[Textes] Nuit du 22 octobre

Les Nuits d'HPF : un thème par heure, une nuit par mois, de l'écriture à volonté !

Modérateur : HPF - Équipe des Nuits

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WarmSmile
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Re: [Textes] Nuit du 22 octobre

Message par WarmSmile » 22 oct. 2016 - 23:41

Titre : salle sur demande
Thème : incendies
Fandom : HP
Nombre de mots : 157
Personnages : Filius Flitwick
Rating :

Filius était extrêmement inquiet. Pour la première fois de sa carrière, il n'avait pas de solutions. Le professeur était perdu dans ces pensées pendant le petit déjeuner en ce samedi matin. L'homme attendait impatiemment l'arrivée du courrier.

Le sorcier avait envoyé une demande d'aide auprès de les personnes ayant un niveau suffisant en sortilèges. Il avait écumé en vain la bibliothèque de Poudlard, s'était aussi déplacé au Ministère et s'était même rendu en personne dans les autres écoles de magie. Mais, Filius en était toujours au même point. Pomona et Poppy le tira de ses réflexions en lui parlant.

- Filius, nous allons devoir nous résigner. Nous avons perdu la salle sur demande. Il faudra assurer la sécurisation des lieux pour les décennies à venir.

- Maudit soit celui qui a inventé le sortilège de Feudeymon.

Filius resta silencieux. Il ne savait pas combien de temps serait nécessaire, mais il n'abandonnerait pas.
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Catie
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Re: [Textes] Nuit du 22 octobre

Message par Catie » 22 oct. 2016 - 23:47

Titre : Un bonnet rouge
Thème (écrit ou URL de l'image) : Incendie + http://i.imgur.com/C7ZhLqy.jpg (My-Life-Without-Hair sur DA)
Fandom : Original
Nombre de mots : 550
Personnages : Un monsieur au nom inconnu
Rating : /
La fumée lui brûle les yeux et lui irrite la gorge. Il tousse, tousse, tousse, sans pouvoir s’arrêter. Il arraché un morceau de sa chemise pour se protéger la bouche. Mais le lambeau brûlant lui semble inutile.

Il ne voit rien. Rien d’autre que les flammes, la fumée, la suie, les cendres, les bureaux qui brûlent, les murs qui s’écroulent.

Il aperçoit un pied à quelques mètres de lui. Immobile. Il détourne les yeux. Il ne veut pas voir le corps qui l’accompagne. Il trébuche et ses genoux heurtent le sol, lui arrachant un gémissement de douleur. Il inhale une nouvelle bouffée d’air toxique. Ses poumons le brûlent. Il est à deux doigts de vomir.

Il entend des bruits sur sa droite. Des cris. Etouffés par le fracas des flammes. Il tente de se relever, mais ses bras faibles tremblent sous son poids. Il n’y arrive pas. Il n’a pas la force.

Et dire que dix minutes plus tôt. Dix minutes plus tôt seulement.

Il était assis là, au bureau à l’angle, devant la fenêtre. Il était au téléphone avec Victoria. Ils se disputaient. Encore. Il avait laissé son regard s’égarer dehors, et il avait vu cette fille, assise sur le toit de l’immeuble d’en face. Les jambes pendant dans le vide, un bonnet rouge vif enfoncé sur ses oreilles, un filet de buée s’échappant de ses lèvres. Elle lui avait fait un joyeux signe de main.

Il n’avait pas eu le temps de répondre que son patron était arrivé et avait coupé sa conversation téléphonique. Lui avait fait un sermon moralisateur. Qui n’avait pas duré longtemps. Tout était arrivé si vite. Il y avait eu un cri d’avertissement. Puis les flammes. Elles s’étaient propagées vite, si vite. Ils n’avaient rien pu faire. La fumée les avait envahis, étouffés, asphyxiés.

Mais alors qu’il gisait là sur le sol en béton dur, à deux doigts de l’évanouissement, il ne parvenait pas à penser à Victoria. Il ne songeait qu’à l’inconnue au bonnet rouge. Comment pouvait-elle s’asseoir avec tant d’inconscience si près du vide ?

Il sentit quelqu’un l’agripper sous les bras. On le soutenait. Une voix lui demandait de se ressaisir. Il tenta de marcher, mais ses jambes ne parvenaient pas à le soutenir. On le traîna à travers les décombres enflammés. On lui fit descendre les escaliers enfumés.

Puis, après ce qui lui sembla une éternité, il sentit l’air froid sur son visage. Si froid qu’il avait l’impression que le vent lui mordait le visage. On l’allongea sur une civière et on lui posa un masque sur le visage. Il inspira l’air pur avec l’avidité du survivant.

Tout s’agitait autour de lui. Il ne voyait que des taches de couleurs floues. Le bleu limpide du ciel, les traces blanches et grises de la neige, le jaune de l’uniforme des pompiers. Puis ce rouge. Ce rouge si éclatant, posé sur des cheveux d’ébène.

Il voit ses lèvres bouger, il sent sa main se glisser dans la sienne, mais il ne parvient pas à lui répondre. Il veut lui demander pourtant. Vous n’avez pas le vertige, tout là-haut ?

Il est trop épuisé pour ça. Trop abîmé. Ses yeux papillonnent et il ne parvient pas à lutter. La tache vive du bonnet rouge est la dernière chose qu’il voit avant de sombrer dans l’inconscience.
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MooNyx
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Re: [Textes] Nuit du 22 octobre

Message par MooNyx » 22 oct. 2016 - 23:52

Thème : Incendie
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 403
Personnages : Hermione Granger, Drago Malefoy
Rating : Tout public 


Hermione Granger était, et avait toujours été, la personne la plus à même de mettre en dehors de lui Drago Malefoy.

Certains auraient pensé que ce... privilège, revenait à Harry Potter, mais la plupart de ceux qui les côtoyaient, savaient ce qu'il en était vraiment.

Si Drago, avec sa blondeur, ses iris arctiques et son attitude polaire était la glace, alors Hermione, avec ses boucles brunes fouettant l'air en longues flammes, son caractère incandescent et son air chaleureux était le feu.

Un feu qui faisait fondre la neige dont le jeune homme s'était entouré, peu importe la situation.

Elle avait par le passé déclenché ses colères plus rapidement que quiconque, brisant sans effort la maîtrise de soit à laquelle il s'était longuement exercé.

Il lui suffisait d'arriver et d'être elle-même, de bouillir de fureur et de lui lancer des piques acerbes, pour qu'un brasier ne se déclenche en lui pour le consumer. Cela se propageait dans tout son corps, parcourant ses veines en coulées de lave en fusion initiées par l'adrénaline. Il détestait ça car cela le faisait rougir plus que de raison, lui conférant un air tout à fait indigne de son rang et de son sang, et il ne restait de lui qu'un petit tas de cendre désœuvrées et malgré lui mélancolique, vite dispersé par le vent.

Et puis il y avait ces moments, bien plus récents, durant lesquelles il la voyait, mieux que toutes les années où il n'avait fait que la mépriser haïr sans vraiment y faire attention.

Ces instants où il brûlait d'envie de la serrer dans ses bras, ces minutes durant lesquelles il aimait la sentir contre lui, ces secondes pendant lesquelles elle avait pouvoir de déclencher en lui des incendies.

Il avait fuit sa chaleur, et à présent, le voilà qui ne réussissait qu'a s'en délecter, s'en imprégner tout entier, la retenant au risque de se brûler, tant il aimait la sentir lui redonner vie. Muré dans sa tour de glace, la jeune fille avait finalement réussis à l'en déloger, tandis qu'il s'était lentement frayé un chemin dans le brasier qui l'entourait elle, tornade de feu et d'amour qui l'avait fasciné comme seules les flammes en ont le pouvoir.

De l'Amour à la Haine, il n'y a qu'un pas. De la Haine à l'Amour, il n'y en a guère plus.

Drago Melfoy, comme Hermione Granger, l'avait bien comprit. Et si pour être auprès d'elle, il lui fallait passer au stade de grand brulé, si pour elle, il fallait enflammer ses actions passées, incendier ses préjugés, s'il fallait que tel le phœnix, il soit calciné pour pouvoir renaître entre ses mains à la chaleur douce, alors il le ferait. Sans hésiter, il le ferait, il se laisserait tourner la tête par les volutes de fumées, se laisserait asphyxier car finalement, c'est elle, qui lui avait appris à vivre, à naître, et à renaître au sein d'un incendie.

