[Textes] Nuit du 12 Novembre

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Modérateur : HPF - Équipe des Nuits

Cilou
Elève de quatrième année
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Re: [Textes] Nuit du 12 Novembre

Message par Cilou » 13 nov. 2016 - 00:32

Titre : Turbulences
Thème (écrit ou URL de l'image) : Turbulences
Fandom : Les Cinq Légendes x Dragons
Nombre de mots : 859
Personnages : Jack Frost, Harold Haddock
Rating : K

Fièrement dressé sur une colline étrangère recouverte de neige, Harold, Krokmou à ses côtés, était en train d'admirer la vue lorsqu'un puissant souffle de vent le fit tomber par terre. C'est avec pénibilité qu'il se redressa, tandis que Krokmou, l'oeil rieur, semblait se moquer de lui et de son manque de force autant que de résistance.

« Arrête de rire », râla Harold avant de se jeter sur le dragon pour le faire tomber à son tour.

Surpris, le dragon roula lui aussi dans la neige, mais finit rapidement par prendre le dessus sur l'humain et passa, comme à son habitude, la langue sur son visage carré.

« Krokmou ! rit l'adolescent. Tu sais bien que ça ne part pas au lav– Aargh ! »

Le cri étranglé qu'avait poussé le jeune homme força son ami à se relever. Frissonnant de froid tout en pestant contre le liquide glacé qui avait élu domicile dans son dos, Harold secoua ses vêtements avant d'en sortir un glaçon trop bien taillé pour être complètement naturel.

Se disant que c'était peut-être l'un des mystères de ce lieu inconnu, Harold lança le glaçon derrière lui et ouvrit la sacoche accrochée à l'attelage du dragon pour en sortir un crayon et un parchemin qu'il collerait au reste de sa carte plus tard.

Un souffle désagréablement froid vint chatouiller son cou et le dessinateur carra un peu plus les épaules dans l'espoir de couvrir son cou au maximum. C'était étrange, pourtant. Il avait l'impression d'avoir entendu un son respiratoire au creux de son oreille avant que ce froid ne vienne s'immiscer dans son vêtement ; d'ailleurs, le souffle n'avait pas été particulièrement puissant. Comment aurait-il pu le faire frissonner autant ?

Balayant ses pensées d'un geste de la main, il saisit à nouveau son crayon et commença à dessiner la carte de l'endroit ; pourtant, à peine eût-il fait trois traits qu'on lui ôta l'objet des mains. Et Krokmou n'avait pas bougé.

« Bon OK, lâcha Harold d'un air pour le moins agacé, il y a quelqu'un, c'est ça ? »

A sa plus grande stupéfaction, il vit le dragon hocher la tête affirmativement et leva un sourcil, l'air dubitatif, avant de se retourner. Il ne voyait rien. Pourquoi Krokmou validait-il sa question qu'il jugeait pourtant assez stupide ?

Soudainement, un cri s'échappa du fin fond de sa cage thoracique tandis qu'il se mettait à grelotter. De l'eau glacée venait d'être déversée au-dessus de lui, le trempant de la tête aux pieds d'un liquide qui le frigorifia. Il avait tellement… froid !

Profondément énervé de se sentir victimisé, d'autant plus que les moqueries de Krokmou n'aidaient pas, Harold se tourna à nouveau en fronçant les sourcils et trébucha de surprise lorsqu'il s'aperçut qu'effectivement, il y avait quelqu'un. Quelqu'un qui n'était pas là quelques secondes avant, ou du moins, quelqu'un qu'il n'avait pas vu. L'inconnu, plié en deux à force de rire, était assez singulier. Ses cheveux d'un blanc immaculé ne semblaient pas teintés, mais ce n'était pas ça qui l'étonnait le plus ; non. Non, ce garçon était en sweat. En sweat. Qui lui allait terriblement bien, d'accord, mais un sweat dans cet hiver glacial, il ne fallait quand même pas pousser mémé dans les orties. Même avec trois pulls et un manteau en fourrure, Harold avait froid ; cela l'étonnait donc que le garçon qui lui faisait face n'ait pas encore été gelé, emprisonné dans un grand glaçon, ou quelque chose dans le genre. C'était impossible de pouvoir s'amuser autant dans un tel froid avec un simple sweat sur les épaules. Impossible. Inconcevable, même.

… Bon, il fallait avouer aussi que le viking était frileux, mais tout de même.

