[Textes] Nuit du 28 janvier

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LaLouisaBlack
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[Textes] Nuit du 28 janvier

Message par LaLouisaBlack » 28 janv. 2017 - 21:24

Voici le topic pour publier vos textes de la Nuit de ce soir.

Aucune question, remarque, commentaire ou post contenant autre chose qu'un texte n'est accepté.

Veuillez publier votre texte en remplissant préalablement ce formulaire :

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NeviLee
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Re: [Textes] Nuit du 28 janvier

Message par NeviLee » 28 janv. 2017 - 21:24

Titre : Quelle chance de t’avoir, Tom…
Thème : Atténuer + l’image
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 313
Personnages : Ginny Weasley
Rating : 10+
Les montagnes environnantes lui semblaient si belles dans la clarté de l’aube naissante. Elle avait tant rêvé de Poudlard, tant espéré pouvoir recevoir cette lettre si précieuse, tant sauté de joie lorsqu’elle était montée pour la première fois dans le Poudlard Express…

Tout avait pourtant si bien commencé. Le Choixpeau l’avait envoyée à Gryffondor. Elle avait eu la chance de pouvoir fréquenter le grand, le beau, le merveilleux Harry Potter. Elle possédait un ami fidèle qui l’écoutait avec attention et la conseillait avec tant de sagesse…

Alors pourquoi se sentait-elle si mal ? Pourquoi se sentait-elle si coupable ? Avait-elle réellement quelque chose à voir avec ces attaques ? Ou n’était-ce qu’un effet de son imagination, comme Tom ne cessait de le lui répéter ? Il avait beau dire que ce n’était qu’une coïncidence, que Poudlard avait toujours connu des bouleversements au fil des siècles et que sa présence à Poudlard n’avait pas causé l’ouverture de la Chambre des Secrets, le doute s’immisçait de plus en plus dans le jeune esprit de la fillette.

Tom… Oh Tom ! Heureusement qu’il était là ! Heureusement qu’il l’écoutait et qu’il la comprenait. Avec un frisson d’horreur, la petite Ginny n’osait même pas penser ce qui aurait pu advenir d’elle si elle n’avait pas eu ce confident si précieux. Un délicieux vent frais caressant son visage, la benjamine des Weasley se pencha légèrement contre la balustrade branlante du pont de bois sur lequel elle était stationnée depuis plusieurs heures. Après un bref regard en contrebas, d’où le sol semblait si loin, elle s’écarta du rebord et reprit la direction du château en serrant contre elle son petit carnet noir.

Oui, pensa-t-elle avec un mélange de culpabilité et de soulagement. Si elle n’avait pas eu Tom, elle aurait certainement commis l’impardonnable pour atténuer la douleur lancinante qui semblait lui perforer le cœur depuis le début de l’année.
Dernière modification par NeviLee le 28 janv. 2017 - 21:40, modifié 3 fois.
"Ce n'est pas la Maison qui nous façonne, mais bien nous qui façonnons notre maison."

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Lyssa7
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Re: [Textes] Nuit du 28 janvier

Message par Lyssa7 » 28 janv. 2017 - 21:34

Titre : Atténuer la douleur
Thème (écrit ou URL de l'image) : Atténuer plus image
Fandom : HP
Nombre de mots : 322 mots
Personnages : Hannah Abbot
Rating : -12 ans
Hannah Abbot ferma les yeux, tentant de faire taire la douleur opressante dans sa poitrine. Sur le sol, elle voyait encore cet élève de première année se mouvoir faiblement, gémissant, hurlant, suppliant son bourreau. Plus fort, plus loin, il fallait qu'elle s'en aille, qu'elle s'imagine autre part. Pas ici, plus jamais.

Si elle fermait les yeux un peu plus fort, si elle se bouchait les oreilles, peut-être qu'elle n'entendrait plus Susan Bones sangloter douloureusement à côté d'elle. Peut-être qu'elle s'échapperait pour un instant. Pour une seconde. Loin de ce monde affreux gouverné par un être abominable. Il fallait qu'elle s'en aille même si ce n'était que dans sa tête, qu'elle s'imagine ailleurs. Pour ne pas devenir folle. Pour atténuer cette souffrance qui lui enflammait le coeur et l'esprit.

Cet endroit... Comment s'appelait-il déjà ? Elle ne s'en rappelait pas. Tout ce dont elle se souvenait, c'était de cette sensation d'apaisement qui la consumait toute entière quand elle regardait les vagues s'écrasaient sur le sable, lorsque l'odeur de sel marin infiltraient ses narines et qu'elle inspirait à pleine puissance pour remplir ses poumons. Elle se rappelait de sa mère qui posait une main sur son épaule et de leurs pas qui s'alignaient en marchant sur le ponton. Elle entendait encore sa voix qui résonnait mélodieusement à ses oreilles, qui savait calmer ses colères et ses doutes. Elle voyait les oiseaux qui migraient vers le sud comme ils le faisaient après chaque été.

Pendant un instant, Hannah était loin de cette atmosphère étouffante de violence. Juste une seconde avant que l'élève sur le sol ne hurle encore une fois. Seulement une minute avant que l'horreur de ce qu'ils vivaient au quotidien ne se rappelle à elle.

Simplement le temps d'atténuer un peu la douleur qui la consumait entièrement.
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R_Even
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Re: [Textes] Nuit du 28 janvier

Message par R_Even » 28 janv. 2017 - 21:36

Titre : Le pont aux loups
Thème (écrit ou URL de l'image) : Atténuer et l'image
Fandom : HP
Nombre de mots : 313
Personnages : Espérance lupin, OC (non nommé)
Rating : Tout public
En haut de la plateforme, Espérance Lupin, frissonnait. Ce qu’elle faisait était stupide, évidement. Mais elle en avait besoin. Réellement. Viscéralement. Ça n’enlevait rien à l’horreur de leur situation ni à la honte de son mari. En fait, cela énervait d’autant plus son mari, qui ne comprenait pas ce besoin étrange. Comment aurait-il pu ? C’était tellement stupide. Elle en avait tellement besoin.

Espérance se pencha dangereusement, les deux mains sur la rambarde. Elle avait peur. Elle avait toujours eu peur du vide. Mais il fallait qu’elle les voie. Elle devait les voir, vous comprenez ? Ils étaient comme un baume posé sur ses cicatrices. Ou comme du sel qui empêche la plaie de se refermer. Comme une douleur qu’on attenue. Comme une douleur que l’on empire.

En bas, un des animaux leva la tête et la regarda droit dans les yeux. La reconnaissait-il ? Elle était venue si souvent ces derniers mois… C’était bête, dans tous les sens du terme. Elle qui n’avait jamais aimé les zoos, refusant même d’y emmener son fils, venait si souvent à présent qu’elle en connaissait tous les gardiens par leurs noms. Qu’elle le connaissait eux par leurs noms.

Une main se posa sur son épaule. Le soleil était presque couché. Les visiteurs étaient tous partis et les gardiens, bénis soient-ils, lui avaient laissé sa demi-heure supplémentaire. Mais cette main sur son épaule ne pouvait signifier qu’une chose : le zoo devait fermer maintenant et les gardiens, malgré leur respect compréhensif face à son étrange obsession, devaient maintenant la mettre dehors. Ce n’était pas méchant, c’était juste normal. Même les moldus avaient compris ça : Les deux espèces n’étaient pas faites pour cohabiter la nuit. Seulement pour se côtoyer de loin le jour.

Détournant la tête, Espérance se résigna à quitter le pont aux loups. Au moins, se consola-t-elle, Remus n’était un monstre qu’une fois par mois.
Il est important de vivre dans le moment présent. Sauf si c'est un mauvais moment. Au quel cas, il est important d'avoir des cookies.

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KLCS
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Re: [Textes] Nuit du 28 janvier

Message par KLCS » 28 janv. 2017 - 21:37

Titre : l'envol
Thème (écrit ou URL de l'image) : Crédits Image: eperlekvar sur DA + Atténuer
Fandom : HP
Nombre de mots : 3427
Personnages : Ginny, Harry, Charlie
Rating : Tout opubliv

Ginny volait remarquablement bien, ce n'était un secret pour personne. Elle était en outre, jolie, intelligente et fine psychologue. Elle pouvait comprendre très rapidement dans quel état d'esprit se trouvait la personne en face d'elle.

Mais elle, qui la comprenait ? Même Harry avec qui elle sortait depuis quelques temps, il ne semblait pas la comprendre comme elle pouvait comprendre les autres. Ce n'était pas un obstacle à leur amour, mais cela la faisait se sentir un peu délaissée.

Un été qu'eux deux étaient partis en vadrouille pour rejoindre Charlie en Roumanie, ils s'étaient arrêtés voir un panoramique de la région, non loin de la frontière entre la Hongrie et l'Autriche.

Harry avait profité de la pause pour piquer un somme et Ginny arrachait quelques brins d'herbes par ennui.

Quelque chose l'intriguait. Le grand ponton de bois, terminé par un balcon de verre semblait l'appeler, l'attirer. Elle se redressa et s'étira longuement avant de se lever. Elle se dirigea lentement vers le balcon, profitant du paysage et de l'air frais, baillant un peu par l'ennui.

Un cri la fit sursauter. Un hurlement puissant un peu rauque. Elle frémit, la baguette à la main, prête à combattre cet ennemi invisible, et à prévenir Harry.

Dès qu'elle fut sur le balcon, un tremblement ébranla le ponton. Puis un énorme museau surmonté de plaques apparut à quelques centimètres de son visage.

Le cri qu'elle allait pousser s'étrangla dans sa gorge quand le-dit dragon lui lécha le visage de la même manière qu'un chien.

Un immense éclat de rire la soulagea et réveilla Harry par la même occasion. De son point de vue, il ne pouvait pas voir le Norvégien à crête. Alerté il se remit debout et eu à peine le temps de voir Ginny enjamber le balcon et sauté dans le vide.

Il s'écroula à terre en larme, la poitrine traversée par une douleur fulgurante. Il venait en un instant perdre son amour. Et il allait falloir l'annoncer à Charlie. Et à tous les autres Weasley. Rien que d'imaginer Maman Weasley terrasser par la douleur d'avoir perdu un autre de ses enfants le fit frissonner et sangloter de plus belle.

Il s'appuya sur ses poings pour se relever et couru au bout du ponton. Un Dragon ! Au loin, un dragon planait en cercle, faisait des loopings, des vagues et des acrobaties. Un dragon dirigé par un humain. NON ! Deux humains.
Et il se rapprochait à toute vitesse.

Il se baissa de justesse pour éviter la monture et reconnut immédiatement les deux rires qui résonnaient.

La douleur s’atténua un peu et lorsque le norvégien à crête se posa, elle disparut totalement. Depuis si longtemps Ginny n'avait pas rit à ce point. Depuis la mort de son frère, elle n'avait pas laissé son rire éclairer la maison, éclaircir les jours sombres, des siècles qu'il n'avait pas fait de nouveau battre son cœur.

Charlie flatta l'énorme dragon et aida sa sœur à mettre pied à terre. Il serra Harry dans ses bras, longuement et le remercia d'avoir fait ce voyage pour venir le voir.

Ils discutèrent tard dans la nuit, principalement du Terrier et de leur nouvelle vie d'adulte. Puis ils parlèrent de Fred, de la douleur qui ne partait pas, mais qui s'atténuait doucement auprès des choses qu'on aime.

Ginny finit par s'endormir la tête sur la cuisse de Charlie, les jambes sur Harry.
L’aîné des Weasley la chargea sur le dos de Norberta, Harry s'assit derrière elle pour la tenir et Ils partirent tous quatre vers la réserve de Roumanie, dans la nuit douce.
"De toute façon, dès qu'on parle de centaure, Kara rapplique"
"Vous avez dit Centaure?"
:lol: :lol: :lol:

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Seonne
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Re: [Textes] Nuit du 28 janvier

Message par Seonne » 28 janv. 2017 - 21:40

Titre : Ballongommes du passé
Thème : Atténuer
Fandom : HP
Nombre de mots : 666
Personnages : Augusta, Neville, Alice & Frank Londubat
Rating : Tout public
Son petit fils sagement assis à ses côtés, Augusta fouilla rapidement dans son sac à main rouge carmin avant d'en retirer une petite poignée de bonbons. Des Ballongommes du Bullard. Elle sentit son cœur se pincer et retint une larme. Les sucreries préférées d'Alice. Elle tendit sa main vers le petit garçon dont les yeux s'illuminèrent instantanément. Il en attrapa un qu'il déballa rapidement avant de l’enfourner dans sa bouche. Un sourire ravi étira ses fines lèvres, et Augusta se sentit s'attendrir. Elle aimait le voir sourire. Du haut de ses deux ans, Neville ressemblait déjà terriblement à Frank, avec son sourire émerveillé qui découvrait ses petites dents toutes blanches.

