[Textes] Nuit du 20 mai

Les Nuits d'HPF : un thème par heure, une nuit par mois, de l'écriture à volonté !

Modérateur : HPF - Équipe des Nuits

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Catie
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[Textes] Nuit du 20 mai

Message par Catie » 20 mai 2016 - 19:51

Voici le topic pour publier vos textes de la Nuit de ce soir.

Aucune question, remarque, commentaire ou post contenant autre chose qu'un texte n'est accepté.

Veuillez publier votre texte en remplissant préalablement ce formulaire :

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Bevy
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Re: [Textes] Nuit du 20 mai

Message par Bevy » 20 mai 2016 - 20:31

Titre : L’art de la glande
Thème : prédiction
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 157 mots
Personnages : Adrian Pucey
Rating :


Affaler à même le sol du dortoir des quatrièmes années, Adrian Pucey fixe le plafond en pierre, décoré de vert et or. Son livre de divination « Lever le voile du futur » est à ses pieds, quelques feuilles de parchemin gribouillée de son écriture lui servent d’oreiller. Il avait pensé que le calme du dortoir l’inspirerait mais le garçon a maintenant envie de dormir. La moquette est confortable et sa tête bien callée. Sa suite de calculs et de déplacements des planètes ne l’inspire pas. Brûlure dû à Saturne, trahison à cause de Mars, perte d’objet à cause de Jupiter, tout cela tourne en boucle dans son esprit sans qu’il n’en saisisse le moindre sens.
Adrian ferme les yeux. Il a encore deux jours pour rendre son devoir et d’ici là, s’il n’arrive à rien, il utilisera la bonne vieille méthode : piocher des idées dans les magazines de Juliet. Les prédictions de l’horoscope de Sorcière Hebdo ne sont pas pires que les siennes

Titre : Déconcentration
Thème : prédiction
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 103
Personnages: Ron Weasley- Hermione Granger.

Ron lève une nouvelle fois la tête de son devoir de sortilèges. Plus que les pitreries de Fred et George, plus que l’habituel bruit de la salle commune, le cliquetis des aiguilles d’Hermione le déconcentre.
Hermione qui a déjà fermement refusé de l’aider mais qui souhaite quand même attendre le retour de Harry de sa punition avec Ombrage. Hermione qui a terminé ses devoirs et qui s’est même débrouillé pour avoir une soirée de libre.
Hermione qui lui a prédit une série de « Décevant » à ses BUSEs s’il continue à trainer pour faire ses devoirs. Hermione qui dramatise, n’est-ce pas ?
Dernière modification par Bevy le 20 mai 2016 - 20:42, modifié 1 fois.
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rose_scorpius
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Re: [Textes] Nuit du 20 mai

Message par rose_scorpius » 20 mai 2016 - 20:36

Titre: Le cauchemar de Drago.
Thème: Prédiction
Fandom: Harry Potter
Nombre de mots: 447
Personnages: Drago Malefoy
Rating: Tout Public

Tout était noir, je sentais déjà la sueur couler sur mon front. Ce cauchemar que je venais de faire était comme une prédiction, comme si on voulait me prévenir que ma mission allait être une réussite. Soudain je me réveille en sursaut, le cauchemar est fini mais il est toujours dans ma tête. La tour d'Astronomie, le professeur et moi. Je m'installe sur le bord de mon lit, je me prends la tête entre les mains, je ne sais pas comment réagir après ce cauchemar. Petit à petit, je me souviens de tout le cauchemar, je revois chaque scène, et chacune d'entre elles hantent mon esprit. " Il faisait nuit, un orage ce préparait, ce qui n'annonçait rien de bon. J'étais étendu dans mon lit, l'atmosphère était froide, je décida de me lever afin d'accomplir la mission que le seigneur des ténèbres m'avait confié, à moi et à moi seul. Je quitta mon dortoir et me dirigea au hasard vers l'endroit où je pensais que le vieillard se trouvait, mon instinct me dit d'aller vers la tour d'Astronomie, je ne sais pas pourquoi mais je sens que je dois aller là bas. J'arrive en bas des escaliers, je sens l'atmosphère se refroidir de plus en plus, je monte les escaliers pas à pas, marche par marche. Une fois en haut je vois le Professeur Dumbledor appuyer sur la rambarde, il parait affaibli. Il se tourne vers moi, et je vois son visage écorché, il tente de me raisonner, il me dit qu'il peut me protéger, mais personne ne peut me protéger de mon futur. Je le désarme d'un Expelliarmus, sa baguette vole non loin de lui, la mienne le pointe, le sortilège est dans ma tête mais il ne veut pas sortir. Je tremble, je sais que si je n'arrive pas au bout de ma mission, je vais le regretter, du mal serait fait à ma famille qui est déjà au plus, et je ne pourrais le supporter. Plus je tremble, plus le sortilège reste coincé dans ma tête. Soudain ma tante débarque et me met une pression supplémentaire, je ne vais pas y arriver, je le sais. Quelques minutes après le professeur Rogue arrive et après une dernière parole au directeur, le tue." Après mettre remémorer ce cauchemar, je me lève et vais me passer de l'eau sur le visage. Les jours passe, jusqu'à la nuit fatidique, qui fait que mon cauchemar, n'était pas un simple cauchemar mais une prédiction de mon avenir.

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Crushounette
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Re: [Textes] Nuit du 20 mai

Message par Crushounette » 20 mai 2016 - 20:50

Titre : Heda, Yu gonplei ste odon.
Thème : Prédiction
Fandom : The 100
Nombre de mots : 226
Personnages : Lexa et Indra
Rating : aucun (SPOILER SAISON 3)

Lorsque Indra entendit les cornes de brumer retentirent, elle comprit. Heda est mort. C’était la fin d’une ère et le début d’une nouvelle. Elle prédisait un avenir obscur pour la tribu des Skaikru, et malgré l’ai revêche qu’elle arborait lors de leurs confrontations, elle ne pouvait s’empêcher d’avoir de l’affection pour eux et en particulier pour son second, Octavia.

La chef de Trikru ne perdit pas une seconde pour rejoindre son commandant et assister au conclave. Après un dernier regard à Octavia, elle lui lança : Le commandant est mort, fait attention à toi. Et elle partit.

Sur le chemin du sommet, Indra se remémora sa dernière discussion avec Lexa. Et les mots blessants qu’elle lui avait lancé à la figure en lui disant que ses sentiments pour Clarke causeraient sa perte.

A cet instant, elle ne savait pas encore que ses prédictions s’étaient révélées juste. Et qu’en protégeant celle qu’elle aimait, le commandant s’était fait tuer.

La guerrière savait qu’elle n’arriverait pas à temps pour dire au revoir à celle qui était à la fois son commandant et son amie. Alors, à la manière des Trikru, elle pria. Elle pria pour Lexa, pour qu’elle trouve la paix et que son esprit choisisse la bonne personne pour la remplacer.

Et dans un souffle, une larme roulant sur joue, elle murmura :

Yu gonplei ste odon, Heda
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popobo
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Re: [Textes] Nuit du 20 mai

Message par popobo » 20 mai 2016 - 20:55

Titre : Ligne de coeur
Thème : Prédiction
Fandom : original
Nombre de mots : 504
Personnages : OC
Rating : aucun




Emma avait besoin de se rassurer. Depuis plusieurs semaines, elle se posait des dizaines de question, sur sa vie, sur ses projets, son avenir sans arriver à trouver des réponses. Elle attendait surtout un signe qui lui permettrait simplement de se sentir mieux et de souffler. Depuis que Jeanne, sa meilleure amie, lui avait annoncé sa maladie, Emma remettait tout en question.

Elle avait besoin de se rassurer, de savoir que sa vie n'était pas complètement nulle. Mais depuis plusieurs semaines, elle n'arrivait plus à s'en convaincre. Elle avait besoin d'aide.

Elle aurait très bien pu prendre un rendez-vous chez un psychologue pour partager ses questions. Elle aurait pu en parler avec ses parents, mais ils n'auraient pas compris et avec leurs mots maladroits n'auraient qu'empirer les choses. Elle aurait pu partir en ville, passer une nuit arrosée et débridée dans un des clubs branchés mais elle savait par expérience que la journée du lendemain serait encore plus culpabilisante encore.

Non, Emma avait préféré avoir recours à Madame Bianca, voyante chiromancienne. Sans trop savoir comment, elle se trouvait maintenant debout devant une devanture aux couleurs passées et écaillées de la rue du petit miroir.

- Votre ligne de vie est étonnamment longue, commença la femme blonde en examinant la paume des deux mains d'Emma. Mais elle est semée de plusieurs marques.

En découvrant la femme qui devait la recevoir, Emma fut surprise. Elle s'était imaginée rencontrer une vieille femme aux allures légèrement loufoques. Jusqu'à maintenant, quand on lui parlait de chiromancienne elle s'était toujours représenté le sétéréotype d'une bohémienne agée recouverte de châle aussi fut elle surprise en découvrant en face une jeune femme d'une quarantaine d'année, aux cheveux blonds et bien coiffés. La voyant portait un jean et une chemisier. Elle ressemblait à n'importe qui et son allure de mère au foyer rendit même Emma perplexe. Mais rapidement, par ses gestes assurés et ses mots doux et pesés, la voyante moderne convainquit la jeune femme.

- Votre ligne de coeur est très belle, souligna la chiromancienne. Par contre c'est le mont de Saturne qui est perturbé.

Emma écouta ainsi les constatations de son hôte tentant maladroitement de retenir les termes spécifiques mais elle fut rapidement noyée par les différents éléments qu'analysait à voix haute la voyante.

Enfin après une large demi-heure d'introspection, elle se décida :

- Vous êtes une personne aux talents artistiques certains. Vous êtes à l'écoute des autres mais votre nervosité ne vous permet pas de vous épanouir complètement. Pour vous, l'énergie vitale est basée sur la stabilité. Et chaque changement vous touche. Un changement va d'ailleurs bientôt arriver. Il sera marquant et douloureux. Toutefois, un autre événement, positif cette fois-ci marquera votre vie et particulièrement votre vie amoureuse dans les cinq prochaines années…

Emma buvait les paroles de la voyante, chaque mot résonnait étrangement en elle. Ils avaient un sens. Pour autant, quand elle sortit de la petite boutique, ses questions étaient toujours là. Mais Emma devait toutefois le reconnaître, elle se sentait mieux, plus légère et plus confiante.

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EulalieHermione
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Re: [Textes] Nuit du 20 mai

Message par EulalieHermione » 20 mai 2016 - 20:57

Titre : Prudence est mère de sûreté
Thème : Prédiction
Fandom : HP
Nombre de mots : 609
Personnages : Le Trio, Le Professeur Trelawney
Rating : Tout Public

« Montrez-moi mon petit, que voyez-vous ?
Je vois, euh, je vois, que je n’aurai visiblement pas d’Optimal dans cette matière.
Mon pauvre enfant, il semblerait que vous ayez raison »

Le professeur Trelawney continua de déambuler parmi les tables. De temps à autre, elle faisait sursauter un élève en se penchant derrière lui et en lui affirmant que quelque chose de grave était sans nul doute, sur le point de lui arriver.

« À croire que cette cinglée a été baignée dans un lac d’Inferi à sa naissance, ça expliquerait pourquoi elle est aussi macabre désespéra Ron. Honnêtement, Harry, tu peux me rappeler pourquoi j’ai choisi cette matière ?
- Parce que Fred et George t’avaient promis que la prof était canon.
- Je me disais bien que ça paraissait trop beau soupira-t-il. »

Hermione ne participait pas à la conversation. Son regard demeurait fixé sur le fond de sa tasse. Vaincue, elle s’adossa contre sa chaise.
« À quoi bon me creuser la tête, elle trouvera toujours le moyen d’ajouter son grain de sel en prétendant que je ne suis pas faite pour cette matière.
- En parlant du dragon murmura Harry.
- Alors jeune fille grinça la voix du professeur, que pouvez-vous m’apprendre ?
- Il semblerait tenta Hermione que ma journée s’annonce des plus agréables. La seule ombre au tableau, c’est un cours que j’abhorre mais auquel je suis obligée d’assister, en ma qualité de Préfète.
- Ma pauvre enfant s’exclama Trelawney sans comprendre à quoi son élève faisait allusion, mais votre fourvoiement n’a d’égal que votre incapacité ! Ne voyez-vous donc pas que vous êtres sur le point de faire le mal, en cachant la vérité ?! Cet attachement que vous nourrissez, rompez-le avant que le malstrom du mal ne vous consume à jamais. »

Une sonnerie stridente retentit brusquement dans la salle.
« Et sur ces prédictions absolument encourageantes, nous voilà partis pour le cours de Métamorphose. Viens ‘Mione insista Ron.
- Je vous rejoins lui répondit-elle, en commençant à ranger ses affaires, le regard tourné vers Trelawney.
- Mais ‘Mione….
- Elle a les yeux revolver, elle a le regard qui tue commença Harry »
Hermione sourit face à la tentative d’Harry pour égayer la situation.
« Je préfère autant voir McGonagall en tenue de bain plutôt que d’entendre Harry chanter dit Ron en grimaçant, on t’attend en cours ‘Mione. »
Cette dernière finit de ranger ses affaires, ruminant toujours sa rancoeur face à son professeur de divination. Elle prit ses livres et, se faisant, renversant sa tasse sur le sol.
« Veuillez me pardonner professeur ironisa Hermione, j’avais prédit que je serai maladroite aujourd’hui ».
Sans voir la réaction de la vieille chouette, Hermione sortit de la salle circulaire.