« T'as pas froid ? demanda Harold en frissonnant à nouveau avant d'essorer son manteau.

Surpris qu'on lui adresse la parole, l'inconnu observa les alentours pour vérifier que c'était à lui qu'il parlait. Toute trace de rire avait disparu de ses traits et le jeune homme en sweat s'était redressé, jetant à Harold un regard complètement perdu.

– Tu… C'est à moi que tu demandes ça ? vérifia-t-il d'une voix hésitante, fixant son regard bleu dans ses yeux verts.
– Y'a pas vraiment d'autre âme qui vive par ici, lâcha le viking en haussant les épaules, étonné de la question.
– Mais… Tu me vois ? Moi ? Comment tu t'appelles ? Tu connais mon nom ?
– Euh… Apparemment ouais je te vois puisque t'as pas l'air d'avoir froid malgré ton sweat. Non, je connais pas ton nom, c'est quoi cette question ? Tu connais le mien ?
– On ne me voit pas, d'habitude, fit remarquer l'inconnu d'un air soucieux.
– Peut-être parce que tu passes pas forcément ton temps à inonder les gens ? proposa le jeune Haddock en lui lançant un regard lourd de sous-entendus qui fit sourire l'albinos.
– Tu es une proie facile, aussi, fit celui-ci. Je m'appelle Jack Frost, se présenta-t-il en reprenant contenance, un sourire arrogant reprenant place sur ses lèvres, et j'ai jamais froid.

En saisissant la main glacée qu'il lui tendait, Harold se présenta à son tour, un fin sourire aux lèvres, lui aussi :

– Harold Haddock. Et moi, j'ai souvent froid. »
« Le moment viendra où vous pourrez enfin agir avec honneur.
– Je les adore, ces moments… Je les salue de la main quand je les vois passer. » - Elizabeth Swann et Jack Sparrow, Pirates des Caraïbes : le secret du coffre maudit

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Seonne
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Re: [Textes] Nuit du 12 Novembre

Message par Seonne » 13 nov. 2016 - 00:33

Titre : Aurore d'espoir
Thème : http://img15.hostingpics.net/pics/83254 ... alurut.jpg
Fandom : HP
Nombre de mots : 815
Personnages : Hermione Granger
Rating : Tout public
Les yeux plongés dans l'horizon, Hermione contemplait le lever du soleil. Ron et Harry dorameitn encore profondément dans la tente, elle avait volontairement pris le dernier tour de garde pour pouvoir assister à ce superbe spectacle qu'elle aimait tant. Quand elle était petite, elle partait en camping avec ses parents et leur demandait toujours de la réveiller aux aurores pour pouvoir apercevoir cette masse orangée inonder le ciel de lumière. Et dormir ainsi, chaque nuit, à la belle étoile, lui rappelait ces vacances passées en famille. Et lui rappelait à chaque instant combien ses parents lui manquait, combien l'autre partie de sa vie lui manquait.

Elle avait tout plaqué pour eux. Elle avait su dès le soir où Dumbledore était tombé du haut de la Tour d'Astronomie qu'ils ne retourneraient pas à Poudlard l'année suivante. Elle avait abandonné ses études, ses amis, une part de son avenir. Ils n'avaient pas le choix, c'était ce qu'il fallait faire, elle le savait. Elle avait même abandonné ses parents. Elle avait tout fait pour les protéger, pour être sûre qu'ils s'en sortent, qu'ils aillent bien. Qu'ils l'oublient totalement, pour qu'ils ne soient pas en danger. Et cela lui faisait mal. Car si elle les croisait, ils ne la reconnaîtraient même pas. Leur fille unique, leur fille qu'ils aimaient tant.

Et elle s'inquiétait pour eux. Où étaient ils ? Avaient-ils finalement quitté l'Angleterre pour l'Australie ? Etaient ils toujours au Royaume Uni ? Pour leur sécurité, il aurait mieux valu qu'ils soient partis. Plus loin ils étaient, moins ils prenaient de risques. Mais, au fond, elle gardait presque inconsciemment le désir qu'ils soient toujours là. Le désir de les croiser, par hasard, dans la forêt. Car elle en crevait, de ne pas pouvoir savoir s'ils allaient bien. Mais elle ne pouvait pas se permettre de prendre des nouvelles d'eux. Elle les aurait mis en danger. Et c'était ce qu'elle voulait absolument éviter.

