[Textes] Nuit du 17 juin

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Crystallina
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[Textes] Nuit du 17 juin

Message par Crystallina » 17 juin 2016 - 20:04

Voici le topic pour publier vos textes de la Nuit de ce soir.

Aucune question, remarque, commentaire ou post contenant autre chose qu'un texte n'est accepté.

Veuillez publier votre texte en remplissant préalablement ce formulaire :

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Winter
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Re: [Textes] Nuit du 17 juin

Message par Winter » 17 juin 2016 - 20:20

Titre : Surprise !
Thème : Promenade
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 99 mots d’après Pages
Personnages : Surprise !
Rating : Tout public

Il n’en croyais pas ses yeux. Elle lui proposait de partir se promener sous le clair de lune. Lui ! Les jambes un peu tremblantes, il décida de s’assoir, trouvant le sol parfait pour un fauteuil improvisé et temporaire. Imperturbable, elle semblait parfaitement consciente de son effet. Ses yeux pétillaient de malice et ne cessaient de le déshabiller du regard. Il eut un peu chaud subitement malgré la fenêtre ouverte, mais il ne pouvait pas se dévêtir, ça aurait été un peu compliqué.

Mais Pattenrond était le chat d’une Gryffondor, alors il prit son courage à deux mains et accepta.
"- Tant qu'on ne l'allume pas, la cigarette ne tue pas [...] Et je n'en ai jamais allumé une seule de ma vie. C'est une sorte de métaphore. Tu glisses le truc qui tue entre tes lèvres , mais tu ne lui donnes pas le pouvoir de te tuer. C'est une métaphore."
John Green

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princesse
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Re: [Textes] Nuit du 17 juin

Message par princesse » 17 juin 2016 - 20:22

Titre : Désaveux
Thème : Promenade
Fandom : HPF
Nombre de mots : 220
Personnages : Mary Macdonald, Lily Evans
Rating : Tous public

Mary n’en revenait pas de ce qu’elle venait d’apprendre. Après tout ces mois ? Toutes ces années même, à côtoyer Remus. Elle n’avait jamais eu la moindre suspicion à son égard. Et à présent que son secret venait de lui être dévoilé, elle n’arrivait pas à ressentir la moindre émotion. La seule chose qu’elle ressentait, là, tout au fond de son cœur, était la trahison d’une de ses meilleures amies. Et pour une fois, Cassiopée était parfaitement d’accord avec elle.

Comment Lily avait pu garder ça pour elle, toutes ces années ? Comment avait-elle pu ne rien lui avouer ? Pire lorsqu’elle avait compris pour James et les autres…

La jeune fille se sentit trahis.

- Je crois que j’ai besoin de prendre l’air ! déclara-t-elle en tournant les talons pour partir en direction du parc.
- Mary, attends, appela Lily, tout aussi sonné que ces amies mais pour d’autres raisons; celui de l’incompréhension.
- Je vais me promener pendant un moment, je pense que cela va me faire le plus grand bien… J’étouffe un peu face à tous ces mensonges !
- Mary…

La voix de Lily s’étouffa au fond de sa gorge, et elle se retourna vers James, impuissant, et Remus, tétanisé par la peur. Heureusement que son petit ami lui avait dis que tout se passerait bien…
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The Night Circus
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Re: [Textes] Nuit du 17 juin

Message par The Night Circus » 17 juin 2016 - 20:43

Thème : Promenade
Titre : A LLandaff
Fandom : légendes galloises
aucun rating

C'est une drôle de promenade, qui sépare la cathédrale de Llandaff et le grand fleuve de Cardiff, sous un ciel souvent gris et humide.
Ce chemin n'est répertorié sur aucune carte, ni les plus anciennes, ni les plus récentes.
Pourtant il est large de presque sept-cents pieds, quoi qu'assez court, ne s'étendant pas au-delà d'un mile. Lorsque vous vous y promenez en tournant le dos à la rivière, les yeux rivés sur les tours de la cathédrale maudite, un mont de terre, couvert d'herbe et de quelques arbres tordus, vous surplombe au nord ; au sud, les champs de Penarth s'étalent, boueux et laissés en friche. Une drôle de cuvette y a est creusée ; les mauvaises herbes ont repoussé depuis, mais c'est l'un des trop nombreux vestiges du Blitz de 1942, une de ces cicatrices qui couture encore les grandes villes britanniques.

Rien de sain ne pousse ici, pas même les maisons. La Taff est trop proche, grondante, rugissante, et puis, cette lande grise est damnée. Il y a cette irlandaise infidèle, qui s'est noyée après s'être fait battre comme plâtre par son mari ; l'écho de ses pleurs ne se sont jamais éteints. Il y a ce charnier où l'on a enterré à la va-vite les enfants morts de la peste : si vous tendez l'oreille, peut-être que vous pourrez entendre leurs rires. Il hantent encore Llandaff. Il y a cette ombre, plus noire que toutes les autres, qui se meut à une vitesse extraordinaire ; certains témoins apeurés affirment l'avoir vu, sa main diabolique serrée sur le cou d'un enfant larmoyant, terrorisé pour les siècles des siècles.

Et ce petit ruban de terre brune, tassé par les ans et boudé par le progrès, porte deux noms. Marwolaethau ar y ffyrdd en est un : le chemin des morts.
Le clipeticlop des cheveux, leur hennissement, le grincement des roues tirant les corbillards drapés de noirs, les sanglots du cortège funèbre sont pourtant des échos de douleurs oubliées bien inoffensifs...

Si l'ont veut bien croire les histoires, ces quatre pierres abandonnées sur la bute, noircies par un feu millénaire et couvertes de lichen, formaient autrefois un mur, et ce mur appartenait à une maison, et dans cette maison, vivait Wrach Coch, la sorcière rouge.
Les sorcières de Llandaff étaient pour la plupart des femmes indépendantes mais guère méchantes, des soigneuses aux talents recherchés par la petite communauté. Wrach Coch était différente; c'était la Banshee galloise. Cheveux écarlates, sales, maculés d'ordures, une peau blanche, presque translucide, un corps squelettique, des haillons que la crasse maintenait en place, des yeux injectés de sang à l'iris carmin, une langue démesurée; elle ne sortait que la nuit, volant à un mètre du sol, et harcelait les infidèles, en frappant à leurs fenêtres. Malheur à celui qui ouvrait ! Au matin on le retrouverait froid et rigide sur le sol, et le visage figé pour l'éternité en grimace d'horreur.
Et c'est elle qui donne son second nom au chemin : Y fford y Wrach Coch.

C'est une drôle de promenade qui sépare la cathédrale de Llandaff et le grand fleuve de Cardiff. Si on n'y prête pas attention, si on ne cherche pas ce petit chemin de terre, on peut facilement ne pas le trouver.
Dans les arbres, les oiseaux font leurs nids, autour des flaques les grenouilles font leur vie. Si le soleil montre le bout de son nez, tout est vert, et joli; c'est un chemin qui donnerait presque envie de danser.
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lalaulau38
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Re: [Textes] Nuit du 17 juin

Message par lalaulau38 » 17 juin 2016 - 20:44

Titre : Une deuxième chance
Thème : Promenade
Fandom : Original
Nombre de mots : 258
Personnages : original
Rating : -

C’est pas parce qu’il avance en claudiquant que sa vie est pourrie, pense Jonathan en mettant tout doucement un pied devant l’autre.
De temps à autre, sa hanche le gène encore, bloque, grince. Mais Jonathan continue son chemin en gardant la tête haute. Après tout, ça aurait pu être pire.

Il fait un temps merveilleux, pas un nuage à l’horizon. Le ciel est calme, l’air est sec. Une brise légère caresse les cheveux du jeune homme alors qu’il progresse doucement à travers cette forêt de roncets qu’il connait par cœur. Parfois une de ses béquilles s’enfonce dans la mousse à ses pieds, ce qui le surprend. Il perd un peu l’équilibre et s’appuie de plus belle sur cette « troisième jambe », comme il l’appelle. Alors il inspire un grand coup, ressert son poing autour de la canne et souffle doucement pour calmer les battements de son cœur, qui a décidé de faire un sprint.
Le paysage auvergnat l’aide à se détendre. L’odeur de la sève, les chants d’oiseaux, le bruit – au loin – d’une moissonneuse dans un champ de blé… Jonathan n’en revient pas. Jamais il n’aurait imaginé que cette région qu’il avait quittée dès sa majorité soit aujourd’hui la clé de sa convalescence.
Le jeune homme esquisse un sourire timide. Quelques mois plus tôt, tout l’aurait exaspéré, ici. Aujourd’hui, rien n’est pareil. Il redécouvre avec des yeux neufs les moindres recoins de ce hameau mille fois visité pour y avoir grandi.
Il regarde, s’intéresse, prend le temps. Comme pour profiter de cette seconde chance dans la vie.
"Il se fit un abondant silence alentour, et la majeure partie du reste du monde se mit à compter pour du beurre."

Ca fait du bien à tes oreilles

LaLouveNoire
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Re: [Textes] Nuit du 17 juin

Message par LaLouveNoire » 17 juin 2016 - 20:47

Titre : La première promenade d'une Animagus
Thème : Promenade
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 100
Personnages : louve
Rating : Tout public

*****

Le parc de Poudlard est plongé dans l'obscurité. Seule la lune jette sur ce décor une lumière presque irréelle.

En cette nuit d'hiver, un épais manteau blanc recouvre le moindre brin d'herbe, caillou ou pierre.

Au loin, minuit sonne. Tout semble calme.

Pourtant... Tendons l'oreille ! On peut entendre le crissement de la neige que l'on foule... Quelqu'un courre... Ou plutôt quelque chose... !

En lisière de la forêt interdite, une louve brune se faufile habilement entre les arbres.

Arrivée devant le porche de l'école, elle se métamorphose.

- J'y suis arrivée, se réjouit Hermione. Je suis une Animagus!

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Carminny
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Re: [Textes] Nuit du 17 juin

