[Evènement]Devoirs de Vacances !

Challenge destiné aux lecteurs les plus valeureux. Une seule Maison pourra remporter la Coupe !
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Responsable de Gryffondor
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[Evènement]Devoirs de Vacances !

Message par Responsable de Gryffondor » 09 juil. 2018 - 10:50


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source : Mary GrandPré © Warner Bros

Vous commencez vos devoirs de vacances ! Rédigez une critique d’au moins 300 mots sur le dernier livre que vous avez fait valider.

Chaque critique vous permettra de gagner 30 points.
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MelHp7
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Re: [Evènement]Devoirs de Vacances !

Message par MelHp7 » 10 juil. 2018 - 11:06

Titre : La Chambre des morts
Auteur : Franck Thilliez
Note sur 10 : 7/10
Nombre de mots : 508
Critique :

Le destin est déjouable, c'est la leçon de ce thriller rempli d'horreurs. Je croyais avoir lu le paroxisme de l'abjection dans Train d'enfer pour ange rouge, mais les sadomasochistes sont des petits joueurs à côté du mal qui sévi dans ce roman.

Cette fois Thilliez, en plus de troquer Franck Sharko, le commissaire tourmenté, contre Lucie Henebelle, la brigadière célibataire, multiplie les points due vue. A la manière d'un scénariste, il mani les chapitres comme il organiserait le montage d'un film. Les projecteurs sont braqués sur Lucie, puis sur ses collègues, ensuite nous visitons l'esprit tourmenté de deux informaticiens au chômage et d'un coup nous voilà dans le cerveau détraqué d'un personnage... peu recommandable. L'auteur se fait plaisir en allant jusqu'à nous livrer les fantasmes et délires d'un meurtirer dérangé, même s'il ne nous y plonge pas en profondeur, et il réussit tout de même à maintenir un suspens quasi-permanent, bien que ses procédés soient répétitifs : les points de suspension sont ses meilleurs amis.

Ah ! Stephen King est son roi, son influence la plus présente (il cite son nom à deux reprise dans ce seul roman), et on la sent jusque dans la façon crue qu'il a de décrire les monstruosités les moins envisageables. C'est moins empoulé, moins surfait que dans Train d'enfer pour ange rouge, c'est plus clean, et c'est sûrement dû au sujet de l'intrigue.

Mais il faut avouer que parfois, il joue avec les facilités de la fiction...

Lucie qui se fait attaquer à deux reprises par la bête musclée comme personne et qui se relève on ne sait comment, s'en sort indemne... J'accroche pas au côté super-héros le la flic flippette. M'enfin.

Thilliez aime bien nous jouer des tours, mais il était meilleur pisteur dans Deuils de miel. Sans compter qu'un goût amer reste coincé dans ma gorge quand je pense à son immitation du parfait féministe. Il place la femme au premier plan de l'intrigue (héroïne, antagoniste, victimes...) alors qu'il la démonte en quelques lignes :

Chapitre 6 : " Condamnée à somnoler le jour, pour subir, la nuit, les appétits de vie des nouveau-nés. Sans bras masculins pour la soutenir." Comme si un homme était toujours indispensable.

Chapitre 20 : Et ce personnage machiste à outrance, Raviez "Toujours pas prête ? Ha ! Les femmes ! [...] Au fait, Henebelle, tout à leur dans la salle de bains... Très beau cul..."

Haletant et dégoûtant, c'est la meilleure façon de définir ce bouquin qui donne accès à toutes les facettes d'une enquête chronométrée et éparpillées sur plusieurs pistes. Pour ça, chapeau au travail de recherche de Thilliez. Et dire que le sang lui fait tourner de l'oeil... C'est pourtant l'un des mots les plus utilisés dans ces 350 pages. Il m'en faudra cependant plus pour m'attacher à Lucie Henebelle, alors que j'ai hâte de retrouver Franck Sharko. Faut dire que la donzelle n'est qu'à moitié humaine... !
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Eve
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Re: [Evènement]Devoirs de Vacances !