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Lupine
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Re: [Textes] Nuit du 22 octobre

Message par Lupine » 22 oct. 2016 - 23:58

Ouah. C'est le premier texte que j'écris pour les nuits d'HPF et je pense ne pas avoir été trop originale car je me suis fortement inspirée du film... Je ferai mieux la prochaine fois (je suis déjà contente d'avoir réussi à écrire un truc en une heure)

Titre : L'incendie du Terrier
Thème : Incendie
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 473 (j'ai pris le compteur d'Open Office donc j'espère que ça ira ^^)
Personnages : Ginny Weasley
Rating :

Ginny s'engagea dans le couloir pour gagner sa chambre, retenant difficilement un bâillement. La nuit était tombée, et les nombreux occupants du Terrier – Remus Lupin, Tonks, et sa famille – avaient fini de manger une vingtaine de minutes plus tôt. Les jumeaux étaient sans doute aller inventer elle-ne-savait quel objet incongru pour leur boutique de farces et attrapes, et ses parents raccompagnaient le couple invité à la porte. Quant à Harry... Harry attendait, assis au milieu de l'escalier.
La jeune fille se stoppa en l’apercevant et chercha quoi dire. Les mots franchirent ses lèvres avant qu'elle ne puisse y réfléchir à deux fois :
- Tu n'aurais pas vu Ron ?
Ginevra Molly Weasley, tu n'es qu'une idiote ! Quel formidable début de conversation, tu ne pouvais pas trouver mieux ? se réprimanda t-elle aussitôt.
Harry ne répondit pas immédiatement. Ginny se mordit la lèvre et se pencha pour renouer ses lacets défaits avant même qu'il puisse esquisser un mouvement pour le faire. Le sorcier eut l'air gêné, mais pas autant que Ginny qui se redressa et dit, un peu trop vite, mais tâchant d'y mettre toute l'affection qu'elle avait pour lui :
- Joyeux Noël.
Ils échangèrent un long regard. Leurs visages se rapprochèrent peu à peu. Alors qu'elle sentait le souffle chaud d'Harry contre ses lèvres, un puissant bruit brisa leur instant romantique. Ils descendirent à toute vitesse l'escalier pour rejoindre leurs parents et leurs invités, immobiles sur le seuil de la porte. Un mur de flammes encerclait déjà la maison alors que Bellatrix Lestrange riait aux éclats, baguette en main. Ginny sentit monter en elle une colère sourde mais Harry fut le plus rapide à agir ; il courut droit vers la mangemort et la suivit alors qu'elle traversait le rideau de feu pour s'enfuir. Ignorant les appels de ses parents, Ginny s'élança derrière eux. Lorsqu'elle bondit au dessus des flammes, ses cheveux semblèrent s'embraser. Elle entendit des pas derrière elle mais ne ralentit pas. Bientôt, elle fut au côté d'Harry, au milieu de l'eau. Bien qu'elle ne les voyait pas, elle entendait Bellatrix Lestrange et un autre être, beaucoup plus dangereux – Fenrir Greyback – non loin d'eux. Ils attendaient la moindre inattention de leur part pour les blesser, ou pire, les tuer. Remus Lupin et Tonks rejoignirent bientôt les deux adolescents.
Quand ils estimèrent le danger écarté, le petit groupe rejoignit la maison. Le cœur serré, Ginny la voyait brûler comme une torche, même de loin, au milieu de la nuit noire. Toute sa famille était réunie à une dizaine de mètres de là et contemplait ce mauvais cadeau de Noël, désemparée. Le désespoir qui animait la jeune fille se transforma bientôt en quelque chose de plus fort ; ses yeux furent bientôt animés d'un feu beaucoup plus sombre qu'une seule chose pourrait éteindre : la vengeance.

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selket
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Re: [Textes] Nuit du 22 octobre

Message par selket » 22 oct. 2016 - 23:59

Titre : Le cri des corbeaux
Thème (écrit ou URL de l'image) : http://i.imgur.com/C7ZhLqy.jpg
Fandom : HP
Nombre de mots : 233
Personnages : Lucy Weasley
Rating : TP

Elle était étrange Lucy avec ses cheveux noirs, ses yeux bleus clairs qu’ils en paraissaient presque translucide son petit sourire un brin rêveur. Elle était bizarre Lucy à avoir toujours la tête penché vers le ciel et ses yeux qui semblait glisser sans jamais s’attarder sur ce qu’il voyait si ce n’est le ciel.

Lucy c’était la petite dernière, alors elle avait longtemps cherché sa place. Ses cheveux noirs étaient le résultat de cette époque là.
Le jour où elle s’était teint les cheveux personnes n’avait compris ce qu’elle reprochait à ses cheveux roux caractéristique de sa famille. C’était justement ça le problème ils étaient si Weasley ses cheveux que s’en était devenu quelconque.
Même si maintenant elle s’en moquait de se démarquer elle avait gardé ses cheveux noirs comme les ailes des corbeaux qui lançait leur cri dans les champs à l’automne

Assise sur un murée elle regardait le monde s’étendre à ses pieds. Elle s’en moquait du vent qui emmêlait ses cheveux elle elle regardait le ciel et la terre sans jamais s’en lasser. Il ne voyait d’elle que sa silhouette menue et son béret rouge vif qui tranchait avec les couleurs hivernales. Au loin quelque corbeaux lançaient leur cris pendant que Lucy regardait la campagne de ses yeux gris comme le ciel et la terre givrée.
Elle était étrange Lucy à contempler le monde sans jamais vraiment y prendre part.
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GinnyWeasley
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Re: [Textes] Nuit du 22 octobre

Message par GinnyWeasley » 23 oct. 2016 - 00:02

Titre : En haut de la Tour Eiffel
Thème (écrit ou URL de l'image) : http://i.imgur.com/C7ZhLqy.jpg
Fan dom : HP
Nombre de mots : 188
Personnages : Rose Weasley, Scorpius Malefoy
Rating : Tout public

Rose posa sa tête sur l'épaule de son petit ami. Assis côté à côté, ils observaient Paris, du haut de la Tour Eiffel, persuadés que c'était la plus belle ville au monde. La jeune femme repensa à ce jour où Albus les avait ammenés de force ici afin qu'ils se réconcilient. Son frère avait toujours des idées farfelues, mais elle s'était bien vite compte qu'il n'était pas le seul. Scorpius non plus n'était pas mal dans le genre. Une promenade aérienne suivie d'un atterrissage tout en haut de la Tour Eiffel, là où il y a le plus de risque de tomber et de se tuer, par exemple. Et encore, ce n'était pas la pire idée qu'il aie eut. Mais Rose l'aimait malgré tout, et elle voulait passer le reste de sa vie avec lui.

« Rose...

– Hum ? »

Scorpius lui glissa quelque chose dans la main. La brune avait deviné. Son cœur se mit à battre à toute allure. Elle baissa les yeux afin de découvrir l'anneau que le blond venait de glisser dans sa main. Une bague de fiançailles.

« Je m'en doutais. »

Titre : ?
Thème (écrit ou URL de l'image) : incendies
Fan dom : HP
Nombre de mots : 295
Personnages : Xenophilius Lovegood
Rating : Tout public

Xenophilius regarda les flammes engloutir sa maison sans rien pouvoir faire. La famille Weasley tentait de l'aider à sauver sa femme à coup d'Aguamenti mais, il le leur avait déjà dit, cela ne servait plus à rien. Serrant Luna contre son cœur, il assistait à la mort de sa bien-aimée. Pourtant, il aurait pu la sauver. Mais c'était elle ou Luna. Jade aurait voulu qu'il la choisisse. L'amour, le grand, le vrai, n'est qu'éphémère, mais l'amour d'un père pour sa fille dure toujours. Alors, il caressait les cheveux blonds de la seule femme de sa vie tout en regardant sa maison disparaître dans les flammes. Molly fut la première à lâcher. Précisant qu'elle avait laissé Ron, Ginny et Percy seuls dans la maison, elle s'empressa d'aller les rejoindre. Fred, suivit de George, repartirent à leur tour. Et ils avaient raison : il était trop tard. Seuls Bill, Charlie et Arthur avaient encore de l'espoir. Xenophilius les arrêta.

« C'est trop tard. » dit-il en les renvoyant chez eux.

Luna alla jouer avec Ginny afin que son père puisse dire adieu à sa femme. Il ne l'avait pas abandonnée. Il avait choisi Luna, parce qu'elle n'avait que neuf ans, et que mourir à neuf ans était encore pire que mourir à trente ans. Elle avait encore tant de chose à vivre... Il adressa mentalement quelques mots d'amour à sa femme avant de retourner au Terrier. La maison resta intact durant de longs mois, et les Ronflaks Cornus se promènent encore autour du mémorial de fortune installé dans le jardin des Lovegood.

Cilou
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Re: [Textes] Nuit du 22 octobre

Message par Cilou » 23 oct. 2016 - 00:14

Titre : Un souffle de vent
Thème (écrit) : Incendie
Fandoms : Les Cinq Légendes, Dragons (Crossover)
Nombre de mots : 733
Personnages : Jack Frost, Harold Haddock
Rating : K

Tout avait commencé un soir d'hiver, comme d'habitude. Jack Frost, esprit de l'hiver, vagabondait de villes à d'autres à la recherche de vie, d'enfants à observer, de nouveautés ; de jeu.

Sa nouvelle source d'inspiration s'était avérée provenir de l'étrange petit village de Beurk, situé sur une île aux hautes collines enneigées. Les vieilles bâtisses en bois, semblables à des chalets, étaient aussi bruyantes qu'illuminées ; en somme, Beurk avait tout l'air d'être une ville comme les autres, mais il y avait cette chose irrespirable qui ne pouvait que l'attirer.