Ruminant des pensées amères, elle descendit les escaliers en hâtant le pas, ne voulant pas arriver en retard à son prochain cours.
Une ombre se glissa derrière elle alors que le Gryffondore arrivait sur le palier.
« Alors, on ne vient plus me voir aux interclasses susurra une voix contre son oreille »
Hermione sursauta laissant tomber ses manuels et ses dossiers. Sans plus attendre, il s’empara de ses lèvres et la plaqua contre le mur.
« Quelles pensées vous tourmentent Miss Granger ? chuchota-t-il en la tenant fermement contre lui »
Hermione n’eut pas le temps de répondre. Derrière les épaules de son amant, elle aperçut un éclair roux . Devinant de quoi il en retournait, les larmes lui montèrent aux yeux.
« Que se passe-t-il mon amour s’enquit-il en voyant ses yeux rougis.
- Il nous a vus sanglota la jeune femme, il ne me pardonnera pas, j’aurais dû lui en parler.
- Je l’avais prédit murmura une voix dans l’ombre, vous et mon cher collègue des potions n’avaient pas fini d’en pâtir. »
Dernière modification par EulalieHermione le 20 mai 2016 - 21:04, modifié 4 fois.

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princesse
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Re: [Textes] Nuit du 20 mai

Message par princesse » 20 mai 2016 - 20:58

Titre : Dans la salle de Divination
Thème : Prédiction
Fandom : HPF
Nombre de mots : 431
Personnages : Lily Evans, James Potter
Rating : Tous public

"- Potter, Black, changez de places ! aboya le professeur de divination en se retournant furieusement vers les cinquièmes années de Gryffondor.

Mardi après-midi, 16h.
Depuis la rentrée septembre, la salle de divination, perchée dans une des plus hautes tours de Poudlard, accueillait les Gryffondors et les Poufsouffles. C’était là-haut, perdu au milieu des fumées d’encens et des vibrations astrales, que les élèves évoluaient en rythme des prédictions de leur professeur. La plupart des élèves, attentif, étudiait sérieusement cette matière des plus farfelues, alors que d’autres n’y voyaient qu’un moment de détente pour rêvasser, loin des cours habituels où ils devaient se concentrer du début jusqu’à la fin. En revanche, pour James et Sirius, ce n’était qu’un moyen parmi tant d’autres de s’amuser. A commencer par les bavardages incessant qui faisaient crise leur professeur de Divination.

- Pourquoi ? s’exclamèrent les deux intéressés en sortant la tête de derrière leurs livres, la mine faussement innocente.
- Vous le savez très bien, répondit leur professeur sèchement. Alors Black, prenez vos affaires et installez-vous au dernier rang à côté de Miss Bones, et Potter vous n’avez qu’à vous mettre à côté de…

La professeur de Divination s’arrêta un instant, et fronça les sourcils, le regard arpentant la pièce et l’ensemble des visages de ses élèves. Ou allait-elle bien pouvoir placer le bavard James Potter ? Peut importe l’endroit où elle le placerait, cet élève était tellement dissipé dans son cour qu’il était capable de parler à la boule de cristal.

- Je peux me mettre à côté de Miss Bones sinon ? proposa James, un sourire en coin en sachant que son acolyte ne serait pas loin.
Bien sûr, s’agaça le professeur en levant les yeux au ciel. Mettez vous à côté de Miss Evans, et arrêtez de me fatiguer avec vos simagrées !

- A l’entente de son prénom, Lily Evans sentit sa bouche se tordre et elle lança un regard noir au jeune homme qui s’avança vers elle, un sourire victorieux sur le visage. Elle soupira d’irritation et tenta de se plaindre à son professeur mais celle-ci la fit taire d’un regard en coin.

- Je ne veux pas t’entendre, Potter ! prévint Lily en tournant la page de son livre alors que le professeur était entrain d’expliquer le nouvel exercice à faire; celui de lire l’avenir, ou au moins quelques bribes.
- Oh allez Evans, détend-toi, lui dit James, son éternel sourire en coin. Je vais te prédire ton avenir, ça va te calmer.
- Tant qu'il n’est pas mêlé au tien…, marmonna une nouvelle fois Lily en fronçant son petit nez constellé de tâche de rousseur. "
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Awena
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Re: [Textes] Nuit du 20 mai

Message par Awena » 20 mai 2016 - 20:59

Titre : Couleur Lily
Thème : Prédiction
Fandom : HP
Nombre de mots : 316
Personnages : Lily L Dimitri (OC)
Rafting : Tout Public
« Elle a dit oui ! »
Lily a les yeux brillant et les fossettes au coin des lèvres. Elle qui visite chaque jour depuis un mois la secrétaire de Mme Denver touche enfin au but qu’elle s’est fixé.
C’est fous, se dit Dimitri la façon dont son visage se transforme parfois, Lily, femme enfant par moment, femme fatale à d’autres et parfois bien plus encore.
Pour le moment elle rayonne et tourne en hurlant en une danse dont elle est la seule à connaître les pas.
Parfois il se demande ce qu’il serait advenu de sa vie si ce petit bout de femme n’avait pas fait irruption à ses onze ans balayant son manque d’assurance, sa solitude et sa tristesse à la manière d’un ouragan écrasant tout sur son passage. D’aucun pourrait se demander comment une telle amitié pouvait durer et Merlin seul savait le nombre de fois où Dimitri s’était posé la question mais finalement près de 7 ans après Lily et lui, lui et Lily étaient le duo indissociable qu’on enviait.
Lorsque parfois il posait la question à Lily elle se contentait de rire, de lui ébouriffer les cheveux en affirmant qu’il se postait trop de questions et elle avait bien raison.
Mais après tant d’année ensemble Dimitri a lui aussi appris à connaître le caractère bien trempé de la jeune rousse et son entêtement.
A coup sur il pouvait prédire que quoi que le destin réserve à Lily, nul ne pouvait le prédire, elle seule décidait du chemin qu’elle voulait parcourir, abattant à grand coup de rires et confiance la moindre obstacle se dressant sur son chemin ; alors lorsque Lily dit vouloir travailler dans l’architecture magique nul besoin de boule de cristal pour Dimitri.
Ce que Lily veut, elle l’a, elle se battra si il faut, ne reste qu’à espérer que Mme Denver aime les jolis minois un peu trop déterminés.
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Eejil9
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Re: [Textes] Nuit du 20 mai

Message par Eejil9 » 20 mai 2016 - 21:00

Titre : La malédiction de Cassandre
Thème : Prédiction
Fandom : HP
Nombre de mots : 1313
Personnages : Hermione, Ron, Harry
Rating : Tout public

- Ce n’est pas possible, ça n’existe pas, il doit bien y avoir une explication rationnelle.
- Hermione, je te rappelle que tu es une sorcière. Ta vie n’est pas rationnelle.
- Bien sûr que si, ce n’est pas parce que les sorciers ne sont pas portés sur la science qu’on ne peut pas expliquer la magie. Tout peut-être expliqué de manière rationnelle.
- Et bien moi, je te prédis que le futur te tombera dessus au moment où tu t’y attendras le moins, fit une voix rêveuse dont le ton démentait la gravité des propos. Un jour, tu verras que tout ça existe réellement. Et si j’étais toi, je me méfierais. Le Destin n’aime pas qu’on nie son existence.

Luna reprit son horoscope moldu et cessa d’écouter Hermione. Le débat qui les opposait prit fin comme s’il n’avait jamais existé.
Hermione soupira et reprit son roman. C’était un roman d’anticipation moldu, comme elle les aimait. Légèrement inquiétant, très engagé, et surtout, parfaitement réaliste. Elle ne doutait pas que la situation dont il parlait pût devenir parfaitement réelle une dizaine d’années plus tard.
Elle se moquait bien de ce que pouvait dire Luna. De toute manière, les deux amies n’étaient pas sur la même longueur d’onde, et ne le seraient jamais. Cela ne les empêchait pas de bien s’entendre, même si cela créait des débats aussi houleux que fréquents.
Ron arriva sur ces entrefaites.
- Mais qu’est-ce que vous faites-là toutes les deux ?
- On joue au bowling, je suppose que ça se voit, non ? fit Hermione en se levant pour embrasser son mari.
Luna pouffa, et Ron écarquilla les yeux.
- Je ne sais pas ce qu’est le bowling, mais j’ai comme l’impression que tu es en train de te payer ma tête. En plus, ma question n’était pas si absurde que ça ! Vous êtes toutes les deux chez Harry et Ginny, alors qu’ils ne sont pas là.
- Nous pourrions te retourner le compliment, fit Luna.
Ce fut au tour d’Hermione d’éclater de rire. Quiconque ne connaissant pas Luna aussi bien qu’elle aurait été incapable de déceler la touche d’ironie au fond de sa voix rêveuse. Mais Hermione avait beau se disputer avec Luna, cela ne l’empêchait pas de la connaître très bien.
Ron haussa les épaules et arbora un air contrit.
- Je suis un incompris !
Pourtant, il ne donna pas la moindre explication.
Hermione soupira et posa son livre.
- Pas besoin de faire de mystères trop longtemps. On attend que Ginny et Harry reviennent de Sainte-Mangouste avec le bébé, et je suppose que tu es là pour la même raison.
Au même moment, la cheminée s’éclaira d’une flamme verte. Hermione et Luna sautèrent sur leur pieds, prête à accueillir les jeunes parents et leur petit James.

///

- Oh toi, enfant née de la science et de la raison, entrée par hasard dans la magie. Par hasard, tu en sortiras, et seuls tes enfants et ton âme sœur se souviendront de ton nom, si tu n’accomplis pas ton Destin. Prend garde, la nouvelle lune approche, et décidera de la survie de ta Magie.
- Je vous demande pardon ?
Hermione fixait la femme qui lui faisait face avec perplexité. Elle était simplement entrée dans la boutique pour renouveler son nécessaire à potions de base, mais la vieille apothicaire n’avait pas semblé écouter sa demande. Bien au contraire, son regard s’était voilà, et elle avait débité des paroles sans queue ni tête d’une voix mécanique.
- Oh, excusez-moi, madame. Un moment d’absence, que puis-je pour vous ?
Hermione resta un moment silencieuse, encore troublée par ce qu’elle venait d’entendre. Elle se reprit toutefois assez vite.
- Il me faudrait les ingrédients nécessaires pour une potion anesthésiante pour bébé. Mon petit dernier fait ses dents, vous voyez...

Quand elle quitta la boutique, elle avait déjà presque oublié l’étrange prédiction...
Mais la nuit même, elle fit un rêve étrange. Luna, les yeux révulsés, lui criait que le destin la rattrapait, et qu’elle allait s’en mordre les doigts.
- Comme les Troyens, tu n’as pas voulu écouter Cassandre. Tant pis pour toi ! hurla-t-elle avant de disparaitre, la laissant seule dans une étendue grise et morne.
Elle s’éveilla en sursaut, le front trempé de sueur. En prenant garde à ne réveiller ni Ron, ni Hugo qui dormait dans son berceau, elle quitta la chambre. En chemise de nuit, elle sortit de la maison et s’installa dans le jardin. L’herbe était humide, et la nuit de mai était fraîche, mais elle était trop troublée par son rêve pour s’en rendre compte.
Elle jeta un œil à la lune, et se remémora les paroles de l’apothicaire. Soudain, elle fut prise d’un long frisson.
Et si c’était vrai ? Et si la prédiction de la vielle femme se réalisait ?
Hermione secoua la tête. Elle n’allait pas commencer à croire à ces sornettes. Evidemment, il y avait eu la prophétie qui avait décidé du destin d’Harry... Mais la prophétie n’avait rien provoqué, Voldemort avait choisi de la réaliser. Rien d’irrationnel là-dedans.
La jeune femme se leva brusquement. Elle avait du travail, il fallait qu’elle se lève tôt le lendemain. Elle n’avait pas le temps de divaguer. Elle ne pouvait pas s’accorder le luxe d’une nuit blanche.
Elle remonta se coucher.

