[Textes] Nuit du 23 janvier

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dreamer
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Re: [Textes] Nuit du 23 janvier

Message par dreamer » 24 janv. 2016 - 01:54

Titre : Un espoir fou
Thème : espérer
Personnage : James Potter


C’était plus fort que lui, il ne pouvait s’empêcher d’espérer qu’un jour elle le remarque enfin, qu’elle saisisse qui il était vraiment et ce qu’il ressentait pour elle.
Alors, c’est vrai, James Potter avait eu la fâcheuse volonté d’influencer le cours des évènements, en attirant par les grands moyens son attention. Quitte à faire exploser quelques verres au passage, ou à suspendre son meilleur ami dans les airs publiquement, ou à la placer dans de fâcheuses postures impliquant des cupidons ou angelots.
Mais il avait réalisé –ou plutôt, Remus lui avait fait réaliser –que cette méthode n’était pas efficace avec elle. Plus il espérait, plus il essayait et plus il essayait, plus il commettait d’erreurs et plus il commettait d’erreurs, plus il se la mettait à dos.
Il valait mieux pour lui qu’il change de tactique. Et en bon stratège –il était capitaine de l’équipe de Quidditch de Gryffondor, tout de même, et il avait mérité ce titre !- il avait donc adapté sa stratégie par rapport à celle de son opposant, en l’occurrence, Lily Evans.
Puisqu’elle laissait entendre que James Potter n’était qu’un crétin, il lui prouverait le contraire. Puisqu’elle ne lui trouvait que des défauts, il ferait en sorte qu’on lui rabâche à longueur de temps ses qualités. Puisqu’elle affirmait ne plus supporter sa présence, il la lui ferait regretter.
Jour après jour, son plan se mettait en place.
Il ne la collait plus à tout heure de la journée, il se retenait de lancer des sorts aux garçons à qui elle adressait la parole, il ne lui demandait plus de devenir sa petite amie entre deux cours.
Par ailleurs, sa réputation de farceur invétéré se calma. On entendait plus de grand bruit impliquant le groupe des Maraudeurs. Même Rogue n’était plus humilié en public.
En ce qui concernait ses contacts avec Lily, il finit par ne plus lui adresser la parole, si ce n’est pour la gratifier d’un « Salut, Evans » détaché avant le début de leurs rondes communes.
Bien sûr, tout ceci lui coûtait, mais Remus lui soutenait que ses efforts finiraient par payer. Et son espoir fou d’être un jour aimé en retour se laissait alimenter par les remarques et les encouragements de Remus.
Alors il continuait, jusqu’à ce que son espoir fou devienne enfin réalité.
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NeviLee
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Re: [Textes] Nuit du 23 janvier

Message par NeviLee » 24 janv. 2016 - 02:22

[code][b]Titre :[/b] Il reviendra
[b]Thème :[/b] Espérer
[b]Fandom :[/b] Harry Potter
[b]Nombre de mots :[/b] 1551
[b]Personnages :[/b] Dennis Crivey, Colin Crivey, Abelforth.
[b]Rating :[/b] Tout public [/code]

Au-dehors, l’orage grondait, illuminant le ciel de ses flashs éblouissants et faisant tonner sa fureur sur les bâtiments alentours ainsi que ceux qui s’y trouvaient. Aux bruits de fracas et aux cris de douleur et de peine que l’on entendait au loin, on devinait aisément qu’il était en train de faire de nombreuses victimes. C’était un orage agressif, violent, meurtrier. Mais – surtout – un orage tout sauf naturel. Les flashs de lumière étaient verts, rouges, bleus. Les fracas assourdissants, quant à eux, étaient le résultat de sortilèges d’explosion, de mort, de feu, de stupéfixion, d’entrave et autres maléfices plus ou moins vicieux selon le camp de celui qui les lançaient. En ce qui concernait les hurlements de douleur, il y avait fort à parier que les plus audibles et les plus horrifiants étaient poussés par des sorciers subissant le sortilège Doloris ; des membres de la défense de Poudlard, plus vraisemblablement.

Non loin de cette bataille – assez proche, en tout cas, pour tout entendre – plusieurs élèves mineurs attendaient encore que leurs parents viennent les chercher à la Tête de Sanglier, le bar tenu par le frère du défunt directeur de Poudlard. Affichant des mines tantôt angoissées, tantôt effrayées, et parfois frustrées de ne pouvoir participer aux combats, la plupart de ces jeunes sorciers avaient tous des parents moldus qui ne pouvaient prendre le risque de venir chercher leurs enfants. Ainsi, le rustique Abelforth avait-il été sommé de rester sur place pour les protéger, eux qui étaient des cibles potentielles de ces faux-jetons adorateurs des sang-purs.
D’après ce qu’ils entendaient d’ici, ce n’était pas le camp de Poudlard qui avait l’avantage. La réalisation de cette terrible vérité, bien loin d’effrayer certains sixième année qui restaient, elle les rendit encore plus frustrés et plus agressifs que jamais, entrant plusieurs fois en conflit avec Abelforth. L’un d’eux s’appelait Colin Crivey.