Du feu. Du feu, dehors, en plein dans cet hiver glacial qu'il avait créé de ses mains. Il adorait le feu, pas pour sa chaleur, non – Jack en frissonnerait. Il adorait le feu parce que c'était drôle de l'éteindre, parce que les gens l'allumaient dans l'espoir infime de se réchauffer et contrer son froid, fondre sa neige. C'était drôle d'aller chez les gens, comme ça, qui ne le voyaient pas – ou chez Jamie pour agacer sa mère –, ceux qui voulaient arrêter son froid. Ces gens qui s'installaient bien au chaud dans leur canapé, les pieds tendus vers le feu qu'ils mettaient toutes les peines du monde à allumer, ceux-là même qu'il était très amusant d'attendre qu'ils soient installés pour, innocemment, l'air de rien, se pencher vers les flammes. Souffler.

Écouter les adultes pester contre ce froid, cet hiver et toute cette neige qui les empêchait de travailler, les observer frotter leurs mains parce qu'ils étaient bien installés et n'avaient pas le courage de rallumer leur feu. Leur souffler dessus, eux aussi, les voir frissonner, rire aux éclats. Béni soit l'Homme de la Lune de l'avoir fait esprit, Jack Frost ne passait plus, grâce à lui, aucune journée à s'ennuyer.

Toujours était-il que ce feu-là, celui de Beurk, n'était ni petit, ni à l'intérieur d'une cheminée, et le joueur n'avait pas pu s'empêcher de s'y rendre – à vrai dire, il n'avait même pas ressenti l'envie de s'en empêcher. L'incendie était immense, beaucoup plus grand que lui, plus imposant encore que les premiers nuages noirs que Pitch avaient opposés à sa glace. Elles n'étaient pas aussi dangereuses, pourtant, et c'est avec de l'amusement sur tous ses traits que l'Esprit s'approcha des flammes causées, certainement, par la multitude de dragons qu'il avait aperçus en chemin.

Pour rire, voyant les habitants jeter éperdument des seaux remplis d'eau, Jack fit tournoyer son bâton et l'eau gela, alourdissant les seaux, faisant s'écraser sur le sol le liquide qu'ils lançaient avant même d'arriver sur les flammes, lesquelles faisaient fondre la glace sans s'en laisser atteindre. Un rire aussi joyeux que moqueur était sorti de la gorge du puéril jeune homme avant qu'il ne fasse appel au vent et n'envoie une vague de froid si soudaine et si forte qu'elle en figea le feu. Bien que grelottants, les vikings avaient fixé d'un air aussi béat que stupide la sculpture de glace qui avait remplacé l'incendie, lequel s'éteignait peu à peu sans parvenir à réchauffer leur prison inattendue.

Frost avait encore ri, soufflant un « facile » insolent en haussant les épaules. « Suffit de demander ! »

Pourtant, alors qu'il descendait pour toucher de nouveau terre avant de partir s'amuser ailleurs où les flocons seraient plus blancs, il entendit très distinctement parler un adolescent dont la voix aurait dû être couverte par les éclats de celle des autres villageois.

« Comment t'as fait ça ? »

En un sursaut, le garçon s'était retourné. C'était bien à lui qu'on parlait, c'était bien lui que ce viking brun à la jambe en acier était en train d'observer. C'étaient bien ses yeux que fixait son regard vert.

Battant des cils trois fois, le temps d'assimiler, Jack ouvrit la bouche sans en sortir un son. L'adolescent était prêt à sortir une bêtise arrogante, pourtant ; mais le jeune viking s'était mis à sourire, à lui sourire, et l'avait pris au dépourvu pour la deuxième fois en moins de dix secondes.

Alors, reculant légèrement, Jack Frost sentit son cœur bondir dans sa poitrine, à une vitesse plus folle que jamais. Désemparé, il avait scruté le brun, de haut en bas, de bas en haut, ses yeux bleus tournant dans tous les sens, comme éperdu. Ses pendules n'étaient plus à l'heure, ses boussoles n'indiquaient plus le Pôle et le feu, qu'il avait cru éteindre, s'était retrouvé dans son cœur. Et ici, Jack Frost ne pouvait pas souffler.
« Le moment viendra où vous pourrez enfin agir avec honneur.
– Je les adore, ces moments… Je les salue de la main quand je les vois passer. » - Elizabeth Swann et Jack Sparrow, Pirates des Caraïbes : le secret du coffre maudit

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WarmSmile
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Re: [Textes] Nuit du 22 octobre

Message par WarmSmile » 23 oct. 2016 - 00:30

Titre : salle commune Serdaigle
Thème : rythme
Fandom : HP
Nombre de mots : 189
Personnages : Terry Boot et Anthony Goldstein
Rating :


Il était plus d'une heure du matin et la salle commune de la maison Serdaigle était toujours en pleine effervescence. Des groupes travaillaient dans plusieurs secteurs de la pièce, tandis que certains s'étaient isolés. Terry était quant à lui assis sur un canapé à côté d'Anthony.

- Nous devons maintenir le rythme. Les examens approchent ! Nous devrons peut être revoir nôtre plan de révision. Tu m'écoutes ? Anthony ?

Anthony se leva du canapé et d'un mouvement doux agita sa baguette.

- Nous avons besoin d'une pause.

Terry releva brusquement la tête de son parchemin quand de la musique résonna dans la pièce. Les autres élèves les regardèrent. Certains n'apprécièrent pas le bruit qui gênait leurs révisions, tandis que d'autres se demandaient ce qu'il se passait.

Mais, Terry était entièrement concentré sur Anthony qui avait commencé à danser. Quand Anthony s'approcha de lui et lui murmura à l'oreille de venir danser avec lui, Terry se leva aussitôt. Il n'y avait bien qu'une seule chose qui puisse tirer Terry de ses révisions, une danse avec Anthony. Ils avaient leur propre rythme.
Dernière modification par WarmSmile le 23 oct. 2016 - 00:36, modifié 1 fois.
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Catie
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Re: [Textes] Nuit du 22 octobre

Message par Catie » 23 oct. 2016 - 00:32

Titre : Tac, tac, tac. Tac, tac.
Thème (écrit ou URL de l'image) : Rythme + http://i.imgur.com/FbNwkkG.jpg (Piscisvolantis sur DA)
Fandom : Original
Nombre de mots : 580
Personnages : Nelly
Rating : /
Tac, tac, tac. Tac, tac. Trois coups, puis deux. Comme chaque soir.

Nelly remonta la couverture sur son front, tremblante. Et elle attend en silence, le souffle court.

Tac, tac, tac. Tac, tac.

Le bruit est plus proche cette fois. Il n’est plus frappé sur le mur du couloir mais contre le panneau de sa porte.

Tac, tac, tac. Tac, tac.

Contre le bois de son armoire.

Tac, tac, tac. Tac, tac.

Contre le mur, à sa droite.

Tac, tac, tac. Tac, tac.

Contre sa table de chevet.

Tac, tac, tac. Tac, tac.

Tout à côté de sa tête de lit. Nelly n’y tint plus et poussa un hurlement. Elle repousse ses draps et s’enfuit en courant dans le couloir allumé. Elle passe comme une flèche devant la baby-sitter ébahie, ouvre la porte d’entrée et s’enfuit en courant dans la nuit noire.

Elle entend son nom crié dans son dos. Mais elle court, court, court, jusqu’à ne plus avoir de souffle. La rythmique lancinante bat encore sous son crâne.

Tac, tac, tac. Tac, tac.

Elle s’enfonce dans la forêt. Les arbres la regardent, menaçants. Des lambeaux de brouillard paresseux se languissent entre les racines. Les animaux nocturnes font bruire les fourrés. Son cœur bat si fort dans sa poitrine qu’elle n’entend rien d’autre que le sang qui bat à ses oreilles.

Tac, tac, tac. Tac, tac.

Le rythme la poursuit jusqu’ici. Il tape contre l’écorce des troncs, dans les branches des sapins, sur le sol de feuilles mortes.

Elle entend son nom hurlé au loin. Alors elle hurle aussi. Le monstre va la trouver. Il l’a poursuivie jusqu’ici. Jusque dans la forêt. Et il se rapproche.

Tac, tac, tac. Tac, tac.

Elle le sent presque souffler dans son cou. Elle l’entend battre la mesure sur la chaire hérissée de ses bras. Elle trébuche sur les racines menaçantes, elle s’écorche les genoux, les mains, elle parsème ses cheveux blonds de brindilles. Mais elle continue de fuir.

Jusqu’à être coupée dans son élan par un obstacle à l’odeur familière.

- Papa !

Sa voix est un sanglot étranglé. Elle serre les genoux devant elle de toutes ses forces. Son père l’éteint avec tout autant de force, soulagé de l’avoir retrouvée.

- Ne nous fais plus jamais ça, Nelly !

Puis elle sent le parfum de sa maman quand elle l’embrasse sur le front.

- Pourquoi tu t’es enfuie ma chérie ?

Elle entend la note d’accusation dans sa voix. Elle est petite mais elle n’est pas idiote.

- A cause des bruits.

Tac, tac, tac. Tac, tac.

Le même rythme qui recommence. Elle frissonne et se blottit davantage contre son papa.