///

La vie d’Hermione reprit comme si de rien n’était. La prédiction la hantait quelque fois, mais elle fermait les portes de son esprit à ce genre de malédictions. Le travail et ses enfants suffisaient à occuper ses pensées, elle n’avait pas besoin de faire tant d’efforts que cela...
Les jours passèrent, et ce souvenir s’effaça doucement de la mémoire d’Hermione.
Elle ne remarquait pas qu’un autre mécanisme commençait à agir lentement dans l’esprit des autres.
Une nuit, elle fut réveillée par les pleurs d’Hugo. Cela la surprit – il faisait ses nuits, désormais. Elle se leva rapidement, tenta de s’approcher du berceau, mais s’effondra avant d’y parvenir. Mais Ron avait le sommeil lourd, et cela ne l’éveilla pas.
Hermione était incapable de se relever. Elle se sentait vide, épuisée. Elle avait l’impression que cette force qui avait toujours circulé dans ses veines s’était tarie.
- Ron... murmura-t-elle.
Son mari continua à ronfler comme si de rien n’était.
- Ron... tenta-t-elle, plus fort.
Ce dernier émit un grognement.
- Ron, aide-moi...
Cela lui fit l’effet d’un sceau d’eau sur la tête.
- Oui, ma chérie ? s’exclama-t-il en sautant hors du lit. Ça ne va pas.
Hermione secoua la tête.
- Je vais envoyer un patronus à Harry, il viendra garder les enfants, et on ira à Sainte-Mangouste.
Hermione émit un murmure affirmatif, et accompagna Ron au salon, en chancelant.
Quand Harry arriva, il donna l’accolade à Ron, qui l’attendait de pied ferme devant la cheminée.
- Mais qui est cette Hermione que tu accompagnes à l’hôpital au milieu de la nuit ?
Hermione et Ron ouvrirent des yeux ronds.
- C’est moi, murmura la jeune femme, trop épuisée pour s’exaspérer de l’humour déplacé de son meilleur ami.
- Oh, eh bien, enchanté madame.
Nouveau regard éberlué.
- Bon, on va y aller, trancha Ron.
Ce n’était pas le moment de s’énerver. Hermione se sentait mal, elle semblait à deux doigts de perdre connaissance.
- Vas-y d’abord, fit-il en lui tendant le pot de poudre de cheminette.
Hermione entra dans la cheminée en s’appuyant lourdement contre le manteau.
- Hôpital de Sainte-Mangouste, cria-t-elle en jetant une poignée de poudre.
Il ne se passa rien.
Hermione, paniquée, tomba à genoux.
- Ma chérie ! cria Ron en se précipitant.
Hermione cligna des yeux.
- Ron, ma baguette...
Il partit en courant, atteint l’étage en un rien de temps, revint. Quand Hermione prit sa baguette, elle tenta d’invoquer sa flamme préférée. Il ne se passa rien. Elle tenta de jeter un simple lumos. Toujours rien. Des étincelles. Rien, toujours rien.
- Non ! hurla-t-elle.
"Dire. Dire ce qu'on meurt d'envie de dire. Dire ce qu'on a besoin de dire. Besoin vital. Terrifiant. Dire ce qu'on ignore avoir envie ou besoin de dire. Dire pour comprendre, nettoyer, guérir, avancer. Mais est ce que dire suffit ? Tout à l'heure je l'ai cru."

LaLouveNoire
Elève de première année
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Re: [Textes] Nuit du 20 mai

Message par LaLouveNoire » 20 mai 2016 - 21:00

Titre : L'étrange sortie
Thème : Prédiction
Fandom : HP
Nombre de mots : 643
Personnages : Hermione, Drago, Ginny, Blaise
Rating : Tout public

****

« Bon sang, mais quelle idée j'ai eu d'accepter... » C'est ce que pensais Hermione et cela pour la vingtième fois de la soirée. Et ils n'étaient là que depuis une heure !
Car là, elle donnerait tout pour être ailleurs que dans une fête foraine moldue avec pour compagnons Ginny, Blaise et Drago...
Elle maudissait Harry d'avoir eu l'idée et, EN PLUS, de ne pas être là... « Grosse affaire au Ministère... Tu sais ce que c'est... Les forces sont mobilisées... Ron et moi devons y être en tant qu'aurors... Pansy gère la partie communication avec les journalistes... Mais c'est pas grave... Allez-y à quatre... Vous allez vous éclater ! » Bah, voyons !
Résumons, en une heure : Drago a stupéfié un fantôme du train du même nom [« Bah réflexe, Hermione... »], Blaise a augmenté la vitesse des montagnes Russes [« Bah ça allait pas assez vite, Hermione... »] et Ginny a modifié le parcours dans le Palais des Glaces [Bah c'était trop simple, Hermione... »].
Arrrghh, pires que des gosses... Elle allait devenir folle... !
« Bon, soit vous vous tenez tranquille, soit on repart aussi sec », tempêta-t-elle.
Les trois autres étaient alignés devant elle, tête baissée et yeux en mode « chien battu ».
« Et bien sûr, c'est moi la méchante..., soupira-t-elle. Que voulez-vous faire maintenant... ? Mais pitié, quelque chose de calme »
Ils déambulaient [sagement] dans les allées quand Ginny remarqua la pancarte : « Une voyante ?!!? Oh steplaitsteplaitsteplait... »
« Sérieusement Gin' ? Une voyante... ? Rigola Drago. T'en a pas eu assez à Poudlard avec Trelawney ?? »
« Oui, mais là c'est pas pareil », lança-t-elle avec aplomb.
« Oui c'est sûr : tu paies pour entendre des sornettes ! », ajouta Blaise, mort de rire.
« Maieuuuh... »
Connaissant son amie [ou plutôt son caractère de tête de mule] et sachant que de toute manière, elle n'aurait pas la paix avant, Hermione se résigna à l'accompagner sous la tente de cette foutue « voyante ».
« Non, mais quelle idée... »,répétait-elle à voix basse.
« Hein ? Tu disais quelque chose, Herm' ?, demanda Ginny.
« Non, non... » : c'est tout ce que pût dire Hermione en regardant avec effarement l'intérieur de la tente...
Sybille pouvait aller se rhabiller : rien ne leur avait été épargné en terme de cliché. Boules de cristal, tentures de soie, encens, tarot : tout cela s'entassait pêle-mêle aux quatre coins de l'espace...
« Même Trelawney fait moins « faux »... Oh, Merlin... », pensa-t-elle, aux prises avec un début de fou rire.
« Laquelle de ces deux demoiselles souhaitent connaître son avenir... ses amours... », demanda une voix, pour le coup, plutôt joyeuse.
« Elle... », annonça Ginny, en poussant Hermione dans le dos.
« Hein... ???? Non, maisnonmaisnon »
« Mais si, jeune damoiselle. Prenez place. »
« Bon pas le choix... Ginny, traitresse », ragea-t-elle.
Pourtant, autant Ginny voulait voir cette voyante, autant là elle paraissait étrangement pressée de partir.
« Bon, je vous laisse. Je t'attends dehors, Hermione ».
Ginny sortit aussi normalement que possible... Et tendit l'oreille pour entendre les premiers mots de la voyante : « Humm... Vous doutez pourtant je peux deviner plein de choses sur vous... Vous avez un esprit fin et rationnel. Pourtant, vous attendez quelque chose ou... quelqu'un de la vie... Non... ? Si, je le vois à votre expression... Je peux vous dire que... »
Ginny esquissa un demi sourire et sortit.
« Alors... ? », demanda Drago, le visage un peu anxieux.
« Elle commence à lui annoncer sa « prédiction », confirma Ginny.
« C'est pas trop tôt, soupira Blaise. Mais putain Drago, il y a bien que toi pour nous entraîner tous dans un tel plan foireux pour simplement lui faire comprendre que tu l'aimes à en crever. »

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WarmSmile
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Re: [Textes] Nuit du 20 mai

Message par WarmSmile » 20 mai 2016 - 21:02

Titre : Les prédictions d'Arthur Weasley
Thème : prédiction
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 178
Personnages : Arthur Weasley
Rating :Tout public

Arthur se leva ce matin avec une étrange sensation, il allait se passer quelque chose. La question était de savoir si la nouvelle serait bonne au mauvaise. Arthur avait quand même de l'expérience et il sentait toujours quand un changement allait arriver, il possédait donc un certain sens pour les prédictions.

Le père de famille se leva en même temps que Molly, aujourd'hui était un samedi d'été ensoleillé et c'était un jour de repas de famille. Alors, le père de famille allait commencer par installer la table dehors, puis par cuisiner au côté de Molly.

Et plus la journée passée, plus le sentiment d'Arthur se renforça, il était en train de préparer une mousse au chocolat quand le premier de ses enfants arriva. Arthur en lâcha sa cuillère quand il aperçu son plus jeune fils, Ron, avec une mine anxieuse.

Tout en lançant un sort permettant d'éviter l'étape repos au frais, Arthur se dirigea vers son fils.

Ron expira avant de poser une question à son père. 'Papa ? Hermione vient de me demander en mariage.'
#Teampoissonsclowns


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Catie
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Re: [Textes] Nuit du 20 mai

Message par Catie » 20 mai 2016 - 21:02

Titre : /
Thème : Prédiction
Fandom : The 100
Nombre de mots : 810
Personnages : Octavia
Rating : /

ATTENTION, GROS SPOILERS SAISON 3 EPISODE 9

Quelque chose ne va pas. Elle ouvre les yeux, les membres engourdis, la tête enserrée dans un étau. Les sabots du cheval piétinent la terre molle, ses crins mouillés lui chatouillent le menton. Pendant plusieurs secondes, c’est le blanc dans sa tête. Puis tout lui revient. D’un coup.

— Lincoln, murmure-t-elle.

Octavia tourne la tête. Kane, Nathan, Brian, ils sont tous là. Sauf Lincoln. Un mauvais pressentiment lui étreint le cœur, la peur lui serre la gorge. Le camp est à sa gauche. Même à cette distance, elle le voit, très clairement. Il n’est qu’une silhouette indistincte, mais elle sait que c’est lui. Encadré par deux gardes, il marche jusqu’au centre du terrain dégagé. Face à Pike.

Elle veut descendre, elle veut le rejoindre. Elle s’écroule plus qu’autre chose sur le sol. Ses jambes ne répondent presque plus. Pourtant, elle avance, déterminée, les dents serrées, des larmes au coin des yeux. Elle trébuche, s’égratigne les mains, écarte les branches piquantes des sapins. Elle sent Kane la retenir, mais elle le repousse d’une secousse. Elle a besoin de le voir, au moins une dernière fois.

— Non…

Sa voix n’est qu’un halètement presqu’inaudible. Du haut de l’à-pic, une fois les arbres dépassés, elle a une vue imprenable sur Arkadia. Sur l’homme qu’elle aime prêt à mourir.

Des larmes lui brouillent la vue. Elle aurait dû le savoir, elle aurait dû l’en empêcher.

Oso throu daun ogeda (1). A ce moment-là, elle le pensait vraiment, et elle le pense toujours d’ailleurs. Elle est prête à mourir pour lui. Elle a vu la lueur dans ces yeux, elle l’a prise pour de l’admiration, du respect, mais elle s’est méprise. Et maintenant, il se sacrifie pour elle, pour eux tous, pour son peuple. Son « Je t’aime » résonne encore à ses oreilles, la piqûre de la seringue engourdit encore son cou. Comment a-t-il pu faire ça ? Comment a-t-il pu croire qu’elle survivrait sans lui ?

En bas, face à Pike, Lincoln s’agenouille dans la boue. Des pleurs montent le long de sa gorge, elle essaye de les retenir. Elle doit être forte. Elle est une guerrière. Won gona (2). Elle ne peut pas se laisser abattre, elle ne peut pas pleurer.

Lincoln tourne son regard vers le ciel. Si elle se concentre très fort, elle peut presque croire qu’il s’adresse à elle. Pike sort son arme et la pointe droit sur lui. Tout en elle lui hurle de se jeter en avant, de hurler, d’empêcher cela. Mais Kane la retient d’un geste ferme. Il a raison, une petite voix essaye de lui dire. Tu ne peux rien faire, à part te faire tuer. Ca la rend malade.