- Pas trop vite, lui dit-elle, amusée. Tu risques de t'étouffer sinon.

Le garçon pâlit à cette pensée et acquiesça. Sa peur de s'étouffer était adorable, quoi qu'un peu ridicule. Augusta se remémora une fois de plus son fils, qui avait toujours été si courageux, si intrépide, dès son plus jeune âge. Sur ce point là, Neville était loin de lui ressembler. Sa vieille amie Griselda lui disait que c'était parce qu'elle le couvait trop. Mais il était normal, après tout, qu'elle cherche à protéger son petit fils. Il était la seule famille qui lui restait.

Elle aperçut du coin de l’œil le regard médusé d'Alice, posé sur les bonbons qui brillaient toujours au creux de sa main. Augusta la fixa avec espoir. Se pouvait-il que ces sucreries ramènent à la surface certains souvenirs ? Si sa belle-fille semblait toujours dans un autre monde, il arrivait parfois que quelques petits détails lui rappellent, semblait-il, quelque chose de sa vie. Quelque chose de leur monde à eux. Et Augusta pouvait presque voir les rouages de son cerveau s'agiter derrière son front alors qu'elle fixait les Ballongommes. Elle jeta un coup d’œil vers Frank, dans l'espoir qu'il en fasse autant. Mais lui n'avait d'yeux que pour Alice. Comme toujours, songea-t-elle. Les sortilèges qui leur avaient enlevé leur conscience n'avaient tout de même pas eu cela. Cet amour qui les unissait était, d'une certaine manière, toujours resté. Elle était même sûre, une fois, de les avoir vu se tenir la main.

Neville, mâchonnant son bonbon, se tourna lui aussi vers sa mère, suivant le regard de sa grand-mère. Puis son regard à lui se porta aussi sur les bonbons. Il en attrapa un.

- Tu en veux un maman ? demanda-t-il de sa petite voix fluette.
- Hm, marmonna Alice, sans quitter le papier coloré des yeux.

Il le lui tendit, et elle l'attrapa de ses mains tremblantes, enlevant avec difficulté l'emballage, avant de le manger, tandis que son fils et sa belle-mère gardaient tous les deux leurs yeux fixés sur elle, dans l'attente de sa réaction.

- Bon, chuchota-t-elle au bout d'un moment.
- Tiens ! Reprends-en un ! s'exclama Neville avec joie. Et puis, prends-en un aussi papa ! ajouta-t-il en en tendant un à Frank.

Ce dernier le contempla de ses grands yeux écarquillés avant de le saisir avec méfiance. Le garçon se tourna enfin vers sa grand mère, lui en proposant un à son tour. Augusta n'avait jamais réellement aimé ces bonbons, les sucreries étaient mauvaises pour la santé, et puis, elle faisait attention à sa ligne. Mais, pour une fois, elle accepta, et se trouva à mâchonner avec les autres. Et la douceur du bonbon sembla apaiser ses tourments. Elle avait l'impression de partager réellement quelque chose avec Frank et Alice, pour la première fois depuis très longtemps.

Alice tendit finalement, après longtemps, l'emballage du bonbon à Neville. Ce dernier s'en saisit, les yeux pétillants de joie. Il était rare que sa mère lui offre quoi que ce soit, et personne ne pouvait lui en vouloir. Alice elle même semblait heureuse, voyant le bonheur dans les yeux de son fils. Bien sûr, il était difficile de déchiffrer ses émotions, mais elle souriait. Alors, Augusta conclut qu'elle devait être heureuse. Et elle piocha un second bonbon.

La confiserie semblait atténuer sa peine et sa douleur.
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Ielenna
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Re: [Textes] Nuit du 28 janvier

Message par Ielenna » 28 janv. 2017 - 21:42

Titre : Sa passion de la vitesse
Thème : Atténuer
Fandom : HP (OC)
Nombre de mots : 1046
Personnage : Eibhlin (OC de LMA)
Rating : Tout public
— Quand je serai grande, je jouerai au Quidditch !

Cette phrase, combien de fois les parents d’Eibhlin l’avaient-ils entendue au détour d’un repas de famille, d’une conversation aux champs ou même entre deux chambres. Ça avait été d’ailleurs presque l’un de ses premiers mots : Quidditch. Petite, sa mère lui avait fourré des numéros de la Gazette du Sorcier entre les mains et la petite, fascinée, contemplait les photos animés de ces joueurs. Il n’y avait que ce moyen qui leur permettait de calmer ses grosses crises de colère.

— Oui, ma chérie. Mais il te faudra un balai.
— Alors, je veux un balai !

Elle avait bien tenté d’utiliser celui que son père utilisait pour balayer la cour, mais elle oubliait quelquefois que ce dernier ne partageait pas tout à fait le même monde. À quatre ans, cela suffisait néanmoins à la jeune Eibhlin, qui courait dans les prés à en perdre haleine, le balai entre ses jambes. Parfois elle se les emmêlait, mais elle se relevait et repartait de plus belle sans jamais se plaindre.

— Que veux-tu pour ton anniversaire ? lui demandèrent ses parents à l’aube de ses sept ans.
— Un vrai balai ! réclama-t-elle.

Pourtant, ils ne répondirent pas à sa requête, estimant que cela était encore beaucoup trop dangereux pour elle. Le pire pouvait se produire. Elle pouvait passer par-dessus et se fracasser le crâne ou faire une chute de plusieurs centaines de mètres. Non. Ils se firent mutuellement la promesse d’attendre qu’elle réalise ses premiers cours de vol en balai à Poudlard avant d’oser lui en donner un.
Pour compenser, ils lui offrirent un poney, un brave animal nommé Patsy. Eibhlin le bouda un temps. Il était bien trop gros pour un balai et on ne pouvait pas jouer au Quidditch avec. Pire encore, il ne volait pas ! Quelle déception.
Cependant, elle découvrit des sensations semblables, alors qu’elle chevauchait sur le dos de Patsy. Le vent qui soulevait ses tresses, qui taquinait ses tâches de rousseurs. Ses entrailles qui s’accrochaient entre elles avec la vitesse. Les paupières qu’elle devait plisser pour ne pas assécher ses yeux. L’impression que son corps s’était détaché du sol. Oui… Quelque part, elle commençait à goûter aux premiers plaisirs, aux premières illusions d’un vol sur un balai magique.
Jusqu’au jour où elle trouva dans la vieille remise de la ferme un coffre, alors qu’on l’avait envoyé chercher une conserve. Allongé, poussiéreux, sur lequel étaient clouées les initiales de sa mère en lettres rouillées. Le blason en cuir de Poudlard y était également accroché. Le cœur battant, Eibhlin fit jouer les verrous. Et alors, elle découvrit cette merveille, inhumé précocement dans son linceul. Ce Comète 260 de belle facture. Comment sa mère avait-elle pu lui cacher son existence ?
Sans réfléchir plus longtemps, Eibhlin s’en empara et courut dans le champ, armée de sa nouvelle possession. Cependant, quand elle l’enjamba et qu’elle tenta de l’utiliser, elle tomba en sautant, sans se rattraper avec ses pieds. L’objet ne lui répondait pas. Ses parents la retrouvèrent quelques minutes plus tard, alors que la petite pestait à en faire fuir les moutons.

— Un balai est un ami, lui expliqua sa mère. Comme Patsy. Tu dois t’accorder avec lui pour pouvoir voyager ensemble.

Mais plutôt que de le lui enseigner, Mrs O’Cearbhail jugea meilleur de ranger le balai volant, histoire d’éviter tout accident potentiel. Elle savait que cela n’arrêterait pas la pugnacité d’Eibhlin. Un cadenas, en revanche, si.
Quelle fut la colère de la jeune fille quand elle redécouvrit le coffre verrouillée. Elle se sentait dupée. Si ses parents s’évertuaient tant à l’en écarter, c’était que ça valait vraiment le coup !
Elle profita d’une sieste de sa mère pour lui subtiliser sa baguette magique, posée avec innocence sur la table de chevet et Eibhlin se précipita vers l’appentis. Sans savoir comment l’utiliser, elle secoua la baguette devant le cadenas, comme espérant la faire marcher sans formule. Au final, une petite étincelle provoqua une explosion, qui eut raison de la pauvre serrure. Eibhlin en trépignait tellement qu’elle abandonna la baguette de sa mère sur place, par terre, sur le sol bétonné et poussiéreux de la remise.
Elle savait que s’entraîner dans le champ ne lui servirait à rien. Il lui fallait du challenge, quelque chose qui puisse l’obliger à réussi. Elle songea un moment se jeter du haut d’un arbre, mais grimper avec un balai s’avéra être une tâche plus ardue que prévu.
Ce fut alors qu’elle se rappela l’existence de ce pont, de ce point de vue que les touristes fréquentaient parfois durant l’été, en haut du village de Connor’s Borrough. Sans perdre de temps, elle s’y rendit, le balai sous le bras. Les chemins de campagnes étaient déserts en ce mois de mars, aussi, elle se félicita de ne croiser personne, obnubilée par la concrétisation des prochains instants.
Le petit pont en bois débouchait sur une plateforme aux rebords de verre ou de murets de pierre. Elle grimpa alors sur les rocailles organisées et plaça le balai entre ses jambes. La vue était si belle, surplombant les verdoyantes collines environnantes et les petits villages fermiers d’Irlande.
Provoquant un déséquilibre, elle se laissa alors tomber, sans songer un instant aux dangers qu’elle encourrait. Car en bas, quinze mètres plus tard l’attendaient des roches et des mousses loin d’être amicales. Cela, pourtant, Eibhlin n’en eut cure. Un sourire était ourlé à ses lèvres. Le vent ascendant de sa chute. Sa respiration qui devenait plus profonde, quand l’air s’engouffrait dans ses poumons. Oui. Toujours, cette sensation de vitesse.

Au dernier moment, alors qu’elle allait se fracasser sur le sol, le balai réagit et effectua une remontée. Se cramponnant au manche, Eibhlin perçut alors dans la pulpe de ses doigts la palpitation magique du bois. Comme si un cœur battait dans ces veinures. Elle ne faisait plus qu’un avec lui…

Enfin, pas tout à fait.

Puisque le balai la trahit quand ils survolèrent une butte et la fit rouler dans l’herbe. Il s’était contenté de la sauver d’une mort certaine, c’était déjà bien suffisant !
Quand les parents d’Eibhlin découvrirent son forfait, ils la punirent pour plusieurs jours et la privèrent de balai jusqu’à son entrée à l’école de sorcellerie. Ils pouvaient bien tout faire.

Mais jamais la passion d’Eibhlin ne s’atténuerait.
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Roxane-James1
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Re: [Textes] Nuit du 28 janvier

Message par Roxane-James1 » 28 janv. 2017 - 21:46

Titre : Passionné
Thème (écrit ou URL de l'image) : Atténué
Fandom : HP
Nombre de mots :401
Personnages : Albus.Potter/Scorpius Malefoy
Rating : K

Atténuer
Il ne voyait pas comment il aurait pu le lui annoncer, après tout, il n'y avait pas trente-six manières de rompre. Alors il s'était contenté de lui balancer un "c'est fini" à la tête. Et puis c'est ce qui c'était passé, leur relation était close. Qu'Albus lui prenne la tête en ce moment-même ne lui plaisait pas plus que ça, il aurait préféré changer de sujet.

- Mais Scorp', je sais pas moi... Tu aurais pu lui dire que tu l'appréciais plus en tant qu'amie...
Scorpius jeta un regard noir à son meilleur ami et fit tourner son verre de Whisky Pur Feu entre ses doigts. Albus soutenait un peu trop Rose, à son goût. Il aurait préféré qu'il se contente d'acquiescer et parler de la nouvelle gamme de balais qui venait de sortir en magasin.

- Tu aurais pu atténuer tes propos, là c'était sec et cassant ! lui reprocha Albus en roulant des yeux, exaspéré.
Scorpius ne répondit rien. Il n'y avait rien à dire, de toute façon. Son regard bleu courrait sur les murs blancs de l'appartement londonien d'Albus et il porta son verre d'alcool à sa bouche, désinvolte.

