[Textes] Nuit du 28 janvier

Les Nuits d'HPF : un thème par heure, une nuit par mois, de l'écriture à volonté !

Modérateur : HPF - Équipe des Nuits

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Samantha Black
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Re: [Textes] Nuit du 28 janvier

Message par Samantha Black » 28 janv. 2017 - 23:31

Titre : Après le couvre-feu
Thème (écrit ou URL de l'image) : Noctambule
Fandom : HP
Nombre de mots : 405
Personnages : Avalon Connelly (un peu Marcus Flint)
Rating : TP
Comme tous les vendredis soir, Avalon effectuait sa ronde dans les couloirs du grand château. Elle était préfète-en-chef cette année et se devait de vérifier que des élèves ne s'aventuraient pas dans les couloirs après le couvre-feu. Marcus Flint était de ces élèves. La dernière fois, il l'avait même entraînée dans un placard à balais et lui avait volé un baiser lorsque la voix de Rusard s'était rapproché. Elle porta sa main à ses lèvres et se sentit rougir en repensant au contact des lèvres de son condisciples sur les siennes avant de secouer vivement la tête.

Comment pouvait-elle songer à ça ? Marcus Flint était un veaudelune de première ! Il fallait qu'elle oublie, elle le devait et non pas parce que cette andouille lui avait demandé mais pour son propre bien. Embrasser Marcus Flint ! Ce n'était pas censé être agréable ! Pourquoi avait-elle trouvé ça agréable ? Comment surtout ? Le baiser n'avait pas duré plus de quelques secondes. Elle poussa un profond soupir tout en maudissant intérieurement Dubois et Flint ! Si ces deux imbéciles n'avaient pas décidé de se provoquer en duel en plein milieu de la nuit, cela ne serait jamais arrivé.

Elle s'arrêta de marcher en entendant le bruissement d'une étoffe. Son regard s'arrêta sur l'angle du couloir et elle crut distinguer une silhouette tapie dans l'ombre.

— Je vous ai entendus, lâcha-t-elle.

Elle se dirigea à grands pas vers la personne qui tenta de s'enfuir. Elle leva les yeux au ciel agacé par le comportement de son camarade inconnu.

Petrificus Totalus ! lança-t-elle.

Le sort atteignit l'élève de plein fouet, le faisant tomber en arrière.

Lumox, murmura-t-elle en se dirigeant vers lui.

Elle s'arrêta à sa hauteur et n'eut aucun mal à reconnaître le garçon.

— Pucey ? Vraiment ? Tes séances de bécotage de jour avec Andrews ne te suffisent pas ? Vous me pompez l'air franchement avec vos foutues hormones ! Finite Incantatem ! Retenue avec Hagrid demain soir à vingt heures ! Et cinq points en moins pour Serpentard !
— Tu vas enlever des points à ta propre maison ? s'écria Adrian Pucey visiblement outré.
— Je vais me gêner. Allez ! Retourne au dortoir avant que je change d'avis et que je décide de t'amener dans le bureau de Rusard !

Elle l'entendit marmonner des paroles incompréhensibles tandis qu'il s'éloignait. Avalon poussa un nouveau soupir. Ces fichus élèves noctambules lui gâchaient vraiment la vie.
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R_Even
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Re: [Textes] Nuit du 28 janvier

Message par R_Even » 28 janv. 2017 - 23:32

Titre : Les astres de la nuit
Thème (écrit ou URL de l'image) : Noctambule + image
Fandom : HP
Nombre de mots : 322
Personnages : Maia Gateway (OC), Eleg Men Fesog (OC)
Rating : Tout public

Assise sur le petit banc, Maia se sentait mal.

Il faisait nuit et la lune n’était pas visible ce soir. Elle réprima un frisson. Elle adorait la nuit et cette façon qu’avait la lune d’habiller chaque personne de reflets argentés, comme si l’astre de la nuit avait voulu que tous ses enfants soient égaux. Mais elle avait également peur du noir et les étoiles n’étaient pas suffisantes pour dissiper l’impression de ténèbres qui lui enserrait le cœur.
Au loin, comme dans un autre monde, des bruits de fêtes lui parvenaient. Elle était trop avancée dans le jardin pour que la lumière du dernier bal des sélections lui parvienne mais la musique, elle, arrivait encore à l’atteindre.

Le bruit ne chassait pas l’ombre.

La veille encore, pourtant, tout allait si bien. La veille, elle avait embrassé Djibé. Elle s’était perdue dans ses bras. Elle avait dansé. Elle avait rêvé. Et puis, Il était venu. Le Vol de la mort. Elle ignorait pourquoi il avait choisi ce nom mais ce qui était sûr, c’est qu’il l’avait mérité la veille. Il avait apporté la mort dans son cœur en lui prenant Djibé. Et maintenant, elle était coincée.
Djibé, sa Djibé ne serait épargnée que si elle réussissait un projet irréalisable, une expérience infaisable pour le compte de Voldemort et de ses mangemorts.

Une ombre se glissa derrière elle et Maia n’eut pas besoin de tourner la tête pour reconnaitre Eleg, sa partenaire dans le crime. Elle ne pouvait pas rester plus longtemps dans les jardins. The show must go on… Elle força un sourire à apparaitre sur son visage et jeta un dernier coup d’œil vers le ciel.
Elle avait peut-être perdu sa lune, mais il lui restait toujours sa bonne étoile. Alors elle allait faire cette expérience, mener ce projet à bien. Et quand tout serais terminé et que Djibé serait en sécurité, Voldemort et ses sbires comprendrait pourquoi le ministère de la magie française l’avait surnommée la femme fatale.
Il est important de vivre dans le moment présent. Sauf si c'est un mauvais moment. Au quel cas, il est important d'avoir des cookies.

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WarmSmile
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Re: [Textes] Nuit du 28 janvier

Message par WarmSmile » 28 janv. 2017 - 23:33

La nuit était un autre monde. Neville était insomniaque depuis des années. C'était là une malédiction, la fatigue s'accumulant perpétuellement. Mais il s'était habitué à vivre différemment. Le monde de la nuit était un monde plus calme, presque entièrement silencieux.

Neville se décida à faire un tour dans son jardin. Il quitta son lit en prenant garde de ne pas réveiller sa femme. Neville marcha tranquillement pour finir par s'asseoir sur le banc de leur jardin.

Neville pensa à la liste des courses qu'il devait effectuer le lendemain quand un bruissement se fit entendre près de lui. Le sorcier tourna la tête vers la gauche pour apercevoir une tâche sombre se diriger vers lui.

Un sombral se tenait à la limite de sa propriété. Neville se leva afin de se diriger vers la créature.
Il allait le saluer comme il se doit quand l'on accueille un ami proche. Neville avait appris depuis longtemps à ne pas penser à la raison pour laquelle il pouvait voir l'animal et par extension à l'horreur que représentait la grande bataille de Poudlard.

- Je t'attendais. Tu es un compagnon d'insomnie fidèle.
#Teampoissonsclowns

Projet de la Compagnie Trevor

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NeviLee
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Re: [Textes] Nuit du 28 janvier

Message par NeviLee » 28 janv. 2017 - 23:36

Titre : Le Noctambule
Thème : Noctambule + l’image
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 595
Personnages : Stan Rocade
Rating : Tout public
Toute sa vie, le jeune Stan l’avait passée à se faire ridiculiser par les garçons soi-disant « cools » de son entourage. Lors de son enfance dans les Highlands, ses camarades d’école se moquaient de lui car il était trop grand, trop maigre, trop stupide, trop chétif…
Lorsqu’il reçut sa lettre de Poudlard, lui apprenant qu’il avait des pouvoirs magiques et qu’il allait pouvoir apprendre à les maîtriser dans un merveilleux château de style médiéval, il se dit qu’il pourrait enfin prendre sa revanche sur ses anciens camarades. Mais en réalité, la vie d’élève-sorcier n’était pas aussi palpitante qu’il l’aurait cru. A Poudlard, comme ailleurs, les petites brutes sans cervelle pullulait à chaque recoin de chaque couloir. Et des couloirs, il y en avait beaucoup dans le château…

Il était alors devenu cet idiot de Poufsouffle avec du fil de fer moldu dans les dents et une peau aussi ravagée que celle d’un Mimbulus Mimbletonia. Au moins était-il sorcier, se disait-il d’un air sombre en regardant passer ses jolies filles qui ricanaient devant son apparence peu avenante. Mais ici, à Poudlard, ce n’était pas exceptionnel d’avoir des pouvoirs magiques – les siens n’étant d’ailleurs pas beaucoup plus développés que ceux d’un élève médiocre. Et le pire dans tout cela, c’est qu’il ne pouvait même pas éblouir ses voisins moldus avec sa magie, car il risquait l’expulsion le cas échéant.

Ainsi, à la sortie de Poudlard, il s’était résigné à mener une vie de moldu et avait même fini par sceller sa baguette magique dans un petit coffre sous son lit. Quitte à mener une vie ordinaire et médiocre, autant le faire jusqu’au bout…

Mais alors qu’il arpentait les rues de Londres sans grand but, à la recherche d’un hypothétique travail qui ne requerrait ni intelligence, ni mise en danger, il manqua d’être renversé par un immense bus violet à double-impériale. N’ayant jamais fréquenté le milieu sorcier en-dehors de Poudlard, Stan ne connaissait pas le Magicobus. Pas plus qu’il n’avait un jour vu le singulier chauffeur de cet engin étonnant.
- Monte donc, gamin ! Lui avait crié ce dernier alors que Stan ouvrait de grands yeux ronds. J’ai besoin de quelqu’un d’honnête et de travailleur pour m’accompagner pour le service de nuit. Ça t’intéresse ?

Honnêteté ? Service de nuit ? Monter ? Mais où ? Et quand ? Et pourquoi ? Pendant plusieurs minutes, Stan ne put faire le moindre geste, ni prononcer la moindre parole. Ce truc était issu de la Magie, c’était évident ; rien d’autre n’aurait pu faire faire un bond de côté à la tour de Big Ben toute entière. Et le plus étonnant, c’est qu’à part lui, personne autour ne semblait s’en rendre compte.

Grand, volumineux, bruyant et tape-à-l’œil, ce véhicule était pourtant invisible aux yeux de tous. « Comme moi », se dit Stan avec un petit pincement au cœur. Alors il ne réfléchit pas plus longtemps et acceptant l’offre de ce vieil homme loufoque. Il deviendrait son apprenti et, un jour, il conduirait lui-même cet improbable bus à l’allure flamboyante. A bord de cet engin, il pourrait voyager partout en Grande-Bretagne, sans même avoir à passer son permis de transplaner, il rencontrerait plein de beau monde auprès de qui il saurait se rendre utile – comme ces Malefoy, de très aimables passagers – et pourrait même toucher du doigt les étoiles.

Le monde de la nuit était désormais le sien, il pouvait aller où il voulait, quand il voulait, aussi vite que la lumière le permettrait. Il était devenu un véritable cavalier de la nuit.
Il était devenu le Noctambule.
"Ce n'est pas la Maison qui nous façonne, mais bien nous qui façonnons notre maison."