Elle le voit articuler quelques mots. Elle n’a pas besoin d’entendre pour savoir. Mebi oso na hit choda op nodotaim (3). Elle répète ces mots elle aussi, comme en écho. Son cœur va imploser dans sa poitrine.

Le bruit de la balle déchire l’atmosphère, monte jusqu’à ses oreilles. Elle a envie de hurler. Le corps de Lincoln, son Lincoln, s’écroule dans la boue, la tempe rougit.

— Non…, répète-t-elle d’une voix étranglée.

C’est comme si le temps s’est arrêté. Pendant quelques secondes, elle ne réagit pas. Puis la dure réalité lui tombe dessus. C’est violent, c’est brutal, ça fait mal.

Plus jamais elle ne pourra le serrer dans ses bras. Plus jamais elle ne pourra lui dire je t’aime, l’embrasser, le regarder dans les yeux, sentir sa peau contre la sienne, combattre à ses côtés. Plus jamais elle ne le verrait.

Un monstre de douleur hurle dans sa poitrine, la griffe, la blesse de l’intérieur. Mais elle ne peut pas pleurer, elle n’en a pas le temps.

— Octavia, la presse Kane.

Oui, ils doivent partir, elle le sait. Elle n’a pas le temps de pleurer ou de s’apitoyer sur son sort. Elle en aura le temps plus tard. Quand la paix serait établie. Quand Pike serait éliminé. Quand elle se sera vengée.

Son regard se fait dur lorsqu’elle le pose sur la silhouette du nouveau Chancelier. Celui qui est coupable de tant de crimes. La rage court dans ses veines, lui fait serrer les poings, les dents. Elle a envie de sang. Son sang.

— Jus Drein Jus Daun (4). Je ne sais ni quand, ni où, mais il mourra de ma main.

Sa voix n’est qu’un murmure, mais sa prédiction résonne dans l’air, pleine d’une haine vengeresse.

La main de Kane se sert sur son épaule, pressente. Ses yeux s’égarent sur le corps inanimé. Le sang s’est mêlé à l’eau et la boue, et ça lui donne envie à la fois de vomir et d’étriper l’auteur de cet acte.

— Yu gonplei ste odon (5), chuchote-t-elle.

Elle ferme un instant les yeux. Ravale ses larmes, sa tristesse. Et laisse la colère et le ressentiment prendre chaque cellule de son corps. Sans lui, elle n’est plus rien.

Seule sa haine la tient debout à présent.

(1) : We fight together
(2) : Une guerrière
(3) : May we meet again
(4) : Blood must have blood
(5) : Your fight is over
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BellaCarlisle
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Re: [Textes] Nuit du 20 mai

Message par BellaCarlisle » 20 mai 2016 - 21:03

Titre : /
Thème : Prédiction
Fandom : Avengers/Thor
Nombre de mots : 417
Personnages : Thor, Loki
Rating : Tout public

Les gemmes représentent un pouvoir immense et Thor le sait très bien. Ce n’est pas pour rien s’il a décidé d’avoir un aperçu du futur, même s’il n’aurait jamais pu imaginer qu’il verrait une lueur jaune dans les ténèbres. Les prédictions des Ases sont souvent faillibles, incohérentes ou incompréhensibles. Mais ce qu’il a vu dans l’avenir a changé pas mal de choses. Vision, l’androïde, est né et il a pu les aider à vaincre Ultron. Les Avengers ont eu peur de son intervention mais cela a renforcé le lien de l’équipe le temps d’un combat. Le Dieu du Tonnerre est satisfait de ce qu’il a fait, il se sent important, même si une angoisse sourde ne le quitte plus. Les gemmes sont trop dangereuses pour la Terre et pour les autres royaumes, elles portent en elles une magie destructrice. Le fils d’Odin a cherché à en apprendre plus, il a quitté Midgard, quitté Jane Foster, les Avengers et le SHIELD, simplement pour découvrir quelque chose.

- Il est surprenant de te voir ici, maintenant.

Le ton ironique de Loki n’étonne pas Thor qui le dévisage. Il a deviné, à travers les visions, à travers les illusions futures, que le fils de Laufey a pris la place du vrai roi d’Asgard. Mais il n’a encore rien dit aux gardes, il a attendu pour pouvoir obtenir un tête-à-tête avec celui qu’il a considéré comme un frère pendant plusieurs siècles.

- Je veux des réponses, Loki. Dis-moi ce que tu sais et je te laisse profiter du trône pendant encore quelques mois.
- Quelques mois seulement ? Tu es radin, Thor. Est-ce ton habitude de vivre avec les humains qui te rend comme eux ?
- Ta perfidie ne m’atteint plus, j’ai mes raisons pour être ici. J’ai vu l’avenir, j’ai reçu des prédictions sur ce qui nous attend. Les gemmes sont entrées en jeu depuis trop longtemps, leur puissance est un danger pour tout le monde.
- J’en ai conscience et je n’ai rien à t’offrir de plus. Je ne suis pas un devin, j’ignore de quelle manière tu peux t’opposer à ces gemmes.
- Cesse de mentir. Tu sais parfaitement ce que je dois faire, ce que nous devons faire.

Loki a un sourire amusé et il s’approche de Thor, lui susurrant qu’il ne l’aidera pas, que c’est à lui de comprendre ce que les prédictions veulent dire. Après tout, une guerre entre tous les royaumes pour protéger le monde contre les gemmes serait très divertissante pour lui.
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Awena
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Re: [Textes] Nuit du 20 mai

Message par Awena » 20 mai 2016 - 21:27

Titre : Marquée
Thème : Monstre
Fandom : HP
Nombre de mots : 397
Personnages : Alecto et Amycus Carrow OCs
Rating : Tout public
Un monstre grandit dans son ventre alors que dans sa tête le sang afflue menaçant de faire exploser sa caboche.
C’est de la colère, de la déception aussi, peut-être même un peu de tristesse mais Alecto est en colère, contre lui, contre cette autre, contre le monde et contre elle pour ce moment de faiblesse, ce moment où elle a crus qu’elle pouvait désirer quelque chose d’autre que plus de puissance.
Elle tourne son regard fiévreux vers son frère qui se tient droit face à la maitresse du sorcier qui implore et pleure toutes les larmes de son corps.
Alecto se sent mal, un tourbillon sombre s’agite en elle mais à cet instant finalement c’est la colère qui l’emporte parce qu’elle a été trahie, encore, parce qu’elle s’est perdue, encore.
Alors baguette tendue elle fixe ses yeux dans ceux du traître à son sang, du traître qui lui a brisé le coeur. Il lui fait face et elle n’écoute ni les mots qui sortent de la bouche ni les battements de son cœur affolé qui résonnent dans son corps envoyant une décharge électrique à chaque pulsation.
Elle le sait, il n’y aura pas de retour en arrière possible, mais de toute manière que pourrait-elle regretter ? Elle n’a rien, rien d’autre que son frère et lorsqu’elle le voit à ses côté le peu de pitié encore présent en fond dans son esprit s’évapore.
Il faut qu’ils souffrent, il le faut, parce qu’ils sont la cause de chacun de ses malheurs, parce qu’elle doit libérer le monstre en elle sous peine d’imploser et de tout détruire comme le fit feu son père.
Et Amycus doit être là, ils doivent le faire ensemble cette fois, elle doit partager ça avec la seule personne qu’elle peut supporter à ses côtés. Il en a envie, elle le sait, il veut les faire souffrir comme il a souffert longtemps, par les moqueries, par les coups, les sortilèges des jeunes sorciers.
Il veut les faire payer, tous alors ce soir ensemble ils rejoindront le maitre de la mort, mais pour ça, il va falloir la donner.
Elle ferme les yeux et tout remonte, elle ferme les yeux et son frère agrippe sa main froide un sourire confiant sur son visage tordu.
Baguette levée, éclair vert et Alecto demain gravera sur sa peau, au creux du cou le souvenir amer de l’amour d’un été.
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EulalieHermione
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Re: [Textes] Nuit du 20 mai

Message par EulalieHermione » 20 mai 2016 - 21:31

Titre : Maternité
Thème : Monstre
Fandom : Avengers
Nombre de mots : 330
Personnages : /
Rating : Tout Public

« Poussez, vous y êtes presque….Je vois la tête.
- J’en peux plus, j’en peux plus hurla la femme à bout de souffle.
- Encore un dernier petit effort. »
Dans un dernier cri, la nouvelle maman évacua son bébé avant de retomber lourdement sur les draps. Les yeux clos, elle entendit des glapissements.
« C’est une fille s’extasia la sage-femme, vous voulez la tenir ? »
Avec un hochement de tête, elle prit maladroitement l’enfant contre sa poitrine.
« C’est bien, voilà, appuyez sa tête contre votre bras.
- Pourquoi ne pleure-t-elle pas ? Est-ce que c’est normal ?
- Ne vous inquiétez pas, elle est en parfaite santé. Savez-vous quel sera son nom ?
- Je n’y ai pas vraiment songé. »
La Maman regarda sa petite fille. Le duvet sur son petit crâne était à la croisée entre le blond et le roux. Ses petits yeux bleus la fixaient avec curiosité.
« J’aimerais l’appeler comme moi. Je n’ai jamais eu la chance d’utiliser mon prénom. Je voudrais que ma fille le puisse »
Soudain, la porte s’ouvrit avec fracas. La petite se mit à pleurer, le lien de tranquillité rompu.
« C’est fini gronda l’homme qui venait d’arriver sur le seuil.
- Non je vous en prie, laissez-la moi un moment.
- Hors de question ! Cet accident sera effacé, vous êtes encore en service.
- Mais, il s‘agit de mon enfant !
- Un gosse illégitime qui n’a pas lieu d’être. Elle ira où je le déciderai. En attendant, rhabillez-vous, on vous donnera des ordres.
- Je vous en prie supplia la femme en s’agenouillant devant son supérieur.
- Pathétique cracha-t-il.
- Avertissez au moins son père.
- Ha ! Ça, je vous en laisse le soin. Vous aurez l’occasion d’expliquer la situation à Mr Stark lui-même."
Sans un mot de plus, l’homme agrippa l’enfant qui geignait toujours sous les yeux horrifiés de la sage-femme.
« Je vous veux sur le terrain dans un quart d’heure Agent Romanoff.
- Monstre murmura la jeune femme alors qu’une unique larme naissait de ses yeux. »

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rose_scorpius
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Inscription : 29 déc. 2014 - 20:18

Re: [Textes] Nuit du 20 mai

Message par rose_scorpius » 20 mai 2016 - 21:35

Titre: Le monstre du Capitol
Thème: Monstre
Fandom: Hunger Games
Nombre de mots : 440
Personnages: Katniss Everdeen - Peeta Mellark
Rating: Tout public

Après les jeux l'Expiation, Katniss se retrouve au district 13, son district à était détruit, Snow à fait bombarder sa maison, son district. Le Capitol retient aussi Peeta, ils l'ont enlevé pour l'utiliser contre elle, mais aujourd'hui une équipe va aller récupérer les vainqueurs qui sont retenus au Capitol. Katniss ère dans sa chambre en attendant le retour des troupes, elle n'as pas voulu assister à l'assaut, elle as trop peur que ça soit un échec. Après une longue heure d'attente, Haymitch vient la voir et lui dit que tout le monde est revenue, sain et sauf. Elle accourt vers l'infirmerie pour s'assurer qu'ils ont ramenaient tout le monde, mais surtout Peeta. Katniss croise son meilleur ami Gale, mais lui adresse aucun regard son esprit est trop occupé par Peeta. Elle vois Johanna Mason se faire soigner par des tas de médecins, elle à l'air de plus être du tout la même qu'elle avait rencontré dans les jeux de l'Expiation, le regard vide et sans aucune réaction. Enfin elle tombe sur sa soeur qui lui montre où se trouve Peeta, mais elle l'as préviens qu'il à l'air très différent, qu'elle devrait se méfier, qu'ils ont même dût l'attacher car il voulait tuer tout ceux qui l'approcher. Katniss se moque pas mal de ce que lui dit sa soeur, elle veut juste vois ce que le Capitol à fait de son Peeta, elle approche enfin de la pièce où se trouve Peeta. Elle ouvre la porte, les médecins lui disent de partir, mais Haymitch arrive et leur dit de sortir, elle se retrouve seul avec lui.