Une tasse de café brûlante entre ses doigts, elle tentait de se réchauffer dans le froid glacé de l'hiver. La neige avait déjà commencé à tomber, le temps empirait de jour en jour, tout comme l'humeur de ses deux compagnons, Ron en particulier. Il lui faisait même parfois peur. Et elle n'en pouvait plus, de leurs disputes. Ils se devaient de rester unis. Ils n'étaient déjà que trois contre une armée - comment auraient-ils pu ne serait-ce que caresser l'espoir de vaincre, même de survivre s'ils se séparaient ? Ils étaient les trois sorciers les plus recherchés du pays. Ils ne pouvaient pas se permettre la moindre erreur.

Parfois, lorsqu'elle portait trop longtemps le médaillon, elle en venait même à s'en vouloir à elle même. De s'être embarquée dans cette aventure. D'être devenue amie avec Harry. Personne ne lui avait jamais rien demandé. Elle aurait pu côtoyer Dean et Seamus, Parvati et Lavande. Cela lui aurait évité bien des ennuis. A elle et à ses parents. Elle en venait presque à tenir Harry responsable du danger qu'ils subissaient.

Mais, dès lors qu'elle retirait l'Horcruxe, elle se rendait bien compte que cela était faux. Car Harry était son meilleur ami, elle n'aurait pu envisager une relation si fraternelle avec personne d'autre. Et Ron, Ron... Il était tout pour elle. Et quand bien même elle n'aurait pas voulu se battre à leurs côtés, elle aurait tout de même été traquée. Parce que ses parents étaient et restaient des Moldus. Parce que son sang n'était pas pur. Parce qu'elle n'était pas née dans la bonne famille. Et des préjugés pareils représentaient tout ce qu'elle avait toujours voulu combattre. Peu importait le scénario qu'elle imaginait, elle en venait toujours, finalement, à se dire qu'elle n'aurait pas eu d'autre choix que de se battre, de se lever et de résister face à eux.

Et en depuis leur fuite du Terrier, elle avait l'impression de sentir à chaque instant sa vie osciller sur un fil. Elle risquait beaucoup, plus que sa vie. Elle avait peur, parfois. Mais elle gardait la tête haute, elle gardait une flamme d'espoir qui lui donnait la force de continuer. Elle se levait tous les matins tôt, et profitait de cet instant qui n'appartenait qu'à elle. Et alors qu'elle se trouvait baignée dans la lumière orangée, le soleil ravivait l'espoir qui brûlait en elle. Elle se prouvait à elle même qu'il y avait tant de belles choses dans ce monde, tant de bons moments et tant de choses encore à vivre qu'elle devait continuer de se battre pour que tout cela continue à exister. Elle ne devait surtout pas abandonner. Elle devait lutter pour bâtir un avenir aussi radieux que ce lever de soleil.

Au loin, elle entendit un crissement de pas dans la neige. Harry ou Ron – avec leurs bottes, elle avait du mal à distinguer leurs démarches. Elle se détourna lentement de l'astre rayonnant. Il était temps de commencer à préparer le déjeuner avec les garçons.
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Et si on les relisait ensemble ? ♥
Lilionne — le plus beau nom de binôme du règne des binômes

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Lyssa7
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Re: [Textes] Nuit du 12 Novembre

Message par Lyssa7 » 13 nov. 2016 - 00:41

Titre : Lueur du jour
Thème (écrit ou URL de l'image) : http://img15.hostingpics.net/pics/83254 ... alurut.jpg
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots :434
Personnages : Lavande Brown
Rating : -12
Lavande Brown ne sortait plus beaucoup ces temps-ci. Si elle était juste avec elle-même, elle aurait plutôt avoué que c'était depuis la fin de la guerre, depuis que Greyback lui avait laissé cette terrible cicatrice sur le côté droit du visage. Elle passait son temps enfermée, et les seuls visites qu'elle recevait étaient celles du laitier qui déposait sa marchandise sur le pas de la porte. De Seamus Finnigan aussi, parfois.

Si Lavande s'était aventurée à l'extérieur dans ce petit village moldu où elle avait élu domicile, les gamins du quartier auraient sûrement hurlé, les mères les auraient empoigné en les forçant à s'éloigner d'elle. Un monstre, c'était ce qu'elle était devenue.

Lavande était belle avant. C'était son essence, sa raison d'être. A présent, un simple coup d'oeil sur son reflet la répugnait et elle détournait bien vite le regard, les larmes au bord des yeux. Seamus avait tenté de la raisonner, avait voulu l'emmener en pleine campagne. Juste histoire de prendre l'air, avait-il dit.

