[Textes] Nuit du 20 février

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LaLouisaBlack
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[Textes] Nuit du 20 février

Message par LaLouisaBlack » 20 févr. 2016 - 21:57

Voici le topic pour publier vos textes de la Nuit de ce soir.
Aucune question, remarque, commentaire ou post contenant autre chose qu'un texte n'est accepté.

Veuillez publier votre texte en remplissant préalablement ce formulaire :

[code][b]Titre :[/b]
[b]Thème :[/b]
[b]Fandom :[/b]
[b]Nombre de mots :[/b]
[b]Personnages :[/b]
[b]Rating :[/b][/code]

Etant donné que les balises ne marchent pas en ce moment, soit vous copiez-collez le texte ci-dessus en cochant sous votre message "Désactiver le BBCode" avant de poster, ou alors vos copiez simplement ceci :

Titre :
Thème :
Fandom :
Nombre de mots :
Personnages :
Rating :
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Dentellys
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Re: [Textes] Nuit du 20 février

Message par Dentellys » 20 févr. 2016 - 22:26

Titre : Argent liquide
Thème : Mercure (22-23h)
Fandom : HP
Nombre de mots : 502
Personnages : Neville Londubat, Drago Malefoy, Rubeus Hagrid
Rating : Aucun

Le mercure en tant qu'élément chimique est aussi surnommé "argent liquide". Certaines rumeurs prétendent que le sang de Licorne ne serait que du Mercure, s'insinuant dans leurs veines comme un concentré de fortune. Dans la forêt Interdite, quatre jeunes enfants, un demi-géant et un chien peureux, munis de petites lanternes marchent dans la terre et font craquer les feuilles. La nuit est sombre, inhospitalière et l'angoisse gagne les esprits de chacun à différentes échelles.
Les douces lumières qui pendent sous leurs doigts dévoilent bientôt des tâches argentées, projetées sur le sol et sur les troncs des arbres, comme si l'on s'était acharné sur l'innocente et pure victime. Neville Londubat déglutit mais essaie de garder la face tandis que Drago Malefoy, qui a remarqué son trouble, sourit narquoisement.
Le groupe se sépare une première fois et, manque de chance, Neville se retrouve seul avec Drago et le chien de Hagrid. Difficile de se dire qu'il pourra les aider en cas de problème, il tremble encore plus que lui. Drago n'est pas enchanté d'être ici - soyez sûrs que son père en entendra parler - mais il n'est pas du genre à dévoiler ses émotions au grand jour, encore moins à l'empoté de Gryffondor qui l'accompagne. Au lieu de cela, il préfère se prouver à quel point il reste lui-même en pareille situation et, en bon Serpentard qui se respecte, décide de jouer un tour à son voisin. Il se place derrière lui et, brusquement, tape ses mains sur ses épaules. Neville, par réflexe, brandit sa baguette magique en criant. Des étincelles rouges s'élèvent dans les airs, représentatives d'un supposé danger.
Le second groupe les aperçoivent. L'inquiétude générale croît. Tous se concertent du regard et le Garde chasse décide d'aller porter assistance aux deux garçons, obligé de laisser les deux autres. En chemin, il se demande pour la énième fois de la soirée comment Rusard a bien pu convaincre le professeur McGonagall de laisser quatre jeunes de onze ans l'accompagner dans la forêt. Ce n'est pas parce qu'il apprécie leur compagnie qu'elle est saine pour eux. Le coeur battant, il les retrouve, l'un riant aux éclats, contrastant totalement avec le second, pétrifié par la peur.
- Mais qu'est-ce qu'il s'est passé, ici ? Demande Hagrid.
- J'ai voulu faire une blague à cette mauviette et il a failli s'évanouir, c'est tout ! répond le petit Malefoy de son sempiternel ton méprisant.
Le demi-géant n'aime pas avoir ce genre de pensée, mais il lui faut bien reconnaître qu'il n'aime pas beaucoup ce gamin. Neville Londubat, de son côté, tremble de tous ses membres comme s'il avait froid. Pourtant, son regard projette autre chose. Quelque chose de lointain mais quelque chose qui est bien là, en suspens. Quelque chose qui se réveillera peut-être un jour, ou peut-être pas, mais, quoi qu'il en soit, c'est bien là.
Une étincelle de courage dissimulée sous un océan de peur.
Parce que, que Drago Malefoy le comprenne ou non, pour être courageux, il faut d'abord avoir pleinement ressenti la peur.

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ninipraline
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Re: [Textes] Nuit du 20 février

Message par ninipraline » 20 févr. 2016 - 22:48

Titre : En Grèce, tout va bien...
Thème : Mercure
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 384
Personnages : Harry Potter
Rating : Tout public


Les chevaux ailés jouaient à saute-mouton avec une colonie de phénix et un banc de poissons volants. Par moments, les pattes et le ventre des uns ou des autres rasaient les vagues qui commençaient à friser à l'approche des côtes. Tout était calme sur la mer Méditerranée.

Sur les falaises, un kraken, sans doute encore jeune, s'énervait après un noeud particulièrement serré. Ligotée au poteau sacrificiel, une jeune victime hurlait toute sa terreur de voir l'envoyé de Poseidon déjà là et de rage de ne pas voir son héros certainement retardé par quelques travaux héroïques.

Sur son char marin tiré par treize dauphins, Harry ne pouvait quitter des yeux sa magnifique vestale attachée à la potence sacrificielle. Il arriverait avant que le Kraken n'ait réussi à détendre les liens. Il le savait, la devineresse des enfers, qui lui avaient donné la seule lance capable d'occire la bête, le lui avait prédit.

Son embarcation s'échoua enfin sur un banc de sable. Laissant les dauphins tourner dans l'azur de la mer, Harry sauta de rocher en rocher pour atteindre sa belle. Une pierre plus glissante que les autres et son menton cogna violemment ; le bord de son pupitre d'écolier.

"Je vois que M. Potter est volontaire pour l'exposé sur Mercure, piailla ravie la jeune professeur remplaçante qui trottinait joyeusement vers son jeune élève. Arrivée à son niveau, elle se baissa et lui souffla à l'oreille. Je comprends tout à fait votre excitation devant un sujet aussi intéressant mais la règle reste tout de même de lever le doigt pour vous porter volontaire."

La toute jeune stagiaire de l'école de professeurs des écoles posa tout de même sur le pupitre le sujet du travail à rendre. Après quoi, se méprenant sur la cause de l'étourdissement du petit élève, aux yeux humides, qui se frottait la bouche et le menton, elle lui sussura avec un clin d'œil complice.

"Pour cette fois, je vous pardonne."
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FloraFlowers
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Re: [Textes] Nuit du 20 février

Message par FloraFlowers » 20 févr. 2016 - 22:52

Titre : Dissertation d’Astronomie
Thème : Mercure
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 479
Personnages : James POTTER, Severus ROGUE
Rating : Aucun



POTTER James
Dissertation

Astronomie

Sujet : Expliquez selon-vous à quelle planète correspond votre binôme et pourquoi.

Si cela ne tenait qu’a moi je lui administrerai comme planète Jupiter. Lente, la plus grosse, son élément étant l’air, il est chaud et humide. La parfaite description de ce salopard de Severus. Malheureusement, après discussion avec madame « SINISTRA », elle jugerait plutôt Severus comme Mercure , voici ce que me dit mon livre d’astronomie sur les planètes :

Mercure

Son élément est la Terre, il est froid et sec (pour l’instant je suis d’accord avec ce stupide bouquin quoique j’aurai rajoutai « salopard », « futur mangemort » et j’en passe) il maîtrise la Vierge et les Gémeaux et est en exaltation dans la Vierge; il est en analogie avec les bras, les mains, le système nerveux (ça veut dire quoi tout ces trucs, la je commence à plus rien capter)

Il représente les commerçants, les avocats, les messagers; l'âge de Mercure va de 12 ans à 18 ans environ (messagers pour le seigneur des ténèbres oui…au moins il prouve qu’il a bien 12 ans d’âge mental)

Tempérament : Nerveux (nerveux ?! lui ?! non mais c’est une blague, genre plus froid et dégueulasse que lui y’a pas, c’est un Voldemort junior ce gars)

Caractérologie : Emotif (mensonge !) . C'est un Nerveux ou un Nerveux Sanguin (toute façon sil y’a le mot « sang » dedans c’est que ça le correspond à cette touffe de cheveux gras)
Il concerne les capacités intellectuelles du sujet, sa façon de raisonner, de comprendre et aussi d'apprendre. C'est la planète de la communication , des échanges (Mercure est le messager des Dieux dans la mythologie), des activités intellectuelles (mensonges sur mensonges…)

Contrairement à la Lune et au Soleil, il ne possède pas de valeur masculine ni féminine, il est neutre, il est au service du Soleil dans le thème donc l'intellect est au service du moi, de la volonté du sujet (En gros le gars il a pas de sexe quoi. Mais c’est vrai que ça m’étonne pas trop. Genre vous imaginez Servilo en fille vous ? Vous inquiétez pas la semaine prochaine vous aurez l‘occasion de voir ce magnifique spectacle, pas si bête ce livre niveau idées de connerie à faire…)
En tant que personnage dans la vie de l'individu, il représente les frères et sœurs, les amitiés intellectuelles, les commerçants et même aussi les voleurs (Je suis d’accord que pour voleurs)
Cette planète prend de l'importance à l'adolescence, lorsque la curiosité intellectuelle du sujet s'éveille, qu'il commence ses études et construit des liens amicaux (si ses liens amicaux ce sont Voldechouette et compagnies…).
Pour résumé : Servilo n’est ni une fille, ni un garçon. Il/elle à entre 12 et 18 ans d’âge mental. Il/ elle est messager du seigneur des ténèbres et est un voleur. Sa planète, selon madame Sinistra sa planète est Mercure.

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Vegeta
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Re: [Textes] Nuit du 20 février

Message par Vegeta » 20 févr. 2016 - 22:53

[code][b]Titre :[/b] Le thermomètre dernier cri
[b]Thème :[/b] Mercure
[b]Fandom :[/b] Original
[b]Nombre de mots :[/b] 666
[b]Personnages :[/b] Déborah, Mélanie
[b]Rating :[/b][/code] tout public

- Non ! Veux pas !
Déborah s’enfuit en courant dans la maison. Clairement, la « suggestion » de sa maman ne lui plaisait pas du tout. Mélanie soupira en reposant le thermomètre à mercure. De toute façon, elle devait se débarasser de cet objet, la pharmacienne lui avait dit que c’était dangereux et qu’il existait de nouveaux moyens bien plus sécuritaires. Elle l’avait d’ailleurs convaincu d’investir dans un thermomètre toute dernière génération. Son argument choc avait d’ailleurs été « votre petite fille acceptera beaucoup plus facilement qu’on lui prenne la température ». Mélanie ne savait pas encore si Déborah accepterait le nouveau thermomètre, mais de toute évidence, l’habituel ne la convainquait pas du tout. Elle saisit l’appareil dans l’armoire à pharmacie et le glissa hors de sa chaussette de protection rose. Puis elle réfléchit un instant.
La petite fille était probablement partie se réfugier sous l’escalier du second. Elle sortit de la salle de bains en éteignant la lumière, thermomètre dernier cri en main. Elle avait attentivement lu la notice lors de l’achat, mais elle ne s’en était encore jamais servie. Elle monta les escaliers en appelant.
- Déborah ? Où es-tu ma chérie ?
La petite fille ne répondit pas, mais elle entendit remuer au-dessus de sa tête. Gagné, elle était bel et bien sous l’escalier à l’étage au-dessus.
- Maman n’a plus le thermomètre, ma chérie. Viens me voir.
Elle entendit brasser à l’étage supérieur.
- Fais attention aux cartons.
Alors qu’elle arrivait sur le palier, la petite fille sortit de sous l’escalier, couverte de poussière. De grosses larmes séchaient sur ses joues rouges. Les yeux brillants de la petite fille achevèrent de confirmer à Mélanie qu’elle était probablement malade. Elle sourit à Déborah.
- Oh, ma chérie, te voilà toute sale.
Elle s’approcha et dessina un petit cœur dans la poussière qui salissait la chemise de nuit de la petite fille.
- Regarde-moi ça, montra-t-elle en souriant. Puis elle reprit, tu es toute malade, ma chérie, il faut vraiment qu’on prenne ta température.
Déborah fit une grimace.
- Veux pas.
- Oui, je sais. Maman a pris un autre thermomètre, tu vas voir, c’est rigolo.
La petite fille eut un éclair curieux dans le regard et chercha à ouvrir la main de sa maman. Un thermomètre rigolo ? C’était possible, ça ?
Ayant capté l’attention de sa petite fille, Mélanie ouvrit la main et dévoila un étrange appareil rose constitué d’une télécommande de laquelle s’échappaient deux fils. Au bout d’un des fils, il y avait une électrode munie d’un téton métallique. A l’extrémité de l’autre, un support permettait d’accueillir une sucette, ces petits bonbons montés sur des bâtonnets. Mélanie s’était procuré des sucettes adaptées à l’appareil auprès de la pharmacienne. Identiques aux sucettes classiques, elles étaient cependant métalliques et recouvertes d’une très fine pellicule de sucre. La petite fille effleura la sucette du bout des doigts et regarda sa maman.
- Bonbon ?
- Presque ma chérie. Tu mets la sucette dans ta bouche et maman met l’autocollant sur ton petit ventre. Tu peux manger le bonbon de la sucette jusqu’à ce que la télécommande fasse « bip », d’accord ? Tu veux bien ?
Déborah fit signe qu’elle était d’accord et Mélanie sourit. La pharmacienne allait devenir sa nouvelle idole, semblait-il. Elle tendit la sucette à la petite fille qui s’empressa d’ouvrir la bouche pour lécher le bonbon avec un plaisir évident. Ceci fait, Mélanie retira le papier qui protégeait l’électrode et la pose sur le ventre de la petite fille, le téton proéminent placé dans son nombril. Puis elle alluma l’appareil. La petite fille tenait fermement le bâtonnet de la sucette, s’empressant de manger le plus de bonbon possible avant que l’appareil ne fasse « bip ». Mélanie sourit de voir sa fille si gourmande.
Au bout d’une minute, la télécommande sonna la fin de la prise de mesure et l’écran clignota. Elle regarda la télécommande.
- 39,4 °C. Ma puce, demain, on va chez le docteur, c’est sûr !
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Putain n'est pas une grossièreté, c'est un adjectif qualificatif.