- Vous n’êtes pas prêts pour de telles épreuves ! tempêta le sorcier grincheux en les fixant sévèrement par-dessus ses lunettes crasseuses. Si vous vous jetez dans la mêlée, vous finirez par vous faire cueillir à tous les coups. Et vous connaissez les Mangemorts pour en avoir eu deux comme profs cette année. Vous savez qu’ils ne vont pas y aller mollo avec vous. S’ils vous trouvent, ils vous tueront sur le champ, ou alors ils décideront de vous torturer avant s’ils ont le temps.
- Si Poudlard perd et que nous sommes toujours là, c’est ce qui nous arrivera de toute façon ! répliqua le petit blond que la rage faisait s’agiter dans tous les sens. Et moi, je ne veux pas mourir sans combattre !

Plusieurs sixième année et deux ou trois cinquième année hochèrent vivement la tête en signe d’assentiment. Là plupart venait de Gryffondor et de Poufsouffle, mais il y avait aussi deux élèves Serdaigle et un de Serpentard. Curieusement, tous voulaient partir au combat pour aider leurs aînés à vaincre, ou bien partager leur défaite le cas échéant. Mais Alberforth restait intransigeant :
- J’ai eu un message d’une branche dissidente du Ministère il y a cinq minutes. Ils sont en train de coordonner votre sauvetage et mettant tous leurs membres du Département des Transports magiques sur le coup. Dans moins d’une heure, vous serez tous évacués.
- On ne veut pas être évacués ! répondit un cinquième année de Poufsouffle. On veut aider ! Il y a là-bas nos professeurs, nos amis, nos frères et sœurs ! Vous croyez vraiment que nous allons les laisser mourir alors qu’on a les compétences pour les sauver ?
Mais s’il pensait faire changer d’avis le cadet des Dumbledore, c’était raté. Cette tête de mule éclata d’un rire peu flatteur avant même que le jeune apprenti sorcier eût fini sa phrase.
- Les compétences ? répéta Abelforth, hilare. Les compétences ? Mon pauvre petit bout de citrouille ! Il y a là-bas des mages noirs si vieux, si puissants et si cruels qu’ils éviscéraient leurs victimes et les tuaient lentement bien avant ta naissance. Qu’est-ce que tu crois pouvoir faire contre eux ? Leur balancer des Expelliarmus et des Wingardium Leviosa à la figure ?
Les joues du jeune Poufsouffle rosirent fortement, mais il ne se démonta pas. A côté de lui, une de ses aînées de Maison lui posa une main sur l’épaule et renchérit :
- Nous avons eu des cours contres les Forces du Mal pendant plus de cinq ans, et passé la BUSE avec brio. Nous sommes capables de nous défendre !
- Vous avez eu cinq ou six profs différents, dont l’un étaient gamin de quinze ans pour certains, leur rétorqua Abelforth du tac-au-tac.
- Nous avons subi et vu nos camarades subir les pires sévices de la part des Carrow ! répliqua la fille de Serpentard. Nous devrions avoir le droit de nous venger pour ça !
- Et si les Carrow vous choppent, ils recommenceront ce qu’ils n’ont pas eu l’occasion de finir. C’est ça que tu veux, petite du Serpent ? J’avais entendu dire que vous autres les reptiles avaient des mœurs bizarres, mais de là à imaginer le sadomasochisme.
- Et si nous vous promettons de revenir toutes les demi-heures et de ne pas y retourner si on juge ça trop dangereux, vous nous laisseriez y aller ? demanda un cinquième année de Serdaigle.
Tous s’attendirent à un nouveau sarcasme de la part du vieux sorcier, mais à la place, il soupira d’un air las.
- Allez-y, leur dit-il alors en secouant la tête d’un air désabusé, fichez-le camp et allez vous faire tuer. Mais n’oubliez pas de revenir toutes les demi-heures !
- Compris ! scandèrent les huit élèves en cœur.

Ils se précipitèrent alors sur l’ouverture cachée qui menait à la Salle sur Demande et disparurent de la vue de leurs cadets inquiets.
- S’ils ne reviennent pas tous une fois par demi-heure, j’irai les chercher moi-même, leur dit-il en tentant sans succès d’esquisser un sourire rassurant. N’ayez pas peur, vos aînés sont robustes et intelligents, ils s’en sortiront.
- Je n’en ai aucun doute ! dit alors avec force un minuscule quatrième année de Gryffondor. C’est mon frère qui les mènera à la bataille. Il fait partie de l’armée de Dumbledore, il les protègera !
Quelques sourires rassurés et hochements de tête encourageants accompagnèrent la déclaration enflammée du petit Dennis Crivey. En revanche, Abelforth parut plus inquiet que jamais.
- Espérons qu’il n’aille pas jusqu’à donner sa vie pour les protéger. C’est un Gryffondor non ?
Privé d’un coup de sa fougue et de son assurance, le jeune frère hocha difficilement la tête, se rendant que compte que c’était justement ce que son aîné serait capable de faire. Mais il reprit vite contenance et déclara en retour.
- Je resterai ici jusqu’à ce qu’il revienne ! Je ne perdrai pas foi en lui.
Abelforth le fixa de nouveau, et il sentit le rouge lui monter aux joues. Impossible de savoir s’il était impressionné ou amusé tellement la crasse de ses lunettes lui obscurcissait les yeux.
- Soit, petit, finit-il par dire, je demanderai aux gens des Transports de venir te chercher en dernier.