" - Peeta? demanda t-elle doucement "

Peeta la regarda, et ce qu'elle vit lui glaça le sang. Il était chétif, ses yeux avait perdu tout leur éclat, la joie de vivre qu'il l'animait avait disparu, le Capitol l'avait vraiment changé.

" - Tu es un monstre... murmura Peeta.
- Tu as dit quoi?
- Monstre!! Hurla t-il. Tu n'es qu'un monstre! Il essaya de l'étrangler. "

Katniss recula, se qui fit tomber les fioles derrière elle, il disait que c'était-elle le monstre, mais qu'avait fait le Capitol, qu'avait-il fait au jeune est vaillant Peeta. Elle était énervée contre Snow, contre le Capitol, contre la Présidente Alma Coin qui n'avait rien fait avant. Sous le coup de la colère, elle se dirigea vers la porte mais avant de quitter définitivement cette pièce, elle se tourna vers Peeta et lui dit :

" - C'EST TOI LE MONSTRE! TU N'ES QU'UN MONSTRE ISSUS DU CAPITOL!"

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Sarah_Valentin
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Re: [Textes] Nuit du 20 mai

Message par Sarah_Valentin » 20 mai 2016 - 21:37

Titre :
Thème : monstre
Fandom :/
Nombre de mots : 394
Personnages :
Rating :/

Je me souviens qu’à l’époque, j’étais toujours épuisée, que ce soit le matin ou le soir. Pour partir à la fac, je descendais péniblement mon escalier, et, à la fin de la journée, je les remontais tout aussi péniblement. Je me donnais l’impression d’être au bout, tout au bout, de mon existence.
Comme si je pouvais toujours ne pas me réveiller le lendemain, ce qui ne me choquait pas outre mesure. Au contraire. Je trouvais un certain réconfort dans cette idée morbide, parce que ce serait la fin et qu’il n’y aurait plus que le noir après ça. Ce n’était même pas comme si je m’amusais à imaginer les réactions de mes proches en me demandant ce qu’ils ressentiraient. En fait, je les laissais même bien en dehors de tout ça.
Ma mort m’appartenait, c’était mon moment. Pas le leur.
Malheureusement, ce moment ne semblait ne jamais venir. Il se laissait désirer, traînait visiblement en chemin, me laissant dans l’expectation la plus complète.
Alors, en l’attendant, je continuais de “vivre“ ma vie. Réveil – fac – repos. Simple, sans complication. Je n’avais pas d’amis, je ne rendais de compte à quasiment personne et je coupais les ponts avec ma famille.
En y repensant, je peux vous dire sans l’ombre d’un doute que j’étais cette fille chelou. Celle habillée en noir, les cheveux en rideau, qu’on pouvait retrouver au fond de l’auditoire.
Pendant deux ans, j’ai joué à ce petit jeu stupide, en ne prenant même plus soin de moi. Il dura, très exactement, jusqu’à ce que je rencontre Noah. La seule personne, sur toute ma vie, qui s’est rendu compte que quelque chose clochait avec moi et qui a voulu m’aider malgré tout.$
C’est après mon triplage qu’elle est apparue dans ma vie, un minuscule rayon de soleil ou une étoile totalement exubérante. Je n’arrivais pas à choisir ce qui la représentait le mieux.
Elle avait tellement de facettes… Tellement que je ne m’étais pas doutée une seule seconde qu’elle serait venue me parler. J’étais tellement coincée dans mon trip…tellement moi, en fait. Grâce à elle, je pus sans doute passer les plus belles années de ma vie.
Sauf que tout à une fin et il fallait bien que la nôtre arrive un jour. Mais je n’aurais jamais pensé qu’elle pût être aussi violente, aussi malsaine. Elle était partie et, avec elle, mon monstre était revenu.
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Bevy
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Inscription : 21 mai 2012 - 16:25

Re: [Textes] Nuit du 20 mai

Message par Bevy » 20 mai 2016 - 21:42

Titre : Histoires
Thème : monstre
Fandom :Harry Potter
Nombre de mots : 368
Personnages : James et Albus
Rating : tout public

« Mais le petit garçon n’a plus peur ! Le Roi sorcier lui a donné un talisman. Un talisman qui le protège des monstres tapis dans les ombres. Les nargols craignent la magie blanche du médaillon alors le jeune sorcier peut traverser sans risques la forêt noire. Il a juste à s’éclairer avec sa baguette pour ne pas tomber…»

James laisse sa phrase en suspens. Albus est toujours sous sa couette, mais plus recroquevillé comme au début de l’orage. À présent son petit frère le regarde avec de grands yeux bien ouverts, son pouce dans la bouche. Un instant, James se demande si Albus n’a pas fait tout ce chiqué à propos du tonnerre et des éclairs pour avoir une nouvelle histoire. S’il avait si peur que ça, aurait-il pu quitter sa chambre pour se réfugier dans la sienne ? Après tout, l’orage cogne aussi fort dans la sienne.

Un nouvel éclair illumine la pièce et Albus sursaute. James aussi. Les coups de tonnerres semblent de plus en plus près. Où en était-il dans son récit ? Déjà qu’il avait dû inventer une bancale histoire de garçonnet perdu dans une forêt maléfique….

« Il va où le petit garçon après ?
-Il a de la route pour rentrer chez son papa et sa maman. Et puis, il faut qu’il retrouve le nifleur qui l’a conduit malgré lui dans la forêt, explique James, revoyant le petit Torgal courir vers l’orée de la forêt.
-Mais il est où le nifleur ? insiste Albus.
-Le nifleur sait que la forêt est mauvaise, mais il doit vivre à coté avec sa famille. Et comme le petit garçon est têtu, il a quand même voulu rentrer dans la forêt pour cueillir des baies sauvages. Il n'a pas écouté son ami.

James sourit : son histoire n’est pas si mauvaise après tout. Albus le guide avec ses questions. Il pourra sans doute l'améliorer et la raconter à sa maman et au bébé dans son ventre!

« Une fois dehors, Torgal est fatigué, a avoir couru, couru. Alors il… »

La lumière de la chambre s’éteint brusquement, les plongeant dans le noir. Albus glapit et James se raidit. Raconter des histoires et veiller tard c’est une chose. S’endormir dans le noir total alors qu’il vient de parler de monstres qu’il n’a aucun mal à imaginer, c’est autre chose.
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Crushounette
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Inscription : 25 mars 2013 - 14:51

Re: [Textes] Nuit du 20 mai

Message par Crushounette » 20 mai 2016 - 21:51

Titre : Il ne faut pas blâmer les enfants pour les erreurs de leurs parents.
Thème : Monstre
Fandom : Hp
Nombre de mots : 263
Personnages : Lucius et Drago Malefoy
Rating : Aucun

Le père à créer un monstre et le monstre a tué son créateur.

Et bien que Lucius ait tout donné pour faire de son fils un être sanguinaire, tout comme lui, il n’aura pas réussi.

Depuis son plus jeune âge, Drago subissait les manipulations psychologiques de son père. Faisant de lui un être à la fois arrogant et fragile. Aucune liberté d’opinion, tout lui avaient été insufflés comme un dictat.

Il n’avait jamais su penser par lui-même, il ne connaissait que l’avis de son père.

Il fallait tuer les sangs de bourbes, les mépriser. Il fallait éradiquer les moldus qui polluaient leur belle Angleterre. Il fallait asservir les sangs mêlés et détruire ceux qui s’y opposaient. Et les traitres à leur sang ne méritaient que la mort. Il fallait se conduire comme un prince, jamais un faut pas, jamais une fausse note dans le plan prévu par son père. Les sang pur son des rois chez les sorciers et ils devraient être les seuls à exister.

Chaque jour Drago se répétait cette litanie, pour lui le grand, l’imposant Lucius Malefoy ne pouvait avoir que raison et malgré cette persuasion mentale, il ne pouvait s’empêcher de penser autrement, de se dire que ce n’était pas le sang qui définissait la personnes mais les actes, avant de se morigéner d’avoir eu de telles idées.

Il ne voulait pas finir comme son père mais le seul moyen d’être enfin libéré de son emprise était devenir comme lui.

De toute façon il avait était conçu pour être un monstre et désormais il le sentait grandir en lui.
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lilimordefaim
Stagiaire chez W&W
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Inscription : 11 janv. 2013 - 14:58

Re: [Textes] Nuit du 20 mai

Message par lilimordefaim » 20 mai 2016 - 21:53

Titre : Le miroir des vérités
Thème : Monstre
Fandom : Hp
Nombre de mots : 327
Personnages : Teddy Lupin
Rating : Aucun


Il y avait encore des traces de rouge sur les draps froissés et la trace des remords sur sa peau. Un parfum de jasmin imprégnait son petit appartement, et dans tous les recoins la rumeur du péché le guettait. Teddy s’était laissé bercer par des cheveux roux, une silhouette athlétique, un rire qui lui avait susurré des maladresses. Et finalement, il était allé jusqu’à se corrompre tout entier pour quelques instants d’oubli. Quelques instants d’illusion. Dans quelques heures il devrait faire face à ses obsessions inaccessibles. Comment ferait-il pour croiser le regard de la fratrie Weasley-Potter, sans se sentir coupable ?

Il avait laissé son instinct prendre le dessus, sa nature était trop libre pour être acceptable. Il était certain que même dissimulé sous des déguisements grossiers, la rouquine qui l’obsédait ne serait pas dupe. Il vomissait ses erreurs à chaque expiration.

Il se leva lentement, parcourant la distance qui le séparait de sa salle de bain comme si le monde était secoué d’un séisme. Un Séisme que ses mensonges avait provoqué. Devant la glace, il passa sa main dans ses cheveux gras, et observa attentivement son visage constellé d’excès. L’image sombre dans le miroir ne méritait pas tous les qualificatifs élogieux qu’on lui associait d’ordinaire. A cet instant, Teddy pouvait voir ce que Dominique avait toujours décelé. Un mec paumé, troué de défauts. Chaque pores de sa peau sont autant d’orifice d’où s’échappe ses défauts. Ils laissaient échapper des reproches écœurants en une complainte assourdissante. Sa tête lui lançait tellement l’attaque était violente. De ces orifices, sortaient des asticots racoleurs, qui le transperçaient dans sa chair. Du bouts des doigts, Teddy tenta de les capturer, mais instantanément, ils se cachèrent de nouveau. Bien enfouis là où il ne pouvait les atteindre. Jamais il ne serait à la hauteur. Toujours, son impulsivité le maintiendrait dans cet état.

Un monstre sous des airs d’ange ? Voilà ce qu’il était ?

C’était sûr, Dominique ne serait jamais dupe.
Dernière modification par lilimordefaim le 20 mai 2016 - 21:54, modifié 1 fois.

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Catie
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Re: [Textes] Nuit du 20 mai

Message par Catie » 20 mai 2016 - 21:54

Titre : De l'art
Thème : Monstre
Fandom : HP
Nombre de mots : 480
Personnages : Bellatrix
Rating : Euh... sûrement -12 :mrgreen:

« Tu es un monstre, Bella ! »

Andy lui avait dit ça un jour. En sanglotant. Alors qu’elle lui asséné la cruelle vérité à propos de Ted Tonks. Mais était-ce sa faute à elle si ce Sang-de-bourbe n’était pas un véritable sorcier, s’il n’était qu’un moins que rien ?

Que lui dirait Andy à présent ? Lui dirait-elle encore une fois qu’elle était un monstre ? Probablement.

Le Moldu qui se tortillait devant elle hurlait à la mort. Bellatrix sentit un sourire tordre ses lèvres. Ces cris étaient une douce musique à ses oreilles. La puissante magie qui courait dans ses veines l’enivrait. C’était si bon de retrouver cette sensation des années et des années d’enfermement.

Elle leva un instant sa baguette d’un geste négligent. Elle ne voulait pas qu’il meurt trop vite. Cela aurait gâché le plaisir. Il haletait, face contre terre, le corps si perclus de douleurs qu’il ne semblait pas pouvoir bouger.

— Endoloris !

Les cris reprirent, plus délicieux encore. Un rire lui échappa. Un monstre, elle ? Andy ne comprenait décidément rien à rien. Elle n’avait jamais compris. Elle n’était pas un monstre, elle était une artiste. Une artiste incomprise dévouée au Seigneur des Ténèbres. Sa sœur ne se rendait pas compte du talent qu’il fallait pour tirer de tels hurlements à ses victimes. Elle était une des seules à pouvoir tirer des hommes ces sons si mélodieux.

Le Moldu à ses pieds semblait ne même plus avoir assez d’énergie pour hurler. Il pleurait. Et la vue de ces larmes ne fit que raviver sa joie. C’était si beau. Une œuvre d’art.