Message par Carminny » 17 juin 2016 - 20:51

Titre : Les Gryffons et moi (Titre provisoire)
Thème : Promenade
Fandom : HP
Nombre de mots : 630
Personnages : Minerva McGonagall, Albus Dumbledore, et mon OC Lidwyn Litin
Rating : Tout Public

~~~~~
Lidwyn Litin rejoignit sa meilleure amie une fois sortie du cours de potion commun Poufsouffle-Serdaigle. Minerva McGonagall n'était pas difficile à trouver. En effet les Gryffondor n'ayant pas cours les deux dernières heures, la préfète-en-chef s'entraînait sur le terrain de Quidditch.
Un sport pourri d'après Lidwyn. Ben oui, qui aurait idée de se faire pourchasser par deux balles aux intentions meurtrières jugé sur un balais qui frôlait les 100 km/h, le tout à plus de 50m d'altitude. Le fait que Lidwyn ait le vertige n'avait rien avoir avec ça.
Bref. Il n'y avait que deux choses qui pouvaient passionner Minerva McGonagall: le Quidditch et la métamorphose. Difficile de savoir ce qu'elle préférait. Mais il y avait Dumbledore, ou Albus comment elle avait droit d'appeler le fou. En tout cas faire descendre Minerva du balai pour l'emmener en cours supplémentaire chez son directeur de maison était assez facile. Il suffisait à Lidwyn d'hurler contre le vent pour qu'elle l'entende. Non, elle exagérait. En réalité ça faisait des semaines qu'elle avait déjà ensorcelé un parchemin pour qu'il vole devant les yeux de son amie pour qu'elle descende du ciel.
 Cinq minutes, déclara Lidwyn lorsque Minerva posa les pieds à terre.
 Quoi?! Et c'est maintenant que tu me cherches?! Il faut que je passe sous la douche, que je...
 Oui, oui, mais prends le parfum au citron, tu sais qu'il adore ça, se moqua Lidwyn. J'y vais déjà.
Minerva tira la langue à son amie avant de détaler direction tour de Gryffondor. Lidwyn se mit en chemin vers le bureau de Dumbledore sans qu'elle aille la moindre intention de le supporter toute seule. Malheureusement son professeur de métamorphose les attendait devant la porte de son bureau.
 Bonsoir, Miss Litin, l'accueillit-il avec bonne humeur. Minerva n'est pas là? Et moi qui voulais vous proposer une promenade...
 Minerva arrive, elle avait entraînement de Quidditch, le rassura la Poufsouffle. L'équipe en a bien besoin pour pouvoir espérer nous battre dans dix jours.
 J'ai confiance en leurs talents, Miss Litin, ils vont vous faire pleurer.
 De joie sûrement.
 Oh, bonsoir, Albus. Merci de m'avoir attendue. Qu'est-ce qu'on fait aujourd'hui?
Oui, la tornade Minerva McGonagall était entrée dans la zone de vision de Lidwyn et accapara directement le professeur.
 Maintenant que vous maitriser vos formes animagus, je me suis dit qu'on pourrait faire une petite promenade dans le parc.
Une promenade? Dans le parc du château? Disons plutôt une entreprise suicidaire dans la Forêt Interdite. Apparemment c'était synonyme pour des Gryffondor. Elle devrait y être habituée désormais. Lidwyn était sur le point de refuser quand Minerva acquiesça déjà avec enthousiasme et étoiles dans les yeux.
 Je ne tiens pas la chandelle, je préviens juste, annonça la Poufsouffle sans s'adresser à quelqu'un de particulier (non pas du tout, peut-être qu'elle avait regardé un peu plus longtemps Minerva mais...).
 Super, sourit Dumbledore. Transformez-vous, Mesdemoiselles.
Lidwyn observa Minerva devenir plus petite et se mettre à quatre pattes. Un joli chat tigré se tenait désormais à sa place.
Elle se concentra maintenant sur sa propre métamorphose. Elle cherchait dans son esprit son animal totem. Elle visualisa sa transformation et sentit sa colonne vertébrale se courber, ses mains et ses pieds se munir de griffes, ses vêtements se métamorpher en poils du même blond que ses cheveux. Elle devenait encore plus petite que Minerva et eu envie de foncer sur le chat en aboyant. Lidwyn secoua fièrement son fine encolure de loulou de Poméranie, encore appelé Spitz nain, faisant voler sa longue fourrure soyeuse.
 Allons-y, déclara Dumbledore en soulevant et le chat et le chien.
Lidwyn entendit Minerva ronronner doucement et mordit la main du professeur qui la lâcha de surprise. Lidwyn aboya brièvement. Elle ne voulait pas qu'on la touche.
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Eejil9
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Re: [Textes] Nuit du 17 juin

Message par Eejil9 » 17 juin 2016 - 20:55

Titre : La triste fin du roman
Thème : Promenade
Fandom : Original (Arthur Rimbaud, peut-être ?)
Nombre de mots : 1217
Personnages : Original
Rating : -12 ?

"On n'est pas sérieux, quand on a dix-sept ans
Et qu'on a des tilleuls verts sur la promenade"

Et elle... Elle n’a plus dix-sept ans, elle est vieille désormais. Il n’y a plus de tilleuls, pas le moindre petit bout de feuille, pas l’ombre d’un fragment d’écorce, si ce n’est compressé au sein d’une planche agglomérée dans un vieux magasin d’antiquités.
Ah, les tilleuls... Ah, dix-sept ans...
Sur la promenade, maintenant, il n’y a plus que du béton où l’on se traîne, plus que du macadam, à son grand dam... Et son dos qui la lance, et ses articulations qui hurlent, et sa cane qui frappe contre le sol goudronné.
Toc, toc, toc.
Chaque pas est une torture, chaque pas est une épreuve. Au loin, pas la moindre silhouette vivante et verte sur quoi raccrocher son œil. Cet œil si vieux qui ne voit plus si bien. Est-ce un immeuble ? Une énième tour de béton, de métal et de verre ? Il n’y a plus que la mort dans cet univers minéral. La plante verte qu’elle croit voir sur le rebord de cette fenêtre est en plastique. L’imitation est mauvaise, de toute manière, les jeunes générations n’ont jamais vu la moindre pousse.
Et s’il restait des tilleuls, pourrait-elle les voir ?
Dans un ultime mouvement de désespoir, Emma laisse tomber sa canne.
Toc.
A quoi bon marcher, quand marcher fait souffrir ? A quoi bon marcher quand il n’y a plus nulle part où aller ?
Rester dans cette maison de repos où une société qui voue un culte à la jeunesse la cache, voilà ce qu’elle aurait dû faire.
Emma tombe à genoux.
Toc.
Elle a mal, mais elle est trop ébranlée pour s’en rendre compte. A quoi bon, après tout ? Son dos la lance, ses articulations hurlent, mais est-ce vraiment important ? Il n’y a plus de tilleuls verts sur la promenade...
Mais elle, est-elle pour autant devenue sérieuse ?
Quel comble, vénérer la jeunesse et tuer la vie, avoir honte de la vieillesse, la tuer, la cacher, l’étouffer. Ils ont peur d’elle et de son vieux corps comme ils avaient peur des arbres. Il n’y a plus d’arbres et bientôt... Bientôt il n’y aura plus que ces corps en plastique, trop parfaits pour être vrais, trop brillants pour être vivants.

2098, vous parlez d’un progrès. Une destruction oui.
Un monde nouveau qu’ils disaient, un monde plus juste, un monde où la technologie permet toutes les prouesses, où la science détruit la mort et la pauvreté.
Evidemment, Emma avait refusé. Pourquoi transformer son corps en plastique pour ne pas mourir ? Elle préférait expirer ici, sur cette promenade déjà morte depuis longtemps, plutôt que de se changer en robot, en robot mort pour toujours et pourtant jamais en repos. Vendre son âme, c’était ce qu’ils lui avaient demandé. Et ils avaient osé être surpris quand elle avait dit non !
Et comme toutes les autres personnes qui avaient dit non, on la cachait. Peu de gens avaient accueilli la décrépitude comme une délivrance. Ils avaient peur de ces rides et de cette peau flasque, de ces cheveux épars et gris, de ces dents gâtées... Pourtant, Emma les aimait comme elle avait aimé son corps de jeune fille. Parce que c’était le sien, parce que c’était elle, parce qu’elle se respectait, parce qu’elle n’aimait pas le plastique qui remplaçait peu à peu les cellules de ceux qui avaient dit oui à la vie éternelle.
On l’avait enfermée dans une maison de repos, pour son bien, qu’ils disaient. Une prison, oui, un endroit où on pouvait réduire son existence, la nier, la laisser là à attendre la mort. Jusqu’à ce que les gens comme elle disparaissent. Jusqu’à ce que les hommes et les femmes laissent définitivement la place aux cyborgs.
Depuis qu’elle était dans ces pièces aseptisées, elle n’avait qu’une envie : sortir.

Ils ont voulu l’arrêter.
- Emma, vous êtes trop vieille pour ces folies.
- La promenade ? Voyons, vous êtes bien mieux ici.
Elle est vieille, donc on lui parle comme à un enfant. Et comme un enfant colérique, elle est sortie tout de même.
Toc, toc, toc.
Elle regrette maintenant. Parce que sur la promenade, il n’y a plus de tilleuls, plus de bocks, plus de limonade. L’air sent le plastique des machines où on le fabrique artificiellement. Pas d’amoureux ni d’amoureuse, pour quoi faire ? On n’aime plus quand on a détruit la vie.
Assise sur le sol, les genoux écorchés, Emma prend son visage fripé dans ses mains parcheminées. Elle a eu des enfants, un jour, où sont-ils ? Morts, morts en polymère, qui bougent mais ne vivent pas, qui agissent mais n’aiment pas, qui l’abandonnent là, parce qu’un être artificiel n’a pas de mère.
Toc, toc, toc.
Elle relève le nez.
Un homme est là, et a envoyé sa cane valser d’un coup de pied.
Comme tous les autres il est vêtu de plastique. Ses cheveux artificiels lui tombent aux épaules. Ses yeux colorés d’orange par ses lentilles luisent d’un éclat étrange. Quoi de plus malsain qu’un robot qui se croit homme ?
Emma ferme ses paupières lourdes. La promenade est déjà terminée.
Finie, cette promenade qui n’existait pas, qui n’existe plus...
L’homme aux yeux orange lui attrape vivement le bras et la tire sur ses jambes.
- Vous voyez dans quel état vous vous mettez, Emma ? Tout le monde vous regarde. Vous devriez avoir honte. Rentrez, maintenant.
C’est vrai, que tout le monde la regarde. Elle ne les avait pas vus, ces êtres minéraux, ces pâles copies d’êtres humains, ces robots de plastique, qui dévorent de la nourriture de synthèse, qui ont oublié qui ils étaient.
Pourquoi les regarderait-elle ? Au fond d’elle, ce sont les tilleuls, qu’elle cherche, « une demoiselle aux petits airs charmants, Sous l'ombre du faux-col effrayant de son père »... Mais il n’y a personne. Il n’y aura plus jamais personne.

Et cette pâle copie d’homme qui la brusque, la méprise.
Emma, dans un dernier sursaut de fierté, rassemble ses certitudes et crache au visage de son gardien. Surprit, celui-ci la lâche.
Toc.
Emma retombe sur le sol, parce que malgré la mort, sous le goudron, il y a la terre. Elle pose ses mains sur le béton, inspire cet air insipide.
« L'air est parfois si doux, qu'on ferme la paupière ;
Le vent chargé de bruits, - la ville n'est pas loin, -
A des parfums de vigne et des parfums de bière ... »
Emma oublie, oublie que tout cela n’est plus. Elle inspire, elle croit vraiment sentir la vigne et la bière, elle croit entendre des rires... Depuis quand n’avait-elle plus entendu rire ? Elle relâche ses épaules, elle voit à l’intérieur de ses paupières, les tilleuls sont là, et la promenade renaît.
Toc.

Le bruit de la boîte crânienne d’Emma qui touche le sol. Un dernier souffle résonne dans ce monde minéral et emmène avec lui l’un des derniers éclats authentiques de la vie.
Toc, toc...
Puis le silence. Ce vrai cœur qui n’était pas une machine se tait, finalement.
Y a-t-il quelque chose après ça ? Est-ce fini ? Est-ce tout ? Et les tilleuls ?

On n’est pas sérieux quand on a cent quatre ans.
Et qu’on n’a plus de tilleuls sur la promenade...
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AliceJeanne
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Re: [Textes] Nuit du 17 juin

Message par AliceJeanne » 17 juin 2016 - 20:56

Titre : Une fenêtre illuminait ses pas
Thème : Promenade
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 1013
Personnages : Harry, Hagrid, Crockdur.
Rating : Tout Public

L’homme plus haut qu’aucun autre fit se poser son véhicule sur le sol gelé de Little Whinging, en un concert de bruits de moteur mécontents. Il pesta dans sa barbe aussi touffue qu’un pommier au mois d’août, l’unique phare refusait de s’éteindre. Il ne faudrait tout de même pas attirer l’attention des moldus ! Il secoua l’engin volant de toutes ses forces, et Merlin sait qu’il en avait de la force, ce bon garde chasse. La mobylette grogna une nouvelle fois et dans un dernier grésillement, digne d’une radio d’avant guerre, la lumière s’éteignit.

Hagrid remonta ses manches en un tic anxieux. Dumbledore serait mécontent s’il venait à savoir qu’il s’était approché de l’endroit où était le garçon. Mais le vieux directeur était un Homme bon, aussi le demi-géant savait qu’il ne risquait rien à faire usage de son sentimentalisme.

Les rues étaient désertes. Seuls quelques aboiements rythmaient le silence de la troisième heure de la nuit. Les moldus ne savaient pas profiter de la nuit, ignorant tout des messages des étoiles et du calme reposant de l’obscurité. Pire, elle les effrayait.

Le pas lourd de Hagrid faisait légèrement trembler le bitume. Il aimait cela parfois, être grand, cela lui permettait de voir plus loin que les autres. C’était Dumbledore qui lui avait dit cela un jour, alors qu’il pleurait dans un de ses nombreux mouchoirs noircis, de la taille d’une grande nappe. Le géant n’était pas certain d’avoir cependant compris toute l’essence de ces quelques mots remplis de sagesse.

Une balançoire grinça. Hagrid sursauta, il n’avait pas l’habitude de toutes ses installations de moldus. Comment, eux, qui avaient si peur des fantômes, pouvaient-ils côtoyer de telles choses, formant de menaçantes ombres une fois la lune à son zénith ? Il reprit son chemin, pensivement, flanqué de Crockdur, qui dans un excès de courage s’était collé à une des jambes gigantesque de son maître.

Toutes les fenêtres étaient éteintes, le calme régnait à nouveau. Un lampadaire, sur la gauche du promeneur, rendait son dernier soupir en une multitude d’étincelles dorées. Il sourit, élevant ainsi ses sourcils garnis, cela ressemblait presque à de la magie. Il n’avait quitté la sécurité de Poudlard que depuis quelques heures et pourtant, déjà, la mélancolie de sa cabane, de laquelle il pouvait admirer les mille lueurs de l’école des sorciers, le gagnait.

Il se ressaisit. Il était là pour une mission. Une mission certes personnelle, mais une mission tout de même. S’armant de courage, il plongea dans les ténèbres de Privet Drive, cherchant sa destination en plissant les yeux. L’éclairage public laissait à désirer, il n’y voyait pas grand-chose. Et pourtant, il refusait de se servir de sa baguette, habilement camouflée dans un vieux parapluie miteux. Dumbledore serait embêté s’il faisait usage de la magie. Et que le vieux sorcier soit ennuyé était bien la dernière chose que pouvait souhaiter Hagrid. Il lui devait tellement.

Crockdur couina, la promenade lui semblait bien longue. Le massif chien ne tenait qu’à une seule chose : rentrer retrouver son panier douillé et le morceau de gigot qu’il avait laissé dans sa gamelle avant que son maître ne l’entraîne dans cette saugrenue aventure.

Hagrid grommela quelque chose à l’attention des systèmes administratifs moldus, il ne comprendrait jamais pourquoi le numéro quatre n’était jamais situé entre les numéros trois et cinq. Il n’était pas du bon côté de la rue. Le grand Homme se baissa, caressant l’encolure de son animal, cherchant autant à le rassurer qu’à se redonner du courage lui-même. Il s’était promis de juste passer devant la maison, ne pas s’attarder, continuer son chemin. Il voulait juste tenter d’apercevoir la présence du garçon, il ne fallait pas que celui-ci le voit. S’il le voyait ce serait terminé, Hagrid ne trouverait jamais la force de repartir sans l’emmener avec lui. Le confier aux pires moldus qui soient… Pauvre petit bout d’Homme. Lui qui n’avait déjà plus rien, lui qui portait la preuve de l’immondice d’un des plus noirs sorciers qui fût, méritait-il d’être confier à des gens aussi méprisants ? C’était bien la seule et unique fois où Hagrid avait été en désaccord avec Dumbledore, il était près à l’élever lui, le fils de James et Lily Potter !

L’autre trottoir était plus noir encore que le premier. Hagrid frissonna de tout son être. Il était anxieux, tétanisé, ses pieds étaient devenus encore plus lourds qu’ils ne l’étaient déjà. Il marcha tête baissée, ne se fiant plus aux numéros inscrits sur les boîtes aux lettres, il reconnaissait l’endroit, il le sentait au plus profond de sa chair, le petit enfant qu’il avait abandonné quelques années auparavant n’était plus très loin.

Il marchait toujours en fixant le sol, sans immédiatement remarquer qu’une fenêtre illuminait ses pas. Il se redressa brusquement, balayant l’endroit du regard. Il y était.

Hésitant, il leva la tête vers la lueur. Son cœur se figea dans sa poitrine et Crockdur se colla davantage à ses jambes. Deux petites mains étaient collées contre la vitre et un petit visage était à demi caché par la buée qui s’échappait des lèvres et du nez du petit garçon qui fixait le géant.

Harry profitait toujours de la nuit pour sortir de son placard, il avait trouvé depuis peu un moyen de l’ouvrir de l’intérieur. Et chaque nuit, il avait pris l’habitude de scruter le ciel, savourant le peu de liberté qu’il ressentait en effectuant ce simple acte. Cette nuit là n’était pas comme les autres. Cette nuit, il avait vu un homme tout droit sorti d’un conte. Et cet étrange promeneur valait bien toutes les punitions encourues si jamais il se faisait prendre à fureter la nuit dans la maison par l’oncle Vernon.

Les petits yeux verts, cachés derrière des lunettes fixaient Hagrid avec attention. Ils échangèrent un long regard, valant tous les mots que deux étrangers pourraient se dire. Puis Hagrid lui fit un petit signe de la main et repris son chemin, le cœur allégé. C’était fait, il l’avait vu, il avait revu les doux yeux verts et le petit air malicieux de Harry Potter.
Dernière modification par AliceJeanne le 17 juin 2016 - 22:00, modifié 1 fois.
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Sarah_Valentin
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Re: [Textes] Nuit du 17 juin