Et ils passèrent ainsi des heures à attendre, dans la peur de ne plus les revoir, dans la joie d’apercevoir leur visage apparaître derrière le portrait d’Ariana, et dans l’angoisse de les voir repartir après avoir rassuré tout le monde et les avoir informé du déroulement de la situation. Petit à petit, moins nombreux furent celles et furent qui y retournaient, tous effrayés et tétanisés à l’idée de mourir comme le combattant d’à côté. Dans le même temps, les sorciers du Ministère transplanaient directement dans le pub miteux, rassemblaient le plus d’enfants moldus et les emmenaient à l’aide de portoloins vers des destinations secrètes qu’ils ne divulguèrent pas. Au bout de plusieurs heures de combat, un seul des combattants mineurs souhaitait y retourner : Colin Crivey. Malgré les pleurs hystériques de son petit frère et les conseils dissuasifs d’Abelforth, il franchit une nouvelle fois l’ouverture du portrait et disparut après leur avoir assuré qu’il irait bien, car il ne comptait pas quitter Harry d’une semelle.

Mais au bout d’une nouvelle demi-heure, Colin ne revint pas. Dennis s’inquiéta, mais Abelforth réussit à le rassurer. Au bout d’une heure, lui aussi commençait à s’inquiéter tandis que les yeux du petit Dennis s’inondaient à nouveau de larmes. Au bout de deux, alors qu’il restait plus que Dennis et lui dans le bar, il réussit à convaincre le jeune garçon de partir avec les gens du ministère, tandis que lui ramènerait son frère.
- Et si… et si… et s’il est m…mort ? bégaya Dennis, incapable de contrôler ses sanglots, ni d’empêcher ses larmes acides couler le long de ses cils.
- Que ce soit ou non le cas, je te le ramènerai, lui répondit Abelforth en effectuant un geste pour fermer le tableau derrière lui. Mais surtout, ne cesse jamais d’espérer tant que tu n’as pas la preuve de sa mort. Ce sera ta façon à toi de te battre contre ces ordures.
Puis, avant de disparaître lui aussi derrière Ariana, il le gratifia d’un sourire qui, cette fois, était si doux qu’il ne pouvait qu’être rassurant. Alors Dennis fit comme le lui avait dit Abelforth, il passa sa nuit à espérer. Il en finit même par se persuader que Colin rentrerait.

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ninipraline
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Re: [Textes] Nuit du 23 janvier

Message par ninipraline » 24 janv. 2016 - 02:41

Titre : Les devoirs
Thème : Rumeurs
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 658
Personnages : Harry Potter
Rating : Tout public

Les gros doigts malhabiles serraient le stylo et tentaient à la fois de former les lettres et d'échapper aux coups de règle. Harry glissa jusqu'au bord de sa chaise, en équilibre au bout de la table, il était suffisament loin de son cousin pour que celui-ci n'arrive qu'une fois sur deux à le toucher même avec la rallonge de son double décimètre.

Le petit garçon regarda avec désolation ses lettres tordues et déformées qui s'envolaient au dessus des lignes ou au contraire plongeaient bien en dessous de ce qui aurait dû étre leur support. Il allait certainement avoir la pire note de toute la classe et serait peut être même puni.

"J'ai fini mes devoirs, clama la voix suraigue de Duddley. Harry traine à faire les siens. Est ce que je peux regarder la télévision ?

-- C'est très bien mon Duddleynouchet, félicita machinalement la voix de la tante qui suspendait à regret la conversation qu'elle tenait avec un membre quelconque du voisinage. Harry fini tes devoirs. Bien sûr que tu peux allumer la télé mon petit choux."

Harry soupira et reprit son stylo pour continuer à recopier le texte comme l'avait exigé leur maître. Une fois seul, le travail devenait plus facile et de meilleur qualité. Il n'avait pas à éviter coups de coudes, de règles et autres gommes volantes.

Tout en se demandant combien son cousin pouvait avoir de gommes pour disposer d'autant de projectils, il recopiait les phrases formant l'une après l'autre les lettres.

De l'autre côté de la porte, la voix stridente de Pétunia Dursley dispersait les derniers commérages : Mrs Figg aurait un amoureux, on aurait vu un vieillard à barbe blanche lui rendre visite, Mrs Collins aurait racheter un nouveau service à thé pour remplacer l'ancien détruit lors d'une dispute au sujet d'une nouvelle secrétaire, Mrs Craig aurait vu des cailloux flotter à la surface d'une flaque d'eau près de laquelle jouait Harry.