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Catie
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Re: [Textes] Nuit du 28 janvier

Message par Catie » 28 janv. 2017 - 23:37

Titre : /
Thème (écrit ou URL de l'image) : Image
Fandom : HP
Nombre de mots : 890
Personnages : Narcissa
Rating : /
Il faisait froid ce soir-là. Debout près de la balustrade du balcon, Narcissa offrait son vent à la brise fraîche, les yeux fermés. Elle avait échappé aux bruissements des robes, au tintement des coupes de champagne, aux rires faux qui résonnaient de toutes parts et aux félicitations qui lui écorchaient les oreilles pour se réfugier ici.

Le calme de la nuit lui faisait du bien. Ici elle n’étendait rien d’autre qu’un vague brouhaha. Elle n’avait plus à supporter le regard perçant de sa mère, la main protectrice de Lucius dans le bas de son dos ou les soupirs dédaigneux de Bella. Son aînée avait toujours détesté ce genre de réceptions. Mais elle avait dû faire un effort aujourd’hui. Pour les fiançailles des futurs époux Malefoy.

Narcissa ouvrit les yeux et leva son visage vers le ciel, parsemé de centaines d’étoiles qui brillaient de mille feux. Devant l’immensité de cette voûte étoilée, elle se sentait prise au piège dans son cocon. Comme si l’infinité de l’univers lui faisait prendre conscience de sa minuscule personne et de la cage dorée qui l’entourait.

Elle mourait d’envie d’enlever sa robe. Ou tout du moins de desserrer son corset qui lui étranglait la taille et la poitrine. Elle s’était habillée en blanc ce soir. Selon les souhaits de sa mère. Car elle était une jeune fille pure. C’était du moins ce que Druella croyait. Si elle était si pure, pourquoi se complaisait-elle dans le péché et le mensonge ?

Cela faisait plus de six mois qu’Andromeda s’était enfuie. Elle s’était volatilisée. Comme ça. Lors d’une nuit étoilée comme celle-ci. Elle avait disparu alors qu’ils dormaient tous, pour rejoindre les bras de cet infâme Né-Moldu. Ce Sang-de-bourbe qui avait osé lui arracher sa sœur.

Elle l’avait vue avant qu’elle parte. Elle avait osé lui proposer de venir avec elle. De fuir sa famille, de traîner le nom des Black dans la boue. Elle n’avait pu que la regarder s’éloigner par la fenêtre sans rien faire.

Elle avait menti à sa famille. Elle ne leur avait jamais rien dit de cette proposition. Même pas à Bella. Et à présent, elle mentait constamment. En faisant comme si Andy n’avait jamais existé, comme si tout allait bien, alors qu’elle avait ce trou à la place du cœur. Et pourtant elle ne regrettait pas sa décision. Parce qu’elle n’était pas courageuse. Elle était trop lâche pour tout abandonner derrière elle. Son confort, son fiancé, son statut.

Elle n’était pas pure. Elle ne l’avait jamais été.

Alors cette soirée pour officialiser ses fiançailles avec Lucius, elle lui semble si futile. Elle a envie de vomir les compliments sur sa beauté, sa robe, son bonheur, l’hypocrisie et la fausseté de leurs invités. Elle aimait Lucius et elle serait heureuse avec lui. C’est ce qu’elle voulait penser en tout cas. Mais ces mondanités lui paraissaient insupportables. Surtout avec la pensée d’Andy qui ne la lâchait pas, si obsédante. Son absence se faisait sentir plus qu’aucun autre soir. Parce que si elle avait été là, elle l’aurait comprise, elle l’aurait soutenue.

— Qu’est-ce tu fais toute seule ici ? Tout le monde te cherche.

Narcissa réagit à peine à la soudaine venue de son aînée. Bellatrix la rejoignit près de la rambarde et jeta un coup d’œil vers le ciel, étonnée de la voir si absorbée dans ses pensées.

— Tout va bien ? se risqua-t-elle à demander.

Non, ça ne va pas bien. Voici ce que Narcissa aurait voulu répondre. Mais elle savait que ce n’était pas la bonne réponse. Tout le monde s’attendait à ce qu’elle sourit, qu’elle soit heureuse, qu’elle avance dans sa vie. Alors que tout ce qu’elle voulait c’était pleurer sa sœur, lui parler, lui écrire, se confier à elle, comme elle le faisait auparavant.

Mais Bellatrix ne comprendrait pas cela. Andy était morte à ses yeux. Depuis longtemps.

— Ca va très bien, affirma-t-elle.

Elle mentait si facilement maintenant. Ca ne demandait presque plus aucun effort.

— Tu devrais rejoindre la salle de réception dans ce cas. Mère te cherche.
— Pars devant, j’arrive tout de suite.

Bellatrix lui jeta un regard étonné mais n’insista pas. Elle tourna les talons et la laissa seule sur la terrasse déserte.

Le silence qui enveloppa Narcissa de nouveau l’apaisa. Elle inspira profondément, comme pour glaner quelques onces de courage avant de replonger dans la fosse aux lions.

Elle leva une dernière fois sa tête vers le ciel. Si elle se concentrait assez et qu’elle vidait son esprit de toute pensée parasite, elle avait l’impression de se laisser happer par le vide. Et si elle tendait la main, elle pouvait presque toucher les étoiles. Ces points brillants collés sur la voûte céleste. A portée de main.

Ses doigts blancs s’agitèrent sous ses yeux égarés. Son geste fit scintiller le diamant sur son annulaire gauche. Il ne fallut pas plus pour la ramener brutalement à la réalité. Sur Terre. Loin de l’oubli que lui procurait cet immense ciel étoilé.

Lorsque Narcissa tourna les talons pour regagner le manoir, les bras nus frissonnants de froid, elle laissa derrière elle un petit objet qui brillait sous la lumière de la lune. Un collier en argent discret, au bout duquel pendait une fleur. Un narcisse.

Le dernier cadeau qu’Andy lui avait glissé au creux de la main avant de s’envoler.
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Lyssa7
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Re: [Textes] Nuit du 28 janvier

Message par Lyssa7 » 28 janv. 2017 - 23:37

Titre : Décrocher les étoiles
Thème : Noctambule + image Charlie-Bowater sur DA
Fandom : HP
Nombre de mots : 100 mots
Personnages : Mandy Brocklehurst
Rating : Tout public
Allongée en haut de la plus haute tour du château, Mandy se perdait dans l'immensité étoilée. Instant de paix, moment d'éternité dans un monde qui se tordait, suppliait. En cette seconde, elle aurait presque pu oublier les atrocités qui régnaient lorsque l'aube revenait.

Là-haut, les étoiles resplendissaient, l'éclairait. Elle s'en allait. S'oubliait. rêvait. Revivait par leur luminosité. Si elle tendait la main, elle pourrait les toucher. Les tenir au creux de sa paume jusqu'à les décrocher.

Si elle réussissait, le monde reprendrait sa place. Tout rentrerait dans l'ordre. Et le bien triompherait.
Dernière édition par Lyssa7 le 28 janv. 2017 - 23:38, édité 1 fois.

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The Night Circus
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Re: [Textes] Nuit du 28 janvier

Message par The Night Circus » 28 janv. 2017 - 23:38

Titre : La 6ème nocturne de Chopin
Thème : Noctambule
Fandom : Voyage au bout de l'enfer (les noms sont changés mais c'est fortement inspiré)

Robert était allongé sur le bar luisant, une clope se consumant doucement entre ses doigts sans qu'il ne fasse le moindre mouvement pour la fumer. Les yeux ouverts, il regardait le plafond. Il y avait une drôle de trace brune juste au dessus de lui, comme si quelqu'un avait jeté une tasse de café, et que, défiant toute les lois rationnelles de la gravité, elle était tombée là haut.
Il était deux heures du matin, et le troquet était fermé depuis une bonne heure. Il était resté en arrière avec les autres pour filer un coup de main à Don, ranger les chaises, les verres, vite fait. Se faire un petit billard derrière les portes désormais closes pour les clients, écluser quelques mousses à l'oeil.
Il avait trop bu, et le plafond, avec son étrange trace de café, vacillait un peu.

Fredo était assis à l'envers sur une chaise, le front posé contre le billard ; Chris, était assis sur le sol, ses yeux turquoises brillants dans les lumières tamisées du bar. Même assis par terre et la tête en vrac, Chris était sexy, avec ses lèvres épaisses et cette lumière dans le regard, presque perpétuellement lascif. Toutes les femmes du village étaient folles de se bâtard, même Juliet, songeait Robert avec amertume. Mais ce soir, il ne lui en voulait pas. C'était la dernière fois avant longtemps qu'ils étaient ici tous ensembles.

Lui allongé sur le comptoir, Fredo effondré sur le billard où Bongo était assis, Chris par terre, John affalé sur une chaise de bar, et Don au piano. Il jouait la 6ème nocturne de Chopin. Il la jouait toujours en fin de nuit, inlassablement, comme pour calmer les vapeurs de l'alcool et les préparer à rentrer chez eux se glisser entre les draps de leurs lits. Les notes s'égrenaient comme des perles, l'une après l'autre, mélancoliques, apaisantes, un rien angoissantes ce soir. Robert ce demandait si Don connaissait un autre morceau, juste un seul.

Les six diables noctambules de la petite ville du New Jersey étaient ensembles pour la dernière fois avant de long mois. Demain, Rob, Chris et John partaient pour le Vietnam.

***

Don jouait Chopin, encore et encore, inlassablement. Comme une prière sans paroles, pour les copains partis. Allez les gars, revenez. Faites gaffe.
Trois, c'est beaucoup. La moitié du groupe. Fredo essayait bien de séduire les femmes à la place de Chris, mais ça ne marchait pas vraiment. Don avait essayé de se donner des allures un peu timides, un peu ténébreuses, sans même s'en rendre compte, pour pallier à l'absence discrète de Robert, mais ça ne marchait pas non plus. Il restait John et Bongo, les deux frères, inséparables, envers et contre tout, du moins l'avaient-il cru. Bongo donnait l'impression de boiter depuis que John était parti.

***

Robert ferma les yeux, le visage crispé. Il entendait, de l'autre côté de la porte, la sixième nocturne de Chopin qui s'élevait. Et les copains plongés dans le silence. La main qu'il avait levée pour frapper retomba le long de son corps, inerte, et, très doucement, sans faire de bruit, il posa la tête contre le battant de fer. Il écoutait la musique, seul, dans le rue vide plongée dans la nuit.
La mélodie n'avait plus le même charme qu'autrefois. C'était un autre temps, une autre vie. Peut-être qu'il aurait voulu la retrouver, cette vie, mais ce n'étais plus possible. Pas après ce qu'il avait vu, ce qu'il avait fait, là-bas, de l'autre côté du monde.
Il ne comprenait toujours pas ce qu'il allait y foutre d'ailleurs. Il avait vu les bannières étoilées partout dans le village lorsqu'il était rentré pour sa permission, et il s'était caché. Il ne voulait pas recevoir d'honneurs particuliers, il n'était pas un héros. Et puis, ils ne comprenaient rien, songea-t-il, ses mains se crispant en poing serrées. Rien.
La douce mélopée lui vrillait les tympans désormais, et il recula de quelque pas.
Chopin n'était plus sa vie.
Les six étaient séparés, trois d'un côté de la porte, trois de l'autre côté. Un, lui, Robert, tout prêt. Un autre, John, à quelques kilomètres, vissé pour toujours sur un fauteuil roulant. Et Chris, de l'autre côté du monde, porté disparu.