- C’est normal d’avoir peur ma chérie. La nouvelle maison est pleine de bruits que tu ne connais pas, mais tu t’y feras.
- Ce n’est pas la maison qui fait des bruits.
- De quels bruits est-ce que tu parles dans ce cas ?
- Du rythme du monstre.
- Du monstre ?

Elle hoche le menton et enfouit son visage dans le cou de son papa. Il sent bon.

- Tu penses que c’est la lune rousse ?

Sa mère dit à son père de se taire. Nelly ne dit rien, parce qu’elle n’a pas envie de se faire gronder. Mais elle sait que ce n’est pas la lune rousse, ni son imagination qui lui font entendre ces sons.

Ce rythme, c’est celui du monstre qui s’approche pour la dévorer.

Tac, tac, tac. Tac, tac.
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Mythesilenne
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Re: [Textes] Nuit du 22 octobre

Message par Mythesilenne » 23 oct. 2016 - 00:46

Thème (écrit ou URL de l'image) : Rythme
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 548
Personnages : Ron Harry, Kécile
Rating : Tous publics



Ron jeta un coup d'oeil courroucé au plafond d'où émanait une cascade de notes au son soutenu du hautbois de Kécile.
Avec un énième soupir, il reposa les yeux sur son manuel et grogna :
- Tu ne veux pas lui dire qu'on essaye de travailler, nous en-bas ?
- Hein ? Pardon ? Demanda Harry qu'il extirpait visiblement de sa lecture . Tu m'as parlé ?
- Non mais ça ne te gêne pas toi ? Dit-il en pointant le doigt au plafond.
Harry haussa les épaules.
- Non, tu sais bien que j'aime bien l'entendre jouer.
- Jouer, c'est une chose. Là, elle répète tout le temps le même truc, c'est à me rendre dingue.
- Elle travaille.
- Oui, ben nous aussi. Et puis je ne sais pas ce qu'elle « travaille », mais en tout cas ça ne ressemble à rien. Tu ne peux pas aller l'interrompre ?
- Pourquoi veux-tu que ce soit moi qui aille lui demander de s'interrompre, alors que c'est toi que ça dérange, hein ? Demanda Harry avec un sourire goguenard.
Mais Ron ne se laissa pas démonter.
- Parce que j'avais pensé user de moyens un peu plus serpentards que simplement lui demander d'arrêter, tu vois.... la distraire agréablement, tu vois le genre ?
Harry haussa les yeux au ciel avant de reporter son attention sur son livre.
Dépité, Ron baissa à nouveaux les yeux sur son parchemin.

Mais tout d'un coup les deux garçons redressèrent la tête de concert. Par-dessus le hautbois, on aurait dit quelque quelqu'un cognait en un rythme régulier contre la tuyauterie de la maison.
Ron se leva rageusement en s'exclamant : « Cette fois, ça suffit ! »

Il monta les escaliers qui menaient à l'étage supérieur quatre à quatre et surgit sans frapper dans la pièce.
- Mais qu'est-ce...
Il s'interrompit en voyant Kécile qui offrait un tableau assez comique. Le hautbois au bec, elle s'agitait dans tous les sens tandis que le métronome posé sur le radiateur battait imperturbable.
Il attrapa l'engin pour le faire taire, coupant Kécile dans son élan.
- Qu'est-ce que tu fabriques ? Demanda-t-il partagé entre la colère et le fou rire ? Tu... danses ?
- Non, ricana Kécile. Je travaille mon rythme.
- Ah... en dansant.... bien, bien.... Euh.... tu veux bien, s'il-te-plaît, demanda-t-il d'un ton trop poli pour être honnête, poser ton foutu métronome ailleurs que sur le radiateur et la plomberie, et si tu pouvais aussi jouer autre chose que cette horreur sans queue ni tête que tu nous serines depuis tout à l'heure, je t'en serais très reconnaissant.
Kécile eut un rictus moqueur.
- Dois-je en comprendre que ça te tape très légèrement sur le système ?
- Comme à chaque fois que tu fais de la musique contempourien.
- Ah, ah,ah... Ron c'est trop rebattu...
- Et bien bats ce que tu veux, continue à danser ou je ne sais quoi, mais sans hautbois et sans métronome, dit-il en emportant ce dernier pour faire bonne mesure avant de claquer la porte derrière lui.
Il redescendit au salon et se rassit en ignorant le regard interrogateur de Harry. Il posa le métronome à côté de lui et déclara simplement :
- Mon vieux, tu as conscience d'être fiancé à une folle ?
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Lupine
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Re: [Textes] Nuit du 22 octobre

Message par Lupine » 23 oct. 2016 - 00:48

Titre : Tout est question de rythme !
Thème : Rythme
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 414
Personnages : Drago Malefoy
Rating :

- Un, deux, trois et quatre ! Allez, on enchaîne ! On garde la tête haute, M. Malefoy, et n'oubliez pas : tout est question de rythme !

Cette après-midi là, dans cette salle de torture, plus communément appelée « salle de danse », le jeune Drago Malefoy apprenait les rudiments de la danse en vue du bal de Noël qui devait se dérouler cinq mois plus tard à Poudlard. Jusqu'à présent il avait échappé, non sans une certaine fierté, à l'apprentissage de la danse pourtant nécessaire dans la noblesse. Mais cette fois, il serait obligé, étant à n'en pas douter celui qui représenterait Poudlard lors du Tournoi des Trois Sorciers, d'ouvrir le bal. Et pas question de s'humilier publiquement. Apprendre à danser était donc obligatoire. Étonnamment, après tout juste un cours, chaque professeur particulier qu'il avait eu avait démissionné. Peut être étaient-ils trop impressionnés par son talent ? Ou souhaitaient-ils être mieux payés ? Sans doute pas.

En tout cas, celle qui détenait le record de longévité en temps que professeur de Drago Malefoy était, avec trois leçons à son actif, une dénommée Rebeka Skeeter. Celle-ci traversait la pièce, ses yeux, en partie cachés par ses grandes lunettes turquoises, toujours fixés sur l'adolescent. A chacun de ses amples mouvements, gracieux on ne savait trop comment, sa robe à froufrous jaune œuf et ses cheveux bruns emmêlés par tant d'agitation se balançaient vivement.

- Tout est question de rythme ! asséna t-elle. Chaque pas doit être ressenti au plus profond de vous-même ! Votre cœur doit battre en suivant le tempo, votre sang doit bouillir de cette rage de danser, d'exprimer vos sentiments avec tout votre corps ! Tout est question de rythme !!!

Passionnée, elle en oublia de regarder devant elle et trébucha sur un coin du tapis. Décrivant une pirouette, elle retrouva son équilibre mais se stoppa en voyant que son élève s'était immobilisé pour la regarder, un sourire moqueur aux lèvres.

- Et bien, reprenez ! La musique ne vous attendra pas, et, jusqu'à la dernière note, vous devez rester en harmonie avec elle ! Tout est question de rythme !

Que ne fallait-il pas supporter pour réussir à danser à l'ouverture du bal ! Drago se consola en pensant au moment glorieux où il montrerait la supériorité qu'avaient les Sang-Purs sur les autres sorciers peu habitués à ce genre d’événements. Car il brillerait lors du bal en temps que représentant de Poudlard, n'est ce pas ? N'est ce pas ?
Dernière modification par Lupine le 23 oct. 2016 - 00:52, modifié 3 fois.

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anhya
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Re: [Textes] Nuit du 22 octobre

Message par anhya » 23 oct. 2016 - 00:49

Titre : Course sous la lune
Thème (écrit ou URL de l'image) : Image /http://i.imgur.com/FbNwkkG.jpg
Fandom : original
Nombre de mots :494
Personnages : daniel (le loup garou)
Rating : tout public


Le sol froid commençait à lui faire mal aux pattes. Sa respiration était un peu plus difficile mais il savait qu’il devait continuer. Il n’y avait rien de plus important en ce moment qu’elle. Il jeta un coup d’œil vers le ciel. Un cru parmi les arbres lui permit de voir la lune haute et claire dans le ciel. Il avait toujours apprécié que les mythes et légendes à propos de loup garou soient fausses, mais aujourd’hui plus que jamais il avait besoin de ce temps gagné. Et encore il n’allait pas assez vite à son goût.