Le dit Harry se mordit les lèvres. Il entendit la porte de la cuisine grincer et imaginait assez bien le visage accusateur de sa tante se glisser dans l'entrebaillement aussi loin que son long cou pouvait l'emmener.

La voix grésillante dans le combiné continuait quant à elle à raconter que d'après Mrs Figgs, Mrs Craig avait aussi prétendu qu'un rosier nain lui avait donnée des nouvelles de la reine Victoria.

Un chuintement trahit un certain scepticisme de la tante Pétunia qui referma néanmoins la porte pour poursuivre la récolte et le dissémination des potins de la demi journée.

Harry souffla. Il s'était longuement amusé autour de la grande flaque qui s'était formée devant le garage de l'oncle Vernon, avait éclaté de rire en voyant les cailloux s'élever, remonter à la surface, puis flotter comme des petits bateaux.

Et ce n'est que trop tard qu'il avait vu l'une des plus efficaces colporteuses de ragots - après sa tante - qui se dressait sur le trottoir et fixait la scène, stupéfaite.

Grâce à Mrs Figgs, les flottes des cailloux allaient passer de la rubrique rumeur à la rubrique élucubrations d'une vieille excentrique.
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Tys
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Re: [Textes] Nuit du 23 janvier

Message par Tys » 24 janv. 2016 - 02:53

Titre : Les chuchoteurs
Thème : Rumeurs
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 970
Personnages : Minerva, Augusta, OC
Rating : tout public

Augusta était une jeune fille vive et souvent de bonne humeur (j’aurai bien dit toujours, mais ce serait oublié les moments où elle se mettait en colère… poussant tout spectateur à s’écarter de l’objet de son courroux). Sa meilleure amie, Minerva, était bien plus le genre de fille qui paraissait inaccessible, toujours le nez dans ses bouquins et incapable de comprendre une blague. Ce qui était très mal la connaître, même si ce n’était pas très loin de la vérité.
En fait, les seules fois où elle paraissait réellement détendue c’était lors des matchs de quidditch, notamment lorsqu’ils concernaient l’équipe de Gryffondor. Minerva se révélait être une supportrice des plus virulentes, au point que certains étaient prêt à affirmer qu’elle s’était laissée aller, quelques fois, à jurer contre l’équipe adverse (bien plus souvent contre Serpentard, notamment depuis que son amie Augusta avait eu des mésaventures avec l’un des élèves de cette maison).
Augusta faisant partie, depuis la deuxième année, de l’équipe de Gryffondor (c’était une batteuse hors pair, et quelque peu vicieuse), il n’était pas rare de voir les deux jeunes filles en compagnie des membres de l’équipe. Jusqu’à la rentrée de la septième année, il ne faisait aucun doute que ce petit groupe était composé d’amis, et uniquement d’amis. Augusta avait la réputation de montrer ses chevilles a plus de garçon que la bienséance ne le permettait, mais jamais elle n’avait fricoté avec un de ses camarades de jeu. Le quidditch c’était sacré, inutile de gâcher une bonne équipe pour compter fleurette.
Les autres membres de l’équipe avaient régulièrement été vu en compagnie d’autres personnages, pour qui leur intérêt n’était clairement pas qu’amical. Certains pour quelques semaines ou mois, d’autres pour des histoires qui duraient toujours. Seule Minerva semblait ne pas vouloir contribuer à ces potins d’amourettes. Soit elle était très discrète, soit elle n’avait trouvé personne qui surpasse son intérêt pour le quidditch et les livres réunis.
Aussi, lorsqu’Angus McGonall et elle furent surpris la veille de la rentrée attablés chez Fortârome, où des témoins prétendirent que les glaces auraient été fondu depuis longtemps lorsqu’ils réalisèrent qu’il n’y avait pas touché. Les plus sceptiques affirmèrent qu’ils avaient dû partir dans une discussion enflammer sur le quidditch, le seul sujet de conversation qu’ils devaient avoir en commun.