Robert reculant lentement. C'était une nuit sans lune, presque sans étoiles, Les nuages s'accumulaient à l'est, et dans l'obscurité, son visage dur était déformé par l'horreur, à la vue d'une simple porte, infranchissable, à l'écoute d'une simple mélodie, insupportable.
John, amputé.
Chris, peut-être enterré, peut-être fou, peut-être torturé.
Lui, indemne en dehors, fracassé en dedans.

De l'autre côté, ils buvaient un coup tous les soirs, parlaient de filles, baisaient quand ils en avaient la chance, se noyaient sans le savoir dans les broutilles.

Alors Robert prit la fuite. Il marcha longtemps, seul, dans la nuit, comme un maudit.
Pourtant il manquaient aux autres, ils étaient fiers de lui, voulaient lui donner la lumière qu'ils pensaient que le soldat méritait.

Mais lui savait.
Des choses qu'il ne pouvait pas exprimer.
La nuit sans lune, désormais, était dans sa tête aussi bien que dehors.

-Will you have me, lady?
-No, my lord, unless I might have another for working days. Your Grace is too costly to wear every day. But I beseech
your Grace pardon me. I was born to speak all mirth and no matter.

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Seonne
Harceleuse en Chef
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Re: [Textes] Nuit du 28 janvier

Message par Seonne » 28 janv. 2017 - 23:40

Titre : L'appel des étoiles
Thème : Noctambule + Image
Fandom : HP
Nombre de mots : 729
Personnages : Pandora et Luna Lovegood
Rating : Tout public
Le craquement du parquet tira soudainement Luna du sommeil. Gardant les yeux fermés, elle écouta les pas léger à l'étage au-dessus. Elle entre ouvrit un œil. Que se passait-il ? Elle devina que c'était sa mère qui marchait. Mais, pourquoi pouvait-elle bien se lever en pleine nuit ? Blottie au creux de son lit, sa couverture relevée sur son menton, elle attendit que le pas lourd et traînant de son père lui fasse suite. Cependant, après quelques minutes de silence total, elle se dit qu'il ne devait pas s'être réveillé. Elle hésita encore quelque secondes avant de repousser la couette et de balancer ses jambes dans le vide, de glisser ses pieds froids dans ses chaussons et d'enfiler une robe de chambre. Elle alluma une petite chandelle qu'elle posa sur le bougeoir doré qui trônait sur sa table de nuit, et ouvrit doucement la porte, frottant d'une main ses yeux ensommeillés. Comme toujours, sa curiosité l'avait emporté. Et, elle le savait, cela ferait plaisir à sa mère. Car, elle le lui disait souvent : la curiosité seule permettait la connaissance du monde. Et le bonheur passait par la connaissance.

Elle longea le couloir, descendit l'escalier. Il n'y avait personne en bas - elle ne se souvenait d'ailleurs pas avoir entendu quiconque descendre les marches grinçantes avant elle. Doucement, elle monta les deux étages, passant devant la chambre de ses parents d'où s'élevait le doux ronflement de son père. Elle leva le nez, et aperçut la trappe qui menait au toit ouverte. Un vent frais la fit frissonner. Pourquoi sa mère se trouvait-elle là haut ? Elle posa doucement le bougeoir au sol, et se hissa vers le ciel à l'aide de ses petits bras, manquant de peu d'érafler son coude droit.

D'un regard, elle aperçut sa mère, assise sur les tuiles noires, la tête levée vers la Voie Lactée qui étincelait dans le ciel. Luna s'abandonna un instant à la contemplation de ce superbe spectacle. Les teintes de vert et de violet se mêlaient, parfois bleutée, illuminées des minuscules points blancs qui scintillaient de ci de là. Puis son regard se posa à nouveau sur sa mère, qui n'avait pas bougé d'un pouce. Doucement, prenant garde de ne pas faire de bruit ni de casser aucun des tuiles, elle s'approcha d'elle. Quelle ne fut pas sa surprise d'apercevoir ses yeux clos ! En entendant sa douce respiration, incroyablement régulière, Luna compris. Sa mère était endormie. Elle se demanda si elle devait ou non a réveiller. Certains sorciers prétendaient que cela portait malheur - mais les Lovegood n'étaient pas superstitieux le moins du monde. Et puis, elle se dit que sa mère avait bien le droit d'observer ce spectacle majestueux, elle aussi. Avec une tendresse infinie, Luna lui tapota l'épaule, et la jeune femme ouvrit péniblement les yeux. Un sourire éclaira son visage lorsqu'elle aperçut sa fille. Cette dernière pointa immédiatement le ciel du doigts, et contempla les yeux de sa mère s'illuminer alors qu'elle levait son regard vers le ciel.

Elle s'assit à ses côtés, et elle admirèrent longtemps le ciel en silence, blotties l'une contre l'autre. Pandora passa son bras autour des épaules de sa fille, et cette dernière mit le sien dans son dos, trop petit pour pouvoir totalement entourer sa maman. Elle se sentait bien, elle se sentait en sécurité, elle se sentait heureuse, assise sur le toit, enveloppée dans sa robe de chambre moelleuse, pelotonnée contre sa mère. Au bout d'un moment, elle posa enfin la question qui lui brûlait les lèvres.

- Maman, pourquoi es-tu venue sur le toit ? Tu dormais. Cela t'arrive souvent de te lever, comme ça, la nuit ?
- Non, ma chérie, répondit Pandora de sa voix douce et rêveuse.
- Mais alors, pourquoi ? Pourquoi cette nuit ? Et pourquoi sur le toit ? C'est dangereux !
- Regarde, Luna adorée, murmura Pandora en désignant le ciel d'un large mouvement du bras. Ne devines-tu pas la réponse ?

La fillette s'accorda un petit moment de réflexion, regardant tendrement le panorama féerique des astres dans le ciel noir d'encre. Puis la réponse lui vint, évidente.

- Ce sont les étoiles qui t'ont appelée, souffla-t-elle.

Pandora acquiesça d'un simple baiser sur son front, avant de se replonger elle aussi dans la contemplation de ce ballet astral, jusqu'à ce qu'elles tombent tous les deux assoupies, blottie dans les bras de l'autre.
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Et répondez à ce question de satisfaction pour faire plaisir à votre Seonne préférée :mrgreen:

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Roxane-James1
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Re: [Textes] Nuit du 28 janvier

Message par Roxane-James1 » 28 janv. 2017 - 23:41

Titre : Décrocher les étoiles
Thème (écrit ou URL de l'image) : écrit+ Image Charlie Bowater sur DA
Fandom : HP
Nombre de mots : 658
Personnages : Andromeda Black / Ted Tonks
Rating : K

Andromeda était assise sur le rebord d'une fenêtre et observait les étoiles, lasse du désordre qui régnait dans les cachots." Le monde est étrange, se disait-elle, certaines personnes rêvent de devenir la mascotte de notre maison ou de se rallier à ce Mage Noir très puissant et il y en a d'autres qui souhaiteraient seulement être heureuses..."

Des bruits de pas se firent entendre à l'extrémité du couloir dans lequel Andromeda s'était installée. La jeune Serpentard tendit l'oreille, essayant de deviner qui pouvait bien rôder hors des dortoirs à ce moment avancé de la nuit. Andromeda se crispa, certaine d'avoir affaire à Rusard, le nouveau concierge de Poudlard, qui l'enverrait sûrement se coucher et lui donnerait une retenue. La jeune fille savait qu'elle se ferait réprimandée par ses parents si ils apprenaient qu'elle vagabondait la nuit dans le château, aussi décida-t-elle de se cacher derrière une lourde armure, le souffle court et les yeux brillants. Elle ressentit une brève bouffée d'adrénaline lorsque l'inconnu entra dans son champ de vision, de dos.

C'était un garçon d'une quinzaine d'années, devina Andromeda en l'observant à la dérobée. Ses cheveux foncés rayonnaient sous le clair de lune et sa démarche calme et silencieuse témoignait de son habilité à arpenter les couloirs la nuit sans trébucher, la jeune fille se demandait de quel élève il pouvait s'agir. Saisie d'un élan de curiosité, elle fit un pas vers le jeune homme qui s'était immobilisé. Elle sentit son coeur battre à la chamade lorsqu'il tourna la tête dans sa direction et, dans la pénombre, elle peina à distinguer l'ombre d'un sourire sur son visage faiblement éclairé.

- Black ? fit-il d'une voix grave et chaude. Qu'est-ce que tu fais là ?

Andromeda fut saisie d'un frisson inexplicable.

- Qui êtes-vous ? demanda-t-elle d'une petite voix.
- Tu peux me tutoyer... Je m'appelle Ted Tonks, je suis à Poufsouffle dans ton année. On a cours de Potions ensemble.
- Oh...

Andromeda se rapprocha subtilement de lui, jusqu'à ce que seulement un mètre les sépare. Elle pouvait observer ses yeux verts avec précision et les battements de son coeur se calmaient peu à peu pour laisser place à une divine sérénité.

- Qu'est-ce que tu fais là ? redemanda-t-elle, plus poliment.
- Je suis noctambule, répondit nonchalamment le garçon, son regard déviant sur Andromeda. Tu es en pyjama, tu as fuis ton dortoir ?

C'était plus une affirmation qu'une question et cela choqua fortement Andromeda. Personne ne devait savoir qu'elle désertait son dortoir pour échapper à la compagnie des serpents, une Black se devait d'être toujours digne et ce comportement était loin de l'être...

- C'est faux. Qu'est-ce que ça peut te faire, de toute façon ?!
- Ne t'énerve pas... Je t'ai observée. Cela se voit que tu n'es pas comme eux. Tu es différente.
- C'est faux, répliqua Andromeda d'un ton peu convaincu.
- Si, je t'assure... Tu acceptes de parler à un né-moldu... Car tu sais que je suis un né-moldu, pas vrai ?

Andromeda hocha la tête, anxieuse. Si ses parents savaient...

- Et toi ? Qu'est-ce que tu fais là ? demanda Ted en inclinant légèrement la tête vers la jeune fille pour la dévorer du regard. Tu décroches les étoiles ?!

Andromeda ne répondit rien, plongée dans ses pensées autant que dans les magnifiques yeux du garçon. Il avait raison, pensait-elle, elle était différente et elle aimait cela. Elle ne voulait pas leur ressembler. Si leur rêve à eux était de se montrer au sommet de la gloire dans le gratin de la société sorcière, son rêve à elle pouvait être celui de décrocher les étoiles, non ?

- Tu m'aiderais ? murmura-t-elle dans un souffle.

- Rien n'est impossible, dit Ted. Et j'adorerais rêver avec toi comme tu le fais si souvent...
Andromeda sourit, elle savait que le bonheur n'était plus très loin et qu'il lui suffisait seulement de tendre les doigts... Et de décrocher les étoiles. Avec lui.
La passe-miroir, tome 1 : Les fiancés de l'hiver de Christelle Dabos
- J'observe mon existence sous un angle différent, déclara-t-il gravement.
- Voyez-vous cela ! Et qu'en déduisez-vous ?
- Qu'à l'endroit ou à l'envers, elle est absolument vide de sens.