Message par Sarah_Valentin » 17 juin 2016 - 21:00

Titre : Marine
Thème : Promenade
Fandom :/
Nombre de mots : 785
Personnages : les miens <3
Rating : aucun

<i> La nuit est belle, elle est sauvage…</i>
Depuis quelques heures maintenant, j’avais cette chanson qui se répétait sans cesse dans ma tête, refrain entêtant qui alimentait mon insomnie. Je ne pouvais pas m’empêcher de fredonner toute seule, dans le silence de ma maison. Exceptionnellement, elle avait été désertée pour les vacances de tous ses occupants ; le chat, le chien, la mère, le père et même le frère jumeau. J’avais été la seule à ne pas avoir de projet pour les mois de juillet et d’aout, il était donc logique que je me retrouve seule dans notre immense villa de banlieue.
Un plan idéal pour, environ, 85% des adolescents de ce bas monde. Sauf que je ne faisais pas partie de ces 85% ; j’étais une pauvre geek, sujette à des crises d’angoisse monstrueuses qui pouvaient durer des heures et me laisser comme une noyée sur le rivage, totalement haletante et épuisée. Cette période de solitude était donc un enfer pour moi.
Mais, heureusement, cette nuit était différente. Il y avait cette chanson et, surtout, <i>surtout</i>, il y avait les souvenirs de la journée passée avec Marine. C’était une fille de mon lycée, on n’était pas dans la même classe, mais nous partagions des cours de néerlandais… En fait, on ne s’était jamais vraiment parlé, mais, en la croisant ce matin à la supérette, j’ai eu l’impression qu’on se connaissait depuis des années et des années.
Les mêmes goûts.
Les mêmes mimiques.
Les mêmes passions.
Je n’aurais jamais cru ça. Moi, qui avais passé la majorité de mon enfance et de mon adolescence dans une légère solitude, entrecoupée de camaraderie éphémère, j’étais surprise de partager autant de choses avec une presque inconnue. C’était étrangement agréable…
<i> La nuit est belle, pour ses otages…</i>
Soudain, des bruits secs retentirent derrière ma fenêtre, me sortant de ma léthargie musicale. Dans un premier temps, je crus vraiment que c’était la pluie que la météo prévoyait depuis des jours et des jours de canicules, mais le son était trop dur pour être de l’eau contre un carreau… ça ressemblait plus à du gravier.
Péniblement, je me redressai hors de mon lit, envoyant valdinguer mes couvertures par terre, pour ensuite m’approcher de ma fenêtre et l’ouvrir.
- J’étais sûre que tu ne dormais pas !s’exclama une voix féminine, celle de Marine, en contre-bas. Et, même en ne la voyant pas, je pouvais être certaine qu’elle était en train de sourire d’une oreille à l’autre.
- Tu descends ou tu me laisse monter ?
Un rapide coup d’œil sur le bordel qui régnait en maître dans ma chambre me décida à ne surtout pas laisser monter la jeune femme.
- Attends, j’arrive !murmurai-je en me penchant sur le rebord en pierre bleu pour l’apercevoir. Elle s’était changée depuis ce matin ; à présent, elle portait un jean serrant à la place de sa jupe ample, avec un top aux imprimés de flamand rose. J’étais sûre qu’en fouillant un peu dans mon armoire, je devais avoir plus ou moins le même.
En quelques secondes, j’étais en bas, tout simplement habillée de mon legging Batman et d’un des vieux t-shirt de mon frère. Sans oublier mes gros chaussons qui me faisaient des “pattes de tigres“. D’un coup, je me sentais aussi séduisante qu’un vieux vers de terre.
- On fait un tour du quartier ?me demanda ma compagne, en fourrant ses mains dans ses poches, d’un air vaguement gêné.
Comme d’un commun accord, nous nous mîmes en marche dans mon quartier endormi. Sans parler. En appréciant juste tellement le silence, que nous n’osions pas le rompre.
C’est étrange comme la nuit change tout.
Ce matin encore, je me sentais à l’aise. Mais, à présent, j’avais l’impression qu’à chaque fois que je croisais son regard, mon cœur s’emballait presque au point de sortir hors de ma poitrine. C’était bien la première fois que je ressentais ça pour quelqu’un, mais, à chaque pas, nous nous frôlions et j’avais l’impression de me charger tout entière d’électricité.
C’était à la fois une torture et le sentiment le plus agréable au monde. J’avais envie de lui parler, de soulager toute cette tension, mais quand je me tournais vers elle, je me retrouvais plongée dans un véritable mutisme.
Au bout d’une petite demi-heure, nous étions à nouveau devant mon porche et j’avais comme un sentiment de vide. Là, au creux de mes côtes.
- Eh bien, à bientôt ?chuchotai-je.
Je n’obtins aucune réponse, ce qui m’angoissa encore un peu plus.
Puis, d’un coup, comme si elle était prise d’une subite inspiration, Marine s’avança vers moi d’un pas déterminé, avant de prendre mon visage entre ses deux mains et d’abattre ses lèvres sur les miennes.
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Awena
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Re: [Textes] Nuit du 17 juin

Message par Awena » 17 juin 2016 - 21:01

Titre : Couleur Lily
Thème : Promenade
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 219
Personnages : Lily II Dimitri
Rating : Tout Public

« Eh ben c’était pas une promenade de santé ! » s’exclame Lily en s’affalant sur la banquette.
Les amis sont tous réunis depuis un moment mais elle travaille tard chez Mme Denvers supportant sans broncher les tâches éreintantes que la vieille sorcière lui confie.
« Lily, on t’attendais ! »
Les amis se rapprochent d’elle, pendus à ses lèvres et Dimitri observe ce manège avec amusement.
Lily elle a reçu le don de fédérer presque tout le monde autour d’elle et ça se ressent, parfois ça porte un peu préjudice parce qu’exister auprès de Lily c’est être presque invisible, et ça les cousines Weasleys l’ont bien vite appris en grandissant.
Mais pour le moment tous attendent que la jolie moue s’anime enfin.
Lily se lève théâtralement et commente de sa voix espiègle sa journée.
« D’abord, elle a voulu que je m’occupe de ses chiens, pas le genre de chien gentil non ,plutôt du genre à vous mordre les chevilles dès que possible »
Elle grimace et imite la voix hautaine à perfection : « Une balade tranquille s’il voooous plaaaaaîiit ! »
Une courbette et la voilà partie dans son récit.
Pourtant si Lily semble avoir un visage rieur et détendu Dimitri perçoit au fond de ses yeux une légère déception qu’il est le seul à capter.

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Bevy
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Re: [Textes] Nuit du 17 juin

Message par Bevy » 17 juin 2016 - 21:02

Titre : Pensive, y es tu
Thème : Promenade
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 406 mots
Personnages : Olivier Dubois-Katie Bell- César la chat noir :mrgreen:
Rating : tout public

« Katie, tu es là ? »

Olivier appuie une nouvelle fois sur le bouton jauni de la sonnette. Une nouvelle fois, rien ne se produit. Aucuns bruits ne se fait entendre, pas de radios ou de télévision dont le son s’éteint brutalement. Pas de pas précipité qui s’arrête brutalement.
Pourtant, il a bien vu César, le gros chat noir de Katie se promener sur la rambarde du balcon et il sait que depuis qu’elle a manqué de se faire cambrioler, son amie rentre systématiquement le chat quand elle sort et ferme scrupuleusement toutes ses fenêtres.
Estiment tenter la chance, Olivier prend la clenche en main et l’abaisse. La porte s’ouvre immédiatement et le bruit de cloche de César se fait immédiatement entendre. Rentrant dans l’appartement, le brun rattrape le chat avant qu’il ne passe entre ses jambes.

« Katie, c’est ouvert. Je me suis permis de rentrer. »

Sa voix semble être le seul bruit dans l’appartement de la jeune femme.

Le chat noir essaye de se faufiler entre ses jambes et devant la porte close , s’éloigne de lui pour s’étaler dans un carré de lumière et le suivant du regard, Olivier remarque quelque chose de totalement inhabituel dans le salon de Katie.

Une pensive. Les flots de lumière qui s’échappent du bas, comme des vaguelettes d’eau translucide ne peuvent qu’attirer l’attention. L’objet et rare et celui-ci, bien qu’usé, est le premier qu’Olivier voit. Une part de lui reproche à Katie de lui avoir caché l’existence d’un tel bien.

Non d’un dragon, on partage ce genre de choses avec son meilleur ami ! La manie des secrets que semble de plus en plus entretenir Katie est une nouvelle piqure de rappel à leur dernière discussion. Presque une dispute.

Que cherche donc à lui cacher la jeune femme ? Piqué par la curiosité, Olivier se penche vers la pensive et en contemple le fond.
Une plage de cailloux, une mer grise et des dunes sableuses envahis de végétation. Une plage similaire à celle pas loin du Club de Flaquemare où il a pris l’habitude de se promener après les entrainements avec ses co-équipiers.
Et sur cette plage grisâtre et balayée par le vent, une silhouette encapuchonnée qui marche précipitamment.
Olivier se sent basculé et le sol de cailloux se forme aussi soudainement que possible sous ses pieds.

Quels que soit ce souvenir, il y ait, et il n’y est pas seule. La Katie du présent y est-elle aussi et suit le personnage trop pressé pour être honnête.
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BellaCarlisle
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Re: [Textes] Nuit du 17 juin

Message par BellaCarlisle » 17 juin 2016 - 21:03

Titre : Solitude
Thème : Promenade
Fandom : HP
Nombre de mots : 1080
Personnages : George W, Gemma (OC toute nouvelle)
Rating : Tout public

Les mains dans les poches, George observe la ville de Londres à travers la fenêtre de son appartement. La solitude est là, pesante, accrochée à lui depuis la Grande Bataille de Poudlard. Il a essayé d’oublier la douleur due à la perte de son jumeau mais il n’y parvient pas. Il a tout fait avec Fred, depuis le début, depuis leur naissance. Ils ont appris à marcher ensemble, à parler ensemble, à faire toutes leurs bêtises ensemble. Puis il y a eu Poudlard, les cours interminables, leurs expériences sur les élèves et les professeurs, leur dernier coup de maître face à Ombrage. Ce simple souvenir ravive sa tristesse, noyant son visage de larmes amères, comme chaque jour depuis la mort de son frère. Sa famille a voulu l’aider en lui remontant le moral, chacun à leur façon. Même Charlie a quitté la Roumanie quelques jours pour venir l’épauler mais il a repoussé toutes ces mains tendues pour s’enfermer dans sa peine. Tout ce que représentait Fred lui manque, il le voit le matin dans le miroir de sa salle de bain et il se demande pourquoi lui a survécu. Il culpabilise d’être encore en vie, de profiter de la paix qui a fini par s’installer alors que son jumeau n’est plus là pour partager ça avec lui.

Son regard se perd sur la rue en contrebas et il aperçoit une jeune femme en larmes. Sans même penser à sa propre douleur, il se détache de la fenêtre et quitte son appartement pour descendre. L’air frais frappe ses joues inondées par ses pleurs mais il n’en tient pas compte, avançant vers la personne vue un peu plus loin. D’un geste qu’il veut rassurant, il pose une main sur son épaule, lui faisant relever la tête. La jeune femme esquisse un mouvement de recul puis sourit timidement avant de s’excuser. George ne comprend pas pourquoi elle est désolée alors que c’est lui qui est venu vers elle. Elle essuie son visage d’une main tremblante, les yeux rougis, puis le détaille de la tête aux pieds, remarquant qu’il semble en aussi mauvais état qu’elle. Le sorcier ne bouge pas, il décèle dans ses pupilles un chagrin qui fait écho au sien et son cœur se serre. C’est ainsi à chaque instant, tout lui rappelle Fred alors qu’il aimerait avancer un peu dans sa vie et s’offrir un avenir. Avec maladresse, il regarde ailleurs, attendant que la jeune femme soit un peu plus présentable. Elle se racle la gorge pour attirer son attention, remettant une mèche brune derrière son oreille dans un geste nerveux.

- Pardonnez-moi pour ce spectacle, je viens d’avoir une mauvaise nouvelle, murmure-t-elle.
- Je comprends.

Deux mots uniques qui pourtant remontent le moral de l’inconnue. Elle lui tend une main en se présentant comme étant Gemma Scrimgeour. Son nom de famille heurte George, il se souvient qu’il s’agit de celui d’un ancien Ministre de la Magie, tué par la main de Voldemort lui-même.

- Vous êtes de la même famille que Rufus Scrimgeour ?
- C’était mon père, répond sombrement Gemma. J’ai pris son nom après la guerre, parce que je suis fière de ce qu’il a fait mais aussi parce que je refusais de renier notre lien. Mais parlez-moi un peu de vous, je crois que vous êtes un Weasley, n’est-ce pas ?
- Je suis George.

Il ne dit rien de plus, cela semble suffisant à Gemma qui lui offre ses condoléances pour la mort de son frère. Le roux la fixe avec attention, c’est la première fois que le ton n’est rempli ni de pitié ni de compassion. C’est plutôt une compréhension qui ressort dans la voix de la sorcière, ce qui le surprend. Là, perdus au milieu de la rue, ils s’observent dans le silence, gênés. Gemma propose à George de se promener un peu au lieu de rester plantés sur le trottoir. Ils se mettent en marche, échangeant des anecdotes sur leurs vies, leur parcours scolaire. George apprend que la jeune femme était à Serdaigle, qu’elle s’est battue elle-aussi pendant la Grande Bataille et qu’elle vient de perdre sa mère. Elle est orpheline mais elle garde quand même la tête haute malgré tout, l’écoutant quand il évoque son passé avec Fred. Le rouquin est heureux de constater qu’une simple promenade à travers la ville lui permet d’aérer un peu ses pensées et de mettre de côté sa peine, au moins le temps de remonter le moral à la brunette qui l’accompagne. Elle-même est assez contente, elle n’a pas songé un seul instant que ce serait suffisant pour lui changer les idées.

- Dites-moi, George, vous habitez Londres ?

Il hoche la tête de manière affirmative, attendant la suite de sa question. Gemma a un sourire franc, le premier depuis leur rencontre dans la rue. Elle le fait patienter un peu avant de lui demander s’il accepterait de la revoir un jour ou l’autre. Le sorcier est surpris encore une fois, ce n’est pas souvent qu’on lui propose de sortir comme ça, surtout depuis la mort de Fred.

- Je pense que ça pourrait être bien, pour me changer un peu de mon appartement.

Il croit avoir simplement pensé mais face à l’expression de Gemma, il comprend qu’il a parlé à haute voix. Il s’excuse alors que ses oreilles rougissent mais elle lui fait un clin d’œil.

- Vous savez, sortir un peu est bon pour la santé. Je connais des bons coins un peu partout à Londres, ce sera mieux que de se promener dans les rues. D’autant plus qu’il y a un risque de tomber sur des moldus.
- Ils n’ont qu’à se promener ailleurs, marmonne George. Il faudrait que j’invente quelque chose pour que nos discussions deviennent incompréhensibles.
- Elles y sont déjà pour eux, s’amuse Gemma. Mais si vous tenez tant à vous remettre à vos inventions, je ne suis pas contre. J’ai déjà passé quelques commandes à votre boutique et je pense que ce serait bien pour vous de vous y remettre.

Ils sont parvenus au pied de l’appartement du Weasley et il sourit avant de la remercier en lui tendant la main. La sorcière ignore ce geste et l’embrasse sur la joue en lui demandant de lui promettre de se revoir, plantant son regard dans le sien. Le rouquin est troublé mais il n’en laisse rien paraître, acceptant de la retrouver le lendemain pour une promenade au parc. Au final, son chagrin lui a permis de faire une belle rencontre.
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Tys
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Re: [Textes] Nuit du 17 juin

Message par Tys » 17 juin 2016 - 21:06

Titre : Amitiés
Thème : Promenade
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 1397
Personnages : les maraudeurs, Lily
Rating : tout public

La nuit, le parc du château était leur domaine. La cape d’invisibilité sur leurs épaules, James et Sirius avaient été les premiers à enfreindre le règlement de l’école pour pouvoir découvrir tous les secrets que Poudlard dissimulait. Toujours collé à leurs basques pendant la journée, Peter avait fini par se faire accepter durant ces escapades nocturnes. Après tout, il ne prenait pas beaucoup de place.
C’est lors d’une de ces sorties non autorisées qu’ils avaient découvert ce que dissimulait le tempérament calme et discret du quatrième membre de leur groupe d’ami. S’ils avaient été surpris, les trois garçons avaient surtout été déçus, voir vexés, que Remus ne leur ait jamais révélé lui-même la vérité. Ils le lui avaient d’ailleurs dit dès le lendemain, une fois son caractère lunatique endormi. Très rapidement, le caractère espiègle de Sirius avait repris le dessus.
- C’est que tu aurais pu nous faire confiance et qu’on t’en veux, avait-il déclarer avec un peu trop de solennité. Mais regardons les choses en face : combien d’élèves ici peuvent se targuer de pouvoir étudier à loisir une créature magique si dangereuse qu’on en parle en cours de Défense contre les forces du mal ?
Devant le regard outré de ses trois camarades, Sirius avait éclaté de rire. Accrochant le cou de Remus avec son bras gauche, il lui avait frotté les cheveux comme il l’aurait fait sur un chien, tout en lui promettant qu’il ne trahirait jamais son secret. Mieux encore, avait rajouté James, ils seraient toujours là pour le soutenir. Lors de la pleine nuit suivante, alors que des hurlements de loup-garou résonnait trop près du château, les trois garçons restés humains n’avaient pas pu dormir. De cette nuit sans sommeil était née la résolution de devenir animagus.
Cela faisait quelques années, maintenant, que cette décision avait été prise. Les quatre garçons avaient grandi, mais beaucoup plus en taille qu’en sagesse. Après de nombreux mois de tentatives infructueuses et de recherches décevantes, trois adolescents avaient enfin découvert la clé qui leur permettrait de devenir Cornedrue, Patmol et Queudver. Cela s’était révélé une véritable libération pour le pauvre Lunard, dont les nuits de pleine lune avait pris un aspect totalement différent.