Le rayon rouge qui sortait de sa baguette s’assombrit, prenant une couleur carmin. La soif de sang écarquillait ses yeux, dilatait ses narines, la faisait haleter. Bientôt, les vaisseaux éclatèrent. Le nez saigna d’abord. Puis les yeux. Puis les oreilles. Autant de rigoles vermillon qui décoraient le tapis sous le corps tressautant. De l’art, c’était de l’art. Et ceux qui ne le voyaient n’étaient que des yeux.

Soudain, son jouet eut un mouvement brusque. Si brusque que cela brisa sa colonne vertébrale. Le bruit si délicieux raviva la lueur de folie créatrice dans ses yeux. C’était si bon, de réentendre tout cela. Ces sons lui avaient tant manqués.

Quelques secondes plus tard, le corps inanimé retombait sur le tapis souillé de sang. Mort. Elle lui trouva une certaine beauté, étendu là, les membres pliés en des angles étranges, les yeux révulsés, la bouche ouverte sur un cri d’horreur muet. D’une beauté horrible et incomparable.

« Tu es un monstre, Bella ! »

Ce souvenir la fit sourire de nouveau. Andy n’avait rien compris à l’époque, et elle ne la comprendrait pas moins maintenant. Ce n’était pas de la monstruosité en elle, seulement une créativité qui ne demandait qu’à sortir.

Pour perfectionner son œuvre, elle invoqua la Marque, éclairant la scène d’une glauque lumière verte.

Là. C’était parfait.
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princesse
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Re: [Textes] Nuit du 20 mai

Message par princesse » 20 mai 2016 - 21:55

Titre : Monstres et Cie
Thème : Monstre
Fandom : HPF
Nombre de mots : 595
Personnages : James Potter, Charlotte Potter
Rating : Tous public

"Lorsque Charlotte Potter était rentré dans la chambre de son fils, elle ne s’était pas du tout attendu à voir son fils de six ans perché sur son lit, une sorte de tapette à mouche dans les mains, prêt à affronter ce qui venait de sortir de son imagination.

- Qu’est ce que tu fais, mon chéri ? demanda-t-elle en refermant la porte derrière elle.

Le petit garçon sursauta, ne s’attendant pas à entendre la voix si douce de sa mère, et il lâcha la spatule en plastique qu’il tenait maladroitement entre ses mains. James lança un petit regard à sa mère avant de s’asseoir sur son lit, les bras croisés.

- Je…. je veux pas dormir ici, déclara-t-il de sa petite bouche d’enfant.
- Ah bon ? s’étonna sa mère en venant s’asseoir près de son lit. Et pourquoi ne veux-tu pas dormir dans ta chambre ?

James leva les sourcils au ciel, et sa bouche se pinça. Son menton rond s’avança légèrement vers l’avant et d’un coup de tête il indiqua le sol, et ses yeux chocolat glissèrent vers le bas de son lit, avant de se relever vers sa mère.

- Tu penses qu’il y a quelque chose sous ton lit ? demande-t-elle en arquant un sourcil, alors que son fils hocha timidement de la tête.
- Il n’y a rien sous ton lit, mon chéri, rassura-t-elle en passant ses doigts dans les fines boucles brunes de son fils. Rien du tout. Aucuns monstres, aucunes goules, pas d’esprit frappeur, et pas de lutin farceurs, d’accord. Rien du tout, répéta-t-elle en caressant de son pouce la pommette de James.
- Oui mais s’il y en avait un ? Un invisible ? tenta James avant que sa mère ne le reprenne en le prenant dans ses bras.
- Les monstres invisibles ne se cachent pas sous les lits, James.
- Oui mais… mais s’il y en avait quand même un, maman ?

Charlotte soupira, et glissa son indexe sous le menton de fils pour lui relever la tête.

- Tu veux pas regarder s’il te plait, maman, supplia le petit garçon en pinçant fortement sa bouche de ses lèvres fines.
- Qu’est ce que ton père te dit tout le temps, James ? demanda sa mère, en arquant une nouvelle fois le sourcil.
- Vigilance constante ? proposa le petit garçon en roulant des yeux ce qui fit rire sa mère.
- Non, ça, ce n’est pas à toi qui le dit tout le temps, sourit-elle.

James soupira. Il savait très bien où sa mère voulait en venir…

- Il dit que… que le courage n’est pas l’absence de peur mais… mais la capacité de la… de la vaincre, répéta le petit garçon en faisant une petite moue.
- Alors qu’attends-tu pour aller voir directement sous ton lit ?
- Que… que tu regardes avec moi, répondit James, mal à l’aise.

Charlotte Potter sourit à son fils et ébouriffa une dernière fois sa tignasse en bataille.

- Je regarde avec toi mais juste pour ce soir, lui dit-elle en posant son doigt sur son petit nez.

Le sourire de James s’illumina et il sauta sur ses jambes pour se glisser sous son lit, à la recherche d’un quelconque monstre invisible. Au final, sa mère n’avait même pas eu à se pencher pour assurer les arrières de son fils, car dans le fond, elle savait qu’il n’avait pas besoin d’elle. Son fils était comme son mari… Aucun des deux n’avaient besoin d’aide tant qu’une présence rassurante les talonnait de près, et Charlotte Potter savait très bien, qu’un jour, la présence rassurante au près de son fils ne serait plus la sienne…"
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"I'm not a psychopath"

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Eejil9
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Re: [Textes] Nuit du 20 mai

Message par Eejil9 » 20 mai 2016 - 21:59

Titre : Mon Ding le Maudit
Thème : Monstre
Fandom : HP et M Le Maudit
Nombre de mots : 1175
Personnages : Mondingus Fletcher
Rating : Tout public

Voilà, Mondingus Fletcher avait trouvé le filon. Pour la première fois depuis qu’il avait quitté Poudlard, il reprit une plume dans ses mains – vous ne pensiez tout de même pas qu’il avait écrit depuis Poudlard ? Pourquoi écrire quand on vend sous le manteau et qu’on ne déclare rien du tout au Ministère ? Pourquoi écrire quand on vient tout le temps en retard aux rendez-vous, et qu’on a plus souvent besoin de disparaitre que de donner des nouvelles ?
Mais là, c’était l’idée du siècle. Du millénaire, même. Mondingus allait être riche. Très riche. Monstrueusement riche.
Et ça, ça valait le coup d’investir dans une plume. Investir de l’énergie pour la voler, évidemment. Vous ne croyiez tout de même pas que Mondingus allait acheter une plume ? Soyez déjà heureux qu’il ne l’ait pas arraché au derrière d’un hibou.
L’autre jour, alors qu’il faisait les poches des moldus dans un cinéma, bien caché sous une cape d’invisibilité bon marché, il était tombé sur une projection d’un vieux film allemand. M le maudit, que ça s’appelait.
En général, il ne faisait pas trop attention aux films qui captivaient les moldus. Lui, c’était le flouze qui le captivait. Sauf que là, ce film, il était vraiment bien. Monstrueusement bien même.
Mondingus avait donc oublié les attraits des poches moldues, et s’était assis sur un siège laissé vacant. Il avait même laissé glisser sa cape d’invisibilité. D’ailleurs, il n’avait pas remarqué que la vieille dame derrière lui avait sursauté en le voyant apparaitre. Et quand bien même l’eût-il remarqué, il n’en avait honnêtement rien à faire. Ce jour-là, Mondingus bénit les moldus, leur imagination, et les sous-titres anglais. Parce qu’évidemment, il ne comprenait pas un traitre mot d’allemand.
Alors oui, Mondingus n’avait pas tout compris. Mais il avait bien vu que ça traitait d’un méchant tueur d’enfants, qui émouvait les foules. Un tueur psychopathe qui sifflait un air de musique répétitif et angoissant, oui, ça c’était de la bonne recette. De la bonne recette pour faire de grosses recettes.
Et comme les sorciers n’y connaissaient rien au cinéma moldu, il allait pouvoir retranscrire ça, et sortir le plus gros succès de la littérature sorcière de l’année. A lui le top des ventes.
Mondingus saisit sa baguette, et jeta tant bien que mal un sortilège d’autocorrection à sa plume. Voilà qui devrait compenser son orthographe désastreuse que les années avaient encore dégradée.
D’abord, il lui fallait un titre. Un titre qui attirât l’œil, qui éveillât la curiosité des sorciers... Et qui ne fût pas le même que celui du film d’origine. Parce que oui, le plagiat, c’était bel et beau, mais les nés-moldus risquaient de se douter de quelque chose s’ils voyaient « M le maudit par Mondingus Fletcher » sur la couverture d’un livre.
Mondingus se gratta le crâne avec sa plume et se cura le nez.
S’il n’inventait pas son histoire lui-même, c’était bien parce que son imagination était aussi développée que son sens moral. Inexistante.
Mais il fallait un truc vendeur. Un truc fou. Un truc qui fît frissonner la ménagère.
« M, Un monstre au visage d’homme ».
Ouais, ça, c’était de la balle.
Fier de lui, Mondingus se mit à écrire. Il ne s’embêta pas. Il se contenta de résumer l’histoire, tout en prenant bien le temps de décrire les cadavres des enfants monstrueusement assassinés par le meurtrier. Pour rendre l’histoire plus typiquement sorcière, il décida de faire transplaner le tueur après les meurtres, pourtant sauvagement commis au poignard. Encore plus dur de le retrouver, comme ça ! Voilà qui pimentait bien son enquête !
Malheureusement, au beau milieu de sa rédaction frénétique, il lui arriva le pire. Un trou de mémoire. Mondingus se maudit, et dut quitter son taudis. Une fois dans la rue, il se dirigea vers le quartier moldu, et se mit en tête de trouver une boutique moldue vendant des... Comment ça s’appelait déjà ? VDD ?
Heureusement pour lui, il en trouva une rapidement. Il se tapit devant l’entrée, et agita sa baguette.
- Accio M le maudit !
Le DDV au chaud dans son manteau, il retourna dans son immeuble, et s’introduit dans l’appartement de son voisin sans même avoir à fracturer la porte. Ces moldus ne savaient même pas se protéger d’un simple Alohomora... C’était de l’appel à l’effraction, par Merlin !
Il s’agissait maintenant de faire fonctionner le lecteur de VDV, et c’était une sacrée histoire. La télévision, Mondingus savait, ce n’était pas la première fois qu’il squattait là. Mais le lecteur de VVD, il n’avait jamais tenté.
Finalement, ce n’était pas si sorcier, et, blague à part, il parvint à visionner son film, en version anglaise, s’il vous plait ! Il se surprit même à prendre des notes... Si la vieille McGo le voyait ! Elle n’en croirait pas ses petits yeux de vieille chouette.
En revenant chez lui, il décida de se représenter lui-même, dans son histoire. Il serait l’un de ceux qui rattrapaient M, le monstre dans les yeux duquel il se plaisait à décrire une démence sans nom. Le plus courageux, bien sûr.
Evidemment, Mondingus passa les aveux du meurtrier. C’était d’ailleurs un moment du film qu’il n’avait pas aimé. Il avait même fait avance rapide en regardant le DVV. La parlotte, de toute manière, il n’aimait pas ça. Il aimait les meurtres, le sang, la folie. Ouais, ça, c’était de la balle ! Les dialogues philosophiques à deux noises, non merci.
Il bâcla un peu la fin. Le policier arrive et coffre le monstre, fin de l’histoire. C’était l’enquête qui était intéressante, surtout dans son aspect le plus sanglant !
Une fois posé le point final, le petit homme ne tenta même pas de se relire. C’était le boulot de l’éditeur, non ? Il se précipita sur le Chemin de Traverse, et se rua dans l’échoppe du seul éditeur qu’il connût.
- Oui, monsieur ?
- Ding. Mondingus Fletcher !
- Bien, monsieur Fletcher, nous allons accorder toute notre attention au manuscrit, et nous vous tiendront au courant.
- Mais, vous ne le lisez pas tout de suite ?
- Non monsieur, je ne suis que réceptionniste. Mais soyez sûr que le comité de lecture prendra grand soin de votre travail.
Un peu déçu, Mondingus retourna à ses anciennes magouilles.
Quelques mois plus tard, il reçut un hibou. Il sut tout de suite que c’était l’éditeur – personne ne lui envoyait plus de hibou.
« Cher Monsieur Fletcher,
Nous vous remercions vivement de nous avoir confié votre projet. Nous l’avons étudié avec la plus grande attention. Malheureusement, malgré ses qualités, il ne nous a pas paru convenir à notre ligne éditoriale. Nous regrettons donc de ne pouvoir en envisager la publication.
En vous remerciant de votre confiance et en vous souhaitant d’aboutir dans votre démarche, nous vous prions de croire, Monsieur, à l’assurance de nos sentiments les meilleurs.
Le comité de lecture. [1] »
Monstrueusement déçu, Mondingus versa une petite larme, et déchira la lettre. Puis, il s’en fut, bien décidé à revendre sa plume qui lui avait été bien inutile.