Lavande ne voulait pas prendre l'air. Elle se sentait démunie, atrophiée, comme si on l'avait dépossédée d'une partie de son âme. Lavande était belle avant, mais plus maintenant.

Elle entendit la porte s'ouvrir de là où elle était. A sa place habituelle, sur le canapé du salon ; sous une épaisse couverture et le visage presque entièrement camouflé par un foulard. C'était sans doute Seamus qui entrait. Lavande lui avait pourtant dit de ne pas venir la déranger, de la laisser tranquille. Une bonne fois pour toutes.

Mais Seamus était persévérant, il l'avait toujours été. D'ailleurs, sans même qu'elle s'en rende compte, il avait sûrement fait un double de clés.

" Lavande... soupira-t-il en s'approchant de son pas lourd, enlevant d'un geste brusque la couverture en laine qu'il laissa tomber à terre.
- Quoi ? répondit-elle séchement.
- On va sortir ! Décida-t-il en lui attrapant le bras.
- Il n'en est pas question !" répliqua-t-elle en récupérant son bras, remettant à toute hâte son foulard sur son visage.

Pour qui se prenait-il à vouloir décider à sa place ? Seamus n'avait rien perdu de son intégrité physique, ce n'était pas lui que Greyback avait scarifié d'un simple coup de griffe. Il soupira une seconde fois.

" Et si nous sortions juste dans le jardin ?"

Dans un premier temps, Lavande refusa. Et puis, elle se dit que de toute façon, personne ne la verrait. Lavande avait fait mettre des grillages tout autour de son jardin, de peur qu'on ne la voie, horrifiée à l'idée de se transformer plus encore qu'elle ne l'était déjà. Si jamais cela arrivait, elle ne s'en remettrait pas.

" Allez, viens !" dit doucement Seamus en lui prenant la main.

Pour la première fois depuis longtemps, Lavande se laissa faire. Il ne lâcha pas sa main alors qu'il ouvrait la porte qui donnait sur le jardin. La lumière se répandit dans la pièce et Lavande, éblouie, cligna des yeux.

Lentement, Seamus la poussa en avant. Et Lavande avança de quelques pas, laissant les rayons du soleil briller sur sa peau pâle.
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BellaCarlisle
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Re: [Textes] Nuit du 12 Novembre

Message par BellaCarlisle » 13 nov. 2016 - 00:42

Titre : Chagrin

Thème : Marché

Fandom : Agents du Shield

Nombre de mots : /

Personnages : Skye/Jemma/Phil

Rating : Tout public
Le chagrin broie doucement ses entrailles, l'entraînant vers des coins obscurs de son esprit. Ses sanglots sont silencieux, elle n'a plus la force d'émettre le moindre son, pas après cette trahison. Admettre que Ward est un ennemi, ce serait comme renier les convictions auxquelles elle s'attache. Skye préférerait encore qu'on lui dise qu'elle ne doit pas accorder sa confiance à May, la douleur serait moins grande, plus facile à supporter. La jeune femme serre ses bras autour de son ventre, se rappelant qu'elle ne peut pas laisser ses émotions prendre le dessus, qu'elle risque des remontrances si elle est surprise en train de s'apitoyer sur son sort.

Elle sèche ses larmes, se passant de l'eau sur le visage à plusieurs reprises. Ses yeux rougis n'ont aucune chance de passer inaperçus face aux regards inquisiteurs de ses amis et coéquipiers. Sortant malgré tout de la salle de bain, elle retourne sur le tapis d'entraînement où May l'attend de pied ferme. La plus âgée des deux ne fait aucun commentaire, reprenant plutôt le bon déroulement de leur séance. Skye refuse de se faire battre encore une fois, elle n'est pas la jeune femme un peu perdue recueillie par le Shield au détour d'une mission. Elle veut faire ses preuves au sein des restes de l'agence et elle tient à montrer ce dont elle est capable.

Lorsque May finit par avoir pitié d'elle, Skye la remercie d'un hochement de la tête, le coeur battant encore sous l'effet de leurs combats et de sa lutte personnelle contre la tristesse qui la ronge en permanence. La plus jeune s'en va prendre une douche bien méritée avant de rejoindre la pièce qui lui sert de chambre dans ce quartier général. Elle s'effondre sur son lit, peinant à retenir de nouvelles larmes traîtresses. Le visage de Ward n'a pas disparu de ses pensées malgré les efforts de May pour attirer son attention sur leur entraînement. Skye s'en veut d'être si faible lorsqu'elle songe à leur ancien coéquipier, d'autant plus que ses sentiments à son égard n'ont pas franchement disparu.