De son côté, Augusta était également la proie d’une rumeur. En effet, pour la première fois depuis le début de sa scolarité à Poudlard, on la voyait sortir pour la deuxième fois avec le même garçon. C’était un garçon assez discret du nom d’Armand Londubat. Ils avaient été vu main dans la main, pendant quelques semaines, en quatrième année. Et les voilà s’embrassant sur la bouche (et tenez-vous bien : en public et sans pudeur !) sur le quai de la voie 93/4, juste avant de monter dans le Poudlard Express.
Aussi, pour une fois le sujet de conversation des élèves les plus âgés, que ce soit dans le train, au banquet de début d’année ou dans les dortoirs, ne furent pas les nouveaux arrivant, les futurs examens ou le nouveau professeur de botanique, mais bel et bien Augusta et Minerva.
Etrangement, alors qu’Augusta était friande de rumeurs, et que Minerva ne pouvait donc ignorer celles que son amie se faisait un plaisir de continuer à diffuser, les deux jeunes filles n’apprirent qu’au moment du premier match de la saison qu’elles étaient devenues un sujet de prédilection. Si Augusta s’en amusa, Minerva le prit moins bien. Elle n’aimait pas être le centre de l’attention.
Au lendemain de ce match, il sembla donc que les rumeurs étaient infondées en ce qui concernait Minerva, puisqu’on ne la vit plus que rarement en compagnie d’Angus. Lui-même flirtait beaucoup avec de jolies jeunes filles, son charme et sa maîtrise du quidditch compensant largement un accent écossais si prononcer qu’il n’était pas toujours compréhensible.
De son côté, Augusta et Armand donnèrent matière à rumeurs en s’affrontant à de nombreuses reprises. Du moins, Augusta montra régulièrement que le caractère calme d’Armand et sa tendance a accepter les choses telles qu’elles étaient, l’énervait prodigieusement. Armand n’était pas du genre à suivre Augusta partout, alors que jusqu’à présent ses prétendants s’étaient révélé prêt à tout pour être constamment en sa présence. Sans doute Armand avait-il trouvé le moyen d’assurer la longévité de son couple en laissant plus de liberté à Augusta qu’elle ne paraissait en vouloir.

Bien entendu, cette relation ne tint pas toute l’année, et elle fut rompu épisodiquement par Augusta, sans qu’Armand ne semble en prendre ombrage. Les rumeurs ne cessèrent jamais sur ces ceux-là, même après qu’ils eurent quitté Poudlard. Il se révéla finalement que le tempérament serein d’Armand avait fini par avoir le dessus sur la fougue d’Augusta, qui accepta de l’épouser, non sans lui avoir soutirer la promesse qu’il ne passerait pas sa vie enfermer dans une bibliothèque, sinon elle aurait épousé Minerva.
Cette dernière, qui avait réussi à faire taire les rumeurs (notamment en passant le plus clair de son temps dans la bibliothèque de Poudlard), les fit renaître un jour de printemps ensoleillé où elle croyait la bibliothèque désertée au profit du parc du château. En effet, alors que jusqu’à présent elle s’était montré d’une discrétion exemplaire, elle fut surprise par une pipelette venue récupérer un parchemin oublié, en train de rire doucement à une parole d’Angus. Aussitôt, la chose se diffusa et la rumeur repris de plus belle.
Sans doute Angus lui-même décida qu’il en avait marre de faire semblant (il avait beaucoup flirté, mais personne n’avait eu l’idée de remarquer qu’il n’avait jamais été plus loin qu’un badinage courtois) et les deux jeunes gens s’affichèrent-ils, de temps à autre, main dans la main. Quelques années plus tard, on apprendrait leur mariage, puis le décès tragique d’Angus. Par la suite, Minerva ne serait plus jamais le sujet de rumeur, se contentant de vivre discrètement.

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Re: [Textes] Nuit du 23 janvier

Message par NeviLee » 24 janv. 2016 - 02:57

[code][b]Titre :[/b] En êtes-vous vraiment sûr ?
[b]Thème :[/b] Rumeurs
[b]Fandom :[/b] Harry Potter
[b]Nombre de mots :[/b] 401
[b]Personnages :[/b] Tableaux de Poudlard
[b]Rating :[/b] Tout public [/code]

Idée reprise d’une auteure de fanfiction participant au concours HP 2015 de Short Edition.

Suite à une légère indiscrétion de Dexter Fortescue, un ancien directeur de Poudlard dont la seule preuve de l’existence était la présence de son tableau dans le bureau directorial, une rumeur s’était répandue comme une trainée de poudre au sein des portraits de Poudlard. Qu’ils fussent grands seigneurs, austères oracles, dames joviales ou prêtres offusqués, tous se surprirent à se partager joyeusement ce secret qui glissait sur toutes les lèvres en acrylique du château. Il avait même dépassé les frontières de l’école grâce – ou à cause – des sorciers qui jouissaient de plusieurs tableaux dans le monde magique.
Fort heureusement, personne n’écoutait jamais les discussions que les portraits d’anciens sorciers décédés depuis longtemps pouvaient entretenir entre eux. Elles étaient devenues si habituelles, si rébarbatives, et si inintéressantes pour la plupart, qu’aucun élève ne prêta attention aux chuchotements précipités qu’on entendit ce jour-là, lorsque l’on se précipitait dans les couloirs pour ne pas être en retard au prochain cours. Quelques mots firent sens cependant, mais en entendant « amitié », « Grindelwald », « quel choc !» et « je n’aurais jamais cru ça de lui ! » en boucle tout au long de la journée, élèves et professeurs firent de leur mieux pour ne pas y prêter attention. Tout le monde avait déjà été fortement choqué par les révélations de Rita Skeeter sur la surprenante jeunesse du défunt directeur. Ils en avaient d’ailleurs tellement assez d’entendre les Carrow citer cet horrible article à chacun de leurs cours, que tous se hâtaient vite de rejoindre leur prochaine destination lorsque ils entendaient encore une fois ce qu’ils devinaient être une énième discussion sur les écarts de conduite que feu leur grand héros de guerre avait pu avoir plus de cent ans auparavant.
Mais pour les tableaux de l’école, cette rumeur était tellement invraisemblable et inattendue qu’elle prit de plus en plus d’ampleur jusqu’à atteindre les anciens directeurs dans le bureau d’où elle était initialement partie. Si bien qu’au bout de dix jours, quelques heures avant le réveillon du nouvel an 1998, le perfide Phineas Nigellus ne fut pas capable de s’empêcher de fixer le tableau d’Albus Dumbledore du coin de l’œil et de lui demander de but en blanc :
- Alors comme ça, vous seriez sodomite ?
- Moi ? s’étonna le portrait de Dumbledore, haussant les sourcils en signe de stupéfaction polie. Mais pas du tout, je ne suis qu’un tableau !
Dernière modification par NeviLee le 24 janv. 2016 - 04:29, modifié 1 fois.

