étaient aimées, et soutenues envers et contre tout, avant de se déchirer. Qui s'étaient serré les coudes durant ces longues heures passées à prendre le thé sous le regard impassible et exigent de leur mère. Ces longues heures d'ennui, de calvaire, entrecoupées de tous les doux moments de complicité.

Et Narcissa était simplement incapable de tirer un trait sur tout cela. Ces années de bonheur. L'heure du thé. En réalité, elle n'avait pas vraiment changé. Elle était toujours savoureuse, mais teintée de peine.
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BellaCarlisle
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Re: [Textes] Nuit du 25 mars

Message par BellaCarlisle » 26 mars 2017 - 00:47

Titre : Triste nouvelle
Thème : Douleur
Fandom : Les animaux fantastiques
Nombre de mots : 497
Personnages : Cathy (OC)
Rating : Tout public
Tombant de ses mains, la tasse se brise, répandant son contenu brûlant sur le vieux parquet en bois. Cathy fixe sa collègue avec un air hagard, portant une main à sa poitrine où son cœur s’affole, comme un oiseau pris au piège. Elle veut s’éloigner, mettre de la distance entre elle et cette terrible nouvelle qu’elle vient juste d’apprendre. Peinant à ne pas trembler, elle jette un sortilège de nettoyage sur les débris de porcelaine avant de se composer un visage calme. D’un ton qu’elle souhaite ferme, Cathy demande à être seule, refermant la porte de sa maison après le départ de sa collègue. À cet instant seulement, la rousse laisse ses sentiments prendre le dessus, sentant les larmes couler sur ses joues.

Elle avance d’un pas vacillant, plongée dans des sanglots qu’elle ne maîtrise pas. Sa respiration est difficile, ses pleurs bloquent l’arrivée d’air dans ses poumons. Cathy voudrait s’écrouler, ne plus appartenir à ce monde qui n’est que douleur. Une partie de son esprit se rebelle, lui dit de ne pas y croire, de retourner au MACUSA pour vérifier d’elle-même qu’elle n’a pas été trompée. Mais elle sait bien qu’un Auror n’aurait pas effectué le déplacement pour rien et son cœur se serre plus encore.

La rage finit par prendre le dessus, la rouquine a un geste de colère qui balaye les quelques photos en noir et blanc qui décorent sa cheminée. Un nom vient hanter ses pensées, s’installant en elle comme un poison qui alimente le début d’une vengeance. Grindelwald est un meurtrier et il devra payer pour ce qu’il a fait. Cathy se moque bien de savoir qu’il a été arrêté par les Aurors, que Newt Scamander a apporté son aide. Tout ce qu’elle souhaite, c’est lui faire ressentir la douleur qui la broie.

« Percival est mort. »

Il n’y a eu que trois mots mais ils ont été suffisants pour elle, pour la détruire de l’intérieur. Ses rêves d’avenir n’ont plus de raison d’exister, celui avec qui elle voulait les construire a été tué.

« Celui que nous avons côtoyé ces derniers mois était en réalité Gellert Grindelwald. »

C’est une explication au comportement légèrement déroutant de Percival, ses absences de certains souvenirs communs. Cathy a cru à un surmenage alors qu’en vérité, elle a partagé le quotidien du Mage Noir qu’ils cherchaient depuis si longtemps. Elle est dégoûtée de savoir qu’elle s’est mise à nue devant cet homme, qu’elle a accepté ses gestes d’amour alors qu’ils n’étaient sûrement pas sincères.

« Percival est mort. »

Un inconnu. Un collègue. Un ami. Un amant. Il a été tout à la fois pour elle, il lui a fait renouer avec l’espoir de construire un monde meilleur.

« Percival est mort. »

Cathy n’a pas pu lui dire adieu et elle en souffre, terrible douleur qui ne l’épargne pas. Percival a changé son monde mais il n’est plus là pour s’en rendre compte.

Percival est mort, Cathy pleure et la douleur est victorieuse.
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Berserkr
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Re: [Textes] Nuit du 25 mars

Message par Berserkr » 26 mars 2017 - 01:03

Titre : Fugue
Thème : Douleur
Nombre de mots : 511
Personnages : Jamie (Les Renégats) ( OC)
Fandom : HP
Rating - 16

Jamie fuit le manoir en pleurant, sa mère l’a encore insultée. Et frappée. Les insultes, elle s’y est faite sans problèmes. Les coups, jamais. Surtout que le dernier l’avait envoyé valser contre un mur, situé deux mètres plus loin. (Littéralement valser)

La petite ville moldue est calme, silencieuse. Il y a quelques voitures qui passent de temps à autres, mais le calme et la nuit apaise la jeune fille. Tout comme la pluie. Si seulement elle avait développé des pouvoirs de sorcière. Elle serait probablement à l’institut de Salem ou à Ilvermony, à l’heure actuelle. Mais le destin en avait décidé autrement. Elle n’était pourtant pas cracmolle, et elle avait quelques capacités bien à elle. Mais c’était tout comme. Et sa vampire supérieure de mère regrettait depuis longtemps sa venue maintenant. Et elle rappelle chaque jour à sa fille qu’elle est une erreur. Elle qui était sensé devenir une arme, au service de sa génitrice. Les vampires vivaient très longtemps et ne pouvait enfanter que très peu, et seulement avec un être humain, l’instinct maternelle était quelque chose de complètement détraqué, chez Laura O’Donnell.

Dans une flaque d’eau, Jamie aperçoit alors le reflet d’une jeune fille de seize ans au teint pâle et aux cernes creusées. Le sien Son visage est entouré de cheveux courts et noirs, Du sang coule de ses lèvres. Elle fait pâle figure.