- Tu sais Skye, c'est dur pour tout le monde.

Jemma lui sourit maladroitement en venant s'asseoir sur le rebord de son lit.

- Fitz n'a pas supporté non plus la trahison de Ward, il a lui aussi perdu un ami.

- Tu crois qu'il aurait fini par tous nous tuer ? demande Skye. Sans le moindre remord ?

- Nous ne connaissons pas son vrai visage, je n'ai pas de réponse précise à te fournir. Tout ce que je peux te dire, c'est qu'on a tous subi une certaine désillusion. D'après May, même Coulson a été choqué par cette trahison. Et il en veut à Ward, comme nous tous.

Skye repasse dans sa tête les paroles de son amie, même après qu'elle soit partie. Au lieu de se reposer comme elle devrait le faire, la jeune femme préfère quitter la sécurité de sa chambre pour rejoindre le bureau du directeur. Phil Coulson est en pleine communication et il raccroche avec un air excédé avant de la dévisager, surpris de la voir en face de lui. Skye aimerait parler, dire tout ce qu'elle ressent, mais le faire est trop dur pour elle. Alors elle choisit une voie détournée.

- Je vous propose un marché, Monsieur. Une partie d'échecs et le gagnant pose toutes les questions qu'il veut au perdant.

Mais c'était sans imaginer qu'elle serait battue rapidement par son supérieur.
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MooNyx
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Re: [Textes] Nuit du 12 Novembre

Message par MooNyx » 13 nov. 2016 - 00:44

Titre : Le marché moldu
Thème : Marché
Fandom : HP
Nombre de mots : 483
Personnages : les Maraudeurs
Rating : Aucun



«_Peter, Sirius, James! » S'écria Remus, désemparé.

Le jeune homme soupira franchement, puis prit deux secondes pour analyser la scène. Pourquoi les avait-il amené au marché moldu déjà? Ah oui... Les yeux de chien battu de Patmol... Il se souvenait, à présent. Quoiqu'il en soit, il avait sur les bras trois sorciers n'y connaissant plus ou moins rien, qui se précipitaient sur chaque stand sans se soucier des regards intrigués qu'il s'attiraient.

Peter avait le nez presque collé contre la vitre exposant la charcuterie, James observait un balais, l'air choqué, alors que Sirius retournait dans tous les sens un album, la mine perplexe.

Avant de les perdre dans la foule, Remus s'empressa de rassembler la petite troupe. Il prit Peter par la manche, entraîna James, puis attira Sirius à lui.

« _Bon, les gars, ça suffit, il faut arrêter de vous faire remarquer! » Siffla t-il à voix basse.

Il les poussa avec un soupir en dehors de la route car ils coupaient le flux de passants, et ceux-ci commençaient légèrement à s'impatienter.

« _Mais Remy, t'as vu comment ç'avait l'air trop bon?
_Lunard, pourquoi il ne marchait pas le balais? A quoi il sert s'il ne peut pas voler? On le fait glisser par terre et on met ses pieds dessus, comme pour les skètborn? Comment ça avance?
_Lunaaaaaard! C'est quoi ce truc rond dans la boîte? Comment ça s'utilise? C'est pour se le lancer? Tu joues à le lancer avec moi? Aller dis oui, s'teuplait, s'teuplait, s'teuplaiiiiiiiiit! »

Remus les observa, horrifié, puis rappela à lui toute la patience dont il était pourvu. Et croyez moi, après tant d'années à les côtoyer, de la patience, il y en avait.

« _Oui Pet, c'est du saucisson, je suis presque sûr que ça existe aussi dans le monde sorcier. James, on dit « skateboard », et non, ce n'est pas du tout pareil, ce balais là sert à faire le ménage, et non à se déplacer! Sirius, c'est un disque, pour écouter de la musique, je te montrerai un jour, tu vas adorer. »

Il fut très fier de son petit effet lorsque ses trois meilleurs amis restèrent à le fixer en silence, impressionnés. Ce sentiment néanmoins fut de courte durée car d'un seul mouvement, les Maraudeurs se rapprochèrent un peu plus de lui, lui posant une autre foule de question.