Dans le secret de la cabane hurlante, un autre projet avait longuement mûri. Profitant de l’esprit aventureux de James et Sirius, Remus et Queudver avait couché sur parchemin toutes les découvertes de leurs amis. Progressivement, la carte des Maraudeurs avait pris forme, en même temps que la cape d’invisibilité devenait trop petite.
Ce détail était devenu sans importance quand les garçons, après avoir évité le concierge dans les couloirs du château, s’étaient mis à se transformer pour courir en toute liberté dans le parc déserté. Seul Remus devait recourir à ce stratagème, dans la mesure où une marche lente lui suffisait pour se dégourdir les jambes.
Les sorties des Maraudeurs correspondaient généralement aux trois ou quatre jours qui encadraient la pleine lune. Remus, sentant la transformation imminente, ou ayant besoin de se libérer l’esprit après celle-ci, appréciait l’effort de ses amis pour tenter de lui faire oublier sa malédiction.
Ce soir-là était l’un d’eux. Tandis que Remus était assis au bord du lac pour observer les sirènes faire des acrobaties à la surface du lac, Patmol coursait Cornedrue qui l’évitait avec toute la dextérité dont faisait preuve James dans son jeu de Poursuiveur. Seul Peter manquait à l’appel. A cause d’une mauvais blague de Peeves – mais laquelle de ses blagues n’était pas mauvaises ? – le dernier membre du quatuor passait la nuit à l’infirmerie.
Alors que les deux chiens fous – enfin un chien et un cerf fous – s’approchaient d’un chêne centenaire qui trônait, majestueux, au milieu de la pelouse, des sanglots les stoppèrent net dans leur jeu. Les deux animagus échangèrent un regard avant de retourner plus tranquillement vers Rémus. En effet, celui-ci avait peut-être une meilleure place pour distinguer l’élève qui avait osé s’installer sur leur terrain de jeu.
Reprenant forme humaine aussitôt qu’ils furent près de leur ami, ils se tournèrent vers l’arbre. Ils distinguèrent une forme recroquevillée sur elle-même, adossée à l’arbre, et dont les longs cheveux semblaient appartenir à une fille. Tandis que James et Sirius tentaient d’identifier la pleurnicheuse, Remus les surpris en révélant l’identité de l’importune.
- C’est Lily. Elle était déjà là quand nous sommes arrivés.
- Comment le sais-tu ? demanda Sirius, étonné qu’il puisse s’agir d’une élève aussi studieuse que respectueuse du règlement.
- Parce que nous n’avons pas inventé cette carte pour ne pas s’en servir, rétorqua posément Remus en lui tendant l’objet en question.
James éclata d’un rire peu discret, qui eut pour effet d’attirer l’attention de Lily. Cette dernière se redressa d’un coup et posa son regard sur les trois garçons. Instinctivement, James su qu’elle les avait reconnu, et il eut même l’impression qu’elle le fixait, lui. Sirius le poussa du coude.
- Tu devrais aller la voir.
- Il a raison, renchérit Remus. Tu as peut-être une chance de te racheter.
- Me racheter de quoi ? s’offusqua James, qui ne voulait pas reconnaître qu’il puisse être responsable de la fille qu’il convoitait.
- De ce qui s’est passé aujourd’hui, lui rappela le trop perspicace loup-garou.
Sirius grogna mais ne dit rien. Il comprenait ce que voulait dire Remus, mais il était loin d’accepter qu’il puisse être en tord. Ou même James. Après tout, ils n’avaient fait que s’amuser.
Après quelques instants de réflexion, James décida d’aller retrouver Lily. Derrière lui, Sirius se transforma en gros chien noir et disparu vers le château, suivi du pas plus tranquille d’un Remus redevenu invisible.

- Vas-t-en, l’accueilli la jolie rousse, donc les yeux verts étaient embués et les joues rougies par les larmes.
- C’est à cause de Servilus, c’est ça ? demanda James qui savait parfaitement que c’était le cas.
- Bien sûr que oui ! A cause de toi et de ce crétin de Sirius, j’ai perdu mon meilleur ami.
Lily était passé de l’état de triste petite fille à celui d’adolescente en colère. C’était effrayant, d’autant plus quand on connaissait la puissance magique de la demoiselle.
- C’est un abruti de Serpentard qui t’as traité de Sang-de-Bourbe ! se rebiffa James qui ne voulait pas supporter tous les tords.
- Parce que tu l’as humilié une fois de plus !
- Et tu vas lui pardonner ?
- Bien sûr que non, s’offusqua Lily qui considérait qu’il y avait des limites à ne pas dépasser. Mais ce n’est pas un mauvais garçon. Il a juste été entraîné par une bande de pro sang-pur, à cause de types comme toi qui l’ont humilié. Il n’a trouvé refuge que parmi ces ignobles individus qui pensent que moi et les autres nés-moldus avons usurpé notre pouvoir.
James plissa les yeux de réflexion. Il ne savait pas trop quoi répondre à ça. Après tout, il ne pouvait nié qu’il s’était acharné sur Severus Rogue, ce Serpentard à cheveu gras qui devait laver ses caleçons une fois l’an. Ce gars le dégoûtait, et encore plus de le savoir si proche d’une fille comme Lily. Mais ça, il ne se voyait pas le dire à la jolie rousse.
- Tu veux te balader un peu ? biaisa-t-il. Marcher te fera plus de bien que de rester assise à ruminer ta tristesse.
Lily le regarda avec stupeur. Tout d’un coup, ce garçon prétentieux se transformait en ami prévenant, et plus encore il faisait preuve de sagesse. C’était suspect.
- Qu’est-ce que tu attends de moi exactement ? s’enquit la jeune fille, méfiante.
- Rien ! se récria James en levant ses deux mains en signe de bonne fois. Juste venir en aide à une amie.
- Pour que nous soyons amis, il faudrait déjà que je t’apprécie.
- Viens te promener avec moi, et je te prouverai que je peux être un ami fidèle, à qui on peut confier ses secrets et sur qui on peut compter.
Lily eut un instant de réflexion. Le garçon paraissait sérieux et elle n’avait plus envie de rester seule, tout comme elle redoutait le moment où elle devrait retourner dans son dortoir. Aussi finit-elle par accepter.
- Au moins geste déplacer…
- Je sais, la coupa James avec un sourire victorieux, je me prendrais un stupefix.
- Si ce n’est pire…

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Re: [Textes] Nuit du 17 juin

Message par Crushounette » 17 juin 2016 - 21:23

Titre : La porte mystère
Thème : Etage
Fandom : Original
Nombre de mots : 100
Personnages : Colleen Athéna Marianne Desrosiers
Rating : Aucun

Elle grimpait les étages de sa tour, encore et encore, jour après jour. Quelque chose l’attirait, tout là-haut. Peut-être cette porte fermée à clés. Elle ne savait pas ce qui se cachait derrière le battant. Peut-être un trésor, un simple grenier. Elle était sûre que cette pièce contenait quelque chose d’important. Quelque chose de secret. Et ce secret, Leely, rêvait de le percer à jour. Elle ne savait simplement pas comment en franchir le seuil. Alors chaque jour, elle montait des centaines de marches, gravissant les étages et se retrouvait bloquée face à cette mystérieuse porte, las de son ascension.
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Re: [Textes] Nuit du 17 juin

Message par Sarah_Valentin » 17 juin 2016 - 21:26

Titre : notre chez nous
Thème : étage
Fandom :/
Nombre de mots : 328
Personnages : les miens <3
Rating :/

Lorsque nous avions décidé d’emménager ensemble, j’avais tout fait pour convaincre Marine de prendre un bungalow ou un appartement, voire un penthouse. Dans tous les cas, rien qui ne comporterait plus d’un seul étage ; j’en avais eu l’habitude dans ma maison d’enfance qui comptait plus d’étages que d’occupants. C’était une véritable calamité, surtout s’il y avait des choses à transporter, des aspirateurs à passer dans les recoins pour éviter les infâmes boules de poil,…
Enfin, tous ces tracas de la vie quotidienne que je n’avais clairement pas la force d’affronter durant nos premiers jours de couples installés.
Malheureusement, Marine avait nettement plus de charisme que moi et nettement plus d’ascendance sur moi que moi sur elle. C’est donc ainsi que je me retrouvai installée avec la femme de ma vie dans une maison de deux étages avec mezzanine… Les escaliers y étaient d’une raideur insoupçonnée et j’avais pris l’agréable habitude de m’y trébucher au moins une fois par jour. De préférence, le matin.
Autant dire que je détestais cette maison.
Au début.
Puis, au fil des jours, puis des années, je m’étais prise à l’apprécier à sa juste valeur. C’était notre maison, l’endroit où on avait pu s’épanouir sans les remarques acides de nos familles, là où on avait passé des heures et des heures à se faire répéter nos cours respectifs avant nos derniers jurys,… Il y avait tellement de souvenirs dans chaque recoin de cette maison que je ne pourrais les énumérer un par un.
Au bout de cinq ans et neuf mois, nous n’avions donc pas déménagé. Trop de souvenirs, d’amour,…nous voulions y élever notre bébé. Au moins durant ses premiers mois. Sa chambre avait donc été installée dans la mezzanine, repeinte en vert d’eau, avec un berceau et l’absence totale de baby phone.
Sur le coup, on avait trouvé ça incroyablement pratique.
On avait juste oublié un détail de taille.
Les escaliers. C’était un véritable sport que de descendre et de remonter Anthony.
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Sarah_Valentin
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Re: [Textes] Nuit du 17 juin

Message par Sarah_Valentin » 17 juin 2016 - 21:26

Titre : notre chez nous
Thème : étage
Fandom :/
Nombre de mots : 328
Personnages : les miens <3
Rating :/

Lorsque nous avions décidé d’emménager ensemble, j’avais tout fait pour convaincre Marine de prendre un bungalow ou un appartement, voire un penthouse. Dans tous les cas, rien qui ne comporterait plus d’un seul étage ; j’en avais eu l’habitude dans ma maison d’enfance qui comptait plus d’étages que d’occupants. C’était une véritable calamité, surtout s’il y avait des choses à transporter, des aspirateurs à passer dans les recoins pour éviter les infâmes boules de poil,…
Enfin, tous ces tracas de la vie quotidienne que je n’avais clairement pas la force d’affronter durant nos premiers jours de couples installés.
Malheureusement, Marine avait nettement plus de charisme que moi et nettement plus d’ascendance sur moi que moi sur elle. C’est donc ainsi que je me retrouvai installée avec la femme de ma vie dans une maison de deux étages avec mezzanine… Les escaliers y étaient d’une raideur insoupçonnée et j’avais pris l’agréable habitude de m’y trébucher au moins une fois par jour. De préférence, le matin.
Autant dire que je détestais cette maison.
Au début.
Puis, au fil des jours, puis des années, je m’étais prise à l’apprécier à sa juste valeur. C’était notre maison, l’endroit où on avait pu s’épanouir sans les remarques acides de nos familles, là où on avait passé des heures et des heures à se faire répéter nos cours respectifs avant nos derniers jurys,… Il y avait tellement de souvenirs dans chaque recoin de cette maison que je ne pourrais les énumérer un par un.
Au bout de cinq ans et neuf mois, nous n’avions donc pas déménagé. Trop de souvenirs, d’amour,…nous voulions y élever notre bébé. Au moins durant ses premiers mois. Sa chambre avait donc été installée dans la mezzanine, repeinte en vert d’eau, avec un berceau et l’absence totale de baby phone.
Sur le coup, on avait trouvé ça incroyablement pratique.
On avait juste oublié un détail de taille.
Les escaliers. C’était un véritable sport que de descendre et de remonter Anthony.
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The Night Circus
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Re: [Textes] Nuit du 17 juin

Message par The Night Circus » 17 juin 2016 - 21:28

Thème : Etage
Fandom : Inspiration trouvée dans les sept mercenaires, la haine et Anastasia (le film de 1953, pas le dessin animé), mais pas vraiment de fandom
Rating : Déconseillé mon de douze ans
Titre : Malienkaïa



Les lumières des lampadaires se reflètent sur le fleuve noir ; le visage de Malienkaïa lui apparaît, déformé jusqu'à la nausée par le ressac de l'eau contre le pont de pierre, déformé jusqu'à la nausée par la guerre, par la faim, par le vent.

Une mélodie ukrainienne tourne comme une valse dans sa tête, et se mêle à cette histoire que son grand frère lui racontait lorsqu'elle était enfant, celle d'un homme qui se jetait du haut d'un immeuble de cinquante étages.

Malienkaïa se balance, fragile, d'avant en arrière sur les quais de la rivière. Elle ne sait même plus comment elle est arrivée ici. Elle se souvient des yeux de son frère, qu'elle n'arrivait pas à fermer. Ses yeux turquoises, et si vides, ses paupières gelées par la neige, qui ne voulaient pas se fermer, qui refusaient de se fermer, alors que la pourpre de son sang fumait contre le blanc du gel.

Et l'homme en pleine chute, répétait sans cesse pour se rassurer « Jusqu'ici ça va. Jusqu'ici ça va. »

Malienkaïa n'a presque pas froid ici. Là-bas, en Crimée, ils lui avaient coupé le chauffage en plein hiver, parce qu'elle essayait de se battre avec ses pauvres moyens. Parce qu'elle portait le drapeau de son pays comme un étole, parce qu'elle manifestait avec ses amies féministes, parce qu'elle rapportait ce qui se passait sur les réseaux sociaux.

A chaque étage qu'il passait, on pouvait l'entendre : Jusqu'ici ça va, jusqu'ici ça va.

Les chars, les tirs, les bombes, les maisons en flammes, les corps déchiquetées. Mais elle était vivante, non ?

Jusqu'ici ça va, jusqu'ici ça va.

Les arrestations, les privations. Les mains qui torturent, qui brisent, qui violent.

Mais ce qui compte, ce n'est pas la chute, ce n'est jamais la chute. C'est l'atterrissage.

Malienkaïa fait un pas en avant.
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Bevy
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Re: [Textes] Nuit du 17 juin

Message par Bevy » 17 juin 2016 - 21:36

Titre : Luciana
Thème : étage
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 247
Personnages : Olivier Dubois Luciana Stroganov
Rating : tout public

« Elle est à l’étage. »

Luciana Stroganov retourne à l’examen des différents ingrédients exposés dans sa boutique sans un regard de plus pour lui. Son air insupportablement neutre et indifférent met à rude épreuve la patience d’Olivier.
Non, deux fois non, il ne comprend pas l’étrange amitié qui lie Katie Bel à Luciana Stroganov. Katie n’a pas besoin d’une demi-harpie jurant en russe pour reprendre sa vie en main, mais de lui. Mais de quelqu’un de solide qui lui rappelle que ça vaut la peine de redevenir la jeune fille enjouée qu’elle a été et qu’elle reste encore, quand des Eddie magouilleurs ou des Luciana un brin taré de ne la convainquent pas que les réponses à ses questions sont toutes proches. De quelqu’un qui lui rappelle qu’elle n’ a pas toujours été ainsi et qu’elle est libre de redevenir une jeune sorcière normale et épanouie.

« Et elle fait quoi à l’étage ?
-Des potions
-Ce n’est pas à vous de faire ça ? »
Cette fois ci, Luciana prend le temps de lui répondre.
« Katie est douée pour les filtres. Je m’efforce de lui confier des responsabilités. Ça l’aide à aller mieux et à moins penser à Eddie.
-ça c’est le rôle de ses amis. Le mien, rappelle froidement Olivier.
-Personne ne t’en empêche, réplique Luciana de son habituel timbre neutre. A moins d’acheter quelque chose, peux-tu me laisser travailler ? Je dirais à Katie que tu es passé la voir. »
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lalaulau38
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Re: [Textes] Nuit du 17 juin

Message par lalaulau38 » 17 juin 2016 - 21:37

Titre : Une deuxième chance
Thème : Etage
Fandom : Original
Nombre de mots : 347
Personnages : original
Rating : tout public

Une vibration contre sa cuisse le sort de sa rêverie. Jonathan plonge la main dans sa poche et dégaine son portable. Son sourire se crispe lorsque le nom de sa mère s’affiche en haut du message, puis se détend ; comment pourrait-il lui en vouloir de s’inquiéter ? Il lit en vitesse, répond en quelques mots qu’il n’est pas loin et qu’il va bientôt rentrer. Que non, il n’est pas fatigué et que oui, les voisins peuvent passer, pourvu qu’il puisse regarder le match d’un œil pendant la soirée.

Il marche encore un peu alors que l’après-midi touche à sa fin.
En sortant de la clairière, l’odeur du blé coupé le projette dix ans en arrière, lorsqu’il passait ses journées à mettre en rang d’oignon les bottes de pailles que sortait la machine attelée au tracteur de son grand-père, et que son père chargeait ensuite sur une vieille remorque rouge à moitié rouillée. Le garçon qu’il était à l’époque ne bronchait pas mais rêvait d’ailleurs. Les travaux de la ferme, la nature et les grands espaces, tout cela l’étouffait. Il rêvait de prendre de la hauteur, de vivre pour lui, à cent à l’heure, sans rien devoir à personne, ni un coup de main ni une explication sur ses soirées à venir. A cette époque, Jonathan rêvait de ville, de béton, de sorties. De vivre libre, loin de tout et loin de ses cachoteries.

Des gamins le doublent à vélo en rigolant, une serviette de bain autour du cou. Les petits des vacanciers d’à côté revenant de la piscine, certainement. L’un, goguenard, ralenti, se retourne, manque de tomber, se rattrape, tourne encore la tête comme pour mieux lorgner la démarche de Jonathan. Il a quoi ? Dix ans ? Peut-être douze, mais son regard est dur, moqueur, et Jonathan se sent mal. Il a un air accusateur, et le jeune homme n’a pas besoin de ça, pas de cet instant de faiblesse qui le renvoie six mois en arrière, là même où sa vie a basculé, au treizième étage du bâtiment C de la résidence des Alizées.
"Il se fit un abondant silence alentour, et la majeure partie du reste du monde se mit à compter pour du beurre."

Ca fait du bien à tes oreilles

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Carminny
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Re: [Textes] Nuit du 17 juin

Message par Carminny » 17 juin 2016 - 21:39

Titre: Joyeux anniversaire!
Thème: Etage
Fandom/ HP
Nombre de mots: 424
Personnages: Mêmes qu'avant
Rating: /