- Hé tu vas être mouillé, je te prend dans ma voiture ?

Le moldu dans la voiture n’a pas l’air dangereux, Jamie lit dans son âme et l’âme ne ment pas. Elle ne risque de toute façon pas grand-chose. À vrai dire c’est souvent elle qui attaque la première, quand les choses tournent mal.

Le voyage se passe tout d’abord en silence, puis l’adolescent lance la conversation.

- Laisse-moi deviner, t’as fugué ?

- ça se voit tant que ça ? réplique-t-elle en montrant ses blessures

- Ouais bon pas de questions, j’ai compris. T’as qu’à dormir chez moi pour la nuit, si tu le veux. Mes parents sont partis pour la semaine.

- Je ne sais pas si j’ai vraiment envie de recevoir l’invitation d’un inconnu, persifle Jamie en souriant légèrement.

- Mes excuses, moi c’est Arthur.

- Jamie.

- Alors, c’est d’accord ? T’auras qu’à squatter le lit de ma sœur. Elle est à la fac.

- Très bien. Merci, je suppose.

Elle en a pourtant décidé autrement. Sitôt la voiture de Arthur garée, la jeune fille prend la main du moldu et le suit jusqu’à sa maison. Elle n’attend pas qu’ils soit dans la chambre de l’adolescent pour s’accrocher à lui et commencer à l’embrasser. Arthur a l’air un peu gêné par le sang mais il s’y fait répond au baiser avec fougue

Les demis-vampires n’ont pas besoin de sang pour vivre. Mais parfois l’instinct du prédateur prend le dessus et ils peuvent sortir les crocs. C’est également un bon moyen d’apaiser sa colère et sa douleur.

Mais ce soir, elle a décidé de les apaiser d’une manière plus douce, et pour une fois sa victime allait être ravie.
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Seonne
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Re: [Textes] Nuit du 25 mars

Message par Seonne » 26 mars 2017 - 01:15

Titre : Quelques notes de musique
Thème : Image
Fandom : HP
Nombre de mots : 360
Personnages : Dean Thomas, Luna Lovegood
Rating : Tout Public
Ce n'était pas grand chose. Juste quelques notes de musique tracées dans le sable humible. Dean n'était pas musicien, il n'avait jamais su jouer de quoi que ce soit. Son art, à lui, c'était le dessin. Son instrument, ses crayons. Et sa partition, ces derniers temps, c'était elle. Luna.

Du bout du pied, ils avaient sculpté les rondes et les croches, hésitants, sans réellement savoir l'un ou l'autre ce que cela pouvait bien signifier. Ils n'étaient pas musiciens, n'avaient jamais fait de solfège. De petits ronds plein, des longues tiges, des crochets. Tout cela ne représentait à ses yeux que quelques arabesques artistiques. C'était joli. Il n'avait pas besoin de plus que cela.

Mais Luna apportait toujours plus que ce dont il avait besoin. Elle l'emplissait de bonheur davantage qu'il n'aurait pu le désirer.

Elle se pencha, s'agenouilla, mouilla le bas de son pantalon sur lequel se collèrent les grains de sable. Elle déposa ses mains et, sans osciller, tassa le sable pour former encore quelques courbes. Une spirale, un trait qui remontait, une boucle, une ligne qui redescendait et enfin une petite courbe. Dean ne s'y connaissait pas, mais savait reconnaître une clef de sol.

— Pourquoi ? demanda-t-il presque malgré lui, doucement.

Elle se releva lentement, épousseta son jean, et se tourna vers lui, affichant un tendre sourire. Il sentit son cœur fondre. Ce visage heureux valait tous les mots, toutes les réponses du monde. Cette étrange chaleur prit naissance au creux de son estomac, et il se sentit mieux encore. Il était heureux, pour la première fois depuis des mois. Chaque instant qu'il passait avec elle était un délice. Sa douce folie le tirait de moments difficiles qu'il avait dû passer et des morts qui étaient tombés sous ses yeux.

— Si quelqu'un passe par ici, il pourra lire la partition, comme ça. Pour nous ça ne veut rien dire, mais peut-être que cela fera le bonheur de quelqu'un. Sinon, la mer pourra emporter cette mélodie quand la marée remontera.

Oui, Luna était souvent bizarre, et un peu folle. Mais elle répandait tant de bonheur autour d'elle, que cela lui donnait presque envie de pleurer. Elle rayonnait.
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Re: [Textes] Nuit du 25 mars