La passe-miroir, tome 2 : Les disparus du Clairdelune de Christelle Dabos
Imprévisible, anticonformiste et entreprenante. Prenez garde, un de ces jours je pourrais finir par tomber amoureux de vous.
:coeur: Dixit Archibald :coeur:

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Ielenna
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Re: [Textes] Nuit du 28 janvier

Message par Ielenna » 28 janv. 2017 - 23:44

Titre : Mon étoile
Thème : Noctambule
Fandom : HP
Nombre de mots : 862
Personnages : Andromeda Black / Ted Tonks
Rating : Tout public
Cher journal,

Je sais que je suis dans le tort. Mais je ne peux m’empêcher d’apprécier cela. Je multiplie les doux crimes qui me poussent à outrepasser le règlement de l’école. Je me félicite que Bella ne soit plus ici. Si elle m’avait épinglée, j’aurai passé un sale quart d’heure. Et certainement que mère et père en auraient été au courant.
La nuit dissimule mon forfait ; Calliope se couche trop tôt pour remarquer mon absence. Et ma discrétion est devenue un atout. Je me dérobe aux regards habituellement si aiguisés de mes camarades. Peut-être que certains pensent que je suis préfète et que je sors effectuer mes rondes. Mais il n’en est rien. Cher journal, tu es le berceau de mes méfaits et j’espère que tu sauras taire ces secrets.
La première fois que je l’ai fait, j’étais transie de peur plus que de froid, feutrée dans ma cape à braver l’hiver à cette heure tardive. Peu à peu, mon cœur est devenu plus léger. Peut-être a-t-il dégelé avec le printemps.
Mais cette nuit, cher journal, était peut-être la plus belle de toutes.

Le ciel était découvert et le croissant de lune semblait donner une nouvelle vie à Poudlard. Même le Saule Cogneur paraissait serein sous la lueur des astres. L’air était doux, la brise délicieuse. Il me semblait vivre dans un rêve éveillé. Je pensais m’être endormie avant même d’être sortie, quand j’ai entendu sa voix :

— Tu ne te lasseras donc jamais ?

Quand je me suis retournée vers lui, j’ai bafouillé face à son sourire désarmant :

— Je… je ne pense pas.
— Miss Black aime sortir la nuit. Qu’en penserait sa noble famille ?
— Sa famille ignorerait qu’elle est noctambule.

Il a ricané. Je l’ai aperçu me contempler, peut-être une seconde de trop. Celle qui a suffi à me faire perdre mes moyens. Alors j’ai enjambé le pas et il m’a suivi.
Beaucoup d’eau a coulé sous le pont de la rancune, qui avait fini par s’écrouler. Je n’en voulais plus à Ted pour ce qu’il avait commis l’an passé. Il s’était excusé. Je savais qu’il avait agi sous le coup de la colère, de la vengeance. Et j’avais accepté sa seconde chance. D’autant plus que Bella n’était plus là pour se mettre en travers de mon chemin. De notre chemin, peut-être.

— C’est vrai que dans votre famille, vous portez tous des noms d’étoiles ? Entre Bellatrix, Sirius, Regulus… toi.
— Cissy ne porte pas le nom d’une étoile. Mais d’une fleur.
— À choisir, je préfère les étoiles.

Il leva alors la tête vers le ciel et désigna les ponctuations lumineuses sur la toile noire céleste.

— Là. C’est Andromède. C’est toi !
— Bravo, tu suis les cours d’astronomie, Ted.

Je l’ai aperçu rougir, à tel point que cela m’a questionné :

— Quoi ?
— C’est la première fois que tu m’appelles par mon prénom.
— N’importe quoi, ai-je nié. Tonks.
— N’essaie pas de te rattraper, « Dromeda » Black ! Tu m’as appelé par mon prénom !
— Je ne me permettrai pas !

Mon rire fut interrompu par cette main qui a attrapé la mienne. Je me suis immobilisée. Était-ce vraiment la sienne ?

— Et… ça te poserait problème ? me demanda-t-il.

Je comprenais son allusion. Pourquoi fallait-il toujours que ce dilemme refasse à chaque fois surface ? Pourquoi devais-je voir à travers ses yeux sa maison, ses origines et son sang, alors que leur seul reflet me suffisait tant ?
Non, journal. Je ne comprendrai jamais. Dans ma famille, tout se rapporte à la préciosité des choses. Le sang est pur, le nom est sacré. Et à travers ce prisme d’avarice, le monde ne devient que convoitises, insuffisances et dégoûts. Même les maisons de Poudlard sont comparables à des pierres précieuses. Émeraude, saphir et rubis. Hormis Poufsouffle, qu’aucune gemme assez inestimable ne peut représenter.
Mais alors, qu’est-ce qui fait qu’à mes yeux, Ted Tonks soit aussi précieux ?
Ted est mon étoile. Et plus les nuits se succédaient, plus me tiraillait l’envie de venir la cueillir pour la garder auprès de moi.
Il a deviné que j’étais chamboulé. Face à lui, je ne suis qu’un livre ouvert et cette sensation est aussi dérangeante que plaisante. Car je me sens comprise. Il voit mes rêves, il discerne mes singularités.

— Peut-être veux-tu qu’on rentre ? m’a-t-il proposé.
— Non. Je suis bien, ici, lui ai-je répondu.

Oui. Dans ses bras, dans son regard. Je me sentais à ma place. Je n’étais plus la cadette Black, la fille du milieu. Celle qui n’est ni aussi rusée que l’aînée, ni aussi belle que la benjamine. J’étais Andromeda.
Alors je l’ai remercié. Par un baiser. Notre premier, scellé par les constellations. Père me l’aurait interdit. Je n’aurais dû embrasser que le prétendant qu’il m’aurait promis. Mais cette tendre faute me plaisait tant. Je me sentais rebelle dans mes propres sentiments.
Un jour, je relirai cette page de journal. Dans un an, dans deux ans, peut-être dans dix. J’ignore ce que je ressentirai en parcourant ses lignes. De l’amusement, de la nostalgie, du dégoût, du chagrin, peut-être. Mais en les écrivant ce soir, je me sens plus heureuse et plus libre que je ne l’ai jamais été.
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Katherine 100
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Re: [Textes] Nuit du 28 janvier

Message par Katherine 100 » 28 janv. 2017 - 23:48

Titre : Le noctambule des noctambules
Thème (écrit ou URL de l'image) : Noctambule
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 100
Personnages : Peeves
Rating : Tout public



La nuit, son moment préféré. Embêter les élèves la journée c'est une chose, mais la nuit, c'est bien plus drôle. Surtout après le couvre feu, quand ils sortent en douce de leurs salles communes en marchant sur la pointe des pieds. Avec la peur qu'il leur tombe dessus et que Rusard arrive attiré par le bruit. Alors il rode silencieusement dans les couloirs à la recherche de ses futures victimes. Il était un noctambule professionnel à la recherche d'autres noctambules moins compétents. C'est son rôle après tout, les fantômes hantent les châteaux et cela la nuit. Enfin c'est bien connu.

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Berserkr
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Re: [Textes] Nuit du 28 janvier

Message par Berserkr » 28 janv. 2017 - 23:48

Titre : Protect ya neck
Thème : Noctambule
Fandom : Aucun
Personnages : Jay
Nombre de mots : 557
Rating : - 12

Jay s’avance tranquillement dans son quartier. Bring Da Ruckus explose dans ses écouteurs et ça le soulage. Entre ses parents qui se discutent sans cesse, son frère et sa nana qui passent leur temps à s’envoyer en l’air bruyamment à l’étage du dessus, il est loin d’avoir le calme qu’il souhaiterait. Il sait également qu’il peut avancer tranquillement. Il n’est ni respecté ni sans cesse victimiser. Il a su se faire les bons amis au bon moment, sans pour autant jamais tremper dans de gros ennuis. Il garde quand même son cran d’arrêt au besoin mais Jay peut être serein. Il est certain qu’il n’aura pas de problèmes ce soir.

À vrai dire, Harlem est plutôt calme, l’hiver. Et New-York est rendue à cette époque de l’année où il fait bien trop froid pour sortir le soir. La prochaine chute de neige prendra encore tout le monde au dépourvu et il y aura des morts stupides. Oui on pourra forcément faire le plein de candidats pour les Darwin Awards. Pourtant, la neige tombe tout le temps à la même époque ces dernière années.

Ouais, en fait le quartier est bien trop silencieux pour ce soit normal, pense-t-il alors que Bring Da Ruckus, laisse place à Protect Ya Neck.

Jay est un fan absolu du Wu-Tang Clan, et il aime le faire savoir. Lui-même écrit un peu même si ce n’est pas sensationnel. Il n‘a pas l’intention de percer dans la musique ni de faire de grandes études. Il n’en n’a pas les moyens, déjà. Sa phrase favorite était depuis longtemps devenue «  On verra bien ». Cela exaspérait souvent ses parents. Mais au fond, ils savaient très bien que réussir sa vie honnêtement était plus difficile maintenant que durant leur jeunesse. Puis vivre au jour le jour, ça lui plaisait, d'une certaine manière.

Le métro comme le reste d’Harlem est silencieux et quasiment vide. C’est vraiment le bon soir pour un noctambule comme Jay. Il descendra dans deux arrêts. Il y a un parc où il pourra buller toute la nuit et peut-être se faire réveiller aux aurores par un flic, parce qu’il aura choisi de pioncer dans des toilettes publiques. Policier qui le prendra probablement pour un junkie ou un SDF d’ailleurs.

L’attente est longue et Jay observe tranquillement les personnes qui patientent tout comme lui. Deux mecs lambda qui parlent tranquillement, rien d’intéressant. Il s’attarde plutôt sur la jolie fille assise sur un banc. Elle n’a pas l’air bien. Pas bien du tout. Peut-être qu’on l’a agressé. C’est même probable. Ces vêtements sont en partie déchirés et de grosses tâches noires entourent ses yeux, ce qui lui donnent l’air d’un panda. Elle sanglote encore. Les deux types ont l’air littéralement de s’en foutre. Comme d’habitude, songe le jeune homme.

Jay songe à l’aider mais la nana pourrait tout aussi bien être en pleine crise de manque et tenter de l’agresser. C’est courant dans le coin.

La rame arrive, mais ce n’est pas la bonne, celle-là ne s’arrêtera pas pour eux. Mais Jay voit alors la jeune fille se lever précipitamment et se diriger à toute vitesse près des rails pour sauter. Pile au moment où l’arrêt se retrouve inondé de lumière

Les comics mentent. Les super-héros n’existent pas. Et même si Jay aimerait en être un, à ce moment précis, il est préférable de rester paralysé d’effroi et de ne rien faire. Qu’y a-t-il à faire, de toute façon...

Le morceau arrive à la fin.

You better protect ya neck
You better protect ya neck...
Dernière édition par Berserkr le 28 janv. 2017 - 23:55, édité 1 fois.
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BellaCarlisle
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Re: [Textes] Nuit du 28 janvier

Message par BellaCarlisle » 28 janv. 2017 - 23:54

Titre : Dans la nuit
Thème : Noctambule
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 753
Personnages : Isabel (OC)
Rating : Tout public
Elle aimait le confort de la nuit, se délectant du plaisir qu’elle ressentait lorsque le jour s’en allait pour céder la place aux ténèbres nocturnes. Le vent frais caressait son visage alors qu’elle levait la tête vers le ciel, s’imprégnant de la lumière des étoiles. Même si la période de paix avait été trop courte à son goût, elle avait obtenu de la directrice de Poudlard une autorisation spéciale pour sortir la nuit. Le laps de temps qu’elle possédait pour franchir les protections du château de sorcellerie était minime, elle ne devait pas traîner pour passer dans cet espace conçu spécialement pour elle. Et il lui fallait être de retour à l’école à une heure bien précise qui était elle-aussi vue avec McGonagall. Contrairement au Ministère qui ne percevait en elle qu’une menace pour les élèves de Poudlard, la directrice lui avait accordé sa confiance bien rapidement, à l’image de Dumbledore qui avait autrefois accueilli un loup-garou au sein du personnel enseignant.