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The Night Circus
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Re: [Textes] Nuit du 20 février

Message par The Night Circus » 20 févr. 2016 - 22:54

Titre : Ghost Tour
Thème : Mercure
Fandom : Aucun

Thomas regardait tout autour de lui le musée plongé dans la pénombre, un fin sourire aux lèvres.
Il aimait cette atmosphère nocturne, un peu irréelle ; les tableaux des grands peintres n'étaient plus que d'obscurs rectangles sombres se découpant sur les murs pâles ; aucune lumière ne venait se refléter sur les armoires de verre. Plus que jamais, les statues, aux traits indiscernables, semblaient prêtes à prendre vie, leurs mouvements délicats suspendus dans les airs dans une ambiance fantomatique.
Le petit groupe de visiteurs s'était resserré autour de leur guide, qui, lampe torche à la main, s'était posté sous une statue presque intacte de mercure. Nu, géant, les traits délicats, les lèvres épaisses, le corps parfait, dans la lumière incertaine, il semblait sur le point de s'envoler. Thomas devait tendre les oreilles pour discerner les paroles de l'organisateur du Ghost Tour.
-Il existe toute sorte de fantômes, Je vous ai parlé de sons inexpliqués dans la tour de l'Horloge, des apparitions perdues dans une époque qu'il ne reconnaissent pas, de reflets d’événements passé qui se joue en boucle. L'esprit lié à cette statue est un peu différent. Elle a été découverte lors de fouilles dans le sud de l'Italie aux alentours de 1947. L'homme qui menait les recherches, un archéologue fort renommé, le Docteur Lyle, n'a malheureusement jamais pu voir la statue entièrement délivrée de la gangue de débris dans laquelle elle était prise, emporté par une crise cardiaque. Hors, cet homme était un grand amateur de pipe... De nombreux visiteurs expliquent avoir senti une odeur de tabac inexpliquée autour de cette statue, affirment avoir entendu le bruit d'une pipe tapée sur des dents, et même discerné un nuage de fumée...
La jeune femme postée juste à côté de Thomas poussa un léger glapissement, interrompant un instant l'orateur qui lui adressa un sourire compréhensif, puis reprit son récit.
Quelques minutes plus tard, lorsque le petite groupe reprit sa marche, elle se faufila vers le guide, et murmura tout bas :
-J'ai senti une odeur de tabac...
Thomas esquissa un sourire amusé un rien moqueur en les regardant s'éloigner, faisant vaciller la pipe accrochée à ses lèvres.
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Carminny
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Re: [Textes] Nuit du 20 février

Message par Carminny » 20 févr. 2016 - 22:55

Titre : La bêtise de Dudu
Thème : Mercure
Fandom : HP
Nombre de mots : 842
Personnages : Lidwyn Litin (OC), Minerva McGonagall, Albus Dumbledore
Rating : Aucun


Lidwyn Litin s'engagea dans le couloir vide du quatrième étage. Elle devait trouver Minerva et vite. Pour la première fois la Poufsouffle était heureuse de ne pas être préfète-en-chef. Et Minerva n'allait pas être contente quand elle saura ce qui était arrivé. D'accord Lidwyn aurait pu aller chercher un professeur, le directeur de Gryffondor en l'occurrence mais elle n'aimait pas Dumbledore et puis Minerva pouvait très bien le faire, elle. En tant que préfète de Poufsouffle, Lidwyn avait d'autres chats à fouetter que les habituelles disputes entre Gryffondor et Serpentard. Elle n'avait pas d'exemple sous la main mais quand même. Elle ne se mêlait pas non plus des disputes entre Serdaigle, par exemple quand les troisièmes années se moquent de Mimi Geignarde. Elle remarqua qu'elle ne connaissait même pas le nom de la petite. D'accord elle s'en mêlait et leur enlevait des points lorsqu'elle entendait les moqueries.
Mais ce n'était pas le thème. Elle ne voulait pas se mêler des affaires des Gryffondor et des Serpentard. Et elle n'allait pas chercher Dumbledore pour qu'il punisse les vert et argent et favorise sa maison. Donc lorsqu'on l'avait envoyé chercher un responsable de la maison rouge et or, elle était partie à la recherche de sa meilleure amie Minerva McGonagall, préfète-en-chef de Gryffondor de son état.
Mais, Merlin, où était-elle? Finalement Lidwyn se concentra sur e seul endroit où pouvait être son amie si ce n'était la bibliothèque, sa salle commune et le terrain de Quidditch: le bureau de Dumbledore. Malheureusement.
Lidwyn toqua à la porte et l'ouvrit sans attendre de réponse. Oui, elle ne le faisait pas chez tous les professeurs. Non, ce n'était pas une exception avec Dudu le barbu. Oui, elle ne le respectait pas comme il le fallait. Mais qui mériterait moins son respect que le vieux schnock qui favorisait tellement sa propre maison au dépend des autres. D'accord ça paressait un peu exagérer mais elle n'aimait vraiment pas les injustices.
En tout cas Minerva et Dudu le barbu étaient en train d'observer un hexagone. Un drôle de hexagone puisqu'il s'agissait d'un pentagone. Dans chacun des cinq sommets étaient ornés par une bougie. Rouge. Et au milieu gisait un morceau de métal.
 - Bonjour, s'exclama-t-elle pour que les deux griffons prennent conscience de sa venue. Vous faites quoi?
 - Salut, Lidwyn, fit distraitement Minerva, tandis que Dumbledore l'ignora tellement il était absorbé par son observation.
Lidwyn s'approcha du pentagone. Elle voyait maintenant que celui-ci était constitué de fines runes tracées en or. Ils faisaient de l'alchimie en somme. Sans elle. Ils devaient bien savoir qu'ils ne pouvaient premièrement rien lui cacher, deuxièmement aboutir à rien si elle n'était pas là pour leur montrer un peu de rigueur.
La Poufsouffle essaya de déchiffrer les runes. Il n'y avait que deux signes qui se répétaient en boucle: celui pour mercure et celui pour fondre. En plus avec une faute de conjugaison. On pouvait déjà voir le niveau. Et c'est eux qui s'appelaient meilleures élèves de la promotion et meilleurs résultats aux ASPIC depuis une centaine d'années! Ce n'était pas croyable. Heureusement que les autres n'en savaient rien, les deux auraient perdu toute leur réputation.
 - Qu'est-ce que vous essayez de faire?
Enfin Dudu daigna lever le regard vers son élève. Sa barbe brune était un peu roussie et sa cape de sorcier était tachetée de cire.
 - Oh, Miss Litin, vous arrivez à point! Nous essayons de faire fondre ce morceau de mercure. Mais cela ne veut pas marcher... Vous n'aurez pas une idée?
Lidwyn leva les yeux au ciel devant tant de bêtise.
 - Déjà, excusez-moi professeur, c'est une mauvaise idée de vouloir faire fondre du mercure ou pire de le chauffer à plus de 360°C, je pense que ça devrait bientôt y être dans le pentagone. Le mercure est toxique sous sa forme liquide et davantage sous sa forme gazeuse. Et puis vous êtes sûr que c'est du mercure?
En fait elle-même était certaine que ce n'était pas du mercure parce que le mercure était liquide entre environ -40°C et +360°C. Donc s'ils avaient mis le bout de métal à l'intérieur du polygone tel que c'était le cas, celui-ci devait être solide à température ambiante. Mais expliquer ça à un professeur borné. Minerva était quand même plus accessible pour ce genre d'arguments.
 - C'est vrai, Albus, ajouta la jeune femme.
Lidwyn avait complètement oublié que Minerva et Dudu se tutoyaient lors de leurs séances de soutien, recherche et cætera.
 - Je ne me souviens plus trop mais je crois déjà avoir vu du mercure liquide...
Oh mon Dieu! pensa Lidwyn et résista à l'envie de se taper la tête contre le mur.
 - Exactement, Minerva, sûrement dans un thermomètre. Mais bref. Je vous cherchais parce que des Gryffondor ont amoché des Serpentard et vis versa. En tout cas vous devez y aller. Moi je vais ranger l'alchimie.
C'était fou comment les deux lui obéissaient quand même. Parce que quand même elle était théoriquement sous leurs ordres. Mais bon, c'était comme ça et à vrai dire ça l'arrangeait quand même énormément.
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Morgwen
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Re: [Textes] Nuit du 20 février

Message par Morgwen » 20 févr. 2016 - 22:55

Titre : Chapitre x de "Douze Square Grimmaurd"
Thème : Mercure
Fandom : HP
Nombre de mots : 274
Personnages : Arthur Weasley, Augusta Pye
Rating : tout public

— Arthur, avez-vous déjà entendu parler des méthodes moldues pour ce type de problème ?
— Moldues ?
Augusta retint son sourire. Elle savait bien qu'il lui suffisait d'utiliser ce mot pour attirer toute l'attention de son patient.
— Vous vous êtes renseignée sur le sujet ? Sur la « médecine » ?
On pouvait dire ça, oui… Trois ans d'étude d'infirmière, elle avait quelques bases, même si cela commençait à remonter à quelques années…
— Il n'est pas normal que vos plaies ne se referment pas. Le guérisseur Smethwyck et moi pensons que le serpent a injecté un venin dans votre sang qui empêche une coagulation normale. Je veux dire, quand même une salve de mercure ne fait aucun effet…
Elle se répétait, Hippocrate avait déjà expliqué tout cela à Mr Weasley. Mais elle était nerveuse. Cette idée qu'elle avait eue…
— Les moldus ont parfois des plaies importantes et ils utilisent une technique qu'on appelle la « suture ». Cela consiste à recoudre les plaies comme une déchirure dans un vêtement.
— Incroyable ! Les moldus font réellement cela ?
— C'est une meilleure alternative que ce qu'ils faisaient avant : brûler les plaies au fer rouge… Vous imaginez la douleur et l'état de la cicatrice ensuite.
Malgré lui, malgré sa fascination pour tout ce qui concernait cet autre monde, Arthur Weasley frissonna.
— Vous ne suggérez pas de me bruler au fer rouge, j'espère, répondit-il, à demi plaisantant.
— Je pensais plus à vous piquer avec des aiguilles, pour tout vous dire.
Malgré la première impression qu'il pouvait donner, on ne pouvait pas reprocher à Arthur d'agit impulsivement. Il réfléchit un long moment.
— Expliquez-moi en détail ce que vous savez exactement sur cette technique, finit-il par répondre.
Dernière modification par Morgwen le 20 févr. 2016 - 23:52, modifié 1 fois.