Message par Josy57 » 26 mars 2017 - 01:24

Titre : Dans les étoiles
Thème (écrit ou URL de l'image) : Astrologie
Fandom : HP
Nombre de mots : 468
Personnages : Luna Lovegood et Neville Londubat
Rating : Tout public
- Tu sais, Luna, parfois, j’ai l’impression que je ne sers à rien.
La jeune fille se retourna vers Neville avec de grands yeux surpris. Ils étaient tous les deux assis sur le sol en haut de la tour d’astronomie. Il travaillait sur une rédaction pendant qu’elle lisait un livre. Ils avaient à peine parlé depuis qu’ils étaient montés là.
- Bien sûr que tu sers à quelque chose, Neville, dit Luna de sa voix douce et presque désincarnée.
- Mais à quoi ? Qu’est-ce qui serait différent si je n’étais pas là ?
- Tout serait différent si tu n’étais pas là.
Elle avait la tête dans son livre, dans les nuages, comme d’habitude. De temps en temps, il se demandait si elle l’écoutait vraiment.
- Je ne suis pas aussi spécial qu’Harry, aussi drôle que Ron, aussi intelligent qu’Hermione, aussi courageux que Ginny ou aussi… magique que toi.
Luna leva le nez de son ouvrage et lui jeta un bref coup d’œil avec un air un peu désolé.
- Tu es toutes ces choses, Neville. Moi je te trouve très courageux, répondit-elle en tournant ses yeux vers le ciel.
L’après-midi touchait à sa fin, l’ombre rose qui s’élevait au-dessus du lac et le faisait scintillait de sa lumière rasante disparaitrait bientôt et il leur faudrait regagner leurs salles communes respectives. Déjà, tout là-haut, une ou deux étoiles pâles apparaissaient.
Neville lui, regardait Luna, essayant de décider si elle se moquait de lui ou si elle essayait seulement d’être gentille. Mais son front était pur, son regard innocent, sans l’ombre d’une arrière-pensée.
Toujours sans le regarder et d’un air presque distrait, elle poursuivit :
- Oui, Neville, moi je te trouve très courageux. Quand j’ai perdu maman, ça a été très dur et sans mon père je ne m’en serais jamais remise. Enfin… je ne m’en suis jamais vraiment remise, mais je n’aurais pas pu continuer, tu vois ? Je sais ce que c’est d’avoir mal et de se sentir seul. Et c’est très dur de se sentir proche des autres, de ceux qui ne savent pas. Mais toi, Neville, tu es toujours là, toujours gentil, toujours prêt à aider tout le monde. Pour le moment, peut-être qu’ils ne s’en rendent pas compte, peut-être que toi non plus tu ne te rends pas compte, mais tu feras de grandes choses, je le sais. C’est normal d’avoir peur quelques fois.
Neville resta silencieux, un nœud dans la gorge. Luna ramassa son livre et vint s’asseoir près de lui.
- Tu veux savoir comment est-ce que je le sais ?
Elle prit une de ses mains et leva l’autre vers le ciel.
- Regarde, c’est écrit dans les étoiles. Et puis, dit-elle en le regardant et en pressant son index au milieu de sa poitrine, c’est écrit là aussi.
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Re: [Textes] Nuit du 25 mars

Message par R_Even » 26 mars 2017 - 01:31

Titre : La sirène sous le sable
Thème (écrit ou URL de l'image) : Astrologie + image
Fandom : Original
Nombre de mots : 298
Personnages : Jonas, Henk, Maëline, Neha, Andrea
Rating : Tout public


Andrea pesta : pourquoi ce fichu télescope ne voulait-il pas marcher ? La lune rouge qui baignait les alentours d’une lueur cuivrée y était pour quelque chose dans leur malheur, il en était certain. Mais s’il arrivait à faire marcher ce télescope, il pourrait peut-être obtenir des indices et les sortir de là.
Enfin, sortir de là ceux qui étaient toujours en vie.
Alors qu’il tentait pour la énième fois de régler la lentille, un son terrifiant retentit.
C’était une mélopée qu’il ne voulait pas écouter. Une mélopée maudite, maléfique. Un chant terrible qui l’appelait, exigeant qu’il se détourne de la lune et de ses secrets.
Un bruit, comme un glissement rapide, lui indiqua que quelque chose rampait sur le sable. Quelque chose qui se déplaçait quand un serpent. Quelque chose qui chantait.
La voix s’amplifia et Andrea se sentit basculer vers l’avant. Il se rattrapa à la dernière seconde et tourna la tête pour apercevoir le monstre.
Mais derrière lui, il n’y avait rien.
Rien que le sable et ses amis qui lui faisaient des signes au loin.
Et sur le sable, des notes de musique en relief…

Prenant son courage à deux mains, il se redressa et colla une nouvelle fois ses yeux contre la lentille et… miracle !
Sur la lune était gravé comme un étrange schéma, un ensemble de runes semblable à celles qui bordaient le tableau qui les avaient plongés dans ce lieu maudit.
Il avait trouvé la solution !
Fou de joie, il se retourna et se mit à courir vers les autres, écrasant au passage la clé de sol tracée sur le sable.
Effrayé, le serpent qui sommeillait sous le sable frappa. Une fois. Deux fois. Trois fois.

Au loin, les autres affichaient des airs horrifiés.
Et bientôt tout fut noir…
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BellaCarlisle
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Re: [Textes] Nuit du 25 mars

Message par BellaCarlisle » 26 mars 2017 - 01:44

Titre : D’eau et de calme
Thème : Astrologie
Fandom : Les animaux fantastiques
Nombre de mots : 680
Personnages : Cathy (OC)/Percival
Rating : Tout public
L’astrologie ne lui plaît pas, apparaissant à ses yeux comme étant une science inexacte et totalement inutile. L’astronomie a ses faveurs, les planètes sont pour elle des repères symboliques dans lesquels se perdre, en imaginant l’immensité de l’univers qui se développe derrière. Pour Cathy, discuter autour de probabilités ridicules n’est guère productif et le climat tendu qui règne dans la Communauté sorcière devrait en dissuader plus d’un de s’intéresser à de telles sornettes. L’une de ses collègues a tenté de lui faire changer d’avis en associant des signes divers pour lui annoncer un bouleversement radical dans son existence. La rouquine a simplement haussé les épaules avant de se mettre au travail.

Retrouver un Mage Noir n’est pas une mince affaire, les témoignages sont difficilement interprétables à cause de la peur permanente des sorciers. Certains prétendent voir des ennemis dans des flaques d’eau, au sommet des arbres ou cachés dans les ombres. La crainte est une arme que leurs adversaires peuvent tourner à leur avantage et le but de Cathy est de faire éclater la vérité. Elle comprend le comportement de parents effrayés à l’idée de perdre leurs enfants, d’adolescents qui ne maîtrisent pas encore leur magie et qui sont terrifiés par le monde qui les entoure. Elle-même ressent parfois cette peur infondée au creux de son ventre, cette sensation terrible d’être épiée par le mal en personne. Pourtant, elle fait son travail correctement, sans faiblir.