Isabel passait ses soirées dans le côté moldu de Londres, à l’abri des suspicions des sorciers. Les non-magiciens ignoraient tout de sa nature particulière et on ne la dévisageait pas avec insistance dès qu’elle entrait quelque part. Elle connaissait les meilleurs endroits, ces coins parfois reculés où la nuit devenait un domaine de détente qui lui faisait oublier un instant ce qu’elle vivait. Ce soir-là ne faisait pas exception, la musique qui battait à ses oreilles l’entraînait dans un autre monde, loin de ces inquiétudes habituelles qui prenaient trop de place dans son cœur. Les jeunes gens se déhanchaient sur des sons particuliers, les lumières variaient au rythme des accords alors que sa tête s’emplissait du bruit et des couleurs. Elle ne remarqua pas tout de suite qu’elle n’était plus seule à sa table, perdue qu’elle était dans un mélange de rêverie et de mélancolie. Ce fut la voix grave de son nouveau voisin qui la ramena dans la réalité.

- Vous ne dansez pas ?
- Pardon ? s’étonna-t-elle.
- Je vous observe depuis que vous êtes arrivée, vous n’avez pas quitté votre chaise.

La jeune femme haussa les épaules, ne souhaitant pas en dévoiler de trop à son sujet. Elle risqua un coup d’œil sur l’homme à ses côtés, détaillant sa carrure, ses cheveux poivre et sel, ses yeux verts inquisiteurs. Il n’avait pas de verre en main, semblait sobre et devait avoir une quarantaine d’années, tout au plus. Se souvenant qu’elle appréciait la nuit pour sa liberté de mouvement et ces moments qui l’empêchaient de sombrer face aux commentaires sur sa bestialité, Isabel se ressaisit. L’odeur que dégageait le moldu – car il n’y avait aucun doute sur le fait qu’il ne s’agissait pas d’un sorcier – devenait trop entêtante pour elle et sa proximité n’arrangeait rien. Prise d’une violente envie de fuir au plus vite, elle se leva rapidement, fusillant l’inconnu du regard lorsqu’il la retint par le bras. Le besoin impérieux qui croissait dans son corps lui fit oublier toute règle de politesse et elle se libéra de son emprise d’un coup sec.

Traverser la foule de corps pressés les uns contre les autres dans un ensemble parfait fut une épreuve difficile. Sa gorge la brûlait, son cœur battait trop vite dans sa cage thoracique, signe que sa soif venait d’atteindre son apogée. La gifle glacée du vent ne l’aida en rien à reprendre contenance et elle tomba à genoux au bout de quelques pas. Dans un réflexe de survie, l’une de ses mains trouva rapidement sa baguette magique alors qu’elle transplanaît dans un endroit sûr. Plusieurs réserves de sang l’attendaient et elle calma la soif intense en un instant. Elle avait craint de devoir retourner à Poudlard pour demander une potion afin de se ressourcer mais son organisme tenait le coup. Elle était maîtresse de la nuit, c’était là son univers, là où elle pouvait donner un sens à sa vie. Pour le Ministère de la magie, elle était dangereuse, comme les autres de son espèce. McGonagall, pour sa part, la qualifiait seulement de noctambule, montrant qu’elle n’avait pas de préjugés sur la nouvelle enseignante.

Isabel reprit le chemin du divertissement, contemplant la nuit qui paraissait s’étirer à l’infini. Jamais elle ne saurait être aussi détendue et aussi heureux que pendant les heures où le ciel se teintait de noir, illuminé parfois par les étoiles ou la lune. Le lendemain serait un autre jour, il lui faudrait à nouveau affronter ses élèves et les remarques acides de ses collègues. En attendant, elle avait la nuit devant elle.
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ImGW
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Re: [Textes] Nuit du 28 janvier

Message par ImGW » 28 janv. 2017 - 23:56

Titre : Noctambule
Thème (écrit ou URL de l'image) : noctambule
Fandom : Code Lyoko
Nombre de mots :
Personnages : Aelita
Rating : TP

Un cauchemar l’avait encore sortie du lit. Avec l’habitude, elle avait appris à ne pas hurler au moment d’émerger, pour ne pas réveiller les autres collégiens… du moins elle l’espérait. Habituée, elle enfila ses pantoufles roses en poils tous doux, se leva dans le noir, poussa sa porte (la fenêtre faisait de jolis reflets dessus) le plus silencieusement du monde, et se dirigea vers les toilettes pour se passer un peu d’eau sur la figure.

Encore des loups ! Elle ne savait pas d’où lui venait une telle peur, surtout qu’elle ne pouvait pas avoir de souvenirs traumatisants en rapport avec les loups, mais ces bêtes lui faisaient vraiment peur. Jeremy avait dit qu’ils lui avaient peut-être été implantés en même temps que le virus lors de sa première dévirtualisation, histoire de bien lui pourrir la vie sur Terre. Eh ben si c’était là le plan de XANA, c’était réussi ! Allez, il fallait qu’elle arrête d’y penser, ou alors elle aurait encore l’impression qu’un loup allait sortir de la porte des douches…

Elle s’empressa de se sécher le visage et de quitter cette pièce, fermant au plus vite la porte. Désormais seule dans le couloir immobile, elle se demanda un instant quoi faire. Elle fit quelques pas, faisant le moins de bruit possible en posant ses pantoufles sur le sol, les mains frôlant les murs jaunes du couloir, les yeux grand ouverts passant partout. Elle pourrait bien sûr, en jeune fille sage, retourner directement dans sa chambre, mais elle ne voulait pas y retrouver l’ambiance de son mauvais rêve. Et puis les couloirs de l’internat la nuit avaient une nouvelle couleur…
Que ton poème soit l'espoir qui dit A suivre
Au bas du feuilleton sinistre de nos pas

-- Aragon, Ce que dit Elsa

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KLCS
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Re: [Textes] Nuit du 28 janvier

Message par KLCS » 29 janv. 2017 - 00:13

Titre : Booom!
Thème (écrit ou URL de l'image) : désintegrée.
Fandom : HP
Nombre de mots : beaucoup trop pour l'heure qu'il est
Personnages : Ron, Harry, Hermione, Seamus, Dean, Fred et Georges, Ginny et Neville
Rating : tout public

Dans tout groupe d'amis, on retrouve souvent les mêmes types de personnes. Il y a celui qui fait rire tout le monde, le timide, l'intello, la superstar, le sidekick, la jolie fille et le boulet de service.

Et, quand on réunit toute ces personnes dans une seule pièce pour une soirée pyjama en salle commune, parfois, ça crée des catastrophe.

Un soir de Décembre, justement, Ron, Harry, Hermione, Seamus, Dean, Fred et Georges, Ginny et Neville étaient réunis en salle commune pour fêter la nouvelle invention des jumeaux.

Ils avaient réussi à fabriquer une baguette qui obéirait à n'importe quelle personne sans réagir différemment à chacun. Ils assuraient que le résultat serait le même pour tout le monde.

Ron ouvra le bal en lançant un Wingardium Leviosa sur la table basse. Harry fit de même ainsi que tous les autres. Arriva le tour de Neville. Chacun choisit une place de choix, qui derrière le canapé, qui loin assit dans l'escalier. Mais rien ne se passa, il s'appliqua à lancer son sort et la table basse s'éleva en douceur et il la reposa sans souci.

Seamus enthousiaste prit à son tour la baguette fantastique. Après avoir vu Neville réussir son tour, les jumeaux ne doutaient plus de l'efficacité de leur trouvaille.

Mais à l'instant où Seamus lança son sort de lévitation, une explosion retentit, réveillant la moitié de Poudlard, seuls les cachots et la partie opposée à la tour de Gryffondor furent épargnés par le bruit assourdissant.

Seamus, une fois de plus avait fait exploser quelque chose. Et ce quelque chose était la tour de Gryffondor. Désintégrée ! Les lits et les élèves éberlués pleuvaient au sol.

A coup sur McGonagall allait eux aussi les désintégrer !
"De toute façon, dès qu'on parle de centaure, Kara rapplique"
"Vous avez dit Centaure?"
:lol: :lol: :lol:

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NeviLee
Elève de sixième année
Messages : 186
Inscription : 20 févr. 2015 - 20:34

Re: [Textes] Nuit du 28 janvier

Message par NeviLee » 29 janv. 2017 - 00:23

Titre : La beauté du pouvoir
Thème : Désintégré + l’image
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 258
Personnages : Bellatrix Lestrange
Rating : 10+
Le monde semblait bien petit vu d’en haut.

A cette pensée, Bellatrix Lestrange émit un petit ricanement méchant. De toute manière leur monde apparaîtrait toujours minuscule face à la grandeur et à la puissance d’un sorcier de sang-pur. Même à cette heure de la nuit, Londres bouillonnait d’activité.
Tant mieux, pensa la perfide Mangemort en sentant ses lèvres s’étirer délicieusement pour former un rictus maléfique. Plus ils seraient nombreux, plus ils la verraient à l’œuvre, et plus il y aurait de monde pour la craindre.

Pour sa première mission en solitaire, la jeune Bellatrix devait frapper vite et fort. Elle voulait que les gens la remarquent, elle voulait sentir l’angoisse et la terreur suer par tous les pores de leurs peaux. Elle se délectait déjà des regards horrifiés et des hurlements de panique qu’elle allait causer sur son passage.
Ainsi, le visage découvert, la démarche ample et distinguée, la plus méritante des héritières de la famille Black se mit à descendre colline qui surplombait la ville. À ses pieds, un cercle de flammes tournoyait lentement autour d’elle, suivant paresseusement chacun de ses pas comme s’il aurait pu la suivre en enfer si nécessaire.

Mais Bellatrix n’irait pas en enfer. Au contraire, elle souhaitait amener l’enfer jusqu’à elle. Et lorsque les premiers passants nocturnes la croisèrent, pointant du doigt ces flammes surnaturelles qui englobaient le bas de sa robe de sorcière, la plus fervente disciple des Ténèbres esquissa un sourire féroce. Bellatrix allait prendre plaisir à tous les désintégrer, la communauté moldue allait voir tout en vert cette nuit-là…
"Ce n'est pas la Maison qui nous façonne, mais bien nous qui façonnons notre maison."

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Lyssa7
Pile éclectique
Messages : 1515
Inscription : 02 nov. 2016 - 18:20

Re: [Textes] Nuit du 28 janvier

Message par Lyssa7 » 29 janv. 2017 - 00:26

Titre : Le temps s'en fout, Ernie.
Thème : Désintégré
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 291 mots
Personnages : Ernie Macmillan
Rating : -12 (pour le côté dépressif :mrgreen: )

Comment se reconstruire quand votre monde s'est écroulé ?