Message par Eve » 11 juil. 2018 - 23:22

Titre : Comment le faire craquer en 10 leçons
Auteur : Joanna Bolouri
Note sur 10 (du livre) : 8/10
Nombre de mots (de la critique) : 488
Critique :

Un très bon livre de plage, garanti sans prise de tête et lu assez rapidement. Il fait parti de ma grosse pêche lors de l’OP de Bragelonne/Milady et encore une fois je ne suis pas déçu par leur collection romance. Alors oui, pour n’importe qui connaissant les codes de ce genre de livres, c’est très facile de deviner ce qui s’y passe, mais n’est-ce pas pour ça qu’on les lit ?

On va suivre l’histoire de Catriona, mère célibataire à Glasgow qui cherche un homme dans sa vie. Elle a quelques aventures d’un soir mais jamais rien de sérieux, or elle veut du sérieux. Son travail de chroniqueuse dans un magazine va peut-être lui permettre de trouver l’homme idéal car elle se procure un guide de la séduction dont elle doit suivre les règles pour raconter son expérience dans sa chronique.

Je vous avoue que cette histoire de guide de la séduction m’a fait un peu peur. L’héroïne est une femme moderne qui élève sa fille à mi-temps avec son ex, qui mène une carrière (même si elle travaille à la maison ce qui aide), qui couche avec des hommes sans complexe, qui dit elle-même qu’elle n’a pas besoin d’un homme à ses côtés mais qu’elle en a envie, bref, une femme qui s’assume totalement et qui ne se laisse dicter sa conduite par personne. Or, ce guide de la séduction, écrit par un homme, pousse les femmes à dissimuler leur vrai caractère pour plaire aux hommes. En gros, il ne faut pas faire le premier pas, ne pas trop parler, ne pas faire de blagues, rester discrète, ne pas coucher avant le cinquième rendez-vous et plein d’autres conneries dans le genre. Et ce dont j’avais peur c’est que l’héroïne accepte totalement ce que le guide dit et qu’elle trouve que finalement c’est une bonne idée ce qu’il raconte. Mais pas du tout, même si elle s’oblige de suivre les règles pour écrire sa chronique, elle critique violemment l’auteur et ses méthodes et bien vite elle se rend compte que l’homme qu’elle a séduit ne l’est pas pour la vraie elle mais pour l’image qu’elle a voulu se donner, donc ça ne le fait pas trop. Finalement, elle fini par séduire un gars, par ses propres moyens, en étant elle-même et c’est cool ! (même si moi, le gars en question je lui aurais dit de se faire voir, mais c'est vrai qu'il avait l'air d'avoir des arguments de taille :mrgreen: )

Bref, moi qui suis friande de ce genre d’histoire (en attendant de vivre ma (ou mes) propre.s histoire.s d’amour :mrgreen: ), je suis ravie par cette lecture ! En plus, la relation que l’héroïne entretient avec sa fille est tellement belle, je les trouve trop drôles et mignonne ensemble.

Morale de ce livre trouvé par ma mère à qui j’ai raconté l’histoire : « Faut pas dire à qui je ressemble, faut dire qui je suis. » :mrgreen:
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Eejil9
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Re: [Evènement]Devoirs de Vacances !

Message par Eejil9 » 12 juil. 2018 - 11:14

Titre : La Quête d’Ewilan (adaptations BD)
Auteur : (à partir de l'oeuvre de) Pierre Bottero, par Lylian, Montse Martin / Baldetti
Note sur 10 (du livre) : 6/10
Nombre de mots (de la critique) : 760
Critique :

Je pense que je n’apprends rien à personne si je dis que Pierre Bottero est mon auteur préféré, et ce depuis que je l’ai découvert quand j’avais 12 ans.
Quand on m’a parlé des adaptations BD de ses romans, j’ai d’abord grincé des dents. Ça ne pouvait pas être bien, ces BD n’avaient aucune chance, puisque la perfection avait déjà été atteinte, sous forme de romans. Mais après tout, je suppose que je n’apprends toujours pas grand-chose à pas grand monde, Pierre Bottero étant décédé en 2009, je n’avais rien à me mettre sous la dent depuis des millénaires, au moins, et je me suis donc dirigée vers ces bandes dessinées. Il y a deux séries, l’une pour La Quête d’Ewilan, l’autre pour Ellana. J’en avais lu certaines à leur sortie, j’ai ajouté d’autres lectures pour l’objectif Waddiwasi.