- Pourquoi tu as rompu ? Vous vous entendiez bien, pourtant...

C'était vrai et Scorpius le savait. Seulement, le garçon ne pensait pas aux bons souvenirs qu'il avait de Rose lorsqu'il avait mis un terme à leur relation. Ce à quoi il avait pensé était infiniment plus complexe... En quelques mots, cela se résumait à de grands yeux verts et des cheveux bruns ébouriffés, une cravate nouée de travers et une chemise froissée.

- J'attends ta réponse !

Scorpius tourna la tête vers son meilleur ami. Devait-il le lui dire ? Ou pas ? Et s'il le faisait, qu'est-ce que ça changerait ?
- Tu veux la vérité ? souffla le blond en s'humectant les lèvres.

Albus se contorsionna sur le canapé et approuva d'un signe de tête. Scorpius ferma les yeux. Il allait le faire. Il se pencha vers son meilleur ami, le coeur battant, et l'embrassa pleinement, pris d'une soudaine frénésie. Albus allait-il le repousser ? Le brun répondit par lui-même à sa question muette, répondant à l'étreinte avec passion.

Lorsqu'ils se décollèrent l'un de l'autre, essoufflés et les yeux brillants, Scorpius lança nonchalamment :
- Tu aurais préféré la version atténuée ?

Albus éclata de rire avant de murmurer :

- Je te préfère passionné...
Dernière modification par Roxane-James1 le 28 janv. 2017 - 21:47, modifié 1 fois.
La passe-miroir, tome 1 : Les fiancés de l'hiver de Christelle Dabos
- J'observe mon existence sous un angle différent, déclara-t-il gravement.
- Voyez-vous cela ! Et qu'en déduisez-vous ?
- Qu'à l'endroit ou à l'envers, elle est absolument vide de sens.

La passe-miroir, tome 2 : Les disparus du Clairdelune de Christelle Dabos
Imprévisible, anticonformiste et entreprenante. Prenez garde, un de ces jours je pourrais finir par tomber amoureux de vous.
:coeur: Dixit Archibald :coeur:

No mouners, no funerals - SIX OF CROWS Image KAZ BREKKER :coeur:

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Ellie
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Re: [Textes] Nuit du 28 janvier

Message par Ellie » 28 janv. 2017 - 21:47

Titre : Mauvais souvenirs
Thème (écrit ou URL de l'image) : Atténuer
Fandom : Hunger Games
Nombre de mots : 532
Personnages : Haymitch et Maybelle
Rating : TP
Maybelle regarda Haymitch s’approcher, de la tristesse dans les yeux. Comme tous les samedis depuis la fin des jeux, il venait faire un tour au marché clandestin. Il avait amplement l’argent de se procurer tout ce dont il avait besoin ailleurs, mais dédaignait de magasiner dans le reste du district. Trop surveillé, disait-il. Trop près de tout ce qu’il voulait oublier.
Le jeune homme se dirigeait en ligne droite vers la table que Maybelle surveillait pour son père, ne répondant même pas aux regards que lui jetaient les gens qu’il croisait, ni aux jurons de ceux sur les pieds desquels il marchait. Ses yeux étaient fixés sur la marchandise devant Maybelle, et il ne laisserait rien l’en détourner.
— Trois bouteilles, dit-il d’une voix rauque en arrivant à la hauteur de la table.
Ses yeux étaient baissés, ses cheveux graisseux lui tombaient autour du visage. Sa peau semblait trop serrée sur ses os, et des cernes lui creusaient les joues presque jusqu’au coin des lèvres. Pendant qu’il farfouillait dans ses poches à la recherche de sous, Maybelle serra les mains sur le rebord de la table.
— Non.
Pour une rare fois depuis qu’ils se connaissaient, Maybelle put voir les yeux gris profond de Haymitch quand il les leva vers elle, surpris.
— Non ?
— Non. Tu n‘as que vingt ans, Haymitch, et tout le monde voit que tu es en train de te tuer à petit feu. Je comprends que tu as vécu des choses horribles, mais ceci, l’alcool, n’est pas la façon de continuer. Il faut que tu te prennes en main. On est là pour t’aider. Je suis là pour toi.
Maybelle avait posé une main sur celle de Haymitch. Celui-ci ne la retira pas, et elle crut l’espace d’un instant avoir réussi à percer sa carapace, mais quand il leva à nouveau la tête, son regard était froid et dur. Maybelle eut un geste de recul.
— Peut-être sais-tu mieux que moi comment je dois vivre ma vie, maintenant, siffla-t-il. Peut-être sauras-tu magiquement trouver un moyen de faire taire tous les souvenirs qui hurlent sans cesse dans ma tête. L’alcool est la seule chose qui atténue quelque peu cette douleur, alors qui es-tu pour me dire ce qui est bin pour moi ? Hein ? Qui es-tu, Maybelle Rankine ?
La voix de Haymitch avait pris du volume, jusqu’au point où il cria presque ses derniers mots. Autour d’eux, l’activité du marché s’était interrompue. Maybelle sentait peser sur elle des centaines de regards, mais le sien n’arrivait pas à quitter le visage rouge et furieux de Haymitch.
Finalement, rompant la scène, un bras apparut à l’épaule de Maybelle, au bout duquel un sac en papier cachait trois bouteilles pleines de l’alcool blanc.
— Tiens, Abernathy. Cadeau.
Haymitch s’empara du sac et, après un dernier regard incendiaire à Maybelle, tourna sur ses talons et quitta le marché. La jeune fille déglutit alors et se tourna vers son père. Celui-ci la foudroyait du regard. Sans qu’il n’ait à lui dire quoi que ce soit, elle ramassa son sac et retourna chez elle, dépitée.
Ce ne serait pas aujourd’hui que son père lui ramènerait un petit morceau de gâteau acheté avec le surplus de la journée.
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sakura284

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WarmSmile
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Re: [Textes] Nuit du 28 janvier

Message par WarmSmile » 28 janv. 2017 - 21:51

Titre : Havre
Thème : atténuer et photo d'eperlekvar sur DA
Fandom : HP
Nombre de mots : 398
Personnages : Gabrielle Delacour
Rating :

La dernière valise venait d'être bouclée. Gabrielle venait de la refermer avec des mains tremblantes. Demain, elles ne seraient plus en France. L'adolescente enfila la veste qu'elle avait mise de côté. Elle traversa le couloir et entra dans la chambre de sa sœur. Fleur était assise sur son lit et remplissait sa trousse de maquillage.

- Fleur ? J'ai terminé mes valises. Je vais faire un petit tour. Je rentre dans moins de deux heures.

Fleur hocha la tête en signe d'accord. Gabrielle se hâta de quitter la maison et de traverser le village à pied. Il existait non loin d'ici un magnifique endroit.

Gabrielle accéléra le pas quand elle vit l'entrée du pont. Elle marcha sur les travées en bois avant d'atteindre la partie en verre. La vue était sublime.

La jeune sorcière s'immobilisa alors, se régalant de la vue et profitant du fait qu'elle était seule. Certaines de ses amies ne pouvaient pas venir jusqu'ici à cause du vertige. Mais Gabrielle avait la chance de ne pas souffrir de ce mal.

Gabrielle essaya de graver chaque détail dans son mémoire. Elles allaient partir pour des mois. L'angoisse commença à l'atteindre. Gabrielle n'était pas d'accord. Pourquoi Fleur souhaitait-elle risquer sa vie ? Pour la célébrité ?

- Stupides jeux !

Gabrielle avait laissé échapper ses paroles. Elle avait envie de hurler. Au fond d'elle, elle présentait que Fleur serait la candidate sélectionnée pour représenter son école. Heureusement, Fleur avait négocié avec leur directrice afin qu'elle fasse partie du voyage.

D'habitude, la vue du haut de ce pont pouvait atténuer toutes ses anxiétés, mais pas aujourd'hui.

- Ne t'inquiète pas autant Gabrielle.

Sa sœur était venue la rejoindre sans que Gabrielle ne s'en aperçoive. Gabrielle regarda sa sœur en cherchant ses mots. Sa sœur qui était si belle et si forte. Ses parents répétaient sans cesse que Gabrielle était semblable à sa sœur, juste encore un peu trop jeune pour l'instant pour déployer la même puissance.

- Tu seras là pour me soutenir, n'est-ce pas ?

- Tu as intérêt à être la meilleure Fleur.

Sa sœur n'était pas dupe, elle devinait ce que Gabrielle ne disait pas. Tandis qu'elles admiraient la vue, Gabrielle essaya de se détendre. Il restait du temps avant la sélection des champions.
#Teampoissonsclowns


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Chrystal
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Re: [Textes] Nuit du 28 janvier

Message par Chrystal » 28 janv. 2017 - 21:51

Titre : Le mal de tête
Thème écrit : Atténuer
Fandom : HP
Nombre de mots : 155
Personnages : Les Maraudeurs
Rating : Tous public

Assis dans les canapés de la salle commune, les Maraudeurs jouent à leur habituel "bataille explosive". Pourtant, la partie n'est pas aussi endiablé qu'a l'ordinaire.
- J'ai l'impression que mon crâne va exploser...gémit soudain Sirius, en laissant tomber ses cartes. Vous ne connaissez pas un truc pour atténuer la douleur ?
- Patmol, va voir Pomfresh, elle va te l'enlever en deux secondes !
- Hors de question que je retourne voir cette femme. La dernière fois, elle m'a obligé à rester tout l'après-midi. Très peu pour moi je préfère encore souffrir le martyre.
- Ce n'est quand même pas très normal d'avoir des maux de tête aussi fréquent, intervint Remus, inquiet.
- Tu devrais peut-être demander à Evans, proposa Peter. Elle connaît peut-être une solution moldue.
- Mais oui, s'écria James. Elle a parlé de « doliprame pour la tête » une fois.
- Qu'est-ce que c'est ? demanda Sirius.
- Aucune idée.
Dernière modification par Chrystal le 28 janv. 2017 - 22:37, modifié 1 fois.
"J.K Rowling created 7 horcruxes. She put a part of her soul in every book and now her books will live forever."

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Samantha Black
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Re: [Textes] Nuit du 28 janvier

Message par Samantha Black » 28 janv. 2017 - 21:52

Titre : Dans son cœur
Thème : Atténuer
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 874
Personnages : Marcus Flint
Rating : +10

Assis dans un bar moldu, Marcus buvait son cinquième whisky. Il était arrivé là un peu par accident. Il errait, ne savait pas trop où aller pour oublier sa peine ou au moins l'atténuer. Il finit son verre d'une traite. Il lui avait parlé deux jours plus tôt, tout semblait aller bien. Elle paraissait heureuse et souriait beaucoup. Elle n'avait jamais été une gamine triste et n'était pas devenue une adulte mélancolique mais Marcus se rappelait que ce jour-là précisément son sourire était spécial. Il ferma les yeux dessinant derrière ses paupières closes les traits de son visage. Ses yeux aussi verts que les sien et son nez droit qu'elle tenait de lui. Les taches de rousseur parsemaient ses joues, et ses cheveux bruns et indisciplinés encadraient son visage.

— Un autre ! lança Marcus en reposant son verre sur sa table.
— Vous êtes sûr, Monsieur ? questionna le bar.
— Un autre, insista-t-il.

L'homme attrapa la bouteille de whisky et lui remplit son verre. Marcus le prit et l'amena à hauteur de son visage. Il esquissa un sourire triste tout en observant le liquide ambré.

— Elle a toujours détesté le whisky, déclara-t-il soudainement.
— Ah bon ? Demanda le barman.
— Elle n'aime pas l'odeur et le goût non plus. Par contre, le rhum ça elle aime ! Elle adore même ! Avec un peu de jus d'orange...
— Un punch, vous voulez dire ?
— Ouais ! Un punch, c'est ça ! Un punch ! C'est quoi ce nom de toute manière ? Ça vous ressemble bien à vous les Moldus de donner des noms improbables aux boissons. Comment il s'appelle déjà l'autre-là... ? Ah oui ! Sex on the beach ! Sex on the beach ? Vous avez déjà essayé de faire l'amour sur la plage vous ?

Il posa son regard sur le barman. Ce dernier secoua la tête négativement tout en essayant ses verres.

— Eh bien moi je peux vous dire que ça craint ! Ça craint vraiment beaucoup ! Le sable c'est pas un truc qui rigole ! Ça s'infiltre partout ce truc-là... même dans des endroits que vous n'auriez jamais cru possible.

Marcus porta sa boisson à ses lèvres et en but une gorgée.

