Un Week End So… New Romance !

Si je vous dis « Festival de la New Romance », je suis prête à parier que vous me regarderez avec des yeux aussi ronds que ceux de la petite chouette de notre sorcier favori… Je me trompe ? Peut-être que certains auront une bonne définition, mais je suis presque sûre que la plupart d’entre vous s’imagineront qu’il s’agit soit d’un festival cinématographique mettant à l’honneur les meilleures comédies romantiques du grand écran, ou bien d’une sorte de secte obscure un peu plus tournée vers l’érotisme que vers le romantisme… Et si je vous disais que c’est un beau mix des deux, mais que l’on remplace la version « film » par la version « littérature » ?

IMG_4423

Festival organisé par Nolim et par les éditions Hugo Roman

Je vois que je viens de vous perdre… Reprenons les bases !

Concrètement, c’est quoi la « New Romance » ?

La « New Romance« , que l’on connaît aussi sous l’appellation « New Adult » ou plus rarement « New Way » , est un sous-genre de la romance, dans lequel les personnages principaux ont entre 18 et 30 ans et dont les univers gravitent tous autour de thèmes assez spécifiques comme le départ du foyer familial, le développement de la sexualité, la libération de la femme dans la société aussi bien au niveau professionnel que privé, ainsi que les différents choix de carrières et le positionnement personnel face à des échecs sportifs ou sentimentaux.

Vous l’aurez compris, ce sont des thèmes qui abordent la vie telle qu’elle est lorsque l’on passe de la case « adolescence » à la case « adulte ». Certains spécialistes en psychologie et sociologie parlent même d’une case d’entre deux, nommée « adulescence » et c’est justement sur cette petite nuance que surfe le sous-genre de la « New Romance« .

Certaines maisons d’édition en ont même fait leur cheval de bataille… Hugo Roman, par exemple, explose ses compteurs grâce au développement de toute une partie de sa ligne éditoriale pour correspondre à la demande grandissante des lecteurs. Car, qu’on se le dise, depuis l’arrivée de Fifty Shades sur le marché (peu importe qu’on aime ou qu’on déteste…), il existe un réel essor de ce genre qui allie étroitement la romance, l’érotisme, le désir et le plaisir, entremêlés avec des scènes du quotidien et les questions existentielles que toute la génération XY se pose en débarquant dans la vie d’adulte. Et c’est précisément sur ces fameuses questions et sur le ressenti de toute une génération que Hugo Roman s’est imposé comme la maison d’édition de la New Romance… Au point d’en faire un Festival.

Vous voyez où je veux en venir maintenant ?

Alors, on reprend depuis le début…

Le Festival de la New Romance, comment ça se passe ? Pourquoi je vous parle de ça ?

Le week end du 22-24 septembre, Cannes s’est vue envahir par les plus grandes lectrices, dévoreuses, hystériques, rêveuses (appelez-les comme vous voulez…) de la New Romance pour quelques jours forts en émotions. Et évidemment… Je n’ai pas pu m’empêcher d’y aller et j’ai testé pour vous (et pour moi aussi, je l’avoue) trois jours en compagnie de ces maisons d’édition et de ces auteur-e-s aussi incroyables que talentueux/ses.

C’est donc armée de mon super pass que j’ai slalomé dans tous les recoins du festival pour comprendre comment tout ceci fonctionnait…

IMG_4421

N’est-il pas magnifique, ce pass ? :mg:

Alors, la première chose que j’ai cherché à savoir c’était d’où venaient celles qui avaient écrit et publié leurs livres, considérés comme des Best-Seller dans cette catégorie par le New York Times ou d’autres équivalences françaises. Et c’est à ce moment-là que j’ai eu l’idée de faire un article et de partager avec vous mon expérience, car ces auteur-e-s, avant d’être publié-e-s de manière officielle, avaient tou-te-s commencé soit par de la fanfiction (qui a dit qu’écrire des fanfictions ne menait nulle part, déjà ?!), soit par de l’Original sur des plateformes numériques.

Les Plateformes Numériques… Vraiment ?!

Quelques auteures françaises comme Morgane Moncomble (« Viens on s’aime ») ou Battista Tarantini (« Above All ») s’exercent sur des plateformes numériques – Wattpad pour la première et Fyctia pour la seconde -, car cela leur permet d’avoir des retours assez rapides sur leurs textes, de tester ce qui plaît, ce qui ne plaît pas, et surtout d’avoir une idée concrète de l’impact de leur roman sur la communauté dévoreuse de New Romance, grâce à la divine puissance de la « Review » (d’où l’importance d’en laisser… Je vous fais confiance pour ça ! ).

En général, quand on parle de plateformes numériques, la notion de plagiat y est très souvent associée et c’est exactement pour cette raison que beaucoup de jeunes auteur-e-s rechignent à y publier leurs textes. Du coup, j’ai posé cette question fatidique du « Et si mon oeuvre est plagiée, que se passe-t-il ? Quel recours ai-je ? »

Pour faire simple, il faut savoir que les plateformes numériques se divisent en trois grands groupes:

  1. Ce sont les plateformes dites publiques, comme Wattpad, où les oeuvres ne sont aucunement protégées. En résumé, c’est un peu « ta parole contre la mienne », mais très souvent, les auteur-e-s qui fonctionnent bien, qui ont beaucoup de followers, de retours, ou même qui ont déjà été publié-e-s, ont un site/blog en parallèle de Wattpad qui est là pour « assurer » leurs arrières on va dire.
  2. Ensuite, il y a les plateformes comme Fyctia, qui sont créées par des maisons d’édition et qui marchent par « effet concours ». C’est-à-dire que tous les 3 ou 4 mois, un thème est lancé et les auteur-e-s inscrit-e-s sur la plateforme peuvent venir y publier leurs textes. Textes qui sont donc protégés par la maison d’édition en elle-même, qui n’a plus qu’à venir piocher les textes qui l’intéressent. L’auteure Laura S. Wild est d’ailleurs une révélation des concours Fyctia grâce à son oeuvre « My Escort Love« .
  3. Et enfin… Il y a les plateformes comme le Héron. Eh oui… Vous ne rêvez pas. Les sites comme celui de notre petit Héron adoré (et il y en à très peu) disposent de leur propre protection via des captures d’écran aléatoires où les textes publiés sont tous référencés à la BNF. Je cite :

« Le site Le Héron à la Plume Flamboyante fait l’objet d’un dépôt légal auprès de la BNF. Le dépôt légal constitue une forme de preuve d’antériorité en cas de contestation et d’accusation de plagiat. Le site Web Archive réalise des captures de sites internet aléatoires, ce qui peut permettre de prouver qu’un texte était déjà publié à une date donnée. »

Alors évidemment, quand on sait tout ça, on se sent bien plus armé-e pour bien choisir sa plateforme numérique… 😉

Une autre question m’a aussi turlupiné l’esprit :

Et les maisons d’édition, comment font-elles le tri dans tout ça ?

Je me suis demandé si elles avaient le même processus de sélection que celui de notre maison d’édition HPF et je dois dire que les réponses n’ont pas été si précises que pour la question des plateformes…

Gloups.

Je crois que les maisons d’édition veulent garder une partie de leur mystère, mais une chose est certaine, c’est que tout comme celle d’HPF, elles utilisent des grilles de lecture pour savoir si l’oeuvre code avec leur ligne éditoriale ou non, mais elles ne font pas d’appel à textes (sauf pour la maison d’édition rattachée à la plateforme Fyctia). Au contraire, très souvent, elles fouillent elles-mêmes sur le net pour dégoter la perle rare. C’est d’ailleurs ce qui est arrivé à Jane Devreaux (lauréate du prix de la New Romance française 2017 pour son livre « Close Up« ) qui a été repéré sur Amazon après qu’elle se soit elle-même auto-éditée.

En conclusion ?

Ce que je retiendrai de ces trois jours intensifs à rencontrer les auteur-e-s et à discuter avec eux (autre que l’appel de mon banquier le lundi matin… :mg:), c’est qu’écrire un roman est à la portée de tous. Beaucoup d’entres eux ont débuté sur des plateformes numériques, sur des sites de fanfictions, pour finir par faire de l’Original, par écrire un roman de A à Z… Comme dirait C.S. Quill (« Burning Game« ), il faut juste vouloir y arriver. Et prier pour qu’une maison d’édition veuille de vous… Mais même si ce n’est pas le cas, il vous reste toujours l’auto-édition. Certains membres de la communauté HPF ont expérimenté ce procédé et on me dit dans l’oreillette que cela marche plutôt très bien pour elles… 😉

FullSizeRender

Vous comprenez l’appel de mon banquier ?! :mg:

Si vous avez des questions… n’hésitez pas ! Les commentaires sont faits pour ça… :)

 

Bookmarquez le permalien.

9 Comments

  1. Merci pour ce super article ! J’avoue qu’en je ne connaissais pas trop ce genre du coup c’est hyper interessant d’avoirs ton retour ^^ et puis ça répond à des questions que je me posais depuis un moment :)

  2. Je ne suis pas tout à fait d’accord sur la définition de la New Romance. New Way étant la collection young adults des éditions Hugo Roman. De base les deux termes ont été principalement lancé par eux. Aujourd’hui, on parle de New Romance sans que ce soit forcément du New Adult.

    • Peut-être, mais ce n’est pas comme ça qu’ils l’ont présenté au festival. ; )
      Et « Young adult » tout comme « New Way » se rattache à la catégorie des 18-30 ans… -Comme c’est Hugo Roman qui a « lancé » la New Romance, ce sont des termes et des appellations que l’on retrouve quotidiennement. Après pour les définitions, ce sont celles utilisées dans plusieurs grands groupe d’éditions et sur d’autres sites internet, et elles se ressemblent toutes.

      • A la base le YA ce sont des romans pour ado. Donc je ne suis pas d’accord. en disant qu’ils visent un public de 18/30 ans Tu dois confondre avec le New Adult avec des histoires romantiques saupoudrées de scènes graphiques. Je ne suis pas une experte sans doute, mais je lis de la romance depuis plus de 20 ans et pour moi le terme New romance est devenue assez fourre-tout au final et pour viser un lectorat plus jeune et booster le genre. Je pourrais te renvoyer à un article que j’avais fait dessus ( pour que tu saisisses mieux ce que je veux dire), mais je ne pense pas que vous acceptiez les liens.

    • Je suis curieuse de savoir ce qui fait la difference pour toi Artemissia ! (Je n’y connais absolument rien ^^)

  3. Super article, qui en plus met à l’honneur notre Korongo HPFien 😀
    Bon du coup, pas l’impression que Batman et Wonder Woman soient de la New Romance au final ^^

  4. Wahouu ! Super article, Princesse ! Tu réponds à plein de questions que je me posais :) merci beaucoup !

Laisser un commentaire