Ou est-ce qu'on pouvait en trouver? On peut en faire à tous les goûts, comme les dragées surprises? Comment on peut faire le ménage avec un balais, ça aspire la saleté par les poils? Pourquoi ils ne mettent pas des roulettes au balais, les moldus, pour faire le ménage tout en s'amusant? Comment on écoute la musique? On met son oreille dans le trou? Tu me fais écouter quand, Rem's, hein, dis, quand est-ce que tu me fais écouter?

Remus soupira une énième fois... La matinée allait être longue... Très, très longue...

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selket
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Inscription : 16 oct. 2013 - 11:59

Re: [Textes] Nuit du 12 Novembre

Message par selket » 13 nov. 2016 - 00:53

Titre : Lucy aux yeux gris
Thème (écrit ou URL de l'image) : http://img15.hostingpics.net/pics/83254 ... alurut.jpg
Fandom : HP
Nombre de mots : 623
Personnages : Lucy Weasley
Rating : TP
Elle était là seule à contempler l’aube qui se levait sur les monts d’Arrée.
Personne dans sa famille n’avait compris pourquoi Lucy était partie sur un coup de tête pour s’enfermer en pleine lande Bretonne. Sa famille avait voulut la retenir, mais très vite ils avaient laissés tomber. Après tout elle était étrange Lucy.

Elle dénotait la petite benjamine de la famille. Surtout avec un père comme Percy Weasley et une mère aussi calme qu’Audrey. O c’est pas qu’elle était agitée Lucy, pour ça il y avait ces cousins, non c’est qu’elle était tout le temps entrain de regarder le monde de ses yeux gris. Là où la famille se réunissait pour parler et jouer pendant des heures elle elle allait se percher sur un muret, s’assoir sur une colline ou se percher sur le rebord d’une fenêtre et elle regardait le monde du haut de son perchoir sans jamais vraiment en descendre. Elle était vraiment bizarre la petite Lucy avec ses cheveux qu’elle avait teint en noir et ses yeux gris qui glissait sur les gens pour s’attarder sur les petits détails tel un insecte sur une feuille, un nuage qui prenait une forme étrange où tout ce qui faisait le monde qui s’étalait à ses pieds.
Alors lorsqu’elle avait annonçait son envie d’aller en Bretagne personne ne l’avait comprise. Pourquoi partir là-bas alors que sa famille était ici? Et puis qu’es ce qu’elle ferait à partir en voyage elle qui faisait que regarder le monde?

Il n’avait pas justement compris qu’elle voulait le voir le monde, elle voulait le découvrir et ne pas seulement le contempler du haut des tours de poudlard, de la butte derrière le terrier, de la fenêtre de sa chambre ou du muret qui donnait sur la mer chez Bill et Fleur. Elle elle avait envie de voir le soleil balayer la lande d’une douce caresse avant d’allé se coucher. Elle souhaitait regarder l’aube se lever sur les Monts d’Arrée et regarder la mer qui s’échouait sur cette fin de terre là-bas en Bretagne.

Elle en pouvait plus des barrières étriquées de son monde, elle en avait marre de ces réunions dominicales au terrier où elle les voyait tous ces cousins avoir la vie dont ils rêvaient.
Il y avait Victoire qui venait de se marier avec Teddy et parlait de ses projets bébés, il y avait Dominique et sa peinture, et Louis ses sarcasmes et sa liberté.
C’était James et sa carrière de quidditch, Albus et ses voyages formidables qui lui donnaient envie de pleurer de jalousie, Lily et son rire qui croquait la vie en pleine dent en compagnie de Scorpius. Il y avait le duo infernal que formait Fred et Roxanne à tout le temps faire des blagues.
La petite moue amusée de Rose qui poursuivait ses études et Hugo et son regard plein de rêves qu’il semblait réaliser sans peine. Et puis surtout il y avait Molly, sa soeur qui avait trouvé sa voie et était heureuse dans sa petite boutique de pâtisserie moldu et sorcière.
Et elle elle avait rien, il y avait seulement Lucy et ses cheveux noires, Lucy et ses grands yeux gris qui regardait trop le monde. Alors elle avait fuit, elle les avaient laissé derrière eux sans se retourner et s’était élancée à la poursuite de ses rêves.