— Vous savez faire les mojitos ?
— Euh... Oui bien sûr. Vous en voulez un ?

Marcus secoua la tête négativement tandis qu'un sourire étirait ses lèvres.

— Elle aime ça aussi le mojito. Moins que le punch mais quand même.
— Elle va venir vous rejoindre ?
— Non, elle peut pas.
— Ah elle vous a quitté ? questionna le barman d'un air compatissant.
— Comment tu sais ça ?
— Vous n'êtes pas le premier fraîchement divorcé à venir ici, rétorqua l'homme.
— Hein ? De quoi tu me parles ? Je suis pas divorcé ! s'écria Marcus. Je suis pas divorcé, ok ?
— Ok... Ok... Pardonnez-moi, je ne souhaitais pas...

Le barman s'arrêta dans sa phrase en voyant que Marcus était en train de sangloter. Ce n'était pas la première fois qu'il voyait un homme pleurer sur son bar mais cela restait tout de même rare. Son frère avait toujours été bien plus doué que lui lorsqu'il s'agissait de résoudre ce genre de situation.

— Allez Monsieur ! Je suis sûr que ça va s'arranger avec votre femme.

Marcus n'était pas beau à voir. Les larmes coulaient le long de ses joues et se perdaient dans son cou. Les yeux rouges, les cernes sous ces derniers donnait l'impression qu'il avait pris dix ans en une journée.

— Ma femme ? Pourquoi tu me parles de ma femme ? C'est ma fille dont je te parle moi ! Ma petite fille chérie ! bredouilla-t-il tandis que les sanglots le reprenaient.

Sa fille ? Ok ! Le barman se retint de pousser un soupir. Il ne savait pas ce que sa fille avait bien pu faire à son vieux père mais cela semblait assez grave.

— Elle... Elle... Comment on va faire ? C'est pas normal ! Marmonna Marcus entre deux sanglots. C'est pas normal. C'est... C'est pas aux enfants de partir les premiers. Non !


Marcus secoua la tête et le barman écarquilla les yeux. Avait-il bien compris ce que le vieil homme avait dit ?

— Elle s'appelle comment votre fille ? questionna-t-il essayant de ne pas montrer son hésitation.
— Eu... Eurydice, rétorqua-t-il. J'ai une photo, dit-il en attrapant son portefeuille.

Il en sortit une photographie de sa fille lors de son mariage et la posa sur le bar. Le barman se pencha pour regarder et cligna plusieurs fois des yeux. Devenait-il fou ? Il aurait juré que les gens sur la photo bougeaient. Avant qu'il n'ait pu dire quoi que ce soit, Marcus récupère le cliché et le regarde en souriant.

— Elle l'aime vraiment son Weasley vous savez ! Elle l'aime, ça se voit... Je pourrais avoir un autre verre ? Demanda-t-il après avoir fini le sien d'une traite.
— D'accord, rétorqua le barman en lui en versant un.

Marcus le porta à ses lèvres. L'alcool ne l'aidait pas à oublier autant qu'il l'aurait souhaité mais, il avait l'impression qu'au moins la douleur dans son cœur était un peu moins violente.
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selket
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Re: [Textes] Nuit du 28 janvier

Message par selket » 28 janv. 2017 - 21:54

Titre : Son bout du monde
Thème (écrit ou URL de l'image) : atténuer et http://img11.hostingpics.net/pics/34112 ... aru7dd.jpg
Fandom : HP
Nombre de mots : 305
Personnages : Lucy Weasley
Rating : TP

Elle était là, tout la-bas au bout du monde.
Son bout du monde était une simple jetée de bois qui ne donnait sur rien. Un ponton de planches disjointes qui se lançait dans le vide à l’assault des nuées. Son bout du monde il avait l’air de rien avec son plancher où on voyait entre les planches, clouées irrégulièrement, la lande qui dansait sous le vent. Des barrières où la peinture s’écaillaient se dressaient sur les côtés et au bout une simple baie vitré teintée de verre égayaient le pont brunâtre qui se dressait devant ses pieds. C’était une passerelle patinée par le temps qui partait de la colline pour aller se perdre dans le ciel.

Elle aimait se rendre sur son perchoir pour contempler le monde. Après être partit de chez elle, elle avait parcouru le monde dans le but de le regarder de ses grands yeux gris. Elle avait vu des paysages splendides, regardés de loin les gens vivre, avait touché du doigts des mystères qui enveloppaient des ruines perdus.
Mais pourtant c’est ici en Bretagne, cette langue de terre qui avait été sa première destination qu’elle avait posé ses valises. De sa première rencontre avec cette lande mystérieuse elle avait gardé une étincelle qui dansait encore dans ses yeux autrefois si mélancolique. C’est aux pieds des contreforts des Monts d’Arrée que Lucy s’était installée.
Encore aujourd’hui elle se souvient avec précision des émotions qui l’avaient parcourue lorsqu’elle avait regardé l’aube se lever sur les montagnes élimés par le le temps loin, très loin de la demeure familiale. C’est cette envie renouveler de contempler l’aube dessiner ses volutes d’or toute en attenuation pourprée qui l’avait poussée à acheter sa maison. Elle était tombée amoureuse de cette vieille passerelle qui surplombait le vide d’une végétation revêche qui s’acharnait à coloniser la pierre érodée.
Dernière modification par selket le 28 janv. 2017 - 22:03, modifié 1 fois.
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Shade
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Re: [Textes] Nuit du 28 janvier

Message par Shade » 28 janv. 2017 - 21:59

Titre : Je détestais t'aimer
Thème : Atténuer
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots: 582
Personnages : OC / Tom Jedusor
Rating : Tout public

Je voulais que mes sentiments cessent. Ils étaient un poison qui me consumaient jour après jour, années après années. Et je n'avais d'autres choix que de me confronter à la dure réalité des choses : Voir le beau et talentueux Tom Jedusor sous son vrai jour. Il n'aurait plus ses sourires charmeurs et son expression niaise dégoulinant d'hypocrisie. Pourtant, je savais qui il était. Nous étions proches à notre manière depuis notre première année à Poudlard et même bien avant la répartition. Je me souvenais que les compartiments de Poudlard Express était pratiquement tous pleins ce jour-là. Toutes les familles de Sang-Pur se connaissaient déjà mais j'étais l'exception à la règle, ayant toujours vécu chez les Moldus avec des parents débordant d'amour pour ces Non-Maj.
Je m'étais donc dirigée vers le dernier compartiment, espérant qu'il serait libre. Et il était là, ses yeux noirs concentrés sur sa lecture. Il avait tourné sa tête vers moi d'un air ennuyé. Il avait tout d'abord refusé que je prenne place à ses côtés mais s'était résigné en sachant qu'il n'y avait plus aucune place dans les autres compartiments. Je me souvenais qu'il avait toujours demeuré aussi froid et solitaire, ne voulant communiquer avec les autres. Et pourtant, tout partit du livre qu'il lisait et nous avions constaté que nous possédions beaucoup de similitude. Le rejet des autres, l'intérêt pour la lecture, notre statut d'orphelin, une haine contre les Moldus. Et ce rapprochement m'avait convaincu de le suivre alors que le Choixpeau avait voulu me mettre à Serdaigle. J'avais rejoint la table des Serpentard, prenant place à côté de Tom. Tel fut ma première erreur. Mon destin avait changé ce jour-là et je ne pouvais m'empêcher de me demander encore aujourd'hui ce qu'il se serait passé si j'avais accepté la décision du Choixpeau et que j'étais finalement partie à Serdaigle.
Il me fallait maintenant me réveiller et m'éloigner le plus possible. J'avais senti le danger dès le début. J'avais toujours su que Tom était mauvais mais jamais à ce point-là. Pas avant qu'il ne me dise qu'il était l'héritier de Serpentard et qu'il avait l'intention de trouver la Chambre des Secrets. Et un jour, il l'eut trouvé et avait lâché la chose dans les couloirs de Poudlard, ne faisant que des blessés. Tom voulait tuer. C'est pourquoi, je voyais tout cela comme une chance unique de faire une croix sur lui. Le voir tuer me remettrait les idées en ordre. Je ne pensais même pas à la future victime. Il n'y avait que moi qui comptait. Moi et ces foutues sentiments.
La nuit où Mimi avait été tué, j'avais été témoin du spectacle mais je m'étais surprise à l'aimer deux fois plus. Car je me rendais compte que son côté sadique me plaisait. Je n'étais pas tombée amoureuse de Tom pour l'image qu'il voulait donné mais pour un tout. Mes sentiments ne voulaient pas s'atténuaient. Même après m'avoir dit pour la meurtre de son père. Même après avoir découvert qu'il donnait des cours de magie noir à ses futurs adeptes. Même après avoir apprit qu'il comptait créer des horcruxes et qu'il avait déjà commencé. Même après avoir su qu'il voulait dominer le monde des sorciers.
Ce fut après de longues années. Après avoir dit adieu à Tom à la fin de ma septième année. Après qu'il soit enfin devenu Lord Voldemort que mes sentiments se mirent à s'atténuer pour disparaître.
Depuis un certain temps maintenant, je sais que tu es le meilleur de nous deux - Albus Dumbledore

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BellaCarlisle
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Messages : 1801
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Re: [Textes] Nuit du 28 janvier

Message par BellaCarlisle » 28 janv. 2017 - 22:01

Titre : La douleur ne s’en va jamais
Thème : Atténuer
Fandom : Underworld
Nombre de mots : 722
Personnages : Viktor, Sonja
Rating : Tout public
Les hurlements résonnaient dans le lointain, furieux et nombreux. L’agitation commençait à se faire ressentir dans le château, les soldats couraient dans les couloirs, récupérant des armes et des boucliers. Finissant de fixer son armure, Viktor sortit de sa chambre, franchissant la foule des gardes qui patrouillaient à tous les étages. Les Vampires se circulaient sur son passage, avec respect et crainte, lui laissant la voie libre. Quelques-uns des membres du Conseil tentaient de le rejoindre, pour l’empêcher de partir se battre, pour mettre leur Aîné en sécurité. Mais il s’éloignait d’eux à grandes enjambées, ayant déjà une destination en tête, sachant pertinemment que sa fille se trouvait sûrement en compagnie de la plupart des guerriers. Il devait la retrouver au plus vite, pour la sauver de l’horreur des batailles.

- Seigneur, vous ne pouvez pas combattre maintenant, nos ennemis sont trop nombreux.
- Tanis, combien de fois vais-je devoir répéter que je ne suis pas un lâche qui attend la fin des conflits ?
- Nous n’avons que vous pour nous diriger, vous savez ce que votre mort entraînerait pour la chaîne des règnes.

Viktor retint un rictus, il n’avait pas besoin des remarques de son historien pour savoir ce qu’il devait faire. De toute manière, à ses yeux, son rôle d’Aîné n’avait pas le plus d’importance, ce n’était qu’une excuse de la part des autres Vampires pour le confiner à l’intérieur du château, car ils le redoutaient tous. Le vieux Vampire délaissa Tanis, ayant aperçu la silhouette familière de Sonja au loin. Il combla la distance entre eux, posant une main sur son épaule, la faisant se retourner. Sa fille le dévisagea, anticipant ses commentaires.

- Je ne resterai pas à l’abri des combats, père. Je sais me battre autant que vous, je n’ai pas peur de nos ennemis.
- Les Loups-Garous ont pris des forces d’année en année, je ne peux pas me permettre de te voir mourir à cause de ton inconscience.
- Pensez-vous que je sois plus en sécurité ici ? Si l’un des soldats vient m’annoncer votre disparition, que ferai-je ?

L’Aîné n’eut pas le temps de répondre, un bruit sourd attira leur attention sur la grande porte du château. Celle-ci venait de voler en éclat, répandant de longs morceaux de bois et de fer sur le sol de marbre alors que les créatures de William déferlaient dans le grand hall. Aussitôt, les Vampires se mirent en position défensive, protégeant les escaliers principaux qui menaient aux quartiers des leurs, ceux qui ne pouvaient pas se battre. Les Loups-Garous n’eurent aucun mal à tuer les premiers soldats, les prenant par surprise avec une force démesurée. Sonja et Viktor tirèrent leurs épées en même temps, tranchant chacun une tête ennemie. La jeune femme se lança à l’attaque rapidement, refusant la défense adoptée par les siens. Au début, tout se déroula sans aucun souci pour elle, elle réussissait à vaincre l’ennemi sans être la cible d’attaques précises. Mais elle ne vit pas l’un des Loups-Garous qui se glissa derrière elle et la propulsa au sol, la clouant sur le marbre avant de grogner violemment. Un garde Vampire la sauva mais il ne put empêcher les griffes de la créature de transpercer la chair de la fille de l’Aîné.