Question vague, réponses incertaines. Il allait falloir du temps, énormément de temps afin de calmer les pleurs, d'apaiser les souffrances, surmonter la douleur et refermer les cicatrices. La vie reprendrait, elle reprenait toujours. Mais réussiraient-ils à sourire, à rire comme ils le faisaient avant sans que le souffle de la mort ne leur rappelle ce qu'ils avaient perdu ? La vie reprendrait, elle reprenait toujours. Litanie incessante qui grinçait à ses oreilles, disque de musique rouillé qu'on remettait par simple habitude. Parce qu'on ne sait pas quoi mettre d'autre, qu'on ne sait pas quoi faire d'autre.

Évidemment que la vie continuait. Il n'avait qu'à poser les yeux sur la grande horloge dans le hall d'entrée pour savoir que le temps reprenait son cours. Inlassablement. Sans les attendre. Parce que les secondes, les minutes et les heures défilent sans se soucier de ce qu'ils peuvent vivre, de ce qu'ils traversent. Parce que le temps s'en fout tout simplement. Qu'il fasse beau ou qu'il neige, qu'on vive ou qu'on crève. Peu lui importe. Le temps passe, trépasse. Tic tac, tic tac...

Tu entends ce bruit lancinant, entêtant ? C'est l'écoulement de la vie qui s'enfuit. Les minutes qui passent et trépassent. Tu sens ton coeur battre au son de cette horloge qui ne s'arrête jamais ? C'est l"horloge de la vie, Ernie. Elle tourne, elle tourne et puis elle s'emballe. Et puis, un jour elle se désintègre.

Le temps s'en fout, tu sais ? Tu peux aimer, détester, rire ou pleurer. Qu'importe. La vie n'attend pas, Ernie.

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Catie
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Re: [Textes] Nuit du 28 janvier

Message par Catie » 29 janv. 2017 - 00:31

Titre : /
Thème (écrit ou URL de l'image) : Désintégrée
Fandom : HP
Nombre de mots : 380
Personnages : Bellatrix
Rating : /
Elle avait la sensation que tout son corps se désintégrait. Qu’il se dissolvait en un millier de particules. Son cœur se brisait, s’effritait, tombait en poussière. On venait de lui arracher sa vie. Sa raison d’être.

Elle n’était plus qu’une poupée désarticulée, égarée dans une sombre nuit sans étoiles. Sans but ni objectif. Une marionnette sans âme.

Elle trébuchait, elle tombait, elle s’écorchait. Elle n’avait plus rien pour se rattraper. Il l’avait laissée. Elle était perdue sans lui. Sans sa force et sa puissance pour la guider. Elle était livrée à elle-même.

Et soudain, dans le brouillard de ses sens, un nom.

— Répète.

Elle s’accroche aux robes de Rabastan. Elle le secoue. Elle a les yeux écarquillés, le souffle court, les cheveux ébouriffés. Elle ressemble à une possédée.

— Répète !

Elle hurle. Au bord du désespoir. De la folie. A moins qu’elle y soit déjà complètement plongée.

Pâle, le regard fuyant, son beau-frère semble effrayé par son attitude. Elle ne fait que crisper ses mains davantage sur le tissu rêche.

— Tu as parlé des Londubat.

Il hoche un menton tremblant, sans comprendre pourquoi elle semble soudain si extatique.

Bellatrix le lâche et se redresse. Elle voit une lumière au bout du tunnel. Une lueur d’espoir qui éclaire le puits sans fond où elle se trouve.

— Ils étaient proches des Potter, murmure-t-elle.

Les trois autres la regardent. Ils ne comprennent pas. Mais dans sa tête, tout est soudain très clair. Les Londubat étaient proches des Potter. C’était de puissants Aurors. Ils doivent savoir, eux. Comment le petit bébé a pu défaire son maître adoré. Et surtout, comment le ramener. Parce qu’il ne pouvait pas être mort. C’était impossible.

Elle sort sa baguette et la caresse presque amoureusement. Elle leur arrachera cette information. De gré ou de force.

— Ils savent comment le ramener, susurre-t-elle.

Elle n’en doute pas. Elle est sûre d’elle, il ne peut en être autrement. Son raisonnement lui semble imparable. Elle part devant, d’un pas décidé. Et ils la suivent, comme de gentils petits toutous.

Elle qui se sentait si perdue quelques instants plus tôt a la sensation d’être enfin entière. L’espoir qui pulse dans son cœur a réparé son corps désintégré en mille morceaux.

Il reviendra, elle le sait. Et il la récompensera pour avoir été sa plus fidèle Mangemort.
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The Night Circus
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Re: [Textes] Nuit du 28 janvier

Message par The Night Circus » 29 janv. 2017 - 00:32

Thème : Désintégré
Titre : Pulvérisée
Fandom : Terminator ( :lol: )
Personnage : Sarah Connor

Sarah tremble sous ses caresses, encore, encore et encore.
Personne ne l'a jamais regardée de la sorte, ni touchée, ni embrassée comme lui le fait.
Il affirmait avoir entendu parler d'elle toute sa vie, l'avoir adorée toute sa vie. C'était terrifiant, et un rien enivrant.

Elle n'avait jamais été spéciale pour personne, une simple brindille parmi ses semblables, et puis en un battement de cil, elle s'était retrouvée prise entre deux êtres que tout opposait, au centre de toute leur existence, à tel point que c'en était étouffant. Lui qui voulait la sauver, l'Autre qui voulait la réduire en miette. Sarah avait pleuré, protesté, elle ne pouvait pas y échapper. Elle avait vu l'Autre prendre vie après vie sans ciller un seconde, machine implacable au visage humain, qui la poursuivait sans lui laisser une seule seconde de répit, détruisant tout sur son passage.
Et Lui, lui qui ne la lâchait pas d'une semelle, qui mettait son corps déjà fracassé d'horreurs sur le chemin du tueur, encore, encore et encore.

Lorsqu'ils étaient sortis de nulle part quelques jours plus tôt, ils avaient pulvérisé sa vie, ils avaient pulvérisé ses croyances, son innocence ; ils l'avaient pulvérisée elle en un sens. Et elle était éparpillée dans tous les sens, terrifiée, terrassée.

Et là, elle se retrouvait. Touts les morceaux d'elles qui étaient partis aux quatre vents se retrouvaient, se reformaient, autour de Lui, dans Ses bras. Presque à l'abri. Presque.
Elle en aurait presque été saoule, de son amour, de son désir, qu'elle ne s'expliquait pas mais qu'elle acceptait parce qu'elle en avait terriblement besoin.

L'horreur avait été si intense, violente et inexplicable, l'amour devait l'être aussi, ne serait-ce que pour la garder saine d'esprit.
Dernière édition par The Night Circus le 29 janv. 2017 - 00:34, édité 1 fois.

-Will you have me, lady?
-No, my lord, unless I might have another for working days. Your Grace is too costly to wear every day. But I beseech
your Grace pardon me. I was born to speak all mirth and no matter.

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Roxane-James1
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Re: [Textes] Nuit du 28 janvier

Message par Roxane-James1 » 29 janv. 2017 - 00:33

Titre : Danse
Thème (écrit ou URL de l'image) : image + thème
Fandom : HP
Nombre de mots : 314
Personnages : Dominique Weasley/ OC (Isaac Forestman)
Rating : T

Danse. C'était presque un ordre et Dominique se contenta de l'exécuter. Elle avait enlevé ses talons aiguille qui lui faisaient mal aux pieds et ses cils englués de mascara papillonnaient, elle se sentait malade et complètement stupide, là-haut, au sommet de cet immeuble new-yorkais.

- Je sais que tu peux le faire.

Bien sûr qu'elle le pouvait, quelle idée... Son regard clair entra en collision avec celui de son professeur de Défense Contre les Forces du Mal et elle sentit son coeur bondir dans sa poitrine.

- Tu n'as qu'à te laisser porter par la musique.

Il prit sa baguette magique et actionna le son de la radio sorcière avec son aide. Dominique tendit l'oreille, attentive au flot de paroles qui se déversaient de l'antenne puis, soudainement, sans qu'elle ne s'y attende, elle se retrouva entraînée par la mélodie entêtante qui résonnait tout autour d'eux. Ses pieds, ses hanches et ses bras se mouvaient sans effort et Dominique souriait dans le vide, son regard glissant sur les lumières colorées de la ville où il l'avait emmenée.

- Tu es belle.
Un feu intense, violent, sembla projeter la jeune fille dans les bras de l'homme.

- Vous n'auriez pas dû dire ça... murmura Dominique d'une voix suave à l'oreille de son professeur.
- Tu n'aurais pas dû écouter...

Dominique lança un regard noir à son partenaire avant d'enrouler ses bras autour de son cou.

- Vous n'êtes plus mon professeur, ici. Vous êtes seulement l'homme que j'aime et qui m'a emmenée danser au sommet d'un immeuble de New-York en plein milieu de la nuit.
- Tu as dix-huit ans, Dominique. Tu es encore trop jeune.
- Trop jeune pour quoi ? Je vous aime !
- Pas moi.

Dominique ne ressentait plus le feu ardent qui la brûlait quelques secondes auparavant. Elle se sentait mal... Son espoir venait de se volatiliser brusquement. Il s'était désintégré.
La passe-miroir, tome 1 : Les fiancés de l'hiver de Christelle Dabos
- J'observe mon existence sous un angle différent, déclara-t-il gravement.
- Voyez-vous cela ! Et qu'en déduisez-vous ?
- Qu'à l'endroit ou à l'envers, elle est absolument vide de sens.

La passe-miroir, tome 2 : Les disparus du Clairdelune de Christelle Dabos
Imprévisible, anticonformiste et entreprenante. Prenez garde, un de ces jours je pourrais finir par tomber amoureux de vous.
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WarmSmile
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Re: [Textes] Nuit du 28 janvier

Message par WarmSmile » 29 janv. 2017 - 00:37

Titre : Refus
Thème : Désintégré
Fandom : HP
Nombre de mots : 144
Personnages : Denis Crivey
Rating :


Denis n'était pas du genre à détester quelque chose. Mais en cet instant-ci, le dégoût commençait à le rendre malade. Il avait pris sa décision, il ne lancerait pas ce sortilège. Et au diable les conséquences, il pourrait bien avoir un zéro.

Le bruit de ce sortilège était insupportable. Et, bien pire, la destruction qui en résultait était inconcevable à ses yeux. Denis regardait avec difficulté ses camarades réduire en cendres divers objets.

Le sortilège Reducto était un sortilège qu'il ne lancerait jamais. Afin de ne pas attirer l'attention du professeur, Denis agita sa baguette en effectuant les mouvements d'un Reparo. Cela ne remparerait jamais ces objets, mais Denis ne pouvait pas s'empêcher d'essayer. C'était dans le caractère du jeune sorcier d'espérer et ce n'était certainement pas dans sa nature de souhaiter la destruction.
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R_Even
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Re: [Textes] Nuit du 28 janvier

Message par R_Even » 29 janv. 2017 - 00:39

Titre : Le prix de l'intégration
Thème : Désintégré + image
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 340
Personnages : Lorena Malefoy (OC), Abraxas Malefoy
Rating : Tout public
Désintégrer : Verbe transitif, 1) Faire perdre son intégrité à un tout, réduire en particules élémentaires Ex : obtient la pulpe en désintégrant la betterave avec une râpe à main. 2) Au fig. Provoquer la destruction, l'anéantissement de quelque chose ou de quelqu'un. Ex : Il est moins facile de désintégrer un préjugé qu'un atome (Perroux, Écon. XXes.1964, p. 9).