Premier constat : ce n’est pas si terrible. Ce n’est pas excellent, mais ce n’est pas mauvais non plus. Mes voisins ont bien dû m’entendre crier « Mais n’importe quoi ! » tout au long de ma lecture, mais dans l’ensemble, ça aurait largement pu être pire. Les dessins, que ce soient ceux de Montse Martin ou ceux de Baldetti, sont jolis. L’adaptation est relativement fidèle. Et après tout, l’intrigue étant celle de Pierre Bottero, elle est forcément excellente, et elle me met des étoiles dans les yeux. Alors oui, les modifications qui ont été faites me donnent envie de crier, certains détails dans les dessins sont absurdes (la tenue de Camille, sérieusement ? Quand on part en voyage à la va-vite, on n’est pas habillé en top model. Sans parler du décolleté d’Ellana dans La Quête, qui n’a franchement aucune raison d’être), le style de Lylian dans ses ajouts n’est franchement pas très bon (il faut vraiment que cette personne apprenne à écrire, parce que certaines phrases de Lylian, maladroites, jouxtent des phrases magnifiques directement tirées des romans, et ça fait tache), et certains détails sont inutilement à côté de la plaque (le gant d’Ambarinal est en soie NOIRE. Pourquoi diable l’avoir coloré en rouge, par les couilles du roi des Raïs ?). Mais après tout, je n’ai pas passé un mauvais moment en les lisant, loin de là. Je pense que c’était le mieux que je pouvais attendre de cette adaptation qui m’aurait de toute manière donné envie de hurler par moments. Et il y a même des éclairs de génie. J’ai pleuré en ouvrant la double page représentant l’Arche. Certes, je n’imaginais pas l’Arche comme cela, mais on doit concéder que le dessin est incroyablement efficace et qu’il m’a prise aux tripes.

Second constat : Montse Martin est bien plus efficace que Baldetti. Je ne juge pas le plan esthétique ici, les deux BD sont très jolies, je juge essentiellement l’adaptation. Parce qu’il faut avouer que Baldetti déconne grave. Gwendalavir, le monde où Camille arrive par hasard, et où elle est née, est un monde qui, dans l’ensemble, ressemble au nôtre. Certes, il y a des animaux particuliers, des peuples différents, certaines plantes particulières, mais comme notre monde, il y a de l’herbe, des arbres, des fleurs, des lacs et des fleuves. Bref, pas trop trop dépaysant non plus. Alors pourquoi, POURQUOI Baldetti a-t-elle décidé de transformer les arbres en champignons roses géants ? ça donne un aspect surréaliste et psychédélique qui pourrait être sympa dans une autre BD, mais ici on parle de Pierre Bottero, et les paysages, c’est du grand n’importe quoi. A l’inverse, les paysages dessinés par Montse Martin sont bien plus conformes à ce que j’imaginais. Les tenues des personnages moins farfelues, aussi. Après tout, les Alaviriens portent normalement de simples tuniques et des pantalons de toile (pas des robes de sorcier bariolées, hein, Baldetti ? C’est pas Dumbledoreland, c’est Gwendalavir !). Et étonnamment, je ne sais pas pourquoi, le style de Lylian, s’il reste maladroit et agaçant, l’est moins dans Ellana. Ou peut-être est-ce parce que je suis d’office moins agacée.

Des adaptations BD qui ne sont donc pas catastrophiques, ce qui est déjà un exploit car je m’attendais à une catastrophe. Ce n’est pas brillant, mais ça ne pouvait pas l’être. Certes, certaines choses pourraient être meilleures, mais vu que je ne sais pas dessiner une patate et que je ne serais pas capable d’adapter de tels chefs d’œuvre en BD, qui suis-je pour juger ? Si j’étais vraiment mesquine, j’ajouterais que si on ne peut pas, on s’abstient. Pour autant, et aussi surprenant que cela puisse paraître, je suis plutôt contente que Lylian, Baldetti et Montse Martin ne se soient pas abstenus.
"Dire. Dire ce qu'on meurt d'envie de dire. Dire ce qu'on a besoin de dire. Besoin vital. Terrifiant. Dire ce qu'on ignore avoir envie ou besoin de dire. Dire pour comprendre, nettoyer, guérir, avancer. Mais est ce que dire suffit ? Tout à l'heure je l'ai cru."