Les premières gouttes de pluie lui tirent un soupir agacé. Elle n’a pas pensé à prendre son parapluie, pressée de partir travailler après s’être levée en retard. L’eau qui ruisselle dans ses cheveux, sur son visage et ses vêtements ne la dérangent pas, c’est plutôt l’éclair soudain qui la surprend. Lorsque le tonnerre se met à gronder, elle envisage de rentrer se mettre au sec et de reprendre ses recherches plus tard. Sauf que le remord prend le dessus, parce que ses collègues et elle-même veulent débusquer le Mage Noir qui terrifie toute la Communauté des sorciers depuis plusieurs mois. Abandonner même quelques heures lui donnera l’impression de ne pas faire son devoir.

D’un pas rapide, Cathy rejoint un abri de fortune, composé d’un arbre dont les feuilles gisent à terre pour la plupart. Ce n’est pas ce qu’il y a de mieux pour se protéger de la pluie, encore moins d’un orage, mais c’est tout ce qu’elle voit dans les environs. La rouquine résiste à la tentation de sortir sa baguette magique pour invoquer de quoi se réchauffer, sachant pertinemment que la magie ne résout pas tous les problèmes. Les moldus se débrouillent bien sans pouvoir et elle est capable d’en faire autant.

- On ne vous a jamais dit qu’il ne fallait pas rester sous un arbre quand il y a de l’orage ?

La voix familière attire immédiatement l’attention de Cathy. L’un de ses collègues Aurors, Percival Graves, se tient à quelques mètres, aussi trempé qu’elle, les mains dans les poches.

- Même ici, vous trouvez encore le moyen de me faire des reproches.
- Ce n’était qu’une constatation, répond le sorcier sur un ton neutre. Nous manquons cruellement d’effectifs et ce serait dommage de devoir recruter un Auror en catastrophe.

La rousse lève les yeux au ciel mais se décide à sortir de son abri, rejoignant son collègue.

- Des nouvelles de Grindelwald ? demande la jeune femme.
- Rien de bien nouveau, grimace Percival. Encore des témoignages incomplets ou des fous furieux qui se font passer pour lui.

Le silence accueille sa déclaration tandis qu’ils avancent tranquillement, l’un à côté de l’autre. Ils ne veulent pas briser ce calme agréable qui les entoure, conscients que cet instant ne durera pas éternellement. Quand ils parviennent au MACUSA, ils se saluent puis prennent le chemin de leurs bureaux respectifs. Cathy se retourne pour observer Percival, le cœur aussi léger qu’une plume. En essayant de se concentrer sur ses rapports, la sorcière doit bien admettre que le visage de son collègue a pris la place de ses pensées. Distraitement, elle se demande si c’est ce fameux bouleversement annoncé par l’experte en astrologie.
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Berserkr
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Re: [Textes] Nuit du 25 mars

Message par Berserkr » 26 mars 2017 - 01:48

Titre : La petite Lola
Theme : Astrologie
Nombre de mots :
Personnages : Lola Winfield (Les Renégats) ( OC)
Fandom : HP
Rating Aucun


Lola observait sa maman travailler. Elle l’admirait, tout comme son père d’ailleurs. Ils étaient intelligents, ses parents. Avant sa naissance, ils travaillaient tous les deux au département des Étrangetés, ou quelque chose comme ça. Puis il y avait eu la guerre, et son père et sa mère avaient dû se cacher, à cause de l’importance de leur recherche. Jusqu’à très récemment, la petite sorcière n’avait jamais su en quoi leurs travaux consistaient. Puis il y avait eu la naissance de Tulipe, et Lola, très futée elle aussi, avait tout compris du haut de ses sept ans.

- Tu travailles encore sur l’astrologie, Maman ?

- De l’astronomie, Lola, de l’astronomie, corrigea Mattie Winfield, avec un grand sourire. Et c’est plus un passe-temps que du vrai travail, tu le sais bien

- Ah oui, c’est vrai, je suis bête.

- Arrête donc de dire ça. Tu es très très loin d’être bête. Tiens, tu vois les dessins sur cette carte ? Ce sont des constellations. Et les constellations, c’est quoi ?

- Un ensemble d’étoiles ? Hésita la petite

- Tout à fait. Tu vas essayer de repérer dans l’espace, celles du Scorpion et du Centaure. Et Andromède, tiens, temps qu’on y est.

Lola passa toute la soirée à observer les étoiles d’un air émerveillé, sous l’œil rieur de sa mère. Au point d’oublier ce pourquoi elle avait dérangé sa mère dans son travail. Mais elle s’en rappela, alors qu’elle cherchait la constellation du Lion.

- Au fait maman ! Je viens de me rappeler de ce que je voulais te dire.

- Ah ? Et qu’est-ce donc ?

- Bah …

- Arrête d’hésiter Lola, et ne dis pas «  Bah … », ça fait très malpoli venant de la bouche d’une petite fille sage.

- Oui maman, c’était juste pour te dire, que Tulipe a mangé Pantoufle.

- Quoi ?!

Pantoufle était le chat de la famille. Un vieux matou vraiment très paresseux, même pour un chat. Quant à Tulipe …

Il s’agissait du tyrannosaure « domestiqué » de la famille. Oui un tyrannosaure.