Coupant une tête supplémentaire, Viktor se retourna, comme attiré par un mouvement. Lorsqu’il aperçut le corps ensanglanté de Sonja, immobile sur le sol, son sang se glaça. Un souvenir lointain remonta dans ses pensées alors que les battements de son cœur s’accéléraient. Il n’arrivait pas à admettre que sa fille avait été blessée alors qu’il se trouvait si près d’elle. Il se débarrassa des quelques ennemis qui lui barraient le passage, rejoignant la jeune femme en s’agenouillant. Il en vint à ignorer les combats, souhaitant simplement la voir ouvrir les yeux. Tout lui rappelait sa douce Ilona, son épouse morte aux mains des Loups-Garous, silhouette pâle recouverte de sang, comme l’était actuellement leur fille. Quand elle bougea un peu, le soulagement se fit ressentir alors qu’il la regardait comme un miracle. Depuis que sa femme était morte, il portait une douleur permanente que rien ne pouvait atténuer et il n’aurait jamais accepté perdre sa fille.
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ImGW
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Re: [Textes] Nuit du 28 janvier

Message par ImGW » 28 janv. 2017 - 22:19

Titre :
Thème (écrit ou URL de l'image) : Atténuer
Fandom : Fire Emblem Fates (attention SPOIL !! – MPez-moi si le jeu vous plait à vous aussi :mrgreen: )
Nombre de mots :
Personnages : Shigure, Sophie (mention spéciale à Kiragi)
Rating : TP

Un pégase volait paisiblement dans le ciel. Il faisait des ronds dans le haut. Son cavalier avait les cheveux bleus, et très franchement, seul le meilleur chasseur de la planète, avec la vue la plus perçante aurait pu le distinguer sur le bleu du ciel. Mais l’occupant s’en fichait. Ou plutôt n’en avait aucune conscience. Il ne ressentait que le vent sur sa peau, ses mains caressant les poils de son pégase, n’entendait que le vent dans ses oreilles, et ne ressentait pas grand-chose d’ailleurs. Ce vol monotone et récurrent était le même, à n’importe quelle heure du jour et de la nuit, qu’importe l’état du ciel, qu’importe la température du vent anesthésiant.

Plus bas, une jeune fille était arrivée à cheval. Ses cheveux à elle étaient rouge vif, et si le cavalier circulaire du ciel avait prêté attention aux basses tribulations de la Terre, il aurait repéré ses cheveux bien avant qu’elle identifie les siens.
Elle avait passé un certain temps les yeux levés vers le ciel, inlassablement, marmonnant sans doute dans sa barbe des choses que le cavalier céleste n’aurait pas entendues s’il les avait écoutées. Elle dut jouer de chance ce jour-là : apercevant le cavalier quelques grosses dizaines de mètres plus loin alors qu’il perdait en altitude pour faire boire son pégase, elle se dirigea sans sa direction d’un trot habile. Heureusement qu’elle et sa monture s’entendaient si bien ! sans quoi elle aurait probablement manqué son but, et le garçon serait retourné dans les airs avant qu’elle ait pu l’atteindre.

- Shigure !
- Ah… Sophie. Qu’est-ce que tu me veux ? Voix atone et trop rauque pour que ce soit naturel.

Elle parcourut les derniers mètres en reprenant son souffle. Le garçon était prêt à redécoller.

- At… Attends, s’il-te-plait. Shigure…

On sentait que les pattes de son pégase ne restaient pas au sol de bonne grâce. Et que seul le lien spécial qui liait les deux jeunes gens, le souvenir bien trop lointain de vieilles discussions amusantes et amusées le retenaient auprès d’elle.

- C’est Shiro qui m’a dit que tu serais encore là.

Le mouvement instinctif vers le ciel de son interlocuteur la fit grimacer de sa maladresse, mais elle ne se démonta pas.

- Il s’inquiète, et tu le sais. On s’inquiète tous, et c’est normal !

Puis, d’une voix plus douce :

- Shigure, laisse-moi t’aider…
- Qu’est-ce que tu veux faire, Sophie ?! Ma mère est morte, sous mes yeux, et elle non plus je n’ai rien pu faire pour la sauver.

Les mots butaient, trébuchaient. Ils s’étaient plus habitués à passer là.

- Une fois encore, les gens meurent pour me sauver et je ne suis pas à la hauteur pour les protéger à mon tour. Une fois encore, je n’ai pas su protéger ma propre mère. Ma propre mère !

On sentait au ton de sa voix que les mots étaient coincés là depuis des mois.

Elle s’approcha, et caressa doucement d’une main le bas de son bras qu’elle pouvait atteindre, et de l’autre l’encolure de son pégase.

- Et le pire… Mais c’est pas ça le pire ! Tu sais ce que c’est le pire ?

Il eut un rictus désabusé.

- Le pire c’est qu’elle est morte sous mes yeux alors que la guerre était juste terminée… Alors qu’on devait la victoire à ses dernières forces vitales !

Sa grimace exprimait toute sa peine. Sans comparaison, qu’il était plus doux d’être là-haut à laisser le vent nous abrutir et ignorer le temps qui passe !

- Alors Shiro peut bien briller avec sa toute nouvelle complicité avec Père ! ajouta-t-il l’air amer. Vous tous, vous pouvez bien faire mine de l’oublier si ça vous chante ! -oh, le mauvais jeu de mot !- Moi, moi je-
- Shigure, stop ! Je t’arrête avant que tu dises des mots que tu vas regretter ! Tu sais très bien que ça ne se passe pas comme ça- Tu sais TRES BIEN que ça ne se passe pas comme ça, répéta-t-elle plus fort pour l’empêcher de la couper. Et je ne suis pas venue débattre de ça avec toi. Je m’en fiche. Bon sang, tu as parfaitement le droit de leur en vouloir comme ça ! Par-dessus tout, tu as mille fois le droit d’être en colère, parce que zut, ta mère est morte, et c’est la plus grande des injustices ! Il est même normal que tu sois en colère ! Ce serait inquiétant que sa mort te laisse de marbre… Crie, hurle, pleure ! Prends-en toi à moi si ça te soulage, d’ailleurs. Mais moi, je ne te laisserai plus seul. Je ne te laisserai plus te noyer dans l’air. C’est fini, Shigure. Que tu le veules ou non, tu n’es plus seul.

Elle ouvrit doucement ses bras. Et l’encouragea à déverser, dans son étreinte, tout ce qu’il avait à dire. Mais plus rien ne sortit d’autre que des larmes, une cascade de larmes, autant de larmes que ce qu’il avait plu sur lui durant ces vols en solitaire.

Au bout d’un temps indéterminé, elle s’éloigna doucement de lui pour le regarder, et timidement lui demanda :

- Shigure… Tu accepterais de me faire monter sur ton pégase ?

Il écarquilla les yeux. Inutile de penser à protester (« et ton vertige…? »), il sentait la détermination farouche dans le regard planté dans le sien. Il reconnaissait et appréciait le symbole au-delà des mots.

Alors doucement, d’un sourire sincère -un petit, qui grandirait encore, avec et sans elle- il saisit sa main et la guida devant lui sur son pégase. Avel, lui, s’était éloigné pour brouter un buisson.
Dernière modification par ImGW le 28 janv. 2017 - 23:11, modifié 1 fois.
Que ton poème soit l'espoir qui dit A suivre
Au bas du feuilleton sinistre de nos pas

-- Aragon, Ce que dit Elsa

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KLCS
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Re: [Textes] Nuit du 28 janvier

Message par KLCS » 28 janv. 2017 - 22:23

Titre : L'aurore fusionnelle
Thème (écrit ou URL de l'image) : Rayonnant et image Crédits : Ashwara sur DA
Fandom : HP
Nombre de mots : 716
Personnages : Fred, George,
Rating : tout public.

Depuis la mort de Fred, George semblait éteint. Il mangeait peu, au grand dam de sa mère, il dormait peu, au désespoir de Ginny qui l'entendait tourner toute la nuit dans sa chambre, il parlait peu, ce qui ravissait Percy et déprimait Ron. Et pire que tout, il ne jouait plus au Quidditch.

Qu'importait le Quidditch si il n'avait plus son doublon pour arrêter les cognards. Qui saurait arrêter celui qui était enfermé dans sa poitrine et qui lui déchirait l'intérieur à force de se fracasser en son cœur ?

Personne. Personne ne saurait mettre un coup de batte weasleysque comme Fred le faisait si bien. Il se sentait perdu, il lui manquait une moitié de lui, son reflet, son bras droit, et le gauche. On lui avait arraché la moitié de son cœur, de son cerveau, de son corps.

IL lui avait ôté la moitié de sa vie. IL allait le payer un jour, bien qu'il soit mort, il mourrait une autre fois de ses mains.

George mit un coup de pied dans la corbeille à linge qui vomit son contenu en heurtant le mur. Ginny excédée lui hurla d'aller dormir mais il n'en fit rien. Il se glissa hors de sa chambre, évita soigneusement les marches qui craquaient en préférant glisser sur la rambarde. Il mussa dans la cuisine, au cas où Molly soit debout, enchanta la porte lança un sort de silence à la porte et s’éclipsa dans la nuit.

Il récupéra son balai dans la remise et vola une partie de la nuit. Il ne se sentait pas fatigué, juste en colère. Il vola encore et encore, et finit par atterrir dans une clairière.
Il se posa en douceur et appuya son balai contre un arbre.

La nuit était fraîche et il se félicita d'avoir pris son écharpe. Au clair de lune, les bandes dorées luisaient paisiblement, lançant des reflets sur la nature avoisinante.
Il regarda les étoiles et vit poindre le jour au delà des arbres. Il s'assit en tailleur au centre de l'herbe et attendit l'aube.

Les premiers rayons du soleil caressèrent sa peau avec intensité, il le réchauffait un peu mais laissait son cœur de glace. Une silhouette apparut doucement dans la clarté légère du matin.
Une forme qu'il ne connaissait que trop bien.

Son cœur palpita.

« toi ici ? Mais tu es... tu... IL t'as... 
Chut... »

L'apparition rayonnait dans l'aurore, Lumineuse et puissante, George devait plisser les yeux pour ne pas être ébloui.

Il se leva et s'approcha, il tendit les bras avec lenteur, de peur de faire disparaître ce qu'il avait tant voulu voir revenir.

Il toucha d'un doigt, l'apparition était chaude et matérielle. Il attrapa la main, chaude elle aussi, il sentait les battements de son cœur, et en sentait d'autres, légèrement plus lent. L'apparition le tira contre elle et le serra entre ses bras.

La chaleur le traversa et le réchauffa instantanément.

« tu dois te reprendre, je suis toujours là, je suis toujours près de toi, toujours en toi. Je suis toi. Nous sommes nous, tu es moi. Sois nous deux. Soit fort, reprends notre vie, reprends toi. Je serais toujours en toi... »

George rouvrit les yeux et senti l'apparition disparaître. Ou plutôt se fondre en lui. Son frère était donc vivant. Vivant en lui.

Il sentait son propre cœur battre plus lentement à présent et avait la drôle de sensation d'avoir un second battement très faible, presque imperceptible. Il sentait le rayonnement qu'il émettait ;

il reprit son balai et fila à toute vitesse au Terrier pour leur annoncer qu'il l'avait vu ! Il avait vu Fred ! Il était toujours vivant !

Mais à quelques centaines de mettre de la maison toute biscornue, il ralentit. Qui allait le croire ? Ils allaient vouloir l'enfermer à Sainte Mango à coup sur...

Il rentra en silence, mais sourit à sa mère qui l'attendait de pied ferme. Il mangea son petit déjeuner avec un appétit qui surprit tout le monde, il monta dans sa chambre et s'allongea avec bonheur, il s'endormit en quelques minutes.

Ginny et Molly montèrent le voir quelques heures plus tard et le trouvèrent profondément endormi.