Je me souviens avoir relu cette description au point de l’apprendre par cœur. Je peux encore la réciter de tête aujourd’hui.

Quand le médico-mage a expliqué à mon père comment l’opération allait se dérouler, il n’a pas cillé. Seulement à la fin, après que l’on eut expliqué en long, en large et en travers, de quelle façon les sortilèges allaient me déchirer la peau pour y implanter ce que la nature n’y avait pas mis, il a posé ses questions. Il en avait deux en fait.
  • Quel sont les chances de survie ?
  • Est-on sûr que sa féminité sera désintégrée ?
C’est à ce moment-là que j’ai compris. C’est drôle comme de simples petites phrases peuvent vous faire réaliser la portée des étapes de votre vie… enfin, ce serait drôle si on ne parlait pas de moi.
Je n’arrivais pas à y croire. Comment vouliez-vous que j’y crois ? Ce n’était pas moi, la fautive. C’était lui ! Lui, mon frère. Le beau, le grand, le parfait fils Malefoy qui avait eu l’audace de mourir. Et comme il n’existait aucun autre fils pour perpétuer la ligner, cette proposition avait été faite.

Lorena Malefoy allait disparaitre. Désintégrée.
Lorena Malefoy allait disparaitre. Perdre son intégrité, être réduite en particules élémentaires.
Lorena Malefoy allait disparaitre. Être détruite, anéantie.
Lorena Malefoy allait disparaitre. Parce qu’il fallait un fils pour perpétuer la ligner.

Les yeux fermés, je me voyais au bord de l’abysse, prête à sombrer dans l’enfer. Mon père, qui ne m’avait jamais vraiment regardé, allait enfin me donner ce à quoi je n’avais jamais eu droit : je passais de l’ombre à la lumière.
Avec cette seule et unique condition : ma désintégration.
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Inermem
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Re: [Textes] Nuit du 28 janvier

Message par Inermem » 29 janv. 2017 - 00:41

Titre : Cendres en devenir.
Thème (écrit ou URL de l'image) : Désintégrée
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 722
Personnages : Bellatrix Lestrange
Rating : Tout public
Elle avançait dans l'obscurité, sans jamais se poser de question. Elle ne cherchait pas la lumière, la présence. Elle régnait dans son univers et ne désirait en sortir pour rien au monde. Sa folie n'était rien d'autre qu'une carapace, une parade effrayant le monde. La souffrance, son sadisme, sa plus grande force. Elle ne vivait pour rien d'autre.

Ce soir, elle allait respirer enfin, une grande bouffée d'air comme on en fait plus aujourd'hui, comme elle n'en avait jamais connue. Elle allait exercer son pouvoir, il n'y aurait plus aucune limite. Le secret : mort. Enterré comme il devait l'être. Sa puissance et celle de son maître serait enfin dévoilée à la terre entière et personne ne pourrait contredire les faits. Elle exultait. Elle attendait ce moment depuis tellement longtemps que son rire se faisait entendre dans les profondeurs du néant.

Ce château, elle le connaissait par cœur. Elle y avait vécue, grandis. Elle l'avait terrorisé dès son adolescence. Le meurtre coulait dans ses veines, la souffrance grandissait en son cœur. Son esprit était envoûté par l'idée même des cris qu'elle allait provoquer. Faire mal, faire pleurer, voilà son plus grand loisir.

Alors elle se tenait bien droite, près de lui. Elle admirait sa grandeur, même si elle l'enviait. C'est ce qui faisait d'elle une fidèle alliée. Elle pensait le comprendre, connaître assez de son Seigneur pour pouvoir définir ce qu'il ressentait. Et pourtant, il fallait dire qu'ils étaient bien différents. Leur vécu n'avait rien à voir, mais ça elle ne voulait pas s'en rendre compte. Un voile de puissance opaque s'était posé sur ses yeux des années avant.

Ce soir, ce serait la fin. Leur victoire serait tout simplement magique. Elle voyait pourtant leurs opposants luter, résister avec des sorts complètement futiles, alors qu'ils se tenaient en face, forts et intenables. L'Ordre du Phœnix ne faisait que gagner du temps, retarder l'échéance. Mais rien ni personne ne les arrêterait.

Puis le signal fut lancé. Elle parcourut la distance l'éloignant du château sans vraiment en prendre conscience. Son instinct de survivante, de chasseuse prenait le dessus. Elle traquait, lançait des sortilèges à en perdre halène. Elle aimait cette sensation de liberté, cette ivresse dans les hurlements. Les corps tombaient devant elle sans qu'elle n'en eut un frisson. Son mari ? Peu importait. Il était presque sorti de son esprit. Et elle combattait, comme elle le faisait le mieux. Et pourtant, ils durent cesser. Ordre du puissant. Elle rejoint alors ses rangs, les yeux amplis d'une certaine incompréhension et d'une déception sans nom. Elle n'en avait pas fini, elle voulait plus.

Mais elle comprit en entendant le bois craquer. En voyant ce jeune homme à lunette se ramener devant eux. Qu'elle indécence de les avoir fait attendre ! Mais ça en valait la peine n'est-ce pas ?


« Avada Kedavra » entendit-elle raisonner. Il n'avait même pas levé sa baguette. Il avait lâchement baissé les bras. Le doute plana jusqu'à ce que sa sœur prononce ce joli mot : « Mort » Rien n'aurait pu lui faire plus grand bien.

De beaux discours furent ensuite tenus, pendant qu'elle s'ennuyait. Ils avaient gagnés, vaincus le Survivant. Pourtant, pas assez de sang avait coulé. Elle en quémandait toujours plus, ce n'était jamais suffisant. Mais ce fut là que se trouva sa grande surprise. Il se releva, de la façon la plus théâtrale possible dans les bras de ce crétin de demi-géant.

Elle s'élança de nouveau dans le combat, sans jamais perdre son temps. Une victime après l'autre, esquivant les sorts de ses alliés et de ses opposants. Elle avançait dans le château, gagnant du terrain, approchant de ces personnes qu'elle convoitait tant ! Tuer la résistance en son sein, n'était-ce pas la meilleure chose que l'on pouvait faire. Les anciens étaient bien plus important que la jeunesse, ils étaient les guides qu'ils n'auraient plus après ce soir.

Elle se retrouva alors face à la rouquine. Le combat était bel et bien serré quand la mère commença à s'en mêler.

« Pas ma Ginny, pétasse. »

Ce furent les derniers mots qu'elle pu entendre, la dernière seconde de sa vie. Et notre chère guerrière quitta se monde, désintégrée sous le sort d'une traître à son sang.

Bellatrix Lestrange n'était désormais qu'un vulgaire tas de poussière, airant entre les murs d'un château qu'elle maudissait plus que jamais.
Dernière édition par Inermem le 29 janv. 2017 - 00:49, édité 1 fois.
« Happiness can be found even in the darkest of times, when one only remembers to turn on the light »
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Seonne
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Re: [Textes] Nuit du 28 janvier

Message par Seonne » 29 janv. 2017 - 00:47

Titre : Le grand plongeon
Thème : Désintégrée + Image
Fandom : HP
Nombre de mots : 430
Personnages : Dominique Weasley
Rating : Tout public
D'un geste vif de la main, Dominique détacha ses longs cheveux prisonniers d'une queue de cheval trop haute. Trop raffinée. Trop guindée. Trop parfaite. Tout ce qu'elle avait cherché à fuir en s'échappant, en quittant l'étouffant cocon familial. Elle n'était pas comme sa mère. Elle n'était pas comme Victoire. Et, loin d'elles, elle espérait pouvoir être, enfin, elle même. Elle sentit ses cheveux tomber en cascades sur ses épaules, lâches, libres. Elle se sentait libérée. Sauvage, revenue à son état naturel. Elle ne supportait ces faux-semblant, les robes étroites qui se devaient de la rendre toujours belle, attirante, présentable et agréable. D'un coup de pied, elle envoya valser ses chaussures à talons, et apprécia le contact brûlant du sol goudronné sous ses pieds nus. Elle fit quelques pas - suffisamment pour noircir la plante jusque là immaculé de ses pieds blancs. Elle sourit. Elle était sale - oh, ce que sa mère aurait râlé en la voyant ainsi. Mais elle s'en moquait bien. Elle était libre.

Elle continua de s'avancer, quittant la route. Elle sentait la fraîcheur de l'herbe, l'humidité de la boue entre ses orteils. Elle s'avança, au bord, tout au bord de la colline. Elle sentait tous ses sens exaltés. Elle se sentait vivante, plus vivante que jamais. Épuisée par le voyage, et si près de la rupture - entre son ancienne et sa nouvelle vie. Elle se sentait comme si elle marchait sur des chardons ardents. Il y avait cette peur sourde qu'elle refusait d'entendre, et cette voix qui lui chuchotait qu'elle était capable de tout. Elle était Dominique, celle qui se trouvait toujours là où on ne l'attendais pas, qui osait tout, peu en importait les risques. Et aujourd'hui, elle allait commencer sa nouvelle vie, loin de ceux qui avaient voulu faire d'elle cette petite fille modèle qu'elle n'avait jamais été.

Elle laissa les lumières de la ville emplir ses yeux. Là bas, sous elle, se trouvait un nouveau futur. Elle touchait sa liberté du doigt, et se laissa totalement enveloppée. Alors elle fit un nouveau pas, dans le vide, et se laissa choir, attendant le dernier moment pour enfin lancer le sortilège qui amortirait sa chute.

Elle avait fait le grand plongeon - plus question de revenir en arrière, désormais. Et, sans le moindre regard pour la fillette qu'elle avait été, elle continua d'avancer vers le futur, songeant à peine à la petite Dominique trop guindée, trop raffinée, trop parfaite. Elle avait disparu désormais, désintégrée avec tous ces mauvais souvenirs qu'elle laissa derrière elle.

- Bienvenue dans ta nouvelle vie, murmura-t-elle. Bienvenue aux USA, Dominique.
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Et répondez à ce question de satisfaction pour faire plaisir à votre Seonne préférée :mrgreen:

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WarmSmile
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Re: [Textes] Nuit du 28 janvier

Message par WarmSmile » 29 janv. 2017 - 01:20

Titre : Une route bien connue
Thème : image de Lineke-Lijn sur DA
Fandom : HP
Nombre de mots : 121
Personnages : Hermione
Rating :

Hermione sortait de son travail en oubliant toute fatigue. Enfin ! Le jour de la sortie d'un livre qu'elle attendait depuis des mois était arrivé. La jeune sorcière se hâta en se dirigeant vers un chemin non loin de là. Il y avait des années qu'elle avait trouvé un itinéraire rapide entre son lieu de travail et l'artère commerçante.

Ses talons claquaient sur le pavait d'une rouelle étroite. Dans sa précipitation, elle ne vit pas le chat blanc qui se trouvait sur assis là.