Elle ne survivrait surement pas. Elle ira devant lui et lui dira que tout s’arrêtait là et ça en sera fini pour elle. Elle ne survivra pas.
Le chemin éclairé par la lune s’effaça un instant. Son cœur de loup commençait à être pris dans la course et à oublier son but ultime : la sauver.
Il entendit une chouette au-dessus de lui. Cela voulait-il dire qu’il était encore loin du lieu où elle se trouvait ?
Et s’il n’y arrivait pas. La brulure du froid sur ses pattes, Le froid qui lui faisait mal aux poumons, Les arbres de plus en plus nombreux qui se mettaient devant sa course. Il devait faire trop de détour. Il ralentissait. Il le sentait.
Il s’arrêta. Il fallait qu’il se concentre. Il s’assit et poussa un hurlement. Froid. Rien ni personne ne lui répondit.
Il ferma les yeux et commença à humer l’air. Différentes odeurs lui parvinrent mais pas la sienne ! Il ne voulait pas y croire. Il lui avait donner le courage de se monter contre lui et au moment ou elle avait le plus besoin de lui, il n’était pas là !
« Pourquoi a-t-il fallu que tu y ailles toute seule. Je t’avais dit que je serais là avec toi ! »
Il ouvrit les yeux. Il n’était plus loup. Ses transformations ne le faisaient plus souffrir. Il n’était même plus conscient quand il se transformait. Il regarda encore une fois la lune. Elle était tellement différent vu avec des yeux d’humains. Et là, pour si faible dans sa peau d’homme, il entendit les murmures. Une vois légèrement désincarné et une voix de femme. Tiana était là. A quelques mètres. Il pourrait arriver près d’elle et lui dire que tout se passerait bien. Qu’elle allait être plus forte. Que son cœur ne lâcherai pas. Il reprit la course. Les brindilles qui sous le poids du corps de loup ne bruissaient qu’à peine, craquaient maintenant comme dans si une centaine de personne marchaient en même temps dans la forêt.
Il vit la clairière. Les rayons de la lune avaient pourtant tous disparu, et pourtant il savait qu’ils étaient là. Une onde de noirceur pénétra dans son cœur. Instinctivement il sut qu’il ne devait pas rester sous cette forme.
Il se retransforma, mais ses pattes s’arrêtèrent d’un seul coup quand il vit le spectacle en face de lui.

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- What is the purpose to follow an unattainable dream?
- Because even if it never gets true, the path will bring you new doors to open

Griii
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Re: [Textes] Nuit du 22 octobre

Message par Griii » 23 oct. 2016 - 00:59

Titre : (à trouver)
Thème (écrit ou URL de l'image) : image
Fandom :
Nombre de mots : 138
Personnages : Un OC loup-garou
Rating : /

Il se sentait seul, au milieu des arbres. Mais cela lui convenait. Il préférait être seul que d'être entouré de personnes bruyantes.
Il se sentait bien. Loin de la ville, de l'agitation des grandes rues. Le lieu était calme. On n'entendait que quelque feuilles d'arbres bouger. Une brindille craquer, de temps en temps.
La lune déversait une lueur orangée sur l'herbe et le commet des arbres.
Il aurait aimé rester ici longtemps. Ne jamais briser ce moment de calme.
Mais la lune était pleine. Et il était un loup-garou.
C'était un endroit où il pouvait se transformer sans avoir peur de blesser gravement une personne. Où il pourrait passer la nuit sans avoir peur d'être découvert, renié.
Alors il profitait des derniers moments calmes avant sa transformation. Pour graver le paysage dans sa mémoire. Pour ne jamais l'oublier.

MooNyx
Elève de deuxième année
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Re: [Textes] Nuit du 22 octobre

Message par MooNyx » 23 oct. 2016 - 01:02

Titre : Le poids de la lune
Thème/ lien de l'image: http://i.imgur.com/FbNwkkG.jpg
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 961
Personnages : Remus Lupin, Sirius Black
Rating : T


Aussi loin qu'il s'en souvenait, Remus avait toujours redouté la pleine lune.

Plus que tout, il la haïssait. Entourée de nuages noirâtres, auréolée d'une lueur fantomatique, elle s'élevait inlassablement, mois après mois, sans que rien ne l'en empêche. Une constante qu'il aurait bien volontiers écarté de sa vie, même si pour cela il lui aurait fallu perdre la notion du temps.

S'il l'avait un temps trouvé magnifique et fascinante, stupéfiante, même, elle lui semblait d'une laideur incroyable. Et si on aurait pu penser que les années avaient un peu adoucies les rancœurs qu'il entretenait à son sujet, qu'il s'était faite une raison, il n'en était rien. Toujours, la lune lui paraissait plus infâme, et bien qu'il se soit résigné, il ne pouvait arrêter de la détester.

Elle lui avait tout prit. Greyback lui avait tout prit. Il avait prit l'espoir sa vie, son existence, son avenir. Et Remus en était effrayé. Cela le paniquais, le terrifiait, car il savait qu'en dehors des enceinte de Poudlard, il ne serait rien.

Il savait qu'en dehors, il serait méprisé, rejeté, que les gens auraient peur de lui, le gentil Remus John Lupin. Le Loup-Garou, la Créature, le Monstre.

Il ne se faisait pas d'illusions, il savait qu'il ne trouverait aucun employeur. Il savait qu'il ne trouverait personne à aimer, personne qui l'aimait... Qu'il serait toujours rejeté pour quelque chose qui n'était pas de son fait.

Il se rendait bien compte que c'était déjà une chance pour lui d'avoir trouvé des amis qui l'acceptaient comme il était. Il s'était entouré de personnes formidables, de sublimes personnes qui l'avait arraché à sa solitude forcée et tout balayé d'un revers de la main, mais avec fracas, bousculant et piétinant les idées préconçues qu'ils auraient pu, ou du, avoir. Il avaient fait tellement pour lui que Remus ne savait pas s'il pourrait un jour leur exprimer toute sa reconnaissance, tout l'amour qu'il éprouvait à leur égard. Ils avaient fait pour lui des concessions et des choses extraordinaires, comme leur transformation en animagus.

Et après avoir goûté à la fidélité, l'amitié, et l'amour profond, de la sorte, il ne savait pas s'il survivrait au brutal retour à la réalité. Car ils ne seraient pas là indéfiniment, ils ne resteraient pas auprès de lui toute sa vie, Remus en était convaincu. Et cette idée l'écorchait de l'intérieur, l'écharpait totalement, quand il pensait qu'ils feraient chacun leur vie de leur côté, malgré toutes leurs promesses d'amitié éternelle et immuable.

Et ce jour là, il n'aurait plus personne. Personne, à part le loup qui somnolait en lui, mais jamais assez longtemps.

Sirius... Sirius était là, pour le moment. Mais Sirius était un être humain. Sirius était normal. Sirius avait un avenir.

Il avait l'espoir d'une vie, qu'il pourrait vivre pleinement. Il avait tout pour lui, le physique, la fortune, des rêves pleins la tête et un amour de la vie exacerbé. Il la croquait toujours à pleines dents, et Remus savait qu'il ne serait pour lui qu'un bouler qui l'encombrerait et empêcherait son épanouissement. Il ne pouvait pas faire le bonheur de Sirius. Il ne pouvait pas faire le bonheur de qui que ce soit. Il n'en avait pas la possibilité, il n'en avait pas le droit. Il ne pouvait pas être un poids, il ne le supporterait pas.

Remus essuya de la manche de son pull trop grand une larme furtive qui glissait sur sa joue.

Il regarda encore la lune, écartant une mèche châtain de son regard ambre, et la maudit, plus que jamais. Il la maudit pour lui voler sa jeunesse, son insouciance et les projets qu'il devrait faire. Il la maudit comme elle l'avait maudit une dizaine d'années auparavant.

« _Rem'? » Appela une voix grave, assourdie par le sommeil.

Sirius se tenait devant lui, les cheveux en bataille, se frottant un œil de manière enfantine. Remus eut un sourire tendre en le voyant, et lui fit signe qu'il pouvait approcher, ce que Sirius fit sans hésiter une seconde, s'asseyant avec lui sur le rebord de la grande fenêtre du dortoir.

« _Tu m'as volé mon pull. » Nota t-il, amusé.

Remus hocha la tête, gêné, tandis que le parfum de Sirius emplissait leur espace. Le brun jeta un coup d'œil à l'extérieur, et Remus le sentit se tendre un peu quand il remarqua la lune presque pleine, annonçant une transformation dans les prochains jours.

« _Tu devrais aller te coucher, tu es toujours trop mélancolique lorsque la pleine lune se profile. »

Remus camoufla un rictus. Sirius le connaissait trop bien.

« _Tu sais que je ne te lâcherais pas, jamais? » Assura t-il.

Le loup-garou plongea ses prunelles ocre dans celles, métalliques, de son ami et amant. Une détermination sans faille émanait du garçon à ses côtés. Il songea que Sirius avait eu la même tête, cinq mois plus tôt, lorsqu'il lui avait dit de but en blanc à la bibliothèque qu'il l'aimait. Remus avait eut une réaction à laquelle l'autre Maraudeur ne s'était pas attendu. Il l'avait juste repoussé, avec un stoïcisme masquant toute sa détresse. Le brun avait alors promis qu'il arriverait à le faire changer d'avis. Deux mois plus tard, Sirius l'avait dans ses filets...

Il regarda donc Sirius drapé de toute son assurance, et déposa un baiser sur sa tempe.

« _D'accord. »

Alors même s'il n'y croyait pas vraiment, même s'il restait dubitatif et pessimiste, Remus s'autorisa une once d'espoir. Il s'autorisa à profiter du temps qui lui était offert, même s'il n'en connaissait pas la mesure. Il s'autorisa à lâcher prise, un tout petit peu, et à vivre ce qu'il voulait vivre, même si ce devait être fugace, même si la chute devait être douloureuse.

Il s'autorisa à défier le destin, à s'élancer vers la vie, à braver la lune.