~~~~~
 Un gâteau à trois étages et un autre au chocolat avec des bougies dessus, s'il-vous-plaît, demanda Lidwyn aux elfes dans la cuisine poudlarienne.
Ce n'était pas tous les jours que votre meilleure amie fête son dix-huitième anniversaire. Oui, chez les sorciers la majorité c'était à dix-sept ans, mais voilà Lidwyn assumait complètement d'être né-moldue. Et donc le dix-huitième anniversaire ça se fêtait. Avec deux gâteaux. Dont un à plusieurs étages.
 JOYEUX ANNIVERSAIRE! s'écria Lidwyn en entrant dans le dortoir des septièmes années Gryffondor le dimanche 4 octobre 1942 à cinq heure du matin.
 T'es folle ou quoi? grommela l'une des quatre filles.
Lidwyn évita deux coussins qui balancés en et tira les rideaux du lit de Minerva, une Minerva par ailleurs en train d'attraper sa baquette magique pour lancer un sort à l'intruse.
 Oh, Minnie, réveille-toi. Tiens, joyeux anniversaire!
La dénommée lui jeta un regard noir avant de se redresser et de prendre le paquet que lui tendait son amie.
 Merci, Lidwyn. Mais étais-tu obligée de nous réveiller à ... à cinq heure du matin et arrête avec ce surnom, il est horrible. D'ailleurs comment es-tu rentrée?
 Oui, si tu veux et secret professionnel, Lidwyn lui adressa un sourire éblouissant. Maintenant ouvre ton cadeau et habille-toi on a un programme chargé.
Minerva leva les yeux au ciel avant de déballer deux cartes d'entrée au festival de métamorphose qui allaient avoir lieu à Londres pendant le mois de juillet. Elle avait presque des larmes aux yeux tellement ça lui faisait plaisir.
 Merci, Lidwyn. Merci beaucoup.
 Les moldus peuvent aussi y aller. Peut-être que tu veux emmener ton père...
Minerva la fixa avec de grands yeux. Lidwyn était très fière de son petit effet. Maintenant elle se releva du lit de son amie et faisait mine de la chasser dans la salle de bain. Elle avait prévu d'emmener Minerva faire un tour en balais (elle ferait presque tout pour elle) puis au petit-déjeuner dans la salle-sur-demande où Dumbledore et quelques élèves devaient les rejoindre.
En effet à peu près deux heures après, Minerva était bouche bée devant le chef d'œuvre des elfes. Les nombres ne devaient pas être leur fort puisqu'ils avaient empilé à la place des trois demandés sept étages de gâteau glacé au sommet duquel trônait un petit chat en sucre. Lidwyn décidé d'aller remercier les petites créatures dès que possible.
Le gâteau finit malheureusement par terre lorsqu'un certain professeur trop gourmand toucha le plateau. Dumbledore cligna des yeux et lâcha, désolé:
 Joyeux anniversaire, Minerva!
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Winter
Elève de cinquième année
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Re: [Textes] Nuit du 17 juin