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Re: [Textes] Nuit du 23 janvier

Message par ninipraline » 24 janv. 2016 - 03:31

Titre : Corvée caniculaire
Thème : Enfer
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots : 568
Personnages : Harry Potter
Rating : Tout public

Arracher les mauvaises herbes, enlever les mousses à la brosse, décaper les volets au papiers de verre, frotter les sols à la paille de fer; Harry pensait ne rien avoir oublié. Planquer dans un recoin de la buanderie, il espérait que la tante Pétunia serait trop absorbée par les potins du quartier pour s'apercevoir que son neveu n'était plus affairé à quelque corvée.

Les mains écorchées et couvertes d'ampoules, Harry continuait à dégouliner de sueur malgré la fraicheur bienfaisante du lieu. Recroquevillé entre la machine et le sèche-linge, il somnolait depuis un certain temps déjà lorsque la porte s'ouvrit en grand pour laisser passer sa tante. Un grognement s'échappa des lèvres désechées du petit garçon. Sa tante devait être équipée d'un radar à Harry - Désœuvré.

"Tu ne t'imagines tout de même pas que tu vas passer toute les vacances d'été à traîner dans les rues et à jouer. Allez ouste, tu n'as pas nettoyé les caniveaux devant le garage, si jamais il pleut le garage sera complètement inondé. Allez bouge, dépéche toi !"

Harry se leva précipitemment et passa devant la tante qui en profita pour lui donner une vigoureuse tape sur la tête. Avec un soupir qui lui était remonté du bout de ses orteils, le garçon regarda le canal d'évacuation des eaux qui protégeaient le garage et surtout la précieuse voiture de l'oncle Vernon des eaux.

Les grilles étaient obstruées par des herbes coupées et des fleurs fanées. Il en avait pour des heures de travail et en plein soleil encore. Le tee-shirt déjà trempé et collé à sa peau, les mains si brulantes que l'oncle aurait pu y faire griler ses brochettes, Harry attrapa pelle et balai et courbé, dos au soleil, il commença son long travail convaincu d'avoir depuis longtemps déjà échoué en enfer.
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Re: [Textes] Nuit du 23 janvier

Message par Tys » 24 janv. 2016 - 03:33

Titre : Un chien en cage
Thème : Enfer
Fandom : Harry Potter
Nombre de mots :
Personnages : Sirius
Rating : tout public