Cilou
Elève de quatrième année
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Inscription : 14 nov. 2015 - 18:25

Re: [Textes] Nuit du 22 octobre

Message par Cilou » 23 oct. 2016 - 01:15

Titre : Dans la brume
Thème/ lien de l'image: http://i.imgur.com/FbNwkkG.jpg (Crédits : Piscisvolantis sur DA)
Fandom : Les Cinq Légendes
Nombre de mots : 604
Personnages : Jack Frost, Harold Haddock, Krokmou
Rating : K

« Qu'est-ce que tu fais ? »

C'était vrai, il y avait de quoi se poser la question. Harold lui-même ne savait pas précisément ce qu'il était en train de faire, à part fixer d'un air bien vide la Lune étrangement dorée. Assis peu loin de loin, Krokmou, langue pendante, avait la tête penchée sur la droite, ignorant totalement la présence de Jack Frost, qui se trouvait devant son ami.

« Woh, je te parle. »

Il fallait dire que Jack n'avait plus totalement l'habitude d'être ignoré – en tout cas, pas par lui. Harold et lui se connaissaient depuis quelques temps déjà et Jack était absolument sûr que le viking le voyait et l'entendait parfaitement bien ; ni sa vue, ni son ouïe, ni sa part rêveuse n'étaient défectueuses et c'était tout ce qu'il fallait pour que l'adolescent soit capable de le voir. Aucune grimace n'apparut sur son visage bronzé lorsque l'Esprit agita sa main devant ses yeux, mais son regard vert, finalement, commença à se tourner légèrement vers le visage pâle du garçon qui se trouvait à ses côtés.

« Ah, souffla celui-ci. J'ai cru que t'étais mort. »

Sans sourciller, le brun arrêta d'observer le pâle jeune homme pour se remettre à admirer l'astre lunaire, l'air particulièrement concentré. Sans le regarder, il devina parfaitement la moue boudeuse que devait faire actuellement son ami qui, sûrement, avait froncé ses sourcils bruns. Puéril, capricieux ? En tout cas, Jack était un gamin.

« Harold, récidiva-t-il en soupirant d'agacement. J'aime pas parler tout seul, c'est pas marrant, vraiment.
– … Non, sans blague ? »

La réponse inespérée du viking fut accompagnée par un léger sourire et un haussement de sourcil aussi moqueur qu'arrogant, et le visage de l'Esprit farceur ne s'était fait que plus boudeur.

« Au moins c'est une bonne nouvelle, t'es pas devenu muet, remarqua-t-il en haussant un sourcil à son tour. C'est une bonne chose, c'est pas avec ton dragon que je saurais faire la conversation.
– T'es trop bavard, Jack. Krokmou est parfois d'une compagnie plus reposante que la tienne.
– Mais tu m'oublies, sinon.
– N'importe quoi. »

C'était ça, leur vie, le soir. Parler, se taquiner, échanger des mots aussi inutiles que stupides, s'embêter, laisser le silence s'installer, le briser. Ce n'était pas désagréable, Harold était fatigué, le soir.

« Ça t'est déjà arrivé, de tomber amoureux ? l'interrogea le viking cinq minutes plus tard sans détourner ses yeux de la Lune mordorée, l'air de rien.

Jack marqua un temps d'arrêt, se demandant comme d'habitude pourquoi le garçon lui posait cette question, et comment il faisait pour passer du coq à l'âne avec autant de facilité.

– Non, finit-il par dire.
– Moi si. Deux fois, rappela Harold.
– D'Astrid ?
– J'ai dit « deux fois ». »

Sans vraiment comprendre ni se sentir particulièrement concerné par le sujet qui ne le touchait pas vraiment parce qu'il était trop enfantin, trop puéril pour y penser vraiment, Jack réfléchit quelques temps avant de sortir, l'air stupide :

« Krokmou ? »

Harold avait ri, amusé. Par Odin, ce que Frost était bête lorsqu'il s'y mettait.

« T'es trop énigmatique, Harold, annonça finalement Jack en soupirant. Pourquoi c'est à moi que t'en parles, au juste ?
– Va savoir, répondit-il d'un air assez évasif. On rentre ? »

Il le lui dirait, un jour. Dans la nuit, le lendemain, le surlendemain, pendant la semaine, pendant le mois ; Harold Haddock finirait bien par s'exprimer. Mais pas maintenant. La Lune était trop belle, la nuit était trop calme, le silence trop reposant. Il n'avait pas envie de le briser, n'en avait même plus le courage. Tant pis. Ça viendrait.
« Le moment viendra où vous pourrez enfin agir avec honneur.
– Je les adore, ces moments… Je les salue de la main quand je les vois passer. » - Elizabeth Swann et Jack Sparrow, Pirates des Caraïbes : le secret du coffre maudit

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SunonHogwarts
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Re: [Textes] Nuit du 22 octobre

Message par SunonHogwarts » 23 oct. 2016 - 01:18

Titre : à trouver
Thème : Rythme
Fandom : HP
Nombre de mots : 1008
Personnages : Remus Lupin, OC
Rating : Aucun
Lula finit son verre de bierreaubeurre d’une traite et raccrocha une mèche qui était tombé de son chignon. Elle se bénissait d’avoir choisi de s’attacher les cheveux. Pour rien au monde elle n’aurait voulu les sentir coller à sa nuque par cette chaleur. Elle ferma un instant les yeux, se laissant bercer par les coups de batterie qui semblaient la faire tanguer, et porta une main à son front, comme pour se rafraîchir.

Autour d’elle, le rythme bruyant de la musique portait des dizaines d’élèves dans une danse rapide, et l’odeur de l’alcool se mêlait à celle, inimitable, de la Grande Salle. Sur les murs, les fleurs et les plantes qui servaient de décorations semblaient plus belles que jamais, et leurs pétales scintillaient sous la lumière des chandelles, comme un appel envoûtant à venir les voir de plus près.

Le bal de printemps était une réussite grandiose.

Lula se leva en repoussant son verre.

« Je vais danser », annonça-t-elle, en élevant la voix pour se faire comprendre, à ses amis.

Pour faire bonne mesure, elle indiqua la piste improvisée au milieu de la salle.

« Toute seule ? Demanda Alice, qui venait tout juste de s’asseoir, essoufflée, la main toujours agrippée à celle de Frank.

Lula haussa les épaules.

« Remus s’est plaint qu’il ne dansait pas assez, tenta Sirius d’un ton innocent.
- Je n’ai pas - »

Sirius lui lança un regard insistant, et Remus referma la bouche.

« Oui, je vais aller danser aussi.

- Je peux venir danser avec toi, si tu veux, proposa Evy à Lula.

- OUI ! S’exclama Lula en faisant sursauter son amie. Euh, je veux dire oui. »

Quelque chose remua sous la table, et Evy poussa une exclamation de douleur. Elle envoya un regard de reproche à Mary en fronçant les sourcils. Cette dernière la fixa en ouvrant grands les yeux, et l’expression d’Evy finit par s’éclaircir.

« Ou pas, reprit-elle plus lentement. Ou pas, oui. Je suis très bien ici, en fait.
- Tu veux dire, ici à côté de moi ? Intervint Sirius.
- Tout à fait, Black. Ici à côté de toi, ou ici près de ma chope, ici en face de Mary, ici près de mes amis, c’est selon. »

Le sourire de Sirius s’agrandit, et il regarda Evy plonger dans sa bierreaubeurre avec ce petit regard perdu et ces petites joues roses qu’elle arborait souvent ces temps-ci.

Pendant ce temps, Remus s’était levé et s’était approché de Lula. Lorsque celle-ci s’en rendit compte, elle eut un sursaut et sentit son cerveau s’emmêler.

« Hum, hésita Remus. On… On va danser ? »

Lula le fixa avec de grands yeux et hocha la tête sans emmètre le moindre son. Remus lui lança un regard anxieux, et Lula s’en voulut aussitôt. Pourquoi ne pouvait-elle pas se comporter normalement avec lui ? Ils avaient réglé leurs différends, ils étaient à nouveau amis, tout était redevenu comme avant -tout aurait dû redevenir comme avant. Pourtant, elle ne pouvait plus s’asseoir avec lui sans être mal à l’aise. Elle ne pouvait plus l’entendre rire sans sentir son cœur se serrer, ou partager une plaque de chocolat sans sursauter. Elle ne pouvait plus le toucher sans se sentir différente, ou lui parler sans paniquer.

Leur dispute avait-elle gâcher toutes leurs chances de redevenir un jour vraiment amis ? Ne pouvaient-ils pas retourner à ce qu’ils avaient avant ?

Remus lui présenta sa main, et Lula la fixa un instant sans rien dire. Lentement, elle y déposa ses doigts, et aussitôt, elle sut qu’elle était prisonnière. Jamais elle ne pourrait se libérer de l’emprise de son bras autour de sa taille, ou de la sensation de son cœur qui battait contre sa poitrine.

Et si elle se trompait ? Si elle ne se posait pas les bonnes questions ? Et si elle ne voulait pas retourner à ce qu’ils avaient avant ?

Le rythme de la musique changea doucement en quelque chose de plus lent, sans se transformer en slow, et elle cala ses pas sur ceux de Remus.