[1] Librement adapté d'une véritable citation de Gallimard Jeunesse.
"Dire. Dire ce qu'on meurt d'envie de dire. Dire ce qu'on a besoin de dire. Besoin vital. Terrifiant. Dire ce qu'on ignore avoir envie ou besoin de dire. Dire pour comprendre, nettoyer, guérir, avancer. Mais est ce que dire suffit ? Tout à l'heure je l'ai cru."

LaLouveNoire
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Re: [Textes] Nuit du 20 mai

Message par LaLouveNoire » 20 mai 2016 - 22:00

Titre :
Thème : Monstre
Fandom : HP
Nombre de mots : 397
Personnages : Lily
Rating : Tout public

****

Lily est une sorcière... Du moins si elle croît cette lettre.
Elle a 11 ans. Elle va partir à Poudlard. Du moins si elle croît cette lettre...
Elle va apprendre et connaître d'autres sorciers. Elle y sera bien. Du moins si elle croit cette lettre !
Mais doit-elle la croire ?
Lily doute... Personne n'est comme elle dans la famille. Pourquoi elle... ?
Lily pleure... Elle est rejetée par sa sœur... Pourquoi... ?
« Tu es un monstre, Lily »
« Les gens comme toi, il faut les enfermer »
Un monstre... ? Est-elle un monstre... ?
Lily soupire...

///

Lily est finalement partie à Poudlard.
Pétunia peut dire ce qu'elle veut : elle n'est pas un monstre...
Pétunia est jalouse : Lily le sait maintenant...
Severus est devenu son ami, son meilleur ami...
Elle est tellement déçue qu'ils ne soient pas dans la même maison... Mais cela ne change rien, si ? Il reste son ami...

///

Lily est triste : Severus n'est plus son ami...
Il lui a dit des choses horribles...
« Je n'ai pas besoin d'une Sang-de-Bourbe »
Finalement, cela change quelque chose de ne pas être dans les mêmes maisons... Surtout si elles s'appellent Griffondor et Serpentard...
Des larmes coulent sur le visage de Lily... La peine est violente, aussi violente que l'injure...
Lily ne sait si elle doit voir Severus comme un monstre...

///

Lily ne sait plus... Elle pense à lui très souvent maintenant...
James...
Est-elle amoureuse ?
Elle revoit leur rencontre orageuse : Lily lui trouvait tous les défauts et James lui rendait bien...
Mais cela lui semble tellement loin...
Il a changé : moins prétentieux et, un peu, plus sage...
Elle passe ses journées à penser à lui... Mais les ASPICS approchent...
Après, il sera temps de penser à l'avenir...

///

Lily aurait dû être heureuse... James et elle sont mariés
Et elle est enceinte... Un garçon... Il naîtra fin juillet...
Mais la mort rôde...
IL rassemble une armée, beaucoup se laisse tenter... Pas eux...
IL les a déjà contacté, voulant se les rallier... Ils ont refusé...
Un ordre apparaît pour s'opposer...
Ils seront parmi les premiers à y entrer...

///

Lily est morte...
Allongée sur le sol, elle rejoint son James de l'autre côté...
Elle s'est sacrifiée pour lui...
Mais Harry lui survivra : elle le sait...

Son âme part apaisée : le monstre n'a pas gagné...

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BellaCarlisle
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Re: [Textes] Nuit du 20 mai

Message par BellaCarlisle » 20 mai 2016 - 22:03

Titre : Le montre de la nuit
Thème : Monstre
Fandom : HP
Nombre de mots : 965
Personnages : Remus Lupin
Rating : - 12

La lune est là, haute dans le ciel. Encore une fois, il a délaissé sa potion, mais consciemment. Il en a assez d’être dépendant d’un breuvage, de devoir taire sa nature profonde. Au début, il aimait le fait de ne blesser personne, de devoir seulement s’enfermer dans sa chambre en attendant que la nuit fût passée. Mais maintenant, il n’en peut plus. Alors la bête prend le dessus, ses membres se déforment, s’allongent, ses os se cassent pour se ressouder d’une autre manière alors que de longs poils recouvrent sa peau. La métamorphose est douloureuse, ses vêtements ne résistent pas à la transformation et un long hurlement s’échappe de sa gorge. Ce n’est pas un cri de ralliement ou de la joie qu’il exprime mais plutôt un profond désespoir mêlé à du chagrin. Il se sent horriblement seul, il a perdu James et Lily quelques années auparavant avant d’assister à la mort de Sirius. Le vrai traître s’est enfui et lui, Remus Lupin, il n’a plus personne qui le relie à ses souvenirs. Un autre hurlement sort de son corps, plus fort, plus triste. La rage brûle dans son cœur, brouillant ses pensées, chassant peu à peu l’homme au détriment du loup.

Il se met à courir, s’échappant de la sécurité prodiguée par le quartier général de l’Ordre. Dumbledore et ses sermons n’ont plus d’effet sur lui, la mort trop récente de Patmol a laissé une trace indélébile en lui, lui rappelant que le danger est là, à chaque coin de rue, au bout de chaque baguette. Il traverse les rues, échappe aux regards des moldus qui ne le voient pas. Remus sait se cacher dans l’obscurité, sa vision lupine est plus aiguisée que celle des humains et il s’en sert pour se fondre dans les ombres. Seuls les animaux sentent sa présence, grognant ou s’enfuyant dès qu’il approche. Le loup-garou ne prête plus attention à tout cela, il a fini par s’y habituer, ignorant la pitié dans le regard des autres. Le sentiment qui le touche le plus, venant des sorciers, c’est la frayeur. Parce qu’il n’est pas devenu une bête en le souhaitant, il n’est qu’une victime de plus et il a sa place dans ce monde, autant que les autres. Parfois, il aimerait retourner en arrière, à l’époque où il a été mordu, pour se tuer lui-même. Mourir est bien plus satisfaisant que d’être secoué par des transformations épuisantes et dangereuses, aussi bien pour lui-même que pour toutes les personnes qui prennent le risque de croiser sa route.

Une odeur brise son attention et il observe son environnement. À quelques mètres de lui, une femme est en train de se promener, sans peur de la nuit ou de la pleine lune. Le parfum qu’elle dégage est trop agréable, le loup en lui salive, le poussant à avancer, ce qu’il fait sans réfléchir. Quand la bête prend le dessus, il n’est plus capable de faire le moindre choix et il se le reproche souvent lorsqu’il redevient humain. La femme est proche, elle a entendu son souffle, elle se retourne pour le voir, écarquillant les yeux en distinguant sa silhouette massive. D’un bond, il la fait basculer en arrière avant de poser son museau sur son cou, la chatouillant de sa respiration avant de planter ses crocs dans sa chair. Le sang coule et il regarde les motifs qui se forment sur le sol. L’odeur du liquide le frappe alors et il recule en poussant un léger grognement plaintif. Il n’avait pas prévu que sa soirée se passerait de cette manière, il résiste d’habitude, il ne fait de mal à personne, encore moins pour sentir le sang frais. Sans un coup d’œil pour le cadavre, Remus s’enfuit, le cœur lourd. Les autres ont raison sur un point, il est un véritable monstre. Il a tué une femme, sous la pression de son chagrin, cherchant un coupable pour venger la mort de Sirius mais ne trouvant que des innocents sur qui passer sa colère. Il ne mérite pas de vivre, de connaître le bonheur, d’avoir des gens sur qui compter.

Lorsque la transformation faiblit et qu’il reprend forme humaine, il est perdu dans une ruelle. Il lui faut du temps pour retrouver le quartier général de l’Ordre, titubant. Il ne réveille personne, il se dirige d’un pas automatique vers l’ancienne chambre de Sirius, s’écroulant sur son lit, respirant son odeur avant de s’endormir. À son réveil, il tente de se souvenir de ce qu’il a pu faire la veille et il se frotte les yeux, fatigué. Il se traîne vers la salle-de-bain, se douche en grimaçant sous le jet brûlant. Il récupère quelques vêtements froissés puis descend à la cuisine. Là encore, il n’y a personne, ce qui lui tire un soupir de soulagement. Il déteste parler quand il sort d’une nuit de pleine lune et son instinct lui souffle que la solitude est encore une fois la bienvenue. Un journal a été abandonné sur la table de la cuisine et il en lit le gros titre. Aussitôt, son corps tremble et il s’oblige à s’asseoir, son cœur battant jusque dans ses tempes. Il inspire longuement, expire, essaye de se calmer pour ne pas céder à la panique. Il n’y a aucune raison pour le cadavre découvert dans une ruelle soit son œuvre, il ne se rappelle pas avoir tué quelqu’un. Pourtant, la photo animée sous ses yeux lui montre une silhouette familière, comme s’il avait déjà vu la femme. Le journaliste de la Gazette émet l’hypothèse que ce soit l’œuvre d’un vampire ou d’un loup-garou. Remus n’est pas dupe, il sait qu’il est sans doute le seul à la ronde en ce moment. Le seul monstre ayant pu commettre ce crime. Et cette monstruosité le ronge à nouveau vers une lente descente aux Enfers.
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Cilou
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Re: [Textes] Nuit du 20 mai

Message par Cilou » 20 mai 2016 - 22:07

Titre : Le petit crabe blanc
Thème : Monstre
Fandom : Pirates des Caraïbes
Nombre de mots : 979
Personnage : Davy Jones
Rating : Tout public

Au beau milieu de l'océan Atlantique naviguait un navire gigantesque. Imposant trois-mâts constitué d'une proue à l'allure de Méduse, il était réputé pour être rapide et était dirigé par l'illustre Capitaine Davy Jones, pirate de son état. Celui-ci était âgé d'une trentaine d'années et était un marin d'origine britannique particulièrement expérimenté, notamment grâce à son passé de corsaire ; s'il était devenu pirate en préférant la liberté, il avait plus d'expérience que la majeure partie des autres et était rapidement devenu un homme de renom. Pas étonnant qu'il ait un équipage de quarante-trois marins et un navire énorme.

Bien que déjà célèbre dans le monde de la piraterie, Davy Jones n'était pas constamment centré sur lui-même et dirigeait son navire et son équipage d'une main de maître. Il connaissait les lieux remplis d'hommes de la marine, ceux où aller, ceux à éviter, et avait décidé aujourd'hui d'aller vers l'Afrique du Sud. Par envie, simplement. C'était presque le maître des océans, il pouvait bien décider où il voulait aller, sans avoir à se justifier par un amas d'or ou un butin prometteur. Il était libre, Davy Jones ; contrairement à bon nombre de pirates, l'or ne l'obnubilait pas, il n'était pas cupide et donc pas prisonnier de l'avarice.

Ce matin-là, plutôt bien réveillé et donc de bonne humeur, il avait tranquillement salué les hommes de son équipage qui l'avaient salué à leur tour. Des avantages à faire partie de l'équipage de Davy Jones, il y en avait des tas ; d'abord, on avait peu de chances de se faire capturer, ensuite, la renommée du trentenaire nous apportait une certaine notoriété au sein des océans. Et surtout, on ne risquait pas grand-chose du capitaine, et si le terme « sympathique » était trop fort pour le décrire, on pouvait quand même tomber sur bien pire. Il n'était pas dur d'engager la conversation avec lui, et généralement, quand on suivait bien la chasse-partie ainsi que les règles, on ne craignait pas trop en s'adressant à lui, même quand il n'était pas d'humeur. En bref, être sur le navire de Davy Jones, c'était plaisant pour des pirates, tant qu'on faisait quand même partie de son équipage. Oui parce qu'un clandestin, forcément, c'était mal vu. Un ennemi encore plus. Et, pour le coup, quand Davy Jones n'était pas d'humeur et qu'on faisait partie d'un navire ennemi, on avait de quoi craindre pour sa peau.