Tout le bonheur quittait son cœur, aspirer par les âmes noires de ses gardiens. Au-dehors, une tempête grondait, déchaînant les flots. Mais il n’entendait pas. Enfermer dans sa geôle, il tentait de garder une conscience, de se souvenir de bons moments. Mais que restaient-ils de ceux-là ?
Les Détraqueurs n’avaient pas beaucoup de travail à faire avec lui. Il avait déjà tout perdu. Que lui restait-il ? Un ami qui le prenait pour un traite ? Un filleul qui n’entendrait jamais parler de lui que comme le responsable de la mort de ses parents ? Non, les Détraqueurs ne pouvaient plus rien lui prendre, il n’y avait plus de souvenirs heureux. Ils avaient tous été effacés, en un instant, par la trahison d’un petit rat répugnant.
James et Lily. Il avait fallut que ça soit eux. Ils étaient sa famille, sa véritable famille. Avant James et Rémus, avant que Lily ne se joignent à eux, il n’y avait eu que son frère. Ce petit imbécile qui avait suivit la voie tracée par leurs parents. Il avait perdu Régulus bien avant que celui-ci ne disparaisse, probablement emporté par la folie de son maître.
Les Détraqueurs n’aspiraient pas les regrets, ils ne les rendaient que plus cruels. Dans cette cellule perdu au milieu d’une mer déchaînée, Sirius tentait de garder le flot de ses pensées cohérent. Peter n’était pas mort, de cela il en était sûr. Mais qui le croirait désormais ?
Son procès n’avait été qu’une mascarade. Il était un Black, et qu’était un Black ? Un sorcier de sang-purs, aimant les sang-purs, œuvrant pour les sang-purs. Bien sûr qu’il était le traitre, qui d’autre ? Le loup-garou ? Bien sûr que non, il n’était pas le gardien des secrets. Mais pourquoi avait-il refusé de porter ce fardeau ? Désolé James. Désolé Lily. Désolé Harry.
Au moins ce dernier était-il encore en vie. Il était orphelin mais vivant. C’était au moins ça de gagner sur le mage noir. Mais il restait un de ses serviteurs en liberté et personne ne le rechercherait. Tout le monde le croyait mort de toute façon. Sauf Sirius, lui il savait. Peter paierait un jour pour son crime. Du moins si Sirius arrivait à lui mettre la main dessus, ce qui ne serait pas aisé dans sa position.
Un instant, le prisonnier eut un sourire. Ce n’était pas un éclat de bonheur, mais un rictus mauvais, dirigé autant vers sa proie que vers lui-même. Il était ridicule de penser ainsi. Sa proie. Comme s’il était un chien. Mais… il était un chien. Pas constamment. Pas pour toujours, il n’aimait pas assez les puces pour ça. Mais il pouvait être un chien.
Les Détraqueurs verraient-ils la différence ? Qu’y avait-il de mal à essayer ? Et si rester trop longtemps sous cette forme lui faisait oublier qui il était ? Lui faisait oublier James, Lily, Harry, Rémus ? Tout mieux que de perdre totalement espoir. C’était la seule chose qui lui restait et il était bien décidé à s’y accrocher.

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NeviLee
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Re: [Textes] Nuit du 23 janvier

Message par NeviLee » 24 janv. 2016 - 04:12

[code][b]Titre :[/b] Un dernier instant de vérité
[b]Thème :[/b] Enfer
[b]Fandom :[/b] Harry Potter
[b]Nombre de mots :[/b] 1238
[b]Personnages :[/b] Tableaux de Poudlard
[b]Rating :[/b] Tout public [/code]