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Re: [Textes] Nuit du 20 février

Message par princesse » 20 févr. 2016 - 22:56

Titre : Rendez-vous Divin
Thème : Mercure
Fandom : HP
Nombre de mots : 819
Personnages : Kassiopeia de Lesbos (OC)
Rating : Tous public


Kassiopeia repoussa ses longs cheveux blonds, d’un blanc presque lunaire, et descendit de son cheval avant d’attacher les rennes au dernier arbre de la grande allée pavée. Lorsqu’elle releva ses yeux, son regard azur s’attarda pendant un long moment sur l’immense édifice au sommet de la colline. C’était un temple. Un temple qui avait été construit il y avait de cela plusieurs centaines de siècle, là-haut, au sommet de l’Aventin. Les grandes colonnes qui encerclaient l’édifice lui conféraient un assez à la fois stricte et sobre, ce qui déclencha un frisson chez la fillette.

Du haut de ses dix ans, Kassiopeia n’avait pas l’habitude de venir dans cette partie du pays. De ce pays qui allait, dans quelques années, devenir le sien, elle le savait… La jeune princesse avait plutôt l’habitude de suivre sa mère, et ses guerrières les plus proches, dans les temples dédiées à la puissance d’Arès, le dieu de la guerre, père des Amazones; à l’agilité d’Artémis, déesse protectrice de son clan; ou à celui d’Athéna où sa sagesse et son esprit de stratégie y était vénéré.
Pourtant, en ce mercredi 15 mai 1971, Kassiopeia avait pensé qu’il serait bon pour elle, et pour les terribles souffrances de son peuple -de son futur peuple- de venir gravir la centaine de marche qui lui permettrait de venir prier et demander de l’aide à cette divinité si peu adorée des Amazones. Car ce temple n’était rien d’autre que celui du Dieu Hermès, la divinité du Commerce, protecteur des Marchands et de tout type de Transport. Et si, longtemps, Hermès avait été oublié des Amazones, c’était parce que ces dernières s’étaient détournées de toutes sorte de sociétés pour créer leur propres clan, régit par un code très stricte, rédigé par les trois plus grandes Reines de l’époque, qui, selon les rumeurs, avaient été dictés par les Dieux eux-mêmes.

Sauf qu’à présent, tout était différent…

La jeune Amazone gravit une à une les marches, en serrant son châle sur ses épaules, et son petit arc dans son poing droit. Lorsqu’elle arrive tout au sommet, elle déposa ses armes face à la grande porte, et après avoir allumer les premiers flambeaux, elle pénétra, tête baissée, le regard fixé sur le sol, dans cet énorme temple qui n’avait accueillis qu’une dizaine d’adorateurs depuis plusieurs décennies.

A peine ses pieds foulèrent le sol, que Kassiopeia sentit un frisson lui parcourut l’échine, mais loin de se laisser distraire, la fillette s’avança d’un pas assuré vers l’énorme statut qui représentait le Dieu Hermès, sous lequel le nom Mercure avait été rajouté par les Romains eux-même au temps de leur dernière épopée. Le Dieu en question était entouré de ses parents, Maia, fille d’Atlas, et le Dieu Zeus lui-même, et Kassiopeia, trempa ses mains dans l’immense récipient d’eau qui trônait face à l’autel avant de s’en couvrir le visage, murmurant des paroles peu compréhensives pour ceux qui ne parlaient pas le grec ancien couramment, la langue des Amazones.

Elle commença par remercier Hermès d’accepter sa présence avant de s’agenouiller au plein cœur du temple et de prier en silence. La jeune princesse ne savait pas si ce qu’elle était entrain de faire allait réellement changer les choses pour son peuple, à Lesbos… Autant elle était convaincue de l’interaction divine de Arès ou Artémis sur Terre, autant celui des Dieux plus en retrait, était une chose qui la laissait dubitative. Pourtant, elle n’en fit rien paraître et la fillette continua de profiler ses pensées vers la souffrance que subissait son peuple depuis une année déjà.

Tout avait commencé simplement. L’arrivée de nouvelles denrées, issu de la pêche et des cultures plus maritimes, avaient eu raison des Amazones plus âgées, et de ce fait, moins résistante, et depuis une dizaines de semaines, le mal semblait s’être enraciné au plus profond de Lesbos, empoisonnant toutes leurs cultures, leurs troupeaux, et même leurs meilleurs chevaux de Guerre. Et aucunes prières ne semblaient avoir été entendu… alors Kassiopeia pria plus fort le Dieu des Marchandises et du Transport, espérant ainsi que les Nomades qui avaient élu domicile sur les rives au sud de l’île, à l’orée du « monde moderne », comme aimait l’appeler la Reine Mérida, partiraient au plus vite, emmenant avec eux le mal et la folie qu’ils avaient déversé au cœur de leurs foyers.

Si Arès lui-même ne pouvaient les repousser par la force, Hermès, lui, saurait les faire déplacer par diplomatie. Et si cela n’était pas réalisable, Kassiopeia garda bien en tête qu’il était aussi le Messager des Dieux, et de surcroit Zeus en serait rapidement avertit.

Alors Kassiopeia ferma plus fortement les yeux, ses lèvres roses remuant à la vitesse de l’éclair pour implorer Hermès de lui venir en aide, et pour être certaine que sa voix porte en haut des cieux, la jeune Amazone se mit à refaire sa prière en latin, qu’elle avait gravé dans sa mémoire, espérant que Mercure serait plus touché qu’Hermès…
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Labige
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Re: [Textes] Nuit du 20 février

Message par Labige » 20 févr. 2016 - 22:57

[b]Titre :[/b] L'empoisonnement
[b]Thème :[/b] Mercure
[b]Fandom :[/b] HP
[b]Nombre de mots :[/b] 627
[b]Personnages :[/b] Rose Weasley
[b]Rating :[/b] tout public

[quote]Rose ouvre le dossier, première page, trois mots : empoisonnement au mercure. Elle feuillete les pages suivantes, grimaça en voyant que le cas remonte jusqu’en France, et referme le tout d’un geste vif. Ce dossier ne la concerne pas. Il aurait dû aller directement au bureau des Aurors, ou à la Brigade Magique – elle les confond toujours !
Malefoy lui a déposé le cas sur son bureau ce matin avec l’ordre de l’éplucher, de le disséquer jusqu’à le décortiquer en petit morceaux. Et présenter la solution le lendemain.

Il est à présent plus de vingt-trois heures et Rose n’a rien. Elle ne fait pas dans la criminologie, encore moins dans le mercure et certainement pas dans une investigation qui a un arrière-goût punitif. Oh, évidemment, elle sait qu’elle a péché en allant directement chez lui l’autre jour. Pourtant, Rose ne se sent pas coupable ; rien ne pourrait lui faire porter ce poids qui n’existe pas. Elle n’a pas menti en disant avoir rendez-vous et elle ne demandait rien d’autre : ce rendez-vous professionnel.
Le reste, c’est entre eux. Ailleurs, pas chez lui. Pas encore. Elle n’a plus d’espoir sur ça. Du moins, n’en a-t-elle jamais eus avant…

Maintenant, elle n’a plus que le mercure pour pleurer. Et un empoisonnement sur les bras qui semble mêler des contrées reculées du fin fond de la Normandie française et un dentiste obscur de Londres. Rose n’y connait rien et le dossier ne daigne pas lui donner un contact, un nom, une esquisse d’idées. Le rapport de la PMF, Police Magique Française, explique une cause probable, non reconnue : la dentition. Ils ont vérifié l’absence de thermomètre, d’intentions malhonnêtes et ont pu remonter à un voyage en Angleterre.

Des indices vagues, des rumeurs et un mort dans le tiroir.
La fatigue tire ses muscles et l’envie de se rouler en boule sous sa couette et de fermer les yeux la tiraille. Elle est à deux doigts de tout lâcher. Rapporter le dossier, le jeter sur le bureau de Draco et d’abandonner. Il la pousse à bout et elle sait que ce n’est qu’un jeu pervers auquel il la soumet.

Sauf que Rose ne veut pas se soumettre, admettre qu’elle a déjà porté le masque qu’il a dessiné pour elle et que le moindre de ses gestes est en fait le fruit d’une réflexion perverse, maniaque et terrible. Qu’elle ne contrôle pas.

Du mercure. En voilà une bonne idée finalement pour résoudre le problème d’un homme perdu et malsain ! Elle pourrait glisser des effluves de mercure dans son thé, dans son café ou laisser un thermomètre fuir doucement.
Au moins, elle serait débarrassée d’un chef, d’un amant et d’un monstre. Ce qu’elle n’arrive pas à faire d’elle-même. Ni à s’avouer d’une certaine manière. Parce que si Rose sait que sa relation avec Draco est loin d’être saine, elle n’arrive pas à y mettre terme. Elle pourrait demander sa mutation ailleurs ; ses résultats sont plus que satisfaisants et le mal qu’elle se donne pour son travail est connu de tous. Les remarques sardoniques d’un patron n’y changeraient rien. Pour une fois…

Soudain, Rose réalise qu’elle a la solution sous la main : Harry a tellement fait pour elle qu’elle peut abuser encore un peu… Si peu. Une dernière fois ! La dernière des dernières.
Elle se passe de l’eau sur le visage et se le frotte à gestes vifs avant de se pencher, plus réveillée, un sourire aux lèvres. Accroupie devant sa cheminée, elle glisse une poignée de poudre de Cheminette dans son feu et commence une longue discussion sur une matière qui ne lui dit rien, sur un nom qui lui inspire que meurtres et mauvaises pensées.
Et un nom : toujours le même. Elle le hait !
[/quote]
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LaLouisaBlack
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Re: [Textes] Nuit du 20 février

Message par LaLouisaBlack » 20 févr. 2016 - 23:00

[b]Titre :[/b] Sans titre
[b]Thème :[/b] Mercure
[b]Fandom :[/b] Nouvelle
[b]Nombre de mots :[/b] 189
[b]Personnages :[/b] OC
[b]Rating :[/b] tout public

A six ans, Elise savait réciter chaque planète du système solaire. Mercure, comme le vieux thermomètre de Mamie qu’elle n’avait pas le droit de toucher. Vénus, les lignes bleues sous sa peau qu’elle ne devait pas pincer. La troisième c’était facile : la Terre sous ses pieds. Mars et ses petits bonhommes verts qui pouvaient s’emparer d’elle si elle n’allait pas se coucher. Jupiter soulève sa jupe et puis s’assit par terre. Saturne n’a pas la télé satellite et ça la rend furieuse. Uranus passait ses heures avec des bonbons à l’anis. Elle ne savait pas où Neptune avait caché sa tutute. « Et n’oublie pas Pluton », disait son grand-père, « Mickey serait triste sans son chien. »

C’était son grand-père qui lui avait raconté les histoires de toutes les planètes. Il lui avait montré son grand livre d’images, une fois. Il l’avait posé sur ses genoux, avait installé Elise à ses côtés. Tous les soirs pendant les vacances il lui parlait de ces planètes qui l’avaient fait rêver pendant son enfance. Plus tard elle serait astronaute, et elle irait rencontrer les marsiens dont il lui avait parlé.
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Eanna
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Re: [Textes] Nuit du 20 février

Message par Eanna » 20 févr. 2016 - 23:00

Titre : Son sourire
Thème : Mercure
Fandom : Doctor Who
Nombre de mots : 610
Personnages : Dixième Docteur
Rating : Tout public