« Maman... regarde le sourire...
Oui... oui ma fille, je ne sais pas ce qu'il s'est passé, mais il rayonne... »
"De toute façon, dès qu'on parle de centaure, Kara rapplique"
"Vous avez dit Centaure?"
:lol: :lol: :lol:

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Roxane-James1
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Re: [Textes] Nuit du 28 janvier

Message par Roxane-James1 » 28 janv. 2017 - 22:25

Titre : Un instant magique
Thème (écrit ou URL de l'image) : Rayonnant + Image
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 349
Personnages : Lysander Scamander/ Lily Potter
Rating : K

Petite dédicace pour Lyssa :lol: (même ce texte est pourri XD)



Les rayons du soleil effleuraient tendrement sa peau, diffusant une douce chaleur dans tout son corps. Lily se sentait bien, paisible. Il l'avait emmenée dans un endroit magnifique où le chant des oiseaux résonnait agréablement à ses oreilles, mais le plus magique dans tout cela, c'est qu'il était avec elle, à ses côtés, babillant à propos de papillons sorciers colorés. Lily ne l'écoutait que d'une oreille distraite, subjuguée par son regard foncé qui s'illuminait dès lors qu'il apercevait une créature magique connue de lui seul. Il la regardait alors avec tant de convoitise que Lily aurait pu se sentir jalouse mais il n'en était rien, elle savait qu'elle avait une place toute particulière dans le coeur de Lysander Scamander.

Il était sien et elle était sienne. Cela lui suffisait pour le moment, Lily n'était pas difficile. Elle se contentait des menus signes d'amour qu'il osait lui témoigner avec une grâce incontestable. Lily aimait suffisamment pour deux en ce beau jour d'été.

- Et si nous remontions le cours d'eau ? Nous pourrions voir des Lapins à tête de Bulles si nous arrivons au sommet de la crête avant la fin de la journée ? proposa Lysander, un immense sourire aux lèvres.

Lily approuva d'un signe de tête et embrassa du regard le paysage féérique qui s'offrait à ses yeux. Elle suivit le garçon d'un pas aérien, volant sur un petit nuage. Un arc-en-ciel se dessinait dans le lointain, faisant rêver Lily. Lorsqu'ils arrivèrent à mi-parcours, Lysander lui tendit la main que Lily s'empressa de serrer chaleureusement.

- Merlin... Que je suis heureuse, murmura la jeune fille dans un souffle.

- Pardon ? Je n'ai pas entendu, Lil's.

Lily agita sa chevelure rousse d'un signe de tête amusé et replaça son écharpe aux couleurs de sa maison devant le bout de son nez rosi par le froid avant de répondre :

- Ce n'est rien, Lys'. Je me disais juste que je te trouvais rayonnant, aujourd'hui.

C'était vrai, cependant à cet instant Lily ne trouvait rien de plus beau ou de plus rayonnant que le sourire que lui lançait Lysander...
La passe-miroir, tome 1 : Les fiancés de l'hiver de Christelle Dabos
- J'observe mon existence sous un angle différent, déclara-t-il gravement.
- Voyez-vous cela ! Et qu'en déduisez-vous ?
- Qu'à l'endroit ou à l'envers, elle est absolument vide de sens.

La passe-miroir, tome 2 : Les disparus du Clairdelune de Christelle Dabos
Imprévisible, anticonformiste et entreprenante. Prenez garde, un de ces jours je pourrais finir par tomber amoureux de vous.
:coeur: Dixit Archibald :coeur:

No mouners, no funerals - SIX OF CROWS Image KAZ BREKKER :coeur:

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NeviLee
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Re: [Textes] Nuit du 28 janvier

Message par NeviLee » 28 janv. 2017 - 22:26

Titre : Elle rayonnait de tout son être
Thème : Rayonnant + l’image
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 470
Personnages : Tonks et Lupin
Rating : Tout public
Un soleil radieux baignait la vallée en cette belle journée d’automne. Les feuilles rousses et légères voletaient au rythme des douces brises qui venaient accompagner la promenade des deux amoureux. Le parfum de l’écorce des arbres allié à celui, plus épicé, de sa compagne rendait le jeune professeur fou de bonheur et de satisfaction.

Elle était si belle avec sa chevelure flamboyante ! Si radieuse avec son sourire éclatant et son rire moqueur ! Si gracieuse, à sa manière, lorsqu’elle trébuchait contre les racines des premiers arbres de la forêt. Rémus Lupin n’aurait jamais pu être plus comblé qu’à cet instant précis, profitant d’un moment de répit inespéré avant de reprendre le combat.

Il aimait Tonks, et Tonks l’aimait. Qu’y avait-il de plus à dire là-dessus ? Des tonnes de choses, se rendit-il compte en réfléchissant au plus profond de lui pour trier ses émotions. Il était heureux, marié, en vie et se battait pour une cause juste. Même si tout cela devait s’arrêter brusquement, il aurait été satisfait d’avoir pu vivre ainsi au moins quelque temps.

Même lorsqu’elle se retourna vers lui et lui lança un petit regard inquiet, il n’hésita pas. Certes, il avait toujours détesté les forêts, leur obscurité, leurs dangers, leurs habitants. Mais à présent, il avait un talisman autour du cou pour le protéger. Et ce talisman s’appelait Nymphadora Tonks ; à elle seule, elle pouvait illuminer toute la vallée grâce à son sourire rayonnant.

Et alors qu’il s’avançait à sa hauteur pour franchir l’orée du bois en sa compagnie, elle passa son bras autour de ses épaules et approcha ses lèvres de son oreille.
- Rémus, lui dit-elle d’un ton chargé de joie et d’appréhension, il faut que je te dise quelque chose.

Rémus sourit et regarda sa femme dans les yeux. Les oiseaux semblèrent cesser d’émettre le moindre piaillement, les arbres ne bruissaient plus, et même le vent était tombé. C’était comme si la nature elle-même retenait son souffle. Comme Rémus, elle semblait avoir attendu toute son existence pour ce moment précis.
- Tu n’as pas besoin de me le dire Dora, je le savais déjà, lui répondit gentiment le mari en frottant doucement le merveilleux ventre de sa femme.
- Vraiment ? répondit-elle, vaguement étonnée. Je ne pensais pas avoir pris tant de poids !

Rémus éclata d’un rire joyeux et espiègle. Un son qu’il ne pensait plus pouvoir produire en ces temps si troublés. Même s’il tentait de lui expliquer, Nymphadora ne comprendrait pas comment il avait fait pour le deviner. Mais en contemplant une nouvelle fois cette flamboyante créature qui était devenu sa femme quelques mois plus tôt, aucun doute n’était permis pour le vieux loup-garou.
La preuve : ce n’était plus uniquement son sourire et sa coupe de cheveux qui faisaient rayonner Tonks, mais bien son être tout entier.
"Ce n'est pas la Maison qui nous façonne, mais bien nous qui façonnons notre maison."

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Samantha Black
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Re: [Textes] Nuit du 28 janvier

Message par Samantha Black » 28 janv. 2017 - 22:32

Titre : Rayonnante
Thème (écrit ou URL de l'image) : Rayonnant
Fandom : HP
Nombre de mots : 369
Personnages : Marcus Flint + Avalon Connelly (OC)
Rating : TP
— Tu vas bien ? demanda Duncan
— Ouais, ouais ! Ça va ! Rétorqua Marcus en se regardant dans le miroir.

Il se passa la main dans les cheveux tentant d'arranger tant bien que mal sa coiffure.

— T'es sûr ? T'as l'air tendu ? insista le Gryffondor.
— Tu me diras si tu seras pas tendu quand ce sera ton tour de te marier, répliqua Marcus légèrement agacé. Punaise ! C'est pas possible d'avoir des cheveux comme ça ! marmonna-t-il en attrapant le peigne qui se trouvait sur la coiffeuse.

Il se passa quelques coups et parut soudain plus satisfait de son reflet. Il prit une grande inspiration, expira longuement avant de relever la tête.

— Allons-y ! lâcha-t-il

Le jeune homme sortit de la salle dans laquelle il se préparait pour aller vers celle où allait avoir lieu la cérémonie.

— Je te laisse ! lança Duncan avant de disparaître dans un craquement sonore.
— Ça va le faire ! Ça va le faire, souffla Marcus en s'arrêtant devant les deux grandes portes en bois. Allez ! dit-il en les poussant à peine.

Les portes s'ouvrirent d'elles-même tandis que la musique qu'Avalon et lui avaient choisie s'élevait dans les airs. Les invités étaient rassemblés en cercle autour de l'autel où se trouvait sa future épouse et le mage qui scellerait leur union. Les invités se levèrent dans un seule mouvement et Marcus n'eut pas le temps de pouvoir voir celle qui allait devenir sa femme dans les prochaines minutes. L'ancien Serpentard avançait d'un pas lent qu'il voulait assuré. C'était son mariage après tout, et il n'avait aucun doute concernant son choix. La foule des sorciers s'écarta doucement tandis qu'il s'approchait de l'autel.

Le cœur de Marcus rata un battement lorsque ses yeux se posèrent sur Avalon. Elle lui sourit doucement. Ses cheveux bruns et bouclés avaient été relevés en un chignon compliqué. Elle portait une robe de mariée de style moldu. Blanche avec des feuilles de lierre brodées sur le tissu fragile. Le jeune homme pouvait les voir bouger grâce au sortilège que la couturière avait lancé. Il reporta son regard vers le visage d'Avalon dont les yeux pétillaient de bonheur. Elle était tout simplement rayonnante.
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Shade
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Re: [Textes] Nuit du 28 janvier

Message par Shade » 28 janv. 2017 - 22:33

Titre : Ma lumière
Thème : Rayonnant
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 247
Personnages : Harry Potter / Drago Malefoy
Rating : Tout public


Il fallut plusieurs mois à Drago pour se remettre des événements du 2 Mai 1998, en plus des accusations contre la famille Malefoy pour prendre contact avec son ennemi de toujours : Harry Potter. Celui-ci avait accepté, se demandant tout de même ce qui pouvait bien se passer dans la tête de cette fouine. Mais Harry fut abasourdi de voir Drago s'excuser auprès de lui pour tout les propos, injures et blessures qu'il avait pu lui causer. La Guerre l'avait changé. Mais Harry ne les avaient pas accepté. Pas parce-qu'il ne pouvait pas lui pardonner mais parce que ses excuses n'avaient pas lieu d'être être. Il pensait qu'ils étaient coupables tout les deux et après avoir longuement mûri, il comprenait à présent Malefoy. Il comprenait tout. La délicate position dans laquelle il s'était trouvé. Mais ce ne fut pas ses excuses-là qui perturbèrent Harry ce jour-là. Drago ajouta :
- Tu fais le bien autour de toi. Tu es un héros. Tu es rayonnant comme une lumière, si rayonnant que j'ai toujours eu du mal à te regarder en face. Je n'aimais pas cette lumière, elle m'irritait. Mais maintenant et même ainsi, est-ce je peux à présent rester à tes côtés ?
Si Harry avait bu un verre, il aurait tout recraché. S'il avait mangé, il se serait étouffé. Malefoy s'était-il enfilé toute une bouteille de Wisky Pur Feu ? Cela dit, il ne voulait pas se l'avouer mais les paroles de Drago lui faisait extrêmement plaisir.
Depuis un certain temps maintenant, je sais que tu es le meilleur de nous deux - Albus Dumbledore

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Seonne
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Re: [Textes] Nuit du 28 janvier

Message par Seonne » 28 janv. 2017 - 22:36

Titre : Reprends-toi, Cornedrue !
Thème : Rayonnant + Image
Fandom : HP
Nombre de mots : 694
Personnages : James Potter
Rating : Tout public
Perdu dans ses pensées, James déambulait un peu au hasard au milieu de la clairière déserte. Quand ses pensées le tourmentait, il allait toujours se promener dans les immenses bois qui recouvraient une bonne partie du domaine familial des Potter, derrière leur gigantesque manoir. Et ses pas l'avaient doucement conduit jusqu'à ce grand espace dégagé, entouré de hêtres. Il se sentait étrangement seul au monde, dans cet endroit si désert, où seul résonnait le chant de quelques oiseaux. Il était venu profiter du silence des lieux, pourtant il se sentait oppressé par celui-ci. Sirius devait avoir raison : il ne savait vraiment jamais ce qu'il voulait.

Pourtant, il désirait plus que tout une chose - et cela, il en était certain. Sans forcément qu'elle se révèle soudainement folle amoureuse de lui, il aurait simplement voulu que Lily cesse de le détester. Il s'était souvent comporté en parfait crétin, il en prenait conscience, désormais. Sa réaction après l'incident du lac avait été comme un électrochoc. Cette fois, il était allé beaucoup trop loin, il l'avait bien compris, désormais. Non content d'avoir cruellement humilié Servilo, il l'avait blessée, elle qu'il aimait tant. Il avait détruit leur amitié qui semblait pourtant si solide en poussant le Serpentard répugnant dans ses derniers retranchement. Et s'il continuait de penser que Servilus était une parfaite ordure, il s'en voulait tout de même d'avoir gâché cette amitié. Il savait bien qu'elle n'aurait jamais pu durer - Lily et lui étaient trop différents. Pourtant, c'était de sa faute s'ils ne se parlaient plus. Et si Lily en avait le visage creusé de larmes et de cernes.