Mattie passa la main sur son visage. Ils avaient ramené Tulipe lors de la seconde expédition temporelle qu’ils avaient entrepris, elle et son époux. Le projet était prometteur et presque au point, il leur faudrait seulement quelques années de recherche en plus, pour qu’un voyage temporel demeure désormais sans conséquence sur le présent et le futur.

Ils en avaient profité pour prendre un œuf de dinosaure et l’étudier. Le seul problème, c’est qu’ils avaient pris un œuf de T-Rex sans faire attention. Tulipe était née, trois mois plus tard et avait reconnu leur petite Lola comme sa maman attitrée. Et leur crevette prenait la tâche très au sérieux. D’ailleurs, Tulipe lui obéissait comme au doigt et à l’œil. Il fallait seulement la cacher aux yeux de tout le monde.

Mr Scamander, un très vieux et célèbre sorcier du voisinage qui avait tenu à observer Tulipe, avait dit que sa petite avait sans nul doute un don magique très rare, appelé sommairement le dressage. Don qui permettait à Lola de dompter son dinosaure, uniquement à la voix. Et visiblement ça marchait, Tulipe n’avait jamais attaqué qui que ce soit dans la famille.

Hormis le chat évidemment...
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Catie
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Re: [Textes] Nuit du 25 mars

Message par Catie » 26 mars 2017 - 01:53

Titre : /
Thème (écrit ou URL de l'image) : Image notes de musique
Fandom : HP
Nombre de mots : 980
Personnages : Scorpius, Louis, Albus, Dominique
Rating : /
Après le repas, ils se sont tous éparpillés sur la plage. Les uns courant entre les dunes de sable chaud, les autres se lançant au-devant des vagues glacées. La nouvelle génération, insouciante et libre. C’est ce que lui dit souvent son père, lors des rares moments où il évoque la guerre. Qu’ils ont de la chance de ne pas avoir connu les années de terreur. Scorpius n’est pas totalement d’accord. Peut-être qu’ils n’ont connu ni la mort, ni la torture, ni la peur au quotidien. Mais ils ont cette pression qui les oppresse, ce poids sur les épaules.

Le poids de leurs noms. Et c’est bien plus dur d’être un Malefoy qu’un Potter ou un Weasley. Personne ne pourra contredire ça.

— Encore en train de ruminer ?

Il sourit faiblement à Albus, qui se laisse tomber à ses côtés. Son ami se met à jouer avec une poignée de sable, laissant filer les grains entre ses doigts écartés. Son regard semble se perdre à l’horizon, bien loin de Lucy qui tourbillonne au milieu des vagues, sa robe mouillée collée à sa peau, ou de Roxanne qui tente de couler James à grand renforts de cris amusés.

— Ma mère voulait savoir pourquoi est-ce que tu ne te mêles jamais aux autres. Elle a peur que tu ne te sentes pas à l’aise avec nous.

Il tente de prendre une voix absente, mais Scorpius sent la tension dans son ton. Il soupire et arrache son regard du profil maussade d’Albus, mal à l’aise.

— C’est pas ça, marmonne-t-il, gêné. Je m’entends bien avec la plupart de tes cousins. C’est juste que…

Sa voix s’éteint, ses mots se perdent dans le vent. Il n’arrive pas à mettre réellement des mots sur ce qu’il ressent.

— T’as l’impression que tu ne pourras jamais vraiment t’intégrer, pas vrai ?
— Je ne fais pas partie de votre famille.
— Pas de manière officielle.

Scorpius se retourne vers lui, surpris par l’amertume de sa voix. Il voit le poing d’Albus se serrer, tandis que les doigts de son autre main s’enfoncent dans le sable. Son regard ne bouge pas, il fixe toujours l’horizon. Le soleil le frappe de profil, soulignant la ligne dur de sa mâchoire et ses sourcils froncés.

— Qu’est-ce que…
— Scorp’ ! Scorp’, viens voir ça !

Louis l’appelle au loin en agitant les bras. Malgré la distance, il peut voir son excitation d’ici et ça le fait sourire bien malgré lui.

— Tu viens ?

Albus reste silencieux quelques instants, une certaine frustration peinte sur le visage. Scorpius se lève et frotte son jean pour ôter les grains de sable. Il fait comme s’il ne sentait pas le léger malaise qui régnait entre eux.

— J’arrive, finit par dire Albus. Pars devant.

Scorpius ne se fait pas prier et descend la plage en pente douce jusqu’au bord de mer où se trouve Louis. Il sent son cœur s’alléger face au sourire heureux du rouquin, qui lui attrape la main aussitôt qu’il se trouve à portée.

— Scorp’, regarde ce qu’a réussi à faire Dom.

La sœur aînée de Louis se redresse, les genoux pleins de sable. Ses boucles rousses emmêlées par le vent cachaient par intermittence ses yeux rieurs. Elle avait tracé quelques notes de musique dans le sable mouillé. Plus que des notes isolées, une véritable partition. A deux doigts de disparaître à chaque vague.

Et elle se mit à chantonner, en suivant le rythme d’une note à l’autre, dansant avec légèreté, ses pieds nus touchant à peine le sol.

« Au creux des vagues ou au coin d’une dune,
Les deux amants fuient leur infortune. »


Ses paroles se perdent parfois dans le vent marin et le fracas des vagues. Mais elle continue de chanter le même refrain, d’une voix mélodieuse qui ne peut que mettre du baume au cœur.