La planète la plus proche du Soleil. Et pourtant, sa température moyenne est moins élevée que sur Vénus.
— C’est à cause de l’atmosphère, dit le Docteur, on passe d’un extrême à l’autre, lorsqu’une face de cette planète est ensoleillée, la température monte à 460 degrés, mais dès que cette face est dans l’ombre, elle redescend autour de 185 degrés. Ce qui reste élevé, par rapport à la Terre que tu connais, tu ne pourrais pas y vivre, sauf évidemment avec une combinaison spéciale en…
Il s’interrompit avec un sourire. Elle l’écoutait toujours d’une oreille un peu distraite, mais jamais totalement absente. Elle lui ressort souvent des choses qu’il lui a apprises des mois plus tôt, sur des espèces extraterrestres ou des planètes lointaines. Mais Mercure n’est pas loin de chez elle, en réalité elle la voit de sa fenêtre.
— On pourrait y aller, mais ce n’est pas la planète la plus intéressante, et y marcher est épuisant, il faut enjamber des traînées de lave, et il y a des cratères… La seule chose qui en vaille la peine, ce sont les couchers de soleil. C’est comme si le ciel s’enflammait, de grandes aurores boréales magnifiques… Mais personne n’y fait jamais attention, les humains envoient des satellites dans cette partie de l’espace pour observer le soleil, pas pour le voir disparaître.
Il se souvient des couchers de soleil qu’ils ont observés tous les deux. Sur la planète Winter Wonderland, après une journée de patin à glace et de course poursuite avec des narvals croisés avec des éléphants – selon ce qu’elle avait estimé de l’apparence de ces aliens. En réalité, il s’agissait de Denislon, de la planète Gergedan, dotés d’oreilles gigantesques et d’une corne qui leur permettait d’attirer la chaleur – ce qui, sur la planète Winter Wonderland était problématique, surtout quand une armée de 10 000 Denislon venait y attirer la chaleur et risquait d’y faire disparaître toute forme de vie.
— Tu sais, si tu me le demandais je t’y emmènerais. On n’est jamais trop curieux, et puis j’exagère, cette planète n’est pas si inintéressante. Ce système solaire n’est pas habité par des milliers de formes de vie – en réalité si, si on compte toutes les espèces animales de la planète Terre, on arrive à plusieurs millions, mais tu m’as compris –, et ses planètes ne sont pas les plus intéressantes de l’univers, mais si tu voulais les visiter toutes, on irait. Même Jupiter. Pourtant Jupiter est vraiment ennuyeuse. Vraiment, vraiment ennuyeuse.
Le Docteur se détourna finalement de sa contemplation et regarda à côté de lui. Il n’y avait personne. Plus personne, depuis peu de temps, et pourtant cette absence lui pesait de plus en plus. Rose et son merveilleux sourire, Rose et son rire communicatif, Rose et sa joie de vivre, sa lumière. Son départ avait été si brutal, lorsqu’il l’avait vu disparaître dans le vortex il avait eu l’impression qu’une partie de son être lui était arrachée.
Il lui parlait encore, tous les jours. Il passait plus de temps que jamais dans son système solaire, et ce soir-là il observait Mercure, qui flamboyait sous les rayons du soleil. Elle aurait sans doute voulu la visiter, et sa présence aurait rendu la planète tellement plus intéressante. Il y serait ensuite revenu, pour se souvenir d’elle, et avoir l’impression qu’elle était à ses côtés.
Il ferma les portes du TARDIS et alla à la tour de commande. Il entra les coordonnées d’une étoile Gamma, dans un système solaire très lointain. Il avait besoin de la revoir, et s’il devait brûler toute l’énergie d’une étoile pour cela, il le ferait. Pour Rose, pour son sourire.
Nombreux sont les vivants qui mériteraient la mort, et les morts qui mériteraient la vie, pouvez-vous la leur rendre, Frodon ? Alors ne soyez pas trop prompt à dispenser morts et jugements. Même les grands sages ne peuvent connaître toutes les fins.
Gandalf
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Vialane
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Re: [Textes] Nuit du 20 février

Message par Vialane » 20 févr. 2016 - 23:01

[b]Titre :[/b] L'appel de Mercure
[b]Thème :[/b] mercure
[b]Fandom :[/b] Sailor Moon :mrgreen:
[b]Nombre de mots :[/b] 206
[b]Personnages :[/b] Sailor Mercury (son vrai prénom m'échappe)
[b]Rating :[/b] Tout public



Fou, tout était fou. Elle ne comprenait plus ce qui lui arrivait. D'abord l'ordinateur – était-ce une impression ou avait-elle failli être asservie par ce logiciel ? – et maintenant ce monstre... Rien ne faisait plus sens. Que pouvaient faire la logique et la science face à tant de folie ? Elle avait seulement voulu s'améliorer, progresser encore davantage pour augmenter ses chances de réaliser son rêve. Être victime d'un plan démoniaque visant à asservir la planète dans le but de récupérer un certain Cristal d'Argent n'avait jamais fait partie de ses projets. Ni même rencontrer Sailor Moon, la guerrière qui avait fait parler d'elle quelques jours plus tôt.

Elle était confuse.
Elle aurait dû perdre pied.

Mais, étrangement, choisir de se relever et de s'interposer entre Sailor Moon et le monstre lui sembla la décision la plus naturelle qu'elle ait jamais prise de toute sa nuit.

Elle n'aurait su expliquer pourquoi elle avait agi ainsi, et ce simple constat aurait dû l'alarmer. Elle aurait dû se révolter contre l'irrationalité de son acte.

Mais c'était comme si quelque chose venait de s'éveiller en elle. Une nouvelle voix, un nouvelle compréhension du monde. Nouvelle mais familière à la fois.

L'appel de Mercure.

[i]Réveille-toi, Sailor Mercury. Et bats-toi.[/i]
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dreamer
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Re: [Textes] Nuit du 20 février

Message par dreamer » 20 févr. 2016 - 23:02

b]Titre :[/b]
[b]Thème :[/b] Mercure
[b]Fandom :[/b] hp
[b]Nombre de mots :[/b] 177
[b]Personnages :[/b] Teddy et Victoire Weasley
[b]Rating :[/b] tout public


"Et là, tu vois, c'est Mercure. " indiqua Teddy avec passion, pointant de son index un minuscule point blanc dans le ciel.
Victoire hocha la tête, bien que Teddy ne l'ait sans doute même pas remarqué, trop absorbé par sa contemplation céleste.
C'était souvent comme ça avec Teddy, à son grand dam.
Il ne faisait pas vraiment attention à elle, malgré tous ses efforts.
Mais ce soir, c'était différent. Ce soir, Victoire avait décidé que Teddy la remarquerait.
Mue par un accès de courage, la jeune blonde rapprocha sa main de la sienne, et s'en saisit alors qu'il discourait toujours sur la position relative de Mercure dans le système solaire.
Ce léger contact déclencha des frissons chez les deux adolescents. Teddy arrêta de parler, légèrement perturbé, avant de lui jeter un coup d'oeil intrigué.
Sans lâcher sa main, il détourna légèrement vers le ciel étoilé, mais c'était trop tard pour l'oeil aiguisé de la jeune fille.
Victoire avait aperçu le bref éclat rosé qu'avait pris sa chevelure, traduisant sans aucun doute le trouble qu'elle avait provoqué chez lui.

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Awena
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Re: [Textes] Nuit du 20 février

Message par Awena » 20 févr. 2016 - 23:02

[code][b]Titre :[/b] Ria
[b]Thème :[/b]Mercure
[b]Fandom :[/b]original
[b]Nombre de mots :[/b]361
[b]Personnages :[/b]Mad (Jimada), Ria, Ewan (personnages d"une science fiction que j'écris)
[b]Rating :[/b][/code] aucun

Elle ouvre délicatement la malle qui dégage une légère odeur de moisi. Doucement elle saisit les ouvrages que le temps semble avoir miraculeusement épargné, les doigts tremblants elle tourne quelque pages, craignant d’abîmer les feuillets déjà bien trop fins.
Mad à son tour s’assied et commence à parcourir des yeux les documents de la malle ; il y a de tout et il faudra sûrement un bon moment pour pouvoir déchiffrer ce qui reste en assez bon état.
Parfois elle ne comprend pas du tout le langage qui est inscrit, souvent elle reconnait un mot ou une expression ici ou là et s’attarde un peu traçant sur son petit front rond des ridules de concentration.
Ewan observe silencieux le manège des deux jeunes filles qui dépouillent petit à petit la première partie d’une histoire commune dont ils ne savent sûrement pas grand-chose. Ria elle est fascinée, plus que cela même hypnotisée par les connaissances que renferment ce qu’elles ont étalés autour d’elles.
Il est heureux, lorsque Ria et Mad se perdent dans la contemplation d’une carte du ciel plus détaillés que ce qu’elles pourraient imaginer qu’Ewan rappelle la raison de leur présence et le danger qui les guette.
Mad aussitôt se remet au travail et fini par mettre de côté les ouvrages qui contiennent ce qu’ils cherchent.
Ria finalement s’arrache à la description de cet astre si lointain dont elle a aperçu le nom dans la carte du ciel plus tôt et décide de faire une pause et de marcher, faisant travailler ses jambes engourdies.
Et soudain ils comprennent avec horreur qu’aussi vite qu’ils ont fait, aussi discrets qu’ils ont été rien n’aura été suffisant, l’alarme retenti et l’agitation les transperce. Il faut faire vite maintenant, emporter ce qui est utile et uniquement ça selon les directives d’Ewan, mais Ria a encore le nom Mercure qui résonne et d’un geste rapide elle ramasse l’ouvrage et la carte vus plus tôt, au moins si ils ne s’en sortent pas, peut-être aura-t-elle eu le temps de lire les histoires dédiées à ce dieu dont le nom a été donné à un astre ? Peut-être aura-t-elle le temps d’être une véritable rêveuse encore une dernière fois.
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BellaCarlisle
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Re: [Textes] Nuit du 20 février

Message par BellaCarlisle » 20 févr. 2016 - 23:03

Titre : Souvenir d'une planète
Thème : Mercure
Fandom : HP
Nombre de mots : 739
Personnages : Heather (OC)
Rating : Tout public

Accoudée à la fenêtre du dortoir des Serdaigle, Heather observait le ciel avec mélancolie. On lui avait permis de revenir à Poudlard pour la rénovation de l’école de sorcellerie suite à la guerre contre Voldemort et elle avait passé un long moment dans la salle commune de son ancienne maison avant de monter dans le dortoir. Tout avait été refait à l’identique, lui rappelant son enfance et la découverte de ses pouvoirs. Refoulant les larmes qui menaçaient de couler, elle quitta la pièce circulaire, redescendant dans la salle commune bondée où d’anciens élèves s’extasiaient sur le bleu et l’or qui décoraient l’endroit. Heather esquissa un sourire qu’elle voulait joyeux mais elle s’isola bien vite, arpentant les couloirs de Poudlard, s’imprégnant une dernière fois de ce lieu magique. Elle n’acceptait pas d’être accompagnée, elle faisait ce pèlerinage seule, essayant de ne pas songer à cette douleur au fond de son cœur. Elle aurait aimé faire ce voyage main dans la main avec Rufus, rire avec lui parce qu’ils se seraient racontés leurs parcours dans l’école de sorcellerie. Tous deux avaient connu la même maison mais à des années différentes, partageant tout de même des souvenirs communs sur certaines choses qui ne changeaient jamais. L’ancienne Auror s’arrêta près du lac, levant son visage vers le ciel, reconnaissant les astres dans la nuit. Mercure brillait avec beaucoup d’intensité, lui rappelant l’un de ses soirs au côté de Rufus.

Une nuit, alors qu’ils étaient ensemble dans son appartement, ils avaient observé le ciel et il lui avait montré certaines constellations. Elle l’avait charrié en lui disant qu’elle avait appris tout cela grâce à ses cours d’astronomie mais il avait fait preuve de tellement de poésie qu’elle en avait oublié cette maladresse. Mercure brillait de la même manière, planète assez lumineuse pour dévorer les ténèbres. Les étoiles sont étincelantes aujourd’hui mais la plus belle d’entre elles est à mes côtés. Juste en y repensant, Heather se sentait triste. Tant d’amour mais si peu de temps pour s’aimer, pour se montrer ses sentiments. Le camp de Voldemort lui avait pris l’homme qu’elle aimait plus que tout et elle n’arrivait pas à l’oublier, tout le lui rappelait, chaque jour, chaque semaine. Et cela lui faisait mal parce que les années s’écoulaient sans lui permettre de retrouver la joie et l’insouciance de son passé. L’ancienne Serdaigle prit place sous l’un des arbres, s’asseyant sur l’herbe en jetant de longs regards au ciel, fixant Mercure, revoyant le visage de Rufus, repensant à ses baisers et à ses caresses. Fermant les yeux, elle s’accorda une pause pour ses souvenirs et sa peine.

- Mercure est un nom bien banal pour une planète, avait fait remarquer Heather. N’est-ce pas le Dieu des voleurs ?
- C’est aussi le messager des Dieux, avait répliqué Rufus en posant une main sur sa hanche, l’attirant contre lui.
- Oh, je vois, il apporte des mots d’amour,avait-elle rétorqué avec ironie. Je crois que je préfère encore t’entendre me faire des compliments.