Si ces sensations qu’elle éprouvait n’étaient pas dues à leur dispute, et à un malaise qu’elle aurait laissé, mais plutôt à la façon dont elle le voyait ? Si elle avait tout simplement grandi, et qu’un ami ne lui suffisait plus ?

Remus murmura quelque chose, que Lula, perdue dans ses pensées, ne comprit pas.

« Quoi ? Demanda-t-elle en clignant des yeux.

- Je disais que la fleur dans tes cheveux est très jolie.

- Oh, répondit Lula en enlevant un instant sa main de l’épaule de Remus pour effleurer la plante. C’est Mary », ajouta-t-elle en riant.

Remus la fixa dans les yeux, sans rien ajouter, et Lula sentit à nouveau ce malaise l’envahir.

Et si leur relation ne pouvait plus revenir à avant tout simplement parce qu’elle était sur le point de prendre un nouveau départ ?

Remus changea la position de son bras contre sa taille, et Lula sentit sa peau frissonner là ou ses doigts s’étaient attardés.

Y’avait-il la moindre chance qu’il se pose les mêmes questions ? Ou ressentait-il juste le malaise de leur dispute ? Pourquoi la fixait-il ainsi dans les yeux ?

Lula chancela légèrement sur ses pieds. Les questions qui dansaient dans son cerveau s’entremêlaient les unes aux autres, s’entrelaçaient dans un ballet infernal, se mêlaient à la chaleur de la fête qui l’empêchait déjà d’avoir les idées claires. Le rythme saccadé avec lequel elles se succédaient l’effrayait et la rendait plus ivre que le peu d’alcool qu’elle avait ingurgité. Elle ne savait plus sur quoi elle devait se concentrer.

Sur le son des talons qui claquaient contre le sol de pierre. Sur les rires qu’elle savait venir de leur table. Sur les froissements des robes ou le regard qu’elle sentait posé sur elle.


Sur le rythme doux de la musique. Sur le rythme affolé de son cœur. Sur le rythme chaud du souffle de Remus contre son front.

Ou sur ses lèvres brûlantes qui se posaient délicatement sur les siennes.
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Catie
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Re: [Textes] Nuit du 22 octobre

Message par Catie » 23 oct. 2016 - 01:30

Titre : Opéra de Paris
Thème (écrit ou URL de l'image) : Ironie + http://i.imgur.com/raz1P6m.png (KellieArt sur DA)
Fandom : Original
Nombre de mots : 720
Personnages : Marissa
Rating : /
Ce soir, c’est l’heure de vérité. Le concert le plus important de sa vie. Le moment le plus décisif de sa carrière. Elle n’a pas droit à l’erreur.

Marissa s’avance sur scène et le silence se fait. Il n’y a pas un bruit dans la salle. Ni toux ni bruissement d’étoffe. Des centaines et des centaines de regards se braquent sur elle. Mais elle ne voit rien, éblouie qu’elle est par les spots qui l’éclairent.

Elle se positionne devant le micro, debout au milieu d’un rond de lumière. Des murmures parcourent l’assemblée. On pointe du doigt sa robe noire en dentelle, son collier de perles noires, ses doigts laqués de noir, son masque vénitien noir. Tant de sombre qui tranche sur sa peau blanche et ses cheveux pâles. Elle ressemble à l’incarnation de la Mort. Il ne lui manque plus que la faux.

Elle s’installe sur le tabouret, glisse ses doigts sur les cordes de son violon. L’archet dans sa main droite semble vibrer d’impatience.

Elle a fait sensation ce soir. Pile comme elle l’espérait. On ne la quitte plus des yeux. Elle est inoubliable, dans une telle tenue.

Puis elle se met à jouer. L’archet glisse sur les cordes avec une aisance qui la rassure. Les notes volent, l’entourent, l’emplissent, la transportent. Elles s’envolent dans l’air, ensorcèlent la salle, et tout d’un coup, le silence se fait. Un silence plus profond encore que celui qui précédait son arrivée. Chacun se tait pour écouter la musique.

Marissa se surpasse ce soir. Elle joue comme si sa vie en dépendait. C’est un peu le cas, en vérité. Elle tire de son instrument des sons incroyables, elle donne naissance à des mélodies enchanteresses qui font naître des larmes dans les yeux de son auditoire. Elle ne joue pas de la musique, elle vit sa musique. Avec la passion d’une acharnée.

Et lorsque la dernière note retentit dans le silence admiratif, elle semble se suspendre un instant dans l’air. Lorsqu’elle abaisse l’instrument, le souffle court, il y a un instant de suspens. Un instant de grâce, pendant laquelle chacun essaye de se raccrocher aux merveilleux sons qu’il vient d’entendre.

Puis les applaudissements retentissent. Ils prennent naissance au pied de l’estrade avant de se propager tout le long de l’assemblée. Ils prennent de plus en plus de force, quelques-uns sifflent d’admiration. Marissa a la gorge étreinte d’émotion. Elle n’a jamais aussi bien joué que ce soir. Et son public lui rend hommage.

Elle salue la foule, elle remercie, elle pleure un peu, elle souffle des baisers. La main serrée autour de son précieux violon. Son archet ne l’a pas quittée non plus. Lorsqu’elle finit par quitter la scène, elle n’a plus d’énergie pour s’inquiéter de ce qui va suivre.

Elle se fait happer dans les coulisses par ses collègues. On la félicite, on l’embrasse, on la sert dans des étreintes moites. Elle est à moitié consciente de tout cela. Etourdie, elle ne reprend pied avec la réalité que lorsqu’ils sont devant elle. Les chasseurs de têtes de l’Orchestre de l’Opéra de Paris.

Elle ne comprend pas tout de suite qu’ils ont adoré sa prestation. Qu’ils lui proposent un poste permanent. Ce n’est que lorsque Jasmine hurle de joie à côté d’elle qu’elle se rend compte que le rêve de sa vie est en train de se réaliser. L’Opéra de Paris. Elle n’a fait qu’y rêver, sans jamais avoir osé penser que cela pourrait devenir réalité. Mais aujourd’hui, ça l’est. Parce qu’elle a livré une prestation avec ses tripes.

Elle se souvient encore de sa mère qui lui disait que la carrière de musicienne était une idée stupide. Ce n’est pas un choix raisonnable, qu’elle disait. Si seulement elle pouvait la voir à présent. Mais sa mère était décédée à peine une semaine avant qu’elle ne soit embauchée dans un des orchestres les plus respectables du pays. La vie était pleine d’ironie.

Marissa rend son étreinte à Jasmine sans même s’en rendre compte. Elle flotte encore sur un nuage.

L’Orchestre de l’Opéra de Paris. Elle ne réalise toujours pas. C’est idiot, mais elle espère que sa mère la voit, de là-haut. Et qu’elle est fière de sa petite fille et de sa réussite, malgré le dédain qu’elle éprouvait pour sa musique.

Elle, en tout cas, est fière de ce qu’elle a accompli jusqu’à présent.
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WarmSmile
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Re: [Textes] Nuit du 22 octobre

Message par WarmSmile » 23 oct. 2016 - 01:36

Titre : Code noir
Thème : tp://i.imgur.com/raz1P6m.png

Fandom : HP
Nombre de mots : 255
Personnages : Luna
Rating :

Luna était d'une extrême bonne humeur, l'heure de la fête approchait. C'étaient au tour d'Harry et de Ginny d'organiser la fête d'Halloween chez eux cette année. Luna se dirigea vers son armoire afin de pouvoir sortir la tenue qu'elle avait décidé de porter.

Puis, la jeune sorcière posa avec délicatesse la robe sur son lit. Elle allait d'abord s'occuper de la pose du vernis à ongle. Luna avait décidé que son costume serait entièrement noire. La jeune femme fredonna un air de musique tout en étalant le vernis sur ses ongles. Après un sortilège de séchage, Luna s'approcha de la robe et l'enfila. Le petit nœud noir à l'avant de la robe était ce qu'elle préférait dans cette robe.

Puis, Luna passa aux bijoux. En premier, les boucles d'oreille, puis le collier. Luna jeta un coup d’œil à la pendule afin de s'assurer qu'elle n'était pas en retard. Enfin, la jeune sorcière posa la pièce finale avec le masque noir. Un coup de rouge à lèvre plus tard et Luna se dirigea d'un pas rapide vers le salon.

D'une main, Luna souleva le sac contenant les boissons qu'elle apporterait à la soirée. Et, d'une autre main, la jeune femme ensorcela le violoncelle de son père pour le faire léviter. C'était parfait, personne d'autre n'aurait l'idée de se déguiser en violoncelliste pour la fête.
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Griii
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Re: [Textes] Nuit du 22 octobre

Message par Griii » 23 oct. 2016 - 01:57

Titre : (à trouver)
Thème : http://i.imgur.com/raz1P6m.png
Fandom : HP
Nombre de mots : 186
Personnage : OC
Rating :

C'était la grande sœur de Drago Malfoy. Elle était née au milieu d'une famille de Sang-Pur. Une famille qui tenait à la pureté du sang.
Elle se sentait différente de ses parents. Elle, elle n'accordait aucune valeur à la “pureté ” du sang. Mais elle avait depuis bien longtemps appris à le cacher. En famille, elle avait pris un masque froid et dur, presque impénétrable. Elle avait appris à mentir sur son opinion. Puis quand son petit frère était né, elle avait su que sa vie serait plus dure. Qu'elle devrait en plus mentir à son frère, si lui même ne partageait pas son opinion.
Poudlard avait été une libération pour elle. Elle avait été envoyée à Serpentard, comme le reste de sa famille. Mais elle n'avait plus ses parents sur le dos. Elle se sentait plus libre. Puis, l'été, quand elle revenait à la maison, elle prenait conscience de l'enfer dans lequel elle avait vécu pendant onze ans, et qu'elle revivait durant deux mois. Alors, pour passer le temps, elle jouait de la musique. Elle jouait du violon, comme elle l'avait appris durant son enfance.