Alors quand Louis glisse sa main dans la sienne, Scorpius se laisse entraîner et se met à tourbillonner avec lui, même s’il déteste se donner en spectacle. A cet instant il oublie tout. Son sentiment de ne pas être à sa place parmi la bande des Potter-Weasley. Le malaise passager entre Albus et lui. Il ne pense plus qu’à la voix de Dominique, il ne voit plus que les yeux bleus verts de Louis, il ne sent plus que ses mains sur ses hanches et le sable chaud sous ses pieds. Et ils rient, ils rient, jusqu’à en avoir mal à la gorge.

Jusqu’à ce qu’ils s’emmêlent les pinceaux et tombent tous les deux l’un sur l’autre, effaçant certaines notes. Une vague plus puissante que les autres achèvent leur travail et balayent le travail minutieux de Dominique. Mais celle-ci ne fait que crier lorsque l’eau froide lui fouette les mollets.

— Tu vois que tu peux t’amuser en venant ici, lui fait remarquer Louis d’un ton malicieux.

Il l’aide à se relever et il l’embrasse, brièvement mais avec passion. Il sait que Scorpius n’est pas un adepte des démonstrations publiques d’affection.

— Dommage que personne n’ait été là pour vous prendre en photo, raille la voix sarcastique d’Albus. Vous aviez l’air de trois possédés.

Lorsque Scorpius regarde son ami, il n’y a plus aucune trace de frustration dans ses yeux. Ni de colère. Et ça le soulage. Il a dû tout imaginer, tout à l’heure.

— Le premier qui arrive à mettre Albus à l’eau peut demander à l’autre tout ce qu’il veut cette nuit, lui glisse Louis d’un ton mutin.

Avant qu’il n’ait pu réagir, il se lance sur son cousin, qui, pas dupé pour un sou par son air innocent, détale sans demander son reste. Scorpius n’hésite qu’un instant avant de se lancer à leur poursuite. Hors de question de laisser Louis gagner.

Et alors qu’il court, il se dit que peut-être, un jour, il se sentira légitime ici. Qu’il n’a pas volé sa place mais qu’il l’a méritée. Et qu’il fera vraiment partie de la famille.
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BellaCarlisle
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Re: [Textes] Nuit du 25 mars

Message par BellaCarlisle » 26 mars 2017 - 02:42

Titre : Derrière les apparences
Thème : Écureuil + image
Fandom : Les animaux fantastiques
Nombre de mots : 694
Personnages : Cathy (OC)/Percival
Rating : Tout public
Les branches des arbres giflent son visage alors que Cathy avance petit à petit, se frayant un chemin à l’aveuglette. Un cas de magie noire très puissante a été signalé au MACUSA quelques heures plus tôt et la voilà partie à la recherche d’un possible dissident, en compagnie de son collègue Percival qui préfère la solitude aux binômes. Non contente d’être envoyée dans un coin perdu de forêt où la végétation est si dense qu’elle prend la place sur l’homme, la rouquine a découvert avec surprise que des créatures étranges s’y trouvent. Elle a déjà eu l’occasion de voir des insectes si gros qu’ils lui ont fait peur et elle redoute un peu ce qui l’attend au bout du chemin. Plongée dans ses réflexions, elle ne fait pas attention au regard curieux qui la suit, sursautant en entendant du bruit derrière elle. Levant sa baguette dans un pur instinct de protection, elle laisse échapper un rire nerveux en remarquant qu’elle a failli attaquer un écureuil. Cet animal au pelage flamboyant est sans aucun doute l’être le moins effrayant croisé dans la forêt.

Se remettant de ses émotions, Cathy reprend sa marche, cherchant une trace quelconque de magie noire. L’appel de son collègue retentit non loin et elle le rejoint en quelques enjambées, découvrant un spectacle étonnant où s’entremêlent la pierre et le bois. De gros troncs sont si étroitement entrelacés qu’ils auraient pu passer à côté sans se douter que quelque chose se cache derrière. Percival entre le premier et lui tend une main pour l’aider à franchir la barrière naturelle sans se rompre le cou. La beauté de ce qu’il y a sous ses yeux émerveille tant la jeune femme qu’elle en oublie de lâcher la main de son collègue, sentant dans ce contact un point d’ancrage à la réalité.

L’endroit est sublime, la pierre a su garder sa robustesse à travers le temps. Des colonnes s’alignent sur deux étages, Cathy croit même apercevoir un lustre en bon état, ainsi qu’un blason au motif inconnu. Une statue a résisté au temps, le grand bassin qui occupe une partie du sol se pare de fleurs blanches dont la délicatesse est mise en valeur par la lumière des torches. Le lieu tout entier dégage une harmonie ancienne qui fascine la jeune femme, la poussant à lever les yeux bien haut pour pouvoir tout admirer sans louper le moindre détail. Alors qu’elle s’apprête à avancer pour voir de plus près le bassin et ses fleurs, elle est retenue par Percival qui exerce une pression sur sa main. Tournant son regard vers lui, la sorcière est étonnée de lire une certaine retenue dans ses pupilles.

- Que vous arrive-t-il ?
- Cet endroit est trop enchanteur. Comment expliquez-vous sa présence en plein milieu d’une forêt ?
- La beauté se cache là où on ne l’attend pas.

N’ayant pas envie de perdre la moindre seconde, Cathy échappe au contact de Percival et s’aventure plus en avant dans l’étrange pièce. Presque aussitôt une étrange transformation a lieu, nimbant l’atmosphère d’une lueur peu engageante. Les belles fleurs blanches du bassin se fanent, leurs pétales s’échouent sur l’eau qui se teinte de rouge. Le lustre s’effondre tandis que la statue se met à bouger, s’éloignant de son socle de pierre. La jeune femme recule précipitamment en comprenant qu’elle aurait dû se méfier alors que Percival sort sa baguette.