Il y avait eu de la malice dans ses yeux, une étincelle d’amour qui avait tiré un sourire à son compagnon. Il lui avait chuchoté quelques mots qui l'avaient fait rougir et elle l'avait regardé longuement. Leurs lèvres s'étaient scellées l’instant d’après en un doux baiser. Heather s'était rapprochée de lui avec passion, s’accrochant à lui comme s’il était le seul au monde à pouvoir l’empêcher de sombrer. Peu lui importait leur différence d’âge, elle l’aimait du plus profond de son cœur. Et tant pis si les autres n’acceptaient pas leur relation.

Ouvrant les yeux, Heather passa une main sur son visage pour enlever les traces de ses larmes. Même ici, à Poudlard, elle pensait encore à lui, à celui qui avait partagé si peu d’instants avec elle mais qui lui avait offert assez d’amour pour le restant de sa vie. Se relevant, elle prit une grande inspiration. Elle jeta un dernier regard circulaire à l’école de sorcellerie, se décidant à la quitter, sortant de son enceinte pour rejoindre les calèches qui attendaient. Le sombral qui lui faisait face la fixa mais elle détourna les yeux avant de s’installer. Il était temps pour elle de dire adieu à la communauté magique, de s’éloigner de tout ce qui la rattachait à sa vie dans le monde des sorciers. Elle aurait encore un point de repère, une lueur dans le ciel. Malgré les natures différentes des gens, Mercure resterait la même planète, celle qui avait assisté à son bonheur éphémère.
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Lyane
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Re: [Textes] Nuit du 20 février

Message par Lyane » 20 févr. 2016 - 23:04

TITRE : Crise de jalousie
THEME : Mercure
FANDOM : Original
NOMBRE DE MOTS : 595
PERSONNAGES : Apollon, Aude, un nénuphar
RATING : Tout public

Les nuages roses et ors se délitaient lentement dans le ciel matinal, poussés au-delà des Alpes par le vent. Le soleil laissait poindre ses rayons au-dessus des sommets, illuminant les terres et chassant les ombres de la nuit.

Aude sourit. Elle était maintenant persuadée de ne pas être dérangée par son inconvenant colocataire. Elle dévala les escaliers vers son garage, décidée à installer son télescope pour observer les planètes. Elle n’avait pas si longtemps devant elle. Cette saison, les cycles astronomiques voulaient que la plupart des planètes ne soient visibles que la nuit ou à l’aube. Il ne la laissait jamais se livre à sa passion. Il était beaucoup trop jaloux de son temps.

Même s’il ne venait la voir qu’aux moments les plus inopportuns.

Dirigeant son télescope vers mercure, le soleil dans le dos, la jeune femme fit la mise au point et admira la surface brillante de la planète. Elle ne put s’empêcher de prendre plusieurs clichés. Les images étaient magnifiques. Elle ne vit pas le temps passer et lorsque mercure passa sous l’horizon, la matinée était presque terminée.

Et elle avait un magnifique coup de soleil sur la nuque malgré son écran protecteur et la période hivernale.

Son après-midi se passa à retravailler les clichés et à les publier sur son site dédié aux cieux et à ses merveilles. Son cœur battait à chaque fois qu’une alerte lui annonçait un commentaire.

Ces photographies étaient sa forme d’expression artistique. Elle avait besoin de créer des jolies choses mais n’avait aucun don avec ses mains. Ses dessins et peintures ne dépassaient guère le niveau d’un enfant, elle ne savait ni coudre ni broder et n’avait pas de patience pour les canevas. Mais elle avait un véritable don pour immortaliser les instants rares. Elle savait donner de la beauté aux objets les plus mondains. Lorsque son sujet était beau, elle créait le rêve.

Peut-être arriverait-elle un jour à convaincre Apollon à poser pour elle. Elle n’était pas certaine de pouvoir survivre à sa perfection. Et elle n’était pas sure de pouvoir trouver la bonne exposition, vue l’éclat incroyable de ses cheveux.

Si elle y arrivait, elle pourrait obtenir des millions des publicitaires des grandes firmes de cosmétiques.

Aude était tellement prise dans ses clichés de mercure qu’elle ne vit pas le soir tomber et le soleil se coucher. Elle ne vit pas non plus revenir son plus agaçant visiteur. Son visage s’assombrit comme une tempête d’été et il grogna. Aude sursauta. Un seul regard à la divinité qui avait envahi son existence et elle retint sa respiration. Elle allait avoir des ennuis.
« Puis-je savoir pourquoi vous avez ses indécentes images de mon rival ? Me trompez-vous, mortelle ? N’avez-vous aucune honte ? siffla-t-il dangereusement.
-Mais, c’es seulement des photos de mercure, il n’y a rien d’indécent, marmonna-t-elle, perdue.
-Vous savez parfaitement que Hermès est mon détesté ennemi. Il m’a maudit il y a longtemps de ne jamais trouver l’amour. Et vous osez vous intéresser à lui. Je pensais que notre relation vous importait plus, dit-il, atterré.
-Je ne comprends pas de quoi vous parler, nous n’avons pas de relation et je ne connais pas Mercure, juste la planète mercure… Ah… Oui… je vois ce que vous voulez dire. »

Apollon la regarda longuement. Il semblait terriblement blessé. Un flash de lumière l’aveugla et elle se retrouva soudainement dans la mare de son jardin.

Les autres nénuphars lui souhaitèrent la bienvenue.

Apparemment, elle était rose.

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Re: [Textes] Nuit du 20 février

Message par SunonHogwarts » 20 févr. 2016 - 23:07

Titre : à trouver
Thème : mercure
Fandom : HP
Nombre de mots : 759
Personnages :
Rating :

"Gryffondor ! Gryffondor ! Gryffondor !"

La fête d'après match battait son plein dans la Salle Commune des Gryffondors. Partout sur les murs, de grandes bannières décorées aux couleurs de leur Maison avait été accrochées et des confetis juchaient déjà le sol de la salle. Depuis deux heures que l'équipe était revenue triomphante, il prenait encore régulièrement aux élèves de scander tour à tour les nom des joueurs.

Assise en face de Mary et Alice sur une table poussée dans le fond, pour laisser de la place à une piste de danse, Evy observait la fête avec un grand sourire ravie. Aujourd'hui, ils avaient gagné un match absolument décisif. L'équipe de Poufsouffle était douée et ils avaient bien faillit se faire devancer. Une défaite leur aurait fermé les portes à la finale.

Lily se laissa tomber à ses côtés, accompagnée de Lula et de cinq grandes chopes de bierreaubeurre.

"Tu l'as bien mérité !" S'exclama Lula en en poussant une vers elle.

Evy plongea ses lèvres dans la boisson sans parvenir à se défaire de son immense sourire. Rien ne la rendait plus heureuse que les fêtes d'après match.

"Po-tter ! Po-tter ! Recomencèrent les jeunes gens.

- Ils vont finir par se lasser", assura Alice en interceptant le regard désespéré de Lily.

La jeune fille poussa un soupir en voyant James lui adresser de grands signes entousiastes et elle fit tout son possible pour se cacher derrière sa pinte.

"Rien ne le démotive, celui-là, remarqua Mary avec un pointe d'admiration.

- Malheureusement, marmonna Lily. Vous m'excuserez, mais il vient par là."

La jeune fille se leva sans plus attendre et se glissa dans la foule pour disparaitre.

"Elle ne va pas pouvoir se cacher très longtemps, on est pas non plus deux-cents, fit remarquer Mary.

- Oh, elle passera la soirée dans les toilettes s'il le faut, soupira Lula.

- Je préfère ça que quand elle se met à hurler, s'amusa Evy. Salut, ajouta-t-elle à l'attention de James qui venait d'atteindre leur table.

- Salut, resalut. Vous n'auriez pas vu Lily ?"

Les quatre jeunes filles lui offrirent un grand sourire et haussèrent les épaules en secouant la tête. James leur lança un regard soupçonneux avant de disparaitre à son tour au milieu des élèves.

"Je parie 1 gallion qu'il la trouve avant la fin de la soirée, proposa Lula.

- 2 gallions que ça gueule avant minuit", renchérit Mary.

Evy eut un petit rire. Si Lily savait qu'elles prenaient régulièrement des paris sur elle et James, c'est contre elles que ça gueulerait.

"Black ! Black ! s'exclama la foule.

- Bah tiens... soupira Evy. Faut toujours qu'il soit acclamé celui-là.

- Ca te pose un problème ?"

Evy tourna la tête et leva les yeux au ciel en aperçevant le jeune homme debout près de leur table.

"Qu'est ce que tu fais là ? demanda-t-elle d'un ton peu avenant.

- Je me promène.

- Vas te promener plus loin.

- J'ai envie de me promener ici."

Evy poussa un soupir exaspéré et lui jeta un regard mauvais.

"Tes fans t'appellent, rétorqua-t-elle sèchement. Va leur faire plaisir en te pavannant sur la piste de danse.

- C'est bien normal qu'on m'acclame.

- Bah tiens... C'est toi qui marque les points qui nous font gagner, peut-être ?

- Quelqu'un est de mauvaise fois, on dirait, s'amusa-t-il. Tu as oublié qui t'as sauvé la mise en revoyant un cognard pour te permettre de marquer ton dernier but, celui sans lequel on serait arrivés à égalité avec les Poufsouffles ?

- Va mourir."

Sirius éclata de rire et tourna les talons.

"Juste pour t'embêter, je vais me faire un plaisir de vivre bien et longtemps."

La jeune fille grommella quelque chose d'incompréhensible en se replongeant dans sa bierreaubeurre.

"Je vais le tuer. Je vais l'assassiner. Je vais l'emposoinner au... au... au mercure, tiens !

- Il a raison, non ? demanda Mary après un silence.

- Justement, marmonna Evy en reposant brusquement sa pinte sur la table."

Sans ajouter un mot, elle se leva et disparut dans la salle, sûrement à la recherche de Lily pour qu'elles puissent se défouler ensemble.

"2 gallions qu'ils s'enguelent de nouveau au moins une fois avant la fin de la fête, lança Mary.

- 3 gallions qu'elle l'empoisonne pour de vrai avant la fin de l'année", renchérit Alice.

Lula éclata de rire. Si Evy savait qu'elles prenaient des paris...

En tous cas, elle, si elle avait eu à empoisonner quelqu'un -comme Lupin, par hasard- elle aurait prit quelque chose de plus original que le mercure.
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Tys
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Re: [Textes] Nuit du 20 février

Message par Tys » 20 févr. 2016 - 23:09

Titre : (aucune idée)
Thème : Mercure
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 925
Personnages : -
Rating : tout public


L’herbe humide aplatie sous son corps mince, les yeux tournés vers le ciel étoilé, Mercutio n’arrivait pas à dormir. Ce n’était pas faute d’être épuisé après une nouvelle journée de fuite. Le garçon avait perdue sa baguette, jeté par des moldus dans le bûcher qui avait consumer la vie de son père. Lui-même y avait échappé de justesse grâce à sa jeune sœur.
Comptant moins de dix printemps, Ariane était encore une sorcière sauvage, comme aimait à l’appeler leur père. N’ayant pas appris à user d’une baguette, elle pratiquait une magie brute et incontrôlable, qu’elle avait réussi à diriger vers les liens entravant les mouvements de son aînés.
Mercutio avait senti la corde céder, mais avait un instant hésité avant de fuir. Tandis que le corps agonisant de son père attirait tous les regards, celui du garçon attrapa les yeux dorés de sa cadette. Celle-ci, les joues inondées de larmes et le corps secoué de hoquets, lui fit comprendre qu’elle n’arrivait pas à se libérer.
Tandis qu’au centre des flammes, le sorcier inspirait sa dernière bouffée de fumée, le garçon comprit qu’il ne pourrait pas sauver sa sœur. Elle aussi l’avait compris. Ariane se mit à hurler et se débattre de toutes ses forces. Les moldus qui s’étaient jusque là assurés que Mercutio ne tenterait pas de s’enfuir malgré ses liens, accoururent aider ceux qui tenait la petite fille à la calmer. Le garçon prit alors ses jambes à son cou, abandonnant derrière lui sa dernière famille.