Et maintenant qu’elle regardait l’aube se levait sur les monts élimés par le temps, le vent et la pluie elle se sentit revivre. Elle pouvait enfin regarder le monde qui se dessinait à ses pieds sans entendre sa famille chuchoter sur son étrange occupation.
Elle elle vivait pour le monde qu’elle contemplait et sur lequel elle écrivait dans les nombreux cahiers qu’elle avait couvert de son écriture brouillonne.
Dernière édition par selket le 13 nov. 2016 - 03:17, édité 1 fois.
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Anastazia
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Re: [Textes] Nuit du 12 Novembre

Message par Anastazia » 13 nov. 2016 - 00:59

Titre : /
Thème : Marché
Fandom : HP
Mots : 988
Personnages : Dominique Weasley , Ellie Bones (OC)
Teddy,
Il y a le marché de nuit bientôt à Pré- au – Lard. Tu sais ? Ce marché qu' ils organisent chaque année toutes les semaines pendant le mois de Décembre. C' est pour fêter Noël, une tradition moldue, il me semble. C' était organisé à ton époque, je crois. En même temps, t' es pas si vieux que ça .Quand tu étais en 7ème année, j' étais en.... 3 ème. Donc oui, tu te souviens sûrement .Il y aura du chocolat à foison, des gâteaux et plein d' autres trucs de Noël dont je me fous éperdument. Bref, le trame, cette année c'est qu'aucune sortie n' est organisée. Problème de compatibilité d' emplois du temps d'après McGo. Enfin bref, je compte quand même y aller , pour voir et parce que Ellie et Roxanne m'y force , et je me disais que peut être...

Je froisse la feuille et l' envoie valser dans la poubelle à l' autre bout de la pièce en soupirant. «  Mais oui Dominique, me dis-je, c'est très bien ça. Subtile, discret... Tout toi. »
- Qu 'est ce que tu marmonne encore ?
- Oh Merlin.
Je me retourne en sursautant et croise le regard perplexe d' Ellie, qui est avachie sur son lit.
- J' avais oublié que tu étais là, lui dis-je comme si ceci expliquait cela.
- Ah.
Elle me regarde toujours avec le même air perplexe puis semble laisser tomber et se replonge dans son bouquin en avalant un autre chocolat. Chocolat, qu' on a d' ailleurs acheté ensemble au Marché la semaine dernière. Elle était censée m' en laisser la moitié mais à voir les emballages qui s' étalent autour d' elle, je devine que je peux me brosser. Tant pis, j' aurais l' occasion d' en racheter d' autres samedi prochain avec Teddy. Enfin, si j' arrive à lui envoyer une fichue lettre. Je soupire un bon coup en levant les yeux au ciel. Mais qu' est- ce qu' il m' arrive ? Moi, qui me triture la cervelle pour envoyer une lettre à un garçon ? Non mais sérieux. Et puis merde, c'est Teddy. Teddy, le mec que je connais depuis que je suis née. Teddy, celui avec qui j'ai grandi. Teddy, avec qui j'échange des lettres depuis des années. Et puis Teddy, celui que j'ai embrassé la dernière fois que je l' ai vu... Est- ce que c' était une énorme connerie ? C' était une énorme connerie. Mais en même temps, j' en avais envie. Lui aussi. Et c' est lui qui m'a embrassé d' ailleurs. Je ne fais que répondre. Par politesse. Parce qu' un baiser c' est comme un cadeau, ça ne se refuse pas. Et puis parce que, merde, c' est Teddy. Teddy, le mec le plus gentil que je connaisse. Teddy, celui qui me fait toujours rire. Teddy, celui qui est honnête et franc en toute situation. Teddy, celui qui fait du Quidditch depuis tout petit et qui est plutôt... carrément canon. Teddy et ses cheveux bleus. Teddy et ses yeux qui changent en fonction de son humeur... «  Oh Merlin. »
- Qu' est – ce que tu dis ?
- Oh Merlin !
Je me retrourne – de nouveau – en sursautant croise le regard toujours aussi perplexe d' Ellie, qui est toujours avachie sur son lit.
- J' avais oublié que tu étais là, dis-je encore une fois
- Je vais finir par mal le prendre.
- Comme je vais finir par mal prendre le fait que tu es en train de d' enfiler tous les chocolats sans m' en laisser un seul ?
- Essaye pas de passer de l'Hypogriffe au strangulot. Qu' est- ce que tu marmonnes depuis tout à l' heure ?
- Je... bon, j' écris une lettre à Teddy.
- Et....
- Et heu, je voulais lui demander de venir à Pré- au- lard. Pour qu' on puisse se voir.
- Et....
- Et heu, bah. Comment dire ? Voilà, tu sais que on s'est vu en Octobre, y' a pas longtemps.
- Et...
- Et heu. Au moment de se dire au revoir... on s' est embrassé.
Cette fois elle ne répond pas alors je relève la tête et la voit qui me regarde, la tête appuyée sur sa main.
- Serieux, va falloir que je te sorte les limaces de la bouche moi- même ? Je sais déjà tout ça. Qu' est- ce qui se passe maintenant ?
- Je sais pas ! J'explose. Je sais pas. Je sais pas. Je sais pas,d 'accord ? Ca m' est jamais arrivé avant mais là. J'ai comme... un blocage, un truc du style. Je sais pas.
Je me lève et vais m' écrouler sur le lit, à côté d' elle puis j' enfourne un chocolat dans ma bouche.
- Et puis lui aussi. A quoi il joue ? Il aurait pu m' en parler. Mais non, il a continué à envoyer des lettres, l' air de rien. Comme si il ne c' était jamais rien passé.
- T' as fait la même chose Nikki.
- C 'est pas pareil.
- Si, c' est exactement pareil.
- Non
- Si
- Non. T 'es de quel côté au,juste ?
- Du côté de l' amouuuuuuur.
- Oh Merlin, faîte la taire.
- Quoi ?
- J' ai pas besoin de parler de ça avec toi et ton romantisme tellement énorme qu'il dégouline par tout tes pores.
- Merci pour l'image, c'est vraiment très alléchant.
- De toute façon, c' était une connerie.
- Pourquoi ?
- Parce que.... ça va mener à rien. Ca va juste embrouiller les choses. On est amis, c' est tout. Et puis tout le monde s' attend à ce qu' il finisse avec Victoire.
- C' est vrai, il est connu pour faire toujours exactement ce qu'on attend de lui. Et toi aussi, par la même occasion.
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selket
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Re: [Textes] Nuit du 12 Novembre