Arrivée en haut des marches, Hermione soupira de bonheur. Elle pouvait voir la devanture de la librairie. La soirée promettait d'être excellente : un bon livre et Ron qui lui servirait de coussin.
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R_Even
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Re: [Textes] Nuit du 28 janvier

Message par R_Even » 29 janv. 2017 - 01:29

Titre : Impasse financière et sociale
Thème : Impasse + Image
Fandom : HP
Nombre de mots : 200
Personnages : Drago Malefoy, Lucius Malefoy
Rating : Tout public

« Je suis navré, Monsieur Malefoy, mais ce coffre est sous scellés. » Et voilà, c’est dit. Le seigneur des ténèbres a perdu et tous les partisans identifiés sont privés d’accès à leur compte jusqu’à nouvel ordre. Il reste bien des gallions au manoir, mais il va falloir rationner. Nous sommes dans une impasse financière. Ce n’était jamais arrivé.
Mon père reste digne alors qu’il récupère sa clé, inutile, des mains du gobelin. Puis il sort sans se retourner, comme si tout cela ne l’affectait pas. Pourtant je l’ai bien vu, cette lueur perdue dans les yeux de mon père.

… … …


Il marche droit, au milieu de la rue vide, comme si rien ne l’affectait. Derrière les vitrines on nous regarde et même ce chat, tout droit sur la table en terrasse, semble nous dévisager. Les plantes, la lanterne…jusqu’à la gouttière me parait menaçante et j’ai l’impression que la rue se rétrécit, comme pour nous étouffer. Alors je tourne ma tête vers lui et je m’efforce de rester digne. Parce qu’il vacille déjà et que pour la toute première fois, je sens qu’elle vient de moi, la flamme qui brille encore dans les yeux de mon père.
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Re: [Textes] Nuit du 28 janvier

Message par Catie » 29 janv. 2017 - 01:50

Titre : /
Thème (écrit ou URL de l'image) : Impasse
Fandom : HP
Nombre de mots : 500
Personnages : Andromeda
Rating : /
Elle était dans une impasse. Prise au piège. Face à ce mur aveugle, ce choix impossible. Fuir ou rester. Le bonheur ou le mensonge. Vivre sa vie ou mourir dans sa cage dorée. Ted ou sa famille.

Debout devant sa valise pleine, Andromeda ne pouvait se résoudre à la fermer. Parce qu’alors sa décision serait définitive. Elle n’avait pas pris grand-chose. Elle avait laissé au placard ses belles robes, ses corsets, ses jolies chaussures vernis, ses bijoux hors de prix. Toutes ces choses auxquelles elle ne tenait pas vraiment. Des objets insignifiants. De la poudre aux yeux.

Elle n’avait emballé que quelques petits objets. Le tout tenait dans son sac à dos. Quelques lettres échangées avec ses sœurs du temps de Poudlard. Une montre que lui avait offerte Bella. Des boucles d’oreille dont Cissy lui avait fait cadeau. Un petit journal intime datant de son enfance à la couverture cornée. Une fleur fanée du premier bouquet que Ted lui avait donné.

Andromeda releva brusquement la tête lorsque quelqu’un gratta à la porte. Elle dissimula aussitôt son sac dans son armoire et attendit. Mais la porte restait résolument close. Hésitante, elle traversa sa chambre, ses pieds s’enfonçant dans l’épais tapis persan. Lorsqu’elle ouvrit le battant, personne ne se tenait sur le seuil. Son cœur s’enfonça dans sa poitrine.

Durant quelques instants, elle avait espéré qu’il s’agisse de Narcissa.

Mais Cissy ne viendrait pas. Elle ne savait pas qu’elle partait. Et elle n’avait même pas pu lui dire au revoir. Alors qu’elle allait la laisser derrière pour toujours. C’était sûrement ça qui la retenait encore ici. Cissy.

Andromeda retourna à la fenêtre. Elle voyait la silhouette de Ted près du portail en fer forgé. Il avait dit qu’il l’attendrait toute la nuit s’il le fallait. Le temps qu’elle prenne la décision. Celle de s’enfuir avec lui. Le poids de ce choix pesait sur ses épaules plus fort que jamais.

Il avait été facile de dire avec insouciance, dans les couloirs sombres de Poudlard, qu’elle le suivrait au bout du monde. A présent, elle voyait avec acuité tout ce qu’elle allait perdre. Le confort, la sécurité. Et surtout ses sœurs, qu’elle abandonnait aux ténèbres. Est-ce que son amour pour Ted valait vraiment le coup de tout abandonner ? Est-ce qu’elle l’aimerais pour toujours ? Est-ce qu’elle ne regretterait pas son choix. Trop d’interrogations qui lui embrouillaient l’esprit.

Dans son dos, la porte grinça. Elle l’entendit distinctement cette fois-ci. Elle se retourna, le cœur au bord des lèvres.

Cissy se tenait devant elle, sa peau blanche et ses cheveux pâles prenant une couleur lunaire sous la lumière de l’astre.

Mais plus que tout, ce furent ses yeux qui lui brisèrent le cœur. Deux lacs bleus qui hurlaient « Ne pars pas, ne me laisse pas ».

S’enfuir et laisser un morceau de son cœur derrière elle ou abandonner son amour et avoir le cœur brisé quand même ? Même si elle n’arrivait pas vraiment à se l’avouer, elle avait fait son choix.

Ted l’attendait.
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Re: [Textes] Nuit du 28 janvier

Message par WarmSmile » 29 janv. 2017 - 02:25

Titre : Un petit tour
Thème : égarement
Fandom : HP
Nombre de mots : 264
Personnages : Une première année
Rating :

C'est facile de se perdre dans cette école. Dès le premier week-end après mon arrivée, j'ai décidé de partir en exploration pour remédier à ce problème. J'ai un bon sens de l'orientation. Je suis partie du hall. Point hautement stratégique puisque point de ralliement pour se ravitailler en nourriture trois fois par jour.

Commençons par le bas. J'ai entendu des rumeurs, c'est la direction du dortoir de la maison Serpentard. Mais ce qui m’intéresse, c'est la classe des potions. Il n'y a pas beaucoup de portes à cette étage-ci. Ma quête commence donc très bien puisque je trouve la classe remplie de chaudrons rapidement. Prenons note : apporter son gilet, il fait froid ici.

Je remonte en sens inverse. Les étages sont plus complexes à explorer : trop d'escaliers dans toutes les directions. Mais coûte que coûte, je tiens. La bibliothèque est l'arrêt le plus notable. Enfin, je décide d'arrêter ici pour aujourd'hui.

Il y a encore une partie du château que je souhaite explorer : le parc et le lac. Tout en franchissant la porte d'entrée, je pense aux conseils de ma famille : ne cherche pas des points de repères stables, les tableaux et les statues peuvent bouger et d'induire en erreur.

Enfin, il y aura le temps pour apprendre à connaître les lieux, sept années plus précisément. En marchant sur le sentier qui mène au lac, je pense que j'ai assez exploré pour la journée. J'ai maintenant une autre mission : faire connaissance avec les autres premières années.
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Re: [Textes] Nuit du 28 janvier

Message par R_Even » 29 janv. 2017 - 02:30

Titre : Le masque de la morte
Thème (écrit ou URL de l'image) : Egarement + Image
Fandom : HP
Nombre de mots : 374
Personnages : Rabastan Lestrange
Rating : Tout public

Rabastan hurla.

Le cri résonna dans la pénombre mais personne ne s’en inquiéta. Il y avait bien longtemps que plus personne ne s’inquiétait de ses cauchemars. En fait, il n’était pas certain que qui que ce soit ait un jour eut de l’inquiétude vis-à-vis de ça. Pour ce qu’il en savait, sa mère avait fait insonoriser sa chambre quand il avait six mois afin de ne plus être dérangé par ses braillements incessants.

D’après les elfes, Rabastan avait continué à hurler pendant des mois. Le bébé qu’il avait été ne s’était pas résigné à l’abandon.
L’adulte qu’il était, si.

En tentant d’attraper sa baguette, Rabastan fit accidentellement tomber un objet qui se trouvait sur sa table de nuit. Il grogna, prêt à laisser la chose par terre et à ne pas s’occuper de ça avant le petit matin quand, soudain, il réalisa qu’il s’agissait de cet objet. Alors, doucement, en s’assurant de ne pas piétiner le masque, il se laissa glisser au sol. Dans le noir, il saisit le morceau d’étoffe déchiré et le porta à son visage.
C’était un souvenir d’elle. Démeter Wilkes. La seule personne dont il avait pensé qu’elle avait pu l’aimer. La seule avec qui il avait cru pouvoir passer sa vie. Celle qu’il aurait dû épouser. Celle qui avait porté son enfant.

Cette fille n’était qu’un égarement, avait dit son père en apprenant le suicide de sa fiancée.

Mais Démeter n’était pas un égarement. Démeter s’était égarée, c’était différent. Démeter avait perdu de vue ce qui était important. Elle avait appelé à l’aide et n’avait reçu aucun secours.
Si c’était à refaire…si c’était à refaire, il lui cacherait ses activités de mangemorts, il mettrait Bellatrix à la porte et il mettrait ce masque à Démeter pour qu’elle n’ait plus à voir les horreurs de la guerre. Il lui banderait les yeux pour épargner son cœur.

Humant doucement le masque, souvenir d’un bal où il avait fait la rencontre la plus importante de sa vie, Rabastan sentit son corps se secouer sous les sanglots. Pourtant aucune larme ne venait. Il n’y en avait sûrement plus en lui.
Il n’était qu’un plus qu’un enfant égaré, avec un masque déchiré dans les mains.

Et il ne comprenait pas comment il en était arrivé là.
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R_Even
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Re: [Textes] Nuit du 28 janvier

Message par R_Even » 29 janv. 2017 - 03:12

Titre: Si seulement...
Thème : mouchoir + Image
Fandom : HP
Nombre de mots : 213
Personnages : Pétunia Evans, Mrs. Evans
Rating : Tout public
« Pétunia ! Qu’est-ce que tu as encore fait ? »
Pétunia rentra la tête dans les épaules, honteuse. Sa mère s’agenouilla à côté d’elle et, sortant un mouchoir puant de sa poche, entreprit de débarbouiller la petite fille.
« Regarde-moi ça…tu es malpropre, Pétunia, asséna sa mère. Oui, voilà ce que tu es…une malpropre ! »
Des larmes perlèrent aux yeux de Pétunia, mais rien ne parvenait à attendrir Mrs. Evans quand on parlait de saleté.
« Prends donc exemple sur ta sœur. Elle sait rester propre, elle. »
Pétunia failli faire remarquer que sa sœur aussi se salissait mais que chez elle, les tâches disparaissaient comme par magie. Elle ne dit rien. Personne ne la croirait de toute façon. Personne ne la croyait jamais.
« Regarde, maman, tenta Pétunia, je t’ai fait un beau dessin. C’est des cotelicot.
-Coquelicot, Pétunia. On dit Co-que-li-cot. »
Pétunia se tu, de peur de dire une bêtise. Finalement, sa mère soupira.
« C’est un joli dessin, Pétunia, mais j’aimerais que tu arrêtes tes bêtises… Si seulement tu pouvais être ta sœur. »
Mrs. Evans avait sûrement voulu dire Si seulement tu pouvais être sage comme ta sœur. Mais elle avait dit Si seulement tu pouvais être ta sœur.
Et le cœur de Pétunia se brisa.
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