Dès lors, il n’avait cessé de courir, ne s’arrêtant que pour dérober de la nourriture et soulager des besoins naturels. Le temps n’était plus qu’une idée lointaine, et la terre une vaste étendue inconnue, aussi mystérieuse que dangereuse. Ignorant où il se trouvait, les yeux désormais secs, il s’était laissé tomber dans l’herbe grasse d’un printemps pluvieux. Cela faisait plusieurs heures maintenant qu’il fixait le ciel. Il avait vu le soleil tomber sous l’assaut nocturne, et la lune installer lentement son quartier au milieu des étoiles.
Il repensait à son père qui lui avait dit un jour que parfois il fallait savoir reconnaître l’inévitable. Le souvenir de sa sœur venait alors serrer son cœur. Son abandon était son seul salut. Elle avait encore des chances de ne subir que l’humiliation d’un exorcisme inutile. Ariane souffrirait mais elle vivrait, il en était presque sûr. Du moins s’en convaincre était le seul moyen qu’il avait trouvé pour supporter sa propre lâcheté.
A treize ans, il était presque un homme. Son père mort, il aurait dû s’occuper de sa sœur, mais il s’était enfui. Il aurait bien cherché sa mère pour obtenir de l’aide. Cependant, il ne savait pas où la trouver, et son père lui avait expliqué qu’elle avait subi tellement d’horreurs de la part des moldus, qu’elle était devenue dangereuse et vivait désormais recluse loin de tout. Sans doute dans une grotte obscure accessible uniquement par magie. Quoiqu’il en soit, Mercutio n’avait plus de famille, plus d’amies et plus de repères.

Au matin, il repris sa route. Il entra dans un village moldu où il fit la manche, pour seul résultat un bout de pain rance et quelques piécettes sans grande valeur, avant d’être chassé à coup de balais par un commerçant revêche. Il reprit alors sa marche, clopinant sur ses pieds plein d’ampoules. En fin d’après midi, il aperçu un petit bois dans lequel il décida de passer la nuit.
Il eut la surprise d’y trouver des sombrals. Son père lui avait parlé de ces créatures, mais il n’en avait jamais vu, puisque personne n’était encore mort sous ses yeux. Mais voilà que son père venait de disparaître dans la douleur des flammes devant lui. Ces étranges créatures ailées lui redonnèrent un peu d’espoir. Il avait désormais un moyen de transport.
Peu farouche, le sombral qu’il approcha se laissa caresser. Mercutio tenta de monter dessus, mais n’y parvint qu’à la quatrième reprise. L’animal s’était montré très patient pendant ces tentatives. Le garçon n’était pas très grand, contrairement à la créature. Il mit encore quelques minutes avant de comprendre comment la faire s’envoler, puis faillit tomber au décolage.
Il s’accrocha de toute ses forces et dirigea sa monture vers le Nord. Du moins, ce qu’il supposait être le Nord. Il comptait se rendre à Pré-au-Lard. Il avait réfléchit pendant la journée, et s’était résolu à rejoindre Poudlard. C’était loin mais c’était aussi le seul endroit où il était sûr de trouver de l’aide. Aller chercher sa sœur serait vain tant qu’il n’avait pas récupérer sa baguette.
Alors que le ciel se nimbait de rose, Mercutio volait bas au-dessus de champs gorgés d’eau. Il ferma les yeux, s’imaginant s’envoler rejoindre la planète dont il tenait le nom. Il était à l’instant parfaitement détendu. En renouant au monde de la magie par sa rencontre avec le sombral, il avait abandonné l’inquiétude d’être capturé et brûlé.
Il ne senti d’abord qu’un impact brutal. Puis la douleur s’empara de tout son flanc. Baissant ses yeux désormais ouvert, il vit la flèche qui le transperçait de part en part, juste avant de tomber de sa monture. Dans le court instant que dura la chute, il reconnut qu’il avait fait une bêtise en quittant les bois avant la nuit. En effet, aux yeux des moldus, il n’était qu’un enfant volant dans le ciel, chevauchant une créature invisible.
C’était un jour de printemps 1688. L’année suivant, le code international du secret magique serait créé pour protéger les sorciers de la peur des moldus, dont la mort d’un garçon de treize ans n’était qu’une conséquence parmi d’autres.

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Re: [Textes] Nuit du 20 février

Message par princesse » 20 févr. 2016 - 23:21

Titre : A l'aube d'une nouvelle vie
Thème : Voyage
Fandom : HP
Nombre de mots : 189
Personnages : Lily Evans
Rating : Tous public


Lily regarda son énorme valise en cuire glacé et aux lanières plus foncées, reposées sur son lit, attendant qu’elle n’y entasse toutes ces fournitures scolaires et tout ce dont elle aurait besoin pour cette nouvelle année. Cette première vraie année loin de chez elle, loin de Cokeworth, et surtout, loin de ses parents…

La fillette respira un bon coup et attrapa tout ces manuels d’école, aux pages si attirantes, aux images si vivantes et aux formules si ensorcelantes, puis elle les rangea consciencieusement dans sa valise, qui devait faire deux ou trois fois sa taille. Avant d’y déposer ces uniformes, son manteau d’hiver, et autres babioles qu’elle emmenait partout comme sa lampe multicolore, sans oublier son petit chaton, qu’elle enferma dans un petit panier en osier. Elle contempla ses affaires un moment, puis finit par reculer en lâchant un lourd soupir.

Comment pouvait-elle être si excitée et si terrorisée à l’idée d’aller à Poudlard ?

Elle chassa ses inquiétudes de son esprit et referma d’un coup sec sa valise, espérant que cela l’aiderait à affronter ses craintes, car, elle le savait, Poudlard risquerait d’être le Voyage de sa vie…
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Re: [Textes] Nuit du 20 février

Message par Dentellys » 20 févr. 2016 - 23:36

Titre : Transgressions
Thème : Voyage (23h-Minuit)
Fandom : HP
Nombre de mots : 687
Personnages : Lynn Vrangester/Elisabeth Lily Potter (OC), Alexander Greengrass (OC)
Rating : Aucun

(possibilité de le lire avec comme fond la musique suivante : Fred V & Grafix - Constellations)

- Je crois que tu ne te rends pas bien compte, me dit mon voisin tandis que nous sortons, munis de nos Airy*, à l'extérieur du château de Poudlard.

Ses cheveux marron ont poussé ces dernières semaines et il semble avoir enfin pleinement récupéré de ses blessures faites en mai dernier.

- Et moi, je crois que tu dis ça un peu trop souvent, répliqué-je gentiment.

Il me sourit et nous poursuivons notre route sur l'herbe rendue bleue foncée par la nuit. C'est devenu un rituel, de faire de l'Acrobalais** à des heures improbables. Tant que nous ne sommes pas découverts...

Bientôt, je pose mes pieds sur mon balais bleu pastel et il s'élève brusquement de quelques centimètres, puis d'une paire de mètres. Je reste droite. Al m'observe avec cette sempiternelle pointe d'admiration avant de reproduire mon geste et de me sourire de toutes ses dents.

- Tu n'oublies pas quelque chose ? lui dis-je d'une voix réprobatrice.

- Alors là, je ne vois pas du tout de quoi tu parles ! répond-il d'une voix faussement innocente.

A quelques mètres au dessus du sol, je croise les bras.

- Allez, active son Stabilisateur***, maintenant. Ce n'est pas drôle !

Il ricane.

- Tu sais à quel point j'adore te taquiner.

- Al...

- Je vais le faire, je vais le faire ! Attends une minute...

- Non, je n' "attends pas une minute", Al ! Active-moi ce maudit Stabilisateur avant que je ne te fasse tomber pour t'apprendre à m'écouter !
Il ricane de plus belle.

- Mais quelle violence, Boucle d'or ! Me voilà choqué !

"Boucle d'or"... une nouvelle fois, je sens comme un poignard frapper ma poitrine et remuer encore après l'impact. Au travers de la pénombre, j'aperçois sur son gilet l'écusson de Serpentard.

"Tu ne devrais pas m'appeler "Boucle d'or". Tu devrais m'appeler "Boucle de bronze"... Mais ça, tu ne le sais pas."

Al me sourit à nouveau avant de se mettre en cochon pendu autour du balais. Puis, il tapote le manche avec son index. Un halo bleu s'étend quelques instants autour de lui avant de disparaître, signe que le sortilège est activé.

Je soupire de soulagement avant de lui sourire.

- Et là, tu vas me narguer en faisant plein d'acrobaties que je suis incapable de faire, c'est ça ? me dit-il en faisant une petite moue.

- C'est l'idée !

Il soupire.

- Alors amuses-toi, Madame-niveau-douze.

Je lui adresse un clin d’œil avant de sauter un instant de mon balais pour qu'il puisse s'envoler plus haut dans les airs. Je chute quelques secondes avant que mon dos, puis mes bras ne rencontrent le bois. Mes mains s'y cramponnent et le balais se met à tourner. Je ferme les yeux pour profiter de la sensation du vent qui vient frapper mon visage. J'ai l'impression d'être loin, loin de Poudlard et de mes problèmes identitaires.

Je lâche une main et le balais tourne encore plus vite, mon corps devient aussi léger qu'une plume dans les airs.

Le vent frappe mes joues, entortille mes cheveux blonds ivoirins, et je me sens partir, partir toujours plus loin, partir là ou personne, et surtout pas Voldemort, ne pourra jamais me retrouver.

Je pars dans ce monde qui n'appartient qu'à moi, un monde dans lequel mes parents ne seraient pas morts, un monde dans lequel mon frère connaîtrait mon existence, un monde dans lequel je ne vivrais pas avec ce déguisement constant, et où mon voisin ne pourrait pas m'appeler "Boucle d'or" et que cela ne le dérangerait pas. Un monde où je pourrais l'accueillir avec toute la vérité qu'il mérite.


Un monde qui n'est pas vrai.


- Eh ! Lynn ! m'interpelle Al en m'extirpant violemment de ce monde idyllique. Tu vas trop haut !

La balais s'arrête aussitôt de tourner. Je fais appel à la puissance de mes bras pour me remettre en selle de manière plus classique.

- Désolée ! lui crié-je en me rendant compte qu'effectivement, je suis à au moins cinq mètres plus haut que lui.

Le monde dans lequel je vis est noir, mais au moins, j'ai Al.

Ma lueur.


__________________________________________________________________
Explications :
Airy* : balais destiné aux pratiquants de l'Acrobalais

Acrobalais** : discipline du monde des sorciers mélangeant trois disciplines du monde Moldu (trapèze, danse, équitation acrobatique) sauf que la barre, la piste ou le cheval sont remplacés par un balais particulièrement stable.

Stabilisateur*** : ou sortilège de Stabilisation : permet à un balais d'être plus stable. Obligatoire pour les pratiquants de l'Acrobalais ayant un niveau inférieur à 9. Son activation est confirmée par un halo bleu.
Dernière modification par Dentellys le 20 févr. 2016 - 23:49, modifié 2 fois.

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Re: [Textes] Nuit du 20 février

Message par Awena » 20 févr. 2016 - 23:41

[code][b]Titre :[/b] Adieu à toi, Fred.
[b]Thème :[/b]Voyage
[b]Fandom :[/b]HP
[b]Nombre de mots :[/b]384
[b]Personnages :[/b]Fred II
[b]Rating :[/b][/code]Aucun

"Je pars papa", lâche Fred du bout des lèvres.
Il a son sac à dos plein à craquer qui lui scie littéralement l’épaule, un bus à ne pas rater puisqu’il veut faire les choses façon moldu mais il reste cependant là à attendre quelque chose qui ne viendra pas.
Son père lève la tête et sourit, finissant de briser le cœur bien trop fragile de son fils.
« Tu ne peux pas Fred, tu sais, on est toujours ensemble toi et moi, tu changeras d’avis Fred mais si tu vas à Londres pense à prendre des pétards de Dr Flibuste on les fera exploser à la tête de la veille bique d’Ombrage quand on retournera à l’école.
Alors Fred se souvient pourquoi il part finalement et embrasse son père sur le front, les yeux secs d’avoir trop pleuré au long de sa jeune vie.
Les adieux avec sa mère seront déchirant d’une autre façon, parce qu’elle le sait Angelina, que son fils ne reviendra peut-être jamais, que c’est mieux pour lui de ne pas revenir, de sauver ce qui brille encore en lui, ce qui lui appartient encore pleinement et qui n’est pas encore à ce fantôme qui le hante.
Fred ne recule pas devant les sillons mouillés qui se tracent le long des joues ridées de sa mère. Angie est usée, par les années, par la guerre et par le deuil constant que porte son mari et dont elle partage une partie du fardeau sans rien pouvoir faire d’autre que de le subir.
Mais Fred est encore jeune lui et il doit partir, maintenant que Poudlard ne le protège plus, il doit partir.
Alors, son sac sur les épaules il sort de la maison, dévale presque en courant la rue qui mène à l’arrêt de bus, il a le cœur qui bat Fred et il s’interdit de penser au fait que sa mère sera plus seule que jamais désormais avec la folie grandissante de George qui ne s’est jamais vraiment remis de ce frère perdu.
Et ce n’est qu’une fois assis sur le fauteuil rapiécé au fond de l’autobus, regardant par la fenêtre la bourgade de son enfance s’éloigner que Fred sens soudain ses larmes couler.
Une partie de son existence s’achève maintenant mais désormais commence son voyage, le voyage de sa vie.
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Re: [Textes] Nuit du 20 février

Message par princesse » 20 févr. 2016 - 23:42

Titre : Petites cachotteries
Thème : Voyage
Fandom : HP
Nombre de mots : 571
Personnages : James Potter, Charlotte Potter
Rating : Tous public


- James ! appela Charlotte Potter en arrivant dans la chambre de son fils unique. As-tu terminé de faire tes valises ? demanda-t-elle en ouvrant la porte à la volée.