Message par Winter » 17 juin 2016 - 21:45

Titre : Frères protecteurs et attentionnés.
Thème : Étage
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 560
Personnages : Fred et George Weasley
Rating : Tout public

Fred manipulait sa nouvelle invention avec précaution, Il fallait encore l’améliorer, la perfectionner et la sécuriser ! Mais le principe était là, l’objectif étant de présenter son idée à George. Un vent chaud souleva ses notes, il était conscient que le jardin n’était pas forcément le meilleur endroit pour parler mais avec le mariage de Bill et Fleur, le Terrier était un peu surchargé en ce moment.

-Alors, expliqua t-il. Du coup quand tu pousses ça, tu as ça qui sort et devrait faire sortir de l’eau. Je me suis inspiré d’un truc moldu.
-Mais comment l’eau viendrait ? demanda George qui avait quitté son air malicieux par une allure plus sérieuse et concentrée.
-Avec un tuyau qui serait dissimulé ici, mais j’aurai besoin de toi pour trouver un moyen pour conserver plus d’eau.
-Un sort de duplication posté à la sortie. On n’aurait besoin que d’une goutte et hop ! C’est bon, on a de l’eau.

Fred souria.

-C’est parfait, merci.
-Y a pas de quoi, répondit son frère en s’allongeant, les mains derrière la tête.
-Ça va ton oreille ?

George ferma les yeux. Il allait devoir s’y habituer.

-Tu t’inquiètes pour moi ? demanda t-il en se relevant arborant un grand sourire moqueur.
-Ça t’emmerdes ? s’enquit Fred qui connaissait bien son frère.
-Ouais, un peu, même carrément, mais je comprend…

Son visage s’assombrit avant de s’illuminer à nouveau.

-Mais tu vieillis mon vieux ! Encore un peu et je vais finir par te confondre avec maman !

Fred arracha de l’herbe et l’envoya en direction de son frère qui rigolait.

-Attend ! Je crois voir des cheveux blancs là !
-Je me coupe une oreille et on en reparle !

Ils rigolèrent. Ron et Hermione sortirent de la maison, les bras chargés de draps blancs. Ils semblaient se disputer vu leurs cris. Mais aucune trace d’Harry et de Ginny.

-Tu crois ce que je crois ? chuchota Fred.
-Elle l’a coincé dans un coin et lui remet les idées en place, traduisit George.

Ils se regardèrent en souriant et coururent vers la maison.

-Ah justement je vous cherchais, dit Molly en les voyant. Vous pouvez prendre ça et…
-Désolé maman, pas le temps, coupa Fred qui commença à monter les marches vers le premier étage.

George le suivit à pas de loup. Aucune trace de Ginny, ni d’Harry. Ils montèrent au deuxième étage où l’agitation du mariage n’était plus aussi présente. Adossée à un placard, Ginny embrassait passionnément Harry qui le lui rendait bien. George dépassa son frère pour se placer dans le couloir.

-Très sensuel, comenta t-il.

Les deux amoureux s’arrêtèrent, un peu surpris de voir les jumeaux ici.

-La main, expliqua celui-ci. La main sur le torse, c’est génial mais si je peux me permettre ta jambe qui glisse contre sa jambe c’est d’enfer !
-George !
-Il te fait un cours d’éducation sexuelle, il prend son devoir de grand frère très à coeur ! Tu devrais le remercier pour ça ! intervint Fred avec le plus grand sérieux.
-Dégagez ! cria Ginny.

Ils ne se firent pas dire deux fois. Ils dévalèrent l’escalier en courant et rigolant. Ils aimaient - non rectification - adoraient embêter leur soeur. Ils croisèrent Molly dans la cuisine, en prise avec des casseroles, des couteaux, et des légumes volants.

-Imaginons que tu cherches Harry et Ginny, déclara Fred avant de sortir. Alors on pourrait supposer que tu les trouves à l’étage !
"- Tant qu'on ne l'allume pas, la cigarette ne tue pas [...] Et je n'en ai jamais allumé une seule de ma vie. C'est une sorte de métaphore. Tu glisses le truc qui tue entre tes lèvres , mais tu ne lui donnes pas le pouvoir de te tuer. C'est une métaphore."
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Eejil9
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Re: [Textes] Nuit du 17 juin

Message par Eejil9 » 17 juin 2016 - 21:52

Titre : Elle me dit quel étage...
Thème : Etage
Fandom : HP
Nombre de mots : 1036
Personnages : Drago Malefoy, Hermione Granger, Minerva McGonagall
Rating : -


Aile nord, troisième étage, quatrième fenêtre en partant de la deuxième tour à gauche.

Jusque-là, c’était possible. Faisable, réalisable. Idiot, mais dans ses cordes.
Quelle idée, non mais quelle idée ? Quel pari stupide, pourquoi était-il si joueur ? Les conditions étaient absurdes, et en plus, il n’y gagnait strictement rien.
« La satisfaction d’avoir réussi », qu’elle avait dit. Eh bien, ça lui faisait une belle jambe, là, maintenant. Ce qu’il voulait, ce n’était pas tant gagner la satisfaction d’avoir réussi que ne pas perdre la face.
Et puis, ça lui apprendrait à fanfaronner à longueur de journée. Les moldus sont ci, les moldus sont ça, et moi, je suis meilleur. Par Merlin, il ne le dirait plus jamais.
Cette plaie de Granger y gagnait sur tous les points. De toute manière, depuis la guerre, elle avait pris du poil de la bête. Plus personne ne se moquait de ses manies de Miss-je-sais-tout, les gens ne remarquaient plus ses cheveux en broussaille. Il n’y avait plus que l’héroïne, la courageuse guerrière sans qui rien n’aurait été possible.
C’est donc devant toute la grande salle, d’une voix claire et haute, qu’elle l’avait défié, lui, Drago Malefoy, de remplir une tâche ardue, et ce, sans utiliser la magie.
- Puisque tu es tellement plus intelligent que ces moldus dont tu te plais à te moquer, tu n’as qu’à te débrouiller comme eux. Troisième étage, quatrième fenêtre en partant de la gauche. Tu m’apporteras le bonnet de nuit de l’occupant de cette pièce, et tu n’utiliseras la magie à aucun moment pour t’en emparer.
Drago avait été sur le point de dire oui. Il savait utiliser sa baguette discrètement, qu’est-ce qu’elle croyait ? Elle pouvait le surveiller, elle n’y verrait que du f...
Mais elle avait tendu la main et avait attendu. Toute la grande salle avait les yeux fixés sur lui. A la table des professeurs, McGonagall observait la scène, un sourire mystérieux sur ses lèvres de vieille chouette...
Drago n’avait pas eu le choix. En soupirant, il avait tendu sa baguette à Granger. Il n’aurait qu’à emprunter la baguette de Blaise...
- Evidemment, je viendrai avec toi, avait-elle ajouté. Et si je te vois utiliser la magie volontairement, j’estimerai que tu as déclaré forfait.
La garce. Vraiment, ce n’était qu’une garce.
Et il était là, maintenant, dans le parc, à la tombée de la nuit, avec Granger collée aux basques.
Aile nord, troisième étage, quatrième fenêtre en partant de la deuxième tour à gauche. Il n’avait pas vraiment le choix.

Il était sportif, après tout. Il n’avait pas peur du vide. Il n’avait qu’à grimper, oui.
La façade de Poudlard présentait de nombreuses prises : la pierre y était brute, et il y avait de nombreuses fenêtres dont les rebords formaient des appuis providentiels.
Sauf qu’il devait éviter de se faire repérer, parce que le couvre-feu était passé. Il ne pouvait donc pas profiter du soutien qu’auraient pu lui apporter les fenêtres.
Saleté de Granger.
Il coinça le bout de ses doigts entre deux pierres et entama son ascension.
Le début fut plus simple qu’il ne l’aurait cru. Granger l’observait d’en bas, il n’y avait pas de vent, il ne faisait pas froid. Pour tout dire, quand il arriva au premier étage, il était grisé. La pierre, la hauteur, la vue sur le parc lorsqu’il tournait la tête, c’était tout bonnement magique. Il en aurait presque remercié Granger...
Au deuxième étage, il avait mal aux mains, le bout de ses chaussures était abîmé, et il était fatigué... Pourtant, il était toujours content d’être là, il avait l’impression de sentir la magie du château pulser sous ses doigts. Privé de sa baguette, il était beaucoup plus réceptif à la magie qui l’entourait. Il ne le dirait sûrement pas à Granger, mais il était fort probable qu’il eût fait de la magie sans baguette. Ou alors le château l’avait-il aidé... Partout ailleurs, il le savait, son exploit aurait été impossible.
Il était déjà en train de se rengorger quand il vit une silhouette passer devant une fenêtre proche. En un sursaut, il reprit son ascension en espérant ne pas avoir été repéré. Une fois passé l’ouverture, il s’arrêta, les doigts coincés dans une toute petite fissure, et les pieds sur une faille dangereusement étroite.
Un, deux, trois...
Personne n’avait donné l’alerte, il pouvait repartir.
Quand il fut arrivé au troisième étage, il remarqua que ses doigts saignaient. Qu’importait, il lancerait un sort quand il retrouverait sa baguette. En quelques mouvements désormais bien plus maladroits que lorsqu’il avait entamé son expédition, il se hissa jusqu’à la fenêtre désignée par Granger. A l’intérieur, on ne voyait rien.
Du bout de ses doigts meurtris, il tenta de pousser le battant, en vain. La fenêtre était verrouillée. Drago laissa échapper un juron, glissa ses doigts dans sa poche, n’y trouva rien, et jura à nouveau.
Saleté de Granger.
Il tenta de pousser l’autre battant, mais celui-ci resta tout aussi immobile que le premier.
Drago haussa les épaules. Il n’y avait plus qu’à employer la méthode dure. De toute manière, c’était la faute de Granger.
Il serra le poing à s’en faire blanchir les phalanges et frappa contre la vitre. A son grand soulagement, le verre se brisa. Il put glisser sa main par l’ouverture et, en se coupant au passage, ouvrit la fenêtre.
A l’intérieur, il n’y avait aucun bruit, et il y faisait un noir d’encre.
Et pas moyen d’utiliser de lumos.
Drago attendit que ses yeux s’accommodassent à l’obscurité et, à tâtons, tenta de se diriger vers une forme basse dont il pensait qu’il s’agissait du lit. Un pas, un autre... Etait-il le seul à entendre son cœur battre si fort ? Qui que fût le propriétaire du bonnet, il avait intérêt à être vieux, endormi et sourd...
Soudain, la lumière s’alluma. Drago se figea.
- Mr Malefoy, fit une voix sèche, reconnaissable entre mille. Puis-je savoir ce que vous faites dans mon bureau, après l’heure du couvre-feu ?
Le professeur McGonagall arborait son air sévère des grands jours, mais elle avait un soupçon d’ironie dans la voix, et le rire planait au fond de ses yeux.
- Je pense que vous m’expliquerez ça en retenue, fit-elle.
Saleté de Granger...
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AliceJeanne
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Re: [Textes] Nuit du 17 juin

Message par AliceJeanne » 17 juin 2016 - 21:56

Titre : Un « rat-court-si »
Thème : Etage
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 806
Personnages : Ron, Croûtard
Rating : Tout public

Parfois, Peter Pettigrow en avait assez d’être un rat. Surtout lorsque cette fonction impliquait de devoir suivre Ron Weasley partout où il se rendait, y compris lorsqu’il venait passer l’après-midi avec son père au ministère de la magie. Enfin tout du moins c’était ce qu’il était censé faire, mais le jeune garçon à la tignasse rousse semblait avoir bien d’autres projets en tête.

Croûtard aurait dû se douter que le voyage jusqu’au deuxième étage où travaillait Arthur, allait être long. Surtout en faisant un crochet par le septième, le département des sports magiques. Il n’y avait décidément pas grand-chose qui intéressait Ronald hormis la nourriture et le Quidditch, au grand dam de son animal de compagnie. Durant sa vie humaine il n’avait jamais été sportif, pour la simple raison qu’il n’excellait pas dans l’art de faire bouger son corps. Encore aurait-il fallu qu’il excelle dans quelque chose…

Le septième étage était dangereux, tous ces cognards fous dans tous les coins, pas étonnant que Ron ait un air aussi ahuri, il avait dû s’en prendre quelques uns au passage, lors de ses précédentes visites.

Le retour dans l’ascenseur, après une bonne heure à observer Ron s’extasier devant tout ce qui ressemblait de près ou de loin à un balai (même ceux du placard avaient retenu toute son attention), fût une bénédiction.

Ce qui le fût beaucoup moins, en revanche, ce fût l’arrêt au troisième étage. Ce jeune homme ne savait-il donc pas compter ? Ils devaient se rendre au deuxième étage, au service des détournements de l’artisanat moldu, et non au département des catastrophes magiques. Quoique… au vu des derniers exploits magiques de Ron, celui-ci y avait sans aucun doute, entièrement sa place.