- Finite incantatem !

Son sortilège n’a aucune influence sur les lieux et Cathy lui donne un coup de main, combinant leur magie. Ils finissent par voir que la fuite est leur unique solution et ils désertent cet endroit à l’aspect trompeur.

- Vous me croyez maintenant ? s’enquiert Percival lorsqu’ils sont enfin en sécurité.
- Je n’aurais pas dû douter de vous, admet Cathy en reprenant son souffle. Il faudra revenir avec plus d’Aurors pour trouver ce sorcier.
- Il n’est sûrement pas assez stupide pour garder ce lieu intact alors qu’il a eu des visiteurs.

La jeune femme perçoit l’ironie dans les propos de son collègue mais elle ne rétorque rien, simplement parce qu’il a eu raison alors qu’elle s’est jetée dans la gueule du loup sans même se méfier.
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R_Even
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Re: [Textes] Nuit du 25 mars

Message par R_Even » 26 mars 2017 - 02:52

Titre : La sirène sous les eaux
Thème : Écureuil + image
Fandom : Original
Nombre de mots : 509
Personnages : Neha, Henk, Maëline
Rating : -12

Avez-vous déjà vu un écureuil ? Vous savez, les petits machins tout mignon qui grimpent aux arbres et ont des stocks options chez tous les marchands de noisettes ?
Personnellement, j’ai toujours adoré ces bestioles. Les roux comme les gris. C’est sûrement pour ça que, quand j’ai vu la bête prise au piège, je n’ai pas pu m’empêcher de la sauver. Si j’avais su ce qui allait se passer ensuite, je me serais sûrement abstenu. D’ailleurs Neha m’a raillé sur tout le chemin menant au cottage et j’aurais dû l’écouter pour une fois.

Donc, j’avais ramené l’écureuil à la cabane. La sirène avait beau nous traquer, je me sentais stupidement responsable de cette chose. Je n’avais juste pas prévu que l’animal paniquerait. Et qu’il se sauverait en déchiquetant les câbles. Et que ça ferait sauter les plombs.

Ah, et si vous vous demandez…l’écureuil n’a pas survécu.
La lune non plus. Déjà qu’il faisait pas bien clair.
Donc voilà, bilan de mon sauvetage : l’écureuil est mort, les plombs ont sautés, la lune s’est éteinte et Neha fait la gueule. Super.

M’enfin, je suppose qu’on aurait encore pu s’en sortir si elle n’était pas revenue.

Comme d’habitude, Maëline n’a rien entendu. J’ai jamais trouvé ça cool d’être sourde. En fait, j’ai souvent pris Maëline en pitié. Mais aujourd’hui j’aimerais bien être comme elle. Sourde aux appels de la sirène.
Mais je ne suis pas sourd et je peux vous assurer que je l’ai bien entendu. Et que je l’ai vu, même. Elle était là, dans le miroir. Où le tableau. C’était bizarre parce que le miroir ne reflétait absolument pas notre réalité. Et pourtant, je suis sûr qu’il s’agissait d’un miroir.

Bah…on était plus à une incohérence près.

Et c’est là qu’elle a parlé. Ça m’a fait un choc. Depuis le début, la chose chantait, ou glissait. Mais là…elle a parlé.

« Le noir me fait peur, a-t-elle dit. Voyez comme mon royaume est sombre. »

Je l’ai vu s’écarter. Derrière, un genre de palais sous-marin, qui aurait pu faire penser à la petite sirène ou à la salle engloutie du titanic, était difficilement visible.

« Je vous en prie, dit-elle. Donnez-moi de la lumière.
-Certainement pas ! s’écria Neha. Va-t’en, monstre des abysses ! »

La sirène poussa un cri déchirant et le miroir explosa. De l’eau jaillit de l’explosion, inondant le sol, comme si le royaume des eaux avait tenté d’atteindre les occupants de la cabane – ce qui était sûrement le cas.

« Il y a des câbles sur l’éolienne. Si on les branche au générateur, on pourra ramener la lumière fit remarquer Neha. Allez, on y va. »

J’acquiesçais et suivit Neha. N’étant pas très sportive, elle se contenta de s’allumer un joins, me dictant ce qu’il fallait faire. Je me suis tapé la grimpette avant de trainer les câbles jusqu’à la cabane.

J’ai beau être musclé, c’était lourd… trop lourd.
Et la suite, mine de rien, était prévisible : J’ai trébuché. Sur le pas de la porte.
Je suis tombé.
Avec les câbles électriques.
Dans l’eau.
Il est important de vivre dans le moment présent. Sauf si c'est un mauvais moment. Au quel cas, il est important d'avoir des cookies.

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Berserkr
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Re: [Textes] Nuit du 25 mars

Message par Berserkr » 26 mars 2017 - 02:53

Titre : Fists of fury
Theme : Ecureuil
Nombre de mots :
Personnages : Kyle Young (Les Renégats) ( OC)
Fandom : HP
Rating - 12

Le coup de poing claqua comme un fouet contre la porte de son dortoir. Ça faisait mal et il avait pensé que sa colère allait disparaître d’un coup. La nouvelle était dure à digérer, impossible même

Pour ce qu’il avait prévu de faire, il allait être renvoyé de Wako, l’école de sorcellerie d’Océanie. Peut-être même que ce serait pire. Mais cette fois-ci, ce n’était pas une question de mauvais choix. Michelle désapprouverait son geste à venir mais Kyle allait agir comme on le lui avait toujours appris. Et il savait qu’il avait eu raison de le faire.