Etonnée, elle s’arrêta sur le seuil et observa attentivement son fils, trop occupé à sauter sur sa valise pour essayer de la fermer avec les lanières en cuire, tant il avait dû la charger comme une mule, ce qui la fit doucement sourire. Elle savait très bien que la totalité des fournitures de Poudlard, ainsi que ses propres affaires personnelles avaient largement la capacité de rentrer dans cette malle. Sauf que Charlotte connaissait assez bien son fils pour savoir que ce dernier ne s’était pas contenté de ramener le strict minimum…

Elle soupira doucement et referma la porte derrière elle, faisant sursauter James, qui s’arrêta de gigoter comme un vermicelle sur sa valise, et lança un regard faussement innocent à sa mère.

- La situation est sous contrôle, maman, la prévint-il en remettant ses lunettes sur le bout de son petit nez.
- Donne-le moi, James ! ordonna Charlotte, d’un ton qui se voulait sévère, en tendant la main à son fils.
- De quoi ? demanda-t-il, en arquant les sourcils.
- Ton balai…
- Quel balai ?

Charlotte arqua un sourcil et son regard de biche se perdit sur le petit minois de son fils, qui se pinçait les lèvres d’un air coupable.

- J’ai pas le droit d’amener mon balai en première année, tu sais bien, rappela-t-il en essayant d’empêcher sa mère d’ouvrir sa valise, mais en vain.

A peine Charlotte ouvrit la malle de James que son balai de course lui sauta au visage manquant de lui crever un œil. Elle poussa un petit cri de surprise avant d’attraper le manche en bois, et de se retourner vers son fils, l’air visiblement choqué.

- Oh, il était là ! s’exclama-t-il, la mine faussement défaite. Je le cherchais partout, mentit-il. Je me demande qui a bien pu le mettre ici, tiens…
- Pas de balai en première année, et encore moins de Quidditch, rappela-t-elle en confisquant le balai, sans écouter les protestations de James.
- Mais maman…
- Pas de « mais maman », James ! Je ne veux pas te voir voyager entre le stade, l’infirmerie et le bureau du Directeur toute l’année, est-ce clair ? lança-t-elle.
- S’il te plait, maman, bougonna-t-il en se tirant nerveusement les cheveux.
- J’ai dis « non », James, reprit Charlotte. Maintenant, range moi un peu ta chambre et descend pour le dîner.

La voix de sa mère était sans appel, et ça, le petit James Potter l’avait bien compris. Et il était énervé. Enervé de ne pas avoir réussit à faire céder sa mère alors que c’était une de ses plus grandes spécialités…
Il continua de marmonner un moment, puis, quand il s’assura que sa mère était vraiment redescendue au rez-de-chaussée, il rouvrit sa valise, et chercha tout au fond de sa malle un objet en particulier. Lorsque ses petits doits rentrèrent en contact avec un certain tissu, aussi fluide que de la soie, un petit sourire espiègle se dessina sur sa bouche.

Au moins, sa mère ne s’était pas rendu compte qu’il avait réussit à glisser la cape d’invisibilité dans sa valise, et ça, cela lui promettait de belles aventures ! Et un gros voyage chez le Directeur s’il se faisait prendre. Ça aussi, il en avait conscience !
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Re: [Textes] Nuit du 20 février

Message par ninipraline » 20 févr. 2016 - 23:45

Titre : Les voyages en solitaire
Thème : Voyage
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 608
Personnages : Harry Potter
Rating : Tout public

Devant lui, les lumières de Little Wigging dessinaient des traits et des quadrillages dans la nuit.

Le bus était presque vide. Harry attira tout de même son cartable à lui, pour laisser une vieille dame s'asseoir sur la banquette qui lui faisait face.
Les vitrines illuminées créaient des nuages de brume colorée sur la buée des vitres du véhicule surchauffé.

Dans le pare-brise, la ville s'étendait sans fin et se poursuivait avec l'autoroute, loin au-delà de la petite ville de banlieue. Et Harry, assis sur sa banquette, guettait l'arrêt.

Chaque mardi soir, seul jour où il rentrait seul, car tante emmenait Dudley chez son professeur de maintien. Les Dursley avaient inscrit leur fils unique dans une école réputée dans laquelle il entrerait l'an prochain.

Et comme les Dursley ne faisaient jamais rien à moitié lorsqu'il s'agissait de Dudley, ils lui faisaient donner des cours pour le préparer à son entrée dans le grand monde.

C'est pour cela que chaque mardi soir, il guettait son arrêt pour rentrer à Privet Drive.

Entrer dans le grand monde, ce n'était pas ce qui intéressait Harry. Non, ce que Harry aimait, plus que tout, c'était la route qui défilait et l'horizon qu'il imaginait tout au fond du pare-brise.

Alors, tout en guettant son arrêt, Harry espérait surtout le rater. Ne pas le voir. Tourner la tête au moment le plus inopportun. Être dérangé par une vieille dame.

Au loin, les lumières paraissaient tellement plus brillantes. Et elles formaient un quadrillage tellement plus coloré que celui autour de Little Wigging.

Depuis le début de cette année, où sa tante lui avait donné sa carte de bus et avait décrété qu'il rentrerait seul chaque mardi, il jouissait de chaque minute, chaque seconde, chaque souffle de son voyage.

Et il rêvait à l'année prochaine. Il serait au collège public. Il ferait chaque matin et chaque soir, le trajet. Un aller, un retour. Sans les Dursley. Quelques minutes de liberté grappillées, détournées, volées...

Et peut-être même plus, s'il ratait son arrêt. S'il arrivait là-bas, dans le quadrillage orange et rouge. Là, où il les lumières allaient pour s'éteindre. Là, où il n'était jamais allé.

Il se l'était promis lors de son premier trajet en bus. Lorsqu'il avait vu les trois jeunes avec des sacs à dos, une fille et deux garçons, il se l'était promis.

Lui aussi ferait comme eux le tour de l'Angleterre. Il monterait le camp dans des lieux sauvages et chaque matin, le lèverait pour aller au petit bonheur en se fiant à sa chance.

Le bus s'arrêta. Harry descendit. C'était son arrêt.

Les lumières de Little Wigging dessinaient des traits et des quadrillages dans la nuit, derrière lui.
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Re: [Textes] Nuit du 20 février

Message par Carminny » 20 févr. 2016 - 23:46

Titre: Un nouveau fantôme
Thème: Voyager
Fandom: Harry Potter
Nombre de mots: 539
Personnages: Lidwyn, Minerva, Mimi Geignarde, les professeurs Têtenjoy et Dippet
Rating: -12

Lidwyn se dirigea vers les toilettes du deuxième étage à la suite de Minerva. Elles devaient se dépêcher car même si c'étaient la fin de la journée pour la plupart des élèves, elles avaient encore une séance supplémentaire avec Dudu. Séance qui commençait dans deux minutes quarante secondes.
La Poufsouffle rentra dans sa meilleure amie. Celle-ci s'était arrêtée nette dans l'encadrement de la porte. Lidwyn jeta un coup d'œil à la salle. Si Minerva s'était figée de cette manière, il devait y avoir quelque chose.
Il y avait de l'inhabituel. Heureusement d'ailleurs car Lidwyn ne voulait pas s'imaginer ce que ça serait si c'était normal qu'il y ait le corps d'une jeune fille sans vie. Stupéfaite, c'est ainsi que Lidwyn décrira par la suite l'état de Minerva. Heureusement pour elle encore une fois Lidwyn gardait la tête dans une situation critique.
D'un regard elle chercha un potentiel coupable et n'en trouvant pas, la jeune femme s'agenouilla auprès du corps. Il était encore chaud. Et ces cheveux, les lunettes, le visage pleins de boutons, c'était Mimi sans aucun doute! Mais qu'est-ce qu'il c'était passé?!
Lorsque Lidwyn avait dit heureusement pour Minerva, c'était parce que quelques secondes plus tard arriva le professeur Têtenjoy. Vieille professeur connue pour croire les jeunes capables de tout. De la façon comment se tenait Minerva elle pensa en premier à ce qu'elle avait tué la jeune fille par accident. Malentendu que Lidwyn expliqua en quelques mots. Tous les professeurs, non tous à Poudlard savaient que la jeune Litin détestait la violence et surtout l'injustice. Elle ne serait pas en train de défendre une meurtrière.
En fin Galatea Têtenjoy envoya les deux septièmes années chercher les autres professeurs et surtout le directeur. Certainement pour les éloigner du cadavre.
Mais Lidwyn avait déjà perçu un mouvement dans le corps. L'âme qui s'en dégageait et qui commençait son voyage vers l'inconnu. La Poufsouffle fixa ce qui avait été Mimi et remarqua qu'un fantôme se tira du corps. Mimi était encore là.
Le fantôme nouveau-né étira ses membres translucides et jeta des coups d'œil autour de lui.
 C'était long comme voyage, faire une fois l'aller-retour dans l'avant-au-delà, lâcha Mimi. Mais là-bas personne ne se moquait de moi. Je vais lui faire payer ses cruautés à Olive.
D'un pas ou plutôt d'un courant d'air décidé, Mimi Geignarde passa à travers le mur. Lidwyn attrapa un regard noir de la part de sa professeur et décidé de prévenir le directeur. Elle tira Minerva par le bras. Après quelques minutes pendant lesquelles les deux jeunes femmes couraient vers le bureau de Dippet, elles y étaient et passèrent sans problèmes la statue gardienne.
Ce fut Lidwyn qui se chargea de raconter au directeur les évènements ou du moins ce qu'elle en savait. Minerva n'était toujours pas encore en état d'agir. Dippet leur conseilla de passer à l'infirmerie puis partit vers les toilettes.
La Poufsouffle ramena son amie, refusa un philtre calmant et retourna dans sa salle commune où elle expliquait le cours de métamorphose à Pomona. Une soirée quasi normale après avoir découvert le corps d'une camarade morte... Lidwyn décida de ne surtout pas se mêler à cette histoire car elle avait la ferme impression que le meurtrier se trouvait encore au château.
Dernière modification par Carminny le 21 févr. 2016 - 00:22, modifié 1 fois.
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Re: [Textes] Nuit du 20 février

Message par princesse » 20 févr. 2016 - 23:47

Titre : Cassiopée Parker
Thème : Voyage
Fandom : HP
Nombre de mots : 282
Personnages : Kassiopeia de Lesbos
Rating : Tous public


Kassiopeia traîna sa valise de son lit à la porte de sa chambre, et s’assit dessus, attendant qu’un représentant du monde des Sorciers ne vienne lui expliquer la procédure à suivre pour utiliser ce qu’il appelait un Portoloin, afin de rallier Londres au plus vite. Son train partait à 11h de la gare King’s Cross et elle ne devait, en aucuns cas, être en retard. Ce qui était assez compliqué pour la fillette…

Elle soupira, regrettant de devoir quitter son île et les siens pour aller s’isoler dix mois de l’année, dans un pays aussi froid et aussi pluvieux que l’Ecosse. Elle avait eu tellement de mal à s’imaginer à quoi pouvait ressembler ce pays, qu’elle avait dû demander aux anciennes de la Cité de lui décrire cette contrée si lointaine. Et la seule chose que Kassiopeia avait retenue c’était qu’il y faisait très froid, où il neigeait une bonne partie de l’année, et que ce pays abritait sans nul doute, la meilleure école de Sorcellerie au monde. Rien que ça… elle avait du mal à le croire. Elle avait eu aussi du mal à croire qu’en plus d’être une Amazone, elle était une Sorcière… Héritage de son père, d’après ce qu’elle avait retenue du discours long et fastidieux de sa mère.

La jeune princesse soupira et récupéra dans la poche de sa veste « moderne » un petit livret en cuire, qui devait lui servir de papier d’identité dans ce monde inconnu.