Qu’y avait-il donc de si amusant à voir de la neige tomber en rafales des bougies d’un lustre ? N’importe quel sorcier pouvait en faire autant avec un bon hoquet lui empêchant de viser correctement ! Décidemment, Croûtard ne comprendrait jamais les goûts du jeune sorcier, souriant bêtement devant le spectacle navrant d’une vieille sorcière en tailleur jaune canari immonde se faisant transformer en bonhomme de neige à chacun de ses allers-retours pressés.

Le rat sauta de son perchoir, une épaule maigrelette parée d’un pull violet effiloché et tricoté main, et fila rapidement après avoir touché le sol. Hors de question qu’il reste plus longtemps ici. Ron se rendrait bientôt compte qu’il avait disparu et se rendrait bien vite à sa recherche. Il avait beau ne pas être très malin, il prenait tout de même grand soin de ses affaires.

L’ascenseur fût vite atteint. Seulement Peter se rendit vite compte qu’il avait négligé quelques détails durant la mise au point de son plan. Mais peut-on lui en vouloir, s’il n’avait pas été réparti à Serdaigle, c’était bien pour une bonne raison. Tout d’abord les sorciers sont nettement plus grands que les rats, leurs pieds sont immenses et peuvent vous écrasez la queue en quelques secondes. Ensuite ils n’avaient pas pensé à mettre des boutons aussi bas que leurs chevilles. Ainsi, l’animagus fût-il contraint de passer par tous les étages du Ministère de la Magie avant de se retrouver brutalement expulsé d’un coup de talon.

Le rat secoua la tête, légèrement sonné. A quel étage pouvait-il bien se trouver ?

C’est alors qu’il ressentit une vive douleur à la queue et que le sol s’éleva dangereusement. Le numéro fût alors bien visible, en haut des portes de l’ascenseur : le quatrième, le département de contrôle et de régulation des créatures magiques. Le cœur de Peter s’accéléra, ce n’était pas bon, pas bon du tout.

Des sabots de cheval martelaient le sol, tandis qu’un bec tranchant lui découpait progressivement le bout de la queue. Il couina. Pourquoi avait-il fallu qu’il tombe au seul étage où il était susceptible de croiser un hippogriffe ? Sentant sa dernière heure arrivée alors que les os de sa queue se trouvaient broyé, il gesticula, se tortilla en un effort surhumain, (ou peut-être devrions-nous dire « sur-ratesque ») et le membre céda, il était raccourci.

Profitant de la surprise de son agresseur, Croûtard fila, direction l’ascenseur ! Dans sa course, il heurta une chaussure boueuse.

_ Croûtard ! Je t’ai cherché partout ! Piailla la voix de Ron. J’ai cru que je t’avais perdu ! J’ai fait tous les étages pour te retrouver ! Oh mais ! Ta queue ?

Le jeune garçon contempla, avec un air consterné, le moignon de son rat, un reparo ne suffirait visiblement pas. Il soupira, parfois il se demandait ce qui pouvait bien se tramer dans la tête du rongeur… Enfin, il se faisait certainement des idées, Croûtard n’était qu’un rat. Secouant la tête il prit la direction du deuxième étage, où son père l’attendait certainement depuis deux bonnes heures. Mais cela n’avait pas d’importance, Ron connaissait un très bon raccourci.
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Choueeette
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Re: [Textes] Nuit du 17 juin

Message par Choueeette » 17 juin 2016 - 22:00

Titre : Tout en haut
Thème : Étage
Fandom : HP (mais presque original en fait)
Nombre de mots : Environ 250
Personnages : Gabrielle, Fleur
Rating : TP




En haut, sous le toit. Entre les poutres et les planches, vivent les mystères et les énigmes de l'enfance. Le grenier, l'Étage, comme l'appelle Gabrielle. Tous entendent la majuscule qu'elle met à ce nom, lorsque de sa petite bouche rose, elle murmure ce mot. Fleur et les autres, tous les grands cousins et cousines, ont fait de ce lieu leur repère, cachette effrayante dans cette immense maison. Et Gabrielle, elle, attend en bas de l'escalier, la place attitrée de la petite dernière, les yeux rivés vers cet endroit qui l'intrigue et la terrifie. Les grands parlent de bêtes, d'araignées, de fantômes même ! Tu es trop petite, explique Elodie, trop jeune, avance Julien, trop peureuse, crache Fleur, mesquine. Mais qu'importe ? Ils ont pris possession de l'Étage, mais Gabrielle préfère de loin l'Escalier. N'ont ils pas compris que le pont vaut mille fois mieux que la rive ? Que le voyage détrône la destination ? Alors ils crient et s'amusent à avoir peur là-haut, et Gabrielle monte les marches, de plus en plus haut, savourant sans l'avouer le frisson d'excitation qui anime son coeur plus elle s'approche de l'Étage. Et elle frémit de plaisir lorsqu'elle dévale les marches en hurlant, faisant sursauter la tribu de cousins derrière la porte
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BellaCarlisle
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Re: [Textes] Nuit du 17 juin

Message par BellaCarlisle » 17 juin 2016 - 22:02

Titre : Construire ou ne pas construire
Thème : Étage
Fandom : Avengers
Nombre de mots : 1174
Personnages : Les Avengers
Rating : Tout public

Tony étale les plans devant lui, un sourire sur les lèvres. À ses côtés, Steve est inquiet, il sait à quel point Iron Man peut faire des catastrophes quand il a des idées, plus encore quand ça concerne le quartier général du SHIELD. Un peu plus loin dans la pièce, Fury a les mêmes pensées que Captain America, à la différence que lui dirige tout le monde et qu’il se demande pourquoi il a accepté de confier la construction d’une nouvelle base au génie philanthrope. Ce dernier est déjà en train de rajouter des annotations sur ses propres dessins, esquissant quelques flèches ou traçant des murs supplémentaires. Personne n’ose le déranger, les autres Avengers restent assis à leurs places en échangeant des coups d’œil qui ne passent pas inaperçus pour le borgne. Il regrette presque d’être debout parce que son corps tremble un peu d’anticipation. Il a imposé certains points à Stark, refusant des lumières trop voyantes parce qu’il s’agit quand même d’une base censée être secrète mais si elle ne le restera pas longtemps. Il a aussi obligé Iron Man à ne pas repeindre tout en rouge et or, lui rappelant que c’est pour le SHIELD et pas uniquement pour lui. Tony est tellement concentré sur ce qu’il fait qu’il a l’impression d’être seul, souriant soudain lorsqu’il prend une nouvelle feuille pour dessiner encore des pièces, si nombreuses que Fury fronce les sourcils. C’est Steve qui se risque à parler, brisant le silence installé dans la salle de réunion pour réveiller un peu le milliardaire.

- Stark, vous ne croyez pas que vous allez un peu loin ?
- Captain, cet endroit est une base, pas un placard. Il faut des salles pour tout le monde, des chambres au cas où nous ne serions pas capable de rentrer chez nous.
- À cause de l’alcool, intervient Rhodey. Parce que Tony prévoit toujours des fêtes.
- J’étais sérieux, réplique le génie en reprenant le cours de ses explications. Il y a les salles d’entraînement, dont une conçue spécialement pour notre cher géant vert.

Son regard se pose sur Bruce avant de revenir à ses plans, avec une moue amusée sur le visage.

- Ensuite, il y a la sécurité. Ce serait bien d’éviter une nouvelle fois qu’un Dieu cinglé pénètre au sein du SHIELD pour nous voler un artéfact très puissant.
- Mon frère n’était pas lui-même, conteste Thor.
- Ça n’empêche pas de renforcer la sécurité. Et je ne parle même pas des agents d’HYDRA infiltrés un peu partout et d’un certain Soldat de l’Hiver.
- Il avait eu un lavage de cerveau, rétorque Steve.

Tony les coupe d’un geste de la main qui signifie qu’il ne veut rien entre de plus. Il se remet à travailler sur ses plans, continuant ses esquisses. Fury prend son courage à deux mains et s’approche, observant les coups de crayon du génie ainsi que les quelques mots qui sont sur les feuilles. Son œil s’agrandit alors qu’il détaille Iron Man avec une expression mêlant consternation et stupéfaction.

- Nous n’avons pas un budget illimité, Stark.
- J’ai de quoi renflouer le budget.
- Il n’y a aucune cohérence dans vos plans.
- Au contraire ! J’ai pris exemple sur la tour Stark, en ajoutant quelques petites idées. J’ai pensé à mettre un étage par Avengers.
- Quoi ?

Ce seul mot est prononcé par chaque personne dans la pièce. Bruce se prend la tête dans les mains, il ne supporte plus les idées de Tony depuis que celui-ci a eu quelques problèmes avec Ultron. Le scientifique à l’alter-ego vert a accepté de revenir dans l’équipe mais il ne pensait pas que le génie aurait encore de quoi les surprendre. Clint a un sourire idiot aux lèvres, il n’est plus étonné par Iron Man et il apprécie beaucoup d’avoir un étage rien que pour lui. Pour sa part, Natasha n’est pas vraiment d’accord, elle voit déjà les soucis qu’il pourrait y avoir, et pas seulement dans le nombre d’étages. C’est censé être un quartier général, pas un repaire pour dormir après des lendemains de fêtes trop arrosées ou pour se protéger des terriens qui les détestent.

- Je comprends mieux le problème d’argent, déclare Vision qui part déjà dans des calculs sur la marchandise nécessaire pour construire autant d’étages.
- Et encore, je me demande si je ne vais pas faire un étage par membre du SHIELD. Ce serait une façon de rapprocher tout le monde.

Son air innocent ne trompe personne, ils savent tous que le milliardaire veut embêter Fury et remettre un peu d’ambiance après le froid survenu à cause de la Guerre Civile. Sam se lève pour voir de lui-même les plans de Stark, esquissant un sourire amusé quand il détaille la taille du quartier général que le génie veut concevoir.

- Je pourrais tester mes nouvelles ailes de faucon. Je veux bien le dernier étage, ce sera sympa pour une chute libre.
- Ne compte pas sur nous pour te rattraper, réplique Wanda en le fusillant du regard parce qu’elle n’approuve pas du tout l’idée d’Iron Man.
- Imaginez un peu, intervient de nouveau Tony. Il n’y aura plus de problème de télévision, chacun aura la sienne. Avec même une cuisine à chaque étage, comme ça tout le monde aura de quoi s’occuper.
- Et si nous avons une situation urgente à régler ? remarque Fury qui a beaucoup de mal à garder son calme. Je doute que tout le monde puisse passer par la fenêtre, la plupart de mes agents sont normaux.
- Vous me fendez le cœur, lui répond le milliardaire avec un faux air blessé. Nous sommes tous normaux et nous avons besoin d’un peu d’intimité, d’où un étage chacun.

Steve ne sait pas quoi dire pour raisonner Iron Man. Ils ont tous donné leur point de vue, ils ont tous essayé de lui faire comprendre que ce n’est pas une idée à mettre en œuvre, aussi bien pour l’économie du SHIELD que pour la sécurité de tout le monde. Mais ils connaissent tous Tony, dès qu’il a quelque chose en tête, c’est très dur de le faire changer d’avis. Un sourire se dessine alors sur les lèvres de Thor tandis qu’il se lève à son tour, sa carrure imposante attirant les regards alors qu’il plante le sien dans celui du génie philanthrope.

- Si Loki revient par ici, vous aimeriez qu’il vous jette de quel étage, ami Stark ?

Iron Man devient pâle, très pâle. Le souvenir de sa rencontre avec le Jotun est gravé dans sa mémoire et pas en bien. Il jette un coup d’œil à ses plans, les prend en main et les déchire avant de se tourner vers Fury.

- Je vous fournirai l’argent, prenez un architecte.

Le borgne soupire de soulagement, remerciant le Dieu d’un hochement de tête. Le SHIELD a été sauvé, ils n’auront pas une tour immense avec des étages inutiles. Et cela grâce à un geste de Loki. Franchement, qui aurait cru que leur ennemi leur servirait pour raisonner Stark ?
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LaLouveNoire
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Re: [Textes] Nuit du 17 juin

Message par LaLouveNoire » 17 juin 2016 - 22:06

Titre : Un étage de plus ou de moins
Thème : Étage
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 773
Personnages : Ginny, Hermione, Molly
Rating : Tout public

****

- Non ! Définitivement, NON ! s'énerva Ginny. Il n'y aura pas cette... « chose » lors de mon mariage. N'insiste pas, Maman !
- Mais..., ma puce, commença Molly. Pourquoi tu n'aimes pas... ? C'est joli et en plus c'est délicieux !
- Maman... ! Arrête !! grogna Ginny.
- En plus, c'est une pure tradition moldue : cela plaira à coup sûr à Harry, s'asséna Molly.

Mrs Weasley rayonnait : elle pensait tenir là un argument ir-ré-fu-ta-ble. Malheureusement, la fougueuse rousse ne l'entendait pas de cette oreille.

- Je me fous que cela plaise à Harry ! C'est mon mariage autant que le sien, que je sache, explosa Ginny
- Bon, vous avez fini, oui..., soupira Hermione.

Quatre semaines. Cela faisait quatre longues semaines qu'Hermione supportait en silence la guéguerre entre la mère et la fille. Quatre semaines qu'elle les observait, tous les jours, en train de s'engueuler sur un sujet, qu'elle trouvait, elle, pour le moins futile...

En plus, elle était, indirectement et en partie, responsable. Mais pourquoi ? Merlin, pourquoi avait-elle montré à Molly et Ginny, dans un moment de grande inconscience et, probablement, avec des tendances suicidaires refoulées, un magasine de mariées moldues... !