Il avait voulu s'excuser. Chaque jour, il ne cessait d'y penser, de regretter, de réfléchir à la meilleure manière de lui présenter ses excuses. Et pourtant, malgré son esprit de véritable Gryffondor dont il ne cessait de se vanter, il n'en avait toujours pas trouvé le courage. Il l'avait regardé, au loin, disparaître sur la voie 9 3/4, sans avoir rien réussi à lui dire. Et désormais, il le regrettait amèrement. Car il devrait attendre la rentrée pour la revoir, avoir sa chance d'essayer de se faire pardonner.

Il aurait pu lui, écrire, Patmol ne cessait de le lui répéter en le voyant ainsi tourmenté. Mais non, James ne voulait pas s'excuser par écrit. Cela n'aurait pas été suffisamment sincère, suffisamment honnête. Pourtant, à chaque seconde qui passait, il sentait plus malhonnête. De ne lui avoir toujours rien dit.

Il leva les yeux vers le soleil, qui lui brûla rétine. Il était éblouissant. Aussi rayonnant qu'elle l'était. Il aurait voulu transplaner à ses côtés, la consoler, essayer d'effacer ses actes stupides. Mais il ne le pouvait pas. Elle n'aurait pas apprécié - et il la comprenait. Elle le détestait. Elle désirait sûrement moins que tout de le voir apparaître en face d'elle durant ses vacances, la seule période où elle ne le croisait pas tous les jours en cours ou dans la Salle Commune.

Se résignant, il tourna les talons, se dirigeant vers le manoir. A quoi cela pouvait-il bien lui servir de continuer à déambuler ainsi, comme une âme en peine, incapable de résoudre un problème auquel il faisait toujours la même réponse ? La solution était simple. Il irait la voir le jour de la rentrée, dans son compartiment du Poudlard Express, et lui présenterait enfin les excuses qu'il aurait dû lui faire depuis longtemps. Il se sentait terriblement stupide, à retourner encore le problème dans sa tête alors qu'il avait la solution. Et il se rendait bien compte d'à quel point il exaspérait Sirius.

Il fallait qu'il se reprenne en main - il était Cornedrue, pas un de ses garçons stupides qui blessent les filles sans y voir de problème. Il n'était pas non plus de ceux qui se lamentaient sans agir. Et il savait bien qu'il faudrait qu'il fasse quelque chose, s'il voulait revoir le sourire rayonnant de Lily éclairer son doux visage. Dès qu'il serait rentré, il prendrait son parchemin. Attendre le premier septembre serait trop long. Et il se fichait bien qu'elle ne lui réponde pas. Il avait simplement besoin de dénouer ses entrailles, d'expier cette culpabilité qui le rongeait.
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WarmSmile
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Re: [Textes] Nuit du 28 janvier

Message par WarmSmile » 28 janv. 2017 - 22:36

Titre : Explosions
Thème : rayonnant
Fandom : HP
Nombre de mots : 154
Personnages : Seamus
Rating :

Cette réunion de l'AD était très instructive comme d'habitude. Seamus se tenait là, à écouter les explications de son ami à propos du sortilège de Patronus. Il n'avait qu'une seule hâte, et c'était de pouvoir apprendre ce sort le plus rapidement possible.

Seamus aimait la lumière du soleil pour son éclat. Il appréciait également la douce lumière qu’émettaient la lune et les étoiles. Le jeune sorcier adorait aussi les explosions. En fait, Seamus était captivé par les éclats de lumière.

Le sortilège était aussi difficile à apprendre qu'on le prétendait, mais toutes les personnes présentes s'acharnaient à essayer. Et ils finirent par être récompensés. Seamus resta figé dans le renard qui dansait devant ses yeux.

Harry les félicita chaudement. Il rayonnait littéralement de joie devant la réussite de ses amis. A cet instant-là, Seamus voyait clairement pourquoi il avait fait le choix de suivre Harry.
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Lyssa7
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Re: [Textes] Nuit du 28 janvier

Message par Lyssa7 » 28 janv. 2017 - 22:39

Titre : Comme une lettre dans le bec d'un hibou !
Thème : Rayonnant
Fandom : HP
Nombre de mots : 677 mots
Personnages : Albus Potter
Rating : Tout public

Albus Severus Potter tremblait. A cet instant, sa vie serait scellée. Bon, d'accord il exagérait un peu. Après tout, ce n'était qu'un vieux chapeau posé sur un tabouret, rien de très impressionnant, n'est-ce pas ? Et pourtant, il ne pouvait s'empêcher d'appréhender le moment où son nom serait appelé. Une main vint serrer la sienne. Celle de Rose. Elle aussi tremblait un peu. Pas autant que lui.

Son père lui avait pourtant dit que sa maison ne déterminait en aucun cas quel genre de personne il serait, quel sorcier il était. Toutefois, il savait que ce moment était important. C'était le choixpeau qui choisirait quelle nouvelle famille il rejoindrait, quel blason serait le sien sur sa robe. Et s'il l'envoyait à Serpentard ?

Bien sûr, il se souvenait de chacun des mots prononcés par son père et de la révélation qu'il lui avait faite sur son deuxième prénom. Mais ce n'était pas suffisant pour ôter tous les doutes qu'ils s'étaient forgés pendant l'été. Son coeur battait à un rythme frénétique dans sa poitrine et il n'entendait plus rien. Ni les applaudissement des Serdaigle qui accueillaient un nouvel élève, ni la voix de Rose qui lui demandait s'il allait bien. Comment aurait-il pu aller bien, de toute façon ?

Son regard se fixa dans celui de son frère James qui lui fit un léger clin d’œil. Si le choixpeau l'envoyait à Serpentard, aucun doute que son aîné ne cesserait jamais de lui en parler. Pas pour le dénigrer évidemment mais il prendrait un malin plaisir à se moquer de lui au moins les premières semaines, Albus en était intimement persuadé.

Il essaya de se reprendre mais les voix autour de lui, le brouhaha qui s'insinuait lentement dans son esprit ne faisait que lui donner la migraine. D'un geste fébrile, il tira sur son col qui lui enserrait le cou. On n'avait pas idée de concevoir de tels vêtements, tout de même... pensa-t-il, soudainement agacé.

L'attente se faisait interminable et Albus inspira profondément. Tout allait bien se passer... Tout se déroulerait comme prévu... De toute façon, si le choixpeau lui proposait Serpentard, il refuserait. Cette nouvelle résolution en tête, le jeune garçon regarda Douglas Morag s'avançer pour poser le chapeau sur sa tête. Quelques secondes plus tard, le petit blond rejoignait les Gryffondors, un sourire jusqu'aux oreilles. Albus le traita mentalement d'imbécile avant de se figer à l'entente de son nom.
C'était son tour. Bon sang, c'était son tour... Il cligna deux fois des yeux, incapable de bouger, figé au milieu des quelques élèves restants qui attendaient leur répartition. Avec un soupir, Rose lui pinça le bras. Etonnamment, ce geste le réveilla et Albus secoua la tête tout en fusillant sa cousine du regard. Sans qu'il ne leur en donne vraiment l'ordre, ses jambes le conduisirent jusqu'à la petite estrade et le jeune garçon prit place sur le tabouret en bois, prêt à recevoir sa sentence.

- Hum... Albus, c'est ça ? Tu es bien comme ton père à ce que je vois... insinua le vieux chapeau. Serpentard te conviendrait très bien mais je vois que tu as plus d'affinités avec... GRYFFONDOR !

Les yeux d'Albus, qu'il avait fermé pendant tout le monologue du choixpeau, se rouvrirent brusquement. La lueur dans ses prunelles vertes se fit soudainement éclatante de joie tandis qu'il sautait presque de l'estrade pour rejoindre la table des Gryffondor. Le petit garçon tremblant qui était entré dans la Grande salle avait laissé place à un jeune Gryffondor surexcité par sa première année.

- Alors ? demanda James alors qu'il s'asseyait en face de lui. T'as pas trop flippé ?
- Bien sûr que non ! mentit éhontément le jeune garçon en lançant un sourire rayonnant à son frère aîné. Cette répartition était plus facile que de mettre une lettre dans le bec d'un hibou !
Dernière modification par Lyssa7 le 28 janv. 2017 - 22:46, modifié 1 fois.
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R_Even
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Re: [Textes] Nuit du 28 janvier

Message par R_Even » 28 janv. 2017 - 22:42

Titre : Incompréhensible rayonnance
Thème (écrit ou URL de l'image) : Rayonnant et l'image
Fandom : HP
Nombre de mots : 484
Personnages : Lucius Malefoy, Lorena Malefoy (OC)
Rating : Tout public
Lucius baissa la tête vers le parc. Une frêle silhouette marchait au milieu de la pelouse. Elle avait presque atteint le centre de la clairière formée par les arbres, s’éloignant vers les grilles du manoir. Le pas léger, presque bondissant, la gamine paraissait lumineuse, son écharpe flottant négligemment dans le vent. Le soleil se levait et elle s’en allait en sautillant, esquivant lestement les flaques, jouant avec les fleurs arc-en-ciel qui poussaient çà et là. Il y avait en elle quelque chose d’étonnamment enjoué, une force positive que Lucius ne parvenait pas à comprendre.

Lorena n’aurait pas dû être heureuse.

Cracmolle, rejetée par ses parents, méprisée par sa grand-mère, abandonnée par le ministère, oubliée par tous les bien-pensants, forcée de vivre chez les moldus, ne survivant que grâce à l’argent que son grand-père lui versait discrètement, la nuit, quand seuls les tableaux pouvaient la voir errer dans le manoir… où trouvait-elle cette force, cette joie ?

Elle était sans magie, une honte pour la famille Malefoy. Pourtant Lucius ne s’était jamais résolu à l’abandonner. Ils partageaient le même sang. La même chaire. Et puis la rejeter… Narcissa n’avait pas compris. Narcissa, qui avait été jusqu’à défier le Seigneur des Ténèbres pour son fils, l’avait regardé avec un air hautain lorsqu’il avait parlé d’accueillir leur petite-fille chez eux. Elle avait refusé. Piégé la maison. Toujours purs… avait-elle dit. Lucius n’aurait pas dû être surpris. Narcissa avait rejeté sa propre sœur pour une histoire de moldus.
Astoria et Drago l’avait plus surpris. Eux qui se disaient progressistes et lui donnaient régulièrement des leçons sur l’ouverture d’esprit… Tout ce cinéma pour finir par lui expliquer que des parents sorciers seraient préjudiciable à leur enfant cracmolle. Qu’elle serait mieux dans le monde moldu, loin des siens… Foutaises de fils indigne !

Lucius avait protesté, tenté de récupérer la garde de sa petite-fille. Mais sa femme était rusée, la société sorcière plus conservatrice qu’elle le prétendait et les anciens phénix n’avaient aucune confiance en lui. Alors il était là, après une nouvelle nuit passée à jouer aux échecs en douce avec sa petite-fille.

Et elle était là, à la grille du manoir, la main sur ce portoloin qui la ramènerait à son stupide appartement moldu où le ministère avait installé des barrières qui l’empêchait de venir la voir.
Elle tourna la tête et, de là où il se trouvait, il pouvait presque voir cet incompréhensible sourire, qui ne la quittait jamais.
Après la tête, ce fut tout le corps qu’elle tourna vers lui et Lucius se surprit à sourire. Ainsi posée, dans la lumière du petit jour, elle ressemblait à une créature tout droit descendue du ciel. Un ange aux couleurs de l’arc-en-ciel.

Elle avait beau être cracmolle, sa petite-fille était resplendissante.
Non, se corrigea-t-il en voyant sa silhouette gracile de découper dans la lumière de l’aurore. Elle n’était pas resplendissante. De par son seul sourire, elle était Rayonnante.
Il est important de vivre dans le moment présent. Sauf si c'est un mauvais moment. Au quel cas, il est important d'avoir des cookies.