- Cassiopée Parker, lue-elle à voix haute avant d’esquisser une grimace.

Si l’Ecosse allait être le voyage le plus long qu’elle allait devoir faire, avoir une nouvelle identité n’en restait pas moins l’aventure la plus étrange de sa vie…
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Re: [Textes] Nuit du 20 février

Message par BellaCarlisle » 20 févr. 2016 - 23:50

Titre : Voyage voyage
Thème : Voyage
Fandom : Doctor Who
Nombre de mots : 863
Personnages : Rose et le clone du dixième Docteur
Rating : Tout public

Souvent, elle revenait sur cette plage, s’asseyant sur le sable en fixant l’horizon, se moquant bien de l’eau qui venait mouiller ses chaussures. Le silence l’apaisait en même temps qu’il lui faisait peur, lui rappelant d’anciens souvenirs qu’elle tentait de refouler au plus profond d’elle. Rose Tyler était malheureuse mais elle se refusait à l’admettre. Elle était encore en vie, chance indéniable à cause de tout ce que le Docteur et elle avaient traversé, mais elle aurait préféré mourir plutôt que d’imaginer une existence sans lui. Elle savait aussi qu’elle blessait le clone du Docteur, cet homme qui lui ressemblait de manière troublante, qui possédait ses pensées mais qui n’était pas lui. Il avait un seul cœur, un seul organe pour l’aimer, pour la chérir jusqu’à la fin de leur vie. Mais pour Rose, ce n’était pas assez, elle voulait retrouver le rythme des deux cœurs du Seigneur du Temps, entendre de nouveau le bruit caractéristique du TARDIS, serrer dans ses bras le Docteur, ou Jack, ou tous ceux qu’elle avait rencontrés durant ses voyages. Car ces derniers lui manquaient plus que tout, maintenant qu’elle reprenait une vie normale. Voir les époques passées et futures, découvrir des événements qui n’étaient pour elle que des dates dans des livres d’Histoire, rencontrer des foules, des créatures étranges, attachantes ou terrifiantes. Même apercevoir un simple Dalek lui aurait plu tant elle se perdait dans sa peine. Avoir goûté aux voyages aux côtés du Docteur était sans doute la plus grosse erreur de sa vie. Elle n’aurait jamais dû attraper cette main tendue, accepter de rentrer dans ce vaisseau spatial. Rose avait aimé son Docteur mais le destin s’acharnait à les séparer, encore et encore.

- Rose, murmura une voix près d’elle.
- Laisse-moi, répliqua-t-elle plus sèchement qu’elle l’aurait souhaité.

Tournant son regard vers le clone du Docteur, elle sut qu’elle venait de le blesser, encore une fois. Mais il n’était jamais parti, il restait avec elle en essayant de lui redonner le sourire qu’elle avait perdu en même temps que son Seigneur du Temps.

- Tu penses encore à lui, la sermonna-t-il.
- Je ne cesserai jamais de penser à lui. Il me manque, nos voyages me manquent, le TARDIS me manque. Je m’ennuie dans cette vie, elle est trop banale à mon goût.
- Pourquoi ne partirions-nous pas ailleurs ? lui demanda-t-il avec beaucoup de douceur. Tu as voyagé dans le temps et dans l’espace mais nous pouvons voyager sur Terre. Il y a là de nombreux pays à découvrir.
- Ce n’est pas pareil, ce ne sera jamais pareil.

Seul le silence accueillit sa déclaration car son compagnon ne savait plus quoi faire pour lui remonter le moral. Certains jours, il maudissait le Docteur car il aurait voulu avoir une existence paisible avec Rose. Il l’aimait sincèrement, il s’attachait à elle un peu plus à chaque jour qui passait, la couvrant de mots doux, de compliments et de baisers. Mais elle se refermait peu à peu sur elle-même, s’éloignant de lui, trouvant le moindre prétexte pour être seule.

- Tu dois te secouer un peu, Rose ! Il n’aimerait pas te voir dans cet état !
- Ne me dis pas ce qu’il aimerait ou non, s’exclama-t-elle en se relevant. Il a déjà dû m’oublier, je n’étais qu’une fille de passage dans son TARDIS.

Sa voix se brisa à la fin de sa phrase alors que son compagnon s’avançait pour la serrer dans ses bras, la berçant doucement. Même absent, le Docteur était la cause des tourments de Rose et il souffrait de savoir qu’un seul Seigneur du Temps rendait sa chère compagne aussi malheureuse.

- Rentrons, lui dit-il. Viens avec moi ce soir, nous passerons faire tes valises demain.
- Et pourquoi ? s’enquit-elle en reculant. Tu crois peut-être me faire changer d’avis ? As-tu un vaisseau spatial caché quelque part ?

L’ironie de Rose le frappa de plein fouet mais il arbora une expression neutre, refusant de lui montrer qu’elle touchait un point sensible. Non, il n’était pas le Docteur, il n’avait rien de ce que le Seigneur du Temps possédait, hormis ses souvenirs. Il n’était qu’un humain, mortel, mais fou amoureux de la blonde. Alors tant pis s’il devait supporter ses paroles blessantes, il ne l’abandonnerait pas.

- Je n’ai rien de tout cela, Rose, mais je te promets des voyages inoubliables. Nous verrons Rome, Athènes, Paris. Nous visiterons les pyramides d’Egypte, comme les humains que nous sommes. Ce n’est rien à côté de ce que tu as déjà vécu mais c’est tout ce que j’ai à t’offrir pour espérer revoir ton sourire.

Rose Tyler n’était pas une très grande romantique, elle avait blessé son ancien petit-ami en partant régulièrement avec le Docteur mais là, elle se sentit touchée par les propos de son compagnon. Il était borné, elle lui devait bien ça, et il voulait voyager avec elle, le plus normalement possible. Au final, c’était sans doute lui qui avait raison. Puisque la Terre serait leur unique demeure, autant la découvrir à cette époque. Avec une expression adoucie, la jeune femme l’embrassa longuement, le remerciant du regard pour ce qu’il faisait pour elle. Elle était prête pour un nouveau voyage.
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madmady
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Re: [Textes] Nuit du 20 février

Message par madmady » 20 févr. 2016 - 23:51

Titre : Desireless
Thème : Voyage
Fandom : HP
Nombre de mots : 271
Personnages : Severus Rogue
Rating : Tous public

Il s'agitait sur sa chaise depuis un bon moment, grognant, faisant craquer ses doigts, s'accordant un moment pour fermer les yeux et faire des exercices de respiration, mais rien y faisait, elle revenait toujours. « Maudit cornichon décérébré, quoi que, cela fait insulte au les cornichons  et maudit vieux fou et ses habitudes étrange !  C’était leurs fautes ! »

Actuellement, Severus Rogue s'éfforçais de son mieux à se concentrer sur la correction de ses copies. Mais son attention se trouvait inexorablement attirer ailleurs pour son plus grand mécontentement. Il avait entendu un moyen de faire passer ça. Mais non, jamais Severus Rogue ne s’abaisserait à ses niaiseries, il avait beaucoup trop de fierté ! Et si on le surprenait hein ? Et si c’était un élève de Serpentard ? Le respect accordé par ses élèves s'évanouirait comme neige au soleil. Pire, et si justement c'était un élève autre que de Serpentard qui le découvrait ? Ou encore pire ! Un professeur ! Il imaginait déjà le sourire ironique et suffisant de Minerva le poursuivre pour le reste de l'année scolaire. Cette pensée le fit frémir de dégoût. « En fait, finalement, le pire se serait Dumbledore lui et son sourire bienveillant, il serait bien trop heureux de le voir se comporter de manière détendu » à cette pensée il haussa un sourcil ironique.

Mais le problème, c'est qu'il en avait vraiment envie. Mais il du se rendre à l'évidence, c'était plus fort que lui. D'un geste sec il insonorisa la pièce et prit une grande inspiration

« Voyage Voyage »

Ou comment Severus Rogue se met à chanter du Desireless.

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popobo
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Re: [Textes] Nuit du 20 février

Message par popobo » 20 févr. 2016 - 23:53

Titre : File d'attente
Thème : voyage
Fandom : HP
Nombre de mots : 380
Personnages : Rose Weasley
Rating : -


Rose était prête. Cela faisait presque un an qu'elle attendait ce moment. Mais alors qu'elle tenait sa valise dans une main et son ticket de transport dans l'autre, elle se sentait nerveuse.

Ses parents qui l'accompagnaient étaient dans le même état. Ron se rongeait les ongles alors que Hermione avait bientôt réduit son exemplaire de la gazette en miettes. Hugo, quant à lui, avait le regard vagabond et ne semblait pas vraiment concerné par ce qui allait se passer.

La famille Weasley se trouvait dans le hall du ministère de la magie attendant impatiemment dans la file d'attente gérée par le service des transports.

Rose devait passer sa prochaine année scolaire à Beauxbâtons. Après une forte réticence de la part de ses parents, Rose avait réussi à négocier pour pouvoir passer quelques mois en France avant de revenir passer ses Aspics à Poudlard. Tous les documents administratifs avaient été remplis et enregistrés.

Dans sa main, Rose gardait précieusement le ticket de transport que ses parents lui avaient acheté pour qu'elle puisse se rendre dans la famille de Fleur directement par Portoloin.

Pour Ron et Hermione, il n'y avait pas de moyens plus sûrs que de voyager vers l'étranger par Portoloin pour que leur fille aînée parcourt plus de mille kilomètres. Même si Rose avait parfaitement réussi son permis de transplanage deux mois auparavant, ils n'avaient pas accepté que l'un de ses premiers voyages soit aussi éloigné. Rose n'avait pas protesté.

La file d'attente avançait relativement vite. Devant elle, Rose apercevait les voyageurs enregistrer leur destination auprès de l'employé du ministère qui lançait ensuite un sortilège sur une grosse boite de conserve argentée. Puis quelques secondes plus tard, la ou les personnes avaient disparu laissant la place à un nouveau vacancier. Dans trois voyages, ce serait son tour. Rose redoutait presque ce moment. Même si ses parents lui avaient déjà fait toutes leurs recommandations quand ils étaient encore à la maison, le moment du départ, le moment des au-revoir serait forcément particulier et Rose ne savait pas du tout comment elle allait réussir à gérer son émotion.

Car même si elle était heureuse et pressée de partir, elle ne pouvait non plus nier qu'elle était un peu triste de quitter sa famille qu'elle ne reverrait pas avant huit longs mois.

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Morgwen
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Re: [Textes] Nuit du 20 février

Message par Morgwen » 20 févr. 2016 - 23:53

Titre : Chapitre -1 de "A werewolf in love"
Thème : Voyage
Fandom : HP
Nombre de mots : 292
Personnages : Remus Lupin, Morgwen Kervillen

Un sifflet retentit et Morgwen sentit le train se mettre en mouvement. Enfin partie ! Elle n'avait qu'une hâte : quitter ce pays ! On ne pouvait pas dire que l'URSS fût ce qu'il y avait de plus accueillant.
Bon, elle avait beau être en train de quitter Moscou, le Transsibérien mettrait encore cinq jours à quitter le territoire et arriverait à Oulan Bator le matin du sixième jour. Long, pénible, mais jamais elle n'aurait pu amener Artus et Myrddin avec elle en Mongolie par un autre moyen. Resterait encore à trouver ce vendeur de yourte dont son professeur lui avait parlé et acheter le matériel qui lui manquerait.
Mais la liberté était là, à portée de main !
À condition que le controleur qui s'approchait à ce moment voulüt bien accepter le visa sur son passeport.

Remus regardait l'objet devant lui avec un léger dégoût. Le plat à tarte semblait n'avoir jamais été nettoyé et des morceaux de nourriture étaient encore incrustés dans le métal. Il savait bien que le but était de restreindre l'envie de moldus potentiellement intéressés par des objets qui traîneraient mais il trouvait que là, les employés du service de portoloins avaient été un peu loin.
— Il part dans deux minutes, Monsieur !
Le ton était clairement désapprobateur. Le sorcier qui se tenait devant lui se demandait clairement comment son client avait pu se payer un portoloin international, vu qu'il ne roulait visiblement pas sur l'or. Remus ne pouvait lui donner tort. Il se demandait encore s'il avait bien fait d'accepter la charité de Dumbledore, si partir dans l'endroit le plus désolé qu'il connût pouvait bien être la solution.
Le plat se nimba d'une lumière bleutée.
Remus posa un doigt sur le rebord et sentit un crochet le projeter dans le néant.

Verrouillé

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