Ce jour-là, Davy Jones étant de bonne humeur et absolument pas pressé avait décidé, comme toujours quand il sentait que le navire ne risquait aucun abordage adverse, de vagabonder un peu à l'intérieur même de son navire pour voir l'équipage s'activer. Bien qu'il soit capitaine depuis plus de quinze ans, il avait toujours autre chose à découvrir, un meuble déplacé, un trou dans la coque, des vêtements différents et puant la piraterie à plein nez, et puis des coquillages, quelques proies déchirées par le chat noir porte-bonheur qui leur permettait de prédire la météo, des pièces à empocher en douce… Les jours n'étaient jamais pareils, que ce soit au niveau de l'extérieur ou de l'intérieur du bateau, et c'était ça qu'il préférait dans la piraterie et donc, la liberté : le changement. Pour lui qui n'aimait pas la routine, il ne serait jamais resté quinze années sur les flots si cette activité ne l'avait pas captivé.

C'est tout naturellement qu'il s'adossa sur un mur délavé du dortoir dans lequel les marins s'activaient à se lever, prêts pour rejoindre leur poste. Il rit silencieusement de l'agitation causée en majeure partie par son arrivée et observa les jeunes hommes sortir en toute hâte après l'avoir salué. Très rapidement, les dortoirs furent vides et silencieux. Il pouvait enfin visiter cette pièce tranquillement.

Sans surprise, il trouva en effet des bouts de pièces de huit tombés des vêtements des autres, plusieurs miettes de nourriture, du linge sale empestant, des objets sans grande valeur et, en cherchant bien, deux oiseaux morts et quatre rats dont il restait à peine la peau – c'était que le chat ne mangeait pas à moitié, et le constater l'amusait à chaque fois. Alors qu'il s'apprêtait à partir explorer une autre pièce, la grande cale certainement, il fronça les sourcils d'un air plutôt joueur et étonné et commença à gratter le mur auquel était accroché un petit crabe étonnamment blanc. D'habitude, les animaux rentraient justement par la cale qui se trouvait presque directement en contact avec l'océan, et rejoignaient rarement les dortoirs. Lorsqu'il parvint à le détacher calmement du mur, le crabe plutôt que de chercher à s'enfuir claqua des pinces avec une musicalité qui, à nouveau, l'étonna. Il ne semblait pas chercher à le pincer. Juste à faire des claquettes grâce à sa carapace.

N'ayant que du temps à perdre, Davy Jones commença à pencher son oreille vers le petit crabe pour écouter sa musique, et haussa cette fois les sourcils en entendant l'étrange bruit de la mer sortir du crustacé. A ce qu'il sache, jamais un crabe vivant n'avait émit ainsi le son qu'on entendait dans les grands coquillages creux. Ce n'était pas normal. Et c'était captivant. En s'approchant un peu plus, il comprit sans savoir exactement pourquoi ni comment que le crabe, mêlant ses pinces à son océan interne, était en train de lui parler.

« Hum… Qu'est-ce que vous faites, Capitaine ? s'étonna le marin Broondjongen, maître pilote de ce navire.

Passionné par la douce mélodie et le message qu'on était en train de lui faire passer, Davy Jones lui intima d'un geste de se taire.

– L'Océan me parle… murmura-t-il peu après. Écoute ! »

Curieux, Broondjongen approcha à son tour son oreille du petit crabe et écouta, sans comprendre pour autant ce que pouvait bien comprendre son capitaine. A lui, l'océan ne parlait pas ; tout ce qu'il entendait, c'était les claquements des petites pinces du crustacé, qui jouaient l'étrange mélodie mélancolique d'une boîte à musique.
« Le moment viendra où vous pourrez enfin agir avec honneur.
– Je les adore, ces moments… Je les salue de la main quand je les vois passer. » - Elizabeth Swann et Jack Sparrow, Pirates des Caraïbes : le secret du coffre maudit

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NeviLee
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Re: [Textes] Nuit du 20 mai

Message par NeviLee » 20 mai 2016 - 22:10

Titre : Mais je n’ai rien fait…
Thème : Monstre
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 501
Personnages : Tom Elvis Jedusor
Rating : 10+

- Kyaaaaaaaaa !
Le cri suraigu de la fillette vint emplir la sombre caverne et se répercuta en écho à travers les parois humides qui l’entouraient. A ses côtés, le jeune Dennis Bishop serrait les poings, prêt à faire face à tout ce qui viendrait importuner son amie. Mais là était le problème, rien ne se passait, personne ne venait. Les chuchotements sifflants qu’ils venaient d’entendre n’étaient-ils qu’un effet de leur imagination ? Non, il savait que c’était réel ; il n’avait pas rêvé. Quelqu’un se trouvait bien là, et il les épiait, lui et ses deux camarades de l’orphelinat.
Curieusement, le troisième larron de la bande ne semblait pas effrayé le moins du monde. Il arpentait les recoins de la caverne avec curiosité. Fasciné par le grand lac noir au milieu, et par la mousse suintante qui poussait sur les parois humides, il continuait son inquiétante inspection sans se préoccuper de ces bruits effrayants qui faisaient sursauter les deux autres, ni des ombres menaçantes qui semblaient aller et venir derrière eux à chaque fois qu’ils ne regardaient pas.
- Tom, tu… tu es sûr qu’on a le droit d’être là ? bégaya la petite Amy Benson, en s’approchant de son intimidant camarade.
- On devrait retourner au camping, proposa Dennis en lorgnant les rives du lac d’un air mal assuré, comme s’il craignait que quelque chose en sorte.
- Tout va bien, répondit le dénommé Tom d’une voix suave, il n’y a rien ici. On est en sécurité !
- En sécurité ? répéta Amy d’une voix étranglée. Tu plaisantes ? Cet endroit est hanté ! Les bruits qu’on entend sont sûrement les voix de tous les gens qui sont morts ici. Ils nous guettent, ils nous espionnent, ils attendent qu’on dorme pour nous attaquer !
- Les fantômes n’existent pas, lui répliqua Tom d’une voix amusée. Ce sont juste les bruits du vent.
- Tu délires mon pauvre ! lui rétorqua Dennis fulminant. Il y a quelqu’un ici. Un fantôme ou un monstre, je ne sais pas. Mais il faut vite décamper d’ici ! On n’aurait jamais dû t’écouter et te suivre ici. Si ça se trouve, c’est toi qui fais tout ça, c’est toi le monstre !
Et il sortit de la caverne pour rejoindre le rivage de la mer du nord, accompagné d’une Amy toute tremblante. Tom resta un long moment tout seul. Le sourire exalté qu’il esquissa alors ne fut constaté par personne d’autre que lui. Etait-ce vraiment lui qui réussissait à produire ces curieuses sonorités ? Etait-il vraiment capables d’influer sur la luminosité de la cave ? Et surtout, toute cette eau de ce lac, était-il vraiment capable de la maîtriser, comme son esprit ne cessait de le lui affirmer ?
Peut-être était-il un monstre, mais personne ne pourrait le prouver, car techniquement, il n’avait rien fait du tout…
"Ce n'est pas la Maison qui nous façonne, mais bien nous qui façonnons notre maison."

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Bevy
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Re: [Textes] Nuit du 20 mai

Message par Bevy » 20 mai 2016 - 22:31

Titre : Orpheline
Thème : Orpheline
Fandom : Buffy the slayer
Nombre de mots : 211
Personnages : Buffy
Rating : Tout public

Buffy referme silencieusement la porte derrière elle. La traque aux vampires aura été rude cette nuit : une vilaine coupure orne sa joue et son bras la lance. Deux heures passées sont affichées sur le réveil électronique de la cuisine. Dawn doit dormir, elle se contentera de passer devant sa porte mais n’ira pas prendre le risque de réveiller sa petite sœur. Celle-ci à cours demain.

Buffy ouvre le frigo et sort des glaçons du réfrigérateur. Glaçons qu’elle s’applique sur le bras en fermant les yeux. La douleur diminue aussitôt même si la fatigue continue de l’assommer maintenant que l’adrénaline de la chasse est passée.

« Laisse-moi regardez-ça ma chérie. »

Un instant, Buffy suspend son geste La voix de sa mère est si proche, si réelle qu’il lui semble qu’elle n’a a se retourner pour la voir dans sa robe de chambre, une tasse à la main, veillant à son retour. Malgré elle, Buffy tente un timide « Maman ? » en se retournant
et lâche le bac à glaçon.

Les ténèbres percées par la lumière du frigo lui répondent, le silence et une sensation de vide, d’abandon l’envahissent.
Elle est orpheline, et malgré tous ses efforts pour garder la tête hors de l’eau, Buffy a toujours cette sensation de couler.

Elle n'est pas prête à être seule.
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EulalieHermione
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Re: [Textes] Nuit du 20 mai

Message par EulalieHermione » 20 mai 2016 - 22:36

Titre : La croissance du mal OU l'anéantissement du bien
Thème : Orphelin
Fandom : HP
Nombre de mots : 368
Personnages : /
Rating : Tout Public

On est tous orphelin de quelqu’un. Orphelin de père, orphelin de mère.
Ce petit garçon là était tout à la fois, orphelin de proches et orphelin d’amis. Personne n’entrait en contact avec lui. D’où venait-il ?
Pourquoi était-il là ? Tant de questions et si peu de réponses.
Il était différent, il le savait. Depuis son plus jeune âge. Plusieurs fois, par la fenêtre de sa chambre grise et froide, il avait vu des étoiles filantes mourir
dans la nuit d’encre. Imitant les autres enfants, il avait fermé les yeux. ‘Je ne veux plus être orphelin’ quémandait-il, s’il vous plaît, juste un ami’. ‘Même un petit, pourvu qu’il m’aime’
Des années, il attendit. Il changeait, réalisait des choses qu’il l’écartait un peu plus. Petit à petit, ses voeux disparaissent, remplacés par un désir malsain de vengeance. C’était un étranger. Il aurait pu être sauvé pourtant. Mais personne n’était jamais venu. Il avait tant attendu que le temps avait finalement anéanti ses espoirs, ses rêves. Il avait été profondément amoureux de la vie, mais cette dernière lui avait brisé le coeur. La plupart se remette des ruptures. Mais pas lui. Ce n’était pas une simple rupture, c’était une trahison. Et toute trahison mérite d’être punie. Il en avait fait le serment. Il ne s’arrêterait pas. Du haut de ses dix ans, il avait juré au mal qui l’envahissait, que la noirceur serait sa seule compagne.
Tous l’évitaient à présent car l’ombre prenait possession de son être entier. De ses pas jaillissait la peur qui atteignait tous ceux qui s’approchaient de trop près. Son regard inspirait la crainte. Son visage de porcelaine, dépourvu d’émotions, paraissait comme irréel. Pourtant, la menace était bien présente.
Il commença à faire des rêves. Des rêves sur un autre orphelin. Quand venait l’un de ces cauchemars, il analysait tous les éléments présents dans ses visions, conscient de ce qu’elles représentaient. Son chemin était tout tracé.
Un jour, on vint lui rendre visite. Un homme d’un certain âge, les yeux malicieux, un sourire au coin des lèvres, la barbe touffue. Il se doutait déjà.
« Bonjour Tom »
L’enfant de onze ans se tourna vers le vieillard. Son esprit était vide. À présent, il était orphelin de sentiments.

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Awena
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Re: [Textes] Nuit du 20 mai

Message par Awena » 20 mai 2016 - 22:37

Titre : Marquée
Thème : Orpheline
Fandom :HP
Nombre de mots : 210
Personnages : Alecto C
Rating : Tout public
Tu t’es coupé de tout pas vrai ?
Où-est-elle passée Alecto la petite fille aux souliers vernis ? Celle qui dans une innocence dérangeante faisait le mal sans le vouloir, celle qui osait encore aimer ?
Et où est donc maintenant le jeune enfant qui toujours t’accompagnait ? Qu’est-ce que la vie t’a pris de plus Alecto, qu’est-ce qu’elle peut encore te prendre ?
Ton humanité ? C’est trop tard, elle est peut-être là, très au fond de ton esprit malade, là où repose ta mère morte trop tôt et ton père qui t’emprisonne depuis dans ce jour dans des regrets sans queue ni tête.
C’est trop tard, rien ne viendra plus te sauver, qui le voudrait, qui le pourrait, il faudrait un miracle qui n’arrivera pas, les jolies fin c’est pas pour les filles comme toi Alecto pas pour les brutes qui tuent par colère pas pour les filles incapable de faire confiance, incapable de faire le deuil de l’enfance.
Tu sais tu aurais vraiment dus oublier tu n’aurais pas eu la meilleure vie mais tu aurais vécu. Seulement voilà, là au fond de ta prison tu es seule pour la première fois, orpheline de parents, de frère, orpheline d’émotions, orpheline d’humanité.
Tu sais au fond la seule qui ne te laissera pas tomber Alecto c'est celle que tu offrais allégrement, la mort est ta seule amie.

Verrouillé

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