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BellaCarlisle
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Re: [Textes] Nuit du 28 janvier

Message par BellaCarlisle » 28 janv. 2017 - 22:52

Titre : Comme le soleil
Thème : Rayonnant
Fandom : Game Of Thrones
Nombre de mots : 592
Personnages : Cersei, Tywin, Jaime
Rating : - 12
Il y avait de nombreux qualificatifs pour les membres de la maison Lannister. Ils n’étaient d’ailleurs pas tous positifs, des rumeurs malsaines couraient sur la famille mais d’autres les idolâtraient avec une haute passion. De tout ceci, Cersei s’en moquait, elle vivait sa vie comme elle l’entendait. Les infidélités qu’elle faisait à son mari ne lui rapportaient aucun remord, elle aimait se consacrer à son jumeau. Après tout, Jaime était le père de ses trois enfants, pour maintenir intact le sang des Lannister. Si elle avait dû qualifier elle-même sa famille, elle aurait dit qu’ils étaient tous rayonnants. Et ce n’était pas une simple façon de parler, bien au contraire. Ils dégageaient une aura lumineuse, due à leur chevelure d’un blond éclatant, et en étant femme du Roi, elle pouvait permettre à son empire de s’étendre. Pourtant, une ombre brisait facilement ce tableau, une ombre du nom de Tyrion. La Reine savait que son petit frère préparait quelque chose, même si elle ignorait encore l’importance de ses projets. Depuis quelques temps, il ternissait l’image de la famille, l’obscurcissant par son comportement indigne d’un Lannister.

La brisant dans le cheminement de ses pensées, la porte de son bureau s’ouvrit, dévoilant son père. Ce dernier était encore ignorant de la relation incestueuse qui unissait les jumeaux et Cersei l’accueillit par un sourire hypocrite, pressée de le voir partir. Il arrivait à peine mais elle attendait Jaime, son propre rayon de soleil, celui qui illuminait ses journées. Tywin s’avança, cherchant de la chaleur dans les yeux de sa fille, sentant par un instinct étrange que sa présence n’était pas appréciée en ce jour. Il devait pourtant éclaircir un point qu’il le dérangeait, une absence qui le perturbait un peu trop pour sa santé mental. Ne prenant pas la peine de s’installer, le patriarche de la famille prit la parole, attirant définitivement l’attention de sa fille.

- Saurais-tu où je pourrais trouver Tyrion ?

Cette demande surprit Cersei qui ne pensait pas entendre ces paroles de la bouche de son père. S’il y avait bien une personne qui détestait le nain du plus profond de son cœur, c’était Tywin, parce qu’il considérait que son cadet était responsable de la mort de sa femme, celle qui comptait le plus pour lui. La Reine n’eut aucune réponse à lui fournir, elle lui fit comprendre son ignorance rapidement. Il s’en alla aussitôt, la replongeant dans une solitude bienvenue. Fermant les yeux, elle se laissa tomber contre le dossier de son siège, assaillie par de magnifiques souvenirs. Une caresse sur sa joue lui fit ouvrir les paupières et elle se plongea dans le regard de son jumeau.

- Jaime, murmura Cersei.

Son frère lui offrit un sourire rayonnant, aussi lumineux que l’astre solaire. Elle l’attira à elle pour un baiser, savourant ses lèvres sur les siennes, cherchant à approfondir le contact. La sensation de sa peau contre la sienne lui manquait, elle avait besoin de sa chaleur, besoin de se sentir aimée par quelqu’un d’autre que par son mari si détestable.

- Je dois rejoindre père pour une conversation importante, remarqua Jaime alors que sa sœur glissait une main sous sa chemise.
- Cette discussion attendra, objecta la Reine. S’il le faut, je t’ordonne de rester là.
- Pour que nous soyons surpris par n’importe qui ? Patiente un peu, je viendrai dans la soirée pour te satisfaire, chère Cersei.

Une lueur malicieuse brillait dans les yeux de Jaime alors qu’il embrassait sa jumelle une dernière fois. Elle était Reine mais c’était lui qui rayonnait de puissance et de charme.
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Chrystal
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Re: [Textes] Nuit du 28 janvier

Message par Chrystal » 28 janv. 2017 - 22:55

Titre : L'amour dans tes yeux
Thème écrit : Rayonnant
Fandom : HP
Nombre de mots : 113
Personnages : Lily Evans
Rating : Tous public

Est-ce que c'est moi ou vous aussi vous avez l'impression d'être plusieurs personnes à la fois ?
Il y a la moi "travailleuse" pour ses études, celle qui rit et qui s'amuse avec ses amis, la version gentille et « talentueuse » pour les professeurs, celle qui se tait sous le regard coléreux et dégoûté de sa propre sœur...
Mais depuis quelque temps, il y a un nouveau « moi » qui est apparut. Et c'est de loin le plus beau de tous.
- Lily. Tout va bien ?
- Oui, très bien.
Un nouveau « moi » qui n'apparaît que, quand James est à mes cotés.
Le "moi" le plus rayonnant de tous.
"J.K Rowling created 7 horcruxes. She put a part of her soul in every book and now her books will live forever."

ImGW
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Re: [Textes] Nuit du 28 janvier

Message par ImGW » 28 janv. 2017 - 22:58

Titre : Rayonnant
Thème (écrit ou URL de l'image) : rayonnant + image
Fandom : Fire Emblem Fates (moins de SPOIL normalement, c’est plus diffus. Suite de mon texte précédent)
Nombre de mots :
Personnages : Shigure, Sophie
Rating : TP

La caresse des pinceaux sur la toile. La danse des couleurs qui vont dire bonjour à l’artiste sur le bout de son nez. Le bonheur apaisant de l’imagination qui se concentre, qui tourbillonne en tous sens pour fusionner en volutes d’idées qui deviennent des nuances, des fragrances, des rêves et des lumières dans les yeux de l’observateur.

En premier lieu, ce qu’on voit c’est le lumineux en plein centre. Devant, un personnage. Une jeune femme, dont les cheveux rouge vif sont reconnaissables de loin pour qui y prête attention. Son maintien est droit et tranquille, son sourire encourageant. Dans le vent, vole un foulard qu’elle a attaché dans ses cheveux pour se faire jolie. Les nuages, au-dessus de sa tête, les volutes que fait le vent avec le ciel. Bien sûr, à la gauche, on reconnait la tempête. Elle blesse, et on dirait que les nuages crachent leur poison sur le sol. Mais viennent un peu plus à droite les nuages blancs, le vent qui joue avec. Et si on plisse les yeux, qu’on concentre un regard perçant de chasseur sur lesdits nuages blancs, on aperçoit un point, qui joue avec le vent dans ces nuages… Et au-dessous, loin vers l’horizon, à la naissance de la fin de la pluie, une montagne diffuse, comme la promesse d’un avenir chantant.

Essoufflé, Shigure se redressa et s’épongea le front, ajoutant une tache dorée à celles qui parsemaient déjà son visage. Son cœur battait d’un rythme apaisé. Son regard était tourné vers l’intérieur. Son sourire, rayonnant.
Que ton poème soit l'espoir qui dit A suivre
Au bas du feuilleton sinistre de nos pas

-- Aragon, Ce que dit Elsa

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KLCS
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Re: [Textes] Nuit du 28 janvier

Message par KLCS » 28 janv. 2017 - 23:20

Titre : La tête sur les épaules
Thème (écrit ou URL de l'image) : Noctambule + Image
Fandom : HP
Nombre de mots : 521
Personnages : Luna Lovegood
Rating : tout public

Les couloirs de Poudlard sont toujours silencieux la nuit, mais si l'on sait où chercher, on peut trouver quelques ouailles égarées qui ne dorment pas. Que ça soit quelques fantômes errants ou de jeunes élèves intrépides en quête de sensations fortes, on peut trouver des gens éveillés dans les couloirs.

Ce soit là, Luna Lovegood faisait partie des noctambules. Elle était tout en haut de la tour d'astronomie, contemplant les sombrals qui s'ébattaient joyeusement en contrebas et parlant aux étoiles. Elle leur avait à toutes donné un nom loufoque, un peu à son image.

Tandis qu'elle tripotait un de ses innombrables grigris, elle murmurait un poème à qui ou quoi voulait bien l'entendre

« douce pénombre de la nuit
qui coule sur moi et luit
dans les champs et les forêts,
de la souffrance tu te repais,
simplement être en vie
pour l'éternité de la nuit
ma maman qui me regarde
sait combien il me tarde
d'être au fond de ses bras
quand au soleil il fait froid. »

Un sombral se redressa et fixa un point derrière elle. Elle se retourna surprise et tomba nez- à – nez avec un cactus. Un cactus qui bégaya

« Très joli poème Louf euh Luna. 
Merci Cactus ! Oh Neville, je croyais que le cactus me parlait ! »

tandis qu'elle se lança sur une explication à propos des cactus qui parlent dans certaines régions du monde, car habités par des petits parasites magiques, Neville la contempla et se surprit à penser qu'il appréciait beaucoup cette fille étrange dont émanait une douceur innée.

Ses pensées se figèrent lorsqu'elle lui proposa
« tu veux une étoile ? Je peux t'en attraper une »

Elle avait le plus joli sourire de Poudlard. Il s'entendit le répondre que oui, il aimerait bien mais que c'était impossible car , c'est bien connu, les étoiles sont à des milliers d'années-lumières de nous.

Luna haussa les épaules et demanda à Neville de poser son cactus pour la surélever, qu'elle puisse lui décrocher une étoile.

Il sourit puis posa son Peniocereus greggii d'Arizona à terre et l'attrapa par la taille. Il rougit un court instant puis hissa les fesses de Luna sur son torse. Du coin de l'oeil il la vit tendre la main.

“cette Luna, pensa-t-il, quelle fille bizarre!”

Il la reposa délicatement et elle lui ordonna doucement de lui tendre sa main, bien à plat.

Il obtempéra et elle déposa au creux de sa paume une toute petite sphère brillante, rayonnante, blanche et lumineuse.

“c'est une étoile?
Non, les étoiles sont trop loin dans le ciel! C'est un Brillantis noctambulis! Un petit caillou léger comme l'air qui s'illumine la nuit tombée.
Merci Luna!
De rien, regarde, ton cactus est content! Bonne Nuit Neville!”

Neville resta comme deux ronds de flan, son regard oscillant entre “l'étoile” et son cactus qui avait enfin fleurit.

La nuit est faite pour les rêveurs, qu'ils soient éveillés ou non.
"De toute façon, dès qu'on parle de centaure, Kara rapplique"
"Vous avez dit Centaure?"
:lol: :lol: :lol:

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Shade
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Re: [Textes] Nuit du 28 janvier

Message par Shade » 28 janv. 2017 - 23:28

Titre : Sa Première Place
Thème : Noctambule + image Charlie-Bowater sur DA 
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 282
Personnages : Tom Jedusor
Rating : Tout public

Pourquoi fallait-il qu'il neige ? C'était comme se demander pourquoi les gens pleuraient. Tom Jedusor, seulement âgé de 9 ans, ne comprenait pas les choses de la vie. C'était tout à fait excusable ! Il n'était encore qu'un enfant mais ses gestes envers les autres enfants de l'orphelinat ne l'était pas. Son regard, ses yeux n'avaient rien de ceux d'un garçon de son âge. Il n'était pas bien équilibré. Tom se sentait différent des autres, ne se sentait pas à sa place. Il était seul mais le voulait bien, rejeté par les autres parce-qu'il leur faisait du mal et vu comme une sorte de monstre par les adultes car lorsqu'il était bébé, il ne pleurait pas. Pourtant, il trouva sa vraie première place un soir où il décida de sortir discrètement de l'orphelinat. Il ne cessait de neiger et les vêtements miteux que portait le jeune Tom Jedusor n'était pas assez chaud. Mais c'était comme s'il avait déjà vécu ce moment, il y a très longtemps. Il pensait à sa mère qui avait dû sûrement vivre dans ce froid, dans cette misère avant de mettre bas à l'orphelinat. C'était comme ce jour-là. Nous étions un 31 Décembre. Un date qui n'avait pas plus de valeur à ses yeux. Il ne recevait jamais de cadeaux et on ne lui souhaitait jamais son anniversaire. Une chose en plus qu'il ne connaissait pas mais qui n'était pas de son bon vouloir. Mais il comprit en regardant le ciel que la noirceur de la nuit et la froideur des flocons de neige étaient aussi sombre et gelés que son cœur. Et il se mit à aimer la nuit car elle n'était pas aussi différente que lui.
Depuis un certain temps maintenant, je sais que tu es le meilleur de nous deux - Albus Dumbledore

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