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Re: [Evènement]Devoirs de Vacances !

Message par WarmSmile » 15 juil. 2018 - 15:42

Titre : Horrorstör
Auteur : Grady Hendrix
Note sur 10 (du livre) : 8/10
Nombre de mots (de la critique) : 553
Critique :

Un rapide résumé du livre :

L'intrigue se déroule dans un magasin du même type qu'Ikea. Depuis quelques jours, les meubles en vente sont retrouvés dégradés à l'ouverture. Le responsable du magasin demande à une partie du personnel de rester avec lui pendant une nuit afin d'enquêter.

Afin de ne pas spoiler, je ne vais pas évoquer quelle est la réponse concernant l'origine des dégradations. Je peux juste préciser qu'il est pratiquement impossible de s'échapper du lieu une fois que l'attaque commence et qu'il y a deux retournements inattendus pendant cette nuit-là avant les chapitres horrifiques.

L'intrigue se divise nettement en 2, la première partie est concentrée sur les personnages et il existe une scène précise à partir de laquelle l'horreur domine. Cela donne légèrement un effet de coupure.

Sur le fond :

Il y a quatre aspects évoqués tout au long du récit.

Le premier aspect concerne la relation des employés par rapport au travail. La palette d'émotions à ce sujet-ci est assez large, du personnage qui s'investit intégralement dans sa mission à celui qui souhaite exercer un autre type de métier.

Le second aspect est en rapport avec les techniques commerciales de grandes enchaînes du type d'Ikea. Que ce soit à cause de la première partie du livre où les explications concernent la relation entre la structure du magasin et les ventes ou à cause du fait que le magasin devienne un labyrinthe une fois les employés piégés, je vais penser à ce livre à chaque fois que je vais entrer dans un Ikea (heureusement je n'y vais que rarement).

Le troisième aspect est le point central de la seconde partie de l'ouvrage, pour quel choix chacun va opter ? Revenir tenter d'aider son collègue prisonnier et torturé ou faut-il ne penser qu'à soi et abandonner les autres au passage ? Il y existe une grande variété de choix en fonction des personnages.
En parallèle, il y a une dernière interrogation : comment considérer ses collègues ? Comme des amis ? Ou parfois des personnes en lesquelles on ne peut pas avoir confiance ?

Sur la forme :

Ce livre est très original dans le sens où il est de format carré et le récit est écrit en bleu et non en noir.

Il comporte des publicités de meubles, des coupons de réductions, un bon de commande et des bilans d'évaluation du personnel au nom de la société inventée (Orsk).

J'attire l'attention sur les pages de publicités placées avant les débuts de chapitres. Au départ, ce sont de simples publicités, d'une table par exemple. Et à la fin, ce sont des descriptions d'objets de torture (avec les meubles vendus dans le magasin après bricolage).

La couverture donne également le ton. Au premier coup d’œil, j'ai pensé que c'était une publicité classique. Puis, j'ai remarqué les détails et là, le côté horreur est représenté.

Avis final :

Les thèmes sont intéressants à mes yeux mais je me tiens d'habitude éloignée des livres d'horreur, et après cette lecture, ce sera toujours le cas. Les passages avec les descriptions de torture m'ont rendu la lecture difficile. Et je me suis aperçue à la fin qu'il y aurait sûrement une suite que je ne lirai pas mais c'est une question de sensibilité personnelle. Je le recommande tout de même aux personnes appréciant les histoires d'horreur.
#Teampoissonsclowns

Projet de la Compagnie Trevor

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LittleNarcisse
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Re: [Evènement]Devoirs de Vacances !

Message par LittleNarcisse » 15 juil. 2018 - 19:06

Titre : La Chambre des dames
Auteur : Jeanne Bourin
Note sur 10 : 8/10
Nombre de mots : 325 d'après OpenOffice Writer
Critique :

La chambre des dames retrace la vie des femmes de la famille Brunel entre les années 1245 et 1255. Il s'agit d'une famille fictive mais les repères historiques sont respectés. Les personnages sont attachants et l'auteur fait preuve d'un grand réalisme historique.