Message par selket » 13 nov. 2016 - 02:50

Titre : La fille aux cheveux dorés comme les blés
Thème (écrit ou URL de l'image) : http://imgur.com/a/7j8Wt
Fandom : HP
Nombre de mots : 228
Personnages : Dean et Luna
Rating : TP
Le premier portrait que Dean avait tiré avec l’appareil photo de son père que Luna lui avait rendu c’était une photo de la jeune fille. C’était une journée d’été où l’air était chaud mais encore respirable, une fine brise tiède presque chaude faisait se courber le blé mure. Dean, Neville, Luna et lui avait décidé de faire un picnic et de profiter du temps qui passe sans avoir peur du lendemain. Une fois le repas terminés, Seamus s’était allongé dans un des champs de blés arguant le fait qu’avec un sortilège la trace de leur passage serait bien effacer. Neville l’avait suivit dans le champs doré et avec Luna ils avaient entrepris de construire un petit tipi avec quelques gerbes, Seamus et Dean n’avait pas put résister longtemps et les avaient aidés à construire leur petite cabane. Heureuse Luna s’était mise à tournoyer dans les blés, mêlant ses chevaux jaunes à la paille du champs. Ses grands gestes faisaient s’envoler une multitude de sauterelles et quelques papillons qui s’était joint à sa danse. Il n’avait pas put résister et avait pris en photo ses grands yeux couverts de mèches dorés, son sourire radieux, ses bras tendus vers le ciel et les papillons qui volaient avec elle.
Ils étaient jeunes, ils étaient insouciants et la vie leur souriaient à nouveau au milieu de ce champs doré comme les blés.
Dernière édition par selket le 13 nov. 2016 - 03:17, édité 1 fois.
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Re: [Textes] Nuit du 12 Novembre

Message par selket » 13 nov. 2016 - 03:13

Titre : Le joueur d’échec
Thème (écrit ou URL de l'image) : Pièce
Fandom :
Nombre de mots : 100 mots tout pile
Personnages :
Rating :
Depuis tout petit ce jeu le fascinait. Il avait longtemps regardé de ses yeux émerveillés ses frères s’y adonner pendant que du haut de ses trois pommes . A chaque déplacement d’une des pièces il se mettait à babiller et à chaque coup de maitre il tapait ses petits mains potelées en signe de joie. Sa mère avait longtemps racontait qu’il pouvait s’occuper des heures entières à regarder le combat des minuscules pièces sur l’échiquier familiale.
Maintenant, Ron était devenu un joueur d’échec hors pair et avait lié un lien profond avec ses pièces qui étaient presque devenues de fidèles amis.
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