Tout le monde l’avait bien compris au fil des ans, Harry Potter, Hermione Granger et Ron Weasley étaient depuis longtemps inséparables. De camarades de classe toujours assis côte à côte en cours, ils étaient passés par le statut de frères et sœurs d’armes, combattant pour une même cause, celui de jeunes sorciers démarrant dans la vie active, tous formant une famille unie, jusqu’à atteindre le rang de légendes vivantes dont on ne pouvait pas citer le nom sans évoquer les deux autres.
Ce fut pourquoi, au crépuscule de leurs vies, la Mort ne fut pas surprise de les accueillir tous les trois ensemble, sur la berge de la rivière qui les mènerait à leur ultime destination.
- Ainsi, vous êtes réelle ? demanda Harry, à peine surpris que celle qu’il avait fini par considérer par une amie existe ailleurs que dans un compte pour enfants.
- Assurément, cher Harry ! lui répondit cette dernière. Tu es d’ailleurs une des personnes qui a le plus retenu mon attention ces quatre-vingt-huit dernières années.
Décidant de prendre ceci comme un compliment, le Survivant se contenta d’esquisser un sourire et laissa sa vieille amie continuer :
- Avec les autres esprits de l’au-delà, on avait fini par tenir des paris quotidiens pour savoir si le jour qui se levait, verrait enfin ta mort, ou si tu continuerais à l’esquiver jusqu’au bout.
Alors que Ron éclatait d’un grand rire sonore, Hermione fronça les sourcils d’un air réprobateur. Elle ouvrit la bouche pour prononcer ce qui était sans doute une réprimande, mais Harry ne lui en laissa pas le temps. Il la connaissait tellement bien qu’il était capable de deviner à quel moment il convenait de lui fermer son clapet.
- Alors, qui a gagné ? demanda-t-il avec un nouveau sourire.
- Personne ! bougonna la Mort. On s’est rendu compte que ce pari nous obligeait à surveiller constamment tes matchs de quidditch contre les adversaires les plus agressifs, et tes enquêtes sur les mages noirs les plus meurtriers, pour être sûr de ne pas manquer le moment où ça arriverait. Le problème, c’est qu’en faisant ça, on a tous trop longtemps négligé nos attributions et on s’est fait taper sur les os par la direction. Du coup, on a abandonné le pari il y a dix jours. Je peux te dire qu’il y en a qui se mordent les doigts à l’heure qu’il est !
Cette fois, Harry rejoignit Ron dans son rire à gorge déployée, et Hermione consentit même à esquisser un petit sourire indulgent. Mais fidèle à elle-même, elle sut garder les pieds sur terre. Enfin, si l’on peut dire, vu qu’elle était morte.
- Si vous êtes là, c’est pour nous aider à continuer ? A accepter la mort et partir pour toujours ?
La silhouette encapuchonnée de l’être à la grande faux esquissa un sourire osseux. Décidément, il aimait bien la sagacité de cette gamine, il regrettait d’ailleurs de ne pas l’avoir récupérée avant. C’était pas faut d’avoir essayé pourtant !
- En fait, normalement je n’apparais pas devant les sorciers avant leur mort, je les guide indirectement vers le chemin à parcourir. Soit ils remontent le courant pour se diriger tant que bien que mal au Paradis, soit je les fais choisir la facilité et ils se laissent porter jusqu’en Enfer.
- Alors, c’est vrai, cette histoire de Paradis et d’Enfer ? s’écria Ron dont les yeux ronds paraissaient disparaitre sous ses cheveux invariablement roux. Je croyais que les religions moldues l’avaient inventée pour inciter les petits enfants à être sages. Un peu comme nos comptes de fée…
Encore une fois, la Mort sourit avant de reprendre :
- C’était bien vrai, assura-t-il d’une voix douce, et c’est pour cela que je viens vers vous. Je n’arrive pas à me décider. Il vous faudra donc passer une ultime épreuve pour pouvoir enfin jouir des délices du Paradis.
- Vous voulez nous refaire le coup des trois reliques ? s’esclaffa Ron. Ne vous fatiguez pas, cela fait longtemps qu’on sait qu’il faut choisir la cape.
Le sourire de la mort s’accentua, et Harry eut tout à coup un mauvais pressentiment.
- Vous avez beau avoir fait beaucoup de bien autour de vous, il y a eu des moment où vous avez blessé des gens, où vous les avez heurtés moralement, et même trahi pour certains…
- Ils le méritaient ! rétorqua Ron en serra son poing.
- Ce ne sera pas à vous, mais à moi d’en juger, lui répondit doucement la Mort. Si vous réussissez l’épreuve.
- Quelle sera cette épreuve ? voulut savoir Hermione sur la réserve. En quoi consiste-t-elle ?
- A dire la vérité, tout simplement, répondit la Mort en haussant les têtes de ses humérus. Après tous ces mensonges que vous avez été forcés de dire pour sauver votre peau, je voudrais tester votre sincérité une dernière fois.
- Dire la vérité ? répéta Harry, visiblement soulagé. Ce n’est pas si mal après tout. Puis-je commencer ?
- Je t’en prie, l’enjoignit la Mort d’un geste de ses phalanges à nu.
- Alors, moi je pense que même si j’ai eu de la chance au cours de ma vie et de toutes les épreuves qu’on m’a fait traverser, j’en suis ressorti plus fort et je suis à présent le plus puissant sorcier de la Communauté.
- Bien essayé, dit la Mort avec un sourire, mais c’est raté : Enfer ! cria-t-il ensuite en pointant son doigt en direction de l’aval de la rivière.
Harry n’eut pas le temps de paraître surpris qu’il fût aussitôt aspiré par l’irrésistible courant de la rivière. Hermione, paniquée, voulut le secourir, mais Ron la retint de ses bras puissants, l’empêchant de se faire happer à son tour.
- Harry ! s’écria-t-elle au bord des larmes. Harry ! HARRY !
- Puisque tu as l’air de tant vouloir le rejoindre, tu seras la prochaine à te prononcer, lui dit la Mort sur le même ton doux et calme.
- Pa… pardon ? balbutia Hermione prise de court. Mais je ne… euh bien. Alors, avec tous les livres que j’ai lus et les choses que j’ai apprises au cours de ma vie de sorcière, j’imagine que je dois être la sorcière la plus intelligente de Grande-Bretagne, non ?
La Mort fixa un moment son regard vide sur la prodige des sorciers, laquelle en frissonnant de peur, attendant la sentence.
- Non, répondit simplement la Faucheuse, ce sera donc l’Enfer !
- AAAAAAAh ! hurla Hermione qui fut arrachée à l’étreinte de Ron avant d’être happée elle aussi par le courant.
Ron effectua un geste pour la rejoindre, mais il savait qu’il n’aurait aucune chance de la ramener avec ce courant. Il se força donc à rester calme et tenta de trouver une vérité à dire à la Mort. Peut-être s’il allait au Paradis, il trouverait le moyen de ramener les deux autres avec lui.
- Bon, alors moi, du coup, je pense… commença-t-il.
Mais la Mort ne le laissa pas finir :
- Enfer ! déclara-t-il en pointant l’Aval de la Rivière d’un geste théâtral.
Pendant quelques temps, la funeste créature conserva son air grave, puis, regardant à droite et à gauche pour vérifier qu’il n’y avait personne pour le voir, elle éclata de rire.
- Bon ok, j’y suis allé un peu fort, admit-il pour lui-même, mais au moins, ils sont restés ensemble.
Ainsi la Mort emporta-t-elle nos trois héros.

Verrouillé

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