Mathilde est mère de 6 enfants, mais est également artisante joaillère et traavaille en collaboration avec son mari plus âgé.
Nous suivons majoritairement les récits du point de vue de Mathilde et de sa fille ainée Florie, jeune mariée d'environ 14 ans au début du récit et également poétesse à la cour de la reine de France.
En 10 ans, la famille Brunel sera confrontée à de nombreuses épreuves dont la maladie, les départs et retours de croisades auxquelles l'un de leurs enfants prendra part, les agressions et enfin la tentation et le pêché.
La rédemption par la religion a une place très importante dans leurs vies. Le chânoine de la famille se retrouve souvent avec le double rôle de confident et de conseiller.
Ce n'est pas toujours évident de suivre la logique des personnages qui sont parfois dans une logique très religieuse et chrétienne et d'un autre temps, et qui d'un autre côté sont régulièrement confrontés à des tentations. L'autrice n'est pas tendre avec eux, mais c'est d'autant plus intéressant.

J'ai beaucoup apprécié les descriptions des lieux, notamment les longs trajets dans le cœur du Paris médiéval.
Ce qui m'a le plus interessée dans cette trilogie, c'est la force de ces femmes. Elles travaillent et se font une renommée aux mêmes titres que leurs maris, et réussissent à mêler religion, vie de famille et une certaine indépendance.

Sans vouloir dévoiler le contenu de ces livres, j'ai vraiment apprécié le 3e tome car il met l'accent sur l'ouverture sur le monde extérieur avec le retour des croisés, et sur la rédemtion et le pardon.
Le seul défaut serait peut être le rythme parfois un peu lent au début.
Je recommande cette trilogie !

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litsiu
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Re: [Evènement]Devoirs de Vacances !

Message par litsiu » 19 juil. 2018 - 15:13

Titre : Tamara Drewe
Auteur : Posy Simmonds
Note sur 10 : :mrgreen: /10 je déteste mettre des notes
Nombre de mots : 320
Critique :


Tamara Drewe c'est le roman graphique par excellence, une habile combinaison de bandes de BD pour le dialogue, d'illustrations pour le plaisir, de petites notes et d'extraits de journaux pour le contexte, et du texte de l'histoire racontée par chaque personnage, pour le vitriol.
Sans spoiler, on a donc une épouse modèle, un charmant looser, un musicien agressif, un écrivain poussif, et un autre à succès – volage, prétentieux, faux cul et connard, une grande réussite, ce perso – tous gravitant autour de Tamara, allumeuse, touchante, pleine de doutes, et munie d'un beau nez tout refait. Il y a aussi des impondérables, vaches, chien, adolescentes qui s'ennuient. Les histoires de cul – pardon de coeur - des premiers se téléscopent avec les comportements erratiques des seconds dans un décor british plein de charme et d'inflation de l'immobilier.
Et c'est drôle.
Ou pas.
On est dans la nuance (le film est plus marrant. Regardez le film avant), voire la délicatesse, pas d'humour ras des pâquerettes, pas de graveleux, sans verser dans la niaiserie pour autant, enfin c'est noir sans être gluant. La psychologie des personnages sonne vrai. Ils sont touchants, avec leurs petites (grandes) lâchetés et leur besoin pathologique d'être aimés. Ils sont méchants, ils sont tristes, ils se prennent prodigieusement la tête avec leur petites affaires et ils payent trop cher ou s'en sortent trop bien, pas vraiment de justice à vrai dire, comme dans la vraie vie.
Le dessin est sans façons, sans effets spéciaux, modeste, en fait. Il sert l'histoire, il s'efface devant la narration, tout en étant très expressif dans sa simplicité. Il rappelle un peu un livre pour enfant. C'est le genre de graphisme qui convient à ce genre d'histoire, je suppose – même si je préfère me perdre pendant des heures devant les cadrages spectaculaires de mon mangaka préféré. La partie texte est bien écrite, c'est léger et acerbe, rien à redire.
Enfin bref, je conseille fortement.
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