MooNyx
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Re: [Textes] Nuit du 22 octobre

Message par MooNyx » 23 oct. 2016 - 02:05

Titre : Le baiser
Thème/ lien de l'image: Ironie
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 969
Personnages : Les Maraudeurs, Severus Rogue
Rating : T


« _Oui, bien sûr, tu sais quoi, je vais même emballer Snivellus, j'en rêve depuis si longtemps! » Railla James, debout au milieu du dortoir, alors que les autres étaient dans leurs lits.

Remus lisait paisiblement, grignotant en même temps une chocogrenouille tout en écoutant d'une oreille distraite ce qu'il se passait, Peter plongeait à un rythme régulier la main dans un paquet de draguées surprise, sans que quiconque ne puisse déterminer comme il faisait pour ne pas vomir après une succession si rapide de tant de goûts différents. Sirius quant à lui était étalé sur son lit, la tête à l'envers, les yeux clos, écoutant son ami parler.

James sut que sa réplique avait été mauvaise lorsque Sirius avait brusquement ouvert les yeux, un sourire carnassier se peignant sur ses lèvres, attirant un coup d'œil amusé de Remus, et arrachant un air un peu effrayé à Peter.

« _T'es pas cap, beaucoup de parlotte, mais moins d'action. » Le provoqua Sirius, nonchalamment.

Aussitôt, le visage de James s'assombrit, alors que Remus, cette fois bien détaché de son livre, retenait un éclat de rire. Tous ici savaient que James Potter, l'arrogant James Potter, ne pouvait pas refuser un défi, tant sa dignité en aurait été bousculée.

« _C'était de l'ironie Patmol, je sais que tu n'as pas assez de neurones pour en comprendre le concept, mais ce que j'ai dis ne relevait en rien d'un souhait réel. » Énonça James en levant les yeux au ciel devant tant de bêtise.

« _C'est pas grave Cornedrue, ça arrive à tout le monde, d'avoir les chocottes. » Fit Sirius en se retournant, déposant cette fois-ci son menton sur ses mains, son sourire sadique attendant la suite qui ne saurait arriver.

James serra les poings et pinça les lèvres. Lui, avoir les chocottes? James Potter ne connaissait pas la peur, et il aimait ce cabot autant qu'il adorait lui prouver lorsqu'il avait tort.

« _D'accord Black, je vais aller embrasser le graisseux, mais si je tombe malade et que j'en meurs pas la suite, ça sera entièrement de ta faute! » Gronda James, le fusillant du regard.

Sirius eut un sourire moqueur et fit un geste évasif de la main.

« _Peu importe, je prends le risque, tu me vois trop content de souiller au contact de Snivellus. » Répliqua le brun en se levant à son tour, se dirigeant vers la porte du dortoir.

« _Bah alors, tu viens? S'enquit Sirius, le sourcil relevé, attendant que l'autre ne se décide.
_Attends, quoi, tout de suite, là maintenant? Enchaîna Jame en pâlissant à vue d'œil.
_Évidemment, on ne va pas attendre la fin de l'année pour que tu t'y mette! »

Remus sauta aussitôt hors de son lit, suivit par Peter. Le premier tapa dans le dos d'un James défait qui lui renvoya un regard profondément désespéré.

« _Et toi, tu ne me soutiens même pas? Où est passé le gentil préfet qui évite de faire du mal aux opprimés, hein? » Demanda t-il, le visage affaissé.

Remus lui frappa dans le dos en passant à côté de lui.

« _Désolé James mais là, je ne peux vraiment pas louper ça! Rogue est dans le parc, au fait.» Fit Remus avec un petit sourire d'excuse, repliant la carte traçant le passage de chaque élève.
 _Faux frère.  Balbutia t-il.
_Aller mec, dépêche toi, si tu ne veux pas que je raconte à Evans que tu n'es qu'un couard! » Le pressa Sirius qui souriait toujours aussi largement.

James, ravivé par ces parole, se précipita hors de la Tour Gryffondor, suivit par ses amis. Ils déboulèrent dans le parc, et James se rendit compte avec soulagement que la plupart des élèves étaient en cours. Puis, horrifié, il se rendit compte de la présence d'une rouquine bien connue dont Remus avait omit la présence.

Il déglutit, regardant Rogue lire sous un arbre en toute tranquillité, inconscient du drame qui s'apprêtait à bafouer le calme de sa journée. James se tourna vers Sirius qui étira une moue dubitative, montrant clairement qu'il le pensait incapable d'agir, et Remus qui semblait partagé. Peter quant à lui le regardait avec des yeux exorbités, certain qu'il allait le faire, et déjà choqué.

« _Hè James. On a dit emballer, pas seulement embrasser. » Rappela Sirius, préparant l'appareil photo sorcier de Peter qu'il avait pensé à prendre en sortant.

James ferma les yeux, puis s'approcha de Rogue qui venait de se lever discrètement, ayant perçu la présence des Maraudeurs et ne souhaitant guère attirer leur attention, celle-ci lui étant toujours néfaste. Malheureusement pour lui, il n'eut pas le temps de s'échapper, et fut maintenu par une pogne de ferme, tandis que des lèvres froides se posait sur les siennes en un baiser impersonnel et les répugnant autant l'un que l'autre. Lorsqu'il fut à deux doigts de vomir dans le gosier du Serpentard furieux, il se sentit repoussé avec force, avant d'un rais de lumière ne l'atteigne de plein fouet alors qu'un Petrificus Totalus retentissait rageusement.

Avant de tomber au sol, James n'eut que le temps d'entendre la constatation que Remus adressa à Sirius qui riait aux éclat, des larmes d'hilarité perlant aux coins de ses yeux.

« _Tu aurais fais un très bon Serpentard Patmol... La manipulation coule dans tes veines. »

Sirius avait pu balbutier, entre deux éclat de rire, que ce devait être le sang Black dans ses veines qui refaisait surface.

Une chose était certaine, jamais, jamais plus on ne reprit James Potter à user d'ironie en présence de Sirius Black.

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Re: [Textes] Nuit du 22 octobre

Message par WarmSmile » 23 oct. 2016 - 02:34

Titre : porte d'entrée
Thème : clé
Fandom : HP
Nombre de mots : 244
Personnages : Arthur
Rating :

Arthur rentra très tard de sa journée de travail et la nuit était déjà tombée. Le sorcier fouilla ses poches devant la porte d'entrée. Un peu fatigué, il retourna toutes ses poches entre celles de son pantalon, celles de sa chemise et enfin pour finir les poches de sa robe sorcière. Arthur commença à s’inquiéter de ne pas trouver la clé de la maison au moment de la fouille de la dernière poche.

Ne cédant pas à la panique, Arthur essaya de se souvenir de son départ du matin même. Mais, rien ne lui revenait. Puis, il se força à penser à la dernière fois où il avait utilisé sa clé. C'était la vieille au matin. Hier soir, Molly lui avait ouvert. Mais, où avait-il posé sa clé ?

Arthur ne pouvait pas utiliser un classique sortilège d'ouverture car ils avaient sécurisé leur porte d'entrée. Les enfants devaient déjà dormir et il ne vouait pas les réveiller en sonnant. Arthur réfléchissait toujours à une solution quand une voix l'appela soudainement. C'était Molly qui avait ouvert la fenêtre de leur chambre à l'étage.

Arthur souria dans la nuit, ce n'était pas la première fois qu'il oubliait sa clé à l'intérieur et à chaque fois Molly le sauvait. Cette fois-ci, Molly opta pour une simple méthode : faire léviter la clé jusqu'à Arthur. Le sorcier pouvait finalement rentrer chez lui et rejoindre Molly.
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Griii
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Re: [Textes] Nuit du 22 octobre

Message par Griii » 23 oct. 2016 - 03:02

Titre : Salle sur Demande
Thème : Clé
Fandom : HP
Nombre de Mots : 100
Personnage : /
Rating : /

C'est une pièce bien particulière. Elle est là quand on en a besoin. Elle permet de se cacher. Elle donne ce dont on a besoin.
On passe devant, et la porte se trouve là, ne demandant qu'à être ouverte.
Une cachette efficace. Impénétrable quand on lui demande précisément ce que l'on veut.
C'est une salle qui n'avait pas besoin de clé. Clé d'acier, d'argent… Il suffit de lui demander ce dont on a besoin. C'est a seule chose qu'il faut posséder c'est l'imagination et une idée assez précise de ses besoins.
C'est ça la clé de la Salle sur Demande.

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