Bien-sûr, elle n'avait pas réalisée tout de suite son énooorrrmmme bourde : mère et fille avait commencé à feuilleter le magasine, s'extasiant sur les robes de mariées, sur les dragées, sur les costumes des garçons d'honneur et même sur les décorations de salle. Tout semblait se dérouler dans une atmosphère paisible. Hermione avait même ensorcelé un parchemin et une plume qui prenait en notes les idées et les envies des deux femmes.

A quelques mois du GRAND mariage attendu par tout le monde sorcier, elle avait naïvement pensé qu'apporter une touche de traditions moldues dans la cérémonie permettrait de resserrer la communauté. En plus, n'oublions pas que Lily Potter était une moldue...

Hermione était plutôt fière de son idée... Jusqu'à... Ben jusqu'à ce que survienne le drame...

Elles en étaient à choisir le parfum du sorbet de glace pour le « trou-normand », tradition moldue et typiquement française en plus, et elle dévièrent naturellement sur la partie « dessert » du magasine... Des pages et des pages de papiers glacés présentant des pièces montées, de la plus simple à la plus folle... Folle, Molly l'était devenu... Folle des pièces montées... ! Elle en voulait absolument une pour le mariage de sa fille unique... Ce que celle-ci refusa obstinément... Et les deux femmes étant aussi têtues l'une que l'autre, cela durait depuis quatre semaines... au grand désespoir d'Hermione qui ne s'en sortait plus avec les autres préparatifs du mariage.

Mais, là, Hermione saturait ! Elle trouverait un compromis aujourd'hui mais si elles devaient pour cela les séquestrer ! Oui, elle s'en sentait capable.

- Bon... Dis-moi, Ginny, pourquoi ne veux-tu pas de cette pièce montée... ? Demanda Hermione.
- Ce n'est pas moi, Hermione. Ce... truc là, ce n'est pas moi, expliqua cette dernière.
- Mais encore... ?
- Trop de crème, trop de dragées, trop rose, énuméra Ginny. Troooop...
- Fille ? Demanda Hermione
- Ouiii ! C'est tout à fait ça
- Bon, ok ! Molly, pourquoi cette pièce montée alors ?
- D'abord, il nous faut un dessert, commença la mère de famille
- Oui, mais pourquoi celui-ci... insista Hermione
- Pour le côté moldu, parce que j'aime faire des gâteaux et que je trouve ça joli...
- Bon, ok. Alors si on choisit une base de pièce montée, pour la forme mais pas de dragées et sans couleur rose... Je sais pas moi... Il pourrait être rouge et or pour faire original... Non, je rigole... Mais il pourrait être d'une couleur neutre avec des détails rappelant les maisons de Poudlard... Et le Quidditch aussi, vu que c'est une passion des deux jeunes mariés... Une pièce montée, oui, mais qui vous ressemble plus Ginny. On se prépare un croquis... ? Demanda Hermione avec espoir
- Je veux bien faire un effort, marmonna Ginny
- Moi aussi, assura Molly

Vingt minutes après, Hermione leur présenta un dessin, représentant un étage type de la pièce montée. Devant les visages émerveillés des deux femmes enfin calmées, Hermione en aurait pleuré de soulagement...

- Bon, comme c'est enfin réglé, je vais pouvoir y aller... ! Je ne vous enfermerais pas donc pas aujourd'hui, soupira-t-elle, faussement navrée. Ah. Dernier détail : combien d'étages pour la pièce montée... ??
- Pas plus de trois, annonça Ginny
- Pas moins de cinq, trancha, au même moment Molly

Les deux femmes se regardèrent à nouveau tendues, prêtes à défendre leurs positions.

- Oh non, Merlin ! Soupira la pauvre Hermione. C'est reparti...

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Re: [Textes] Nuit du 17 juin

Message par Sarah_Valentin » 17 juin 2016 - 22:15

Titre : le carcan de ma mère
Thème : satin
Fandom : /
Nombre de mots : 320
Personnages : les miens <3
Rating : /

- Je suis vraiment pas sûre de ce coup, là, vraiment…
Un second tour sur moi-même me prouva que je n’avais pas vraiment tort : la tenue que ma mère m’avait choisie ne me correspondait définitivement pas. Déjà parce qu’elle était bleu pastel, qu’elle avait plein de petits volants qui partaient de mes genoux, et que ça jurait avec ma carnation caramel et mon regard dur, mais aussi parce que cette chose était en satin bon marché et semblait prendre un véritable plaisir à mettre en évidence tous mes petits défauts et, pire, la pointe de mes tétons.
En me regardant pour, environ, la millième fois dans le miroir, je pouvais assurer qu’on ne voyait que ça : le renflement du sein et l’auréole qui le couronnait.
Si Marine m’avait vue à cet instant, je suis sûre qu’elle aurait explosé de rire depuis longtemps et m’aurait demandé de changer illico de robe en me menaçant de m’abandonner pour le bal de fin d’année. Au moins, cette séance de shopping aurait été moins mortelle…
- Et moi, je te dis qu’elle est parfaite, trancha ma mère de son habituel ton hautain qu’elle prenait de plus en plus souvent avec moi, « Et puis, ce n’est pas comme si tu n’allais pas déjà te ridiculiser à ce bal… »
Ainsi donc, la hache de guerre n’était pas enterrée comme elle me l’avait juré avant de partir dans ce simulacre de relation mère-fille.
- Maman, ça suffit, sifflai-je entre mes dents, « Je ne vais pas me ridiculiser, je vais aller à un bal avec la fille dont je suis amoureuse. »
- Ce n’est qu’une passade qui va te coûter toute ta vie…
Ce fut les dernières paroles que je l’entendis prononcer avant de m’engouffrer dans la cabine d’essayage pour arracher ce fourreau de satin, qui me faisait de plus en plus penser à une prison dont ma génitrice était la geôlière.
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Crushounette
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Re: [Textes] Nuit du 17 juin

Message par Crushounette » 17 juin 2016 - 22:24

Titre : Nuit satinée
Thème : Satin
Fandom : Original
Nombre de mots : 100
Personnages : Capucine Cléophée Noélie Aimer-Beauchamp et Hugo Abraham Malavoy
Rating : Aucun

Tout dans cette chambre respirait le luxe, des draps de satin rouges aux lourds rideaux de velours noir. En passant évidemment par le lit à baldaquin, drapé de satin doré. Lorsque que Capucine était rentrée dans cette chambre, elle avait immédiatement su qu’elle faisait une bêtise. Et bien qu’elle aurait dû dire non, elle avait suivi Hugo jusque chez lui. Elle savait qu’elle ne devait pas coucher avec mais c’était plus fort qu’elle. Il l’attirait comme un aimant. Capucine le regretterait sans doute demain mais pour le moment, elle s’en fichait. Et elle se laissa tomber nue sur le satin.
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Tys
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Re: [Textes] Nuit du 17 juin

Message par Tys » 17 juin 2016 - 22:35

Titre : Confusion
Thème : Etage
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 1127
Personnages : Argus Rusard
Rating : tout public

L’école de Poudlard peut se révéler être un vrai labyrinthe, entre ses passages secrets qui sautent des étages ou encore ses escaliers capricieux qui n’en font qu’à leurs marches. Aussi, lorsqu’on est un Cracmol, ne pas s’y perdre peut se révéler être un véritable exploit. Mais lorsqu’on vient de passer les vingt dernières années de sa vie à parcourir les couloirs de l’école en tout sens, on en connaît tous les recoins par cœur. Sauf quand deux farceurs vous jettent un sort de confusion.
Le concierge, ainsi désorienté, devient tout d’un coup moins efficace dans sa course contre la pire espèce d’élèves : ceux qui enfreignent le règlement.

- La dame au chapeau bleu les a vu au deuxième étage, déclare le tableau du peintre bossu lorsqu’Argus Rusard passe devant lui.
Voilà plus de deux heures qu’il court en tout sens à la recherche des deux roux qui mériteraient quelques coups de fouets. Ses rhumatismes le font souffrir, et il ne sait même plus dans quel coin il a vu Miss Teigne la dernière fois.
A cette annonce, le concierge hoche brièvement la tête, effectue un demi-tour et se précipite sur le premier escalier venu. Mais comble de malheur pour l’homme qui s’apprête à monter au quatrième étage, alors qu’il se croyait encore au premier, l’escalier qu’il emprunte décide soudainement d’aller desservir l’aile ouest. Or, le Cracmol le sait pour connaître l’emplacement de chaque tableau du château, la dame au chapeau bleu se trouve dans l’aile est.
Arrivé en haut des marches, il se précipite donc directement vers un passage secret qui doit l’emmener dans l’aile opposé. Soumis au sort de confusion, il se retrouve très vite devant le tableau du boucher, situé au troisième étage de la tour nord.
- Satanés Weasley ! grommelle le concierge en poursuivant sa course, sans plus vraiment savoir vers où il se dirige.

- Monsieur de France vous informe qu’il a vu les jumeaux farceurs se diriger vers les cuisines.
Ces adolescents boutonneux vont enfin pouvoir payer leur dû. En effet, Argus Rusard connaît un chemin très rapide qui lui permettra de couper la route aux insupportables adolescents. Après un demi-tour qui fait grincer son corps endoloris, le concierge se précipite, de sa course claudiquant, vers une tapisserie représentant une nymphe des bois. Cette dernière le rabroue sur son manque de délicatesse, quand il soulève brutalement le tissu pour descendre les marches qu’il dissimule, avant de se remettre à se tresser une couronne de fleurs.

- Mon bon ami, il faut vous diriger dans l’autre direction, l’informe en cœur une chorale du XVIIIe siècle, avant de reprendre un chant de Noël totalement déplacé en ces vacances de printemps.
Le concierge suit leur conseille. Après tout, il s’est retrouvé au cinquième étage sans trop savoir comment, alors autant profiter de la complicité des tableaux. Pour son grand bonheur, la plupart des peintures tiennent rancune aux jumeaux Wealsey pour avoir, un jour ou l’autre, exercer leurs facéties au dépens des toiles.

- Je crois bien qu’ils s’apprêtent à retourner à la tour Gryffondor, l’informe un vieux paysans lorsqu’il passe dans le couloir du premier étage de la tour ouest. C’est sans doute trop tard pour les avoir ce soir, mais j’ai entendu dire que Peeves avait de nouveau inondé le couloir du septième étage.
En sueur, ses rhumatismes plus douloureux que jamais, Argus Rusard s’arrête un instant pour reprendre son souffle. Un instant seulement, car il est bien décidé à exercer son courroux sur le premier élève ou esprit farceur qui lui tombera sous la main, à défaut d’avoir eu les frères Weasley.
Le concierge reprend donc sa course dans les étages de Poudlard, toujours sous l’emprise du sort de confusion. Inconscient de ce fait, il persiste à croire qu’il sait où il va, alors même qu’en prenant l’escalier pour aller au septième étage, il se retrouve dans un couloir du deuxième étage.
Après une nouvelle heure à courir en tout sens, en suivant les indications des habitants des tableaux et en se trompant toujours de direction, il finit par se retrouver devant la statue d’une gargouille. Cette fois, il en a marre de courir et décide de rendre une petite visite au directeur. Il faut bien qu’il prenne ses responsabilités au sérieux de temps à autres.

« Sorbet citron » ne fonctionnant pas, le concierge essaye « nid de cafard ». La gargouille ne révélant toujours pas l’escalier permettant d’accéder au bureau du directeur, Argus Rusard commence à perdre patience. Il tente toute sorte d’autres noms de sucrerie, sans qu’aucune ne fonctionne. Tandis qu’il se demande comment il peut avoir oublier un mot de passe aussi facile à retenir, des miaulements suivies d’un frottement contre sa jambe la plus douloureuse, viennent lui apporter un peu de réconfort.
- Ah, vous voilà enfin ! s’exclame joyeusement le directeur en arrivant à la suite de la chatte. Votre Miss Teigne ne semblait pas en mesure de vous retrouver, alors je me suis permis dans l’accompagner dans sa recherche. Mais que faite-vous devant cette gargouille ?
Le concierge se retourne vers Albus Dumbledore, avec une grimace mauvaise qui en dit long sur son état d’esprit. Pour qui se prend ce vieux fou à se moquer de lui ?
- Argus, reprend doucement le directeur, il semblerait que vous soyez un peu confus.
Le concierge ouvre de grands yeux surpris. Certes, Albus Dumbledore est réputé pour ses sorties surprenantes, parfois à la limite de l’absurde. Mais le trouver confus est parfaitement aberrant.
- Argus, continue le directeur en constatant que le concierge n’a pas conscience de son état, avez-vous conscience que nous sommes au sixième étage et que cette gargouille ne donne pas accès à mon bureau ?
- Absurde ! rétorque le Cracmol en sueur, en prenant sa chatte dans les bras. Je connais mieux cet endroit que n’importe qui et…
- Finite Incantatem !
Ces deux mots interrompent brusquement Argus Rusard. Après tout, à quoi sert-il de tenter de convaincre quelqu’un soumis à un sortilège de confusion, qu’il ne peut plus vraiment savoir où il est. Autant l’en libérer.
Aussitôt de nouveau pleinement conscient de ce qui l’entoure vraiment, le concierge rougit de honte, pour avoir été mené en bateau aussi longtemps, et de colère contre les deux fauteurs de trouble qui lui ont échappé.
Argus Rusard grommelle rapidement un remerciement au directeur avant de repartir en courant dans les étages de Poudlard, à la recherche de Peeves ou d’un élève hors de son dortoir. La nuit ne fait que commencer, et nombreux sont les étages ou des petites malins peuvent se cacher, se croyant à l’abris du concierge de l’école.

Verrouillé

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