Kyle termina ses valises, ramena ses mèches blondes en arrière, et enleva sa robe de sorcier, avant rendre une dernière fois à son endroit favori.

Le vieux chêne l’attendait, éternel et inébranlable. Un petit écureuil prit la fuite en apercevant le sorcier, son gland entre les pattes avant . Kyle passa sa main une dernière fois sur le dessin qu’il avait gravé au couteau deux ans auparavant. Le dessin le représentait lui ainsi qu’une fille aux cheveux en pétards. Le couple en deux dimensions se tenaient la main.

Michelle avait réellement explosé de rire en voyant le résultat. Le coté gros dur de Kyle en avait pris un sacré coup avec elle. Mais il l’aimait. Il aimait ses jolies cheveux bruns bouclés et son sourire. Il aimait ses yeux pétillants Il aimait leurs moments passés ensembles. Même les coups de gueules de la néo-zélandaise lui manquait. Michelle détestait qu’il se batte.

Mais il ne parvenait pas à changer. Il avait toujours préféré les poings à sa baguette. Bon c’était une vraie solution de facilité quand on était boxeur et que la plupart des autres élèves, n’avaient jamais frappé quelqu’un de leur vie, car trop fiers de leur magie.

Il se rendit ensuite dans le bâtiment d’enchantement. Les élèves n’allaient pas tarder à sortir, et c’est là qu’il allait agir.

Ses camarades sortirent de cours. Kyle entra dans la première classe de gauche. Le professeur Kahla paraissait surpris.

- Mister Young ? J’ai entendu dire qu’on vous cherchait. Vous avez encore séché les cours c’est cela ?

Kyle lança un sourire goguenard.

- Je n’en n’avais pas réellement l’intention au départ. Mais Tony Conlan m’a parlé d’un truc qu’il avait aperçu il y a quelques mois de cela et je dois avouer que ça a attiré toute mon attention. J’avais des soupçons. Les rumeurs sur vous, que je n’imaginais être que des rumeurs. Vous avez abusé d’elle, professeur. À plusieurs reprises.

Michelle s’était suicidée, deux mois plus tôt. Les filles de son dortoir l’avait découverte inerte dans la salle de bain, les veines tranchées dans son bain. Kyle en était devenu fou de chagrin pendant plusieurs semaines d’affilées, et il avait dû rentré chez sa mère. Son paternel étant comme d’habitude absent. Il était seulement revenu deux semaines plus tôt, avec la volonté de percer à jour le mystère de la mort de sa belle.

Conlan avait longtemps hésité à lui en parler. Il avait vu Michelle sortir de la salle de classe de Kahla plusieurs soirs d’affilée. Toujours un peu hagarde. Après réflexion de la part de Kyle, cela correspondait aux soirs où sa chérie faisait des retenues que lui avait donné le professeur.

- On va simplifier, vieux con, je suis au courant de tout. Avec le témoignage de Conlan, je pourrais vous envoyer droit à la case prison mais...

Kahla avait sorti sa baguette. Il était pris au piège, il le savait.

- Reculez, Young.

Kyle le désarma d’un coup de baguette. Avant de jeter cette dernière. Il n’en avait pas besoin pour la suite.

Il sortit sa main gauche de la poche de son sweat, qui tenait un poing américain. Il le frappa une première fois, puis une seconde. Le sorcier s’écroula. Mais Kyle frappa encore et encore, la rage se lisant sur son visage.
Dernière modification par Berserkr le 26 mars 2017 - 03:03, modifié 1 fois.
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Josy57
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Re: [Textes] Nuit du 25 mars

Message par Josy57 » 26 mars 2017 - 02:57

Titre : Rencontre au clair de lune
Thème (écrit ou URL de l'image) : écureuil
Fandom : HP
Nombre de mots : 267
Personnages : James Potter, Remus Lupin et ... Billy l'écureuil ?
Rating : Tout public
Le petit animal furetait parmi les feuilles de son pas pressé et sautillant. La nuit était claire et la lune pleine. On pouvait la silhouette se dépêchait puis s’arrêtait, fouillant le sol puis se redressait, aux aguets. Il avait entendu un craquement de branche. Complètement immobile, il attendait. Cela venait de là-bas, dans les buissons. Il se baissa, ventre à terre et scruta la forme indécise du feuillage. Soudain, une forme gigantesque en surgit. Se faisant plus petit encore, chaque muscle tétanisé, l’écureuil suivit l’ombre des yeux. Elle avançait, titanesque, à pas lourds qui faisaient trembler le sol. Le museau en l’air, la créature était à l’affût, elle traquait la senteur d’une proie. Le rongeur détaillait la montagne velue, les crocs qui brillaient sous les reflets de lune et les griffes acérées. Le monstre ne s’était pas remis en marche, il attendait, presqu’immobile à une dizaine de mètres. Il lui aurait fallu moins d’une seconde pour couvrir cette distance, avaler l’écureuil tout cru et reprendre sa promenade nocturne. Mais soudain, une nouvelle forme apparut, splendide et élégante. Un cerf. Il marchait lentement, presque solennellement vers la créature et, une fois à sa hauteur, baissa gracieusement la tête pour lui présenter ses bois. Non pas comme une menace mais comme une salutation. Le petit écureuil, surpris, n’osait toujours pas bouger. Peut-être devrait-il profiter de la distraction pour filer avant que la bête ne se décide à dévorer le cerf et à le croquer lui pour le dessert. Mais, à son plus grand étonnement, il regarda simplement les deux ombres s’éloigner, côte à côte sous le clair de lune.
How much can you change and get away with it,
before you turn into someone else,
before it's some kind of murder ?

- Richard Siken

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